Harry Potter RPG
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Alice Harding

Employé chez Zonko 21 ans Sang-Mêlé·e Américaine Notoriété

Deb
Ilvermorny
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un banc dans Pré-Au-Lard, Samedi 17 Février 2125

Le froid s’est installé depuis la veille, mais ça ne freine personne. Les rues de Pré-au-Lard sont pleines. Comme chaque samedi, les élèves de Poudlard envahissent les boutiques, traînent en groupes serrés, des écharpes rouge et or, vert et argent, bleu et bronze ou jaune et noir nouées autour du cou. L’ambiance est bruyante, un mélange de rires, d’appels, de conversations sans queue ni tête, un tohu-bohu que le vent haché par le froid ne parvient pas à disperser. Alice s’échappe de Zonko, les épaules endolories après une matinée passée à esquiver des gosses surexcités et des farces mal lancées. Elle inspire profondément l’air vif, puis passe une main dans ses cheveux, les ramenant en arrière d’un geste fatigué.


Son regard balaie les rues. Trop de monde. Pas d’endroit où s’asseoir en paix. Elle bifurque à gauche, passant devant la boutique de Honeydukes, puis débouche sur un petit recoin à l’abri de l’agitation. Un banc sous un vieil arbre dégarni, quelques racines apparentes déformant le sol, des traces de pas figées dans une fine couche de neige qui n’a pas complètement fondu. Elle s’y installe avec un soupir, s’adossant contre le dossier en fermant brièvement les yeux. Juste quelques minutes de silence avant de replonger dans la journée. Elle écoute. Les cris sont loin maintenant, étouffés par la distance. Le vent glisse dans les branches mortes au-dessus d’elle. Une respiration plus qu’un bruit.


Et c’est seulement là, dans ce calme étrange, qu’elle sent qu’on la regarde.


Elle ouvre les yeux. Un gamin est là. Il n’est pas assez proche pour être intrusif, mais pas assez loin pour être anodin. Un élève de Poudlard. Douze, treize ans peut-être. Blond, maigre, un visage juvénile mais une présence qui ne colle pas avec son âge. Alice hausse un sourcil. Il ne fait rien. Il la regarde. Et il a l’air… perturbé. Ses yeux s’écarquillent légèrement, comme s’il venait de comprendre un truc qui ne fait pas sens. Sa bouche s’entrouvre, puis se referme. Il inspire, hésite. L’espace d’une seconde, il semble chercher ses mots. Mais rien ne vient. Alice le fixe à son tour, attend qu’il dise quelque chose. Mais il ne parle pas.
 

- Ça va ? lâche-t-elle, intriguée.


Le gamin cligne des yeux, secoue la tête.
 

- Moi, ça va… mais vous, non. 

Alice fronce les sourcils, laisse échapper un léger ricanement, un sourire amusé mais sceptique.


- Franchement si, j'te jure que ça va super.


Basil ne répond pas tout de suite. Puis :

- Sortez pas sans votre baguette hein.
- Ok...
- Jurez ?
- Je jure. Alice acquiesce solennellement en extirpant sa baguette de sa poche pour la lui montrer. T'es bizarre toi hein ?
- Ouais.

Puis, comme si l’instant était déjà passé, il hausse les épaules et détourne le regard, fuyant déjà vers autre chose. Alice l’observe s’éloigner, les yeux étrécis, avant d'hausser les sourcils et de rire pour elle-même. Un gamin de Poudlard. Elle hausse les épaules à son tour, puis laisse son regard glisser vers la ruelle qui descend plus loin dans Pré-au-Lard. Sa pause va bientôt toucher à sa fin. D'un mouvement, elle range sa baguette, récupère son paquet de cigarettes pour en sortir une et la percher sur ses lèvres. Cinq minutes. Cinq minutes et elle y retourne.

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Alice Harding

Employé chez Zonko 21 ans Sang-Mêlé·e Américaine Notoriété

Deb
Ilvermorny
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle principale, près d'une fenêtre, Samedi 24 Février 2125

L’air est glacé, collant, un souffle humide qui s’accroche aux pavés et aux manteaux. Pré-au-Lard s’endort lentement, sa lumière tamisée par la brume d’hiver, les passants se faisant rares. Quelques silhouettes pressées, des visages enfoncés dans leurs écharpes. Rien de notable. À part lui. Alice le sent avant même de le voir. Une présence insistante, un poids invisible dans son dos, le genre d’ombre qui s’accroche aux coins de rue et aux reflets des vitrines. Le type traîne dans les rayons de Zonko depuis près d’une heure. À croire qu’il hésite entre acheter un truc ou juste respirer l’air du magasin pour passer le temps. Sauf qu’il a fini par sortir au même moment qu’elle, et c’est là que ça devient un problème.
 

Elle aurait pu transplaner. Elle aurait pu faire demi-tour. Mais Alice n’aime pas fuir. Elle préfère trouver une sortie élégante, maîtrisée, où elle garde le contrôle. Alors, elle marche. Le froid mord son visage, son souffle s’éparpille dans l’air, mais elle ne presse pas le pas. Ne pas montrer qu’elle l’a remarqué. Ne pas donner prise. Les Trois-Balais apparaissent comme une évidence. Chaleur, bruits, monde. Une barrière parfaite entre elle et l’intrus qui lui colle aux talons. Alice pousse la porte sans hésitation. L’odeur de cidre chaud et de bois brûlé l’enveloppe immédiatement, en même temps que le grondement diffus des conversations. Ne pas se retourner. Repérer une issue. Une porte, une allée, une distraction.


Son regard accroche une silhouette blonde, assise près de la fenêtre. Seule. Calme. Une présence qui attire l’œil juste assez, sans être trop marquante. Une ancre dans l’instant. Parfait. Alice s’avance, fluide, décidée. Son manteau glisse sur ses épaules en quelques gestes rapides alors qu’elle atteint la table. Pas le temps d’hésiter. Une demi-seconde, un battement de paupières. Elle tire la chaise et s’assoit face à la femme inconnue, sans lui laisser le temps de réagir. Elle sourit. Un sourire assez naturel pour être crédible, mais assez tendu pour être vrai.
 

- Désolée du retard, balance-t-elle à voix basse, comme si la discussion était déjà entamée.
 

Une illusion. Un mirage social. Jouer avec la perception des autres, elle sait faire. Alice pose son coude sur la table, son regard se verrouille brièvement sur celui de son interlocutrice avant de dévier derrière elle, juste assez pour apercevoir le type qui s’est arrêté près du comptoir. Il hésite. Attend. Elle le sent. Une gorgée. Un silence. Alice se penche légèrement en avant, l’air faussement complice.


- Je vais avoir besoin que tu joues le jeu au moins jusqu'à ce que ce mec se tire.
 

Une lueur d’amusement traverse ses yeux sans effacer la tension dans sa mâchoire. Elle attend. Juste assez sûre d’elle pour que ça paraisse normal. Juste assez tendue pour que ça intrigue.