Harry Potter RPG

[En Cours]
Pommier et statue de sel [cours] Serre n°3, lundi 07 janvier 2126

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Liam Ombrage

Homme

16 ans

Sang pur

Britannique

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Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 20/01/2026 à 13:46

Cet enseignant et ses manières ampoulées. Ce cours. Sa petite utilité polie.


Tout, dans cette heure, irritait Liam — non pas comme une colère, mais comme une perte de temps consignée. Il aurait dû être avec son frère. Ils avaient encore à faire. À décider. À verrouiller, avant de quitter Poudlard et d’abandonner les exercices de vitrine pour des recherches plus… concrètes.

 

Le binôme qu’on lui avait imposé peinait déjà sur un simple sort réchauffant. Constat suffisant. Instructif, même, sur le niveau général.


Liam feuilleta son manuel de botanique sans soin, juste pour occuper ses mains. Il attendit, muet, que Neith se place sous le pommier avec son linge ensorcelé.

 

Puis il leva la main. Geste court. Négligent en apparence. Calculé, en réalité. Il balaya l’air devant lui en informulant un sortilège.

 

Le fil invisible du #Diffindo fendit l’air avec une précision presque insultante.

 

Deux pommes se détachèrent de leur branche dans un même souffle, comme si l’arbre obéissait d’instinct à la froide logique du sort. Elles tombèrent en cadence, lourdes et propres, et vinrent s’écraser juste ce qu’il fallait sur le linge tendu par Neith, y rebondissant à peine avant de se stabiliser dans un pli.

 

Liam ne leva même pas les yeux de son manuel.

 

- Et qu'est-ce qu'on fait de ces pommes maintenant ? Une compote ?

Liam Ombrage a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Découpe
Difficulté
4
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
20

Le fil invisible du #Diffindo fendit l’air avec une précision presque insultante.

 

Deux pommes se détachèrent de leur branche dans un même souffle, comme si l’arbre obéissait d’instinct à la froide logique du sort. Elles tombèrent en cadence, lourdes et propres, et vinrent s’écraser juste ce qu’il fallait sur le linge tendu par Neith, y rebondissant à peine avant de se stabiliser dans un pli.

 

Liam ne leva même pas les yeux de son manuel.

 

- Et qu'est-ce qu'on fait de ces pommes maintenant ? Une compote ?

Autres résultats possibles

Le #Diffindo glissa, simple, efficace — une coupe nette dans l’intention, une réponse immédiate.

 

Une pomme se détacha de l’arbre et chuta, ronde et docile, pour venir tomber sur le linge tendu par Neith, y laissant un petit choc sourd avant de rouler et de s’arrêter contre une couture.

 

Liam tourna une page avec la même lenteur méprisante.

 

Puis il leva enfin la tête, juste assez pour adresser l’enseignant d’une voix claire, lasse :

-  Et une fois la récolte terminée… on fait quoi ?

Le geste négligent eut pourtant une conséquence.

 

Le #Diffindo mordit dans le bois au mauvais endroit : une branche fut découpée net, pivotant lourdement avant de s’abattre dans un froissement sec de feuilles.

 

Aucune pomme ne suivit. Rien que des tiges arrachées, des feuilles froissées, et ce ridicule silence après l’effet.

 

Liam ne cilla pas. Il referma presque son livre, comme si l’arbre venait de prouver quelque chose d’agaçant mais prévisible.

Le mouvement, trop désinvolte, manqua son trajet.

 

Le #Diffindo ne coupa pas l’air : il le déchira.

 

Un trait invisible claqua, dévié d’un rien — un rien suffisant.

 

Et ce fut l’avant-bras droit de Neith qui s’ouvrit. Une ligne rouge, nette, immédiate, puis le sang qui commença à couler, sombre et chaud, sur sa peau et le linge qu’elle tenait encore. Pas un torrent — pire : une preuve.

 

Liam demeura figé une fraction de seconde, non par peur, mais par calcul soudain. Puis son regard descendit sur la plaie avec une froideur sévère, comme on observe un accident de laboratoire dont on vient de noter la cause.

Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 20/01/2026 à 13:58

Les paroles absurdes, Sasha qui n'était pas sûr d'entendre ce qu'il entendait, les alentours qui lui paraissaient flous, et un état gluant proche de celui de l'état de choc... Tout se passait comme dans un rêve. Non, comme dans un CAUCHEMAR.

 

- Dis-moi qu'tu plaisantes, pitié, articula Sasha avec des yeux ahuris et une voix absente.

 

Il n'arrivait plus à décoller ses prunelles de la face de la fille, si bien que lorsque la pomme tomba dans le linge, il la réceptionna sans la regarder - le fruit tomba dans le tissu qu'il enveloppa sans ménagement pour porter le butin comme un vulgaire sac de courses. Il la fustigea du regard, le cou et les joues rouges tant il fulminait - mais un coup d'oeil vers le professeur lui rappela qu'il n'avait pas envie d'être encore puni parce qu'il était violent avec ses camarades. Et puis, les Serpentards présents s'en donneraient à coeur joie de le voir perdre son sang froid.

 

- Descends ! il ordonna à Cassie, peut-être d'une voix un peu plus forte qu'il ne l'aurait voulu. DESCENDS FAUT QU'ON PARLE.

 

Mais comme elle se faisait désirer pour s'exécuter - ou qu'il n'avait aucune patience - Sasha se rapprocha de l'escabeau pour lui parler à - à peu près - voix basse, les sourcils froncés.

 

- Dis donc, il s'est pas un peu loupé d'affectation le choixpeau avec toi ?! J'te rappelle qu'on est dans la même maison, on est censés faire équipe, et toi tu me parles comme à un débile !

 

La pomme fit un petit tour sur elle-même quand il leva le poing qui tenait le linge pour souligner l'insolence de son comportement en présence des autres maisons.

 

- C'est parce que j'suis pas anglais c'est ça ? Vas-y dis-le si t'as un problème avec moi ! T'avais qu'à refuser de faire équipe avec moi si ça t'convenait pas, moi franchement j'préfère aller me mettre avec l'autre fayot - vague geste vers le blondinet Serdaigle - ou même l'autre vipère - un pouce désignant derrière lui le Serpentard qui se prenait pour une effigie de mode - plutôt qu'avec une greluche comme toi !

 

Ok, il avait oublié de parler à voix basse. Il jeta un regard noir et dissuasif autour de lui, juste au cas où.

Cassie Dunn

Femme

17 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 20/01/2026 à 15:05

Ainsi donc, les rumeurs n’étaient pas totalement infondées. Bien sûr elle avait entendu parler des petits excès de violence de son camarade de maison, mais là, elle était carrément témoin d’une véritable tempête d’émotions.

 

Si elle se sentit directement outrée qu’il ose lui intimer de descendre de l’escabeau comme il l’aurait fait avec un vulgaire croup, elle n’en laissa pour autant rien paraître, se contentant de croiser les bras sur la poitrine pendant qu’il vidait son sac – qui avait visiblement eu le temps de bien se remplir. Et puisqu’il avait demandé qu’elle descende, il était évident qu’elle ne ferait pas l’ombre d’un mouvement en ce sens. Personne ne lui donnait d’ordre.

 

Il avait du toupet de suggérer qu’elle avait été répartie dans la mauvaise maison alors que lui-même s’était fait dessus à cause d’une pomme, quelques minutes plus tôt. Cassie plissait légèrement les yeux en continuant de l’écouter, sans l’interrompre alors qu’il continuait sa tirade. Elle ne lui avait pas parlé comme à un débile, elle s’était juste adressée à lui en se mettant à son niveau. Les déductions qu’il en tirait ne regardaient que lui à partir de là. Bon à la rigueur, il n’avait pas fondamentalement tort sur ce point, mais cela n’avait rien de personnel. Tout le monde était stupide à ses yeux, jusqu’à preuve du contraire.

 

Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en l’entendant évoquer le prétexte de la nationalité pour se victimiser davantage. D’accord, sa tolérance à l’égard des étrangers était peut-être un poil limitée (et encore), mais elle n’avait jamais rien dit en ce sens le concernant. Probablement parce que son petit accent sexy arrivait à la détourner de ses aprioris.

 

Visiblement, il en avait gros sur le cœur car le volume de sa voix ne faisait qu’augmenter, jusqu’au moment où il l’apostropha d’un « greluche », surprenant mais pas vexant. Un petit nom de plus à ajouter à la longue liste qu’on lui avait déjà adressée. Elle le ressortirait probablement à Alison quand elle la verrait, celui-là. Il sonnait bien.

 

Dans un petit mouvement du regard, Cassie détailla le slave des pieds à la tête, avant de s’arrêter pour se planter dans le sien. Le petit coup d’œil noir qu’il avait adressé aux autres ne l’avait, pour une raison étrange, pas laissée indifférente. Sous ses airs de paysan perdu et ronchon, il avait en fait du mordant. Bien.

 

- Tu as fini ton caca nerveux ? demanda-t-elle doucement, après un instant de silence sensé le mettre mal à l’aise.

 

Elle descendit de l’escabeau – de sa propre initiative et non pas parce qu’on lui avait ordonné – et se plaça à côté de lui pour le toiser innocemment, comme si elle n’avait pas été une seconde responsable de cet éclat chez son partenaire. Le prof n'aurait absolument rien à lui reprocher, à elle.

 

- Je crois que t’as un petit problème de gestion de la colère. glissa-t-elle sur le ton de la conversation, sans répondre à une seule des choses qu’il avait avancées. Si tu veux aller près de la vipère ou le lèche-cul, tu sais où aller. Sinon, on peut continuer.

 

Sa phrase ne fut ponctuée que par un petit sourire condescendant, alors qu’elle gardait une attitude calme, en contradiction totale avec la petite esclandre qu’elle avait provoquée.

Viviane Valcourt

Femme

16 ans

Sang pur

Française

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 20/01/2026 à 21:00

Je claque ma langue sèchement, agacé par l'absence de réaction d'Athénaïs. Mon regard glisse vers le reste de mes camarades. Certains se débrouillent comme des manches. Ne savent-ils pas la chance qu'ils ont ? Ne comprennent-ils pas la rareté de cette leçon ? Par Merlin. Quel gâchis. Je lève les yeux au ciel, mais bientôt quelques mots m'atteignent, et je plisse les yeux dans la direction de l'un des duos. Ce rustre paysan ukrainien, et l'héritière Dunn. Enfin. Héritière. C'est son frère qui, sans aucun doute, sera le véritable héritier de la famille, et non cette vulgaire disgrâce potelée. Sait-elle seulement se réguler ?

 

- Sasha c'est ça ? J'énonce, mielleuse, à l'égard de ce pauvre paysan. Ne t'a t-on guère appris à t'adresser aux femmes ?

 

Vipère, greluche ? Ne font-ils preuve d'aucune créativité, dans ce pays ? Il faut voir le pays. Ce n'est probablement pas le plus propice à l'éducation. Pauvre hère. J'espère que ni lui ni cette sotte de Dunn ne se prendront à céder à la tentation de croquer la récolte. Au diable si nous devions les voir étendre leurs vices plus avant qu'ils ne le font déjà ! Mon sourcil haussé à destination d'Ombrage, je secoue délicatement la tête en faisant de nouveau claquer la langue contre mon palais.

 

- Pour obtenir la fameuse diarrhée de Sodome ? Non merci, Liam, ta présence nous est suffisante.

Ta posture seule dérange à peu près tout le monde. Tu ne sembles ni curieux d'apprendre, ni désireux d'échanger. Sais-tu seulement ce que c'est que de vivre en société ? Le Serdaigle, pendant ce temps, continue de vomir ses connaissances tel une encyclopédie montée sur deux jambes, et je lève les yeux au ciel une ultime fois avant de reporter mon attention sur ma binôme du jour :

 

- Athénaïs, darling, c'est à toi !

Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 20/01/2026 à 21:15

Les binômes avaient certainement remarqué le petit éclat de Sasha, mais ce dernier n'avait pas l'air d'en faire grand cas. Les poings serrés dans ses gants - d'où pendait toujours son ballot avec une pomme. Il jeta néanmoins un coup d'oeil pour le professeur - sans en attendre quoi que ce fut. Au contraire, il préférait que tout cela se réglât entre eux, et c'était surtout pour contrôler qu'il ne serait pas bientôt réprimandé qu'il vérifiait si le professeur s'intéressait ou non à Cassie et lui. Mais cette distraction de courte durée fut vite interrompue par le retour en force de la teigne qui daignait enfin descendre de son escabeau. Pourquoi ne l'avait-il pas ensorcelé, celui-là, pour la renverser ?

 

Sasha rendit à Cassie son regard avec un air ahuri.

 

Comment.

Osait-elle.

 

- J'ai PAS. De "problème de gestion de la colère", rétorqua-t-il en articulant exagérément sur un ton cependant plus calme, censé prouver qu'il savait parfaitement se contrôler, tout en lui rendant son regard insistant. J'ai juste un binôme insupportable.

 

Il prit pour témoin la vipère qui s'était sentie visée dans le groupe d'à côté, lui adressant un regard désespéré : hein qu'il avait raison ? C'était Cassie le problème. La réponse de Viviane le laissa toutefois la bouche ouverte, hébété.

 

Les femmes. Toujours cette excuse pour le faire taire, qu'on lui sortait à toutes les sauces depuis un an et demi.

 

- AH BEN OUI. BIEN SÛR. C'EST MOI QUI SAIT PAS PARLER AUX FEMMES, PARDON J'AVAIS OUBLIE.

 

Non mais c'était sûr en fait ! Evidemment qu'elles étaient solidaires, ces garces. Et elles parviendraient à le faire accuser s'il ne se maîtrisait pas, pour couronner le tout !

Evidemment, il aurait dû savoir que les Serpentards l'enfonçaient toujours, que les Serdaigles lui faisaient la morale et que les Poufsouffles auraient sûrement prôné la non-violence s'ils avaient osé l'ouvrir et que donc il n'aurait de l'aide de personne et que ça le gonflait profondément. Il leva un bref instant les paumes vers le ciel dans un geste désespéré, un long "Gnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnh" s'échappant de ses lèvres serrées, la pomme bringuebalant toujours dans son ballot. Puis il prit une grande inspiration et, pris d'une force intérieure inouïe (selon lui), il exécuta un demi-tour raide. Avec un pas si délicat que le sol s'écrasa de deux centimètres sous ses semelles, il rejoignit les tables qui s'alignaient un peu plus loin, où reposaient encore quelques linges et des pots disposés là par le professeur. Il planta là sa pomme avec un geste brusque, serrant les dents d'une manière qui lui faisaient des mâchoires toutes carrées, songeant que ce n'était pas avec les pommes que lui comptait faire de la compote.

 

- ON FAIT QUOI AVEC LE SEL.

 

La question s'adressait à Cassie, ou au professeur, ou à quiconque acceptait de faire en sorte qu'il pût rapidement mâcher ce travail de bouillie biblique. C'était quoi l'histoire déjà ? La pomme qui révélait combien la Femme était une odieuse petite harpie pleine d'abjects desseins et de vils comportements qui foutaient toujours tout en l'air ! Ou un truc du genre !

Liam Ombrage

Homme

16 ans

Sang pur

Britannique

Avatar de Gabriel
Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 20/01/2026 à 21:49

Le vieillard qui leur tenait lieu de professeur n’eut même pas le temps d’annoncer la suite de l’exercice. À deux rangs de là, deux élèves se disputaient l’ardeur creuse des esprits vides.

 

Et Valcourt se permit une remarque.

 

Elle fit claquer sa langue contre son palais et ses mots, sous leur vernis, empestaient la petite cruauté mondaine. Liam ne tourna pas la tête tout de suite. Il la laissa finir. Il la laissa s’entendre.

 

La patience de Liam ne céda pas ; elle s’usa. C’était différent. Plus froid. Plus dangereux.

 

Il referma son manuel de botanique d’un geste mesuré. Ses doigts restèrent une seconde sur la couverture, comme s’il y scellait quelque chose. Puis il leva enfin les yeux vers elle, sans hâte, sans émotion apparente — regard clinique, tranchant, qui ne cherchait pas à blesser : il évaluait.

 

Il avait une poignée d’insultes prêtes à l’emploi, nettes, efficaces, humiliantes. Il les laissa mourir derrière ses dents. Trop facile. Trop bruyant.

 

Il se contenta d’un mot, doux comme un fil de soie et coupant comme une lame.

 

Darling…

 

Et, puisque sa présence semblait avoir un effet si non négligeable sur le transit de Valcourt, Liam choisit une riposte à la hauteur de sa vulgarité travestie : un sortilège de circonstances.

 

IL ne leva qu'un doigt. Un mouvement minimal, propre, presque paresseux — mais calculé au millimètre.

 

L’air frémit.

 

L’air vibra, discret, et Valcourt blêmit.

 

Elle cligna des yeux, inspira pour répondre… et se coupa net. Ses lèvres se serrèrent, sa gorge se contracta.

Liam Ombrage a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Maléfice de Videntrailles
Difficulté
4
Résultat D20
7
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

L’air vibra, discret, et Valcourt blêmit.

 

Elle cligna des yeux, inspira pour répondre… et se coupa net. Ses lèvres se serrèrent, sa gorge se contracta.

Autres résultats possibles

Le maléfice s’accrocha à Valcourt comme une main dans les viscères.

Un frisson brutal lui remonta l’échine, et son visage perdit d’un coup toute sa superbe — pas de panique théâtrale, juste l’effondrement immédiat d’un corps qui reprend le contrôle.

 

Elle se plia en deux, une main plaquée sur sa bouche, l’autre crispée sur son ventre. Un haut-le-cœur la secoua, puis un second, plus violent. Sa dignité tenta de suivre ; elle n’y parvint pas.

Le sort partit… et se perdit.

 

Un souffle, une vibration inutile, puis rien. Valcourt ne pâlit pas, ne vacilla pas ; elle eut même le temps de laisser revenir ce petit sourire d’assurance qui cherche l’approbation autour.

 

Seul un détail trahit l’incident : une odeur acide, fugace, comme une potion ratée, qui se dissipa aussitôt.

Le geste minimal fut… trop minimal.

 

Le maléfice accrocha mal sa cible, ricocha sur quelque chose — un mouvement, un rire, une interférence — et revint comme une gifle.

 

Pendant une fraction de seconde, Liam ne ressentit rien.

 

Puis son ventre se serra.

 

La nausée lui monta d’un coup, froide, implacable, comme un étau qui se referme. Sa gorge se contracta, ses mâchoires se verrouillèrent. Il resta droit - par orgueil autant que par contrôle - ses yeux se durcirent d’une violence muette.

Mellitus Cavell

Homme

17 ans

Né-moldu

Britannique

Message publié le 20/01/2026 à 22:21

À gauche et à droite, le chaos. Un cours si passionnant, comment pouvait-on le saboter de la sorte ? D'accord, tout le monde ne partageait sans doute pas l'engouement de Mel pour le sujet de ce soir mais tout de même, ce n'était pas déraisonnable d'attendre de l'élite de Poudlard, comme l'avait dit le professeur Ravental, un brin de discipline ?

Au lieu de cela, ça s'énervait, ça jacassait, ça toisait et ça se balançait des fions à tout bout de champ. Le réfugié était excédé au-delà de toute raison et c'eût été facile de se dire qu'il était ce dont certains regards semblaient convaincus : un rustre goujat. Mais que ressentait-il au fond de lui ? Le plus sincèrement du monde, Mellitus compatissait. Il connaissait la colère et sa source, pour lui-même du moins. Alors il se dit que l'Ukrainien avait besoin de ce que le Britannique eût souhaité à sa place : une main tendue.

 

— Je crois qu'on a fait du bon boulot, Nellie. Si tu veux bien m'excuser...

 

Son congé prit auprès de sa partenaire, le Serdaigle approcha le Gryffondor avec les meilleures intentions du monde. Mais si. Celles qui pavent l'enfer.

 

À sa surprise, Nellie ne le laissa pas seul. Elle l'accompagna dans sa démarche, emplissant sans le savoir sans doute le jeune homme de fierté pour sa maison. Les aigles volaient à la rescousse.

 

— Ils ne sont vraiment pas gentils, souffla-t-elle au pauvre garçon martyrisé.

 

— Elle a raison. Si tu préfères vraiment travailler avec un fayot tu peux te joindre à notre binôme. Mais je vois que tu t'es très bien débrouillé déjà. Je suppose que tu as entendu ce que je disais au prof mais le sel m'intrigue moi aussi. Il a une forte signification dans la Bible mais dans le contexte du cours, j'ai du mal à établir le parallèle. Vu que c'est le sort qui a été réservé à la femme de Loth, on pourrait l'associer à la désobéissance. Peut-être que Ravental veut juste nous perturber avec. Ou alors, il veut nous proposer de manger ces pommes et elles sont tellement infectes que le sel est supposé aider à les faire passer.

 

Son sourire affable aux lèvres, le Serdaigle tendit la main à son prochain, comme il se le devait.

 

— Alors, tu marches ?

 

Mellitus s'attendait à ce que n'importe quoi puisse arriver durant le cours à ce stade. Sauf peut-être l'agitation qui recommençait de plus belle non loin, à son insu.

 

N.B. : la partie en italique est rédigée avec l'accord et sous la supervision de la personne concernée.

Viviane Valcourt

Femme

16 ans

Sang pur

Française

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 20/01/2026 à 22:21

Le mot que prononce Ombrage ne m'échappe guère. Le garçon parle trop peu pour que cela ne m'interpelle pas, voyez-vous. Les serpents les plus venimeux sont parmi les plus silencieux. La suite me voit me figer dans une posture presque grotesque, tandis que mon intérieur se noue brusquement. Immédiatement, j'envisage un sortilège. Seule la magie peut avoir un effet aussi immédiat ! Mais par Merlin, pas cet effet ! Je me crispe sur place, lèvres pincées, peau pâle, les yeux écarquillés.

 

- Par Merlin.

 

Je lève une main, que j'espère subtile, dans l'objectif d'éliminer le problème inéluctable qui s'impose. Le liquide, d'une chaleur brutale, s'échappe sans que je ne puisse rien n'y faire, et je mets toute mon énergie à conserver un faciès le plus neutre possible bien que je meurs de l'intérieur. J'informule, évidemment, en priant de toutes mes forces que la magie fasse effet. Il faut qu'elle fasse effet.

 

Le problème disparait, en partie. L'odeur a le temps de persister, et je me dois de trouver un stratagème pour détourner l'attention. Immédiatement, j'entreprends un déplacement. Mon regard noir se plante sur Ombrage, que je considère coupable de ma situation problématique. Je ne t'ai jamais aimé. C'est justifié. Pauvre âme.

 

Viviane Valcourt a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Disparition
Difficulté
4
Résultat D20
5
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

 Le problème disparait, en partie. L'odeur a le temps de persister, et je me dois de trouver un stratagème pour détourner l'attention.

Autres résultats possibles

Le problème disparait.

Le problème subsite. Par Merlin. Quel horreur.

Le problème subsite. S'étend. Par Merlin. Quel horreur.

Diana Flint

Femme

16 ans

Sang pur

Britannique

L'Étoile de Noël

Message publié le 21/01/2026 à 00:04

Diana savait que les cours de Poudlard allaient être différent de ceux de Beauxbâtons, cependant elle ne s'attendait pas à ça. Un professeur qui citait un livre moldu ? Et toute une tirade, en plus. Elle ne connaissait pas grand chose à tous cela, ces parents s'étaient bien gardé de lui expliquer ce à quoi les moldus pouvaient bien croire pour essayer d'expliquer la magie. Ravental était un original, de toute évidence.

 

Cela fut encore démontré par l'exercice qui leur demanda de faire. Récolter l'arbre ? Elle eut du mal à ne pas protester de surprise. Elle était venue pour un cours, mais elle ne savait rien de ce fameux pommier de Sodome. Avait-on oublié de lui transmettre le programme de l'année, avec des lectures supplémentaires qu'il fallait avoir terminées avant de commencer les cours ? A Beauxbâtons, on écrivait l'essai avant les exercices pratiques, et elle ne pouvait s'empêcher qu'il y avait une certaine logique derrière. Non. Elle devait avoir manqué quelque chose. C'était bien pour ça qu'il leur demandait s'ils avaient des connaissances supplémentaires, n'est-ce pas ? 

 

Elle soupira, à la fois déçue de commencer les cours avec du retard sur ces camarades mais aussi soulagée de voir qu'elle allait être en binôme avec Solange. Elle lui sourit, contente de faire équipe avec une tête familière plutôt qu'un parfait inconnu. 

 

- Bonsoir Lady Di, fut-elle saluée, ce qui était un surnom bizarre mais pas franchement inadapté. 

 

- Contente de te voir, Solange, répondit-elle sincèrement.

 

Je crois avoir trouvé un moyen de ramasser ces pommes, mais...  j'ai bien peur d'avoir tort, ce n'est toujours pas ma matière de prédilection... "Faire pleuvoir le ciel sur Sodome"... Je voyais plus d'eau, mais le soufre et le  feu sur Gomorrhe me fait plutôt penser à du sel. Penses tu que nous devions en jeter sur l'arbre ?

 

Tout ça ? Diana ouvrit de grands yeux surpris. Peut-être aurait-elle mieux fait de prêter attention à la tirade du professeur plutôt que de voir ça comme des histoires moldues à dormir debout.

 

- Franchement, j'en ai aucune idée. Il n'a pas envoyé de matériel supplémentaire en avance ? Ou de référence à lire ? Elle se mordit nerveusement les ongles. On ferait mieux d'attendre voir ce que font les autres.

 

Elle jeta un coup d'oeil aux autres groupes. En particulier à Valcourt et Ravental, qui étaient sans aucun doute les plus dignes de confiance. Les différents groupes - et surtout Valcourt - s'étaient dirigés vers l'équipement donné par le professeur. Puis lancèrent un sortilège de réchauffement sur le morceau d'étoffe fourni. Diana ne voyait pas trop le rapport avec ses histoires de sel et de feu, alors elle laissa Solange faire. Vint alors les mots qu'elle craignait tant.

 

- Je crois que c'est bon, je te laisse faire la suite ?

 

Faire quoi et quelle suite ? Rien de tout cela n'avait de sens. Qu'est-ce qu'elle allait faire avec une étoffe un peu chaude ? Pour ne pas changer de ses habitudes, elle dit

 

- Oui, bien sûr, pas de soucis,

 

Et espionna les autres groupes. Honnêtement, les choses n'avaient pas beaucoup plus de sens. L'un des deux membres de l'équipe étendant le linge, plusieurs mètres sous les pommes. Et l'autre coupait une branche pour faire tomber la pomme dessus. Elle attrapa le linge enchanté par Solange. Il était chaud, mais pas brûlant. 

 

- Je comprends pas pourquoi tout le monde s'y met à deux pour récolter des pommes, murmura-t-elle à Solange. Si je le mets comme ça, ça ira non ? Elle noua deux coins de l'étoffe derrière son cou. Puis, de son autre main, elle attrapa les deux autres coins. Cela formait comme un petit tablier qu'elle pouvait aisément transporter. Bon, je vais prendre un escabeau une fois que les gens là-bas auront fini de se crier dessus. Tu pourras le tenir pour moi ?

 

Sauf que les deux là-bas n'avaient pas fini de se disputer. A vrai dire, le conflit dégénéra, avec pas une autre mais bien trois autres personnes qui se joignirent au conflit. Elle n'osa toujours pas s'approcher, de peur d'attirer l'attention.

 

- Mélusine miséricordieuse, lâcha-t-elle en français à Solange. Ils sont toujours comme ça à Poudlard ? 

Solange Valombre

Femme

17 ans

Sang pur

Française

Lutins Crétins de Noël

Message publié le 21/01/2026 à 06:43

Le brouhaha incessant des étudiants anglais me faisaient soupirer. J'avais beaucoup de mal à me concentrer déjà pour ne pas faire de bêtises, mais avec tout ce vacarme, c'était mission quasi-impossible. Du coin de l'oeil, J'observe me professeur qui n'avait pas lever un petit doigt pour remettre les choses au clair et calmer les insupportables voisins de classe. Et quand je vis un élève couper une blanche pour faire tomber les pommes, c'était trop pour moi. Il laissait martyriser un arbre de ce type ? Il avait son diplôme au moins Ravental ? Parce que là... Et Diane qui semblait être aussi perdue et agacée que moi, mais qui prenait toutefois la chose avec sérieux et commençait à créer une sorte de joli bavoir qui lui permettrait de récupérer la ou les pommes sans les abîmer. C'était une excellente idée. Je pense que ça suffira. J'en avais aucune idée mais il fallait bien faire quelque chose après tout. 

 

J'observe les cinq trublions et l'escabeau et je soupire. Il y en avait pas un pour rattraper les autres. Il était inutile de leur demander de leur prêter, ça allait partir en fizzwibizz. Je me souviens d'un capitaine français, Robert Surcouf. Il est entré dans un bar avec des corsaires anglais. Ils lui ont dit "vous les Français vous vous battez pour l'or, nous pour l'honneur et l'élégance", le corsaire français à simplement répondu "nous nous battons pour ce que nous avons pas encore.". Je trouvais que c'était une référence adaptée à notre situation. Les anglais n'avait pas l'élégance et la classe française. J'espérais que cette anecdote d'un autre temps soit une bonne réponse pour mon amie. Mais bon, je partais souvent trop loin dans mes sources historiques. 

 

Il était toutefois temps de trouver un autre moyen d'aller vers les pommes. Je fronce les sourcils et je regarde autour de moi. Les tables étaient placées contre les parois de la serre. Je décide de relever mes manches et d'en pousser une en dessous des pommes. Puis pointe ma baguette sur la table. Je pourrais te faire léviter en dessous. Mais pour cela je devais déjà réussir le sortilège, la laisser monter et lever ma baguette pour la faire monter plus haut.

La table s'élève à quelques centimètres. Je dois abaisser la baguette pour permettre à Diane de monter dessus. Une fois fait,  je fais léviter l'escabeau se fortune sous l'arbre.  Fais moi confiance.  Je n'aurais plus qu'à utiliser la Manumagie de l'autre main au besoin. 

Solange Valombre a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Myriade !

Sortilège
Sortilège de Lévitation
Difficulté
4
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

La table s'élève à quelques centimètres. Je dois abaisser la baguette pour permettre à Diane de monter dessus. Une fois fait,  je fais léviter l'escabeau se fortune sous l'arbre.  Fais moi confiance.  Je n'aurais plus qu'à utiliser la Manumagie de l'autre main au besoin. 

Autres résultats possibles

La table s'élève de quelques millimètres au-dessus du sol et se stabilise complètement. Diane pouvait grimper dessus facilement pour aller récupérer les pommes sous l'arbre. Une fois qu'elle soit bien installée, je fais léviter l'escabeau se fortune sous l'arbre. Je n'aurais plus qu'à utiliser la Manumagie de l'autre main au besoin. 

La table se soulève mais se retourne dans les airs. Bien trop dangereux de monter dessus... 

La table ne bouge pas. Le sortilège avait complètement raté, mais j'avais réussi à la teindre en un vieux lilas tout moche. Désolée....

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