Harry Potter RPG

[Terminé]
Le match caritatif Côte sauvage, sur l'île de Quiberon, vendredi 21 septembre 2125

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 05/01/2026 à 20:43

Attends. Il l'avait pas vu v'nir. Attendre c'est pas vraiment son genre. Pourtant Elliot attend. Comme un con. Comme un putain de Jun. Suspendu à c'que peut bien dire Freya, comme si ça r'présentait une nouvelle chance.

 

- Comment ça on fait quoi 

 

Il sait pas pourquoi il agit comme ça. Si on lui d'mande c'est une façon d'se protéger. Avoir l'air dur même quand il s'effondre un peu à l'intérieur. 

 

- J't'ai déjà dit c'que j'voulais Frey. Nan ? Mais toi j'crois qu'tu sais pas vraiment, alors ça dépend d'toi, il hausse les épaules comme si ça l'touchait pas. T'as dit qu't'allais parler à Jun ? Il essaie d'lui rappeler, parce qu'elle a l'air d'avoir un peu zappé. Ça peut être bien d'commencer par là. Pour la suite... tu m'appelles. T'connais mon numéro. Moi j'ai envie d'plus avec toi j'te l'ai dis, j'étais sérieux. Mais tu vois j'vais pas t'courir après éternellement si t'es pas capable de m'prendre au sérieux.

Il déconne beaucoup. Il déconne tout l'temps. Alors c'est sans doute un peu injuste de lui d'mander d'imaginer qu'il pourrait avoir envie d'se caser pour de vrai. Qu'il est pas en train d'faire le clown quand il déclare que c'est sa copine, rincé au chouchen autour d'un jeu d'fléchettes. Quelque part il s'imagine bêtement qu'elle le connait, alors qu'ils ont jamais pris l'temps. Il inspire, lève le nez vers le ciel un court instant. S'décide à se rassoir, un peu gauche. À distance, comme s'il en avait b'soin pour expliquer.

 

- J'ai pas envie d'être ce mec avec qui tu traînes pour oublier qu'tu te fais chier avec le tiens. J'ai envie d'être ton mec et point barre. Pas juste un soir pour déconner. J'ai envie d'voir c'qui se passe parce que c'cool quand on s'voit et qu'on passe toujours un bon moment. J'peux pas l'dire autrement ok ? La balle est dans ton camp. Elle l'est d'puis le début.

Ils tournent en rond. Ce serait pas Freya qu'il se serait tiré d'puis longtemps. Mais c'est Freya. Alors il est encore là, à poireauter comme un débile. Il sort les mains d'ses poches, croise et décroise les doigts en r'gardant le sol. Les faits sont là. Elle a toujours un mec. Lui a plus eu d'meuf depuis... vachement trop d'temps pour que ça soit normal. C'est pas à lui d'donner l'ton pour la suite. Et celui qu'elle donne depuis l'réveil augure rien d'bon.

 

- Alors on fait quoi ? Il répète en levant les mains, dépité. J'sais pas Freya. T'as envie d'faire quoi ?

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 05/01/2026 à 22:00

Son esprit bégaye à cet instant. Les idées se heurtent dans sa tête, chaotiques, certaines en dévorant d'autres avant même qu'elles ne soient complètes, et Freya se contente d'hocher du menton bêtement. Elle imprime des mots ici et là. Jun. Le numéro d'Elliot. Il était sérieux. Il attendra pas.

 

Par mimétisme, la rouquine se rassoit en même temps que le Gallois, les croissants définitivement abandonnés aux mouettes qui les ont emporté plus loin sur le sol. Il veut être son mec. Il lui retourne la question. Et elle, elle veut quoi ? Son cœur continue de hurler, et alors que vient son tour de parler, sa tête se vide, subitement. Y'a rien, y'a plus rien. Elle sait pas pourquoi ça fait ça. Habituée à gérer un par un les problèmes du quotidien depuis ses quatorze ans, y'a un domaine qu'elle a toujours mis de côté, jusqu'au retour d'Elliot dans sa vie. 

 

Faut qu'elle creuse pour trouver quoi dire, ou plutôt, comment le dire. C'est elle qui s'approche du Gryffondor finalement, en glissant vers lui de quelques centimètres sur le banc. Elle ose pas le regarder. Elle regarde leurs genoux collés en prenant une petite inspiration. J'rends tout compliqué, j'sais. J'suis désolée. Ça suffira jamais à retenir Elliot, mais ça suffira à éclaircir la voix de Freya, enrouée de gêne. Elle se racle la gorge, et puis pose sa main sur le genou du brun, et dessine des cercles invisibles sur son pantalon de survêtement. Y'a une différence entre toi et Jun, un truc important, dit-elle, les yeux toujours vissés sur le jeu de ses doigts. Doucement, les mots arrivent, les uns après les autres, sincères. 

 

— Je- j'suis pas amoureuse de Jun, tu vois. Baboum, frappe son cœur au même moment. Elle tente de l'ignorer, et puisqu'elle est lancée, autant aller jusqu'au bout maintenant. Sa paume caresse le genou et le bas de la cuisse du batteur. Et j'réalise que j'avais besoin de savoir que c'était sérieux pour toi, parce que c'est vrai, j'sais qu'on dirait pas, mais c'est sérieux pour moi. Une expiration la surprend, vidant sa poitrine d'une certaine lourdeur. C'était nécessaire. P't'être qu'on devrait s'voir en dehors du taf, et en dehors d'une soirée, j'veux dire, sans alcool... sans s'cacher. Ses phalanges froides attrapent finalement celles d'Elliot en douceur, le vent de Quiberon qui balade ses mèches échappées de l'élastique contre son front. C'est pas possible qu'à chaque fois j'me réveille en me demandant comment on a fini la nuit, et l'image qu'tu vas garder d'moi. Et si tu vas la ranger dans la case des Petra, inévitablement. Incertaine, Freya affronte les iris du brun en penchant un peu la tête vers lui. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 05/01/2026 à 22:39

Waw. Y une différence entre Jun et lui. Ben putain. Il ose espérer qu'y en a plus qu'une. Il a pas vraiment envie d'être catégoriser aussi chiant qu'une putain d'poignée d'porte. Ou de devenir un dictionnaire sur pattes des meilleurs bois ensorcelés. Ou d'être ce mec qu'attend qu'sa meuf la largue pour être sûr que ça va pas marcher. N'empêche qu'il fronce les yeux parce que Freya développe, et qu'il est pas sûr ni d'capter, ni d'vouloir. Pas qu'il ait pas déjà capté. Ça fait un bail qu'il a capté c'que Jun a pas l'air d'avoir capté. Freya le date en attendant. L'utilise en joker. Comme elle l'utilise lui en joker, finalement. Il soupire.

 

Les doigts de Freya dans les siens le font focaliser. Il la relâche sans aucune hésitation, et s'redresse du banc.

 

- On en r'vient à c'que je disais hier t'vois pas ? Elle voit pas, c'évident. C'est écrit sur sa gueule. Pourquoi tu dates Jun, si tu l'kiffes pas ? Pourquoi tu lui as pas déjà parlé d'puis la dernière fois ? T'attends quoi ? C'est l'test ultime pour voir si tu t'le gardes sous l'coude ou pas ? J'vois Elliot et j'bois pas pis on voit c'qui se passe, si ça m'plait pas j'restes avec le synthétiste, au moins lui il va rester là et m'attendre parce qu'il a que ça a foutre !

Agacé, il s'agite un peu sans l'vouloir.

 

- J'confirme hein, tu rends ça beaucoup trop compliqué. Full compliqué. On passe des bons moments, ça va quelque part ou pas. J'sais pas pourquoi tu t'poses autant d'questions. J'm'en pose pas moi quand j'suis avec toi. J'ai pas de meuf qui m'attend chez moi. J'suis pas en train d'calculer c'que je te dis, c'que je fais, comment j'le fais j'suis juste... moi ! Ça t'laisse l'image que ça te laisse que je m'en tape.

L'image qu'il a d'elle à la fin d'chacune de ces soirées ? C'est juste l'image de Freya. Rien d'plus rien d'moins.
 

- Ça d'vrait pas être plus compliqué qu'ça, Freya je jure putain. J'ai pas envie d'faire plus compliqué qu'ça. J'suis pas... j'sais pas... merde. Frustré, il inspire brusquement et ferme sa gueule sans savoir quoi ajouter. Puis : la seule image que j'garde de toi c'est qu'j'voudrais bien au autre date. Aussi simple que ça. Alors t'veux ou pas ? T'vas larguer ton mec avant ? C'est quoi l'orga ?

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 06/01/2026 à 09:49

Elle est terrifiée à l'idée qu'il l'envoie chier, terrifiée quand il se débarrasse de ses doigts pour se redresser et s'éloigner, encore. Freya reste conne, sur le banc, dans l'incompréhension du moment. Elle comprime nerveusement ses phalanges entre elles, et regarde Elliot s'agacer de la situation. On dirait leurs conversations de l'école, fin quatrième, début cinquième, lorsqu'il s'énervait à pas comprendre pourquoi elle ressemblait à un fantôme soudain. Pourquoi ses idées convergeaient plus dans le même sens que lui, et qu'il avait l'impression qu'elle en avait rien à foutre, mais c'était pas vrai. C'pas vrai, nie-t-elle d'ailleurs, j'garde personne sous le coude. Son visage se durcit. Elle refuse de pleurer une deuxième fois devant le Gallois, alors que son cœur se noie face au fiasco de leur explication.

 

Ça la blesse qu'il l'imagine calculatrice.

Elle fait pas exprès, elle lui a dit hier déjà.

 

À son tour, l'aînée Carter se lève, désemparée. J'vais lui parler j't'ai dit, j't'ai dit ça hier, comment tu crois qu'j'aurais fait pour lui parler entre temps puisqu'on a passé la soirée ensemble ? Elle soupire ; c'est un cauchemar. C'est la dimension où rien n'est facile. 

 

— Et tant mieux Elliot si t'arrive à être juste toi, parce moi, en dehors de Pré-Au-Lard, j'sais même pas qui j'suis, et c'est sûrement ça l'problème au fond. J'ai des trucs à régler. Sa voix déraille. Elle essuie des larmes imaginaires, persuadées d'être en train de pleurer. Ses joues sont sèches ; idiote. Mais t'as raison, j'ai ton numéro, j'vais pas t'faire courir, c'pas c'que j'veux, tant pis si tu crois l'contraire. C'qu'on a eu hier, c'est tout c'que j'veux ; délirer, être proche de toi, m'en foutre des autres, comme avant. Elle détourne les yeux en se rendant compte qu'elle vit peut-être dans le passé. Honteuse, Freya se prépare à prendre la route vers le point de transplanage du stade de quidditch. Elle enfile sa capuche, mais s'approche une dernière fois d'Elliot, les mains au fond des poches de son manteau. Leurs regards sont paumés. Mon père vient d'rentrer, il repartira plus maintenant, et j'vais avoir le temps de m'occuper de moi, et m'occuper de moi, ça veut dire être avec toi, je le sais, j'l'ai su dès qu'on s'est revus. Jun c'est- c'est une erreur. C'est juste qu'il était là, mais c'est pas lui qui compte au final, souffle-t-elle, avant de jeter un œil derrière le brun où les mâts des voiliers dansent inlassablement.

 

Le vent déplace ses mèches rousses qui lui bouffent la moitié du visage. Elle les dégage, et s'agrippe brièvement à la veste d'Elliot, le temps de hisser un baiser rapide à la commissure de ses lèvres. On s'revoit vite, murmure-t-elle, prête à s'en aller le long du port. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 06/01/2026 à 10:19

Frustrée, Elliot reste la regarder sans savoir quoi rajouter. Ils s'comprennent pas, c'est évident. Parce qu'elle répond à côté. Il sait plus vraiment c'qu'il doit croire. Parce qu'elle a beau dire, c'est pas tant qu'il a l'impression qu'elle le fait marcher. C'est que c'est c'qu'elle fait. Sans même s'en rendre compte. Depuis des mois. Pis il marche pas, il court. Parce qu'il a jamais rien su faire d'autre avec elle finalement.
 

- Ok, il s'contente de grogner, sans vouloir montrer qu'ses mots ont un réel impact.

Il détourne spontanément les lèvres pour lui voler un baiser alors qu'elle approche enfin. La maintient contre lui comme un môme qui voudrait faire durer l'moment plus longtemps, parce qu'il sait pas quand s'ra le suivant. Front contre front, il inspire, les yeux clos, l'embrasse sur le front cette fois, et replace une mèche derrière son oreille.

 

- Ok.

 

Il a envie d'la croire. D'croire qu'il va pas s'prendre un mur la prochaine fois qu'ils s'verront. Mais dans l'fond, il est vraiment sûr de rien. Alors il s'contente de s'écarter pour la laisser filer, enfonçant de nouveau les mains dans ses poches. C'est con la vie. D'toutes les filles qu'il pourrait avoir dans son lit, celle qu'il veut vraiment reste la moins accessible. La plus compliquée. Est-ce qu'une fois qu'il l'aura eu il en voudra plus ? Impossible de l'savoir.

Ils pourront jamais rien savoir tant qu'ils auront rien essayé pas vrai ?

- On s'revoit vite, il répète comme un gland en s'éloignant à l'envers, le menton jeté vers l'avant. Charge ton tel, il ajoute encore avec insistance.

La gueule de bois est toujours aussi vénère, mais le batteur s'est adoucit avec la proximité de Freya, et les paroles qu'elle vient d'lui balancer, pleines de promesses.