Hello !
C'est chose faite.
Bonne journée à toi :D
Hello !
C'est chose faite.
Bonne journée à toi :D
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Une nouvelle année commence !
Et cette année, tu le sens, tu vas pouvoir t'éclater dans les grandes largeurs ! Après deux longues années cantonné au château et au parc de l'école (bon on ne parlera pas trop de tes incartades dans la forêt interdite) tu vas enfin pouvoir te rendre à Pré-au-Lard en toute légalité. Alors oui, comme pour la forêt interdite, on ne parlera pas trop de tes passages - rapides hein - au sein du village sorcier en compagnie de ton frangin. Comme il le dit souvent : "C'est pas parce que c'est pas autorisé que c'est interdit !" Une phrase qui, certes, ne voulait pas dire grand chose - mais qui te permettait de te donner bonne conscience. C'tout de même pas de ta faute à toi si les règlements ne sont pas précis !
Quand tout le monde se mets à huer le discours du directeur, à titre personnel, ça te fait ni chaud ni froid. Le Quidditch : c'est pas ton truc. Quand c'est pas le balai qui t'expulse des hauteurs, c'est les cognards qui te pourchassent. Alors merci, mais non merci. Par contre ton frère lui, ça semble pas lui plaire des masses cette histoire de coupe annulée. Faut que lui le Quidditch, c'est son passe temps favori. Alors pour la forme - et pour soutenir un peu - tu te lève et tu beugles. Comme un veau. Bon pas trop longtemps non plus hein, pour la forme on a dit. Puis tu n'aimerais pas te faire remarquer dès le premier jour d'école. Manquerait plus qu'on te sucre ta belle autorisation de sortie superbement signée par Spike et t'aurait plus que tes yeux pour pleurer.
Tu laisses passer les mots, qui te volent au dessus comme une nuée de mouche au dessus d'une bouse, et t'apprêtais à reprendre ton repas là où tu l'avais laissé lorsqu'un bras vient te saisir par les épaules. Spike t'avait rejoint et tu ne tardais pas à découvrir pourquoi. Te retenant de pouffer de rire, tu ne peux t'empêcher d'objecter : Eh moi j'veux bien... mais qui irait croire ça ? Tout le monde l'adore, il va falloir plus que des bruits de couloir. Baissant un peu plus la voix, tu approches à ton tour la bouche de l'oreille de ton ainé : Si on veut rendre ça crédible, va falloir des preuves - et des solides !
Tu n'avais encore jamais mis les pieds dans la salle commune des Gryffondor ... mais quelque chose te disait que ça pourrait ne pas tarder à arriver.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Une nouvelle journée se lève sur Poudlard, et tu sens déjà l’excitation monter. Aujourd'hui, ce n’est pas tant les cours qui t'enthousiasment – soyons honnêtes, le cours de Potions, ce n'est jamais une partie de plaisir – mais plutôt ce petit rendez-vous clandestin que tu as réussi à organiser avec Spike. Ton frère, toujours fourré dans des affaires pas très claires, a réussi à dénicher une nouvelle combine pour explorer les cachots après le couvre-feu. Et toi, fidèle à toi-même, tu n'as pas résisté à l'idée de le rejoindre.
En arrivant à la Grande Salle pour le petit-déjeuner, tu prends place à la table des Poufsouffle. C’est un endroit où tu te sens toujours à l'aise, entouré de tes camarades, loin de l'atmosphère parfois étouffante des tables de Serpentard ou Gryffondor. Mais ce matin, ton esprit est ailleurs. Tu as encore dans la poche la petite note pliée en quatre que Spike t’a envoyée hier soir, te donnant rendez-vous à l'heure où les préfets font leur ronde.
Ton regard se perd sur la table des Serpentard, à l’autre bout de la salle. Tu repères facilement Spike parmi ses camarades. Son attitude est toujours la même : détendue, presque nonchalante, mais avec cette lueur malicieuse dans les yeux que seuls les Ryder possèdent. Il ne te regarde pas, bien sûr – trop risqué. Mais tu sais qu’il a un plan et que tu vas en faire partie. Ce petit frisson d'excitation, tu ne t'en lasses jamais.
Les cours de la matinée passent lentement, bien trop lentement à ton goût. Pendant le cours de Botanique, tu fais semblant d’écouter les explications sur les Tentacula vénéneuses, mais en réalité, tu es déjà en train de réfléchir à la meilleure manière de rejoindre Spike sans attirer l'attention. Pas question de se faire attraper cette fois-ci. Le coup de l’autorisation signée de Spike pour Pré-au-Lard, ça avait été brillant, mais tu sens bien que tu n’auras pas toujours autant de chance.
Quand la cloche sonne pour signaler la pause de midi, tu files sans attendre vers le parc. L’air frais te fait du bien. Tu marches un moment seul, loin du tumulte des autres élèves, et tu réfléchis à ce que tu pourrais bien proposer à ton frère. D’habitude, c’est lui qui mène la danse, mais aujourd’hui, tu as envie de marquer des points. Il y a cette rumeur qui court au sujet d’une salle cachée sous les cachots… Un passage secret qui mènerait directement aux cuisines. Peut-être que ce soir sera l’occasion parfaite pour aller vérifier ?
Tu te vois déjà en train de lui en parler. Ce soir, après le couvre-feu, lorsque vous vous retrouverez à l’endroit convenu. Ce n'est sûrement pas lui qui te dira que c’est risqué... après tout l'idée d'explorer les cachots de nuit : c'est son idée ! Spike adore les défis, et toi aussi. Après tout, c’est dans votre nature de repousser les limites.
L’après-midi défile à une vitesse folle. Tu te concentres à peine en cours, l'excitation grandissant à mesure que la nuit approche. Quand vient enfin l’heure du dîner, tu te glisses à la table des Poufsouffle, mangeant sans vraiment t'en rendre compte. Tes yeux suivent Spike du coin de l’œil, de l'autre côté de la salle, attendant le moment où il quittera ses amis pour se rendre dans son dortoir. C’est là que tu sauras que le plan est en marche.
Quand le repas touche à sa fin, tu files en direction des cachots, prenant soin d'éviter les couloirs trop fréquentés. Ce soir, tu n’es plus simplement Flynn Ryder, l’élève de Poufsouffle un peu farceur. Non, ce soir, tu es l’aventurier, le frère complice de Spike. Et l’aventure, tu la sens venir à grands pas.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
La nuit a été courte. Pas que tu sois fatigué, non. L’excitation, l’adrénaline, et peut-être un soupçon de nervosité t’ont empêché de trouver le sommeil. Maintenant que l’idée a germé dans ton esprit, il n’est plus question de reculer. T’as toujours su que ton don pouvait te servir à bien plus que de simples farces ou quelques évasions nocturnes. Mais c’est la première fois que tu l’utilises pour quelque chose de ce genre. Quelque chose qui pourrait vraiment avoir un impact.
Alors, tôt ce matin, alors que le château s’éveille doucement, tu te prépares. Dans un coin reculé des couloirs, à l’abri des regards indiscrets, tu fermes les yeux et laisses la transformation opérer. Une sensation familière parcourt ton corps, une vague de frissons qui te fait légèrement trembler. Tes traits s’étirent, tes cheveux changent de texture, ton corps s’affaisse légèrement. Quand tu rouvres les yeux, ce n’est plus Flynn Ryder qui se tient là.
C’est Basil Banks.
Tu prends une grande inspiration. C’est une chose de prendre son apparence, une autre d’adopter sa posture, sa manière de marcher, l'expression de son visage. C’est ça, le plus difficile. Tu n’as jamais vraiment fait attention à lui avant hier soir. Et maintenant, tu es lui.
Les couloirs sont calmes à cette heure-ci. Quelques élèves passent, mais personne ne semble faire attention à toi – à lui. Et quelque part, ça te serre un peu le ventre. Tu n’es qu’un visage parmi d’autres, invisible, insignifiant. Tu comprends mieux pourquoi personne ne fait rien. Tu continues ta route, ajustant ta démarche, baissant un peu les épaules, regardant le sol. Jouer ce rôle ne devrait pas être si difficile, et pourtant, t’as un drôle de goût dans la bouche.
Tu arrives bientôt devant le bureau du professeur Brooks. L’ombre de la porte se dessine devant toi, imposante, et soudain, un frisson parcourt ton dos. Ce n’est pas la première fois que tu t’infiltres quelque part sous une fausse identité, mais là, c’est différent. C’est pas un jeu. C’est pas une blague.
Tu vas devoir être convaincant.
Tu inspires profondément, une dernière fois. Puis tu lèves la main vers la porte.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tu attends depuis quelques minutes déjà dans les cachots, te demandant si Spike va réussir à te rejoindre sans encombre. Mais évidemment, tu te fais du souci pour rien. Ton frère finit toujours par retomber sur ses pattes, même dans les plans les plus bancals. Quand tu vois arriver Gareth Hollowbane – ou plutôt Spike déguisé en lui – un large sourire éclaire ton visage. C’est toujours impressionnant de le voir en action, mais ce clin d’œil malicieux et la petite seconde où il reprend son apparence avant de redevenir Hollowbane ne laissent aucun doute. C’est bien ton frangin, et comme d’habitude, il a géré.
- Endormir un préfet et piquer son insigne... t’es vraiment sans pitié avec lui. Le pauvre gars doit encore croire qu’il fait partie de tes potes !
Tu lances ça en riant doucement, histoire de détendre l’atmosphère. Mais dans le fond, t’as toujours été fasciné par la facilité avec laquelle Spike manipule les autres. Il n’a peut-être pas tes talents de métamorphomage, mais pour convaincre et duper son monde, c’est un maître. Et toi, tu n’es que trop heureux de jouer ton rôle dans ce plan qui s’annonce encore une fois aussi risqué qu'excitant.
- La réserve des potions, hein ? tu répètes, tout en hochant la tête. Je dois dire que ça m’plaît. Mais... le sang de Démonzèbre, c’est pour Crescent ? Je vois pas où tu veux en venir ?
Ah, Crescent. Si on pouvait attribuer à cette pauvre fille un seul tort, ce serait d’avoir attiré l’attention de Spike. Et une fois que Spike a une idée en tête, il ne la lâche pas. Tu sais bien que cette histoire de coupe de Quidditch l’a agacé au plus haut point, et qu’il tient Crescent pour responsable. Même si, bien sûr, tout ça aurait pu être évité si ton frère n’avait pas ensorcelé les cognards. Mais bon, ce n’est pas le moment de philosopher sur les causes et les conséquences. Si Spike dit que Crescent est responsable de tout ça, c'est qu'elle doit être responsable de tout ça.
- T’as toujours des plans compliqués, frangin. Mais t’as raison, autant rendre ce bon vieux Gareth utile pour une fois. Si on croise quelqu’un, je jouerai le rôle du petit Poufsouffle effrayé à la perfection. Qui pourrait penser qu'un préfet et un élève modèle sont en train de préparer un coup foireux ?
Tu lui lances un regard amusé, avant de jeter un coup d’œil rapide dans le couloir. Il est beau de voir que tu penses toujours avoir ton image d'élève modèle. En réalité, rare sont les professeurs à ne pas t'avoir percé à jour. Ils n'ont pas assez de preuves pour t'incriminer, voilà tout. C'est sans doute la même chose pour Spike d'ailleurs.
Bref... Tout est calme pour l’instant, et le moment semble parfait pour passer à l’action. T’as beau jouer les désinvoltes, tu sens l’adrénaline monter. La réserve des potions est une zone interdite, et si jamais vous vous faites prendre, ça risque de chauffer. Mais bon, c’est aussi ce qui rend tout ça tellement palpitant. Tu te mets en marche, un sourire en coin, bien conscient que cette nuit va être mémorable.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tu fronces légèrement les sourcils quand Spike te parle de Banks. T’avais absolument pas conscience que le mec était pas le plus respecté du château, mais de là à penser qu'il se faisait racketter à tour de bras... Tu l’écoutes, les mains enfoncées dans tes poches, et plus il parle, plus tu sens que l’idée que t’avais en tête prend l’eau.
- Ok, j’vois…
Tu lâches un soupir, un peu frustré. Ça t’embête d’admettre que t’as mal jaugé la situation, mais t’es pas assez borné pour insister alors que Spike te balance des faits que t’peux pas ignorer. Se faire choper dans un mauvais plan, ça passe. Mais se retrouver dans la position de Banks, ça, c’est hors de question.
- J’pensais pas que c’était aussi grave… J’veux dire, ok, il est pas super bien vu, mais j’imaginais pas que tout le monde s’acharne sur lui à ce point. Et y’a vraiment personne pour l’arrêter ?
T’as beau être malin, prêt à contourner les règles quand ça t’arrange, t’as toujours eu du mal avec l’idée qu’on puisse s’acharner sur quelqu’un juste parce qu’il est une cible facile. Banks t’a jamais rien fait, et savoir que tout le monde s’acharne sur lui sans raison, ça te file un goût amer dans la bouche. Mais c’est pas le moment de te disperser. Spike a raison : c’est un mauvais plan. T’as pas envie de finir en slip dans un couloir juste parce que t’auras choisi le mauvais visage. Tu passes une main dans tes cheveux avant de relever les yeux vers ton frère.
- Bon, alors on oublie Banks. C’était qu’une idée, de toute façon. J’trouverai autre chose.
T’affiches un petit sourire en coin, récupérant ton air habituel. C’est pas ça qui va te démotiver, et t’as encore plein d’autres cartes en main. Tu redresses légèrement les épaules, laissant filer un regard vers les couloirs plongés dans la pénombre. L’idée de Banks écartée, ton cerveau commence déjà à tourner à toute vitesse pour trouver une autre alternative. Mais avant même d’y réfléchir trop sérieusement, une pensée te traverse l’esprit :
- Tu sais, c’est bizarre, mais… J’crois que ça me fait un peu chier pour lui.
C’est sorti tout seul, et t’en es presque surpris toi-même. Mais maintenant que c’est dit, tu ne peux pas faire marche arrière. C’est vrai, après tout. Banks a toujours été une blague vivante pour tout le monde, un souffre-douleur facile à viser. Toi, t’as jamais participé, mais t’as jamais non plus levé le petit doigt pour l’aider. Pourtant, ce que Spike vient de te balancer, ça te met un truc en travers de la gorge.
T’sais très bien ce que ton frère va dire. Que c’est pas votre problème, que si Banks se fait bouffer, c’est qu’il a jamais appris à mordre. C’est la loi de la jungle, t’as déjà eu droit au discours. Et t’as pas envie de jouer les justiciers. Mais putain, y’a un monde entre ne pas s’en mêler et être carrément indifférent.
Bonsoir à tous•tes !
Mes petites cherchent des compagnons pour se développer... nous avons donc :
- Adaline McBride qui officie à Poudlard en tant qu'infirmière. C'est une jeune femme dynamique mais frustrée qui aimerait voir ses responsabilités évoluer et son travail reconnu à sa juste valeur.
- Edwin Pope qui travaille lui aussi à Poudlard en tant que professeur de Métamorphose et directeur de la maison Serdaigle. C'est un homme que l'on peut décrire comme charmant, qui est curieux de tout et qui n'hésite jamais à apporter son aide à qui en éprouve le besoin.
- Flynn Ryder quant à lui est étudiant de troisième année à Poudlard. Il est du genre influençable et n'hésitera pas à vous poignarder dans le dos si son frère lui en fait la demande. J'vous jure, il est bonne patte dans le fond : suffirait qu'il fasse quelques bonnes rencontres... ou de plus mauvaises.
- Kaelen Rowle travaille au bureau des aurors et a fait de l'enquête par infiltration sa spécialité ! Le commun des mortels ne sait rien de ses activités au ministère de la magie, mais il a régulièrement besoin de refaire son stock de contacts de confiance.
- Noah Ingram est l'actuel chef du bureau des aurors - il a assuré un temps l'intérim à la tête du département - et a bien besoin de se changer les idées s'il ne veut pas partir en burn-out.
Je vous laisse consulter les fiches personnages (cliquez sur leurs noms) des loustics et poster à ma suite si l'un des profils vous intéresse.
La bise !
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
La sélection naturelle… un concept que Spike aime à répèter assez régulièrement , presque comme un mantra. Tu ne peux pas dire qu’il a tort : tu en as bavé depuis que tu es venu au monde, mais jamais autant que lui. Spike, avec son regard perçant et son sourire en coin, a toujours eu ce côté protecteur, prêt à encaisser pour toi, à te tirer des pires galères. Il a le cuir épais, ton frère, et ça, tu ne l’oublies jamais. Que tu sois responsable ou non des ennuis, il est toujours là, en première ligne. Et toi, tu as toujours su que, pour survivre dans ce monde, il te faudrait, un jour, encaisser à ton tour.
Spike ne te l’a jamais dit directement, mais tu sens bien qu’il s’attend à ce que tu t’endurcisses. À ce que tu cesses de te préoccuper de ce qui ne t’impacte pas directement, que tu laisses glisser tout ce qui n’est pas essentiel. Hollowbane, par exemple : ce préfet est sans intérêt. Tu le sais, il le sait, et pourtant, il continue de chercher la compagnie de ton frère, comme s’il n’avait pas encore compris. Une vraie sangsue qui se pense utile, comme si son amitié pouvait lui apporter quoi que ce soit. Tu aimerais être comme ça, comme lui, indifférent aux ressentis des autres quand ça ne te sert pas. Et pourtant… tu sais qu’il te faudra encore du temps pour lâcher cette empathie tenace qui te retient en arrière.
Quand Spike mentionne les "autres éléments" pour s’assurer que Crescent soit définitivement mise hors jeu, tu hoches la tête, mais tu gardes le silence. Ce n’est pas que tu n’as rien à dire, c’est juste que tu sais comment les choses fonctionnent avec Spike : chaque chose en son temps. Tu n’as pas besoin de te lancer dans les détails maintenant, pas tant que la porte de la réserve reste fermée. Vous devez d’abord réussir à entrer, et seulement après tu suivras le mouvement. Comme d’habitude. Parce qu’au fond, c’est ça, votre dynamique : Spike élabore les plans, prend les décisions, et toi, tu t’adaptes, tu improvises. Tant que t’as ton frère en chef d’orchestre, tu sais que le plan aura une chance de réussir. Même si parfois, tu ne sais pas exactement où ça va te mener.
Seulement, cette serrure récalcitrante commence sérieusement à ébranler votre plan. Un Alohomora bien placé aurait suffi pour n’importe quelle porte standard, mais visiblement, celle-ci a été renforcée par des sortilèges de protection. Tu observes Spike, qui ne montre pas de signes d’abandon – il ne le fait jamais – mais tu sens que la situation le contrarie. Il n’aime pas quand les choses traînent. Plus le temps passe, plus le risque augmente de se faire surprendre, et ça, il ne le tolère pas. Tu réfléchis à d’autres moyens d’entrer, cherchant dans ta mémoire les quelques astuces et détours que tu as appris à force d’arpenter les couloirs de Poudlard.
- J'ai lu un truc l'autre fois... pas sûr que ça marche, j'ai pas compris un broc de ce bouquin, mais puisque de toutes façons on est coincés là.
Le sort fait effet, et la serrure explose avec un bruit mat, envoyant quelques fragments de métal autour de l’encadrement de la porte. Le trou est un peu irrégulier, avec des bords dentelés encore fumants, mais le passage est dégagé. Vous entrez rapidement pour éviter d’attirer l’attention, même si le bruit pourrait éveiller des soupçons si quelqu’un se trouve à proximité. La porte pend légèrement de travers, mais qu’importe : l’accès est libre, et vous n’avez qu’à vous faufiler à l’intérieur avant que les rondes ne reprennent.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tout va trop vite.
Tu n’as pas le temps de réagir, pas le temps de réfléchir. Une voix chantonne ton nom et avant même que ton cerveau ne connecte les points, Charlie Carter est déjà là. Trop proche. Trop vive. Trop imprévisible. Tu t’attendais à tout, sauf à ça. Un baiser furtif sur la joue. Une explosion d’énergie pure. Une avalanche de mots et d’émotions que tu n’as pas le temps de trier. Ton cœur rate un battement.
Merde.
Ton regard s’accroche au sien, mais elle ne remarque rien. Elle continue, fluide, insouciante, tandis que toi, tu luttes pour rester dans ton rôle. Elle parle de Lord Ribbit, de photos, de bracelets, et toi, tu ne fais que subir. Jusqu’à ce que son poignet attrape le tien. La pression est légère. Geste anodin pour elle, coup de tonnerre pour toi. Tu baisses les yeux, et avant même d’avoir compris ce qui t’arrive, un bracelet aux couleurs éclatantes ceint ta peau. Tu es piégé.
Tu avales ta salive avec difficulté. L’air te semble plus lourd. Elle s’éloigne. Elle s’échappe. Une dernière phrase, un éclat d’espièglerie, et elle disparaît.
Et toi, tu restes là. Tu devrais bouger. Frapper à cette foutue porte. Mais tu es figé. Ton poing se serre, ton souffle se bloque.
Et c’est là que tu le sens. Un frisson. Une chaleur sous la peau.
1 : Tu maîtrises ton pouvoir.
Tu inspires lentement. Tu canalises. L’onde passe, menace de déborder, mais tu la retiens juste à temps. Tu rouvres les yeux. Rien n’a changé.
2 : Tes cheveux virent au rouge cramoisi.
Tu n’as pas besoin d’un miroir pour savoir. Tu sens le changement, la trahison de ton propre pouvoir. L’urgence te percute de plein fouet. D’un geste sec, tu arraches le bracelet de ton poignet, le fourres dans ta poche. Tu dois te calmer. Tu dois retrouver le contrôle. Vite.
À toi de jouer @Azaël
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tu observes Basil, et quelque chose te frappe dans sa posture. Ce n’est pas seulement de la colère, ni même de la fierté mal placée. C’est autre chose, un truc plus subtil, plus ancré. Une sorte de lassitude. Comme un môme qui sait déjà comment ça va finir, qui a appris à s’attendre au pire et à le prendre en pleine figure sans broncher.
Et merde.
T’es pas un mec bien, pas toujours. T’aimes la magouille, tu sais jouer avec les règles. Mais t’aimes pas ce genre de jeu-là. Celui où tout le monde s’acharne sur le même gars, encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’essaie même plus de se défendre. Tu l’as déjà vu arriver à d’autres, des élèves qui finissent par marcher en rasant les murs, qui baissent les yeux dès qu’on leur parle, qui finissent par croire que c’est normal.
T’aimes pas l’idée d’avoir contribué à ça.
Alors tu fais un pas de plus vers lui, pas trop près, juste assez pour qu’il capte que t’es sérieux.
— Pas que je sache, réponds-tu en tapotant du bout des doigts le paquet de friandises posé entre vous. Mais bon, c’est vrai que vu ton passif avec les bonbons explosifs, je peux pas te garantir qu’ils vont pas se mettre à danser la gigue ou te transformer en canari.
Tu lances ça sur un ton léger, mais t’es attentif à sa réaction. Il fronce un peu les sourcils, méfiant. Tu soupires en ouvrant le sachet et en piochant un bonbon au hasard.
— Si je survis, c’est que c’est bon.
Tu le fourres dans ta bouche sans réfléchir, croisant les bras en mâchant tranquillement. Un goût de caramel explose sur ta langue. T’aurais préféré chocolat, mais bon, on fait avec. Tu hausses une épaule et poses le sachet un peu plus près de lui, l’air de rien.
— Écoute, Basil. J’savais pas que c’était toi, chez Honeydukes. Je voulais juste… me sortir de là, tu vois ? C’était pas personnel.
Tu le fixes quelques secondes, assez pour qu’il comprenne que tu ne cherches pas à l’embobiner.
— Mais je suis pas con. J’ai vu comment les autres te regardent, et j’aime pas ça. J’aime pas l’idée d’avoir fait pareil, même sans le vouloir.
T’hésites un instant avant d’ajouter, plus doucement :
— Je ferai en sorte que ça remonte pas aux profs, ok ? Et si ça arrive… j’dirai la vérité.
Tu vois ses doigts tressaillir légèrement. Il hésite encore. Son regard oscille entre toi et les bonbons.
Alors tu décides de lui laisser une porte de sortie. Pas une pitié gênante, juste une manière de reprendre le contrôle sans se sentir redevable.
— Mais si t’en veux pas, j’vais pas me priver, dis-tu en attrapant une autre Chocogrenouille avec un sourire en coin.
Tu la déballe tranquillement, sans le regarder directement. L’air de dire fais ce que tu veux.
Tu ne sais pas s’il prendra les bonbons. Mais au moins, t’auras fait un pas dans la bonne direction.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
La brise froide de Pré-au-Lard te picote le visage tandis que tu avances dans les rues pavées du village. Aujourd’hui, tu n’as qu’un objectif : mettre la main sur le plus grand assortiment de friandises possible avant que tes camarades n’aient tout raflé.
Honeydukes est bondé, comme toujours lors des sorties à Pré-au-Lard. Des élèves de toutes les maisons se pressent devant les étagères colorées, piochant dans les bocaux de Fizwizbiz, de Chocogrenouilles et de dragées surprises de Bertie Crochue. Tu te frayes un chemin à travers la foule, ton regard fixé sur un lot de dragées fraîchement arrivées.
C’est là que tout bascule.
Un cri retentit derrière toi. Une explosion sucrée éclate dans la boutique. Une volée de bonbons fuse dans tous les sens. En l’espace de quelques secondes, les élèves paniquent et se poussent les uns les autres en riant. Un nuage sucré flotte dans l’air, et lorsque tu inspires, tu ressens immédiatement un goût étrange… Fraise ? Poivre ? Peut-être même une pointe de savon.
— Qui a fait ça ?! gronde la sorcière derrière le comptoir, agitant sa baguette pour dissiper la fumée colorée.
Tu croises le regard d’un élève de Gryffondor, l’air coupable, des traces de sucre encore collées à son uniforme. Tu as déjà vu ce genre de farce : une Boîte à Flemme mal utilisée, combinée à des Fizwizbiz trafiqués. Du grand art, à vrai dire.
Une occasion en or.
Profitant de la confusion, tu glisses discrètement quelques sachets de Chocogrenouilles dans ta poche avant de t’éloigner vers la sortie. Mais à peine as-tu mis un pied dehors qu’une main t’attrape par l’épaule.
— Toi là, tu faisais quoi près des dragées ? demande une voix sévère.
C’est un préfet de Serdaigle, l’air suspicieux. Tu lèves les mains en signe d’innocence, prenant une expression outrée.
— Moi ? Mais c’est pas moi ! protestes-tu avec une sincérité feinte. J’étais juste en train de choisir mes bonbons quand tout a explosé !
Le préfet de Serdaigle fronce les sourcils et croise les bras.
— Vraiment ? Alors qui est responsable selon toi ?
Tu jettes un regard vers le Gryffondor qui, à cet instant, tente de s’éclipser vers la porte arrière. Malheureusement pour lui, il a encore du sucre et de la poudre colorée sur les doigts. L’évidence est flagrante.
— C’est lui ! déclares-tu en pointant l’élève du doigt.
Le préfet se retourne brusquement, et la gérante de Honeydukes, encore fumante de colère, lui emboîte immédiatement le pas.
— Toi ! Ne bouge pas d’ici, jeune homme ! tonne-t-elle.
Le Gryffondor lève les mains, mais il est trop tard. La boutique entière a les yeux rivés sur lui, et même s’il essaie de bredouiller une excuse, son sort est déjà scellé. Profitant de l’agitation, tu ajustes ton écharpe et recules lentement vers la sortie. L’air frais de Pré-au-Lard t’accueille alors que tu t’éloignes rapidement, ton butin sucré bien caché sous ta cape.
Tu ne peux t’empêcher d’afficher un sourire satisfait. Mission accomplie.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Le vent frais de Pré-au-Lard te mord la peau tandis que tu continues à avancer, une Chocogrenouille à moitié entamée à la main. Ton esprit vagabonde encore entre la réussite de ta petite escapade à Honeydukes et la sensation douce-amère de la culpabilité. Tu n'as pas vraiment réfléchi à qui tu avais accusé dans la boutique. L’important était de détourner l'attention, rien de plus.
Le cri de Basil te prend de court.
— HEY FLYNN !
Tu te retournes, surpris de voir ce gamin à la silhouette chétive, les poings serrés, le regard hésitant. Quand il prononce son insulte, son "T’es un sale con.", il y met tout ce qu’il a. Tu pourrais presque le voir trembler.
Mais avant même que tu n’aies le temps de répondre, Basil te pousse et détale comme un vif d’or échappé. Tu restes planté là, un bonbon entre les doigts, un mélange de surprise et de gêne collé au visage.
— Basil ?
Maintenant que tu le reconnais, tout devient plus clair. C’est lui que tu as pointé du doigt chez Honeydukes. Lui qui a pris la tempête de reproches. Tu revois la gérante, ses sourcils froncés, ses mots durs. Tu n’avais pas réalisé...
Tu avances d’un pas, puis t’arrêtes. Pas question de le poursuivre. Il a déjà suffisamment morflé pour aujourd’hui.
— Basil, attends ! lances-tu d’une voix plus douce.
Il ne s'arrête pas, mais il ralentit à peine. Suffisamment pour que tu puisses continuer à parler sans te rapprocher.
— Je savais pas que c’était toi. C’était pas... C’était pas contre toi. C’était juste pour m’en sortir. J’ai pas réfléchi. J’ai fait une connerie, d’accord ?
Tu déposes doucement ton sac de friandises sur un muret, bien en vue.
— Si tu veux les bonbons, prends-les. Je voulais pas que ça tourne comme ça. Je te promets que je dirai la vérité si ça remonte aux profs. Je te couvrirai, ok ?
Le silence s’installe entre vous, seulement interrompu par le bruit du vent. Tu n’as pas toutes les réponses, mais tu espères lui montrer que tu n’es pas juste un autre gosse de Poudlard prêt à enfoncer les plus fragiles pour t’en sortir. Maintenant, il ne te reste plus qu’à attendre sa réaction, prêt à accepter ce qu’il décidera.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tu te laisses entraîner par Spike en sortant de la réserve, un sourire aux lèvres. La tension de l’intrusion s’évanouit peu à peu, remplacée par une certaine satisfaction. Ce genre de soirée, où tout se passe comme prévu – ou presque – te laisse toujours sur un petit nuage. Même s'il te reste visiblement du progrès à faire au niveau de la discrétion, le plan a fonctionné, et c’est tout ce qui compte. Le soin que Spike a pris pour réparer la porte avant de repartir te rassure aussi : il a beau jouer les durs, il sait toujours quand il faut couvrir ses traces.
Quand il te demande ce que tu veux faire maintenant, tu hausses les épaules, faussement détendu. T’as bien envie de prolonger cette escapade. Ces moments avec lui, loin des dortoirs et des règles, c’est précieux.
- J’sais pas trop, dis-tu en regardant autour de vous. Mais si on traîne dans les cachots, on finira peut-être par croiser quelqu’un. Et si Hollowbane se fait choper sans son insigne, ça va lui retomber dessus direct. Pas qu’on en ait quelque chose à faire… mais bon, mieux vaut éviter d'attirer trop l'attention.
Tu accompagnes ta remarque d’un sourire amusé, cherchant à alléger l’ambiance. La vérité, c’est que tu n’as pas envie que cette soirée se termine si vite. Rentrer aux dortoirs ? Ça ne te branche pas.
- On pourrait passer à la salle des trophées, proposes-tu. Personne n’y traîne à cette heure, et c’est un bon endroit pour discuter un peu. Ou alors, on monte à la volière. Ça fait longtemps qu’on n’a pas pris un moment pour profiter de la vue là-haut. Avec le parc éclairé par la lune, ça peut valoir le détour.
Tu continues à avancer quelques mètres en attendant une réponse, qui ne vient pas tout de suite.
- Ou alors, dis-tu en croisant les bras, on pourrait exploiter encore un peu Hollowbane. Avec son insigne et sa tête de préfet, on peut encore jouer quelques tours ce soir. Allez, sois honnête, t’as bien une idée derrière la tête, non ?
Tu t’arrêtes, curieux de savoir ce qu’il va répondre. Toi, t’es prêt à le suivre, peu importe ce qu’il décide. Après tout, c’est Spike, et tu sais qu’avec lui, la soirée est loin d’être terminée.
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Il parle de discrétion, mais il allume sa baguette comme si de rien n’était ! Tu te retiens de lui faire remarquer que si quelqu’un se balade dans les couloirs, on sera visibles depuis trois angles différents. Mais une fois arrivés dans la salle des trophées, tu comprends pourquoi il l’a fait. Cette étincelle dans son regard, cette énergie débordante… Ce n’est pas juste une envie qu’il a, c’est une déclaration, un cri au monde. Et, bien sûr, il ne se contente pas de la penser : il la balance à voix haute.
— Shhhht, tu vas nous faire repérer avec tes ambitions grandiloquentes, là.
Grandiloquentes. Cinq syllabes. Quinze lettres. Tu te surprends toi-même avec ce mot. Pas mal pour quelqu’un qui évite généralement les envolées lyriques. Mais bon, c’est Spike, il a ce don pour t’inspirer, même sans le vouloir.
Cela dit, il a raison. Pas besoin de viser la lune à chaque escapade. Et pourtant, un petit goût amer te reste en bouche. T’as bien conscience que la soirée touche à sa fin. Bientôt, vous retournerez chacun dans vos dortoirs respectifs, et même si c’est probablement ce qu’il y a de mieux pour éviter les problèmes… ça te saoule un peu. Ce genre de moments avec lui, ça ne se produit pas tous les jours.
— Banks, tu vois qui c'est ? Un élève de troisième année. Plutôt sympa, toujours entouré. Je ne devrais pas avoir beaucoup de mal à m'incruster n'importe où dans le dortoir avec sa tronche.
Un souvenir, un éclat, une fulgurance... votre cible est une fille, Banks ne pourra jamais atteindre le dortoir des filles. Mais c'est pas le seul soucis.
— Attends, j'me demande un truc d'un coup. Les dortoirs des filles sont généralement protégés pour les garçons puissent pas y aller non ? Alors la métamorphomagie, est-ce que ça va fonctionner tu crois ? Parce que si tout le monde voit une élève de gryffondor se ramasser dans les escaliers, ils risquent de se douter de quelque chose non ?
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Tu hausses un sourcil quand il te traite de Poufsouffle, mais ça te fait sourire malgré toi. Il a pas tort, au fond. T’as beau essayer d’être plus détaché, plus pragmatique, y’a toujours ce truc en toi qui refuse d’ignorer complètement ce genre d’injustice. Et Spike le sait. Ça l’agace sûrement, mais c’est comme ça. Tu secoues la tête en riant quand il t’ébouriffe les cheveux, profitant du bref instant de légèreté. Mais son ton change presque aussitôt, et tu captes tout de suite que c’est sérieux.
J’avise rien du tout, t’inquiète, tu réponds avec un sourire tranquille.
T’as pas besoin de le rassurer plus que ça. Spike est du genre à foncer dans le tas quand quelque chose touche ceux qu’il aime, et t’as pas envie qu’il se mette dans la merde pour ça. Mais ça veut pas dire que tu vas laisser l’affaire complètement tomber. T’as une idée qui commence doucement à germer dans ton esprit, une idée un peu folle, un peu risquée.
Il a dit quoi déjà ? Que tant que Banks allait pas se plaindre aux profs, rien changerait ? Mais si Banks lui-même le faisait… ou du moins, si quelqu’un qui lui ressemblait parfaitement le faisait… Tu gardes ton expression neutre, t’évitant de croiser trop longtemps le regard de Spike, de peur qu’il capte que quelque chose mijote dans ta tête. C’est un truc que tu vas devoir gérer seul, un truc qu’il ne doit pas savoir. Il voudrait pas que tu fasses ça, et toi, t’as pas envie d’argumenter.
De toute façon, la nuit est déjà bien avancée, finis-tu par dire en t’étirant. On devrait peut-être rentrer avant qu’un vrai préfet nous tombe dessus.
Tu lances ça d’un ton léger, comme si l’aventure de ce soir touchait à sa fin sans que rien d’autre ne vienne s’y ajouter. Comme si t’étais pas déjà en train de réfléchir à comment utiliser ton don pour autre chose que des plans foireux ou des escapades nocturnes. Sans ajouter un mot de plus, tu te tournes vers ton dortoir, prêt à filer. Mais dans ta tête, le plan est déjà en train de se dessiner.
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Il se redresse lentement, visiblement encore un peu vaseux. Quand ses yeux croisent les tiens, t’hausses légèrement les sourcils, sans rien dire. Juste un signe qu’il peut respirer, que c’est bon, qu’il est pas tout seul. Tu le laisses gérer à son rythme.
— C’est bon, j’peux gérer, tu lâches en voyant qu’il veut faire disparaître la flaque lui-même.
Mais il insiste, et tu le regardes lancer le sort. La gerbe se fait aspirer par la terre avec une efficacité correcte… sauf que l’odeur reste dans l’air comme un mauvais sortilège. Tu fronces le nez.
— Ouais, c’est presque propre. Faudra pas s’allonger là, c’est tout.
Il relève la tête vers toi, un peu hésitant. Tu vois bien qu’il cherche ses mots.
— T’es pas forcé d’me payer un truc, dit-il finalement. C’est pas ta faute si y avait un bonbon périmé dans c’que t’as acheté.
Tu hausses une épaule.
— J’suis pas forcé, ouais. Mais j’ai envie.
Et tu te mets en route, sans attendre de réponse. T’entends ses pas derrière toi, et tu souris. Il suit.
— J’savais même pas qu’un fizbizwiz pouvait faire ça, il ajoute.
— Moi non plus. En général, ça te fait les cheveux électriques pendant dix minutes, pas… ça.
Tu laisses passer un silence tranquille, puis tu le regardes du coin de l’œil.
— T’en remangeras. Pas aujourd’hui, ok. Mais un jour. T’verras.
Il répond pas. Pas tout de suite. Et ça te dérange pas.
Il finit par poser une question, l’air de rien, mais avec un ton qui t’échappe pas.
— T'es pas là avec des potes ?
Tu ralentis un peu.
— Nan. J’suis venu solo.
Simple, sans détour.
— Et t’inquiète, j’vais pas t’abandonner pour rejoindre une bande de types qui sont même pas là.
Tu t’arrêtes devant les Trois-Balais et pousses la porte, laissant la chaleur du pub vous engloutir.
— Sauf si t’as envie d’tirer ton camp, bien sûr.
T’entres, tu repères une table libre et t’y installes comme si t’étais chez toi, ton écharpe balancée sur le dossier.
— Allez, après ton grand vol plané, j’te recommande un classique : chocolat chaud. Pas de bulles, pas de lévitation, pas de mauvaises surprises. Juste du chocolat.
Tu fais signe au serveur en passant.
— Deux chocolats chauds, s’il vous plaît.
Puis tu te tournes vers Basil, un sourire tranquille aux lèvres.
— T’as survécu à un fizbizwiz version fusée. Le minimum, c’est de t’offrir un truc chaud.
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Tu baisses un peu les yeux quand il te répond. Le tutoiement te prend de court. L’attention sincère aussi. T’as l’habitude qu’on ne t’écoute qu’à moitié — Flynn Ryder, c’est celui qu’on regarde en roulant les yeux. Mais là, tu joues un autre rôle. Et les mots du professeur Brooks tombent comme un filet qu’on te lance pour te retenir.
Tu sais que tu ne peux pas reculer. Tu l’as voulu, ce moment. T’as fait tout ça pour en arriver là.
Alors tu hoches la tête, lentement, et tu commences à parler.
— C’est… c’est surtout verbal, ouais. Des remarques, des petits trucs. Jamais rien de frontal.
Tu fais une pause, calculée. Comme si ça te coûtait de dire tout ça. Parce que ça devrait.
— Mais c’est pas ponctuel. C’est constant. Tout est dans la manière. Ils murmurent, ils rient, et parfois même ils font semblant de rien. Comme si j’exagérais.
Tu lèves les yeux vers lui, brièvement. Juste assez pour accrocher son regard sans t’y brûler.
— C’est rare qu’ils lancent des sorts ou qu’ils me touchent. Mais c’est… lourd. Usant. Tu finis par croire que c’est toi le problème.
Tu t’entends parler, et une part de toi se demande si t’es encore en train de jouer. Parce qu’à force de marcher dans les pas de Basil, tu ressens des choses qui ne t’appartiennent même pas.
Puis vient la question. Les noms. Bien sûr.
Tu sens ta gorge se serrer. Tu n’as pas la liste complète. Juste des impressions. Des silhouettes croisées. Tu ne peux pas trahir ta couverture.
Alors tu fais ce que tu fais de mieux : tu brodes, juste assez pour que ça sonne vrai.
— Il y a un Gryffondor, un quatrième année, grand, brun, cheveux un peu bouclés. Il rigole tout le temps. Il a un groupe avec lui. Deux autres, je crois. J’connais pas tous les noms.
Tu te balances légèrement en avant, mains serrées sur tes genoux.
— Des fois, c’est même pas eux qui disent les trucs les plus blessants. C’est ceux qui entendent et qui disent rien. Qui rient doucement. Ça te colle à la peau.
Tu marques un silence.
— J’veux pas qu’ils soient punis pour rien. J’veux pas… de scandale.
Tu regardes Brooks dans les yeux cette fois.
— J’veux juste que ça s’arrête.
Et même si c’est pas toi que ça concerne, même si t’as pris le visage d’un autre, ce que tu viens de dire, là, dans le fond… c’est vrai.
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T’as d’abord cru que c’était une illusion. Un de ces effets de Fizwizbiz qui picotent jusque dans les cils et qui donnent l’impression d’être plus léger qu’un air chaud d’été. Mais non. Ce n’est pas juste une sensation. Ce n’est pas une impression.
Basil flotte.
Et ça, t’aurais dû le voir venir.
T’aurais dû capter l’éclat légèrement plus saturé de son fizwizbiz, t’aurais dû te méfier du lot fraîchement livré chez Honeydukes, t’aurais peut-être même dû te souvenir que certains bonbons de chez Zonko avaient tendance à s’infiltrer un peu partout, mélangés à des paquets normaux. Mais non, t’as rien capté, et maintenant, il est là, suspendu dans l’air comme une foutue montgolfière qu’on a oublié d’attacher.
Tu croises les bras, arquant un sourcil, retenant un sourire qui menace de naître malgré toi.
— Bon… J’sais pas trop ce que t’espérais en piochant dans ce sachet, mais j’suis pas sûr que « devenir un ballon » faisait partie de tes plans.
Basil n’a pas l’air de paniquer. Pas encore. Il observe, il analyse, comme s’il essayait de comprendre ce qu’il est censé faire. Mais c’est pas du genre de situation qu’on contrôle en réfléchissant. Parce qu’il commence déjà à perdre en stabilité. Il tente un mouvement, et au lieu de le faire redescendre, ça l’envoie un peu plus haut. Pas beaucoup, mais assez pour que tu perçoives la tension dans ses épaules, la crispation dans ses doigts qui cherchent un point d’ancrage inexistant.
Ok. Là, ça va mal finir.
Tu ranges le sachet dans ta poche, t’avances, levant les mains dans un geste qui se veut calme, mesuré.
— Ok, on va éviter de finir accroché au clocher de Pré-au-Lard, ça te va ?
Tu ne lui sautes pas dessus. Mauvaise idée. Il bouge déjà trop pour que ce soit une approche efficace. Et puis, t’as pas envie de le voir s’éloigner encore plus en essayant d’esquiver un mouvement trop brusque. Non. Tu fais ça intelligemment.
Tu plisses les yeux, évaluant la hauteur à laquelle il se trouve maintenant. Rien d’alarmant. Pas encore. Mais l’apesanteur a cette sale tendance à s’amplifier si elle n’est pas maîtrisée.
— Ça va, t’es toujours avec nous ou t’as déjà prévu de t’installer définitivement là-haut ?
Une petite pique, pour le détendre. Enfin, façon de parler. S'il se détend plus il risquerait de reprendre de l'altitude. Il tourne encore sur lui-même, et d’ici, t’as l’impression qu’il commence à comprendre que ça ne va pas s’arrêter tout seul.
— J’vais devoir te récupérer avant que t’atterrisses sur la tour d’astronomie, hein ?
T’avances encore d’un pas, tendant une main dans sa direction.
— Dis-moi juste que t’as pas mangé toute une poignée de ces machins. Parce que sinon, va falloir qu’on trouve un moyen de te lester, et honnêtement, j’suis pas d’humeur à attacher un gamin à une pierre aujourd’hui.
Un pas de plus. Pas encore assez proche, mais presque.
— Allez, tends-moi la main avant que tu deviennes officiellement le premier satellite de Poudlard.
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Le battement sourd de ton cœur cogne dans ta poitrine alors que la porte s’ouvre sur Daryl Brooks. Dans l’encadrement, il te toise d’un sourcil haussé, l’air intrigué mais pas suspicieux. Pas encore. Tu t’efforces de garder ton visage impassible. Pas de place pour l’hésitation.
Il t’invite à entrer. Tu obéis sans un mot, franchissant le seuil de son bureau avec une retenue qui ne t’est pas naturelle. L’espace autour de toi respire la précision et l’ordre, tout est à sa place, méthodiquement arrangé comme dans l’esprit du maître des potions.
L’odeur âcre des ingrédients en train d’infuser te chatouille les narines. Sur le côté, des chaudrons couverts trônent sur leurs feux réduits, gardant leurs secrets. Tu inspires lentement. Garde ton calme.
Une chaise apparaît d’un coup de baguette, et d’un geste sobre, Brooks t’invite à t’asseoir. Tu hésites une fraction de seconde, puis tu prends place, lissant machinalement le tissu de ton pantalon pour occuper tes mains. Ne pas paraître nerveux. Ne pas laisser le moindre détail trahir ce que tu es réellement.
Brooks t’observe, attentif mais patient. Il attend que tu parles. Tu humectes tes lèvres, cherchant à articuler tes pensées avec la retenue et la justesse qui conviendraient à Basil Banks. Mais maintenant que tu es là, face à lui, la tâche te semble plus ardue.
Tu prends une inspiration discrète avant de commencer :
— Monsieur… je voulais vous parler de quelque chose d’important.
Ta voix est mesurée, calculée, plus posée que d’habitude. Pas d’intonation joueuse, pas de bravade. Tu ne peux pas être Flynn Ryder, pas ici. Tu baisses brièvement les yeux, comme si rassembler tes mots demandait un effort. Puis tu relèves le regard, l’air sérieux.
— Il s’agit de… certains élèves.
Tu marques une pause. Tu dois faire attention à chaque mot.
— Je… enfin, je sais bien que vous avez beaucoup de choses à gérer, et que ce genre de choses ne remonte pas toujours jusqu’à vous, mais… ça dure depuis longtemps.
Une tension s’accroche à ta gorge. Tu fais semblant de chercher tes mots, mais en vérité, tu retiens une colère qui ne t’appartient pas complètement.
— Je… j’ai essayé d’ignorer. De ne pas répondre. De ne pas montrer que ça me touche. Mais…
Tu inspires profondément.
— C’est tout le temps. Tout le monde ne s’en rend pas compte, mais c’est constant.
Tes doigts se crispent légèrement sur le tissu de ton pantalon. Tu ne dis pas tout, pas encore. Tu ne détailles pas les ricanements à peine étouffés dans les couloirs, les commentaires murmurés, les chaises tirées juste au dernier moment pour le faire trébucher.
— Je ne viens pas vous voir parce que j’attends quelque chose en particulier…
Tu te redresses légèrement, ancrant ton regard dans celui du professeur.
— Je voulais juste que vous le sachiez.
Le silence s’installe un instant, et tu le laisses planer, comme Basil l’aurait fait.
Mais à l’intérieur, ton cœur bat bien trop fort.
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T’as beau aimer les situations absurdes, y a un moment où faut savoir où s’arrêter. Et ce moment précis, c’est quand tu vois Basil virer au blanc maladif et que ses mouvements, déjà désordonnés, deviennent franchement inquiétants. Le sarcasme, il l’a même pas dans la voix. Juste un fond d’angoisse mal maquillée derrière une phrase trop légère pour être sincère. Et t’as beau aimer te moquer, là, ça passe plus.
— Ok, t’as officiellement dépassé le stade de la blague, là.
Il tourne toujours lentement sur lui-même, et t’as jamais vu quelqu’un aussi désespérément à la merci de l’air. C’est pas naturel, ça. Y a un truc profondément perturbant dans le fait de voir un môme flotter sans le moindre contrôle, comme un ballon qui va se barrer à la moindre bourrasque.
Puis il monte encore.
— Non, non, non, arrête ça tout de suite.
Tu le vois tendre la main vers toi, et merde, il est trop loin. Tu fais un pas en avant, tends la tienne aussi, essayes d’accrocher ses doigts du bout des tiens. Juste un centimètre, un foutu centimètre de trop. Il jure, toi aussi, et t’as un demi instant où tu considères réellement l’idée de lui sauter dessus et de le tirer vers le sol par la force. Et puis, comme si l’univers avait décidé que le grand cirque avait assez duré, la gravité revient d’un coup.
Aucun avertissement. Pas de descente progressive, pas de ralentissement. Juste un effet magique qui se dissipe brutalement et un Basil qui tombe comme une pierre.
— OH, MERDE !
Ton premier réflexe est d’aller vers lui. Le deuxième, c’est de t’arrêter net en l’entendant s’écraser comme un pantin désarticulé. Ça fait un bruit peu rassurant, un mélange de souffle coupé et d’impact sourd, et t’as franchement pas envie de voir à quoi il ressemble après une chute pareille.
T’attends une seconde. Il bouge pas.
— Basil ?
Une autre seconde.
Puis, au lieu de te répondre, il vomit.
— … Ah.
Tu plisses les yeux, reculant instinctivement d’un pas parce que t’es pas du genre à vouloir partager ce genre d’expérience. Y a des limites à la solidarité. Tu le regardes faire, assis là comme une loque, le teint livide, le corps visiblement pas remis du contrecoup.
Et franchement, tu pourrais te moquer. T’en as envie, un peu.
Mais il parle avant toi, d’une voix rauque, presque étrangère.
— J'crois j'aurais préféré qu'ils soient explosifs, tes trucs.
T’éclates de rire. Un vrai, cette fois.
— Putain, mec. J’suis pas sûr que ça aurait été mieux pour toi.
Tu passes une main dans tes cheveux, secouant la tête en soufflant.
— Bon. J’suppose que t’es en un seul morceau, c’est déjà ça.
Tu poses une main sur ta hanche, jaugeant son état. Il a l’air d’un gars qui vient de survivre à un duel contre son propre estomac. Ce qui, honnêtement, est une victoire en soi.
Tu sors le sachet de bonbons de ta poche, le secoues légèrement devant lui.
— Tu veux que je termine le travail ou t’as eu ta dose de sensations fortes pour la journée ?
C’est pas une vraie question. T’as déjà ta réponse rien qu’à voir son expression.
Alors, dans un geste théâtral, tu lances le sachet derrière toi, sans même regarder où il atterrit.
— Allez, c’est bon, j’te dois bien ça. Viens, j’te paye un truc qui donne pas envie de t’envoler.
Avant de lui tendre la main pour l'aider à se relever, tu pointes vaguement ta baguette vers la marre de vomis qu'il a rendu.
T’agites ta baguette avec confiance… mais rien ne se passe. La flaque est toujours là, toujours aussi nauséabonde, et même si tu répètes le sort une seconde fois, l’univers semble avoir décidé de te punir pour quelque raison obscure. T’attends quelques secondes, espérant que la magie finira par agir d’elle-même, mais non. Va falloir trouver un autre plan.
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T’as à peine posé les fesses sur la chaise que Basil s’installe à son tour, comme s’il avait peur qu’elle lui joue un sale tour. C’est pas subtil, mais t’dis rien. Il a accepté de rester. Et vu la tête qu’il tirait dehors, c’est déjà pas mal. Le serveur s’éloigne après avoir pris la commande, et un simple “merci” sort de Basil. Un peu sec, un peu automatique. Mais c’est sorti, c’est déjà ça.
Toi, t’es bien. Calé sur ta chaise, les bras posés nonchalamment sur les accoudoirs. C’est le genre d’endroit où on peut respirer tranquille, même avec l’odeur de bière au beurre flottant vaguement dans l’air. Pas d’élèves autour, pas de regards en coin. Le silence entre vous n’est pas désagréable. Il a pas encore pris cette texture gênante qui donne envie de se lever et de partir sans rien dire.
Quand les chocolats arrivent, tu hoches la tête en remerciement. Basil, lui, s’empare de la tasse comme si elle contenait un truc vital. Et franchement, vu l’état dans lequel il était il y a dix minutes, t’sais pas si c’est exagéré.
— J'adore le chocolat chaud.
T’as même pas le temps de répondre qu’il enchaîne, ses doigts serrés autour de la tasse, son regard vissé au liquide fumant.
Et là… il part dans une anecdote. Une de celles que t’aurais pas vues venir.
La guerre. Les soldats. Le chocolat dans les bottes.
Tu le regardes, un sourcil légèrement levé. Pas moqueur. Juste... intrigué. Il parle avec un mélange de sérieux et de gêne, comme s’il regrettait déjà ses mots. Ses oreilles se teintent de rouge, et tu devines qu’il attend une réaction. Peut-être même une remarque qui piquera.
Mais t’as rien à balancer.
Tu te redresses un peu sur ta chaise, les doigts autour de ta propre tasse.
— Bah... c’est pas con, en vrai.
Tu prends une gorgée, calmement.
— J’veux dire, si t’es dans la merde jusqu’au cou, c’est pas une mauvaise idée d’avoir un truc qui te ramène à un truc doux. Simple.
T’as un sourire discret, à peine là, mais sincère.
— J’pense que j’ferais pareil. Un bon chocolat, et après, j’affronte n’importe quoi. Même une chute de trois mètres.
Tu tapes doucement ta tasse contre la sienne. Pas un grand geste, pas une explosion d’énergie. Juste un petit toc discret.
— À ta survie. Et à ton estomac héroïque.