Harry Potter RPG
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Sous les pavés, le Passé

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Accueil En dehors du Château Chemin de Traverse [En Cours] Sous les pavés, le Passé
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Alaska D'Arcylton

Auror 30 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Rue principale du Chemin de Traverse, Samedi 27 Janvier 2125

LA Oonagh

 

Alaska avait d'abord été surprise par cette réapparition soudaine. Depuis plusieurs mois maintenant, elle s'était habituée à avancer seule, sans obstacles, sans chemin sinueux pour lui faire perdre le sens de l'orientation. Après la coupe du monde de Quidditch, il lui avait fallu quelques jours pour effacer de sa tête toutes les images qui tournaient et retournaient dans sa tête. Elle savait qu'elle aurait pu faire plus encore, elle aurait faire plus. Elle ne culpabilisait pas de tuer, ça faisait malheureusement partie de son métier lorsqu'elle se trouvait dans des situations qui ne lui laissait aucune autre issue. En revanche, elle culpabilisait constamment de ne jamais faire assez. Ça faisait sans doute partie de sa personnalité, à toujours vouloir être parfaite dans toutes les situations. Ça aurait pu éviter quelques morts de Directeurs de Départements. Mais les mois s'écoulaient, et petit à petit, elle avait fini par comprendre qu'il lui serait impossible de toujours avoir le contrôle sur tout. À aujourd'hui trente ans, elle savait qu'elle avait encore beaucoup à apprendre. L'âge n'est plus qu'un nombre désormais, elle n'a plus ce décompte au-dessus de la tête qu'elle avait gardé durant ses cinq années de mariage. Années durant lesquelles Oonagh était apparue dans sa vie et qui en était partie aussi ou du moins, le temps les avait peu à peu éloignée. Pourtant, c'est bien elle qui l'a recontactée il y a quelques jours pour qu'elles se revoient. Étonnant, mais Alaska était contente de revoir celle qui lui avait fait comprendre qu'il fallait qu'elle quitte son mari, sans jamais utiliser ces mots pourtant. Aujourd'hui, Alaska s'était enfin libérée des fils du marionnettiste. 

 

En ce samedi de janvier, le Chemin de Traverse était tout de même rempli de sorcières et sorciers sortis pour diverses courses et promenades. Les adolescents à Poudlard, il n'y avait que les plus jeunes et les plus vieux qui arpentaient les rues pavées. Dans l'attente, Alaska ne pouvait s'empêcher de scruter la rue des yeux, à la recherche d'un éventuel comportement suspect - déformation professionnelle - même si c'était un peu inutile lorsqu'elle n'était pas en service et elle savait que ses collègues n'étaient pas très loin. 

La jeune femme fait claquer ses talons en faisant les cents pas, se demandant s'il y avait une vraie raison derrière cette invitation ou si c'était simplement pour parler du bon vieux temps. Elles en avaient des souvenirs ensemble, entre guérison et batifolage, il y aurait beaucoup à raconter. 

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Rue principale du Chemin de Traverse, Samedi 27 Janvier 2125

Elle n’a aucune idée de pourquoi le monde se couche toujours sur un lit de neige et de froid. Comme si tout était destiné à s’endormir sous ce voile immaculé, à se figer dans une immobilité trompeuse. Comme si l’hiver était une promesse qu’on contemple de loin, fascinés par son éclat, mais toujours réticents à abandonner la chaleur d’un été trop étouffant. Il y a quelque chose d’amusant dans ce paradoxe, dans cette façon qu’ont les gens de convoiter ce qui leur échappe. Ceux qui bravent la tempête, non pas pour la traverser, mais pour se laisser emporter par le courant. Pourquoi ? Par désillusion ? Par ennui ? Par ce besoin viscéral de se prouver qu’ils existent, qu’ils peuvent encore ressentir quelque chose ?

Peut-être.

Oonagh ne sait pas vraiment pourquoi elle a envoyé ce hibou. L’idée s’est insinuée, un matin, alors qu’elle regardait son jardin se couvrir lentement sous la morsure du froid. Un instant de flottement, une pensée errante entre deux gorgées de café. Ses yeux clairs avaient glissé vers le bureau, vers le papier encore vierge, prêt à accueillir une réponse à Miranda et à cette énième réunion familiale qui s’annonçait. Mais au lieu de cela, son esprit avait bifurqué vers un autre visage, un souvenir pas si lointain. Un intérêt étrange, renouvelé. Rien de sentimental, rien qui s’apparente à une envie persistante. Juste une curiosité qu’elle n’avait pas anticipée.

Alors, dans le doute, elle avait suivi son instinct.

Le cercle privé, ce n’est pas comme le travail. Il n’y a pas besoin de tout contrôler, de tout planifier. Il suffit de faire, et d’aviser ensuite, tant que rien n’entre en collision avec le reste.

Ses doigts glissent distraitement contre la vitrine devant laquelle elle s’arrête, effleurant du bout des ongles la surface froide du verre. Un reflet lui renvoie son image, et son propre regard l’analyse un instant, critique. D’un geste assuré, elle ajuste son rouge à lèvres, glissant une main dans ses cheveux soigneusement plaqués en arrière. Ils sont légèrement plus longs que d’habitude, un détail qu’elle note sans véritablement y accorder d’importance. Autour d’elle, la foule se meut avec son brouhaha habituel. Des murmures l’accompagnent sur son passage -certains admiratifs, d’autres plus discrets, plus mauvais. Elle y est habituée. Il est rare qu’on ne la remarque pas. Mais ce n’est qu’un bruit de fond, un souffle insignifiant qu’elle balaie d’un haussement d’épaules mental. Puis, enfin, elle aperçoit la silhouette qu’elle cherche.

D’un pas fluide, elle s’avance et s’installe aux côtés d’Alaska, un sourire léger au coin des lèvres. Une mèche de cheveux échappe à sa coiffure, et dans un geste instinctif, presque nerveux, Oonagh la glisse derrière sa propre oreille. Un tic, peut-être. Une brève dissonance dans son assurance habituelle. C’est drôle… Je ne pensais pas que tu aurais envie de me revoir. Il y a quelque chose de suave dans sa voix, alors qu’elle plisse des yeux. Comme une lueur qui frôle la provocation, teintée d’amusement. Les serpents savent danser, après tout, quand la mélodie leur répond. Comment vas-tu, Alaska ? Elle incline légèrement la tête, observant le monde autour d’elles. Le froid continue d'embrasser les gens dans le silence, déposant son empreinte sur les pavés. Marchons un peu, tu veux bien ? Il ne faudrait pas geler sur place. Tu ne crois pas ? Sa main glisse contre le tissu de son manteau, retenant un frisson invisible. L’hiver est un territoire qu’elle ne craint pas, mais elle préfère toujours être en mouvement.

L’immobilité, elle, est bien plus dangereuse.

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Alaska D'Arcylton

Auror 30 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
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Alaska n’est pas dérangée par l’attente. La patience n’est pas sa principale qualité, mais elle sait en faire preuve lorsque cela lui semble nécessaire. Elle ne prête plus attention à ce qui l’entoure, son esprit embrumé par des pensées qu’elle aurait préféré oublier, mais qui s’imposent malgré elle. C’est sans doute pour cette raison qu’elle n’aime pas attendre en temps normal : son esprit vagabonde trop vite, sans lui laisser le temps de décider si elle veut ou non replonger dans ces souvenirs. Elle était pire qu’une pensine, finalement.

 

Elle repense à cette époque où tout lui semblait inaccessible, où l’avenir dont elle rêvait n’était qu’une simple utopie. Elle n’a jamais eu confiance en autrui, sans doute la raison pour laquelle elle a si souvent adopté un comportement froid et distant envers les autres. Son ex-mari avait été le seul à qui elle s’était ouverte, à qui elle s’était confiée, persuadée qu’il la comprenait. Mais ce n’était qu’un leurre destiné à mieux la contrôler. À cette pensée, elle tressaille, sentant la honte toujours ancrée au creux de son estomac.

 

C’est une voix qui la tire de ses rêveries. Oonagh vient d’arriver, et Alaska ne peut s’empêcher de sourire à sa remarque. Que veux-tu ? Je suis pleine de surprises, répond-elle sur le même ton. Elle prend un instant pour l’observer, s’assurer que c’est bien elle. Puis elle se redresse pour adopter une posture plus décente, loin de l’envie de se perdre à nouveau dans ces souvenirs qui les impliquaient toutes les deux. Je vais bien, ajoute-t-elle avec un léger rictus tandis qu’elles commencent à marcher sans but précis sur le Chemin de Traverse. Et toi ? Que deviens-tu depuis tout ce temps ? Toujours à Ste Mangouste ?
Un temps pas si lointain, et pourtant, il lui semble remonter à des siècles.

 

Oonagh n’a jamais su qu’elle avait été l’élément déclencheur du réveil d’Alaska. Il avait fallu cette rencontre pour qu’elle prenne conscience qu’elle ne pouvait plus continuer à vivre ainsi. Ce jour-là, victime d’un sort, elle avait été contrainte de faire un détour par Ste Mangouste. Sa fierté en avait pris un coup, sa santé aussi, mais c’était surtout la honte qui coulait dans ses veines. Elle n’a jamais aimé se sentir en position de faiblesse, car oui, elle voit les choses ainsi. On lui a toujours appris à rester de marbre, à ne jamais se plaindre, à ne jamais révéler son talon d’Achille. Pourtant, ce jour-là, elle s’était montrée vulnérable, et elle aurait sans doute préféré que tout se déroule autrement.
 

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

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Un souffle glacé effleure ses joues alors qu’elle avance, indifférente aux caprices du froid qui cherche à s’infiltrer sous son manteau. Il fait déjà sombre en cette fin d’après-midi tardive. L’hiver a toujours eu cette manière d’imposer sa présence, de s’immiscer dans chaque espace laissé vacant. Mais Oonagh ne le craint pas. Elle a appris à l’apprivoiser, à le laisser glisser sur sa peau sans jamais le laisser vibrer. Emmitouflée face au monde. Un rire léger s’échappe de ses lèvres, un murmure à peine audible, emporté aussitôt par l’air mordant. Un éclat de chaleur dans cette atmosphère figée, aussi furtif qu’un frisson. Pleine de surprises, oui… Il paraît que c’est ce qui fait ton charme. Sa voix est basse, un rien moqueuse, teintée d’un amusement non feint. Rien dans son attitude ne laisse croire qu’elle cherche à s’attarder sur des sous-entendus trop sérieux. La blonde préfère la légèreté, le jeu subtil des mots et des gestes. Son regard glisse, effleure chaque détail du monde.

Elles avancent côte à côte, un duo contrasté qui capte forcément l’attention dans le flot des passants. L’hiver continue de déposer son empreinte sur le Chemin de Traverse, mais Aisling ne ralentit pas. Marcher, c’est éviter de s’attarder. Marcher, c’est esquiver sans en avoir le vouloir. Toujours à Sainte-Mangouste, oui. Elle est comme cette nonchalance maîtrisée. Je suis devenue fascinante à observer dans mon milieu naturel, paraît-il. Son sourire s’agrandit, mutin. Les choses changent, mais restent étrangement les mêmes. Puis elle passe à autre chose. Elle ne cherche pas à capturer l’attention d’Alaska, seulement à lui laisser le choix d’y répondre. Oonagh n’est pas du genre à s’accrocher aux fils invisibles qui courent sous une conversation. Elle les frôle, s’amuse avec, puis les abandonne sans regret. Et toi, alors ? Suis-je supposée croire que tu es toujours la même, ou tu as trouvé une nouvelle manière de surprendre ? Un frisson effleure sa peau lorsqu’une bourrasque s’engouffre sous son manteau. Elle resserre brièvement ses doigts contre le tissu, mais son regard reste ancré sur sa voisine, attendant une réponse qu’elle n’exigera jamais vraiment. Elle ne force jamais les mots, elle les suggère.

C’est dans ce silence suspendu, dans cet instant où le monde semble retenir son souffle, qu’autre chose capte son attention :

Des flocons de neige, fugaces, suspendus dans l’atmosphère.

Au début, ce n’est qu’une lueur diffuse, un éclat pâle dans le décor glacé du Chemin de Traverse. Puis, sous ses yeux, des cristaux minuscules se forment dans la brume hivernale. S’assemblant lentement. Comme attirés par une force invisible. Ils chutent, lentement, discrètement. Accompagnant le vent dans une danse silencieuse. Certains se déposent sur les épaules des passants, d’autres s’éteignent avant même d’atteindre le sol. Mais au détour d’un courant d’air, quelque chose change. Certains cessent de bouger. Ils restent là, suspendus entre deux mouvements du vent, figés comme s’ils hésitaient à poursuivre leur course. Ils ne virevoltent plus, ne se fondent plus dans la danse hivernale. Ce n’est pas une simple accalmie, ni une illusion due aux lumières dorées des réverbères. Ils flottent, délicatement retenus dans l’instant, comme prisonniers d’une pensée inachevée.

Oonagh s’arrête, légèrement fascinée. L’espace d’un battement de cils, observant ce fragile dérèglement du monde. Lentement, elle tend la main vers l’un d’eux, laissant le bout de ses doigts glisser dessus. Il ne bouge pas. Puis, au contact de sa peau, il fond instantanément, comme s’il n’avait jamais existé. Autour d’elles, personne ne semble remarquer l’anomalie. La foule continue de s’agiter. Les passants s’emmitouflent un peu plus dans leurs manteaux. Les enseignes illuminées du Chemin de Traverse crépitent dans le froid. Rien dans ce tableau ne semble vouloir prêter attention à ces flocons figés dans l’instant. Pourtant, la magie danse dans l’air, presque imperceptible.

Son sourire s’étire, subtil, presque imperceptible. Je crois que c’est la première fois qu’on me fait une démonstration aussi silencieuse d’un tour de passe-passe. Elle ne cherche pas immédiatement une explication, pas encore. La magie est un phénomène qu’elle comprend, qu’elle dissèque, qu’elle maîtrise. Mais il n’est pas toujours nécessaire de briser l’instant, pour une simple soif de connaissance. Son regard glisse vers Alaska, cherchant à capter une réaction, une lueur d’étonnement ou d’indifférence. À moins que ce soit toi, bien sûr. Ce serait un bon moyen de me surprendre. Le ton est joueur, léger, sans réelle accusation. Si ce n’est pas elle, alors peu importe. Certaines questions n’ont pas besoin de réponse. Oonagh le sait. Et elle n’a jamais eu besoin de tout comprendre, quand il ne s’agit pas de son travail. Parfois, il suffit d’observer et d’apprécier ce qui s’offre à elle. Alors elle se tourne complétement, laissant les secondes flotter entre elles comme une note suspendue. C’est beau, n’est-ce pas ? Elle ne précise pas ce qu’elle désigne. La magie éphémère, le chemin sous la neige, ou peut-être simplement le jeu d’ombres et de lumières entre elles. L’hiver murmure bien des choses. 

Et ce soir, il semble vouloir leur souffler quelque chose.

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Alaska D'Arcylton

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Est-ce qu’elle était toujours la même ? Alaska baisse les yeux une seconde, comme si la réponse pouvait se trouver au loin, dans le léger brouillard. Non. Elle n’était plus la même. La première fois qu’elle avait croisé Oonagh, elle portait une alliance trop lourde pour ses doigts et un sourire trop fragile pour ses lèvres. Elle était mariée, enfermée dans une vie qui n’était pas la sienne, étouffée par les attentes d’un homme qui l’avait transformée en simple extension de lui-même. À l’époque, elle n’osait pas rire trop fort, ni parler trop franchement. Chaque geste était calculé, chaque mot pesé, de peur que tout cela lui retombe dessus plus tard.

Mais ça, c’était avant. Avant la tempête. Avant la fuite. Avant qu’elle ne brise ses chaînes.

 

Elle relève la tête et plonge ses yeux dans ceux d’Oonagh Aujourd’hui, Alaska était Auror. Libre, intrépide, dangereusement téméraire, disaient certains. Elle vivait pour les missions, pour le frisson qui la parcourait lorsqu’elle traquait les méchants dans les recoins sombres.

Non, sa voix est calme mais assurée. Je ne suis plus la même, mais elle se reprend, ou du moins si, elle réfléchit un instant, je suis enfin moi. Alaska hausse légèrement les épaules, mais au fond d’elle, ces mots résonnaient. Je suis devenue Auror. Elle avait changé, oui. Elle avait appris à se reconstruire, morceau par morceau, loin des murmures venimeux de son ancien mari, loin de la peur et des regrets. Aujourd’hui, elle n’était plus une marionnette. Elle était celle qui tirait les fils.

 

La neige avait commencé à tomber doucement. Alaska lève la tête, observant les flocons blancs se poser sur ses cheveux blonds. Elle esquisse un sourire. Il y avait quelque chose de magique dans cette soudaine bourrasque hivernale. Peut-être que c’est moi, elle sourit davantage, ses yeux pétillants de malice. Elle reprend en faisant quelques pas, j’aime bien cette idée.  Je ne confirme rien… mais je ne démens pas non plus. Alaska converse un regard énigmatique. Elle aimait cette philosophie-là, celle qu’Oonagh semblait incarner à chaque instant : rien n’était jamais tout à fait figé, tout pouvait toujours basculer vers l’inattendu, vers l’étrange, si l’on choisissait de garder l’esprit ouvert.

 

Elle tend la main à son tour, attrapant un flocon du bout des doigts. Peut-être qu’Oonagh avait raison. Peut-être que cette neige était là pour une raison particulière, peut-être qu’elle n’était pas le fruit du hasard. Peut-être pour lui rappeler que le monde regorgeait encore de mystères, même pour quelqu’un comme elle, habituée aux missions périlleuses et aux duels d’Aurors. Et toi ? As-tu quelque chose de surprenant ? Qu’elle lance en reprenant leur marche. Elle savait que oui, qu’elle était surprenante dans son intégralité, mais quitte à réapprendre à se connaître, autant tenter l’expérience.

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