Harry Potter RPG

[En Cours]
Éprouver le quotidien Dans le salon, vendredi 08 février 2126

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 08/02/2026 à 10:35

Bout de pétrole dans la bouche qui s’écrase encore et encore sous les dents, Caecilia travaille nerveusement sa mâchoire pour éviter de reprendre une cigarette. L’habitude a la vie dure, mais elle résiste, encore quelques heures, visualise le regard fâché de Prisca pour se donner du courage.

 

Les poumons toujours en feu malgré l’eau brûlante qu’elle a laissé couler sur sa peau, la sorcière retient une nouvelle quinte de toux, réaction d’un corps vexé de s’être trouvé obligé d’affronter l’air glacé de la course à pied au mois de février. La bronchiolite va finir par la guetter. Mèches de cheveux encore trempées sur ses épaules, un regard un peu vide vers le feu de bois dans la cheminée : Caecilia attend monsieur Fawley.

 

Eleftheria, jamais bien loin, la démange un peu. La sorcière s’ennuie dans ces week-ends mornes passés seule entre l’absence du boulot et le manque de l’historien, qui a sans doute dû s’enthousiasmer un peu trop sur une archive quelconque lorsqu’il lui a dit qu’il « rentrait pour déjeuner ».

 

Assise sur le tapis du salon, son regard dérive vers le mobilier. La pièce croule sous les livres qui ne lui disent rien, qu’elle n’ouvrira probablement jamais, mais c’est le lot de la vie avec Manius qui ne sait plus où ranger ses ouvrages. Lasse, la sorcière aux muscles endoloris se lève, parcourt le salon à la recherche d’une distraction avant de tomber sur une petite boîte finement ouvragée qu’elle connait bien. Caecilia la saisit avant de se rasseoir.

 

Elle passe un doigt sur l’objet, songeuse avant de l’ouvrir. Une ridicule petite figurine se met à tournoyer au son d’une mélodie stridente ; la sorcière referme brusquement le couvercle. Sur ce dernier, les armoiries des Rowle se détachent encore, légèrement patinées par le temps. Que pouvait-elle bien faire ici ? Peu importe.

 

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Maléfice de Pétrification
Difficulté
4
Résultat D20
6
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

Autres résultats possibles

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. La petite figurine n'a pas le temps d'esquisser la moindre rotation qu'elle se fige définitivement. Statuette de pierre désormais hors du temps. Plus un bruit. Caecilia se sent mieux.

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. Mais la petite figurine continue de danser, inlassablement. Les notes fatiguées résonnent contre les tympans de la sorcière soudainement hypnotisée par les rotations. Petite Caecilia Rowle prise au piège d'un écrin de velours, elle sent son coeur se déchirer alors que le passé la submerge brusquement.

La tireuse pointe sa baguette sur la petite boîte à musique.

Duro, prononce-t-elle en ouvrant le couvercle à nouveau. Mais la petite figurine continue de danser, inlassablement. Les notes fatiguées résonnent contre les tympans de la sorcière soudainement hypnotisée par les rotations. Petite Caecilia Rowle prise au piège d'un écrin de velours, elle sent son coeur se déchirer alors que le passé la submerge brusquement.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 08/02/2026 à 16:04

C'est un homme de bonne humeur qui rentre chez lui les bras chargés ce midi. Le confrère qui l'a convoqué pour une consultation au sujet de vestiges de magie noire lui a permis de prendre un peu du temps dont il avait besoin pour lui. Loin de Caecilia, il a pu réfléchir à sa relation avec celle-ci sans le trouble de sa présence, hors des murs qu'elle hante même quand elle ne s'y trouve pas. Mais pas aux côtés d'Ophelia non plus qui n'est pas moins troublante et dont le souvenir d'un instant d'incongrue promiscuité remettait en question toute son intégrité.

 

Encombré, Manius doit déposer la caisse en carton qui contient quelques bouchées de réconfort sur le guéridon de l'entrée pour se déchausser et la reprend en se dirigeant vers les pièces à vivre de la résidence conjugale. Dans le salon, il trouve une Caecilia apparemment absorbée par un curieux objet qui lui appartient. La boîte à musique ne lui est pas inconnue : il a suffisamment tourné en rond ces derniers jours pour connaître chaque objet de la maison. Mais il n'a jamais touché à ce qui n'était pas à lui. Alors qu'il prend un baiser à son épouse celle-ci peut apercevoir le déjeuner préféré de son mari qui déjà se dirige vers la salle à manger.

 

— Qu'est-ce que c'est ? s'intéresse-t-il en faisant allusion à la boîte qu'elle a entre les main. J'ai ramené le déjeuner, tu as faim ?

 

Sur la table il dépose un invraisemblable plateau découverte de pâtes fumantes. Sans connaître les goûts de Caecilia en la matière, il a demandé au traiteur des portions réduites dans l'espoir qu'elle trouve son bonheur dans la diversité. Il y en a des toutes les formes et à toutes les sauces, séparément pour pouvoir mélanger et assortir à sa guise. Petits plats simples qui ont toutes les qualités culinaires que l'historien apprécie. Facilité, rapidité, variété... l'essentiel de son régime alimentaire quand il travaille car le temps perdu à manger des choses plus sophistiquées empiète sur la découverte des temps anciens. Combien de fois n'avait-il pas partagé ce repas avec Ophelia dont il connaissait très exactement la préférence sur ce sujet. Un déséquilibre entre deux femmes importantes dans sa vie qu'il se devait de réajuster. Tout comme la vérité.

 

Le sorcier reparaît dans le salon et caresse le bras de Caecilia en accrochant son regard. Posément, sans laisser la culpabilité peser sur sa voix, il l'invite. Ce dont il doit l'entretenir nécessite qu'il soit neutre, que ses émotions n'influencent pas celles de sa femme afin qu'elle puisse s'en faire une opinion libre d'influence, en harmonie avec elle-même. Il se peut qu'elle sorte les griffes ou les larmes, Manius est prêt à faire face.

 

— Viens. J'ai quelque chose à te dire.

 

De retour dans la salle à manger, il dresse la table tout en abordant sans détour la question difficile d'Ophelia. Chaque mention de son nom s'est accompagnée d'une réaction virulente de Caecilia et même si Manius ignore s'il fait bien, c'est une question qui doit être réglée pour avancer. Et puis, elle a le droit de savoir. Impossible d'envisager la reconstruction de leur mariage sans être totalement honnête.

 

— C'est au sujet de ma consœur, Ophelia. Il faut que tu saches ce qu'il en est exactement, que tu aies des réponses et non des doutes. Je n'ai pas, n'ai jamais eu, de relation sentimentale ou charnelle avec elle. Mais elle ne me laisse pas indifférent, je ne veux pas te mentir à ce propos. C'est quand même toi que je veux à mes côtés. Il n'y a qu'une place dans mon cœur et elle t'est réservée.

 

Manius regarde attentivement Caecilia. Prêt à l'affronter, la consoler ou l'embrasser. Quelle que soit sa réaction, il ne fuira pas cette fois. Il traversera ses émotions avec elle.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 08/02/2026 à 19:54

La baguette glisse entre ses doigts, main droite, main gauche, un regard qui observe, vide, drôle d’absence d’émotions dans des yeux toujours si intenses. Caecilia pose le bout de sa baguette contre ses lèvres, réfléchit : pourquoi a-t-elle récupéré le bibelot ? Derrière la statuette, un petit miroir piqué par le temps lui renvoie son visage déformé. Des iris d’un bleu pâle, presque gris, un peu effrayés, non, ce n’est pas exactement ça. Ce n’est plus exactement ça.

 

Un bruit de porte, des pas dans l’entrée : l’arrivée de Manius met fin à sa contemplation du mécanisme qu’elle vient de figer. Elle laisse là le souvenir de la petite Caecilia pour embrasser des lèvres qui ne l’ont pas vue grandir. Re, glisse-t-elle à l’historien qui sent bon la nourriture avant de lui répondre : mes archives. L’idée l’amuse. Elle contemple encore un peu l’objet, son menton dans le creux d’une main au coude posé sur son genou. Merci, j’ai la dalle. Il faut dire que courir a tendance à lui ouvrir l’appétit.

 

Ça lui fait étrange de jouer au petit couple uni avec son alliance choisie à l’annulaire. Si Emfield la voyait, il se ficherait très certainement de sa gueule, mais le sorcier ne sera sans doute jamais là pour contempler les dégâts qu’il a laissés dans son sillage : une Caecilia clean, sobre, fidèle et qui sent le chewing-gum à la menthe plutôt que le tabac. Peut-être que la fin du monde est arrivée, on ne sait pas.

 

Une caresse sur son bras lui rappelle qu’il est temps de se nourrir. La sorcière lance un regard tendre à son mari pour tenter de répondre maladroitement à sa douceur. Elle prend la boîte avec elle : oui, pardon, le suit jusqu’à la salle à manger, t’savais que j’étais pas la première Caecilia Rowle ? Mais sans doute était-elle la première Caecilia Fawley. Petit haussement d’épaules. La tireuse pose sa boîte à musique sur un coin de la table. Elle commence à remplir une assiette de tagliatelles avant que son mari ne décide de lui planter un couteau dans le cœur de bon matin.

 

Caecilia suspend son geste, cherche le regard de son mari, dépose son assiette. C’est drôle, elle n’a tout à coup plus faim. Sans rire ? En d’autres circonstances, la sorcière aurait pu jubiler avant de s’empresser d’écrire à Prisca que c’est bien elle qui avait raison depuis le début. Ou peut-être s'effondrer, partir en claquant la porte, menacer de le faire cramer et la maison avec. Mais non, trop sobre pour péter un plomb, trop blessée pour une conversation posée, la jeune femme flotte dans un entre deux hésitant duquel les larmes ne sont jamais loin. Elle s’approche de son mari, Eleftheria bien en main : tu dis ça pour que j’couche avec toi ? Un petit rire un peu forcé. La sorcière se glisse dans les bras de Manius : j’peux la tuer si tu veux, ton boudeur. Elle ne sait pas sur quel pied danser, quelle carte jouer. Il lui annonce une, une quoi d’ailleurs ? Tentation d’infidélité ? J’pensais que tu m’avais déjà trompé avec elle, en fait, la stricte vérité, mais il a peut-être dû l'apercevoir dans le cadeau de ses pensées. 

 

Un petit soupir, le corps qui se décale un peu, regarde le mari dans les yeux : tu veux briser mon cœur ou une autorisation de sortie ? Pourquoi tu me dis ça ?, interroge-t-elle avec la lassitude d’une femme qui n’en peut plus d’avoir l’estomac retourné par une tempête de sentiments contradictoires tous les deux jours. Caecilia revient vers son assiette sur laquelle elle ajoute une belle cuillérée de crème de champignons : pâtes fines, sauce fine. Encore une excellente raison de manger ses émotions.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 08/02/2026 à 21:05

C'est une Caecilia qui paraît plus dangereuse que jamais que Manius voit s'approcher de lui. Presque trop calme, arme en main, qui lui dit des choses sans queue ni tête. Elle se faufile dans ses bras puis le regarde avec des yeux mornes. Telle une pendule qui oscille entre raison et folie. Est-ce qu'elle vient vraiment de proposer de tuer Ophelia ? Manius soupire, ignore ce qu'il prend pour de la provocation dans un premier temps afin de saisir le taureau par les cornes.

 

— Pourquoi tu cherches plus loin que la réponse que je t'ai déjà donnée ? Je ne veux pas te mentir. C'est ça la raison. Quand je suis parti analyser cet artefact l'autre jour, j'ai été ensorcelé et j'ai failli lui faire du mal. Quand les choses sont rentrées dans l'ordre... je ne sais pas, j'ai ressenti quelque chose d'incongru. C'est tout. Je ne l'ai pas revue depuis. Je n'ai pas pris l'emploi au musée parce que je ne veux pas que tu t'inquiètes de me savoir près d'elle. Je ne veux ni briser ton cœur ni une autorisation de sortie. Je ne t'ai jamais été infidèle avec qui que ce soit. Et je ne vois pas comment je pourrais espérer coucher avec toi en te disant cela. J'ai juste vu que... ça te touchait d'une manière ou d'une autre. En sachant tout, tu peux apporter ta propre réponse à tes questions. Par contre...

 

Manius pose doucement ses couverts sur la table, s'empare du regard de Caecilia. Le sien est d'acier. Le ton est aiguisé. Il n'y a aucune hostilité dans sa voix pourtant, juste l'indubitable évidence qu'il ne plaisante pas.

 

— S'il y a une once de sérieux quand tu proposes de lui faire du mal, tu vas refouler ça tout de suite.

 

Il s'essuie les lèvres avec sa serviette comme s'il venait de se salir la bouche avant de se remettre à manger. 

 

— J'espère que tu pourras laisser ça de côté avec les nombreux autres écueils entre nous. Tu devrais essayer les vongoles, c'est délicieux.

 

D'un geste souple, le sorcier remplit deux verres d'eau en posant le premier à portée de son épouse. Il n'a rien à ajouter sur le sujet, ne sait pas comment être plus transparent. Si le langage de Caecilia est celui des émotions, le sien est celui de l'explication. Chaque question a sa réponse. Claire, sans ambiguïté. Vraie. 

 

— Tu veux me raconter l'histoire de l'autre Caecilia ? Ça m'intéresse. J'avais juste besoin d'en finir avec Ophelia.

 

Sa sincérité ne fait aucun doute. Manius est rentré chez lui avec un objectif, déterminé à confier une vérité difficile à la femme qu'il apprend à aimer comme il se doit. Maintenant que c'est fait, il a véritablement envie de l'entendre lui parler un peu d'elle ou de ce qui la concerne, fût-ce de loin.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 08/02/2026 à 21:57

Yeux suspicieux qui se plissent, plissent, plissent. La sorcière croise les bras : t’es sur la défensive, j’t’ai vexé ? Elle ne capte pas pourquoi il se sent obligé de mettre les choses à plat : il veut aussi qu’elle lui détaille ses coups de cœur par le menu ? Non parce que ça peut prendre son temps, sinon. Quelque chose d’incongru, c’est bien l’un de ses mots qui ne veulent rien dire, parce que Manius Fawley n’a pas l’air de savoir ce qu’il ressent, pourtant, il éprouve le besoin coupable de le lui partager.

 

Caecilia fronce les sourcils, moue dépitée. Heureusement que c’est quand même elle qu’il veut à ses côtés. Vous vous justifiez trop pour un homme innocent, Manius Fawley, articule-t-elle avec un brin de dédain dans la voix avant de glisser une bouchée de pâtes dans son gosier affamé.

 

Son mari n’a jamais eu l’air aussi assuré qu’en lui intimant de ne pas attenter à la vie de sa précieuse O-phé-li-a, la tireuse claque la langue, s’il pouvait avoir cet air-là en la prenant dans ses bras : pas une once mon cher, je ne toucherai pas à un cheveu de ta poupée de Musée ne t’en fais pas. Déjeuner soudain amer, elle ne comprend pas à quel petit jeu il se prête avec elle. Qu’est-ce qu’elle se fiche de son stupide béguin d’une seconde trente, elle l’a vue, la jeune femme poussiéreuse dans sa prison décorée, cette fille ne garde le cœur d’aucun homme, ça leur fait d’ailleurs un point commun jusque-là. Caecilia retient une grimace à cette pensée. Enfin, sauf si on me demande de l’éliminer, ajoute-t-elle rêveuse en imaginant la possibilité, et quel drame ce serait !

 

La tireuse n’aime pas le ton que prend son époux, la suffisance dont il fait subitement preuve avec ses propos ampoulés. Un peu perché sur l’arbre du savoir dégarni qu’il partage avec sa petite Ô fée Lya. Elle leur mettrait des claques à tous les deux. Elle passe une main songeuse dans ses cheveux humides, les secoue un peu pour délier les mèches plaquées. C’est déjà oublié, ment-elle au gardien de la vérité. Elle pique un coquillage pour suivre la recommandation de l’historien. Préserver juste un peu le lien.

 

Et puis, brusquement, le sujet de la boîte. Elle dépose ses couverts, glisse l’objet en direction de son époux, la mine soucieuse. La sorcière referme le couvercle pour indiquer à Manius les lettres gravées à sa surface, juste au-dessus du symbole de la famille Rowle. Tu vois, là, indique-t-elle en désignant le prénom Caecilia à peine visible sur le bois abîmé. Quand j’étais petite, je pensais que c’était pour moi, mais c’est beaucoup trop vieux en fait, ça colle pas, ajoute-t-elle pensive en reprenant une bouchée.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 09/02/2026 à 03:29

Elle le dévisage, se permet d'inverser les rôles. Son agressivité à peine contenue est le signe que le sujet l'affecte. Pas un mot plus haut que l'autre et pourtant ils sont bien en train de se disputer comme quand elle laisse la colère la submerger. Pourquoi rend-t-elle tout si compliqué ? Manius essaie de ne pas rentrer dans son jeu, de tempérer ses provocations. 

 

— Je ne suis pas vexé. 

 

Tu l'es.

 

— C'est ma façon d'aborder les choses.

 

Pendant l'échange, quelque chose saute aux yeux. Caecilia ne parle pas. Elle insinue, elle menace, elle mord, elle feinte. Tout sauf être franche et établir un dialogue. Elle a dit qu'elle essaierait pourtant. Mais ça ne peut pas changer du jour au lendemain. Le sorcier ne peut qu'espérer qu'un jour ils pourront être sur la même longueur d'onde tous les deux. Pour l'heure il laisse couler l'acidité de sa femme sur une carapace étanche. Ou presque. Non seulement elle le cherche mais il s'avère qu'elle a très bien compris comment outrepasser sa patience. Quand elle suggère qu'elle pourrait être amenée malgré elle à s'en prendre à Ophelia, la mâchoire de Manius se crispe et il doit fermer les yeux pour dissimuler un regard noir.

 

— Ça ne risque pas, articule-t-il lentement.

 

Quand il estime avoir réprimé son agacement, il la regarde de nouveau. Tout ça pour essuyer un mensonge servi nonchalamment dans le blanc des yeux. C'est tout l'égard que Caecilia a pour l'honnêteté. Non, elle n'oubliera pas Ophelia. Tout comme lui n'oubliera pas la baguette braquée sur sa gorge, la gifle, le dégoût qu'il inspire à cette femme. Est-ce qu'elle ne se comporte ainsi qu'avec lui ou est-elle tout simplement comme ça, aigrie et acerbe ? Pas étonnant qu'Emfield se soit lassé si c'est le cas. 

 

La tension retombe quand Caecilia lui présente la boîte. Son expression a changé et elle lui désigne une gravure à son nom sur le bois vieilli. Il n'en faut pas plus pour éveiller la curiosité de Manius qui se penche sur la table et énonce déjà ses premiers constats alors qu'elle s'est à peine tue.

 

— C'est étrange que la figurine soit pétrifiée. Ce pourrait être le signe que quelqu'un a voulu cacher quelque chose. En restaurant le mécanisme, on pourrait essayer d'identifier la mélodie. Elle pourrait receler une information. À vue de nez, la boîte a l'air séculaire. Une datation plus précise nous donnerait une fourchette suffisamment restreinte pour déterminer quelle génération de ta généalogie est concernée. De là on n'aurait sans doute aucun mal à identifier la Caecilia à qui appartenait cette boîte. Les familles sang-purs conservent le plus souvent précieusement ce genre d'archives.

 

Sauf que. Manius bascule en arrière sur sa chaise en poussant un soupir.

 

— Je suppose qu'on ne va pas rendre une visite de courtoisie à tes parents et leur demander de nous montrer leurs souvenirs de famille. D'ailleurs... non laisse tomber. Tu m'as dit de ne pas m'en mêler.

 

La colère envers Cassius Rowle n'a pas décrue depuis le, à l'instar du reste de leur relation, désastreux dîner où Caecilia avait évoqué ce qu'il lui avait fait subir. Elle était même exacerbée par l'interdiction qu'elle lui avait fait de se pencher plus avant sur cette histoire. Comme si elle avait deviné les sombres intentions qu'il avait fomenté dans son ivresse. Étrangement, la sobriété ne rendait pas beaucoup moins tentante l'idée de condamner le père Rowle au tourment éternel. Qui avait-elle essayé de protéger alors ? Elle-même et sa rancune ? Son paternel et sa monstruosité ? Manius et sa folie ? Pour échapper à l'amertume de ces pensées, l'historien se rattrape à ce vestige que Caecilia lui a présenté.

 

— Il y a toujours les archives de l'administration civile. Ce sera plus fastidieux bien sûr mais j'ai le temps. Je pourrais fouiller un peu pour en savoir plus. Tant que je n'ai pas de travail. Ça m'occuperait. Enfin, si tu veux en savoir plus sur cette Caecilia du passé.

 

Quand il reprend sa fourchette en main, Manius ne fait que triturer distraitement son repas. Il n'a plus ni la faim ni le goût de manger. Cette joute verbale à demi-mots avec son épouse et l'ennui de sa vie sans la recherche qui le passionne lui ont coupé l'appétit. Que pouvait-il faire ? Il a besoin de fuir à nouveau le foyer, trouver quelque part la stimulation qui lui manquait. Mais Poudlard n'a pas besoin de lui, il ne peut décemment pas retourner auprès d'Ophelia et reprendre les expéditions revient à abandonner tout effort pour construire quelque chose avec Caecilia. À moins que...

 

Vous vous justifiez trop pour un homme innocent, Manius Fawley. Si elle voulait jouer à ce jeu, pourquoi ne pas entrer dans la partie ? Après tout, puisqu'il est effectivement innocent, qu'est-ce qui l'empêche de retourner travailler au musée de Godric's Hollow ? Ce n'est pas comme s'il était redevable de quoi que ce soit envers Caecilia. Et puis, il pourrait infirmer ce qu'il lui semble avoir ressenti pour Ophelia et mettre son cœur à l'aise avec ce trouble. Ou risquer de confirmer. Auquel cas... il serait toujours temps d'aviser.

 

Ses yeux s'égarent dans une contemplation distraite de Caecilia. Mener une petite rébellion contre une sorcière aussi douée lui paraît ridicule au fond. Que ferait-il si elle braque encore sa baguette contre lui ? Si elle se glisse à nouveau dans son esprit ? La réalisation le frappe soudainement. Elle est legilimens. Il est sans défense face à elle si l'envie lui prend de réitérer son intrusion. Rétablir, dans la mesure du possible, le déséquilibre entre eux pourrait être un bon point de départ. Étudier l'occlumancie l'occuperait sans doute bien assez pour se donner le temps de réfléchir à ses options professionnelles.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 09/02/2026 à 09:16

Caecilia hausse un sourcil en dévisageant son mari pour vérifier s’il cache dans son regard une once de sincérité ou s’il est copieusement en train de se payer sa tête. Peut-être un peu des deux finalement, ce ne serait pas si incompatible

Contrairement à eux.

 

Non t’as raison, répond-elle à propos d’Ophelia. Jamais cette sorcière ne représentera un danger suffisant pour mobiliser sa femme et, quoi qu’il en soit, sa mort de la main de la tireuse n’améliorerait pas leur relation.

 

La jeune femme cherche, sur son visage, un indice pour lui prouver que l’homme qui lui fait face est bien le même que celui qui l’a prise dans ses bras il y a quelques jours à peine. Ce sorcier au regard de désir qui la voulait allait explorer les raisons de l’aimer. A priori, il préfère examiner ses minuscules torts personnels à la loupe pour vérifier, se confirmer dans sa petite tête qu’il est bien le sorcier blanc et immaculé qu’il pense être. Caecilia, elle, n’a posé qu’un orteil sur le chemin de la rédemption : il a un gout de gomme à la menthe. Un parfum qui lui manque soudainement d'ailleurs dans les crèmes du déjeuner. Un peu trop bancale et tordue donc.

 

Les glucides ne font cependant pas long feu dans son assiette, peu importe les coups de théâtre de Manius à présent, son corps a trop besoin d’énergie. Une petite séance d’entraînement avec Prisca dernièrement le lui a bien fait comprendre. Elle écoute attentivement l’avis de Fawley sur l’ancien objet. Étrangement, son monologue ne l’agace plus quand il la concerne directement. Caecilia se mord la lèvre, un peu songeuse en rapprochant la boîte à musique de ses yeux. En fait, c’est moi qui ai pétrifié la figurine, avoue-t-elle avec détachement, j’ai ouvert la boîte toute à l’heure et la musique m’a un peu elle cherche le bon mot agressée.

 

Une flopée de mauvais et douloureux souvenirs sur ses épaules, voilà tout : puisse l’ancienne Caecilia la pardonner. Quand l’historien évoque ses parents, elle se souvient rapidement de sa réaction le soir où il l’a surprise avec Scott, ses recommandations inutiles sur le fait de ne pas retourner vivre avec son bourreau. Manius n’est pas souvent en colère, encore qu’avec elle… 

La jeune femme lui lance un regard hésitant.

 

T’accepterais ? Une interrogation lancée dans le vide qui ne veut rien dire, simplement pour tâter le terrain. De euh et brusquement, elle ne fait plus du tout la maligne avec ses petites phrases tranchantes, de retourner les voir avec moi ? S’il n’en était pas déjà persuadé, le sorcier doit sans doute penser qu’elle a totalement disjoncté, mais il y a, au fond d’elle-même, des traits qu’elle ne parvient pas à oublier, une légère culpabilité qui lui ronge à elle aussi le cœur : le visage doux aux yeux éteint de Valeria Rowle.

 

La Fawley récupère la baguette qu’elle avait abandonnée au profit de ses couverts, attend de capter le regard de son mari pour continuer : j’vais essayer de dire les choses comme toi, alors elle serre un peu trop ses mains contre sa baguette, éviter le ton détaché, la voix trop embuée, quelque chose comme un juste milieu entre les deux : mon père est un monstre, tortionnaire, fou furieux quelqu’un de mauvais, choisit la sorcière avec précaution, mais j’aime ma mère de tout mon cœur, avoue-t-elle finalement, mais elle est comment le verbaliser ? complètement sous son emprise, elle le craint, mais elle l’aime aussi et pas facile de jouer à s’exprimer comme un Manius Fawley, enfin j’ai souvent pensé à essayer de la sauver, mais la situation est délicate et je pense qu’il y a des gens qui ne veulent pas être sauvés, termine-t-elle avec un regard appuyé vers son mari qui doit sans doute entendre le sous-texte, même si c’est pour leur bien.

 

L’assiette se vide tout de même et la sorcière glisse un nouveau chewing-gum entre ses lèvres pour ne pas penser à la cigarette qu’elle meurt d’envie de fumer : mais j’donnerais beaucoup pour avoir le courage d’aller la revoir, avoue-t-elle après un petit moment de silence. Peut-être qu’elle sait, elle, qui était cette Caecilia d’autrefois et ce que son paternel a voulu lui offrir comme héritage avec cet homonyme.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 09/02/2026 à 15:00

La discussion prend une tournure inattendue qui extrait Manius de ses songes et lui fait poser un regard un peu ébahi sur Caecilia qui s'ouvre à lui. Qui essaie de parler comme lui. Ces mots lui arrachent un sourire, attendrissent ses yeux. Jusqu'à ce que l'explication au sujet des relations compliquées entre les Rowle barre son front d'une ride soucieuse. Même si le sujet est évidemment difficile pour la sorcière, Manius retrouve un peu de cette satisfaction de communiquer avec elle, de la voir se confier à lui. Quand elle a fini de parler, il trie méthodiquement les éléments par ordre de priorité afin des revenir sur chacun en temps voulu. Comment échanger avec Caecilia, l'aider à entreprendre des démarches familiales, la boîte à musique dont elle a qualifié la mélodie d'agressive. Cela l'intrigue particulièrement et il brûle de presser son épouse de questions à ce sujet mais pour cette fois il doit laisser ça de côté momentanément.

 

— Merci de me confier tout ça. Je sais que ce n'est pas simple pour toi de mettre des mots sur ce que tu ressens. C'est un peu l'inverse de moi qui doit verbaliser mes émotions parce que je ne sais pas les montrer. Ce serait peut-être plus facile d'apprendre à comprendre le langage de l'autre avant d'essayer de le parler ? Simple suggestion. Ma mauvaise manie de chercher des solutions.

 

Il boit une gorgée d'eau, se donne le temps de la réflexion. La situation des Rowle est manifestement complexe, pas le genre de nœud qu'on défait d'un geste. Surtout quand on s'appelle Manius Fawley. Mais Caecilia, elle, connaît sa famille. S'il lui apporte le soutien dont elle a besoin pour l'affronter, elle sera capable d'accomplir quelque chose de significatif.

 

— Bien sûr que j'accepte de voir tes parents. Et je te promets que je ne laisserai pas ton père te faire le moindre mal. Il n'aura pas un mot de travers pour toi que je tolérerai. Concernant ta maman... tu as raison. Ce n'est certainement pas moi qui trouverai une solution. Mais toi, tu peux. Je serai là pour t'épauler.

 

Nouvelle pause tandis que Manius médite sur le sujet. Ce regard plein sous-entendu qu'elle lui a lancé en parlant de Valeria Rowle. S'ils parvenaient à aider cette femme, il s'aideraient eux-mêmes sans l'ombre d'un doute. Comme si Caecilia avait besoin de ça. Ce qui inquiète l'historien, c'est sa propre patience qu'il sait ne pas être suffisante pour rencontrer Cassius sans risquer de déclencher un conflit. Mais peut-être que c'est un fait qu'il pourrait tourner à son avantage en réalité. Manius pose un regard déterminé sur son épouse.

 

— J'aurai des questions à te poser à propos de cette boîte mais laissons ça de côté dans l'immédiat. Je te propose d'inviter tes parents à dîner. Qu'en penses-tu ?

 

Manius fait cette suggestion avec un sourire plein d'assurance, un peu complice. Comme s'ils étaient deux adolescents rebelles en train de fomenter un coup fourré. L'improbable couple Fawley uni pour atteindre un objectif commun. Peut-être ce dont ils ont besoin.

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 09/02/2026 à 16:37

C’est drôle comme c’est quand tout va mal qu’elle se sent à sa place. Reine du mélodrame, performeuse de la douleur, comédienne principale de La vie de Caecilia Fawley. Le désordre est son royaume, elle s’y promène avec une traine de larmes, la bouche peinte couleur colère. La sorcière se sent plus vivante à la nuit tombée, quand les ombres lèchent des pans de murs où l’on peut se cacher. Elle se sent grisée par la confrontation, sort ses paroles tragiques comme autant de lames acérées. Pleine et entière, le grand saut dans les émotions qui la traversent comme une poupée de chiffon.

 

Est-ce sa faute ? Pas vraiment.

Petite fille ballotée entre les paires de claques et les sautes d’humeur. Les larmes de sa mère, les menaces de son père. C’est à ça que ressemble le mariage pour elle.

 

Les mots de Manius, ses gestes tendres ressemblent à de la haine en suspens. Un langage qu’elle ne parle pas. La sorcière se demande soudain si c’est pour cette raison que sa main a si facilement trouvé le chemin de la joue de son époux dans un accès de colère. L’idée lui retourne subitement l’estomac, pardon de t’avoir frappé, s’exclame-t-elle subitement alors que son mari l’entraînait sur un autre sujet. Mais cette gifle n’était qu’une occurrence parmi d’autres après tout. Ses cris, sa baguette contre la gorge du sorcier, Caecilia est une tempête ambulante. Exactement comme lui.

 

Tout se brouille un peu sous ses yeux. Elle lance un regard chargé de reproche à Eleftheria comme si la baguette avait pu la retenir, la prévenir de ce qu’elle reflétait en se conduisant de cette façon avec le Fawley.

 

Manius veut être un soutien, il la remercie, tente de rétablir la communication, se montre présent, prévenant toujours avec ses beaux mots bien choisis, ses belles phrases bien construites qui donnent une impression d’ordre et de sécurité. Pas de clope, pas de clope, pas de clope, sa mâchoire se serre trop fort. Elle s’imagine un instant nez à nez avec ses parents qu’elle n’a plus revus depuis sept ans, juste après son mariage, un dernier regard pour sa mère et à présent l’absence. Presque reniée, peut-être n’était-elle même pas inscrite sur leur testament.

 

Caecilia n’a soudainement plus envie d’être là, assise face à son mari et ses belles propositions qui lui déchirent l’âme en deux. Elle aurait bien besoin de sortir se dégourdir les jambes, reprendre quelques foulées pour laisse la maladie achever de la terrasser, se sentir crever une bonne fois pour toutes parce que, définitivement, elle se dégoûte.

 

J’t’ai frappé, murmure-t-elle une deuxième fois interdite avant de mordre sauvagement ses lèvres pour s’empêcher de pleurer. La tireuse respire, relève la tête pour affronter à nouveau le regard de son mari. J’suis désolée vraiment je, une gosse complètement paumée qui réalise son geste des années après la guerre. La violence physique et symbolique face à un homme qui avait quoi exprimé son avis ? Osé la contredire ? Tout plutôt que de rester assise là, Caecilia voudrait s’enfuir, mais elle a promis d’essayer, alors, malgré le trouble dans lequel semble la plonger la mention de son père, elle tente de raccrocher la conversation. 

 

Oui, la voix faible, un dîner ici. Merci Manius, ce-c’est gentil. Elle dévisage l’historien pour essayer de croire à ce qu’il dit quand il lui assure qu’il sera prêt à affronter son père au premier mot de travers. Ne le prend pas mal, mais j’pourrais pas te protéger face à lui je la tireuse essuie ses yeux d’un geste léger, c’est de Prisca et sa batte dont elle aurait besoin dans cette situation, mais Prisca est l’une des raisons qui explique la haine de son père envers elle alors… Caecilia respire un grand coup pour tenter de retrouver ses moyens : okay, pardon, on peut y penser, mais j’suis pas prête là j’crois. Et d'ajouter : désolée, j'ai encore parlé ma propre langue, un sourire un peu triste.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 09/02/2026 à 20:47

Le brusque changement de sujet et de ton de Caecilia amplifie l'inquiétude d'un Manius surpris. Puis elle reprend là où la conversation a été brièvement interrompue. Quel lien y a-t-il entre la famille et les soudaines excuses de la sorcière ? La logique de l'historien rassemble les fragments : son père qui l'attachait dehors, qu'elle a qualifié de connard, de mauvais, la crainte de sa mère, le courage dont Caecilia a besoin pour revoir ses parents. Les pièces forment le portrait d'un homme tyrannique, probablement violent, qui a dû maltraiter femme et fille sans doute bien au-delà de ce qui a été dit.

 

Ils sont donc tout à fait semblables finalement, elle et lui. Une petite fille qui recourt à la violence et au désespoir parce qu'elle n'a appris que ça face à un garçonnet dont la devise familiale est marquée au fer blanc dans son esprit : le devoir est stoïque. Elle frappe et pleure. Il obéit et encaisse. Mais au fond, c'est du pareil au même. Chacun doit trouver la sortie de ce maelström piégeur et se construire soi-même. 

 

Pour l'heure, Manius doit ravaler le sentiment atrabilaire qui gronde en lui comme un orage. Le dompter, le mettre en cage. Et le libérer quand ce sera nécessaire. Caecilia est en train de lâcher prise, affectée. Elle a besoin d'un mari qui arrive à compatir, qui la ramène doucement vers la stabilité. Si seulement il savait partager ses émotions comme elle. Pas encore, elle devra se contenter d'une tentative de compréhension. Le sorcier se lève, passe derrière elle et l'enserre dans ses bras en posant sa tête contre l'épaule de la jeune femme.

 

— Ça va. J'ai vu ce que tu ne sais pas dire. 

 

Un baiser sur la tempe.

 

— J'enverrai l'invitation quand tu seras prête. Autorise-moi une fois à te protéger de lui, à être ton rempart. Je serai à la hauteur.

 

Il lui saisit le menton, tourne sa tête vers lui pour l'embrasser tendrement.

 

— Et j'accepte tes excuses. Pas pour te faire plaisir ou te rassurer. Pas parce que je peux encaisser une gifle. Mais parce que je comprends pourquoi tu as réagis comme ça. Et ce n'est pas ta faute.

 

Manius contourne la chaise, pose un genou à côté de son épouse en prenant sa main dans les siennes. Il la couve d'un regard doux, d'un sourire encourageant.

 

— Tu as quelque chose de prévu cet après-midi ? Sinon, on pourrait s'occuper ensemble. Élucider les secrets de cette boîte ou sortir d'ici, allez quelque part n'importe où. Essayer d'être un peu nous, Caecilia et Manius. Pas Rowle ni Fawley, pas ce qu'on nous a appris à devenir. Chercher ce qu'on pourrait être.