Harry Potter RPG

[En Cours]
Éprouver le quotidien Dans le salon, vendredi 08 février 2126

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 08/02/2026 à 10:35

Bout de pétrole dans la bouche qui s’écrase encore et encore sous les dents, Caecilia travaille nerveusement sa mâchoire pour éviter de reprendre une cigarette. L’habitude a la vie dure, mais elle résiste, encore quelques heures, visualise le regard fâché de Prisca pour se donner du courage.

 

Les poumons toujours en feu malgré l’eau brûlante qu’elle a laissé couler sur sa peau, la sorcière retient une nouvelle quinte de toux, réaction d’un corps vexé de s’être trouvé obligé d’affronter l’air glacé de la course à pied au mois de février. La bronchiolite va finir par la guetter. Mèches de cheveux encore trempées sur ses épaules, un regard un peu vide vers le feu de bois dans la cheminée : Caecilia attend monsieur Fawley.

 

Eleftheria, jamais bien loin, la démange un peu. La sorcière s’ennuie dans ces week-ends mornes passés seule entre l’absence du boulot et le manque de l’historien, qui a sans doute dû s’enthousiasmer un peu trop sur une archive quelconque lorsqu’il lui a dit qu’il « rentrait pour déjeuner ».

 

Assise sur le tapis du salon, son regard dérive vers le mobilier. La pièce croule sous les livres qui ne lui disent rien, qu’elle n’ouvrira probablement jamais, mais c’est le lot de la vie avec Manius qui ne sait plus où ranger ses ouvrages. Lasse, la sorcière aux muscles endoloris se lève, parcourt le salon à la recherche d’une distraction avant de tomber sur une petite boîte finement ouvragée qu’elle connait bien. Caecilia la saisit avant de se rasseoir.

 

Elle passe un doigt sur l’objet, songeuse avant de l’ouvrir. Une ridicule petite figurine se met à tournoyer au son d’une mélodie stridente ; la sorcière referme brusquement le couvercle. Sur ce dernier, les armoiries des Rowle se détachent encore, légèrement patinées par le temps. Que pouvait-elle bien faire ici ? Peu importe.

 

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Maléfice de Pétrification
Difficulté
4
Résultat D20
6
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

Autres résultats possibles

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. Mais la petite figurine continue de danser, inlassablement. Les notes fatiguées résonnent contre les tympans de la sorcière soudainement hypnotisée par les rotations. Petite Caecilia Rowle prise au piège d'un écrin de velours, elle sent son coeur se déchirer alors que le passé la submerge brusquement.

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. Mais la petite figurine continue de danser, inlassablement. Les notes fatiguées résonnent contre les tympans de la sorcière soudainement hypnotisée par les rotations. Petite Caecilia Rowle prise au piège d'un écrin de velours, elle sent son coeur se déchirer alors que le passé la submerge brusquement.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 08/02/2026 à 16:04

C'est un homme de bonne humeur qui rentre chez lui les bras chargés ce midi. Le confrère qui l'a convoqué pour une consultation au sujet de vestiges de magie noire lui a permis de prendre un peu du temps dont il avait besoin pour lui. Loin de Caecilia, il a pu réfléchir à sa relation avec celle-ci sans le trouble de sa présence, hors des murs qu'elle hante même quand elle ne s'y trouve pas. Mais pas aux côtés d'Ophelia non plus qui n'est pas moins troublante et dont le souvenir d'un instant d'incongrue promiscuité remettait en question toute son intégrité.

 

Encombré, Manius doit déposer la caisse en carton qui contient quelques bouchées de réconfort sur le guéridon de l'entrée pour se déchausser et la reprend en se dirigeant vers les pièces à vivre de la résidence conjugale. Dans le salon, il trouve une Caecilia apparemment absorbée par un curieux objet qui lui appartient. La boîte à musique ne lui est pas inconnue : il a suffisamment tourné en rond ces derniers jours pour connaître chaque objet de la maison. Mais il n'a jamais touché à ce qui n'était pas à lui. Alors qu'il prend un baiser à son épouse celle-ci peut apercevoir le déjeuner préféré de son mari qui déjà se dirige vers la salle à manger.

 

— Qu'est-ce que c'est ? s'intéresse-t-il en faisant allusion à la boîte qu'elle a entre les main. J'ai ramené le déjeuner, tu as faim ?

 

Sur la table il dépose un invraisemblable plateau découverte de pâtes fumantes. Sans connaître les goûts de Caecilia en la matière, il a demandé au traiteur des portions réduites dans l'espoir qu'elle trouve son bonheur dans la diversité. Il y en a des toutes les formes et à toutes les sauces, séparément pour pouvoir mélanger et assortir à sa guise. Petits plats simples qui ont toutes les qualités culinaires que l'historien apprécie. Facilité, rapidité, variété... l'essentiel de son régime alimentaire quand il travaille car le temps perdu à manger des choses plus sophistiquées empiète sur la découverte des temps anciens. Combien de fois n'avait-il pas partagé ce repas avec Ophelia dont il connaissait très exactement la préférence sur ce sujet. Un déséquilibre entre deux femmes importantes dans sa vie qu'il se devait de réajuster. Tout comme la vérité.

 

Le sorcier reparaît dans le salon et caresse le bras de Caecilia en accrochant son regard. Posément, sans laisser la culpabilité peser sur sa voix, il l'invite. Ce dont il doit l'entretenir nécessite qu'il soit neutre, que ses émotions n'influencent pas celles de sa femme afin qu'elle puisse s'en faire une opinion libre d'influence, en harmonie avec elle-même. Il se peut qu'elle sorte les griffes ou les larmes, Manius est prêt à faire face.

 

— Viens. J'ai quelque chose à te dire.

 

De retour dans la salle à manger, il dresse la table tout en abordant sans détour la question difficile d'Ophelia. Chaque mention de son nom s'est accompagnée d'une réaction virulente de Caecilia et même si Manius ignore s'il fait bien, c'est une question qui doit être réglée pour avancer. Et puis, elle a le droit de savoir. Impossible d'envisager la reconstruction de leur mariage sans être totalement honnête.

 

— C'est au sujet de ma consœur, Ophelia. Il faut que tu saches ce qu'il en est exactement, que tu aies des réponses et non des doutes. Je n'ai pas, n'ai jamais eu, de relation sentimentale ou charnelle avec elle. Mais elle ne me laisse pas indifférent, je ne veux pas te mentir à ce propos. C'est quand même toi que je veux à mes côtés. Il n'y a qu'une place dans mon cœur et elle t'est réservée.

 

Manius regarde attentivement Caecilia. Prêt à l'affronter, la consoler ou l'embrasser. Quelle que soit sa réaction, il ne fuira pas cette fois. Il traversera ses émotions avec elle.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 08/02/2026 à 19:54

La baguette glisse entre ses doigts, main droite, main gauche, un regard qui observe, vide, drôle d’absence d’émotions dans des yeux toujours si intenses. Caecilia pose le bout de sa baguette contre ses lèvres, réfléchit : pourquoi a-t-elle récupéré le bibelot ? Derrière la statuette, un petit miroir piqué par le temps lui renvoie son visage déformé. Des iris d’un bleu pâle, presque gris, un peu effrayés, non, ce n’est pas exactement ça. Ce n’est plus exactement ça.

 

Un bruit de porte, des pas dans l’entrée : l’arrivée de Manius met fin à sa contemplation du mécanisme qu’elle vient de figer. Elle laisse là le souvenir de la petite Caecilia pour embrasser des lèvres qui ne l’ont pas vue grandir. Re, glisse-t-elle à l’historien qui sent bon la nourriture avant de lui répondre : mes archives. L’idée l’amuse. Elle contemple encore un peu l’objet, son menton dans le creux d’une main au coude posé sur son genou. Merci, j’ai la dalle. Il faut dire que courir a tendance à lui ouvrir l’appétit.

 

Ça lui fait étrange de jouer au petit couple uni avec son alliance choisie à l’annulaire. Si Emfield la voyait, il se ficherait très certainement de sa gueule, mais le sorcier ne sera sans doute jamais là pour contempler les dégâts qu’il a laissés dans son sillage : une Caecilia clean, sobre, fidèle et qui sent le chewing-gum à la menthe plutôt que le tabac. Peut-être que la fin du monde est arrivée, on ne sait pas.

 

Une caresse sur son bras lui rappelle qu’il est temps de se nourrir. La sorcière lance un regard tendre à son mari pour tenter de répondre maladroitement à sa douceur. Elle prend la boîte avec elle : oui, pardon, le suit jusqu’à la salle à manger, t’savais que j’étais pas la première Caecilia Rowle ? Mais sans doute était-elle la première Caecilia Fawley. Petit haussement d’épaules. La tireuse pose sa boîte à musique sur un coin de la table. Elle commence à remplir une assiette de tagliatelles avant que son mari ne décide de lui planter un couteau dans le cœur de bon matin.

 

Caecilia suspend son geste, cherche le regard de son mari, dépose son assiette. C’est drôle, elle n’a tout à coup plus faim. Sans rire ? En d’autres circonstances, la sorcière aurait pu jubiler avant de s’empresser d’écrire à Prisca que c’est bien elle qui avait raison depuis le début. Ou peut-être s'effondrer, partir en claquant la porte, menacer de le faire cramer et la maison avec. Mais non, trop sobre pour péter un plomb, trop blessée pour une conversation posée, la jeune femme flotte dans un entre deux hésitant duquel les larmes ne sont jamais loin. Elle s’approche de son mari, Eleftheria bien en main : tu dis ça pour que j’couche avec toi ? Un petit rire un peu forcé. La sorcière se glisse dans les bras de Manius : j’peux la tuer si tu veux, ton boudeur. Elle ne sait pas sur quel pied danser, quelle carte jouer. Il lui annonce une, une quoi d’ailleurs ? Tentation d’infidélité ? J’pensais que tu m’avais déjà trompé avec elle, en fait, la stricte vérité, mais il a peut-être dû l'apercevoir dans le cadeau de ses pensées. 

 

Un petit soupir, le corps qui se décale un peu, regarde le mari dans les yeux : tu veux briser mon cœur ou une autorisation de sortie ? Pourquoi tu me dis ça ?, interroge-t-elle avec la lassitude d’une femme qui n’en peut plus d’avoir l’estomac retourné par une tempête de sentiments contradictoires tous les deux jours. Caecilia revient vers son assiette sur laquelle elle ajoute une belle cuillérée de crème de champignons : pâtes fines, sauce fine. Encore une excellente raison de manger ses émotions.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 08/02/2026 à 21:05

C'est une Caecilia qui paraît plus dangereuse que jamais que Manius voit s'approcher de lui. Presque trop calme, arme en main, qui lui dit des choses sans queue ni tête. Elle se faufile dans ses bras puis le regarde avec des yeux mornes. Telle une pendule qui oscille entre raison et folie. Est-ce qu'elle vient vraiment de proposer de tuer Ophelia ? Manius soupire, ignore ce qu'il prend pour de la provocation dans un premier temps afin de saisir le taureau par les cornes.

 

— Pourquoi tu cherches plus loin que la réponse que je t'ai déjà donnée ? Je ne veux pas te mentir. C'est ça la raison. Quand je suis parti analyser cet artefact l'autre jour, j'ai été ensorcelé et j'ai failli lui faire du mal. Quand les choses sont rentrées dans l'ordre... je ne sais pas, j'ai ressenti quelque chose d'incongru. C'est tout. Je ne l'ai pas revue depuis. Je n'ai pas pris l'emploi au musée parce que je ne veux pas que tu t'inquiètes de me savoir près d'elle. Je ne veux ni briser ton cœur ni une autorisation de sortie. Je ne t'ai jamais été infidèle avec qui que ce soit. Et je ne vois pas comment je pourrais espérer coucher avec toi en te disant cela. J'ai juste vu que... ça te touchait d'une manière ou d'une autre. En sachant tout, tu peux apporter ta propre réponses à tes questions. Par contre...

 

Manius pose doucement ses couverts sur la table, s'empare du regard de Caecilia. Le sien est d'acier. Le ton est aiguisé. Il n'y a aucune hostilité dans sa voix pourtant, juste l'indubitable évidence qu'il est sérieux.

 

— S'il y a une once de sérieux quand tu proposes de lui faire du mal, tu vas refouler ça tout de suite.

 

Il s'essuie les lèvres avec sa serviette comme s'il venait de se salir la bouche avant de se remettre à manger. 

 

— J'espère que tu pourras laisser ça de côté avec les nombreux autres écueils entre nous. Tu devrais essayer les vongoles, c'est délicieux.

 

D'un geste souple, le sorcier remplit deux verres d'eau en posant le premier à portée de son épouse. Il n'a rien à ajouter sur le sujet, ne sait pas comment être plus transparent. Si le langage de Caecilia est celui des émotions, le sien est celui de l'explication. Chaque question a sa réponse. Claire, sans ambiguïté. Vraie. 

 

— Tu veux me raconter l'histoire de l'autre Caecilia ? Ça m'intéresse. J'avais juste besoin d'en finir avec Ophelia.

 

Sa sincérité ne fait aucun doute. Manius est rentré chez lui avec un objectif, déterminé à confier une vérité difficile à la femme qu'il apprend à aimer comme il se doit. Maintenant que c'est fait, il a véritablement envie de l'entendre lui parler un peu d'elle ou de ce qui la concerne, fût-ce de loin.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 08/02/2026 à 21:57

Yeux suspicieux qui se plissent, plissent, plissent. La sorcière croise les bras : t’es sur la défensive, j’t’ai vexé ? Elle ne capte pas pourquoi il se sent obligé de mettre les choses à plat : il veut aussi qu’elle lui détaille ses coups de cœur par le menu ? Non parce que ça peut prendre son temps, sinon. Quelque chose d’incongru, c’est bien l’un de ses mots qui ne veulent rien dire, parce que Manius Fawley n’a pas l’air de savoir ce qu’il ressent, pourtant, il éprouve le besoin coupable de le lui partager.

 

Caecilia fronce les sourcils, moue dépitée. Heureusement que c’est quand même elle qu’il veut à ses côtés. Vous vous justifiez trop pour un homme innocent, Manius Fawley, articule-t-elle avec un brin de dédain dans la voix avant de glisser une bouchée de pâtes dans son gosier affamé.

 

Son mari n’a jamais eu l’air aussi assuré qu’en lui intimant de ne pas attenter à la vie de sa précieuse O-phé-li-a, la tireuse claque la langue, s’il pouvait avoir cet air-là en la prenant dans ses bras : pas une once mon cher, je ne toucherai pas à un cheveu de ta poupée de Musée ne t’en fais pas. Déjeuner soudain amer, elle ne comprend pas à quel petit jeu il se prête avec elle. Qu’est-ce qu’elle se fiche de son stupide béguin d’une seconde trente, elle l’a vue, la jeune femme poussiéreuse dans sa prison décorée, cette fille ne garde le cœur d’aucun homme, ça leur fait d’ailleurs un point commun jusque-là. Caecilia retient une grimace à cette pensée. Enfin, sauf si on me demande de l’éliminer, ajoute-t-elle rêveuse en imaginant la possibilité, et quel drame ce serait !

 

La tireuse n’aime pas le ton que prend son époux, la suffisance dont il fait subitement preuve avec ses propos ampoulés. Un peu perché sur l’arbre du savoir dégarni qu’il partage avec sa petite Ô fée Lya. Elle leur mettrait des claques à tous les deux. Elle passe une main songeuse dans ses cheveux humides, les secoue un peu pour délier les mèches plaquées. C’est déjà oublié, ment-elle au gardien de la vérité. Elle pique un coquillage pour suivre la recommandation de l’historien. Préserver juste un peu le lien.

 

Et puis, brusquement, le sujet de la boîte. Elle dépose ses couverts, glisse l’objet en direction de son époux, la mine soucieuse. La sorcière referme le couvercle pour indiquer à Manius les lettres gravées à sa surface, juste au-dessus du symbole de la famille Rowle. Tu vois, là, indique-t-elle en désignant le prénom Caecilia à peine visible sur le bois abîmé. Quand j’étais petite, je pensais que c’était pour moi, mais c’est beaucoup trop vieux en fait, ça colle pas, ajoute-t-elle pensive en reprenant une bouchée.