Identité : Adaline McBride
Surnom :
Date de naissance : 17/10/2093 (31 ans)
Nationalité : Britannique
Statut du sang : Sang-Mêlé·e
Couleur :
Lieux de résidence :
Je me surprends parfois à repenser à mon enfance, à ces journées qui semblaient s’étirer à l’infini dans une maison souvent vide. Mon père, passionné de rugby, passait la plupart de son temps à l’entraînement ou en déplacement pour les matchs, et ma mère, absorbée par son travail au Département des Transports magiques, n’était guère plus présente. Pourtant, je n’ai jamais ressenti de colère ou d’amertume à leur égard. J’ai compris très tôt que leur absence n’était pas un manque d’amour, mais une conséquence de leurs ambitions et responsabilités.
J’ai grandi entre ces absences, apprenant à me débrouiller seule, me plongeant dans les livres et les histoires qui peuplaient notre bibliothèque. Ce fut d’ailleurs une grande joie lorsque ma lettre pour Poudlard est arrivée. J’ai alors su que ma vie allait prendre un tournant décisif, que je découvrirais enfin un monde dans lequel je me sentirais pleinement à ma place.
À peine avais-je franchi les portes du château que mon cœur battait plus fort. L’excitation, l’angoisse, l’euphorie… tout se mélangeait. Puis, il y eut la cérémonie de répartition. Lorsque le Choixpeau s’écria « Poufsouffle ! », je me suis sentie immédiatement chez moi. Cette maison représentait tout ce que j’admirais : la loyauté, le travail, la solidarité. Mes années à Poudlard furent heureuses, jalonnées de moments d’apprentissage et d’amitié. J’ai appris à apprécier les matières les plus exigeantes et me suis découvert une passion pour la guérison magique.
Après l’obtention de mes ASPIC, il était évident que je ne pouvais me résoudre à quitter ce monde d’apprentissage et de partage. J’ai poursuivi ma formation sur un cursus médical, poussée par ce désir profond d’aider, de soigner. Lorsqu’un poste d’infirmière s’est libéré à Poudlard, j’ai su que c’était ma place. Chaque jour, je veille sur les élèves, panse leurs blessures, apaise leurs inquiétudes. Certains accidents sont anodins, d’autres plus sérieux, mais chaque cas me rappelle pourquoi j’ai choisi cette voie.
Et puis… il y a ce rêve, encore flou mais bien présent, celui de diriger ma maison de cœur. Peut-être qu’un jour, je deviendrai directrice des Poufsouffle. Peut-être qu’un jour, je guiderai à mon tour ces jeunes âmes en quête d’eux-mêmes, comme d’autres l’ont fait pour moi.
Ce matin, en me regardant dans le miroir, j’ai pris un instant pour détailler mon propre reflet. C’est étrange comme on peut passer des années à voir son visage sans vraiment le regarder. Mes cheveux blonds tombent en vagues désordonnées, rétifs à toute tentative de contrôle. J’ai abandonné l’idée de les discipliner. Ils font ce qu’ils veulent, et c’est bien ainsi. Mes yeux verts, eux, sont hérités de ma mère, et chaque fois que je croise mon propre regard, j’y vois un peu d’elle.
Je ne suis ni grande ni particulièrement athlétique. Mon corps s’est façonné au fil des années non pas par l’entraînement, mais par le mouvement incessant, les courses dans l’infirmerie, les longues heures passées à m’occuper des autres. Pourtant, je me sens bien dans ma peau. Je n’ai jamais eu besoin de chercher à plaire aux autres ou à correspondre à une quelconque norme. Mon apparence me ressemble : simple, sans artifice.
Sur le plan du caractère, j’ai appris à cultiver la patience et l’écoute. Les élèves viennent souvent me voir, non seulement pour leurs blessures physiques, mais aussi pour celles que l’on ne voit pas. Des mots murmurés du bout des lèvres, des silences lourds de sens… Je sais que parfois, être infirmière, c’est aussi être confidente. Et je prends ce rôle très à cœur.
Je crois que si je devais me définir en quelques mots, je dirais que je suis pragmatique et bienveillante. Je ne suis pas du genre à dramatiser les choses, ni à m’apitoyer sur le sort des autres sans essayer d’apporter une solution. J’aime trouver des réponses, aider, réparer, que ce soit des os cassés ou des cœurs en peine. Peut-être est-ce pour cela que je me sens autant à ma place ici, entre ces murs chargés d’histoire.
J’ai des ambitions, bien sûr. Qui n’en a pas ? Je veux évoluer, grandir encore, offrir le meilleur de moi-même. Mais je ne suis pas pressée. Chaque chose en son temps. Aujourd’hui, je suis Adaline McBride, infirmière de Poudlard. Et cela me suffit amplement… pour le moment.