Harry Potter RPG

Liste des messages de Owen Carter

Owen Carter

Homme

64 ans

Sang-mêlé

Britannique

Dans les gradins

Message publié le 10/02/2026 à 20:16

— Elle a pris quoi ? demande Owen à Freya en scrutant les écrans dans lesquels Alison s'éloigne du pilier final serrant l'une des trois reliques dans sa main. Mh, la chaîne dorée avec la bougie, s'étonne l'aînée Carter, persuadée que sa sœur aurait choisi un autre objet, qu'il soit plus terre-à-terre comme la montre, ou étincelant comme la pierre jaune. 

 

Du côté des enfants, Marley continue de distribuer les gâteaux de son paquet aux deux Gryffondor en pensant bien à mettre sa propre part de côté. Rapidement, Charli s'éloigne vers les adultes, alors le rouquin se retrouve seul en face de Kalina et un long silence s'installe entre eux, heureusement brisé quand la Serdaigle surgit. Marley ! Kalina ! s'écrie-t-elle joyeusement, les yeux encore brillants, les pommettes écarlates. Elle leur donne une étreinte chaleureuse à chacun. Coucou Charlie, répond le cracmol aux babines pleines de miettes, visiblement heureux d'avoir sa grande sœur de ce côté du gradin. Vous avez vu Alison gagner ? On va descendre la voir là !- du calme Charl', on va descendre mais on attend un peu. C'est Basil qu'était avec vous et qui prend des photos là-bas ? OUI ! C'est lui, Basil Banks ! Le regard des trois Carter se tourne en direction du sorcier originaire de Birmingham, caché derrière son Mekapteur, et Freya le salut à distance d'un geste de la main.

 

Pendant ce temps, l'attention d'Owen est attirée vers Sasha tandis qu'au devant des ruines, Alison et Enzo attendent Jarah. Il fixe l'Ukrainien en fronçant deux sourcils épais, concerné par ses paroles et son geste emporté. Au-delà d'une simple revendication, l'attitude protectrice du jeune homme remet au devant de la scène tout ce que ses filles ont pu lui dire à son propos - comme, qu'il a même invité Alison à dîner au restaurant au début de l'été, ou qu'il a en quelque sorte veillé sur Charlie et Alison à l'école. Se faire dévisager de haut en bas par le quasi-géant n'a rien d'agréable et Sasha s'en rendra compte au bout d'un silence qui semble durer une éternité. Il jette enfin un œil du côté de Marley, Freya, Charlie et les Gryffondor, et se rend compte que l'autre Charli, ainsi qu'une poignée de curieux arrivés jusqu'à leur gradin, sont en train de les écouter. Mhr. Dans son grognement, Owen Carter force l'étudiant réfugié de guerre à se tourner en direction de l'arène pour parler plus discrètement.

 

— J'ai deux amis qui travaillent ici. J'vais en discuter avec eux- Papa peut pas faire d'esclandre Sasha, les gens vont lui tomber dessus, et Alison va jamais lui pardonner, intervient Freya, inquiète de lire la gravité de la conversation à distance. Mais ouais, on va en parler à Horace et Bart, tu sais, ils sont toujours de bons conseils eux. Elle pose une main rassurante sur l'épaule de l'Ukrainien, et force un sourire encourageant. Allez, elle a gagné, on va essayer d'se concentrer là-dessus, mh ? PAPA, y'a Charli Blackburn qu'attend pour faire une photo avec toi j'crois bien ! Nan Charlie, pas les photos, on n'a pas fini si on commence ! On va descendre là ! Marley tu viens ?!! réclame Freya en tendant son bras vers le benjamin des Carter. Et Kalina ? - oui Kalina aussi peut venir avec nous. D'façon Sasha, tu descends, nan ?

 

— C'est JUSTE pour Charli ! Basil, tu peux les prendre en photo s'te plaît ? 

— Mrf. Une seule. Après on descend. 


En toute sécurité

Message publié le 31/01/2026 à 09:50

Habitué d'abord au début de sa scolarité aux dimensions ridicules de certains outils, puis au matériel trop petit de quidditch, le quasi-géant n'a pas fait grand cas du téléphone. Cependant, ses yeux ont souri à l'Anglaise lorsqu'elle a gentiment essayé de relativiser pour lui. En effet, s'aventurer en terrain moldu n'a jamais été un exercice facile avec une taille de presque deux mètres cinquante et Owen s'y risque seulement par obligation. 

 

Heureusement, le jeune Marley, comme les trois autres enfants de l'ancien capitaine d'Écosse, semble avoir une croissance dans les courbes classiques grâce à la dilution des gênes ; un soulagement, car il sera amené à passer du côté non-maj plus souvent que son père et ses sœurs s'il veut prendre du recul avec sa situation de cracmol. 

 

Et personne n'a envie d'imaginer un quasi-géant loup-garou, si ? 

 

Loin de ces tourments pour l'instant, l'Écossais hoche du menton face aux derniers mots d'Eileen. Au pire, j'dicterai au gamin, il écrira, ça l'fera travailler son orthographe, lance-t-il en tapotant l'épaule de Marley qui manque d'en faire tomber l'appareil. Tous les deux écoutent bien attentivement les recommandations de charge et de rangement, et le père de famille demande à son fils de bien remercier la femme. 

 

— Merci Madame, récite-t-il alors, docile, avant de replonger dans sa découverte du monde vaste de l'Internet. Wit beyond measure is man's greatest treasure, ne lit-on pas, accroché quelque-part au milieu des couloirs de Poudlard ? (Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit) Et son esprit, le jeune Marley ressent le besoin de l'alimenter depuis son arrivée au village de Pré-Au-Lard, et dans son nouveau foyer, au 76 Grand-Rue, où les bouquins sont légion, même à côté des balais. 

 

Quand finalement la Langue-de-plomb s'en va, Owen et son fils restent encore un moment assis sur le banc de la colline, à contempler toutes sortes d'habitats d'animaux, de natures que Marley aurait été incapable d'imaginer, et de caméras perchées au quatre coins de la planète. 


En toute sécurité

Message publié le 24/01/2026 à 09:34

Davantage que l'écran en lui-même, Owen admire la curiosité au fond des yeux de Marley lorsque ce dernier découvre les images animées des renards dans leur terrier. Il se rappelle de l'émerveillement de Freya au même âge en voyant un oiseau-tonnerre de ses propres yeux pour la première fois. En revanche, les douze ans d'Alison et de Charlie sont absents de sa mémoire, comme s'il n'en avait retenu aucun passage. Attristé par ce constat, le quasi-géant perd un moment le fil de la conversation entre son fils et la Langue-de-plomb.

 

Il faut dire que le jeune rouquin a déjà observé toutes sortes d'animaux et de créatures en pleine forêt de Pluck's Gleen, mais jamais jusqu'à l'intérieur de leurs terriers, souvent inaccessibles, défendus ou trop étroits. Alors, il dévore littéralement les pixels de ses prunelles bien ouvertes. 

 

— Quand j'vais être grand, j'ouvrerai une école de cracmols- j'ouvrirai, corrige finalement l'ancien sportif en jetant un œil à Miss Hilswood qui leur tend l'objet. Il le saisit, sauf qu'avec ses énormes mains, l'appareil ressemble maintenant à une fragile montre à gousset dans les pattes d'un ours. Oh bah ça ! Incapable d'effectuer la moindre manipulation sans se tromper à cause de la largeur de ses doigts, Owen cède rapidement et donne le smartphone à Marley. Celui-ci reproduit les gestes d'Eileen avec une facilité déconcertante. FEORAG TOL CHOINEN, écrit-il, lettre après lettre, sous le regard attentif de son père. Y'a deux L à toll, et c'est quoi Marley ça ? C'est pas de l'Anglais. 

 

 

Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés.

 

— Écris en Anglais. Terrier d'écureuil ? Ensemble, et grâce à l'aide de leur interlocutrice, ils découvrent ainsi que certains écureuils font effectivement des terriers dans les prairies et les déserts, mais qu'en règle générale, ils dorment plutôt au milieu de nids de feuilles. Cette trouvaille provoque l'engouement définitif du gosse pour l'appareil. Il veut explorer les liens et tombe sur le site d'un homme qui a recueilli un écureuil chez lui. 

 

Owen se tourne vers Eileen. Merci hein, d'avoir apporté ça. D'prendre le temps. 


Dans les gradins

Message publié le 22/01/2026 à 18:06

Voûté, les avant-bras posés sur ses cuisses et les mains liées dans un ballet de nervosité latente, Owen Carter surveille tour-à-tour les écrans et l'expression incertaine du jeune Gryffondor. Le chuchotement du jeune frère d'Elliot force le Colosse à se pencher, mais il ne prend pas la peine de répondre à sa deuxième question.  Mh ? Les balais étaient trop p'tits. Beaucoup plus p'tits qu'les 400 qu'vous avez à l'école. Beaucoup moins maniables aussi. L'OCQ400 conçu par Owen lui-même pour les onze ans de sa première fille, Freya, possède ce qu'il faut d'amplitude et de manœuvrabilité. Il s'en est assuré, capable de le conduire les yeux fermés, avant d'en offrir une totale flotte à Poudlard en guise de remerciements.

 

Pas sûr de comprendre le reste, il fronce ses sourcils broussailleux, jusqu'à entendre que Spike Ryder (qui tourne allégrement autour d'Alison) prétend qu'un vertige est définitif. Mais oui, y'a des solutions, commence à dire l'ancienne vedette, les yeux rivés sur sa cadette qui se fige, mortifiée. À travers la brume, la silhouette encapuchonnée transparaît. On dirait que l'écran a perdu ses couleurs, et très vite, Alison aussi.

 

— Y'a- Attends. Il s'arrête. Attends c'est un détraqueur ? Ils lui ont foutu un détraqueur ?! Lorsque sa fille lâche sa baguette, le géant se lève, furieux. Un instant, il cherche Freya du regard sans la trouver. Ses prunelles dardent à nouveau la face blême de sa cadette, puis le terrain jonché de ruines devant eux, puis encore sa progéniture alors qu'elle s'écroule au sol. ALISON !! gueule Owen en se précipitant vers l'avant du gradin. Soudain, sa silhouette de 2 mètres 46 heurte un autre sorcier. ALISON ! Il s'en fiche, il n'a d'ailleurs presque rien senti. Ses mains agrippent le rebord de bois de la tribune qui se fendille. PAPA ! crie Freya en arrière-plan. Elle surgit et lui retient le bras, presque suspendue à son biceps nervuré de colère. 

 

PAPA ARRÊTE, ARRÊTE, REGARDE, REGARDE L'ÉCRAN ! Ils sont là, ils la protègent !

— ILS ONT MIS UN DÉTRAQUEUR FREYA ! UN DÉTRAQUEUR !!
— J'sais. J'sais bien mais Papa, calme-toi, S'TE PLAÎT CALME-TOI !

 

Personne n'a besoin de ça.

 

À l'écran la rouquine reprend ses esprits et ramasse sa baguette pour la tendre vers la créature. Owen se fige. Sous ses doigts, le bois est fendu. Freya aide Sasha à se redresser tout en surveillant son père et sa sœur. Sasha ça va ? demande-t-elle distraitement.


Pas ma fille

Message publié le 21/01/2026 à 11:32

On ne peut jamais totalement rassurer un père comme Owen Carter. Depuis la disparition de sa femme, il pense au pire avant de penser au meilleur, ce qui ne l'aide pas à prendre les bonnes décisions, vous l'aurez compris.

 

Pourtant lorsqu'il quitte l'entretien avec Woodcraft ce jour-là et retrouve Horace et Bart avant de s'en aller du chateau, le Colosse parle d'Alison en reprenant les mots du directeur et de ses amis. Il a raison, vous avez raison, elle est douée, elle sait c'qu'elle fait. Elle n'a certainement pas mis son nom dans la Coupe à la légère, et par extension, l'artefact magique l'aura choisie pour ses qualités. En pensant trop vite, en étant trop fataliste, il a oublié que la Coupe sélectionne ceux qu'elle juge dignes de représenter chaque école. Comme dirait Horace, c'est son moment, elle a des choses à prouver. Aux autres, à lui. Leur duel au milieu de la véranda du 76 Grand-Rue cet été aurait dû l'en convaincre : la petite sorcière de 8 ans a grandi, quand bien même il a stagné, puis s'est absenté.

 

— C'est organisé au carré, tout est prévu, les JSM sont dans la préparation qu'il m'a dit, se rassure-t-il à haute voix face au concierge et au bibliothécaire en frottant sa barbe rousse. Effectivement, il possède encore quelques contacts lointains là-bas, datant d'une époque où il menait de front conception de balais, boutiques, et coachings privés. Le JSM sont sérieux. Répéter, rassurer, répéter, rassurer, répéter, rassurer, c'est ce qu'auront à faire Horace et Bartholomew jusqu'au tournoi. C'est précisément ce qu'ils feront, appliqués à sortir le quasi-géant de ses ruminations en lui confirmant qu'Alison s'entraîne durement, que le personnel est mobilisé pour la sécurité de tous, que le tournoi sera une fête.

 

Une fête, faut pas rêver.

 

Mais il est prêt à admettre. C'est un tournant dans sa vie, c'est vrai, elle le f'ra, avec ou sans moi. Alors Owen Carter décide que ce sera avec. 


Dans les gradins

Message publié le 21/01/2026 à 09:12

Des fans, il en a rencontré. Vingt ans de carrière et encore trente années de célébrité derrière, ça fait un paquet de gosses devenus adultes, dont les propres gosses sont devenus adultes aussi, ce qui nous mène à la génération de Charli. D'abord adulé, parfois haï, souvent jugé, Owen Carter n'a pas eu une histoire tranquille avec l'opinion publique, en fait, c'était une vraie relation toxique. Aujourd'hui et après avoir traversé la dépression puis l'absence, il revient doucement. 

 

Certains de ses supporters sont toujours là, dans les clubs, derrière lui, fidèles. D'autres ne reviendront sûrement jamais. Peu auront l'âge de Charli Blackburn en revanche. Une poignée de gosses le connaissent au-delà de son nom sur une carte de collection. Pour la plupart, il est juste englué à la culture populaire sorcière, sans signification. "Le Colosse écossais." Mais le môme lit les journaux, et c'est le p'tit frère d'Elliot Blackburn, donc c'est différent. Face à Charli, Owen Carter retrouve des vieux réflexes du mentor et coach sportif qu'il a été pendant longtemps. À l'écoute malgré ses coups d'œils en direction de la progression d'Alison, il acquiesce, prend cinq minutes, dix minutes, pour s'intéresser à la personne qui tient fébrilement son portrait signé entre les mains. 

 

D'habitude c'est facile, les jeunes veulent être joueurs de quidditch en grandissant. 

Il aurait pu le questionner à propos de son poste préféré, sauf que le Gryffondor l'entraîne ailleurs, vers ses souvenirs d'école. Des souvenirs vieux de 55 ans

 

— Quand j'avais douze ans ? reprend le quasi-géant, immédiatement interrompu par son aînée. P'pa, j'emmène juste Marley là-haut derrière, j'ai vu quelqu'un que j'connais, lui signale-t-elle, le rouquin au bout de sa main. Il opine du menton, en totale confiance lorsqu'il s'agit de Freya, puis retrouve le fil de sa réflexion en observant distraitement sa cadette perdue à l'intérieur du dédale de pierres. Quand j'avais douze ans, mh. J'pensais que j'pouvais pas voler. On m'a toujours dit qu'les géants étaient pas faits pour être dans les airs, qu'les balais étaient pas faits pour les gens trop grands. J'suis né en octobre alors à douze ans, c'était ma première année tu sais, et moi, bah, j'avais la carrure d'un adolescent de quinze ans, mais aucune connaissance en vol. C'était mal barré. Sans s'en rendre compte, il frotte ses mains l'une contre l'autre, comme s'il les lavait. L'prof croyait pas en moi, j'trouvais pas mon équilibre, enfin ça, tu l'as p't'être déjà dans les magazines. C'était la cata. Pis p'tit à p'tit à force d'acharnement. Et tu vois, c'est parce que j'ai choisi d'affronter la difficulté, de me tourner vers ce qui marchait pas pour le faire marcher. Ça m'a donné envie d'aller plus loin. Les yeux de l'ancienne vedette se tournent vers Charli Blackburn. Enfin, t'as encore le temps toi, d'savoir c'que tu veux faire après Poudlard.


Pas ma fille

Message publié le 16/01/2026 à 16:59

— Bah écoutez, moi j'ai rien r'çu, grogne l'Écossais en fixant les sourcils froncés de son interlocuteur. Il finit par balayer le sujet  du courrier d'un geste rustre de la main tandis que le directeur admet être navré. Lorsque ce dernier se redresse, Owen continue de le regarder, incertain de la sincérité de ses propos. Et comme ils sont dans un pays des Îles britanniques, bien sûr, l'homme lui propose un thé. Surtout pas, merci ! répond le quasi-géant qui n'a jamais aimé boire de l'eau infusée aux herbes, même avec un nuage de lait. 

 

Inévitablement voûté sur le fauteuil et attentif aux explications données à propos de l'organisation du tournoi, il laisse ses mains épaisses tourner lentement l'une contre l'autre, faisant penser qu'il serait plongé dans un lavage interminable de celles-ci. Son visage est fermé, la tête déjà pleine d'invectives qu'il canalise autant que possible. Puis son mouvement s'interrompt. Oui oui, enfin, désolé d'vous contredire hein, mais le tournoi est dangereux, c'tout. Il est dangereux, sécurité ou pas sécurité. Qu'on m'dise qu'c'est une sensation du risque ? Bah j'y crois pas. Désolé hein, mais j'y crois pas ! C'est pas l'premier tournoi de sorcellerie Mr Woodcraft, vous avez lu les mêmes choses que moi sur les autres éditions. La fumée du thé s'élève entre eux. Les coudes posés sur ses genoux, le colosse reste à la hauteur du Poufsouffle et écoute sa réponse. 

 

Dans moins d'un mois, sa fille sera jetée en pâtures à quelconques créatures sous le regard du monde sorcier. 

 

— Bon. D'toute façon, ça va s'produire, que j'le veuille ou non, c'est ça ? Conclue-t-il avant d'échapper un lourd soupir, ses yeux fuyant ceux du directeur. 


Dans les gradins

Message publié le 15/01/2026 à 23:37

À propos d'Alison, le jeune Marley s'était contenté d'hausser les épaules, incertain de la réponse à donner. Il faut dire que la décision, hurlée au cœur d'une énième dispute entre père et fille, n'a jamais été sérieusement abordée. 

 

— Au zoo ? Nan mais dans les forêts d'Écosse, avait ensuite affirmé le rouquin en parlant des vipères de Puck's Glen. Moi j'aime bien faire le silence et attendre, et regarder les animaux. Y'en a beaucoup quand tu regardes sans bouger. Ça pouvait durer des heures qu'il s'en fichait, tapi contre un arbre, attentif au moindre grattement. Je vois le grand tétras, le castor, chat sauvage. Et les vipères, plein. Il connaît déjà parfaitement leurs noms en Anglais, passionné par les nombreux bestiaires de la famille Carter, dont certains appartenaient à sa mère.

 

Ensuite, Freya était intervenue pour que Marley laisse Charli en conversation avec le quasi-géant. On pourra lui montrer sur le téléphone si tu veux hein ? Un jour où il aura le droit de quitter l'école. Le jeune cracmol avait acquiescé, et était retourné à son observation d'Alison - immense dans les écrans, et de Charlie - toute petite au milieu des tribunes. 

 

" Pour Charli Blackburn

qui a le quidditch

dans le sang.

Owen Carter. "

 

À l'extrémité du banc, Owen termine son autographe d'une écriture rapide et étirée. Il n'a eu aucun scrupules à recouvrir son vieux portrait de crayon, habitué à signer des objets en tous genre, et même la peau des gens. Ses prunelles surveillent sa progéniture en plein dédale, puis il daigne jeter un regard au frère d'Elliot Blackburn " l'meilleur batteur de tout l'pays " -Mhr, tiens, oui j'l'ai vu, et tu devrais pas croire c'que racontent les journaux, dit-il en lui tendant la carte de collection. J'ai pas prévu d'reprendre, et j'ai pas prévu d'coacher pour l'instant. On verra en 2126. Et toi ? Tu joues aussi ? questionne-t-il après un bref coup d'œil aux écrans. Ton frère était sur le terrain d'l'école presque tout le weekend à ton âge, comme moi. Le talent, ça se travaille tu sais. Il sonde le visage vif du brun. 

 

— Tu veux faire quoi quand tu seras plus grand ? Du quidditch ?


Pas ma fille

Message publié le 13/01/2026 à 15:06

Mr. Harrison Woodcraft n'a pas toujours été directeur de Poudlard. Avant, ce poste, il enseignait les potions aux élèves turbulents de l'école, y compris à Freya Carter, l'aînée d'Owen (désormais âgée de 25 ans) En 2111 l'ambiance était différente ; leur monde tournait mieux. Sa fille recevait quelques remarques en classe pour une attitude parfois dissipée, mais rien de grave, et le quasi-géant préférait au contraire que les enseignants ne fassent pas d'exceptions. Bien sûr, il a sponsorisé le château en offrant une flotte d'OCQ300, et bien sûr, Freya restait "La fille du Colosse Carter" partout dans les journaux. À cette époque, Kate allait et venait au fil de ses reportages et des disputes du couple, aussi, c'est Owen qui s'occupait principalement de la scolarité de Freya. 

 

Aujourd'hui, face au Britannique, il endosse un rôle réformé, incertain de la place qu'il récupère au yeux du personnel de Poudlard. Père absent ? Père inquiet ? Père paumé ? Owen déglutit en frottant sa barbe après que les formalités de salutations soient passées. Grande nouvelle, mhr, si vous l'dîtes, grogne-t-il, rustre. Quiconque aurait des Oreilles à rallonge branchées dans son cerveau l'entendrait se remémorer les paroles sages d'Horace. Mais, oui oui, oui, c'est bien. C'est sa chance aussi, se corrige tout seul l'Écossais en posant une main lourde sur son genou. 

 

— Quand vous parlez d'sécurité, j'peux en savoir plus ? Nan parce que, c'que j'trouve pas normal, voyez, c'est d'avoir appris à la radio qu'elle était choisie. À la radio ! Vous trouvez ça normal vous ?! Il tait ses aboiements maladroits, passe une paume contre son visage, et se force à respirer calmement. L'envie de se redresser fourmille dans sa jambe nerveuse.


En toute sécurité

Message publié le 05/01/2026 à 12:59

Issu d'une branche tordue de son arbre généalogique dans laquelle les sorciers montagneux et les géants d'Écosse ont décidé d'ignorer les règles de la nature, et de procréer, Owen Carter aurait pu se montrer hostile à la technologie moldue. Ses ancêtres auraient même refusé d'habiter à Pré-Au-Lard, soumis aux règles de bonne conduite et aux conventions sociales du monde sorcier éduqué. Mais voilà, Owen Carter est la deuxième personne du côté géant sa famille à être allé à l'école, sa mère n'ayant pas réussi à suivre des études jusqu'au bout à cause de son caractère véhément. 

 

Owen Carter représente une cassure importante de sa lignée. D'abord sa scolarité, aussi moyenne soit-elle, puis son admission en équipe de Ligue de quidditch et sa progression au sein du sport préféré des sorciers, et enfin l'accomplissement de sa famille, sa marque, ses magasins, ont continué de l'éloigner de l'image rustre des géants.

 

Encore aujourd'hui, une main épaisse recouvrant l'épaule de son fils, l'Écossais fait preuve d'attention lorsqu'il s'agit de comprendre l'utilité du téléphone au-delà de ce qu'il sait déjà. Marley aussi écoute religieusement, habitué à recevoir des enseignements tous les jours depuis sa rencontre avec son père. T'vois, une baguette magique que tu peux utiliser, paraphrase affectueusement Owen en tapotant légèrement la tête rousse du plus jeune des Carter. Ce dernier boit les paroles de Miss Hilswood et semble captivé par la lumière de l'écran comme le jour où il a vu une salamandre se rouler joyeusement dans l'âtre de la cheminée pour la première fois.

 

— Mh, j'aimerais bien qu'il neige demain ! réagit d'un coup l'enfant en se rappelant des températures froides de l'hiver qu'il apprécie tant. Derrière lui, le rire sincère d'Owen retentit, amusé d'entendre son fils réclamer la modification du climat. 


Dans les gradins

Message publié le 11/12/2025 à 16:45

Silencieux, le quasi-géant balaye d'un regard grave l'arène, évitant de lever la tête vers la foule de spectateurs dont une partie non négligeable ne tardera pas à le reconnaître, et à bientôt le pointer du bout de leurs gants aux quatre couleurs des maisons de l'école. Il préfère les ignorer, sachant pertinemment que plus de la moitié des jeunes sorciers ne le connaissent qu'à travers une vieille image de collection, sa gueule placardée à répétition dans les journaux, dont on raconte davantage les frasques désormais, que les exploits. Ils ont vu sa tête partout, mais ne savent rien de son histoire, et certains tomberaient des nues d'apprendre même qu'il jouait en équipe d'Écosse de Quidditch à l'époque où leurs propres parents étaient à Poudlard.

 

Alors Owen Carter garde le dos voûté, et ses sourcils broussailleux sondent le relief du décor tandis qu'il s'adresse à sa fille Freya, installée près de lui. T'as vu des journalistes ? Mh, j'crois qu'y'en a, là-bas, à droite près de l'entrée vers les vestiaires, et aussi en face, répond-elle, observant la foule et les abords du terrain avec concentration, le jeune Marley toujours collé contre la rambarde, le nez tendu en direction du vide. Mhr, râle l'Écossais en frottant son épaisse barbe rousse ; il redoute les articles du lendemain, ne connaissant que trop bien l'inventivité des reporters pour monter des histoires à partir de rien. Et t'as vu Charlie ? Nan, y'a trop de monde. Tu la vois toi, Marlito ? Tu vois Charlie en face ? Nae, renifle l'enfant, le menton posé sur ses bras croisés, ses yeux dévorant autant de silhouettes réunies qu'il n'en a jamais vues, même à Londres, même au Ministère de la Magie.

 

— Il est trop grand son pantalon, nan ?

— De quoi ? Qui ?

— Marley. Il flotte dans son pantalon j'ai l'impression.

— Ah. Ah bah oui, un peu. C'était à Charlie. Il est plus p'tit qu'Charlie quand elle était en deuxième année, explique l'aînée Carter en fixant la tenue de son frère, dont les plis sont déformés au niveau de ses jambes. Ce dernier continue de scruter les tribunes, et ne remarque pas la main du patriarche s'agiter discrètement derrière lui.

 

 

Aidé par le sortilège, le tissu du pantalon s'ajuste plutôt correctement autour des jambes de Marley. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie soudain ce dernier, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

 

Owen Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Resserage
Difficulté
5
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Aidé par le sortilège, le tissu du pantalon s'ajuste plutôt correctement autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Autres résultats possibles

Aidé par le sortilège, le tissu du pantalon s'ajuste parfaitement autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Sous l'effet du sortilège raté, le tissu du pantalon garde sa forme initiale autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Sous l'effet du sortilège raté, le tissu du pantalon devient encore plus large autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 


En toute sécurité

Message publié le 01/12/2025 à 17:32

L'autre avantage d'une colline, c'est que vous voyez facilement arriver les gens. Alors quand Eileen emprunte le chemin au pied de Pré-Au-Lard pour rejoindre le jeune Carter et son père, ce dernier, assis sur un banc, cherche l'enfant du regard. Marley, viens ici, lui dit-il en secouant une grosse main pleine de tâches rousses. Et comme le gosse sort son nez d'un buisson, et qu'il était à genoux dans une flaque, le quasi-géant soupire en découvrant le pantalon trempé de sa progéniture bien aimée. Une fois n'est pas coutume, pense-t-il en remuant ses doigts devant le tissu.

 

Aussitôt, le sortilège informulé sèche le pantalon qui retrouve son apparence d'origine. Le petit rouquin sourit, toujours un peu émerveillé par la magie du quotidien, même si les Carter s'évertuent à lui montrer que d'autres alternatives sont possibles. Allez, assieds-toi près de moi. Inutile de se répéter deux fois, Marley s’exécute sagement et reçoit un ébouriffage de cheveux de la part de son père.  

 

— Bonjour Miss Hilswood, répond poliment Owen à la femme. Bonjour, ajoute l'enfant dont les apprentissages de la politesse continuent d'être suivis de près. Les deux paires d'yeux des rouquins se posent sur la silhouette moyenne de la sorcière Anglaise et un grand bras passe derrière Marley pour le resserrer contre son père, et laisser la place à Eileen de s'asseoir. Bien, se contente d'abord de répondre l'ancienne star du quidditch avant de développer. Les filles sont à l'école, alors il s'ennuie un peu. Il a des classes avec un professeur conseillé par le Ministère - par Monsieur Rowle, mais c'est seulement trois jours par semaine. Bon c'est pas grave hein, on apprend d'autres choses de notre côté, et il est content de voir sa sœur rentrer le vendredi - Charlie rentre mais pas Alison. Oui, mh, c'est la p'tite qui rentre, celle qu'était venue avec nous au rendez-vous, ajoute l'Écossais pour préciser ses propos. Et y'a aussi Freya et Fenella. Exactement, et comme vous voyez, on l'fait causer. Fin les filles s'occupent surtout d'le faire causer, qu'il soit à l'aise avec l'Anglais. Ils apprennent vite à c't'âge là. Freya c'est ma grande, et Fenella c'est une employée de la boutique. Des adultes donc, majoritairement. Sauf que Marley n'était déjà qu'avec des adultes lorsqu'Owen l'a trouvé, donc ça n'a pas l'air de lui poser le moindre problème. 

Owen Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Enchantement Séchant
Difficulté
4
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Aussitôt, le sortilège informulé sèche le pantalon qui retrouve son apparence d'origine. Le petit rouquin sourit, toujours un peu émerveillé par la magie du quotidien, même si les Carter s'évertuent à lui montrer que d'autres alternatives sont possibles. Allez, assieds-toi près de moi. Inutile de se répéter deux fois, Marley s’exécute sagement et reçoit un ébouriffage de cheveux de la part de son père.  

Autres résultats possibles

Aussitôt, le sortilège informulé sèche le pantalon qui se retrouve sec et encore plus propre qu'à l'origine. Le petit rouquin sourit, toujours un peu émerveillé par la magie du quotidien, même si les Carter s'évertuent à lui montrer que d'autres alternatives sont possibles. Allez, assieds-toi près de moi. Inutile de se répéter deux fois, Marley s’exécute sagement et reçoit un ébouriffage de cheveux de la part de son père.  

Après deux essais, le sortilège informulé finit par sécher le pantalon qui retrouve son apparence d'origine. Le petit rouquin sourit, toujours un peu émerveillé d'être entouré de magie au quotidien, même si les Carter s'évertuent à lui montrer que d'autres alternatives sont possibles. Allez, assieds-toi près de moi. Inutile de se répéter deux fois, Marley s’exécute sagement et reçoit un ébouriffage de cheveux de la part de son père.  

Après un essai totalement raté, et un deuxième plutôt moyen, le sortilège informulé finit par sécher à peu près le pantalon. Le petit rouquin sourit, toujours un peu émerveillé d'être entouré de magie au quotidien, même si les Carter s'évertuent à lui montrer que d'autres alternatives sont possibles. Allez, assieds-toi près de moi. Inutile de se répéter deux fois, Marley s’exécute sagement et reçoit un ébouriffage de cheveux de la part de son père.  


En toute sécurité

Message publié le 23/11/2025 à 23:35

Les habitants de Pré-Au-Lard n'ont pas pu ignorer la nouvelle tête rousse du clan Carter. Plus jeune que la benjamine des filles, Charlie, plus âgé toutefois qu'un sorcier en âge d'être scolarisé à Poudlard, les rumeurs sont allées bon train depuis la rentrée des classes. Le gosse est-il malade ? Est-il vraiment un membre de la famille, ou une pièce rattachée, étrangement semblable aux autres enfants du colosse ? A-t-il seulement des pouvoirs ? Mais Owen a donné le mot d'ordre aux Carter : rester silencieux pour le moment. Les gens sauront tôt ou tard la vérité à propos du petit cracmol lycanthrope, et il préfère d'abord s'occuper de son éducation, qu'on ne puisse pas lui dire "Vous l'avez élevé comme un porc" ; phrase entendue à propos du dernier cracmol ici, que ses parents n'avaient jamais pris la peine d'éduquer en considérant sa non-magie. Le pauvre était devenu un adolescent sale, inadapté, loin d'être intégré dans l'un ou l'autre des mondes humains. Il a d'ailleurs disparu depuis. 

 

Quoiqu'il en soit, lorsqu'Owen a décidé d'ouvrir son courrier un beau matin du début d'octobre, il a relu les mots de la femme du Département des Mystère, cette Eileen Hilswood qui les a reçu en août, Charlie, Marley, et lui. Bien sûr, ils vont avoir besoin d'aide pour présenter le côté moldu de l'univers au petit dernier, et le quasi-géant a décidé de répondre à la lettre, de s'excuser d'avoir deux mois de retard, et de donner un rendez-vous à Miss Hilswood. 

 

Nous serons sur la colline en face du cimetière dans les alentours de 10h, avait-il écrit, ne souhaitant pas recevoir l'inconnue au 76 Grand-Rue. Déjà, car Owen Carter est un homme méfiant, mais aussi car Marley Carter apprécie tout particulièrement d'être en extérieur, et que ça l'aide à gérer ses émotions. 

 

Alors, sans savoir à quoi s'attendre, l'ancienne star du quidditch a emmitouflé son fils derrière une épaisse écharpe ayant appartenu à Charlie, s'est muni lui-même d'une veste automnale assez chaude pour contrer la météo écossaise, et a traversé le village, une petite main accrochée à sa grande main - histoire de garder l'enfant à proximité. En haut de la colline, il laisse Marley s'adonner à son activité favorite : chercher les odeurs des gens et des animaux en reniflant des arbres, des pierres, de la terre, en faisant attention à ce qu'il reste discret toutefois.

 

Pendant ce temps, Owen se demande ce qu'Eileen a bien voulu dire par "découvrir le monde moldu en toute sécurité". 


La petite Carter et son géant de père

Message publié le 21/11/2025 à 14:59

Entendre son ami parler de Bart éveille un sourire bienveillant sur le visage d'Owen. Il n'y a jamais rien eu de plus rassurant que de savoir le Serdaigle bibliothécaire et le Poufsouffle concierge à l'école où sont scolarisées ses deux jeunes filles. Le quasi-géant écoute sagement Horace, plongé le temps de ses récits dans l'univers pétillant des deux sexagénaires. Il est persuadé que leur place auprès des enfants et des adolescents est une bénédiction pour chacun, petits comme grands, et le manifeste d'un hochement de tête approbateur à chaque nouvelle information donnée par la Français. J'imagine totalement, commente-t-il, heureux d'apprendre que Charlie se montre impliquée dans plusieurs des activités qu'ils proposent grâce au nouveau club de Poudlard. 

 

— C'est une grande chance pour l'école de vous avoir toi et Bart, j'espère qu'ils s'en rendent compte, conclue Owen en passant une main mécanique sur sa barbe rousse. Soudain, on frappe à la fenêtre, quatre petits coups secs. La minuscule chouette ouvre ses yeux ronds. Derrière le carreau, MacDuff attend. Il veut un gâteau lui ! L'Écossais se redresse et soulève le battant pour laisser entrer le grand-duc américain qui se pose sur son avant-bras. Le rapace observe curieusement Horace, même s'il le connaît déjà. C'est ton pote, regarde, dit Owen à l'animal en évoquant les capacités d'animagie du Poufsouffle. Il répond en poussant quelques cris rocailleux tandis que l'ancienne star du quidditch cherche une friandise à lui donner. Va sur ton perchoir. Obéissant, MacDuff reçoit son Miamhibou ainsi que plusieurs caresses affectueuses de la part du colosse, mais très vite, après deux ou trois gâteaux, il réclame à nouveau l'extérieur. Allez, souffle Owen en ouvrant la fenêtre, comme sa maîtresse lui, il reste jamais dans la maison, ajoute-t-il, une pensée plus tendre que ses mots ne pourraient se faire croire pour Kate.

 

L'animal s'en va, et bientôt, c'est Horace qui annonce son départ. 

 

Les deux hommes descendent ensemble après qu'Owen ait pris soin d'emballer le médaillon à l'intérieur d'un pochon de tissu pour le confier à son ami. Tu dis bien à Bart de pas prendre de risque hein, insiste-t-il en donnant une accolade au concierge. 

 

— Et on s'revoit vite, ajoute l'Écossais, le cœur réchauffé par la visite d'Horace. 

 


La petite Carter et son géant de père

Message publié le 18/11/2025 à 08:57

Loin du fleuve tranquille, l'histoire d'Owen et Kate se récite en rencontre, en disputes, en séparations, en réconciliations, rythmée par les obligations de Monsieur, et les voyages de Madame. Elle était au Brésil un peu avant Alison, explique l'ancienne star du quidditch en se rappelant d'une énième aventure provoquée par les pulsions de liberté de sa femme. À chaque fois, il tentait de garder bonne figure devant la presse, mais à chaque fois, les tabloïds optaient pour le sensationnalisme. Tu t'souviens pas ? Elle a raté la manifestation du don de Freya. La gosse était avec moi à la boutique du Chemin de Traverse, elle a perdu une dent, elle nous a fait péter les canalisations, raconte Owen, les yeux rieurs, en reprenant le médaillon entre ses doigts couverts de tâches rousses. 

 

— Bah Kate était en Amérique du Sud, elle a ramené ça. Il perd son sourire. Leur couple n'a jamais réellement trouvé d'équilibre au-delà d'une passion dévorante, toxique. Ils avaient tout, sauf qu'ils n'en ont rien fait. Ses prunelles grises détaillent le centre du bijou où une goutte semble suspendue derrière le verre troublé. Elle a dû s'en servir pour que j'sois guidé vers Marley, conclue l'homme avec hésitation, ses phalanges serrées sur l'artefact.

 

Sa grande silhouette affaissée refuse d'entendre les recommandations d'Horace. C'est quand même bien la preuve que j'suis pas fou, explique-t-il en reposant l'objet avant d'à nouveau se passer la main contre le visage. Ils peuvent dire c'qu'ils veulent, mais si j'avais pas trouvé le p'tit, personne l'aurait fait. Personne l'aurait trouvé à ma place. L'argumentation arrive en l'absence de reproches. Confronté aux critiques de l'opinion publique depuis son admission en équipe professionnelle de quidditch, Owen ressent souvent le besoin de se justifier. C'est lorsqu'il croise les yeux doux du Poufsouffle qu'il redescend enfin en pression. 

 

— J'suis désolé, j'gâche nos retrouvailles avec mes histoires. J't'ai même pas demandé comment tu vas, comment vous allez tous les deux avec Bart ? réalise-t-il, sincèrement confus, en tirant une chaise pour s'asseoir dessus.

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