Harry Potter RPG

[En Cours]
Battements de cartes, battements de coeurs Au fond d'un bar, mardi 29 janvier 2126

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Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 29/01/2026 à 11:43

Jeune femme dans ruelles sombres, un refuge inhospitalier, un peu fortuit, un peu choisi. Caecilia cherche encore, comment reprendre sa vie en main, noyer le chagrin, fuir les yeux abattus du mari Fawley, chercher ce qui lui ressemble : âme en peine, être solitaire, esseulée. Elle s’offre aux dés du hasard, arpente les chemins infâmes, mal famés pour se donner l’impression de décider quelque chose. Femme adultère au jeune cœur brisé, elle ne sait pas ce qu’elle fait là, n’a pas envie de repartir.

 

Manius aux mains tendres, à l’attitude distinguée, la hante, sale entre ses bras, trompeuse trompée. Elle a peur de devoir se montrer à la hauteur, de s’engager dans la lumière non, elle préfère l’ombre qui la cache, l’enlace, fait d’elle un fantôme un peu triste qui cherche sa place, un dernier regret peut-être pour la maintenir enchaînée à ce bas monde troublé.

 

Elle n’ose plus en parler, pas à Manius, pas à Prisca, pas à Quintus, parce qu’elle sait qu’elle est en boucle, coincée dans le regret, à fermer les yeux pour ne pas imaginer le ventre de Vanessa qui s’arrondit, Scott qui la lui préfère, qui a abandonné sa silhouette fine, son regard de braise : il devait sans doute trop le consumer. Tant pis, elle se le répète, mais ça ne rentre pas, ne veut pas rentrer. Il n’y a rien à faire, la vie est courte et le deuil est long. Combien de semaines encore avant la fin de la douleur, combien de mois encore avant la naissance du petit Emfield.

 

Il faut construire, c’est ce qu'il lui demande, du durable, du réel, pour être sûr de sa décision, mais on n’est jamais sûr, jamais vraiment avant de savoir, de sentir un mioche, son mioche. Manius sait faire, brique par brique, il donne, il propose, rétropédale et recommence alors qu’elle tourne en rond, voilà oui, sur elle-même, la même boucle, les mêmes plaintes, la même douleur : ça la rend folle.

 

Elle lui a dit Je sors et il ne l’a pas retenue, ne la retient jamais parce qu’il l’a déjà trop enfermée. Alors elle a tourné les talons avec l’espoir que sa main l’attrape, l’enveloppe lui répète que ça va aller, qu’elle n’a pas besoin de ça, qu’elle l'a lui maintenant, qu’ils passeront au-dessus de la souffrance à deux. Puis elle l’aurait sans doute remballé, critiqué, détesté, aurait pu hurler, pleurer, insulter. C’est peut-être parce qu’il le sait qu’il la laisse partir, la laisse se noyer, parce que Caecilia Fawley est de toute façon un peu trop compliquée.

 

Un bar sur sa droite, la sorcière entre, dépose ses fesses à une table, l’âme vague. Elle joue, dans la poche de sa cape avec un bout de bois, arme un peu trop puissante, dissimulée sous le vêtement, commande un whisky, même s’il y en a chez elle, que celui-ci sera sans doute moins bon, mais, ce soir, il aura le goût agréable de la liberté. Puis elle allume une clope, du bout de ses doigts, regard dans le vide, le bar sent la maison.

 

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Combustion
Difficulté
4
Résultat D20
19
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Puis elle allume une clope, du bout de ses doigts, regard dans le vide, le bar sent la maison.

Autres résultats possibles

Puis elle allume une clope, du bout de ses doigts, regard dans le vide, le bar sent la maison.

Puis elle tente d'allumer une clope, du bout de ses doigts. Échec, elle y renonce, regard dans le vide, le bar sent la maison.

Puis elle tente d'allumer une clope, du bout de ses doigts. Échec, elle y renonce, regard dans le vide, le bar sent la maison.

Lucian Barrow

Homme

21 ans

Sang-mêlé

Britannique

Message publié le 29/01/2026 à 23:58

Après une journée passée à rameuter du pigeon pour se faire un peu d’argent, Lucian ne se sentait pas l’âme de rentrer tout de suite chez lui. Grâce au petit pactole qu’il avait amassé à grands coups de fausse séances de divination et de main habilement glissées dans les poches des touristes distraits du Chemin de Traverse, il était plus qu’en mesure de s’octroyer un peu de bon temps. Un petit verre lui ferait le plus grand bien et le distrairait des obligations qui se rappelaient un peu trop à lui ces derniers temps.

 

Ce fut donc tout naturellement qu’il bifurqua vers le petit bar de l’Allée des Embrumes, où il avait l’habitude de se rendre pour traiter de certaines affaires. Tout dans l’attitude du jeune homme laissait transparaître à quel point il était à l’aise en ces lieux. La porte poussée, il salua d’un petit mouvement de tête le barman patibulaire qui ne le connaissait que trop bien.

 

- Tu me mets la même chose que d’habitude, s’te plait ? demanda-t-il en s’accoudant au bar et en laissant apparaître son sourire éclatant.

 

Il reçut un grognement pour toute réponse, qui le laissa penser que l’homme était de bonne humeur aujourd’hui. Pendant que sa boisson était servie, il se tourna lentement en s’appuyant sur le comptoir pour scanner du regard qui était là ce soir. Les mêmes vieux piliers de bar assis à leur place habituelle, les mêmes gars qui jouaient aux cartes avec la clope au bec, la même vieille édentée qui parlait toute seule… Rien d’inhabituel en somme. Enfin presque. Car enfin il posa les yeux sur une silhouette qui se démarquait du lot. Un autre grognement lui signala que son verre était déjà prêt, et Lucian déposa furtivement une pièce en échange de la boisson, sans quitter du regard la nouvelle venue. Peut-être la promesse d’une bonne soirée ?

 

Sans plus attendre, il se détacha du comptoir pour s’approcher de l’endroit où était attablée l’inconnue. Plus la distance se réduisait entre eux, plus il était en mesure de voir à quel point la jeune femme était ravissante. Et visiblement en proie à de lourdes pensées, à en croire l’air absent qu’elle affichait en fumant sa cigarette.

 

Il s’arrêta à la lisière de sa table, sans l’envahir. Son attention glissa sur le verre devant elle, puis sur son visage qui était, sans surprise, aussi superbe que le reste. Cela ne faisait qu’amplifier davantage le mystère de sa présence en ces lieux. Arborant le sourire le plus léger et charmeur dont il était capable, il s’adressa à elle avec délicatesse :

 

- Pardonnez-moi, mademoiselle… Il n’est pas dans mes habitudes d’importuner de jeunes inconnues, mais je n’ai pu m’empêcher de vous remarquer, seule, ici.

 

Le mensonge fut dit avec aplomb, mais il était persuadé de ce qu’il avançait. S’il venait lui parler, ce n’était pas pour l’importuner, mais pour égayer sa soirée.

 

- Une femme de votre tenue d’âme semble davantage appartenir à un salon feutré qu’à un… il baissa alors la voix pour que le patron n’entende pas : bouiboui de l’allée des Embrumes.

 

Il fut une pause, mesurée.

 

- Soit vous êtes dangereusement perdue… soit ce lieu cache plus de secrets que je ne le pensais.

 

Il sortit alors un petit jeu de cartes usées, qu’il fit doucement glisser entre les doigts de sa main libre, avant de faire une petite révérence rapide.

 

- Je m’appelle Lucian. J’ai un faible pour les coïncidences et un certain talent pour les deviner.

 

Son regard, brillant d’une lueur malicieuse, tenta d’accrocher le sien.

 

- Accepteriez-vous que je m’asseye un instant ? Je vous promets de ne lire que ce que vous m’aurez montré.

 

Le paquet de carte avait aussitôt et habilement disparu dans sa manche, alors qu’il désignait la chaise vide devant elle. Sa paume ainsi dévoilée laissait apparaître la lune qui y était tatouée.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 30/01/2026 à 16:16

Caecilia Fawley est certes un peu paumée, mais pas vraiment innocente : si elle a pointé son museau par ces chemins tortueux, en réalité, c’est qu’elle espère bien y faire quelques mauvaises rencontres.

 

Un brin de fumée supplémentaire dans ses poumons, l’appât d’un visage non habitué de ces quartiers, comme un éclat d’or dans le charbon, cruelle illusion, simple morceau de verre effilé au milieu de la crasse ambiante. Le whisky est médiocre, elle s’y attendait. Palais presque trop délicat, habitué à d’autres mets, surtout avec lui, quand il est là. C’est peut-être pour ça que ça la révulse, le raffinement ambiant qui rime avec la perte de l’être aimé. Loin d’elle, Scott Emfield peut bouffer de la merde, la servir à sa femme, à son gosse, rire ensemble avec leur voix, leurs doigts gras.

 

Humains immondes.

 

Puis, une couleuvre, qui se faufile jusqu’à sa table, longs cheveux bruns autour d’un visage d’ange, sourire charmant, elle le toise une poignée de secondes avant de le lui rendre.

La solitude lui est, de toute façon, insupportable.

 

Les salons feutrés sont parfois quelque peu… étouffants. Silencieux, mornes, avec ces regards de biais : on y entend son propre cœur cogner. Il est si simple de s’y laisser lentement étouffer. Mais Caecilia n’est pas une chatte d’appartement. Elle virevolte, Eleftheria au bout des doigts, vibre au rythme d’un quotidien qui ne laisse pas de répit, exigeant physiquement et mentalement, ramenant une femme exténuée dans la demeure sans vie.

 

Peut-être est-ce pour détruire le bruit du silence que Scott a choisi de faire ce bébé ?

Il aurait dû prendre un chien.

 

Le serpent aux beaux yeux sait s’exprimer, ses mots glissent contre ses oreilles comme des caresses entre élégance et mystère. Il lui suffit d’un instant pour piquer sa curiosité, maigre exploit néanmoins face à une jeune mariée qui s’ennuie.

 

Caecilia, répond-elle pour achever les présentations. Un petit rire, elle continue à détailler le jeune homme aux paroles aiguisées. Traits fins, petit pantin ou marionnettiste confirmé : il l’amuse, elle l’adopte. Je vous en prie, je n’attends personne. Simple invitation, peut-être, ou vérité cruelle : oui, il est vrai que la jeune femme n’attend plus rien ni personne. C’est bien pour ça qu’elle est là ce soir, qu’elle est seule.

 

La sorcière s’amuse de son tour de passe-passe, contemple la lune gravée dans la paume de la main aux doigts fins. Elle ne cherche pas à savoir ce qu’il attend d’elle, si elle peut le décevoir en portant à nouveau le verre à ses lèvres, en expirant un peu plus de fumée. Caecilia plonge ses yeux dans les siens, brillants d’intérêts, soudainement rallumés par la flamme de la curiosité.

 

Alors, Monsieur Lucian, sourire léger, lisez-vous l’avenir ou vous contentez-vous du présent ? Être magnétique. Ses beaux yeux aimantés. Peu importe, j’accepte de déposer le mien entre vos mains, s’amuse-t-elle. Demain, il serait encore temps de regretter l’interaction, de se morfondre dans son quotidien plat et vide des bras aimés. Puis, c’est bien son genre de préférer une petite prédiction au lieu d’une bonne séance de psychothérapie. Alors, merde, Manius l’attendrait un peu plus tard ce soir.

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