Harry Potter RPG
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Ce qui nous échappe

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau des Médicomages, Vendredi 25 Août 2124

L’odeur de chair brûlée et de désinfectant s’accroche à mes vêtements, imprégnant chaque fibre de ma blouse. Ici, au service des blessures par créatures magiques, il y a toujours quelque chose à cautériser, à nettoyer, à rafistoler. Un sorcier qui a voulu domestiquer un hippogriffe et s’est fait ouvrir l’avant-bras, un apprenti dragonologue qui a sous-estimé la portée d’un jet de flammes… Et puis, il y avait lui.

 

Le garçon.

 

Celui qui prétendait s’être fait mordre par une accromentule. Celui dont la blessure ne guérissait pas. Celui dont j’ai suivi l’évolution jour après jour, essayant des potions, testant des antidotes, ajustant des traitements… et qui, il y a deux jours, est mort.

 

L’annonce a été brève, impersonnelle. « Arrêt cardiaque en fin de nuit, incapacité à stabiliser la température corporelle. »Voilà comment on résume une vie en quelques mots froids et détachés. On ne sait pas ce qui l’a tué. Et on ne le saura sans doute jamais. Un échec. Un de plus.

 

J’ai entendu les murmures des médicomages en chef. « Elle est jeune. Trop impliquée. » J’ai ravalé ma colère, serré les dents. Ils ne savent pas. Ils ne l’ont pas vu, lui, lutter.

 

Moi, je l’ai vu s’agripper à ses draps quand la fièvre le prenait. Je l’ai entendu tenter une blague alors que son souffle se faisait court. Je l’ai regardé dans les yeux, ce matin-là, et j’ai su. Il savait qu’il allait mourir. Et il était terrifié.

 

Depuis, son ombre plane sur moi. Chaque patient que je soigne porte un peu de son souvenir. J’aurais dû faire plus. Chercher plus loin. Contester le diagnostic. Insister. Ne pas le laisser mourir sans comprendre.

 

La porte s’ouvre brusquement.

 

McBride, vous avez un cas sur les bras. Encore un crétin qui a voulu dresser un manticore miniature.

 

Je me lève sans un mot, attrape ma baguette, un baume cicatrisant et me dirige vers la salle de soins. Avant de sortir, mon regard glisse sur son lit vide. Il est parti. Mais le mystère, lui, reste.

 

Et je compte bien trouver les réponses qu’on me refuse.