Harry Potter RPG
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Rowan Murray

Guérisseur-en-Chef du Service d'Empoisonnements par Potions et Plantes 30 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Castelobruxo
Ollivanders, Mardi 07 Mars 2124

Rowan sentit le poids de ses propres mots flotter un instant entre eux, suspendu dans l’air parfumé de résine et de parchemin. Iel observa la commerçante en silence, suivant son regard posé sur Aon. Une tension sourde s’enroulait autour de son estomac, semblable à un fil tiré trop loin, prêt à rompre.

 

Quand elle tendit la main, Rowan hésita avant de céder la baguette. Dès que le bois quitta sa paume, une étrange absence s’y installa, froide et persistante, comme si Aon n’avait jamais vraiment été sienne. Iel referma les doigts dans un réflexe inconscient, cherchant une chaleur qui n’y était plus.

 

Iel humecta ses lèvres, suivant le moindre mouvement de la commerçante. Chaque geste avait une précision mesurée, une attention minutieuse qui rendait l’attente presque insoutenable. Rowan s’était souvent demandé si les artisans de baguettes percevaient en elles des frémissements imperceptibles aux autres. Peut-être était-ce pour cela qu’iel redoutait tant ce moment.

 

Les questions tombèrent, rythmées, précises.

 

— Elle vient de São Paulo, répondit-iel à mi-voix. Un artisan local. Sorbier, corne de basilic, vingt-huit centimètres.

Les mots déclenchèrent un flot d’images : la lumière tamisée filtrant à travers la canopée, l’odeur des copeaux de bois, la pression rassurante de la baguette entre ses doigts. Tout semblait si évident à cette époque. Fluide. Comme si la magie n'était qu'une extension de son être.

Aujourd’hui, Aon gisait inerte entre des mains étrangères, et cette évidence lui échappait.

 

— Ç'a commencé il y a quelques mois, admit-iel. Au début, c’était infime. Une latence imperceptible. Puis les sorts ont perdu en fluidité. Comme si… elle doutait de moi.

Le mot s’échappa avant qu’iel ne puisse le retenir. L’entendre à voix haute fut un choc. Rowan baissa les yeux, son pouce glissant machinalement sur une bague en argent terni. Iel avait toujours cru ce lien indéfectible. Et pourtant, il était là, à chercher une explication à ce qu’iel n’aurait jamais imaginé possible.

 

— Il n’y a pas eu d’accident, ajouta-t-iel plus bas. Pas de choc, pas d’altération visible. Juste… une distance.

Comme une note dissonante dans une mélodie autrefois parfaite.

 

Iel inspira profondément, relevant lentement les yeux. Chaque mot alourdissait l’inquiétude tapie sous sa peau, un poison lent qui gagnait du terrain. Mais la question qui lui brûlait les lèvres finit par franchir la barrière de sa prudence.

— Est-ce… réversible 

Le mot lui-même sembla suspendu dans l’air, incertain, une prière murmurée à l’inconnu.

 

La boutique retenait son souffle avec lui. Les lanternes vacillaient doucement, projetant sur les étagères d’innombrables ombres mouvantes. L’odeur du bois ancien, mêlée aux effluves de cire et d’herbes séchées, formait un cocon à la fois apaisant et oppressant.

 

Iel ferma les yeux un instant. La première fois qu’iel avait tenu Aon, la certitude inébranlable qui avait embrasé sa poitrine. Rien ne paraissait impossible, alors.

Aujourd’hui, cette flamme vacillait.

 

Iel rouvrit les yeux, cherchant dans le regard de la sorcière une réponse qui ne viendrait peut-être pas. Mais une décision prenait forme au creux de son souffle. Si ce lien pouvait être réparé, iel ferait tout pour le retrouver. Si ce n’était pas le cas… iel devrait, un jour, avoir le courage de lâcher prise.

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Rowan Murray

Guérisseur-en-Chef du Service d'Empoisonnements par Potions et Plantes 30 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Castelobruxo
Ollivanders, Mardi 07 Mars 2124

Lorsqu’iel poussa la porte d’Ollivanders, un tintement cristallin s’éleva, fragile, suspendu dans l’air comme un écho du passé. Le bruit se répercuta un instant entre les rayonnages serrés avant de mourir dans un silence feutré, presque respectueux. Une odeur épaisse l’enveloppa aussitôt, mélange de bois ancien, de cire oubliée et de quelque chose d’indéfinissable – une trace de magie figée dans le grain des étagères, incrustée dans la poussière qui s’accrochait aux boîtes empilées. L’air lui-même paraissait dense, alourdi par des siècles de chuchotements et d’attente.

 

Rowan hésita sur le seuil, sa silhouette encadrée par la lumière grise de l’extérieur. Un frisson imperceptible lui remonta l’échine, mais ce n’était pas le froid. C’était ce poids étrange, cette impression de vacillement intérieur qui le suivait depuis des semaines. Iel avança d’un pas, et le plancher grinça sous ses bottes en cuir, protestation discrète d’un lieu qui avait appris à reconnaître ses visiteurs.

 

Aon reposait dans sa paume, inerte. Un vestige familier devenu étranger. Le bois de sorbier, autrefois vibrant sous ses doigts, était désormais tiède, comme assoupi. Plus d’écho rassurant, plus de frisson discret courant le long de son bras. Seulement un silence creux, un vide entre elle et lui. Rowan la fit rouler entre ses doigts, et le tintement de ses bagues contre le manche résonna comme une note fausse dans le sanctuaire des baguettes.

 

Iel ferma brièvement les yeux. Longtemps, cette baguette avait été une évidence, une extension naturelle de son être. Un fil invisible les liait, un murmure entrelacé à sa magie. Et maintenant ? Le fil s’effilochait, ténu, fragile.

 

Les premiers signes avaient été subtils – un Lumos hésitant, un sort de soin vacillant au moment critique. Des détails que l’on met sur le compte de la fatigue. Puis étaient venues les hésitations, les sortilèges qui semblaient réticents, qui réclamaient une volonté plus farouche pour s’exécuter. Et hier… Hier, à Sainte-Mangouste, lorsqu’iel avait voulu stabiliser un patient, iel avait senti la résistance. Comme si la baguette s’ancrait dans sa paume au lieu de couler avec lui. Comme si elle exigeait un effort conscient pour un geste autrefois instinctif.

 

Rowan rouvrit les yeux. Devant lui, les ombres s’étiraient entre les rayonnages, et les boîtes empilées semblaient le scruter en silence. Chaque baguette ici portait une histoire, une résonance unique avec celui ou celle qui la maniait. La sienne… Était-elle en train de lui échapper ?

 

Un soupir lui échappa, léger comme un fil de fumée. Ses pensées dérivèrent vers Castelobruxo, la moiteur verte de la forêt, la pulsation de la magie qui s’insinuait jusque dans l’air et les os. Là-bas, iel n’avait jamais douté. La magie se déployait comme un fleuve, fluide et indomptable, et son Aon s’accordait à ce flot sans effort. Ici, tout était plus rigide, taillé dans la pierre et la tradition.

Et si elle aussi avait le mal du pays ?

Ou bien… était-ce lui ?

 

L’idée lui serra la gorge. Iel repensa à l’Occlumencie, à cette muraille intérieure patiemment construite au fil des années. Protection nécessaire, oui, mais aussi isolement. À force de verrouiller son esprit, avait-iel fini par s’éloigner d’elle ? Avait-iel trop coupé le lien ?

Ses doigts se crispèrent sur le bois poli. L’espace d’un instant, iel crut percevoir un écho, infime, une résistance qui n’était ni acceptation ni rejet, juste une attente muette.

Un craquement discret s’éleva de l’arrière-boutique, mais Rowan ne détourna pas le regard de sa baguette.

Iel n’était pas venu.e chercher une nouvelle baguette.

Iel était venu.e retrouver la sienne.

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Rowan Murray

Guérisseur-en-Chef du Service d'Empoisonnements par Potions et Plantes 30 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Castelobruxo
Couloirs de Ste Mangouste, Samedi 24 Février 2125

Rowan arpentait les couloirs de Sainte-Mangouste avec la précision tranquille d’un esprit absorbé par une bonne playlist mentale. La journée avait été longue, marquée par des cas complexes et l’exigence de la médicomagie, et pourtant, le poids de la fatigue ne parvenait jamais à alourdir réellement ses pas. Chaque corridor de l’hôpital lui était familier, chaque recoin imprégné des échos feutrés des conversations professionnelles et du murmure distant des sorts en action.

 

L’air vibrait d’un parfum d’herbes médicinales et de potions en pleine infusion, un mélange piquant d’eupatoire, d’amadouvier et d’aconit. L’odeur s’accrochait aux étoffes comme une signature invisible, celle des guérisseurs dont les mains sentaient toujours un peu la résine et les infusions même après un lavage minutieux. Sous la lueur stable des lanternes enchantées, les dalles impeccables reflétaient des éclats tamisés, donnant au sol un miroitement aquatique.

 

Le tissu de sa blouse effleurait sa peau tandis qu’iel avançait, et sous celle-ci, les motifs vibrants de ses vêtements luisaient par instants, éclats fugaces d’une excentricité soigneusement assumée. Chacune de ses bagues cliquetait au porte-clef attaché à l'un des passants de son pantalon, tandis que son esprit repassait encore le cas du jeune patient admis pour un empoisonnement accidentel. L’affaire était réglée, du moins en surface, mais Rowan avait appris à se méfier des complications tardives.

 

Un mouvement attira son attention alors qu’iel tournait à l’angle d’un couloir. Un enfant, planté au milieu du passage, les yeux grands ouverts d’une admiration sans retenue. Rowan suspendit sa marche, détaillant du regard cette petite silhouette immobile, figée dans un émerveillement sincère. Iel était presque tenté de faire une pirouette bien théâtrale pour ce fan candide. Il y avait quelque chose d’inaltérablement honnête dans l’attitude des enfants, une transparence qui tranchait avec les interactions feutrées des adultes.

La voix de l’enfant fendit le silence d’une sincérité brute, éclatant dans l’espace aseptisé du couloir comme une étincelle. Rowan eut un léger rire, adouci par la candeur de l’instant. Iel s’accroupit légèrement pour se mettre à hauteur du jeune garçon, une habitude instinctive, ancrée par des années à interagir avec des patients de tous âges.

— Merci beaucoup, répondit-iel, la voix veloutée d’un sourire contenu. C’est très gentil de ta part.

 

Le regard de Rowan glissa brièvement vers la femme qui accompagnait l’enfant. Son visage lui sembla vaguement familier sans qu’iel ne puisse en identifier l’origine. Une patiente ? Une visiteuse régulière ? L’incertitude resta suspendue, mais n’avait pas d’importance immédiate.

 

Rowan ne put s’empêcher de noter l’attachement tendre dans la réprimande, le poids léger d’une main sur l’épaule du garçon. Les petiots avaient de la chance. Une interaction banale, mais empreinte d’une douceur qui contrastait avec la froideur clinique des lieux.

— Il n’y a pas de mal, souffla Rowan en se redressant, l’ombre d’un sourire flottant encore sur ses lèvres. Après un clin d’œil très kitch, il ajouta : Les enfants ont cette merveilleuse capacité à dire les choses telles qu’elles sont. C’est rafraîchissant.

 

Iel laissa son regard dériver un instant vers les couloirs de l’hôpital, vers le ballet continu des guérisseurs et des patients, avant de revenir vers son interlocutrice avec une politesse neutre, mais courtoise.

— Vous cherchez quelqu’un en particulier ? Peut-être que je peux vous aider ?

 

L’interaction, simple et brève, pouvait ne mener à rien. Juste une rencontre de plus dans le flux incessant des âmes traversant Sainte-Mangouste. Mais Rowan savait aussi que parfois, les moments les plus anodins portaient en eux le germe de quelque chose de plus grand. Iel attendit, paisible, prêt.e à répondre si le besoin s’en faisait sentir, avant que la danse des guérisseurs ne le rappelle à son propre rôle dans cet immense théâtre médical.

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Castelobruxo
Ollivanders, Mardi 07 Mars 2124

Rowan se tenait immobile dans la boutique, enveloppé par le silence et l'odeur du bois ancien. Le tintement cristallin de la porte d'entrée résonnait encore faiblement, comme un écho lointain. Les ombres des étagères s'étiraient autour de lui, et chaque baguette semblait murmurer des histoires oubliées.

 

Ses doigts, ornés de bagues, serraient Aon, la baguette de sorbier, autrefois vibrante de magie. À présent, elle reposait inerte dans sa paume, le bois tiède et silencieux. Rowan ferma les yeux un instant, cherchant à retrouver cette connexion perdue, ce fil invisible qui les avait toujours liés. Mais il ne sentait qu'un vide, un écho creux là où la magie aurait dû pulser.

 

Rowan rouvrit les yeux, croisant le regard de la sorcière. Il prit une profonde inspiration, cherchant les mots justes pour exprimer ce qui le tourmentait.

— Bonjour. Oui. Ce n'est pas un simple dysfonctionnement, commença-t-il, la voix teintée d'une hésitation inhabituelle. C'est comme si... comme si elle et moi avions perdu notre harmonie.

Il marqua une pause, ses pensées dérivant vers les moments où la magie coulait naturellement entre eux, comme une danse parfaitement synchronisée. 

 

 Ces moments semblaient désormais appartenir à un passé lointain.

— C'est difficile à expliquer, reprit-il, c'est comme si elle ne répondait plus à mes intentions. Les sorts sont... hésitants, réticents. Rowan baissa les yeux vers Aon, la faisant rouler entre ses doigts. Le bois, autrefois si réactif, semblait maintenant indifférent à son toucher.

— J'ai l'impression qu'elle s'éloigne de moi, murmura-t-il. Comme si le lien entre nous s'effilochait. Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?

 

Il releva les yeux vers la commerçante, cherchant dans son regard un signe de compréhension. Il n'était pas du genre à se confier facilement, mais la situation le dépassait.

— Je suis venu comprendre pourquoi ce lien s'est abîmé, et comment le réparer. Vous pouvez m'aider ?

Dans l'ambiance boisée de la boutique, les ombres semblaient murmurer des encouragements, les baguettes alignées sur les étagères semblaient veiller sur lui, témoins silencieux de sa quête. Ou du moins était-ce ce qu'il espérait, car il fallait pouvoir soigner Aon. Rowan soupira.

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Castelobruxo
Ollivanders, Mardi 07 Mars 2124

Rowan se tenait immobile, enveloppé par l'atmosphère feutrée de la boutique. Les paroles de la sorcière résonnaient encore dans l'air, chaque mot s'infiltrant lentement dans son esprit. La lumière douce des lanternes dansait sur les murs, créant un ballet d'ombres qui semblait épouser le rythme de ses pensées. L'odeur du bois ancien et des herbes séchées emplissait ses narines, un parfum à la fois apaisant et lourd de souvenirs.

 

Iel observait la blonde, ses gestes précis et mesurés, tandis qu'elle manipulait Aon avec une délicatesse presque chirurgicale. Chaque mouvement de ses doigts sur le bois de sorbier paraissait révéler une vérité cachée, une histoire que seule la baguette pouvait raconter. Rowan sentit une boule se former dans sa gorge, une tension qui refusait de se dissiper. Les mots de la jeune femme résonnaient en lui, éveillant des émotions qu'iel avait longtemps refoulées.

 

Un bois de loyauté et de protection — ces paroles se répétaient en boucle dans son esprit. Rowan se souvenait du jour où iel avait choisi Aon, ou plutôt, où Aon l'avait choisi. Ce jour-là, iel s'était aventuré dans le quartier animé de Vila Madalena, à São Paulo, où les rues étaient ornées de graffitis colorés et vibrants. C'est là qu'iel avait découvert la boutique "Varinhas Encantadas da Floresta", nichée entre deux bâtiments, sa devanture envahie par des plantes grimpantes et des fleurs exotiques.

 

En poussant la porte en bois sculpté, Rowan avait été immédiatement enveloppé par une atmosphère chaleureuse et mystique. Les murs de la boutique étaient décorés de fresques représentant des scènes de la forêt amazonienne, où des créatures magiques se cachaient parmi les arbres et les lianes. Au centre, un grand arbre sculpté s'élevait jusqu'au plafond, ses branches soutenant des dizaines de baguettes magiques, chacune unique et magnifiquement ouvragée.

 

Rowan avait été invité à toucher et à essayer les baguettes, sentant leur énergie et leur connexion avec la nature. C'est alors qu'il avait ressenti une connexion immédiate avec Aon. Elle semblait vibrer dans sa main, comme si elle cherchait à le convaincre de son amitié. Comme si elle l'avait attendu durant des années. À cet instant, rien ne paraissait impossible pour Rowan. Iel avait trouvé plus qu'une baguette ; iel avait trouvé une compagne pour ses aventures magiques, une extension de lui-même.

 

Rowan avait quitté la boutique empli d'une profonde gratitude, reconnaissant d'avoir découvert ce sanctuaire en lequel magie et nature s'entremêlaient harmonieusement. Ce lieu offrait une expérience unique et envoûtante à quiconque en franchissait le seuil, une rencontre qui marquait les âmes de manière indélébile. Il imaginait que les jeunes Britanniques devaient ressentir une émotion similaire en pénétrant chez Ollivander's, où chaque baguette racontait une histoire singulière, tissant un lien intime avec son futur maître.

 

Mais aujourd'hui, ses certitudes vacillaient. Rowan regarda ses mains, désormais vides, et ressentit une absence glaciale. Aon, qui avait été une extension de son être, gisait inerte entre les mains de l'experte. La distance entre eux semblait infranchissable, un gouffre creusé par le temps et les changements. Cependant, ses mots le rassurent, ou l'encouragent tout au moins. 

— Je comprends, murmura Rowan, brisant le silence qui s'alourdissait. Ce n'est pas seulement Aon qui a changé, mais moi aussi.

Iel marqua une pause, cherchant ses mots avec soin, conscient de la présence attentive de la fabricante. 

 

— Les années passées ici, loin du Brésil, ont laissé des traces. Peut-être que je me suis perdu en chemin, sans m'en rendre compte.

Iel releva les yeux, croisant le regard de sa nouvelle alliée. Il y avait une lueur de compréhension dans ses yeux, une invitation à poursuivre sans jugement. Il ne veut pas trop en dire, et pourtant, iel se sent le devoir d'aller au bout du processus envisagé par la commerçante.

 

Rowan inspira profondément, laissant l'odeur apaisante de la boutique emplir ses poumons. Les lumières vacillaient toujours, projetant leurs ombres mouvantes sur les étagères remplies de baguettes. Iel sentit une résolution nouvelle naître en lui. eIl était prêt à aller au bout du processus, à affronter les vérités cachées et à retrouver la connexion perdue.

 

Elle semblait lire au-delà des apparences. Rowan hocha la tête, un geste imperceptible, mais lourd de sens. Iel était prêt. Prêt à plonger dans les profondeurs de son âme, à comprendre les changements qui avaient altéré son lien avec Aon. Prêt à retrouver la flamme qui avait autrefois brûlé en iel.

— Je suis prêt à explorer ce chemin, à comprendre ce qui a changé. Pour Aon, et pour moi-même.