Harry Potter RPG

[En Cours]
La médiatrice Dans le salon, dimanche 03 février 2126

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 07/02/2026 à 11:47

Son cœur rate un battement quand le sorcier s’écarte, une mine déterminée sur un visage qu’elle connait encore si peu et puis

L’explosion.

 

Une petite fille qui voudrait se boucher les oreilles, ne pas voir, ne pas entendre des mots qui enferment plus qu’ils ne libèrent et qu’aurait-elle donné pour les entendre quelques années auparavant ? Mine interdite, les informations n’atteignent pas son cerveau comme si la jeune sorcière ne pouvait pas croire à la comédie qui se déroule sous ses yeux.

 

Manius Fawley qui détruit l’anneau qu’elle vient tout juste de lui passer au doigt comme une promesse, qui se recule vivement de son corps parce qu’elle vient de lui livrer le fond de sa pensée. Cet homme-là même qui a choisi de se l’approprier la lâche soudainement alors qu’elle n’a plus rien à quoi se raccrocher. Quintus qui doit sans doute la détester à présent, Prisca qui l'a quittée fâchée, Scott…

 

La situation lui semble tellement injuste qu’elle en garde la gorge nouée. Fuis-moi je te suis, alors c’est ça ? Il allait jouer au chat et à la souris ? Qu’espérait-il en l’épousant ? Que voyait-il à la surface d’une enveloppe qu’elle vient à peine de lui confier ? La certitude alors qui s’impose à son esprit : Manius Fawley n’est qu’un lâche, bien trop précipité de retrouver la conservatrice du musée, celle qui, il y a encore quelques instants, ne les séparerait pas. Non, jamais, quelle belle ironie.

 

Depuis quand vit-il donc dans un mensonge perpétuel pour mimer la surprise et le dégoût ? Une fêlure dans le masque de sa femme et le voilà debout, valise à la main, prêt à faire une croix sur tous les demains qu’il avait envisagés pour eux.

 

C’est donc là que s’arrête l’amour ?

Prisca avait raison, mais ça lui fait mal, terriblement.

 

Elle éclate d’un rire sans joie lorsqu’il annonce leur divorce imminent. La tristesse ne donne rien, elle lui va mal au teint, ça n’a jamais été une bonne arme, elle serre les dents pour se promettre de ne plus jamais baisser sa garde à l’avenir, pas devant cet homme qui ne sait que faire d’une vulnérabilité qu’il a participé à créer.

 

Alors c’est ça, hein, comme du poison dans la voix, elle ne sait pas si elle se tue ou cherche à le mordre, tu me laisses tomber après m’avoir pris ma vie. Elle pourrait crever, là maintenant, ce serait tellement plus simple. Un pas vers le sorcier. Maintenant que je n’ai plus rien, le défi te semble insurmontable. Les mots tremblent de colère, baguette en main, oui, là, Caecilia se sent mieux, maîtresse sur son propre terrain.

 

Des yeux vides, Manius a le regard fermé, sans doute que ses mots ne le touchent peut-être même pas. La sorcière se sent tout à coup si seule, le cœur bien trop serré. Elle ouvre la bouche comme pour tenter de lui dire ce qu’elle ressent, lui transmettre une pensée, qu’il voit, comprenne ce qu’elle pense. Impossibilité de communiquer.

 

Alors, Caecilia se mord violemment la lèvre pour garder de nouvelles larmes dans ses yeux. Puisque le point de rupture semble trop acté cette fois pour le sauver par une pluie de baisers, elle ferme ses paupières. Une dernière carte pour les sauver peut-être, ramasser les dernières miettes avant la solitude, lui offrir un dernier cadeau et lui permettre de tourner les talons apaisé.

 

L’esprit de la Legilimens glisse vers celui de Manius sans violence. Elle ne force pas le passage, mais frappe à la porte avec délicatesse, ne prend rien de lui, mais y déverse dans une vague à peine contrôlée toute la tendresse de leur nuit, son cœur jaloux, son admiration pour l’historien et sa peur de ne pas être à la hauteur. Elle s’ouvre à lui plus sûrement qu’avec les pauvres mots qu’elle a pu prononcer entre deux sanglots, pour lui confier ses petites projections, un bébé dans les bras de Manius qui ferait pour elle un si bon père, sa reconnaissance quand il prend soin de son corps endolori, le trouble de son cœur depuis qu’elle connait le goût de sa peau. Parce que Caecilia ne sait pas faire comme son amie, elle laisse indéniablement des morceaux d’amour dans le sillage de ses ébats.

 

Et puisque ses mots ne collent jamais à sa pensée, elle la lui offre sans médiation. Quand le charme s’arrête, elle recule d’un pas : si tu veux partir maintenant, je comprends. Elle détourne le regard. Mais tu sais, qu’il laissera là une femme une nouvelle fois enfermée dans un cœur brisé.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 07/02/2026 à 13:07

Quel pire sentiment que l'indifférence envers une personne qu'on a aimée ? Ou juste voulu aimé ? Manius ne sait plus, entrevoit des doutes qu'il aurait dû déceler bien plus tôt. Son rire amer ne le touche pas. Ses invectives se heurtent à la carapace givrée qui s'est formée entre eux. Celle-ci ne sera pas suffisante pour le protéger de la baguette qu'elle a saisie en revanche. Si ça prend un maléfice de s'en aller, soit. Ce n'est pas comme si l'historien pouvait rivaliser avec la tireuse d'élite.

 

— Vide ton sac. Attaque-moi. Je préfère ta colère à ta tristesse.

 

Rien de ce qu'elle peut dire ou faire ne changera quoi que ce soit dorénavant. Il ne peut plus, ne veut plus croire ces lèvres qui lui disent tout et son contraire d'une seconde à l'autre. Il sait que la franchise de Caecilia s'exprime en actes désespérés de haine quand elle couche avec lui pour les mauvaises raisons ou qu'elle le gifle pour les bonnes. Il n'a pas besoin de l'écouter, elle lui montre depuis le début ce qu'ils sont l'un pour l'autre. Des adversaires.

 

Mais la magie que Caecilia utilise surprend Manius qui est happé délicatement par les pensées de la jeune femme. Comme si elle le berçait aussi paisiblement que possible dans l'océan tumultueux de ses émotions, de ses souvenirs, de ses projets. Tendresse, jalousie admiration, peur. Comment peut-on ressentir tout cela et tenir debout ? Il y a même de la reconnaissance et ce qu'il ne croyait jamais possible, de l'amour. Et plus que tout, ce qui terrasse Manius et l'oblige à tituber jusqu'au plus proche siège pour s'asseoir sous l'effet du choc, c'est la vision d'eux parents. Quand a-t-elle vraiment décidé de lui donner ce qui lui faisait si peur à elle ? Était-elle finalement sincère dès la première fois ?

 

L'homme se prend la tête dans les mains. Où en est-il ? Où en sont-ils ? Cette révélation de l'âme, cette vérité indéniable qu'elle a placé en lui, qu'en faire ? S'il avait vécu cela plus tôt, un rien plus tôt, avant de faire voler son alliance en éclats, avant de ne plus se sentir capable d'aimer Caecilia. Son cœur aurait été comblé. Mais maintenant ? Maintenant, il sait, oui. Est-ce qu'il a encore le droit de partir ? Rien ne l'en empêche, elle lui dit même qu'elle comprend. Mais il se détesterait tellement plus. Et elle aussi. Ils ne seraient pas trop de deux pour ça d'ailleurs. Manius relève des yeux désemparés sur elle. Le semblant de vigueur retrouvé ces derniers jours s'est envolé et a laissé retomber de tout son poids l'accablement qui pèse sur les épaules affaissées du sorcier.

 

— Je ne comprends pas.

 

Voilà, c'est peut-être ça son problème. Incapable de comprendre, incapable d'accepter de ne pas comprendre. Lui qui n'aspire qu'à élucider des mystères, qu'à décortiquer le vrai du faux, méticuleusement, fastidieusement. Ne pas comprendre c'est un peu de chaos dans l'ordre qui le rassure, qui est confortable. Mais c'est ce chaos qui fait le sel de l'existence.

 

— Je croyais... j'ai été aveugle. Je n'ai vu que les erreurs et les blessures. Je me suis fait des idées. Je me suis trompé sur toi. Lourdement.

 

Il se relève pour s'avancer vers elle. Ouvre sa paume dans laquelle demeure un morceau d'alliance d'un geste las.

 

— Et j'ai sombré si vite et si profondément. J'ai voulu m'enfuir.

 

Manius s'arrête à un pas de Caecilia.

 

— Merci de m'avoir montré ça. Est-ce que tu veux m'accorder une chance, encore, de tomber amoureux de toi à nouveau ? Pour les bonnes raisons, cette fois. Parce que tu es suffisante. Bien au-delà même. Je veux te prouver que tu en vaux la peine.

 

Ses bras s'écartent légèrement le long de son corps, paumes vers elle. Comme une invitation. Il y a de la place pour elle dans son étreinte. Elle a de la place pour lui dans son cœur. Et il y a de la place entre eux pour l'amour. 

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 07/02/2026 à 19:11

Caecilia & Manius Fawley ne peuvent pas fonctionner comme tout le monde a priori. Il leur faut d’autres routes, des chemins croisés, des impasses qui leur demandent de revenir sur leurs pas. Ils ont besoin de se perdre pour mieux se retrouver. Directions opposées, mais peut-être qu’au prochain carrefour, ils auront tout juste le temps de laisser leurs mains s’effleurer.

Peut-être.

 

La sorcière regarde son mari avec appréhension. Loin d’elle, sur ce siège, le visage entre les mains. Lui en voudra-t-il de s’être introduite dans son esprit ? D’avoir tenté de faire couler en lui des pensées trop intrusives, des morceaux de vécu pour le retenir, lui faire comprendre que non, il n’y a pas que de la haine ou de la douleur au fond de son cœur.

 

Et maintenant ? Que feront-ils à deux ?

Trouveront-ils la bonne mélodie pour danser sans se marcher sur les pieds ou n’est-ce que partie remise ? Une nouvelle illusion ? Brève accalmie avant la tempête qui menacera toujours un peu trop le toit d’une demeure précaire. Peuvent-ils construire sans parler la même langue ?

 

Caecilia aimerait se reposer dans des bras solides qui ne craignent pas à tout moment de la voir exploser. Qu’il soit cette épaule ferme et tendre contre une joue tantôt rose, tantôt humide.

 

Manius rebrousse chemin, revient à la croisée de leurs destins et tend les deux mains. Un éclat doré qui lui rappelle qu’il y a quelques secondes encore, il a voulu tout envoyer valser. C’est dur, mais la vie est pleine de trous dans lesquels il est si facile de se tordre les chevilles. Caecilia, elle, n’en manque pas un seul. Alors, elle ne lui en veut pas : combien de fois l’a-t-il lui-même pardonnée ?

 

Sans doute n’y aura-t-il jamais rien de naturel entre eux. Les mariés devront réapprendre à s’offrir la moindre caresse. Une douceur pour ce qu’elle est, un plaisir partagé, pas par devoir, haine ou jalousie. Jouer l’attachement pour de vrai. La tireuse pointe Eleftheria, sa liberté, sur le symbole d’une prison dorée. Mais si elle le choisit pour de vrai, alors peut-être l’obligation se mue-t-elle en promesse ?

 

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée comme elle refond le métal avec une facilité presque déconcertante.

 

La sorcière saisit l’anneau sauvé, jette un regard à Manius, attend son approbation pour remettre le bijou sur une main qu’il a dû quitter pour lui permettre de se dévoiler entièrement à ce mari qu’elle commence à choisir. Maintenant, tu vas la garder à ce putain de doigt okay ? Elle rit un peu nerveusement avant de se glisser dans les bras du sorcier comme s’il ne s’était rien passé. Mais c’est faux, ce soir, tout vient de changer. Elle repense à cette soirée où Emfield a décidé de la quitter. Silencieusement, elle remercie son amant de lui avoir permis d’ouvrir les yeux sur ce drôle de trésor un peu encombrant à ses côtés.

 

Je trouve ça vraiment bien ton but avec les détraqueurs, glisse-t-elle à l’historien. Un retour en arrière, bond spatio-temporel pour oublier le mélodrame. J’suis sûre que tu y arriveras. Elle inspire, cherche le courage de dévoiler ses émotions sans devoir les coller dans la tête de Manius. J’espère que tu trouveras des raisons de tomber amoureux de moi, une voix couleur chagrin, parce que tu m’en donnes des dizaines ce soir. Une main contre sa joue, Caecilia se perd dans le bleu des yeux qu’elle commence à connaître. J’vais essayer de mieux communiquer, articule-t-elle mal à l’aise.

 

Je le promets.

Caecilia Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Eleftheria !

Sortilège
Sortilège de réparation
Difficulté
4
Résultat D20
7
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée comme elle refond le métal avec une facilité presque déconcertante.

Autres résultats possibles

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée comme elle refond le métal avec une facilité presque déconcertante.

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée. Ça prendra du temps, elle-même doit retenter le sortilège à deux reprises avant que le métal ne prenne sa forme initiale. Ses doigts tremblent encore un peu.

Reparo, murmure-t-elle à destination de l’alliance, sa jumelle toujours glissée à son annulaire. Et dans ce moment suspendu, Caecilia a l’impression qu’elle peut tout réparer dans son sillage, que sa baguette pourrait bien soigner une union désarticulée. Ça prendra du temps, elle-même doit retenter le sortilège à deux reprises avant que le métal ne prenne sa forme initiale. Ses doigts tremblent encore un peu.