Harry Potter RPG

Liste des messages de Solange Valombre

Solange Valombre

Femme

17 ans

Sang pur

Française

Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 21/01/2026 à 06:43

Le brouhaha incessant des étudiants anglais me faisaient soupirer. J'avais beaucoup de mal à me concentrer déjà pour ne pas faire de bêtises, mais avec tout ce vacarme, c'était mission quasi-impossible. Du coin de l'oeil, J'observe me professeur qui n'avait pas lever un petit doigt pour remettre les choses au clair et calmer les insupportables voisins de classe. Et quand je vis un élève couper une blanche pour faire tomber les pommes, c'était trop pour moi. Il laissait martyriser un arbre de ce type ? Il avait son diplôme au moins Ravental ? Parce que là... Et Diane qui semblait être aussi perdue et agacée que moi, mais qui prenait toutefois la chose avec sérieux et commençait à créer une sorte de joli bavoir qui lui permettrait de récupérer la ou les pommes sans les abîmer. C'était une excellente idée. Je pense que ça suffira. J'en avais aucune idée mais il fallait bien faire quelque chose après tout. 

 

J'observe les cinq trublions et l'escabeau et je soupire. Il y en avait pas un pour rattraper les autres. Il était inutile de leur demander de leur prêter, ça allait partir en fizzwibizz. Je me souviens d'un capitaine français, Robert Surcouf. Il est entré dans un bar avec des corsaires anglais. Ils lui ont dit "vous les Français vous vous battez pour l'or, nous pour l'honneur et l'élégance", le corsaire français à simplement répondu "nous nous battons pour ce que nous avons pas encore.". Je trouvais que c'était une référence adaptée à notre situation. Les anglais n'avait pas l'élégance et la classe française. J'espérais que cette anecdote d'un autre temps soit une bonne réponse pour mon amie. Mais bon, je partais souvent trop loin dans mes sources historiques. 

 

Il était toutefois temps de trouver un autre moyen d'aller vers les pommes. Je fronce les sourcils et je regarde autour de moi. Les tables étaient placées contre les parois de la serre. Je décide de relever mes manches et d'en pousser une en dessous des pommes. Puis pointe ma baguette sur la table. Je pourrais te faire léviter en dessous. Mais pour cela je devais déjà réussir le sortilège, la laisser monter et lever ma baguette pour la faire monter plus haut.

La table s'élève à quelques centimètres. Je dois abaisser la baguette pour permettre à Diane de monter dessus. Une fois fait,  je fais léviter l'escabeau se fortune sous l'arbre.  Fais moi confiance.  Je n'aurais plus qu'à utiliser la Manumagie de l'autre main au besoin. 

Solange Valombre a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Myriade !

Sortilège
Sortilège de Lévitation
Difficulté
4
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La table s'élève à quelques centimètres. Je dois abaisser la baguette pour permettre à Diane de monter dessus. Une fois fait,  je fais léviter l'escabeau se fortune sous l'arbre.  Fais moi confiance.  Je n'aurais plus qu'à utiliser la Manumagie de l'autre main au besoin. 

Autres résultats possibles

La table s'élève de quelques millimètres au-dessus du sol et se stabilise complètement. Diane pouvait grimper dessus facilement pour aller récupérer les pommes sous l'arbre. Une fois qu'elle soit bien installée, je fais léviter l'escabeau se fortune sous l'arbre. Je n'aurais plus qu'à utiliser la Manumagie de l'autre main au besoin. 

La table se soulève mais se retourne dans les airs. Bien trop dangereux de monter dessus... 

La table ne bouge pas. Le sortilège avait complètement raté, mais j'avais réussi à la teindre en un vieux lilas tout moche. Désolée....


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 20/01/2026 à 05:40

J'observais les autres, patiemment. Parfois il valait mieux observer et faire. Après tout, si ça ne marchait pas ou si ça explosait, ce ne serait pas sur moi. Je n'avais aucune fichue idée de comment ramasser ses pommes de malheur mais je pouvais au moins m'amuser à chauffer le tissus avec le sel. Après tout, j'étais en général assez douée avec les sortilèges... D'autant plus que Lady Di n'avait pas l'air de comprendre pourquoi on faisait tout ça puisqu'elle n'avait pas vraiment bougé jusque là. Je prends le linge avec précaution, et le place devant moi avant de sortir ma baguette et le tapoter du bout du bois, en lançant l'enchantement de réchauffement. 

 

- Calidum. J'espérais que ça marcherai suffisamment pour ne pas abîmer ces maudites pommes de ce maudit pommier de ce maudit prof. 

 

 

 

Une petite loupiote s'allume à la pointe de Myriade et réchauffe de plus en plus le tissu l'emmenant à la bonne température. 

 

- Je crois que c'est bon, je te laisse faire la suite ?

Solange Valombre a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Myriade !

Sortilège
Enchantement Réchauffant
Difficulté
4
Résultat D20
11
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Une petite loupiote s'allume à la pointe de Myriade et réchauffe de plus en plus le tissu l'emmenant à la bonne température. 

 

- Je crois que c'est bon, je te laisse faire la suite ?

Autres résultats possibles

Le tissu de lin prends parfaitement la chaleur. Je regarde et touche le tissu du bout des doigts avec une réelle satisfaction dans le regard avant de me tourner vers la française. 

 

- C'est à ton tour !

Une lumière apparaît au bout de la baguette. Mais la chaleur est trop faible. Il allait falloir recommencer. Je touche le tissu en soupirant. J'étais douée en enchantement pourtant ! 

 

- Miséricorde... 

Rien. Nada. Kaput. L'expression que mon visage passe de l'étonnement au dégoût pour moi même. Alors c'était ça la majeure de promo de l'ancienne étudiante de Beauxbâton ? En plus de rater ses cours de Botanique, elle ne savait même plus lancer un sort ? Je grimace, fronçant le nez d'agacement. 

 

- Je l'ai fait exprès. Pour voir si tu suivais. 

 

Oui. De mauvaise foi en prime. J'avais juste envie de sortir de là. 


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 17/01/2026 à 23:20

Le cours commença finalement, par un extrait tout droit tiré d'un livre dont je ne connaissais ni la provenance, ni réellement le contenu jusqu'à ce que le Professeur Ravental nous explique sa source. C'était un de ces livres que je n'aurai jamais pu trouver dans la bibliothèque familiale de notre manoir. Du moins, si cela avait été le cas, il aurait vite été supprimé par Mère. Ce qui était pour le coup bien dommage. Je tentais de me remémorer la phrase du professeur. Par chance, ce n'était pas ma plus grande faiblesse que celui de retenir des pamphlets et versets venus d'ouvrages aussi ancien que celui de la genèse. J'y voyais là une forme d'indice sur la chose à faire afin de cueillir une pomme ou deux de cet arbre aussi fascinant que... dangereux, surement. Mon regard suit la craie blanche qui trace le destin de mon ou ma future partenaire d'infortune. Je n'avais jamais vraiment excellé dans cette matière - pauvre monsieur Ravental - mais j'exerçais toutefois mon sérieux et mon implication. Diane, pensais-je, le sourire aux lèvres. Une pointe d'excuse au fond de mes yeux vert d'eau.  

 

Je m'approche d'elle, gardant mon sourire. Une amie de l'école dont je faisais partie, Beauxbâtons, avant que je me retrouve en France après le décès de Père il y avait de cela déjà deux ans. Son arrivée ici avait été une source de bonheur dont je ne soupçonnais pas l'importance. Bonsoir Lady Di. Je reprenais mon surnom pour elle, ayant toujours apprécier l'appeler comme une ancienne princesse anglaise très apprécié de ce peuple brittonique, et ceux dans ma langue natale. Mon petit côté historienne qui ressortais évidemment. J'avais toujours considéré que c'était une sorcière qui avait été assassinée pour des raisons plus ou moins obscures. Il était si facile de faire gober aux moldus un simple accident de la route après tout. Les Oubliators faisaient cela tout les jours. Je crois avoir trouvé un moyen de ramasser ces pommes, mais...  j'ai bien peur d'avoir tord, ce n'est toujours pas ma matière de prédilection... Je glisse mes ongles vernis de noirs dans mes cheveux de même couleur de corbeau pour les rejeter légèrement en arrière. "Faire pleuvoir le ciel sur Sodome"... Je voyais plus d'eau, mais le souffre et le  feu sur Gomorrhe me fait plutôt penser à du sel. Penses tu que nous devions en jeter sur l'arbre? Non. Décidément j'étais pas très à l'aise avec cette fichue matière. Je soupire et me mord la lèvre, observant les autres. Peut-être que l'idée germera. 


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 10/01/2026 à 20:43

Je tourne délicatement mes yeux verts  en direction des deux françaises près de moi, tout en fronçant légèrement les sourcils, concentrée par les mots courtois de Viviane qui semblait en savoir long sur ce pommier étrange. Mais l'attention de la française est vite reporté ailleurs. Je la remercie cependant d'un léger signe de tête par politesse, pour son explication. J'étais, moi-aussi, issue de bonne moeurs malgré mon apparence décalé. Mais il fallait bien une bizarrerie de plus dans le lot des sangs-purs venues de Beauxbâton. L'excellence française et l'élégance battaient la mesure devant nous.

 

Je souris également à l'entrée d'Athenaïs sans réellement bouger de ma place. Les deux femmes savaient à quel point je pouvais être gauche dans ce cours. Peu importe, j'excellais bien plus dans le cours d'Histoire de la Magie après tout. Une fois les salut tions à la jeune Serdaigle faite, je penche légèrement la tête au commentaire insolemment provocateur du professeur envers sa fille. Je souffle alors en français, et en réponse à Viviane et Athenaïs.

 

- Je ne saurais dire qui est le plus déstabilisé des deux. Je marque un petit temps d'arrêt et je croise mes bras observant les pommes arrivées à maturité sur les branches de l'arbre. Je n'avais jamais vu de mes yeux un arbre de cette variété, n'ayant finalement que peu voyagé depuis la mort soudaine de Père. Je pense sincèrement qu'il aurait apprécié le cours. 

 

- Vous semblez bien connaître le sujet toutes les deux. Avaient-elles déjà vu un pommier de sodome ? S'étaient-elles déjà occupée de cette espèce d'arbre aux couilles pendues ? J'en avais aucune fichue idée. Mais en présence des deux jeunes femmes, je me sentais, dans un sens, plus à mon aise entouré de tout ces britanniques. 


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 10/01/2026 à 11:03

Il faisait un froid de canard dehors. Mes mains s'étaient réfugiées d'elle même dans la doublure de ma cape chaude. Un bonnet noir sur les cheveux, je m'avançais en trottinant jusqu'aux serres, théâtre de mes émois. Ces cours étaient ma Némésis. Bien que je m'appliquais toujours, je n'avais pas, comme qui dirait, la main verte. Au contraire. Je versais trop d'engrais, pas assez, je coupais les feuilles trop tôt, trop tard, ou je blessais inutilement la plante en sectionnant une brindille un peu trop près de la cime. En conclusion: une catastrophe ambulante avec deux mains gauches et une épaule qui faisait tomber les pots un par un sur mon passage. Le pire ? C'est que j'aurais préféré le faire exprès. 

 

J'entre enfin dans la serre numéro trois et soupire de soulagement quand je sens la température grimper en flèche sur mes joues et contre mon corps. Je me débarrasse de ma cape que je plie et dépose sur une table, et de mon bonnet. Mes cheveux noirs, électrisés, s'élèvent un peu dans les airs, mais qu'importe. Je restais toutefois au fond de la classe, en saluant poliment le professeur, ayant peur d'avoir assez de force et de gaucherie pour renverser cet arbre et ce pour gigantesque. Évidemment, il n'y avait aucun risque. MAIS... Sait-on jamais. 

 

J'observe plus en détail l'arbre, et je souris légèrement en coin. Ce n'était pas un cours tout à fait banal que de le faire aussi tard, la lune éclairant le chemin des serres. L'arbre ressemblait fortement à.... 

 

- Un pommier de sodome... Je souris. Les connaissances, pas de doute, je les avais avec grand brio. C'était un arbre qu avait jadis était rebaptisé "arbre a couille" par les légionnaires à cause de la forme peu flatteuse des pommes ovales. Les dessins dans les livres et la théorie j'avais. Ce que je n'avais pas... C'était dans nul doute la pratique. Je fus automatiquement rassurée. Baguette, connaissance, sans protection, voilà ce que j'appréciais dans la bouche de l'homme. J'étais curieuse cependant. Allions nous ramasser ces fruits qui semblaient mûrs ? J'observe autour de moi. Du sel. Et des tissus de lin. Je fronce les sourcils et je réfléchis. Et puis je compris.

 

- Professeur, nous allons l'aider pour qu'il survive au gel ? C'était une question tout à fait innocente. Je savais que les pommiers de sodome étaient en général situé dans les pays d'Orient ou sahariens. Alors les températures glaciales de l'Écosse n'étaient pas faites pour lui. Mais.. pourtant, il était dans les serres. Alors... Pourquoi ? J'étais de nature curieuse il était vrai. Peut-être un peu trop. Mais ça marquait mon implication malgré tout. 

 

 


Lardinage du nouvel an

Message publié le 10/01/2026 à 10:40

J'avais passée les fêtes des vacances de Noël en France pour rejoindre mère et survivre à une myriade de soirées mondaines en sa compagnie. Un petit trophée que l'on montrait aux meilleurs partis de sangs-purs français. "Tu verras que certaines familles de sorcier valent mieux que d'autres." M'avait-elle sortie avant de donner une horrible robe à flanelle que j'avais porté. Ah ! J'étais aussi entiché qu'un poisson posée sur la plage sur laquelle il s'est échoué. Les rares temps où je pouvais finalement me reposer, je les avais passé à travailler sur mes devoirs, pour rattraper le temps perdu à courir le guilledoux. En bref, des vacances peu reposantes. Je m'en serais parfaitement bien passé. Prendre l'air, souffler un peu me ferait du bien moi qui n'était pas sorti depuis... L'année dernière du coup. Avant les vacances. Et là encore je n'en avais aucun souvenir comme j'avais toujours le nez collé sur ces pages de vieux manuscrits d'Histoire de la Magie que je ne quittais que très rarement. J'avais même commencé à écrire quelques thèses de mon côté, pour le simple plaisir d'apprendre et de découvrir. C'est de la force des convictions que dépend la réussite.  Donc il était temps pour moi de me dépoussiérer un peu et de jouer la carte de la douce sociabilité. Enfin. 

 

Je trouve mon courage, et laisse un sourire se dessiner sur mes lèvres avant de rejoindre le petit rassemblement. Monsieur Ravental nous dépassait tous d'au moins deux têtes. Il était facile de le reconnaître. Et moi, j'avais au moins une tête de moins que les autres. J'étais pas très gâtée en terme de taille il fallait bien l'avouer. La petite gothique du château, avec les yeux maquillés de noir qui faisait ressortir mon vert d'eau, ma bouche naturellement rose assombrie d'un rouge aux couleurs de la cendre et mon uniforme rouge et or affublé non pas d'une chemise blanche mais noire. 

 

- Bonjour professeur Ravental. Comment allez vous aujourd'hui ? 

 

J'étais en général une bonne élève. Sérieuse, appliquée, bien que les plantes n'a jamais été vraiment mon fort. Je ne posais jamais de problème, discrète et soucieuse de rester parmi les meubles comme chère mère me l'avait appris. Se taire, écouter, hocher la tête poliment, et rester assise. Ça, c'était en général dans mes cordes. Mais ma gaucherie avait déjà coûté quelques pots de plantes plus ou moins rares au pauvre professeur de botanique. Ce qui m'a valu une belle beuglante rouge sang en pleine matinée dans la grande salle. Une chance que beaucoup ne parlaient pas français. Cela aurait ajouté à ma honte. 


Ce rêve creux

Message publié le 10/01/2026 à 10:17

Je sentais l'excitation flotter dans la classe. Une ambiance feutrée, mêlée de petites touches électriques. Le cours en lui même semblait être un sujet intéressant. Nos rêves étaient-ils prophétiques ? Étaient-ils le reflets de nos désirs enfoui ? Et pour ceux qui se souvenaient jamais de leurs rêves... Pouvaient-ils simplement trouver les réponses à leurs questions ? Je n'en savais rien. Je me contentais simplement de rêver, sans chercher à connaître réellement les réponses et les symboles. C'était un secret de mon inconscient que j'osais pas ouvrir. Une boîte de pandore dont le coffre de pudeur allait bientôt s'ouvrir pour un autre camarade. Je soupire légèrement. Non que cela m'ennuyait, mais ouvrir mon coeur à l'inconnu ne me plaisait guère.

 

- Soit.  *Je repose mon parchemin et ma plume, pour tenter de me remémorer mes rêves de la nuit passée. J'en avais deux. Deux qui me semblaient aussi clairs que de l'eau de roche parmi le reste que ma tête avait préféré oublié, croisent mes doigts entre eux, retourne mes bras et fait craquer en douceur mes phalanges. 

 

- J'ai rêvé que j'étais sur la berge d'un canal. Allongée. Une pierre s'est glissée de ma poche crevée. Et elle a roulé, roulé, roulé encore et encore. Mais plus elle roulait, plus elle grandissait, dans s'arrêter. Elle passait à travers les champs et les maisons pour au final dépasser les toits. Mais elle n'a jamais cassé ou blessé quoi que ce soit. Elle a juste... Suivi sa route encore et encore. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue par la suite.  Mes doigts glissent de nouveau sur le parchemin, et je baisse la tête, un peu confuse. Les joues légèrement chauffé par l'intime que j'avais soufflé. J'espérais ne pas connaître la réponse à un tel rêve. Tenir un journal onirique... Pour partager les choses avec les autres, c'était... De la pure perversité. Je n'aimais pas cela. Mes doigts se glissent dans les cheveux et je regarde ailleurs, le temps que le jeune slave en face de moi essaie de décortiquer les rêves comme le chirurgien décortique un patient lors d'une opération. Le corps n'était pas simplement mis à nu. Il y avait les muscles, la chair, l'être entier. Même l'âme ne pouvait échapper à la magie. 

 

- Si tu ne trouves rien,.j'en ai un autre plus commun. Je vole simplement en pleine tempête, parmis la pluie et les éclairs. Et je n'ai pas peur. Et puis, là, ce serait peut être plus facile a trouver et un rêve moins.... Bizarre pour moi et pour les autres. Plus commun. Et on en parlera plus. 


Ce rêve creux

Message publié le 12/12/2025 à 06:19

Je le regarde approcher, traînant son pouf comme si le sol lui résistait. Curieuse. Voilà le mot. Je ne pensais pas me retrouver seule aujourd’hui,  pourtant c’est presque un soulagement quand il se plante devant moi et murmure son prénom, comme s’il m’offrait un mot de passe pour entrer dans son monde. Je redresse un peu mon dos contre le coussin, ajustant machinalement la manche de ma robe noire dont la dentelle pend au poignet. Je ne me considère pas vraiment goth, mais allez dire ça aux autres : cape sombre, cheveux trop noirs, livres d’histoire trop lourds. Ça crée une réputation.

Je lève les yeux vers lui, ce dénommé Sacha, et je sens un sourire léger effleurer mes lèvres. Au vu de son accent, ça devait être un jeune qui arrivait ici pour fuir la guerre. Encore un. 

 

- Solange, soufflais-je à mon tour.

 

Ma voix est douce, et je me rends compte que je parle un peu plus bas que la moyenne, comme toujours. Trop de temps passé dans les bibliothèques à chuchoter. L’ambiance feutrée de la salle me va bien, à dire vrai ; les rideaux chargés, l’encens, l’impression qu’on flotte dans un rêve. Ça change de l’austérité des salles d’Histoire de la Magie, même si je préfère mille fois les parchemins poussiéreux aux feuilles de thé qui s’agitent toutes seules. Je tire mon pouf un peu plus près du sien, un geste sans brusquerie. 

 

- On dirait que c'est toi et moi , dis-je avec un léger haussement d’épaules. Ça me va.

 

Je sens dans sa posture quelque chose de… crispé. Comme un chat qui n’a pas encore décidé s’il devait vous griffer ou vous tolérer. Alors je continue, pour rompre la glace, et aussi parce que la professeure continue de parler de chupacabras oniriques en agitant ses châles comme un spectre hystérique. 

 

- Tu veux commencer ? Ou je m’y colle ? Une petite lueur amusée passe dans mes yeux. Pour moi, raconter des rêves étaient très intime. Mais je préférais le prendre différemment. Comme un jeu sérieux. Pour me détendre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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