Femme
25 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms : Frey', Yaya
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 22/11/2025 à 09:46
Fin d'après-midi
Dix jours plus tôt, Elliot l'invitait à se rendre au match entre les Catapultes de Caerphilly et le club de Flaquemare, mais Freya avait dû refuser, retenue par son travail à l'atelier, la vie du foyer Carter, et un troisième motif qu'elle n'osait pas s'avouer. Sauf que le cœur a ses propres arguments, et aujourd'hui l'aînée des trois filles d'Owen fait partie des supporters en vert et rouge autour du terrain de l'île de Quiberon à l'occasion d'une rencontre caritative Ligue française - Ligue britannique et irlandaise. Les fonds sont reversés à l'institut de recherche des maladies sorcières rares et très rares, alors la rouquine a payé son billet au prix fort, quand bien même les Catapultes jouent en équipe réduite pour l'occasion. La foule, majoritairement française, prend largement possession des gradins, et les Anglais, regroupés du côté des tribunes de visiteurs, représentent un petit quart du public. Ce qui ne les empêchent pas de scander les chants habituels, dont certains sont en Gallois. Maquillée aux couleurs de l'équipe du front au menton, affublée d'un chapeau haut de forme en feutrine et d'une écharpe BLACKBURN, son visage passe plusieurs fois dans les écrans géants du stade sans que personne ne semble la reconnaître autour d'elle - et c'est tant mieux. Avec les autres, elle s'époumone en suivant l'action.
Les Tapesouafles de Quiberon sont connus pour leur jeu propre et efficace, mais aujourd'hui, et comme depuis le printemps, les OCQ500 font la différence, avantageant largement les Catapultes qui dominent le score. Freya jubile. Certes, le match est amical, sauf que la performance reste saisissante, véritable démonstration des capacités du balai imaginé par son père, mis au monde par ses longs mois de travail et le précieux investissement de Jun.
En parlant de lui...
...le gendre idéal, si vous voulez l'avis d'Owen Carter.
Discret, attentionné, volontaire, et même romantique ; il coche toutes les cases du mari dont rêve chaque père pour sa fille. Malheureusement, il est loin de cocher toutes les cases du point de vue de la fille en question, celle qui a traversé la Manche et longé l'Océan Atlantique grâce à plusieurs stations de transplanage, et dévore actuellement de son regard automnal le jeu du Capitaine des Catapultes de Caerphilly.
Leur soirée a laissé un goût étrange dans la mémoire de Freya. Elle s'est sentie à la fois terriblement honteuse, et honteusement vivante après ça. Elle a ressassé ses souvenirs à la recherche d'autres fragments, de la façon dont ils ont bien pu dormir ensemble, de la chaleur des bras du Gallois - tant rêvée, désespérément absente de son esprit. Elle a regretté, et en même temps, non. Aujourd'hui elle a besoin de le revoir, pour comprendre où ils en sont, où ils vont - s'ils vont quelque-part d'ailleurs.
Elle a besoin de le surprendre, et quitte les gradins, assurée de passer les différents points de sécurité rien qu'avec son nom de famille, sa tête rousse de Carter, aussi grimée soit-elle. On l'accueille chaleureusement derrière les filets du staff, on s'amuse de la voir porter l'accoutrement des supporters, et on lui donne accès aux rampes d'entrée et sortie des joueurs, où attendent déjà quelques journalistes, des assistants, et les représentants de l'association. Comme un coup du sort, très vite, le vif d'or est attrapé, mettant fin au match et provoquant une liesse générale au cœur du stade. L'ensemble des personnes autorisées s'engouffrent sur le terrain pour rejoindre les membres d'équipe, rappeler la cause de cette rencontre, faire les photos et les tours de gradins réglementaires, saluer la foule délirante.
Freya reste en retrait.
Elle patiente sagement.