Harry Potter RPG

[En Cours]
Le match caritatif Côte sauvage, sur l'île de Quiberon, vendredi 21 septembre 2125

Accueil En dehors du Château Europe Le match caritatif
Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 22/11/2025 à 09:46

Fin d'après-midi

 

 

Dix jours plus tôt, Elliot l'invitait à se rendre au match entre les Catapultes de Caerphilly et le club de Flaquemare, mais Freya avait dû refuser, retenue par son travail à l'atelier, la vie du foyer Carter, et un troisième motif qu'elle n'osait pas s'avouer. Sauf que le cœur a ses propres arguments, et aujourd'hui l'aînée des trois filles d'Owen fait partie des supporters en vert et rouge autour du terrain de l'île de Quiberon à l'occasion d'une rencontre caritative Ligue française - Ligue britannique et irlandaise. Les fonds sont reversés à l'institut de recherche des maladies sorcières rares et très rares, alors la rouquine a payé son billet au prix fort, quand bien même les Catapultes jouent en équipe réduite pour l'occasion. La foule, majoritairement française, prend largement possession des gradins, et les Anglais, regroupés du côté des tribunes de visiteurs, représentent un petit quart du public. Ce qui ne les empêchent pas de scander les chants habituels, dont certains sont en Gallois. Maquillée aux couleurs de l'équipe du front au menton, affublée d'un chapeau haut de forme en feutrine et d'une écharpe BLACKBURN, son visage passe plusieurs fois dans les écrans géants du stade sans que personne ne semble la reconnaître autour d'elle - et c'est tant mieux. Avec les autres, elle s'époumone en suivant l'action. 

 

Les Tapesouafles de Quiberon sont connus pour leur jeu propre et efficace, mais aujourd'hui, et comme depuis le printemps, les OCQ500 font la différence, avantageant largement les Catapultes qui dominent le score. Freya jubile. Certes, le match est amical, sauf que la performance reste saisissante, véritable démonstration des capacités du balai imaginé par son père, mis au monde par ses longs mois de travail et le précieux investissement de Jun.

 

En parlant de lui...

...le gendre idéal, si vous voulez l'avis d'Owen Carter.

 

Discret, attentionné, volontaire, et même romantique ; il coche toutes les cases du mari dont rêve chaque père pour sa fille. Malheureusement, il est loin de cocher toutes les cases du point de vue de la fille en question, celle qui a traversé la Manche et longé l'Océan Atlantique grâce à plusieurs stations de transplanage, et dévore actuellement de son regard automnal le jeu du Capitaine des Catapultes de Caerphilly.

 

Leur soirée a laissé un goût étrange dans la mémoire de Freya. Elle s'est sentie à la fois terriblement honteuse, et honteusement vivante après ça. Elle a ressassé ses souvenirs à la recherche d'autres fragments, de la façon dont ils ont bien pu dormir ensemble, de la chaleur des bras du Gallois - tant rêvée, désespérément absente de son esprit. Elle a regretté, et en même temps, non. Aujourd'hui elle a besoin de le revoir, pour comprendre où ils en sont, où ils vont - s'ils vont quelque-part d'ailleurs.

 

Elle a besoin de le surprendre, et quitte les gradins, assurée de passer les différents points de sécurité rien qu'avec son nom de famille, sa tête rousse de Carter, aussi grimée soit-elle. On l'accueille chaleureusement derrière les filets du staff, on s'amuse de la voir porter l'accoutrement des supporters, et on lui donne accès aux rampes d'entrée et sortie des joueurs, où attendent déjà quelques journalistes, des assistants, et les représentants de l'association. Comme un coup du sort, très vite, le vif d'or est attrapé, mettant fin au match et provoquant une liesse générale au cœur du stade. L'ensemble des personnes autorisées s'engouffrent sur le terrain pour rejoindre les membres d'équipe, rappeler la cause de cette rencontre, faire les photos et les tours de gradins réglementaires, saluer la foule délirante. 

 

Freya reste en retrait. 

Elle patiente sagement. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb

Modération

Vif de Cœur 2025

Message publié le 22/11/2025 à 20:51

C'est une bonne journée. L'genre un peu rare, voyez. L'match s'est déroulé comme un putain d'tapis rouge vers la victoire. Mieux qu'ça. Personne s'est foutu sur la gueule. Pas une seule putain de fois. Peut-être bien que ça joue que ce soit un évènement caritatif. Le score est pas décisionnaire pour la ligue, et rien que ça, ça détend tout le monde d'un cran. Les quelques supporters qu'ont fait le déplacement jusqu'en France braillent le chant de la victoire tandis que les joueurs font leur tour de terrain. Certains membre de l'équipe se sont déjà fait kidnapper par des journalistes en atterrissant sur la pelouse - dont l'attrapeuse, Liberty Stonem, ou le jeune poursuiveur qui fait le plus parler de lui depuis son arrivée un an plus tôt : Spike Ryder.

D'en haut, Elliot se contente de profiter de la vue incroyable de la presque-île.

Inévitablement, on demande aux batteurs de bien vouloir se rameuter devant les caméras pour répondre à l'interview des gazettes locales avec tout le reste de l'équipe, un exercice auquel tous se prêtent en toute camaraderie. À la bonne nouvelle de leur victoire s'ajoute la bonhommie d'une rencontre qui ne sera que bénéfique pour tout le monde. Plusieurs photographies sont prises, beaucoup incluant les membres des Tapesouaffles de Quiberon. Visiblement enthousiasmés par le nouveau modèle de balai signé OCQ, ils ne manquent pas d'éloges pour cette marque anglaise qui a sur trouver sa place dans le paysage européen. Loin de l'ambiance qui a régné après le match des Catapultes contre les Flaquemares, on ressent un respect certain entre les joueurs.

- Qui a laissé entrer une supporter sur le terrain, par Merlin ?

- De quoi ? Où ça ?

Le regard d'Elliot ne tarde pas à se poser sur la gueule peinturée de Freya Carter, planquée sous un chapeau immense et le cou enroulé dans une longue écharpe à son nom. Plusieurs membres du cortège de sécurité rassure Oakwood tandis qu'Elliot approche, amusé par la vision offerte de la Poufsouffle en supporter des Catapultes.

- Je rêve. J'ai failli pas t'voir. T'veux un autographe ? Il charrie.

Elliot avait écrit une lettre à Freya l'invitant à venir voir leur dernier match opposant les Catapultes aux Flaquemares, mais la sorcière avait annoncé avoir trop de travail. Une bonne chose finalement, parce qu'ils s'étaient fait éclater, et il aurait clairement été dans les pires dispositions pour mettre les choses au clair avec elle.

- T'es toute seule ?

Il cherche vaguement du regard quelqu'un qui se serait retrouvé avec elle. Owen Carter - sur lequel se serait fatalement jeté la moitié des journalistes. L'une de ses deux petites sœurs peut-être. Mais surtout, son petit-ami. La dernière fois qu'Elliot avait vu Freya, elle se retournait la tête dans un bar pour oublier une vie personnelle entièrement chaotique. Le retour de son père, ses problèmes avec Alison et Charlie, son mortellement ennuyeux synthétiste. Elliot avait tenté de garder ses distances avec elle. De rester nonchalant. Mais leurs derniers échanges n'avaient pas manqué de lui donner un espoir qu'il n'arrivait pas à ignorer.

Trempé de sueur, le batteur garde dans une main son balai et sa batte, tandis que l'autre vient disperser des mèches en bordel. Encore sous le coup de l'adrénaline et de la victoire tout juste acquise, il a la gueule d'un gamin joyeux et détendu, loin de quelque préoccupation que ce soit.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 23/11/2025 à 21:04

Aussi sérieuse que possible jusqu'au dernier moment, elle rit lorsqu'Elliot s'approche, et cède à l'euphorie des retrouvailles. Tadaaa ! s'esclaffe-t-elle en écartant les bras, avant de tapoter les poches du manteau kaki à fourrure qu'elle porte. Une Freya sans son barda n'est pas une vraie Freya. Baaah, écoute, commente la rouquine, un regard malicieux à l'intention du batteur Gallois, tandis qu'elle extirpe un vieux gant en cuir de sa poche, j'ai ça. D'la 4ème année. J'le prends à chaque fois que j'vais t'voir jouer, et j'me dis que ce serait stylé avec une dédicace dessus. Les pommettes imperceptiblement rouges sous son maquillage de supportrice, elle lui tend la protection de quidditch conservée pendant des années, et ressemble quelques secondes à n'importe laquelle de ses fans, absorbée par le moindre mouvement de la célébrité. 

 

Quand il passe une main dans ses cheveux, le stade n'existe plus pour l'Écossaise

 

Est-ce qu'elle est seule ? Ouais, si t'oublies les 300 autres Anglais des gradins, sourit-elle un peu bêtement, se rappelant soudain qu'ils sont au milieu d'un millier de paires d'yeux. Au loin, les joueurs et le staff sont dispersés entre des interviews et des tours de balai à la rencontre du public. Près d'eux, Oakwood vante les mérites du sport magique caritatif à une gazette française, et très vite, on hèle le Capitaine des Catapultes devant un capteur d'images posé sur un trépied. Ils se feraient moins chier avec un téléphone, ricane l'aînée Carter, fière de sa dernière acquisition moldue.

 

Alors qu'Elliot rejoint le photographe, elle reste seule et observe distraitement l'effervescence autour du terrain. Sans prévenir, un journaliste britannique brandit son Mekapteur vers elle. Miss Carter ?! Vous v'nez pour conquérir le marché français ?!! demande-t-il, jovial. Sauf que Freya ne l'entend pas de la même oreille et lui demande d'arrêter. Nan s'vous-plaît, j'suis en off là, j'dirai rien, rétorque la représentante de l'OCQ500, hostile aux tabloïds. Mais plusieurs flashs l'éblouissent. 

 

— Miss Carter, quand est-ce qu'on verra votre père assister à un match ? - il est occupé, laissez-le tranquille, répond Freya dans un froncement de sourcils. Et j'ai dit pas de photos, c'est quoi l'problème avec vous ?! Son ton emporté attire l'attention d'autres sorciers, dont le coach qui s'approche à son tour pour écarter le journaliste en essayant d'apaiser la situation. Elle croise aussi le regard d'Elliot, coincé là-bas derrière une horde de reporters, et se reprend seule, loin de vouloir provoquer une esclandre. C'est bon, ça va, merci, souffle-t-elle à Monsieur Oakwood, en retournant vers les vestiaires. Sauf qu'elle sait que le Gryffondor va la chercher. On s'voit après, articule-t-elle silencieusement à son intention en faisant un geste des doigts supposé expliqué qu'elle va retirer son maquillage. 

 

Face aux miroirs des toilettes, la rouquine retire son chapeau haut-de-forme et soupire. Comme son père, elle déteste la presse. Mais Owen Carter a bien plus d'expérience et gère les journalistes avec sang froid, contrairement à Freya. Fréquenter Elliot, c'est aussi s'exposer à ce genre de vie - une vie commentée par les tabloïds.

 

Sans attendre, elle bouge ses phalanges devant son visage et informule un sortilège de récurage.

 

Les bandes rouges et vertes disparaissent aussitôt, laissant revenir au premier plan la multitude de tâches de rousseur de l'Écossaise aux gènes américains. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

 

En sortant des toilettes, elle s'enfonce dans le fauteuil d'un espace de repos. 

Freya Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Récurage
Difficulté
4
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
6

Les bandes rouges et vertes disparaissent aussitôt, laissant revenir au premier plan la multitude de tâches de rousseur de l'Écossaise aux gènes américains. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Autres résultats possibles

Les bandes rouges et vertes disparaissent petit à petit, laissant progressivement revenir au premier plan la multitude de tâches de rousseur de l'Écossaise aux gènes américains. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Les bandes rouges et vertes ont du mal à disparaître et l'Écossaise doit recommencer cinq fois pour faire revenir au premier plan sa multitude de tâches de rousseur. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Les bandes rouges et vertes restent en place. L'Écossaise doit recommencer presque dix fois pour faire revenir au premier plan sa multitude de tâches de rousseur. Penchée au-dessus de l'évier, elle se fixe longuement avant d'ôter son écharpe, prise d'une bouffée de chaleur. Putain. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Vif de Cœur 2025

Message publié le 24/11/2025 à 17:58

Pris au dépourvu, Elliot zieute le gant de cuir que Freya sort de sa poche. C'est-à-dire qu'il s'attendait pas vraiment à ce qu'elle lui demande un autographe. Encore moins à ce qu'elle annonce ramener ça chaque fois qu'elle vient le voir jouer. Genre elle vient l'voir jouer souvent et tout ? Persuadé qu'elle se fout de sa gueule, il récupère l'objet en se marrant connement, pis récupère le stylo qu'il a dans la poche - on vient littéralement de le lui filer, ou alors il a oublié d'le rendre, il est pas bien sûr.

- Et c'est pour... ?

Évidemment qu'il en profite pour raconter n'importe quoi. Parce que pourquoi pas. Sauf qu'il se fige alors qu'il est sur le point de signer, reconnaissant subitement l'équipement qu'il tient entre les mains, aux lanières marquée du blason Gryffondor.

- Attends c'est l'mien ?

Les yeux écarquillés, il le retourne plusieurs fois, avisant l'usure, et la marque effacée au poignet. Putain. C'est vraiment l'sien. Celui qu'il lui a refilé y a des années, parce qu'il vaudra une fortune bientôt tu verras ! À l'époque, Freya se marrait de le voir prétendre devenir une immense star du Quidditch alors qu'elle arrivait encore à le battre à la course. Loin d'être l'unique chose récupérée par Freya Carter alors qu'il se targuait encore d'être son petit-ami, il était loin d'imaginer qu'elle l'aurait gardé.

Amusé, Elliot échappe un rire un peu incrédule alors qu'il reprend son geste, signe avec l'application d'un môme au crayon blanc. Pour Freya Carter. #Fan n°1. E.B. Le regard directement reporté sur le visage habituellement constellé de tâches de rousseurs, le batteur hausse un sourcil équivoque. Parce que bien sûr qu'il les oublie les trois cent anglais qui continuent de beugler dans les gradins. Elle est venue seule mater son match, avec une gueule peinte aux couleurs de son équipe, et une écharpe à son nom. 

- Yup ? J'arrive !

Brièvement retourné vers son coach, Elliot est forcé d'adresser ses excuses à Freya pour aller poser devant les photographes et répondre aux questions des journalistes. Sa bonne humeur est ébréchée par la vision de la sorcière en train de se foutre sur la gueule avec plusieurs d'entre eux, visiblement très intéressés par sa présence sur le terrain, mais elle a tôt fait de s'en débarrasser et de filer vers l'intérieur du stade. Il répond à son signe d'un mouvement de menton discret, pas franchement chaud d'attirer davantage l'attention de la presse sur la visite surprise d'une Freya Carter définitivement pas venue pour le boulot.

- Mh mh, ouais grave, nan mais toute l'équipe a vraiment super bien joué c'est clair.
- La défaite contre le club de Flaquemare n'aura pas laissé trop de traces alors.
- Elle nous a donné envie de nous surpasser !
- C'est bon à savoir. Monsieur Oakwood, quels sont vos pronostics pour le match de la semaine prochaine ?

Bientôt, Elliot peut profiter d'une attention accrue sur son coach et les poursuiveurs pour s'extirper de la masse et prendre la direction des vestiaires. L'ambiance y est complètement bon enfant, et les gars sont tous complètement détendus maintenant que le match est derrière eux. Pas qu'Elliot s'éternise. Sa douche se fait en express, et il quitte l'endroit sans un regard en arrière pour chercher une silhouette familière.

Ça lui prend plusieurs longues minutes avant qu'il la trouve, planquée dans une salle de repos complètement déserte. Son sac tenue d'une main dans son dos vient s'écraser au sol dans un bruit mat, et il passe une main dans ses cheveux encore humide par réflexe, pour simplement se tenir contre la porte et croiser les bras. Elle a rincé son maquillage, et s'est enfoncée dans un fauteuil, loin de l'effervescence générale. Il peut pas s'empêcher de se rappeler de la dernière fois qu'il l'a vu.

- C'est une zone restreinte ici, Miss Carter, z'avez pas l'droit d'être là.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 25/11/2025 à 09:09

Face à la sorcière, une fresque murale dépeint un paysage composé de plusieurs bandes horizontales. La plus éloignée est le ciel, bleu, traversé de mouettes. Ensuite, viennent les reliefs d'une falaise posée sur la plage, de l'autre côté d'un large bras d'eau. Au centre, la mer transporte une multitude de petits voiliers, glissant entre ses vagues pointues. Puis, les rochers s'étalent, plats, couverts d'algues, parcourus de quelques marcheurs. Et enfin au premier plan, un homme conduit un attelage tiré par deux chevaux blancs. C'est la vision paisible qu'ont les moldus de la presqu’île de Quiberon grâce aux sortilèges camouflant le stade et les infrastructures sportives du monde magique. 

 

Seule, la rouquine sort le gant dédicacé de sa poche, et prend le temps d'observer l'écriture blanche d'Elliot. Pour Freya Carter. #Fan n°1. E.B. Elle sourit tendrement. Elle savait pertinemment qu'il deviendrait célèbre, lui et sa gueule à plaire aux gens, et son parcours inspirant, et ses performances explosives sur le terrain. Il était trop tard pour l'aimer, alors elle avait fini par l'idolâtrer. Au bruit du sac, elle range l'objet précieux d'un geste rapide, et fixe le sportif. Déjà ?

 

Étonnée de le voir revenir si vite des interviews et des vestiaires, l'aînée d'Owen suit des yeux la main d'Elliot qui passe machinalement dans ses cheveux humides. J'suis une Carter, j'suis sûre que j'peux visiter tous les stades de quidditch du monde si j'veux. Bon, j'exagère, d'Europe. Et du Canada, ricane Freya, peu habituée à mettre en avant les bénéfices apportés par la carrière de son père.

 

Elle enfonce une main dans sa poche de manteau et en extirpe trois sachets de Fizwizbiz qu'elle tend au batteur, un sourire enfantin aux lèvres. Un peu de sucre ? demande-t-elle, parfaitement au courant qu'il adore ça.

 

— Tu fais quoi après ? Vous sortez avec l'équipe ? Bien sûr, elle s'est pointée à l'improviste et il aura très probablement déjà des plans pour la soirée, mais ça, l'Écossaise s'en doutait en décidant de venir au dernier moment. Moi j'vais faire un peu de tourisme j'pense, manger des grenouilles et des escargots, tout ça. Elle se tait et rigole finalement, dégoûtée à l'idée d'avaler un animal aussi gluant qu'un escargot. Ici ils ont un gâteau au beurre, genre, pas juste au beurre, bliiindé de beurre, ajoute la Poufsouffle, en bonne représentante de sa maison. Ses doigts jouent distraitement dans les plis de l'écharpe BLACKBURN posée sur ses genoux. Au fait les Français et les Africains sont arrivés à Pré-Au-Lard pour le tournoi, j'les ai vu débarquer cette semaine à la boutique. C'est marrant.

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Vif de Cœur 2025

Message publié le 25/11/2025 à 11:12

La répartie le fait sourire. Décollé de la porte, Elliot approche. Il se sent un peu comme un gamin. C'est con, mais réel. Trop réel, peut-être bien. C'est-à-dire que ça a pas aidé d'passer la nuit à juste la serrer dans ses bras, ou d'échanger des messages, et de globalement renouer un lien même infime. Il a de nouveau ses chances, parce que Freya Carter est spontanément là. Il l'espérait plus après qu'elle l'ait gentiment recalé. Il l'espérait plus après qu'elle ait commencé à date Jun, visiblement passé à autre chose de son côté. Mais depuis l'Alambro ? C'est dur de pas espérer. Parce qu'elle a fait plus que sous-entendre des trucs. Elle a envoyé des putains d'signaux clairs, et qui est-il pour les ignorer ? 

Quelqu'un qu'a peur, globalement. Peur du pouvoir de cette meuf sur lui, alors qu'elle s'contente de lui tendre des putains de fizbizwiz et de lui faire des jolis sourires. Il récupère des bonbons pour les fourrer dans sa gueule et s'empêcher de balancer une connerie beaucoup plus grosse que lui. Quelques crocs font exploser le bordel dans sa bouche alors qu'il hausse les épaules. Sûr que l'équipe va se bouger pour célébrer ce soir. Z'ont quartier libre jusqu'au lendemain, où ils sont sensés se faire escorter pour un retour au bercail en portoloin, tous ensembles. Une grimace lui barre la gueule à la mention des grenouilles et des escargots, et il peut pas s'empêcher d'secouer la tête.

- Ew ?

Rapproché depuis qu'il a récupéré sa dose de sucre, Elliot s'est perché sur l'accoudoir du fauteuil de Freya, ses yeux rivés sur les doigts qui jouent dans l'écharpe à son nom qui lui couvre les genoux.

- Ah ouais ?

Impossible de savoir s'il répond au sujet du gâteau plein d'beurre ou de l'arrivée des délégations étrangères à Poudlard. La vérité ? Même lui est pas bien sûr. Parce qu'il réfléchit encore à ce qu'il va dire ensuite, pour pas brutalement tout gâcher. En prenant genre trop d'avance sur ce qu'il aurait vraiment envie d'faire. Alors il se contente d'inspirer un peu et de débiter avec nonchalance :

- T'vois j'pense pas c'est une bonne idée d'te laisser découvrir la bouffe française toute seule, Freya. Même que y a un fond d'sérieux dans sa connerie : t'es prête à prendre beaucoup trop d'risque avec tes grenouilles et tes escargots. Il récupère d'autres fizbizwiz dans le sachet offert pour les jeter en l'air, et les rattraper. J'pense que t'as b'soin d'un accompagnateur. Genre un gars sûr. Un batteur ! T'es quand même une méga célébrité, t'as b'soin d'un bodyguard et tout. Il fait genre de montrer un biceps en la regardant de travers.

Elliot a treize ans et demi, c'est officiel. Pas sa faute. Y a Freya Carter qui le gave de fizbizwiz post-match, et il a globalement l'impression d'être tombé dans une faille temporelle. Il se relève aussitôt pour pas laisser d'place à la moindre transition, et il tend une main vers Freya pour l'aider à se relever de son fauteuil. 

 

- Allez viens. On s'tire. Et pour répondre à sa question initiale, encore plantée dans le fond de ses yeux, il hausse les épaules : j'pourrais toujours rejoindre l'équipe plus tard, là tout d'suite j'ai envie d'prendre l'air et eux d's'enfermer dans un bar, on a pas les mêmes ambitions ! C'est dit d'une façon semi-tragique parce qu'Elliot est un garçon de théâtre. Surtout quand il est d'aussi bonne humeur. Jolie l'écharpe, il commente enfin en étirant un sourire amusé devant ses pommettes un peu rouges.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 26/11/2025 à 13:33

Même un aveugle verrait l'emballement dans le regard de Freya, harponné à la silhouette d'Elliot et ses mimiques d'antan. Les yeux brillants, le sourire béat, elle dévore le personnage créé par le batteur pour la persuader de le laisser l'accompagner à la découverte de la presqu’île, comme s'il avait vraiment besoin de la convaincre. Elle rigole, séduite. Ah parce que tu crois qu'j'sais pas m'défendre ?! Moi aussi j'ai des biceps j'te signale, répond-elle en montrant la bosse créée par le rembourrage de son manteau au niveau de son bras. J'ai envoyé un journaliste sur la touche d't'à l'heure, t'as pas vu ? renchérit l'aînée Carter en levant un sourcil, amusée de jouer au jeu du brun, ignorant l'âge mental moyen de la pièce qui baisse de seconde en seconde. 

 

De toute façon, ils se tirent, comme il dit, après qu'elle ait pris sa main pour se redresser. 

 

Dans le couloir, la Poufsouffle aux joues rouges remet son écharpe. Mh t'as vu ? J'ai trouvé ça au vide grenier de Little Hexley, 5 noises, ils voulaient s'en débarrasser, charrie-t-elle en observant de biais la réaction d'Elliot. Et soudain elle se fige face à des sorciers-journalistes au loin, qui ne semblent, par chance, pas encore les avoir vus. Oh nan, si on pouvait éviter d'se faire questionner, ça m'arrange. Elle soupire, soûlée, et tire une porte de service au hasard à côté d'elle. Alors ils traversent l'entrepôt du stade, où s'affairent deux elfes de maison davantage préoccupés par l'entretien des balais que par leur passage. 

 

— Quoi ? Toi t'es p't'être habitué, tu subis ok, moi j'refuse qu'on empiète sur ma vie privée, se justifie Freya, largement au courant des dégâts de la médiatisation compulsive. 

 

Ils arrivent à l'extérieur comme s'ils sortaient d'un grand hangar, et elle inspire l'air agité bourré d'iode. Putain ça m'avait manqué en vrai, j'avais jamais réalisé à quel point j'aime c't'odeur de mer ! Pas avant d'avoir voyagé en longeant la côte anglaise au début du mois. Respire, toi qui voulais prendre l'air, dit-elle au sportif tandis qu'ils se dirigent en direction des rochers abrupts.

 

Plusieurs panneaux indiquent la fin des sortilèges de dissimulation, et donc, le passage du côté moldu de la France. La rouquine s'accroche au bras du Gryffondor avec légèreté, leurs chaussures foulant la roche à quelques mètres des touristes. Ok, maintenant j'ai besoin d'un bodyguard, avant d'faire ou d'dire une connerie, ricane-t-elle en tournant à la dérision ses propres maladresses. Est-ce qu'elle sait qu'ils devraient probablement avoir une conversation en ce moment même, au lieu de prétendre que tout va bien ? Absolument. Elle a juste pas les couilles de s'y attaquer.

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Vif de Cœur 2025

Message publié le 26/11/2025 à 14:54

Cinq noises pour se débarrasser d'une écharpe à plus de deux gallions pièce ? Ça prend pas. Même qu'il la regarde de haut, peu impressionné. Pas bien dur de la mater de haut, Freya Carter. Il fait bien une tête de plus qu'elle. Talonnant la sorcière jusque l'extérieur de l'édifice, il apprécie tout autant qu'elle les flagrances portées par l'air marin. Il fait notablement doux, et la brise en est juste agréable. Le batteur inspire profondément, soulagé d'être tiré du brouhaha médiatique et de ses devoirs de célébrité du monde magique. 

Le bras de Freya s'accroche à lui tandis qu'ils avancent sur les roches, à quelques embardées du sentier normalement prévu aux touristes. Éloignés de la coupole que représente un stade complètement invisible aux moldus, ils se font parfaitement anonyme parmi les marcheurs de ce début de weekend. Herbe haute et bruyère les cernent, mais surtout le calme d'une atmosphère naturelle, éloignée des clameurs de supporters. La magie dissimule la vue du stade derrière l'illusion de dunes sous la protection du patrimoine, tandis que son vacarme est passée sous la cloche d'un puissant sortilège assourdissant.

- J'suis à peu près sûr qu'le rôle d'un bodyguard s'cantonne à t'empêcher d'tomber comme une merde au milieu des rochers.

Même que l'rôle il le tient, parce qu'il l'accompagne dans tous ses mouvements alors qu'elle passe d'un monticule à l'autre. Z'ont l'air de gros gamins, mais ça leur importe clairement ni à l'un, ni à l'autre. Galvanisé par la victoire face aux Tapesouaffles et la présence de Freya Carter à ses côtés, Elliot se contente de profiter du moment. Le roulis des vagues accompagnent leur avancée, dévorant l'estran avec régularité.

- Han ! Mate.

 

D'un index il pointe du doigt l'extrémité de la route, sur laquelle sont postés plusieurs roulottes. Des stands de nourriture dont les odeurs leur parvienne depuis déjà plusieurs secondes, et devant lesquels s'attroupent locaux comme touristes. Elliot n'attend pas l'avis de Freya pour l'entrainer avec lui, grimper les rochers jusque rejoindre le sentier et s'engager dans la direction de la bouffe.

- J'ai faim. Ça va être tranquille en plus. T'voulais tester la gastronomie française nan ?

Les supporters comme les joueurs auront probablement rejoins les nombreux comptoirs postés à l'intérieur du stade, ce qui leur laisse clairement le champ libre de leur côté. Bien qu'ils ne soient plus perchés sur des rochers irréguliers, Elliot garde Freya accroché à lui et accélère le pas. Ça a l'air globalement plus sucré que salé. peu étonnant en cette fin d'après-midi. Certains regards intrigués se portent sur eux - probablement à cause de leur accoutrement plutôt en déphasage complet avec l'ambiance générale -, mais Elliot les ignore complètement. Il essaie de comprendre les inscriptions sur les panneaux, en vain.

 

- C'est quoi des crêpes ? Azy ça sent bon en vrai.
- Bonjour m'sieur dame, qu'est-ce que ce sera ?
- Elle dit quoi ? Brièvement tourné vers Freya, Elliot réalise qu'il a pas la moindre idée de comment passer sa commande. Heu... Ça, là ? Crêpes ?
- Mh mh, des crêpes ouais, mais alors à quoi les crêpes ? Nutella ? Beurre ? Sucre ? Confiture ? Bernard, comment on dit en anglais...
- Bah j'sais pas moi t'es marrante... C'est ça mon gars, con-fi-ture ! Il montre un pot du bout de l'ongle avec insistance.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 28/11/2025 à 12:50

Quoiqu'il en dise, l'aînée Carter s'en sort très bien sur les rochers, même qu'c'est Elliot qui la déconcentre, ok ?! Agrippée à son bras comme une huître n°2 aux abords de Quiberon, elle se gausse bêtement, répondant à la moindre de ses conneries, le cœur battant. Ils ont définitivement treize ans et demi, et si elle tombe, il tombe aussi. Heureusement, une roulotte providentielle empêche leur jeu de mains de mal tourner, et les deux sorciers s'extirpent des rochers pour découvrir la gastronomie française moldue

 

— Des crêpes ? répète-t-elle, les mains au fond de ses poches, le nez tendu vers les panneaux puis l'intérieur de la roulotte, où la femme cause de tout sauf d'escargots et de grenouilles visiblement. Ooh, on dirait des genre de grands pancakes, commente finalement Freya, pointant du doigt l'une des photos alléchantes accrochées au-dessus des différentes garnitures. Oh, y'a du sirop d'érable ! Son index désigne une bouteille dorée, aussitôt récupérée par l'homme. Vous voulez ça ma p'tite dame ? Tiens Bianca, prends. Elle veut du sirop d'érable la dame. On part sur deux crêpes alors ? L'Écossaise acquiesce en levant son pouce - et vous, du sirop d'érable aussi ? Oui tu peux lancer les deux crêpes. - Putain j'allais sortir des gallions ! Elle chuchote et rigole, un peu trop euphorique d'être en compagnie d'Elliot. T'as des livres ? Ah mais nan, c'pas des livres ici, réalise-t-elle en voyant un pictogramme de billets et de pièces entourées collé au comptoir. Bon ok, j'me tais. Les lèvres pincées d'un rire interdit, la rouquine regarde autour d'eux, et repère une enfilade de bancs au bord de la mer. Il faut dire que le cadre est parfait. 

 

Ils s'éloignent bientôt du stand, deux crêpes fumantes et odorantes en mains, posées chacune dans un triangle en carton et accompagnée d'une serviette en papier. Ça l'air trop bon. On va sur les bancs là-bas ? Elle salive, Freya, et louche sur la pâte brillante aux endroits où le sirop d'érable s'échappe. Ses lèvres aspirent l'extrémité de la crêpe pliée pendant qu'ils marchent. Ça coule putain, dit-elle, avant de croquer une première bouchée tandis qu'ils ne sont même pas arrivés au banc. 

 

Une fois assis, et les problèmes technique de dégustation réglés, la Poufsouffle semble juste ravie, son écharpe posée à distance de sécurité du sirop, sa serviette coincée entre ses doigts collants, et ses joues pleines de crêpe. Elle s'est installée en pliant une jambe de façon à pouvoir faire face au batteur tout en se régalant. T'aimes bien ? Ses prunelles passent d'Elliot, aux vagues roulant contre le rivage et à l'horizon, et à sa crêpe déjà disparue de moitié.

 

— Tu veux goûter c'que j'ai pris ? demande la rouquine au lieu de se rappeler qu'ils devraient sans doute discuter. Elle tend sa crêpe au batteur. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb

Modération

Vif de Cœur 2025

Message publié le 28/11/2025 à 20:47

- Chocolat ? Vous avez ?

- Nutella ! Chocolat beutt laïk zis !
- Parfait !

Une main est levée pour former un cercle avec ses doigts, puis Elliot extirpe de ses poches les billets que lui a refilé Jean, la veille. Chaque fois qu'ils se déplacent en pays étranger, on leur refile de quoi profiter sur place en échangeant leurs gallions contre de la monnaie moldue locale. C'est-à-dire que c'est pas rare que des membres de l'équipe se mettent en tête d'explorer un minimum comme il le fait aujourd'hui.

- Nah c'est ça là, il affirme en prenant la place de Freya pour régler la note, en échange de deux crêpes au sirop d'érable et au nutella. Tenez !
- Sankyu ! T'vois Bianca qu'on a bien fait d'proposer l'sirop, t'vois qu'on l'vend !
- Ouais ouais. Une première en deux s'maines j'te signale. Et à des étrangers ! Rends sa monnaie à c'pauvre garçon, t'vois bien qu'il sait même pas c'qu'il te donne. Crévindieu.
- Là. Allez, bonne dégustation ! Mesdames ? Pour vous on part sur quoi ?
- Ah bah la crêpe au beurre hein bien sûr ! Patrick ? Toi aussi hein ? Évidemment. Pour le p'tit j'demande même pas il va prendre une au nutella. Dites il fait doux aujourd'hui hein c'est agréable !

Sourd aux bavardages français qu'aucun ne comprend de toute façon, les deux sorciers se sont éloignés pour trouver un banc, à quelques mètres de là. Le bordel se répand clairement, et pas que dans le minuscule triangle en carton dans lequel est entreposé la crêpe. Une main levée dans un geste absurde que semblent avoir adopté la majorité des locaux du coin, Elliot essaie d'aspirer un peu du liquide chocolaté pour éviter qu'il ne vienne engluer tous ses doigts, puis de mordre dans le truc avec appétit.

 

- Ham. Tain ch'est...

 

Bon ? Sucré sa mère ? Les deux, probablement. D'ailleurs Elliot se fait pas priver pour en reprendre un bout sans même prendre le temps de terminer sa phrase. Assis d'un côté du banc tandis que Freya s'est installé de l'autre, il hoche la tête vigoureusement pour affirmer que ouais, grave, il aime bien. Il hausse les épaules devant la proposition de Freya, réfléchit à retardement alors qu'il s'est déjà avancé pour mordre dans sa crêpe tendue vers lui d'une main gluante.

Le goût est radicalement différent de la sienne. Pas mauvais. Juste vachement différent. Elliot a jamais vraiment testé le sirop d'érable. Parce que ben... c'est du sirop. D'arbre. C'est chelou. Mais en vrai c'est bon. V'là sucré aussi. Plus que l'nutella, peut-être bien. Il avale le bordel en hochant la tête, approuvant le choix de Freya d'un pouce en l'air près de sa gueule entachée de graisse. Les lèvres humectées par réflexe, il balance le menton en même temps qu'il lève la sienne :

- T'veux un bout d'la mienne ?

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 29/11/2025 à 08:41

Une étincelle s'est rallumée au fond de l'esprit de Freya depuis que son père est rentré, rapportant avec lui la fin d'une quête longue de dix ans. Alors oui, sa mère est morte - le couple qui a pris soin de Marley en a certifié - mais morte, ça permet au moins de mettre des mots, et d'abattre une parenthèse dans laquelle l'aînée Carter était enfermée. Elle termine son deuil en recollant un à un les morceaux de son caractère oubliés depuis sa quatrième année d'école. Petit à petit, elle redécouvre un personnage drôle, un peu clownesque, enterré derrière trop de responsabilités, et le poids de la dépression d'Owen. 

L'effet Elliot Blackburn, ajouterait Freya, toujours plus maladroite, plus imprévisible, et plus joyeuse, en compagnie du joueur de quidditch. Peut-être que leurs routes n'ont pas attendues dix ans pour rien avant d'à nouveau s'entremêler. 

 

— T'en fous partout ! s'écrie-t-elle en riant tandis qu'il manque de croquer le triangle en carton avec la crêpe. Elle lèche son poignet, ridicule mais bien vivante, et enflammée par l'envie de simplement profiter du moment. Et quand le brun lève son pouce, elle sourit. Il lui rappelle un poster vieux d'il y a 4 ou 5 ans. Sauf que sur le poster, c'est le doigt d'honneur qu'il brandit. L'Écossaise accepte de goûter à la crêpe au chocolat d'Elliot, à peine plus élégante que ce qu'il vient de faire alors qu'elle évite le carton au prix d'un filet de pâte à tartiner au milieu du menton. Quoi, ch'ma nouvelle barbichette française, ch'suis chic comme ch'a, nan ? plaisante-t-elle, une dent couverte de chocolat. Évidemment, un sortilège de nettoyage est impossible avec autant de moldus autour d'eux. La sorcière doit se résoudre à utiliser ses doigts, sa langue, et sa serviette, empêtrée dans la procédure. Ch'est bon hein, mais ch'est hyper chiant à manger ! 

 

Quelques minutes après, alors qu'ils viennent de terminer leur goûter improvisé sur la promenade du bord de mer, Freya aperçoit un groupe composés des journalistes britanniques présents au stade. Oh nan, râle-t-elle soudain en faisant volte-face en direction du paysage. D'un geste rapide, elle enfile la capuche de son manteau et tire les cordons au maximum pour faire disparaître presque entièrement son visage. Chuuuut ! Car bien sûr, qu'il se marre. Tourne-toi, ils vont nous voir ! rouspète la rouquine en tapant vaguement la cuisse d'Elliot d'un poing bon enfant. 

 

Par le minuscule trou qu'il reste autour de ses yeux noisette, elle fixe l'océan Atlantique. Elle s'entend respirer et ricaner, des mèches coincées en vrac contre ses joues et son cou. Au loin, une dizaine de voiles jouent entre les vagues. T'as déjà pris le bateau ? demande-t-elle au brun avant de lui jeter un coup d'œil à travers sa capuche absurdement serrée. 

 

Derrière eux, les journalistes s'éloignent. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb

Modération

Vif de Cœur 2025

Message publié le 29/11/2025 à 09:36

Freya s'en sort pas mieux que lui, et il se marre devant sa gueule décorée de chocolat et la connerie qu'elle a l'air ravie de déployer. Il peut qu'approuver : les crêpes c'est grave chiant à manger. Mais c'est beaucoup trop bon pour qu'ils en aient quelque chose à carrer visiblement, et ils ont tôt fait de se débarrasser des preuves de crime.

 

- Qu'est-ce que tu fous, il balance alors qu'elle vire brusquement de bord et se couvre avec la capuche de son manteau.

Un seul regard suffit à repérer la poignée de reporters, qu'il reconnait que pour leur avoir parlé moins d'une heure plus tôt. Leurs vêtements ensorcelés pour s'accorder au paysage moldu, ils n'ont pas vraiment l'air de prêter attention aux gens sur place, juste de profiter du décor et de l'ambiance générale. Sûr que s'ils les repèrent, ça sera quand même la merde, alors Elliot imite Freya en rabattant aussi sa capuche sur sa tête. Mort de rire devant la sorcière, qu'a poussé le vice a resserrer le bordel tellement fort qu'on aperçoit qu'à peine ses yeux, il secoue la tête en se léchant consciencieusement les doigts.

 

- Je jure t'es d'une discrétion. Aïe !

Il ramène une jambe contre lui, prétend mater l'horizon comme elle le fait tandis que leurs ricanements s'échappent dans l'air. Ça s'arrange pas alors qu'elle lui pose une question, tournée vers lui, sa capuche complètement resserrée autour de tout son visage. Pris d'un élan, il relâche sa jambe et s'approche un peu pour ouvrir le bordel de ses deux mains, un sourire amusé éternellement vissé sur la gueule, le regard qui vogue d'une mèche rousse à une autre jusqu'à se poser sur le sien.

 

- Plus tu t'planques plus t'attires l'attention tu l'sais ?

Ses mains retournent se planter dans ses poches alors qu'il reprend sa position face à l'horizon. Brièvement, il guette la présence des journalistes, qui semblent s'éloigner. Ils n'ont clairement pas noté leur présence. De retour sur Freya, il daigne enfin répondre à sa question.

 

- Jamais pris l'bateau. Toi ?

Au-dessus d'eux, des parachutistes qui profitent d'une vue probablement spectaculaire. Les yeux d'Elliot, eux sont rivés sur Freya. Elle a encore un peu de chocolat sur le menton, et ses yeux brillent d'un éclat similaire à celui qu'elle avait lors de leur dernière soirée. À ceci près qu'elle a pas bu la moindre guinness, à sa connaissance.

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