Harry Potter RPG

[Libre]
En rouge et... noir ? Alentours des tables, mardi 22 janvier 2126

Accueil Poudlard Salles Communes Gryffondor En rouge et... noir ?
Zuey Lindberg

Femme

15 ans

Sang-mêlé

Américaine

Message publié le 22/01/2026 à 00:51

La journée avait été dure, longue et péniiible, avec trois "i". Zuey avait eu un léger manque de motivation au réveil et s'était assise sur son lit pour méditer sur les abysses et les insondables profondeurs des ténèbres qui l'appelaient, l'appelaient et l'appelaient encore... pour finalement la ramener brusquement à la surface. Bien plus tard que prévu. Combien de temps s'était-elle rendormie ? Et même en manquant le petit-déjeuner, elle était arrivée en retard au cours. Bonjour le savon.

 

Fallait-il en parler des cours ? Devoirs pour le premier, devoirs pour le second, déjeuner (enfin !), devoirs, de...vinez quoi ? Ouaip, à croire qu'avant de commencer la journée les profs faisaient une réunion pour décider comment ils allaient pourrir celle de tout le monde. Ha ! mais ils ne l'emporteraient pas en enfer. Ou plutôt au paradis, Zuey voulait bien visiter l'enfer. Elle savait gérer la montagne de travail. Rien ne pouvait gâcher sa journée.

 

Mais, QUOI ? "Vu le temps, vaut mieux annuler la séance de ce soir." Entraînement clandestin de Quidditch annulé. c'était le pompon. Il n'existait qu'une seule chose en ce bas monde de vilenie et de perdition qui pouvait sauver les meubles. Une pâte encore chaude après cuisson, croquante à l'extérieure mais moelleuse à l'intérieure et la saveur de trois chocolats pour garnir le biscuit. À défaut de ceux de sa crépusculaire marraine, les cookies des elfes de maison faisaient très bien l'affaire, surtout les jours où il aurait mieux valu rester couchée. Et puis, le Quidditch par procuration. Faute de pratiquer, Zuey évoquait avec ses coéquipiers les souvenirs mémorables du dernier match.

 

— Et quand leur poursuiveur, t'sais le petit châtain, a piqué et BAM ! Le cognard envoyé par sa propre batteuse HAHAHA ! J'ai failli lâcher ma batte de rire. ET C'ÉTAIT MÊME PAS LE PLUS DRÔLE !

 

Projection de miettes, côtes douloureuses, le cerveau qui n'avait plus tout à fait assez d'oxygène. La journée avait été dure, longue et péniiible. Mais il y avait toujours un remède. D'ailleurs en parlant de remède : cookie suivant.

Cassie Dunn

Femme

17 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 22/01/2026 à 19:42

Ce soir-là, Cassie avait consenti à honorer ses camarades de son illustre présence dans la salle commune. Fait suffisamment rare pour être remarqué, puisqu’elle aimait se mélanger le moins possible à la plèbe environnante d’habitude. Pour cela, elle s’était armée de son tout dernier numéro du Glamoured Gazer, une référence assez fiable dans le monde du journalisme selon elle puisqu’il traitait des sujets les plus importants : la mode et les potins. Sans compter tous les bons conseils qu’ils donnaient aux sorcières averties comme elle.

 

En prenant place sur l’un des canapés non loin de la cheminée, elle avait spontanément et discrètement cherché du regard si, par le plus grand des hasards, une certaine petite tempête slave n’était pas dans les parages. Ce dernier, depuis qu’il avait perdu son sang-froid en botanique, avait réveillé quelque chose en elle qui l’avait laissée tout feu tout flamme. Et surtout très enjouée à l'idée de réitérer l’exercice. La jeune femme était presque déçue de ne pas le repérer pour pouvoir jouer encore un peu avec ses pieds, et dut donc se focaliser sur le magazine qu’elle avait apporté.

 

Elle avait croisé les jambes avec nonchalance et pris allègrement ses aises sans prêter la moindre attention aux élèves déjà installés, prête à commencer sa lecture. Qu’est-ce qu’il y avait à se mettre sous la dent cette fois-ci… Une histoire d’adultère entre une mannequin moche et son petit-ami joueur de Quidditch. Inintéressant. Un article au titre évocateur (« Philtres d’amour : Séduction magique ou manipulation interdite ? La vérité qui dérange ») qui lui arracha un petit reniflement de nez amusé. Il fallait vraiment être très laide ou très désespérée pour en arriver-là, pensa-t-elle en cornant la page pour le lire plus tard. Cassie continua de faire défiler les pages pour voir si quelque chose en particulier mériterait son attention avant le reste.

 

Dans la catégorie Beauté & Glamour magique, elle trouva enfin son bonheur. Juste après « Les 10 sortilèges pour garder un teint lumineux même après une nuit sur un balai », se trouvait tout une page dédiée au dernier régime à la mode. « Mâcher pour s’affiner, la ligne en apesanteur ». Alors qu’elle commençait à compulser le sujet qui expliquait comment le ballongomme était LA solution pour les sorcières qui voulaient se sentir légère comme une bulle, Cassie fut interrompue par un bruit criard et absolument détestable non loin d’elle.

 

Détournant brièvement son attention de sa page pour découvrir quelle bestiole maltraitée en était à l’origine, son regard fut directement attiré par une tache dans le décor. Non, pas une tache. Plutôt, un trou noir. Qu’est-ce que c’était que cette horreur qui hurlait comme veaudelune qu’on égorge et qui avait cru bon de tremper sa gueule dans le bac à charbon pour se laver ? C’était aussi douloureux à voir qu’à entendre. Non contente de gêner tout le monde – enfin surtout elle, elle se moquait bien des autres -, avec ses cris d’enragée, le freak show ambulant poussait l’injure jusqu’à engloutir des biscuits en en foutant partout. C’était trop.

 

- Oh. Toi. dit-elle en claquant des doigts dans la direction de la concernée pour attirer son attention. C’est quoi ton nom ?

 

C’était tout de même pas croyable de devoir faire le travail des autres à leur place. Que faisaient les préfets de la maison ? Probablement pas grand chose de constructif.

Zuey Lindberg

Femme

15 ans

Sang-mêlé

Américaine

Message publié le 22/01/2026 à 20:56

Juste quand Zuey allait revenir sur le meilleur moment du match : clac clac. Si l'interruption avait été plus courtoise, la filleule des limbes se serait fendue d'une excuse et aurait baissé le ton. Là, elle ne pouvait pas simplement laisser passer l'injure et donner satisfaction à l'impertinente. Gracieuse, la gothique prit son congé auprès de sa tablée qui la connaissait suffisamment pour ne pas s'en mêler et se dirigea d'un pas dansant vers... celle-là.

 

— Mon nom est un murmure qui hérisse les poils, soyeux et dangereux comme la toile. Tissée par la veuve fatale, dont la morsure est létale. C'est sur la nuque un froid frisson, qui de la peur fait moisson. Sens la glace s'emparer de tes poumons, alors que je te révèle mon nom.

 

Une valse solitaire, sa robe qui tournoie avant de venir comme mourir théâtralement sur le dossier du fauteuil où était installée la pauvre âme damnée qui venait d'attirer sur elle le mauvais œil, la tête renversée près de la sienne. Souriante et impudente.

 

— Zuey. Et toi, belle brune ténébreuse ?

 

Avec une attitude pareille, elle ne devait pas recevoir de compliment tous les jours. Ou alors c'est parce qu'on ne la complimentait pas assez qu'elle avait cette attitude. Mais la sombre époque de désespoir de la brune était désormais révolue grâce à Zuey qui allait lui montrer ce que c'était que de recevoir et partager l'amour.

 

— Est-ce que ton nom flirte avec le trépas ? Sonne-t-il comme le glas ? Brûle-t-il comme la caresse du purgatoire ? Je veux tout savoir !

 

Comme l'adolescente risquait d'être un peu déstabilisée et de mettre du temps à trouver une réplique spirituelle, elle devait en trouver une, Zuey se dit qu'elle avait le temps pour un petit remontant. Elle extirpa un de ses précieux cookies de sa poche et l'engouffra d'une bouchée. Cronch cronch cronch. Haaa, l'extase.

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 24/01/2026 à 21:11

Assis le long de la grande table de l'armée Gryffondor, Basil décoche un regard vers Zuey, dont les paroles portent au moins jusque lui. Placée non loin de Cassie Dunn, ces dernières semblent se découvrir, après des années à partager la même salle commune. Intrigué malgré lui, Basil les guette à plusieurs mètres de distance. Une mauvaise habitude, adoptée au gré de mauvais comportements à son égards dans les dernières semaines - et les dernières années. Il ne peut s'empêcher de s'immiscer, pour une raison qui lui échappe totalement.

 

- C'est Zuey. Zuey Lindberg. Elle a rejoint Gryffondor en 2121, comme moi, il poursuit en cherchant l'approbation de Cassie, justement.

 

Tu n'aimes pas l'injustice, même lorsque celle-ci n'est pas forcément dirigé contre toi.

 

- Toi c'est Cassie pas vrai ?

 

Il ne savait pas si ce nom sonnait comme Zuey l'attendait : Zuey était on ne peut plus spécial. Mais il ne jugeait pas que Zuey soit spécial. Il appréciait que Zuey soit spécial. Aurait-il du se taire et les laisser échanger ? Par Merlin pourquoi devait-il toujours douter de qu'il avançait, à qui il l'avançait... ?

Cassie Dunn

Femme

17 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 28/01/2026 à 13:40

Les mains de Cassie se crispèrent un peu sur le magazine qu’elle tenait, lorsque l’horreur sur pattes s’approcha pour venir empiéter sur son espace vital. De près, c’était encore plus désagréable à regarder. Et comme si cela ne suffisait pas, l’espèce de cafard atrophié se mit à lui déballer une tirade digne d’un mauvais bouquin de poésie, à base de veuve noire, de morsure, de ténèbres… Elle eut au moins le mérite d’apporter une explication sur son comportement à Cassie. Tout faisait sens. Poudlard avait donc fini par accueillir les déficients mentaux également. Chez les Gryffondor, en plus. Quelle déchéance… C’était à se demander quelle serait la prochaine étape ? Pourquoi pas accueillir les cracmols, tant qu’on y était.

 

Totalement hermétique à la tentative de séduction pathétique de celle qui venait de s’approcher d’elle en l’appelant belle brune ténébreuse, Cassie dut reconnaitre qu’elle n’avait pas tort au moins sur un point. Si l’épouvantard ambulant continuait de lui mâcher ses biscuits dans l’oreille, le prénom de Cassie finirait certainement par flirter avec le trépas de quelqu’un. Le sien.

 

La brune ne détourna son attention de l’indésirable qu’un instant, lorsqu’un garçon un peu plus loin se sentit le devoir ou le droit d’intervenir. Elle ne lui décocha qu’un regard agacé avant de lever les yeux au ciel avec dédain. Était-il seulement possible de ne pas savoir qui elle était ? Sa question ne méritait même pas qu’elle prenne le temps d’y répondre. Elle avait un plus gros problème à régler. Un problème qui était en train de faire tomber des miettes juste à côté d’elle.

 

Zuey. Même les parents de la petite n’avaient pas eu envie de l’aider dans la vie, en l’affublant d’un prénom qui tenait plus d’un mélange de lettres aléatoires que d’un vrai prénom. Cassie secoua légèrement la tête, réfléchissant à la manière la plus adaptée de parler à cet être diminué.

 

- Dis-moi, Zoé Lindberg. commença-t-elle lentement, comme elle l’aurait fait avec un petit enfant. Est-ce que quelque chose dans cette pièce t’a laissé penser, à un moment ou à un autre, que c’était la salle commune à ta mère ? Non ? Super. Tu peux baisser le volume et arrêter de foutre tes merdes partout ?

 

Elle désigna le cookies que l’autre était en train de finir, avant de ponctuer sa phrase d’un sourire acide.

Zuey Lindberg

Femme

15 ans

Sang-mêlé

Américaine

Message publié le 28/01/2026 à 17:18

Quelle déception ! La pauvre jeune fille semblait démunie de répartie, tout juste capable d'articuler les sons cassants et grossiers des insultes faciles... ho mais voilà qui donnait des idées à Zuey qui laissa un peu résonner le nom dans son esprit et s'accoutumer à sa langue tout en jetant un petit regard étonné vers le jeune homme qui intervenait. Basil, un garçon de sa classe qui méritait bien le sourire complice qu'elle lui dédia avant d'entamer sa tirade.


— Est-ce cela ? Ainsi Cassie suppose suffisant ces grossiers sons cassants, faciles insultes de ce lys calcifié qu'est son cœur ? Serait-elle cassée, ou quasi, que ce sont ça ses pensées insensées qu'elle jacasse en glissant dans l'abysse et fait cessation d'esprit ? Cela est insignifiant, Cassie belle gosse.


Zuey se redressa avec le dos de la main dramatiquement porté à son front, feintant le malaise en se dirigeant vers Basil.


— En plus de quoi, lourdes sont tes erreurs. Car je m'appelle Zuey, pas Zoé. Cette salle, jamais par maman arpentée. Car c'est qu'elle était élève à Ilvermorny et non ici. Quant à ces merdes, comme tu dis, ce sont des éclats de délicieux cookies. Veux-tu que je consente au silence de ma voix tragique ? Alors, tu n'as qu'à prononcer les mots magiques.

 

Théâtrale dans l'effervescence de sa meilleure représentation à ce jour, mais moins bonne que demain à n'en point douter, la gothique vient tomber à genoux aux pieds de Basil.

 

—Préservez-nous de la damnation, preux chevalier ! Donnez-moi la force de la raison, celle d'ignorer une telle médiocrité. Car si personne ne me dis que j'en aurais tort... dans un instant, c'est sûr, je la mords.

 

Telle une pécheresse soumise à la tentation, la dramaturge cherche à saisir les mains de son camarade de classe tout en enfonçant son visage dans le giron de celui-ci. Toute pleine de qualité qu'elle était, respecter l'espace personnel d'autrui n'en faisait pas partie.

Kalina Shevchen

Femme

11 ans

Sang-mêlé

Ukrainienne

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 29/01/2026 à 07:11

Une petite fille était postée à la sortie des dortoirs, dans un coin de la salle commune, les bras chargés de parchemins, plumes et autres ouvrages, le barda plus gros que le gabarit de la gamine en question. Elle patientait tranquillement, silencieuse, comme si elle avait été sur le quai d'une gare, qu'un train passât la prendre. Son regard allait et venait entre les fauves qui occupaient la pièce, et même si elle ne comprenait pas tout ce qui se disait, elle devinait qu'il y avait quelques crocs qui pourraient rapidement sortir de ces conversations en apparence polie.

 

Kalina voyait très bien pourquoi son frère avait été affecté à cette maison. En revanche, elle se demandait ce qu'elle avait de commun avec toutes ces personnes. Mais comme son frère lui avait dit que tout ce qui comptait, c'était qu'elle ne fût pas à Serpentard, elle devait donc considérer qu'elle était, sinon à sa place, parmi une famille adoptive dont elle devait s'acclimater.

 

En parlant de fauve, son aîné de frère émergea soudain des dortoirs des garçons : habillé avec ce qui lui était tombé sous la main, les cheveux en vrac, la mine grognon : Kalina avait toujours l'impression que Sasha venait juste de se réveiller à chaque fois qu'il la rejoignait. Mais elle lui sourit, encourageante : en fait, elle appréciait pouvoir faire ses devoirs avec lui le soir, même si parfois il piquait du nez sur la table.

Cette fois, plutôt que de se diriger directement vers les tables d'étude, toutefois, Sasha eut un temps d'arrêt. Il avisa les personnes présentes dans la pièce et Kalina suivit son regard. Des Gryffondor, quoi de plus surprenant ?

 

- O, ni... gronda-t-il dans un soupir morose. (Oh, non...)

- Shcho ? (Quoi ?)

- ...ne vona. (... pas elle.)

- Khto ? (Qui ?)

- Nikhto. Khodimo tudy. (Rien. Viens, on va se mettre là-bas.)

- Anglais, le corrigea Kalina, car Sasha exigeait toujours qu'ils parlassent anglais pour s'entraîner, mais c'était lui qui oubliait souvent la règle.

 

Il l'emmena vers le fond de la pièce, puis ils s'installèrent dos à grand vitrail. Malgré la froideur apparente des murs, l'atmosphère était douce, réchauffée par le feu qui ronflait dans l'âtre à quelques mètres de là, et Kalina installa ses affaires tandis que son frère s'affalait, le menton posé sur les avant-bras, sur la table. Elle allait expliquer à Sasha les consignes du parchemin de Métamorphose que le professeur avait demandé quand la discussion à quelques pas d'eux prit une drôle de tournure. Une jeune fille était tombée à genoux comme au théâtre et les deux ukrainiens la contemplèrent avec des yeux ronds comme des elfes de maison perdus.

 

- Shcho vona skazala ? chuchota Kalina. (Qu'est-ce qu'elle dit ?)

- Ne znayu, répondit Sasha, sans pouvoir détacher ses yeux de la scène. (Aucune idée.)

 

 

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 29/01/2026 à 17:12

Le comportement de Cassie voit Basil froncer brièvement les yeux. Les joues rougies jusque la pointe des oreilles, il se détourne vers sa lecture, comme si de rien n'était. La réplique suivante ne lui échappe pourtant guère. Son ton cassant lui rappelle celui de plusieurs autres sorciers et sorcières qui ont participé à faire de ses premières années à Poudlard un enfer. Visage de nouveau dressé, il croise les yeux d'une Zuey visiblement peu affectée par la situation, et se pince les lèvres dans une tentative vaine de répondre à son sourire.

Les doigts serrés autour de sa plume, il ne prétend plus écrire ce devoir sur lequel il planche depuis déjà près d'une heure, et se joue spectateur d'une scène qu'il n'est pas près d'oublier. Comédienne née, Zuey s'étale en poésie improvisée, grands gestes à l'appui, pas la moindre hésitation ni dans ses répliques ni dans ses mouvements, comme s'ils avaient été d'une quelconque façon répétés jusqu'à atteindre la perfection. Ébahi, Basil en lâche complètement l'accessoire pour se tourner pleinement vers elle.

Un rire le prend tandis que Zuey s'étale à ses pieds, gêné et empreint de nouvelles rougeurs, néanmoins joyeux et libéré. Un rire qui s'étrangle alors que la sorcière cherche à lui saisir les mains, son invasion pour le moins impossible à ignorer, et dont il ne parvient pas vraiment à se défendre. C'est vrai quoi, il va pas la frapper non plus ! S'il pouvait, il matcherait son jeu à coup de belles répliques, mais voilà. Basil n'est pas ce genre de garçon là. 

Ces lignes de poésie ne sont accueillies qu'entre les lignes de carnets secrets qu'il ne montrerait à personne, pas même à Charlie Carter, voyez.

- Hm, oui, heu, non hein ! Personne va mordre personne, pas vrai ?

D'autres Gryffondor se font spectateurs de la scène, Sasha Shevchen et sa petite sœur Kalina débarquée en tout début d'année. Basil ne les remarque pas, trop occupé à tenter de se dépêtrer de sa situation sans s'attirer la honte, ou les foudres de Cassie qui ne semble pas vraiment impressionnée par le déballage que vient de faire Zuey Lindberg. Cette dernière vient, par ailleurs, de le couvrir de miettes, et probablement d'étaler un peu de chocolat sur son uniforme, mais ça il n'en a pas grand chose à faire.

- Relève toi hein, j'suis pas un chevalier moi. J'suis juste Basil. Là. Quel élan de courage et de créativité, n'est-ce pas ? Donnez lui une épée qu'il se la plante directement dans le pied ! Elle a raison quand même, t'pourrais demander gentiment hein. Il enchaine à l'intention de Cassie, se donnant un mordant dans la voix qui ne lui appartient vraiment pas. Pis si t'aimes pas l'bruit y a toujours la bibliothèque. C'est une salle commune ici.

Commune comme communauté, communiquer, parler, grailler, déclamer des conneries en vers si l'envie nous prend ! Ne dit-il pas, car - faut pas déconner - il n'est que Basil Banks, et le regard de Cassie Dunn le liquéfie presque sur place.

- Un sort et t'es propre en prime. C'est d'l'entrainement commun, il ajoute en haussant les épaules, l'insolence pêchée Merlin sait-où.

Cassie Dunn

Femme

17 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 00:57

Les mots sortaient de la bouche de l’énergumène en créant un gloubiboulga de rimes, supposées servir de répartie. La poésie improvisée n’eut pour seul effet que de créer un état de perplexité purement condescendante sur le visage de la sixième année. De tout ce qui était sorti de ce gosier mal maquillé, elle n’avait retenu que les éléments suivants : son cœur calcifié, le fait qu’elle était belle gosse (ça c’était vrai) et surtout, que la mère de la chose était élève à Ilvermorny. Le dernier point venait au moins de mettre les choses aux claires pour Cassie. Pas étonnant qu’elle soit attardée, si elle était au moins à moitié américaine. L'information ne la rendait néanmoins pas plus compatissante à son égard.

 

Cassie se contenta de tourner un peu la tête pour continuer de suivre du regard le petit spectacle auquel s’adonnait la bruyante noiraude. Et auquel elle venait d’impliquer le petit mêle-tout qui s’était tapé l’incruste dans la conversation juste avant. Le nabot se sentit visiblement pousser des ailes à l’idée qu’un machin à priori de sexe féminin ne l’aborde, car il se permit d’intervenir à nouveau. Mais dans quel monde vivait-on ? Elle était vraiment en train de se faire sermonner par un marmot à peine assez grand pour tenir sa baguette ? C’était intenable.

 

L’adolescente se leva du fauteuil où elle était assise, pour le contourner ensuite. Son magazine était à présent enroulé et elle le tenait fermement dans son poing. De sa main libre, elle se tenait prête à sortir sa baguette. Un réflexe naturel pour elle, car la menace d’être mordue par l’animal enragé qui servait d'élève ne lui avait pas échappé. Elle détailla d’abord de haut en bas « Juste Basil » et fit claquer sa langue sur son palet de manière dédaigneuse, avant de lui répondre avec une ironie non dissimulée :

 

- Oh pardon, je n’avais pas reçu le memo qui disait que la salle commune était devenue une ménagerie. Ça explique la présence des animaux enragés comme elle et des baudets dans ton genre.

 

Puis son regard se porta sur Zuey, avec un dégoût qu’elle ne pouvait décidément pas dissimuler derrière son air faussement désolé. Elle se mit à parler lentement, comme elle l'aurait fait avec quelqu'un de très diminué. 

 

- Quant à toi… Tu es la preuve que certains viennent à Poudlard pour apprendre, et d’autres… elle s’interrompit en la détaillant des pieds à la tête lentement. Pour rappeler pourquoi les critères d’entrée devraient être plus stricts. Un réel dommage que tu gaspilles autant d'oxygène pour si peu.

 

Les gueux n’étaient donc pas prêts à mériter sa présence. C’en était presque décevant. Après un petit soupir dramatique, la brune ajouta toujours aussi lentement :

 

- Dans mon immense bonté, je passerai outre le fait que tu as menacé de me mordre, machin. Ne me remercie pas, c’est pour moi. C'est la moindre des choses pour les personnes limitées dans ton genre. 

 

Si elle venait à recommencer, elle pourrait s’estimer heureuse d’être encore en mesure d’avaler les miettes de ses foutus biscuits. Elle ponctua sa phrase d’un petit sourire avant de se diriger vers la sortie de la salle commune. En chemin, elle aperçut la petite tempête qui se tenait dans un coin, aux côtés d'une élève plus jeune. Cassie ne manqua évidemment pas l’occasion de lui faire un petit clin d’œil avant de foncer vers le portrait de la Grosse Dame. 

Accueil Poudlard Salles Communes Gryffondor En rouge et... noir ?