Harry Potter RPG
Message publié Lundi 02 Septembre 2024 à 16:15


Bonjour,


Je vous fais ma demande de création de PNJ ci jointe.
A très vite, et à dispo pour faire certains changements si besoin.

 

Azénor

 

 

Oscaria HALIFAX

32 ans 

Serpentard 

Professeur de sortilèges

Avatar : Ana de Armas


 

Oscaria Halifax était une jeune femme d’apparence séduisante et mystérieuse. Née dans une famille extrêmement riche et peu aimante, on lui avait appris que montrer ses sentiments, c’était paraître faible, évidemment. On ne savait que très peu d’elle, mis à part qu’elle avait fait sa scolarité à Poudlard, l’école de magie de Grande Bretagne, et que son père était un haut dignitaire anglais. Issue d’une lignée de sorciers de sang-mêlés, elle avait baigné dans cet univers toute sa vie; bien que les Halifax étaient passés maîtres dans l’art de la dissimulation sorcière auprès des moldus, depuis des générations. Il n’était pas hasardeux de trouver parmi leurs rangs, des cousins, des oncles ou des tantes exerçant des métiers moldus. De son côté, Oscaria avait préféré une carrière au château de Poudlard; en tant que professeur de sortilèges, poste qu’elle avait obtenu un an auparavant. 


 

La jeune femme avait peu d'amis. Elle préférait se confier à ses frères, dont elle était très proche. Ayant tous quatre grandis dans une atmosphère pesante, où la réussite et l’excellence n’étaient point des options, et où chaque détail d’apparence et de bonne manière comptait pour la fierté de sa maison; elle avait trouvé réconfort en ses aînés qui la soutenaient. Toute sa vie n’était que façade, elle était parfaite, de la tête au pied, ne laissait rien paraître, ni sur elle, ni dans ce qu’elle disait. En cours, elle était sévère, mais juste. Car la justice était pour elle ce qu’il y avait de plus important dans ce monde. Peu étonnant, lorsque l’on apprenait que sa seule petite sœur avait été tuée lors d’une fusillade à Londres. Ce sujet, jamais il n’était abordé en famille. C’était comme si Judith n’avait jamais existé. 


 

Côté amour, Oscaria n’avait connu que des histoires sans grande importance. Incapable de montrer quelconque émotion, elle rendait les hommes fous et finissait par s’en lasser. Assez petite, athlétique et gracieuse; elle se savait belle et en jouait. Elle aimait nouer ses cheveux en un chignon bas, pour laisser apparaître son cou fin et sa nuque courbée. Elle arborait toujours un maquillage léger, pour mettre en évidence ses pommettes et ses grands yeux noirs. 


 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Azénor Philaester

31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
17 Dean street, Samedi 26 Août 2124

suite de l'évènement Finale de la Coupe du Monde de Quidditch

 

 

Ils avaient été plusieurs à tenter de neutraliser le Feudeymon qui donnait à cette scène un aspect tout à fait chaotique. Certains sortilèges avaient marché, d'autres avaient peiné à se réaliser correctement. Les Ombres avaient fini par fuir devant une ordre de sorcier tantôt apeurés, tantôt prêts à combattre. Des personnes étaient mortes; dont le directeur du département des mystères du ministère de la magie. Azénor était sûre de cela au moins, elle avait vu sa face à terre, un regard sans vie, un souffle éteint. La victime n'était pas la seule, mais le rouge et or n'avait pas réussi à identifier les autres corps. Dans la pénombre et dans le chaos, on distinguait peu de choses. Le vacarme et le scandale étaient tels qu'Azénor avait mis très longtemps à rentrer chez elles Les sorciers et sorcières se bousculaient, pris de panique; le concept de l'humanité et de la fraternité n'avaient été que de vastes utopies à ce moment précis. 

Elle attendit son tour, des portoloins avaient été mis à disposition rapidement mais dans la cohue, l'attente avait duré plusieurs heures. Elle avait fini par récupérer un des portoloins affrétés pour Londres où elle passerait le reste du week-end. Arrivant enfin à la capitale, elle décida de prendre les transports en communs moldus: il fallait dire que les bus double étages la fascinaient. Et si d'aventure elle arrivait à monter en haut pour prendre la place de tout devant, alors elle était d'autant plus ravie. Exténuée, elle rentra enfin chez elle, terminant son chemin à pieds. 

 

C'est après quelques minutes d'affalement dans son canapé et dans son bain bouillant qu'elle pris enfin conscience de ce qu'il venait de se produire. Elle n'y avait pas pensé, pendant tout ce trajet. Tout ce qui lui avait importé, c'était de rentrer chez elle, maintenant que les choses s'étaient quelques peu calmées. Le corps entier plongé dans l'eau savonneuse, elle se remémora les évènements: le match, le bruit étrange venant de l'extérieur du terrain, et cette chaleur étouffante du gigantesque Feudeymon, écrasant tout sur son passage. Personne ne l'avait reconnu et elle n'avait elle non plus, reconnu personne. Si ce n'était le directeur du département des mystères... Paix à son âme. Mais c'est alors qu'elle se posa plusieurs questions. Qui était cet homme encapuchonné? Et ses sbires? Et pourquoi avoir ciblé ces personnes du ministère? Pourquoi le directeur du département des mystères tout particulièrement? Savait-il des choses compromettantes sur l'organisation secrètes des ombres dont on ne connaissait pas l'identité? Azénor n'avait jamais entendu parlé d'une quelconque secte ou association; elle vivait dans une époque tranquille et en paix. Mais que pouvait bien signifier tout cela? Il est vrai qu'en y repensant, ce n'était pas si étonnant que certains sorciers veuillent se révolter. Mais avait-on déjà vécu dans une ère où tout le monde vivait heureux dans le meilleur des mondes...? Mais contre quoi se révoltaient-ils alors? Azénor imagina plusieurs scénarios plus farfelus les uns que les autres: elle pensait au secret magique par exemple. Ca lui plaisait bien à elle, de pouvoir choisir de se cacher parmi les moldus, de jouer un rôle, de mentir et de faire semblant. 

Et les élèves alors? Et Poudlard? Le sujet resterait le ragot commun pendant des semaines, c'était sûr! Il y aurait sans doute un communiqué de la part du ministère, que le directeur de l'école devrait annoncé devant tous les élèves. Les professeurs et les directeurs devraient à leur tour rassurer les étudiants; prêcher la bonne parole... Tout cela alors que rien ni personne ne savait réellement à qui l'on avait affaire. Que choisirait le gouvernement? La vérité qui sème la terreur le doute et la panique? Ou le mensonge, qui ne présumait rien de certain pour l'avenir? Plongeant sa tête sous l'eau quelques secondes, Azénor se promis une chose: prendre part à la suite, ne pas rester les bras croisés, se battre s'il le faudrait. 

 

 

 

 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Oscaria Halifax

33 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Salle de Classe, Dimanche 10 Septembre 2124

 

 

Oscaria avait entendu parler du projet par des collègues de l'école, écoutant discrètement les discussions dans la salle des professeurs. Après avoir évidemment renoncé à l'idée de se rendre à la première réunion, elle avait fini par changer d'avis, et avait demandé plus d'informations sur l'heure et le lieu de rendez-vous. Etait-ce par curiosité mal placée? Même elle ne le savait pas trop. Ce qui était sûr, c'était que l'ambiance au château n'était pas des plus reposante ni épanouissante. Elle avait donc décidé de s'incruster. Elle n'avait aucune idée de qui elle allait y retrouver; connaitraient ils seulement son prénom? La jeune femme était discrète, et n'avait pas d'ami au château. Elle se contentait de faire ses cours et c'était déjà assez prenant. Ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était écrire. Ecrire seule, ou envoyer la missive au hasard, tantôt des poèmes tantôt des histoires. Le plus souvent, ses parchemins finissaient dans la cheminée; elle écrivait surtout pour elle, pour se sentir libre et pour évacuer tous ces mots qu'elle ne pouvait pas dire, tous ces sentiments qu'elle ne pouvait pas montrer. 

On pouvait  définir Oscaria comme étant 'une femme froide, peu souriante, très renfermée. Elle avait un côté mystérieux, on ne savait rien d'elle, et c'était mieux ainsi. Ce n'était pas l'envie qui manquait, elle aurait préféré rire à en pleurer, pleurer à en rire, montrer qu'elle pouvait aimer, montrer sa tristesse et montrer sa joie, être le soleil parmi les chagrins et la pluie salvatrice dans un désert; mais on lui avait appris dès son plus jeune âge que les émotions et les sentiments étaient des concepts à garder pour soi. Pleurer était interdit, souffrir n'existait pas. 

 

Rangeant à la perfection ses plumes et ses parchemins trainant sur son bureau, Oscaria jeta un rapide coup d'œil à sa montre. Il fallait y aller, elle n'aimait pas être en retard et n'aimait pas attirer l'attention inutilement. Vêtue de sa longue cape de sorcière noire et de bottines à talons, on entendait ses pas arriver au rythme de cliquetis réguliers. Elle passa devant quelques élèves polis qui la saluèrent, et arriva enfin au lieu du rendez-vous. Ne sachant qui elle allait trouver derrière la porte, elle se permit de frapper et d'attendre une seconde avant d'entrer. Calmement, elle passa le seuil et remarqua rapidement deux de ses collègues. Le nouveau directeur de Poufsouffle, Lesley Rowers, et la directrice de Serpentard, Aingeal Aisling. Elle ne leur avait jamais trop adressé la parole directement, ils avaient du échanger quelques banalités cordiales et c'était tout. S'immisçant un peu plus dans la pièce, elle s'installa vers la fenêtre. Bonjour, avait elle dit d'un ton un peu froid, léger.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Oscaria Halifax

33 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
dans les rues de Pré-au-Lard, Samedi 21 Octobre 2124

rp ft. Karl

octobre 2124

 

 

Ce qu'Oscaria aimait plus encore que l'hiver, c'était l'automne. Elle adorait tant sentir le vent frais sur son visage, et observer les feuilles se détacher de leurs arbres pour les suivre jusqu'à la fin de leur voyage. Elle aurait aimé pouvoir avoir cette liberté, se sentir virevolter au grès du souffle de la brise. Mais non, elle n'était qu'une jeune femme qui devait subir l'exigence qu'elle s'infligeait à elle même. Elle était prisonnière de son éducation et de la renommée de son père. Elle était une Halifax, il s'agissait de le rendre fier; il n'admettait aucun faux pas. Son éducation avait été très stricte, dure et peu aimante. Elle avait toujours eu l'impression qu'elle était née parce qu'il aurait été mal vu de ne pas faire d'enfants. Mais l'aimait il seulement ? Oscria s'était rendue à l'évidence : elle ne lui servait que de miroir pour montrer sa réussite et surélever sa réputation. La jeune femme en souffrait tant; elle aurait préférer fleurir et vivre pour elle, plutôt que de vivre en vitrine de son père. Tu seras enseignante à Poudlard, cela rendra bien dans les journaux. Redresse tes épaules, tiens toi droite. Attache ces cheveux ébouriffés. Elle avait cette sensation désagréable et permanente que son père la regardait sans cesse, la surveillait. 

Alors elle avait pris le pli de vivre doucement, de redresser ses épaules, de se tenir droite et de coiffer ses cheveux. Elle était devenue professeur de sortilèges à Poudlard. Et en tout temps, elle était belle, d'une beauté triste et affichée. Il était rare de la voir sourire; ou alors c'était forcé, poli, obligé. Ses grands yeux noirs étaient souvent fatigués, et son regard trahissait son envie d'émancipation.

 

Oscaria passait beaucoup de son temps libre à écrire. Elle écrivait ce qui lui passait par la tête, tantôt des phrases simples, tantôt des poèmes, tantôt des histoires. C'était sur le parchemin qu'elle arrivait à s'échapper de sa vie simple et monotone. Elle qui n'avait pas beaucoup d'ami et n'osait jamais rien, rencontrait et vivait en histoires. Ce n'était pas rare de croiser Halifax au détour d'une ruelle de Pré-au-Lard. Elle aimait l'extérieur, se baladait souvent, regardant les feuilles tomber et écoutant les oiseaux chanter. Le mois d'octobre était assez clément cette année là. Il faisait bon, et elle n'avait vêtue qu'une simple veste pour sortir. Les mains dans les poches, elle avait pris la fuite de son appartement trop petit et avait commencé sa balade sans trop savoir où aller. Elle croisait des gens mais ne leur adressait pas la parole. Comment sortir de son éternelle solitude quand on ne sait pas par où commencer? Elle s'arrêta à hauteur d'un banc sur lequel elle s'installa; le froid de la pierre lui crispa les jambes. Elle contempla la fontaine qui faisait jaillir de l'eau et des petits papillons de toutes les couleurs. A ce moment-là, on aurait presque pu la voir sourire. Elle sortie son bloc-notes et sa plume préférée et commença à écrire, écrire pour rêver.

Message publié Lundi 02 Décembre 2024 à 09:44

hello, voici mes numéros : 

 

- 3

-7

-11

-17

-18

 

merci à bientôt 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Azénor Philaester

31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

LA Daphné


 

Azénor suivait le match d’un regard attentif. Elle saluait la ferveur avec laquelle les joueurs se donnaient: gagner signifiait gloire et reconnaissance éternelles, fierté de toute une patrie et émotion contagieuse dans les yeux brillants des supporters.

Elle n’avait jamais trop joué au Quidditch, n’en avait aucun souvenir. Elle comprenait cependant la passion des joueurs et des fans, y avait-il quelque chose de mieux sur Terre que de se sentir voler, le vent dans les cheveux et la tête dans les étoiles? Cette liberté, Azénor ne la trouvait qu’en enfourchant son balai.

Comme à tout événement de spectacle auquel elle assistait, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une once de jalousie: les athlètes feraient la fierté de leur pays et les supporters hurlaient leurs noms en guise de gratitude. Pourquoi pas elle? Pourquoi n’avait-elle pas choisi cette vie de sportif pour simplement se sentir aimée et idolâtrée? Pourquoi n’avait-elle pas choisi cette vie d’actrice pour se faire applaudir comme cette femme aux cheveux blonds, de la pièce de théâtre Londonienne du mois dernier? Tant d’envie, jamais satisfaite, toujours à vouloir davantage, ne jamais se contenter. Ses pensées étaient amères lorsque le match battait encore son plein et qu’un but venait d’être marqué. Ou était-ce la fin du match? Azénor fut réveillée de ses pensées malsaines par une euphorie telle qu’elle s’en boucha les oreilles. Elle s’enfonça dans son siège, zieutant les scores pour découvrir l’équipe gagnante. Bravo les gars, vous les avez rendus fiers.

C’est en regardant un peu plus au loin qu’elle remarqua alors des fumées vives à l’horizon, au delà du stade, vers les tentes des supporters. Que se passait-il? Elle oublia pour toujours ses pensées futiles qui faisaient d’elle une grande championne de Quidditch et instinctivement, se dépêcha hors des tribunes pour vérifier la situation. Cela n’était pas de son ressort ni de son devoir, mais son instinct et ses intuitions ne la trompaient jamais : il se passait quelque chose de grave.


 

Azénor poussait les uns et les autres dans les escaliers en s’excusant platement, au milieu des déçus et des heureux. C’est alors qu’un bruit sourd et extrêmement puissant retenti, le directeur du département des transports magique appelait au calme, il fallait revenir dans le stade. Par chance Azénor était au bout de son chemin, aussi elle arriva à se frayer une place parmi les supporters devenus interloqués: il était devenu plus simple de les pousser, mais cela ne durerait pas, la peur et le chaos prendraient sans aucun doute bientôt le dessus.

Dans sa course, Azénor bouscula une jeune femme avec qui elle croisa un regard bref; saisissant ses épaules elle s’excusa encore une fois, ramassa sa cape beige qu’elle avait fait tomber, et repartit pour quitter le stade et se faufiler entre les gardes de la sécurité qui commençaient déjà à bloquer les issus hors du terrain.


 

Plus elle courait, plus l’immense Feudeymon se dessinait devant ses yeux, elle n’avait jamais vu une telle chose, elle en était presque fascinée. Ravie de constater que l’adrénaline prenait le dessus sur la terreur qu’elle aurait pu ressentir, elle observa les alentours: des silhouettes encapuchonnées étaient sans aucun doute la cause de tout ce chaos. Elle vit au loin des corps, étalés sur le sol, inertes, qu’elle ne reconnut pas. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait la mort, mais à cet instant précis, la peur résonnait dans sa tête comme un bang infernal qui lui donnait envie de vomir. Mais ce n’était pas le moment de faiblir, elle avait voulu jouer les héros, il était temps de l’assumer.

Des représentants du ministère étaient déjà sur les lieux, ils avaient l’air de contrôler la situation des encapuchonnés, Azénor trouva alors la force de réfléchir : il fallait agir sur les flammes, et vite.

Elle agrippait sa baguette d’une telle force qu’elle aurait pu la briser. Son cœur battant la chamade, elle se concentra, se rapprocha des flammes, et tenta un Finite Terribilis

 

Azénor réussit à lancer son sortilège : les flammes commencent difficilement à s'amenuir... 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Azénor Philaester

31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Habillée d'une longue robe noire et coiffée, à son habitude, d'un chignon bas entouré d'une capuche; Azénor savait se camoufler parfaitement parmi les moldus. Aussi elle avait décidé de passer inaperçu pour assister à la finale de la coupe du monde de Quidditch. Elle n'était pas particulièrement fanatique de ce sport, mais disons que ce n'était pas désagréable à regarder. Elle avait eu une place grâce à un ami de longue date, qui connaissait quelqu'un, qui connaissait quelqu'un, qui connaissait quelqu'un... L'occasion était parfaite! Elle n'était pas la mieux placée, mais elle avait de quoi profiter des tirs et du brouhaha amusant du public. 

Attrapant le portoloin situé à quelques kilomètres de chez elle, elle se rendit sur les lieux, capuchon sur la tête, pour ne pas être reconnue. Elle n'avait pas non plus fait l'effort de demander à ses rares relations de l'accompagner, ou si quelqu'un de son entourage, avait, lui aussi, réussi à trouver une place. Elle était là seule, et c'était très bien comme ça. La solitude, cela lui plaisait. 

 

Après de longues minutes de marche entre les tentes et les stands  de goodies et de merchandising, elle s'installa alors dans les tribunes, zieuta rapidement et discrètement autour d'elle sans trouver de visage familier. Il fallait dire qu'elle passait le plus clair de son temps à parcourir les couloirs du château ou les yeux rivés sur un bouquin. Azénor ne commentait pas, se contentait de regarder, de faire des "oh" et des "ah" inaudibles même pour ses voisins. Elle n'était pour aucune des équipes; elle saluait cependant la prouesse et la bravoure des joueurs. Il en fallait du courage pour en arriver là, après tant d'obstacles, après tant de matchs. Mais elle ne pouvait tout de même s'empêcher de se demander quel était l'intérêt de voler derrière des balles pour réussir à les mettre dans des anneaux, tout cela en prenant grand soin de ne pas se faire arracher une jambe, ou se faire fracturer un poignet. Soit. Azénor restait impassible, jouait avec les bagues de ses mains, zieutait de temps à autre sa montre. Le Quidditch c'était sympa, mais elle espérait quand même ne pas y passer la nuit.