Harry Potter RPG

Liste des messages de Edgar Norton

Edgar Norton

Homme

16 ans

Né-moldu

Britannique

Une rencontre inattendue

Message publié le 13/01/2026 à 19:23

La jeune femme ne semblait pas vouloir satisfaire la curiosité d’Edgar et attendait de lui qu’il l’aide sans vraiment savoir pourquoi. C’était tout à fait dans ses cordes, il accepta d’un signe de tête. Tout comme elle, il n’avait pas forcément envie de raconter tous ses secrets à quelqu’un et comprenait qu’elle comptait sur lui pour ne pas se montrer trop curieux.

 

Luciana continua à parler de leur marché, en le mettant en garde de ne pas dépasser les bornes lors de leurs affrontements. Elle faisait référence à leur duel où Edgar avait perdu son sang froid et s’était acharné sur elle. Puis, elle lui demanda s’ils pouvaient commencer à chercher la Salle sur Demande dès le lendemain.

 

— Tu fais bien de clarifier tes attentes mais je ferais très attention, d’autant plus qu’on ne sera pas dans une salle de classe où d’autres personnes peuvent intervenir si besoin. D’ailleurs, encore déso…

 

Edgar n'entendit pas la porte s'ouvrir. Par contre, il vit apparaître non loin d’eux leur professeur de Botanique qui leur fit remarquer qu’il était un peu tard pour lire des ouvrages interdits à la plupart des élèves.

 

Il avait raison. Si le jeune homme avait le défaut de parfois faire fi des règles quand ça l’arrangeait, il avait la qualité d’assumer ses torts et ses écartades.

 

— Bonsoir Professeur. En effet, vous avez raison, il est bien tard pour que deux élèves de Sixième année puissent se rendre à la Réserve sans autorisation. Même pour prendre de l’avance sur leur programme scolaire.

 

C’était quand même cocasse car c’était probablement la seule et unique fois que Luciana faisait ce genre de bêtise. Et pour lui, sous son identité d’Edgar, ce serait vraiment la première fois également qu’il se ferait prendre. Ils étaient tous les deux davantage connus pour leur comportement studieux et leurs excellents résultats que pour ce genre d’écartades.

 

Mais bon, nul n’était au-dessus des lois et il serait injuste qu’Edgar soit traité différemment d’un autre élève de Serpentard pris sur le fait.

 

— Je ne vais pas nier les faits, Professeur. Et j’accepterai ma punition. Cependant, j'aimerais également régulariser ma situation, et ainsi à m’instruire sur les moyens de lutter contre les mages noirs. Dans le contexte actuel et vu mon ambition de devenir Auror, je pense que chaque minute compte pour apprendre et nous préparer à ce qui nous attend dehors.

 

Ce que disait Edgar était ce qu’il pensait, la vérité dans son plus simple appareil. S’il s’intéressait à des usages particuliers de la magie, c’était surtout pour savoir s’en protéger. Et c’était dans ce genre d’ouvrages qu’il avait découvert des sorts comme le Protego Horribilis, qui sauverait peut-être un jour sa vie, ou celle d'un autre.
 


Le tournoi clandestin

Message publié le 13/01/2026 à 19:18

L’Expelliarmus n’avait pas fonctionné. Visiblement, en se moquant de son adversaire, Edgar n’avait pas marqué de points et son Karma le lui rendait bien. Cela enhardit Dan qui se mit à beugler sortilège après sortilège, faisant tournoyer sa baguette comme un chef d’orchestre épileptique.

 

Cela aurait pu être cocasse si Edgar avait eu le temps de profiter du spectacle. Mais il en était réduit à se protéger, sort après sort, accusant encore le choc de ses derniers échecs. Ce qu’il voulait par dessus tout, c’était de la constance. Il cherchait pas à être le meilleur sorcier du monde, à faire des choses avec sa baguette que nul autre avant lui n’avait jamais fait. Ce genre de gloire, il la laissait aux autres, aux artistes de la magie.

 

Lui, se voyait plutôt industriel et froid. Avec la constance d’un engrenage bien huilé, dont les rouages avaient été dimensionnés, pesés, poncés et calculés pour, il se voyait atteindre une efficacité parfaite. Être une machine à Expelliarmus, à Protego. Un expert des fondamentaux. Si on devait comparer les duels de sorciers aux jeux vidéos des Moldus, Edgar ne se voyait pas comme celui qui brille par son innovation mais par sa maîtrise des bases. Par une précision méthodique et inhumaine.

 

Et l’inconvénient des types comme Edgar, c’est qu’ils gèrent très mal les imprévus. Les grains de sable qui se glissent dans les rouages, les échecs qui, statistiquement, n’ont pas de chance d’arriver. C’est la faille dans leur organisation, ils planifient leur coup suivant en fonction de l’événement qui a le plus de chances d’arriver, pour gagner du temps et être efficace. Et du coup, quand tout se goupille bien, leur précision en est effrayante. Quand ils ont l’avantage, c’est quasiment impossible pour eux de perdre.

 

Mais quand ils sont en désavantage et quand le doute s’installe dans leur esprit, toute la machine s’enraye. Et il y a un risque de casse.

 

C’est ce qui finit par arriver. Sans s’en rendre compte, Edgar avait de plus en plus de latence et peinait à se protéger face à la pluie d'attaques de Dan. Bon, faut dire que le Poufsouffle était vraiment enflammé et se surpassait. Il avait rarement été aussi bon duelliste que là. Mais Edgar était de moins en moins dans le coup, jusqu’à ce qu’un Expelliarmus fasse s’envoler sa baguette.

 

— Proteg…

 

Il resta là, interdit, agitant sa main nue comme un automate, n’ayant pas compris ce qu’il lui était arrivé. Et pourtant, sa baguette était déjà dans la main de son adversaire, hilare.

 

— Rah, Norton, si tu savais à quel point ça me fait plaisir de t’avoir mis la raclée que tu mérites ! 
— Bien joué. Je… J’admets ma défaite, j’étais trop confiant.
— Ouais, c’est ça. Pas la peine de faire le mec humble après m’avoir énervé.

 

Edgar ne répondit pas. Un brin hébété, il laissa Dan filer à son prochain duel. Il n’avait pas prévu de perdre et avait du mal à réaliser. Avisant Fergus, il s’avança vers lui d’un pas lent.

 

— Re mec. Désolé, on ne s'affrontera pas de nouveau. J’ai… perdu. Honnêtement, je ne pensais pas perdre deux fois d’affilée mais j’ai encore beaucoup de progrès à faire. J’ai un peu trop fait le mec. Et toi, comment s'est passé ton duel ? Tu te reposes avant le prochain ?


Une rencontre inattendue

Message publié le 08/01/2026 à 18:07

Edgar posa le livre qu’il avait dans les mains et se rapprocha de Luciana pour examiner avec elle l’ouvrage qu’elle venait de récupérer. Il s’agissait d’un guide concernant des formes de magie noire pratiquées en Grèce antique. Intéressant. En même temps, quand on voit tout l’héritage culturel laissé par la Grèce aux moldus en matière de mythologies, on ne peut qu’imaginer l’héritage magique laissé par ses sorciers.

 

— Est-ce-que tu as déjà entendu parler de ce sorcier, Herpo l’infâme ? Si tu as des infos, je suis preneuse. Je sais qu’il a créé le tout premier Basilic. Ça m’aiderait que tu m’aides à trouver des infos sur lui. En échange, si tu as besoin, je peux t’aider sur d’autres recherches. Qu’en dis-tu ? Si tu dis oui, tu ne le regretteras pas. Quand je me lance dans quelque chose, j’y vais jusqu’au bout. Et si je m’engage à t’apporter mon aide, je le ferai, je n’ai qu’une parole.

 

— Herpo l’infâme ? C’est pas l’un des plus anciens pratiquants du Fourchelang ? J’en ai entendu parler, alors que je faisais des recherches sur Salazar Serpentard. Vu que j’ai remarqué qu’il y avait quelques cas de Fourchelang parmi nos camarades de classe, je me demandais s’ils étaient tous des héritiers de Salazar Serpentard ou si ce don pouvait se transmettre d’une autre manière. D’accord pour faire des recherches sur lui, mais pourquoi souhaites-tu en savoir plus sur ce sorcier en particulier ?

 

Edgar serra la main de la jeune femme, scellant ainsi leur collaboration.

 

— De mon côté, je cherche davantage une partenaire d’entraînement ainsi qu’un lieu où s’entraîner sans être dérangé. Si jamais tu m’aides à trouver la Salle sur Demande, tu auras rempli ta part du marché. Cela te va ? 
 


Une rencontre inattendue

Message publié le 25/12/2025 à 20:48

La jeune femme était intéressée pour devenir sa partenaire d’entraînement mais pas nécessairement ici. Elle mentionna la Salle sur Demande. Edgar avait entendu parler de cette salle une ou deux fois dans sa scolarité, sans jamais être parvenu à la localiser.

 

— En fait, je pensais qu’on pourrait commencer à s’entraîner ici et maintenant. Je n’ai aucune idée d’où se trouve la salle et si tes conditions impliquent qu’on trouve cette salle, ça va être compliqué de les satisfaire. Tu penses vraiment qu’on va trouver cette salle alors que c’est un mythe pour de nombreux élèves et professeurs ?

 

Edgar se rendit compte que son ton n’était pas super agréable et se radoucit.

 

— Mes excuses pour le sarcasme, tu es sympa avec moi et voilà que je te fais une pique. Je vais te laisser poursuivre ta lecture et je vais achever la mienne. Et, en effet, ça pourrait être sympa d’enquêter chacun de notre côté puis de nous retrouver afin de chercher cette salle ensemble.

 

Le jeune homme ramassa le livre qu’il avait laissé tomber en s’endormant. Il s’agissait des mémoires d’un nécromancien, un mage noir du seizième siècle ayant créé un nombre impressionnant d’inferi. La motivation première du sorcier avait été de rendre la vie à son amour de jeunesse et il avait décidé d’étudier toutes les formes de magie permettant de ressusciter les morts.

 

Ceux qui nous aiment ne nous quittent jamais vraiment. Voilà la phrase qu’il aurait demandé à faire graver sur sa tombe, en guise d’épitaphe. Edgar ne savait pas ce qu’il était advenu de la dépouille de ce nécromancien. Vu tout le mal qu’il avait causé, pas sûr qu’on ait accédé à sa requête.

 

— Bon, rien d’intéressant dans ce bouquin, à moins qu’on souhaite créer une armée de morts-vivants ou lutter contre un nécromancien. T’as plus de succès ?
 


Une rencontre inattendue

Message publié le 25/12/2025 à 12:26

Edgar s’arrêta de parler et laissa Luciana lui répondre. La jeune femme commença par condamner son utilisation de terme dénigrant pour se désigner, indiquant qu’elle considérait que le terme “Sang-de-Bourbe” ne devrait pas exister. C’était louable de sa part, on sous-estimait beaucoup le nombre de sorcières et sorciers qui avaient du mal avec ceux nés d’un héritage moldu.

Elle continua sur sa lancée, expliquant qu’elle ignorait encore beaucoup de choses de l’histoire de sa famille et donc de ses liens avec Serpentard. Que fréquenter Edgar comportait des risques dont elle avait conscience mais qu’elle s’efforçait de ne pas penser aux conséquences.

 

Apparemment, sa famille maternelle semblait moins apprécier les Nés Moldus que sa famille côté paternel. Intéressant. Le jeune homme en apprenait davantage sur la jeune femme, tirant des conclusions de ce qu’elle disait mais également de ce qu’elle taisait. Un visage pouvait donner beaucoup d’informations et Edgar était passé maître pour lire celui de ses congénères. Bien plus doué pour lire les visages que pour savoir quoi dire ou quoi faire pour se rendre appréciable.

 

Elle confirma finalement que tout ce qui se passait ici restait ici. C’était parfait. C’était ce que voulait le jeune homme.

 

— Tu cherchais quelque chose en particulier, ici ? Généralement, je viens ici pour deux choses : étudier et pratiquer. Et surtout, j’insonorise la porte avant de faire quoi que ce soit, histoire d’éviter ce qui nous est arrivé il y a quelques minutes. Immugio !
 

Le sortilège fonctionna, il était à présent difficile pour quiconque d'entendre ce qu'il se passerait dans la grande pièce où ils étaient, à moins d'y être avec eux.

— Voilà, on est à présent bien plus tranquille. Sens toi libre de faire ce que tu veux. De mon côté, je vais pratiquer l'utilisation de certains sortilèges.

Il fit mine de réfléchir.

— Eh mais attends, tu voudrais pas me servir de partenaire d'entraînement ? On pourrait tenter des sorts qu'on ne peut pas encore voir en classe, qu'en dis-tu ?

Edgar Norton a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Custos !

Sortilège
Enchantement d’Impassibilité
Difficulté
6
Résultat D20
17
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Le sortilège fonctionna, il était à présent difficile pour quiconque d'entendre ce qu'il se passerait dans la grande pièce où ils étaient, à moins d'y être avec eux.

— Voilà, on est à présent bien plus tranquille. Sens toi libre de faire ce que tu veux. De mon côté, je vais pratiquer l'utilisation de certains sortilèges.

Il fit mine de réfléchir.

— Eh mais attends, tu voudrais pas me servir de partenaire d'entraînement ? On pourrait tenter des sorts qu'on ne peut pas encore voir en classe, qu'en dis-tu ?

Autres résultats possibles

Le sortilège fonctionna avec perfection, il était à présent impossible pour quiconque d'entendre ce qu'il se passerait dans la grande pièce où ils étaient, à moins d'y être avec eux.

 

— Voilà, on est à présent bien plus tranquille. Sens toi libre de faire ce que tu veux. De mon côté, je vais pratiquer l'utilisation de certains sortilèges.

Il fit mine de réfléchir.

— Eh mais attends, tu voudrais pas me servir de partenaire d'entraînement ? On pourrait tenter des sorts qu'on ne peut pas encore voir en classe, qu'en dis-tu ?

Le sortilège ne fonctionna pas.

— Dis, tu voudrais pas essayer de l'insonoriser ? J'ai l'impression que ma baguette fait des siennes, ça lui arrive parfois.

Le sortilège ne fonctionna pas. Pire que ça, une détonation sonore se fit entendre.

— Eh merde, avec le boucan qu'on vient de faire, ils vont pas tarder à revenir. Je te conseille de fuir, je ne pense pas réussir de nouveau un Vitro Convexo !


Une année charnière

Message publié le 23/12/2025 à 20:13

Comme chaque année, Edgar s’était assis là où il restait de la place parmi les élèves de Serpentard. Il n’avait personne qu’il pouvait considérer comme des amis, ne faisant aucun effort pour entretenir des relations avec ses camarades. Ses meilleurs amis étaient les manuels poussiéreux dans lesquels il plongeait son nez ainsi que sa baguette.

 

Toutefois, il appréciait beaucoup ces immenses tablées, où nourriture et boissons se faisaient abondance dans un tourbillon de couleurs et d’odeurs alléchantes. Cela contrastait avec son appartement miteux du quartier d’Harpurhey, où la viande se faisait aussi rare que les sourires sur les visages de ses parents.

 

Que pouvait-on demander de plus que de se remplir l’estomac gratuitement ?

 

C’était donc avec l’enthousiasme d’un adolescent en pleine croissance qu’Edgar s’apprêtait à se servir pour la troisième fois des châtaignes chaudes. La plupart de ses camarades laissaient la magie les servir, pas lui. Après avoir passé un été de privations, il était disposé à reprendre les quelques kilos qu’il avait perdu.

 

À côté de lui, Alison Carter se servait dans le plat de châtaignes tout en échangeant des politesses avec ses camarades. Sa vulgarité amusait le jeune homme, qui ne put s’empêcher de retenir un rictus en voyant la réaction outrée de l’une d’elles.

 

Edgar avait déjà été en binôme avec Alison pour des projets scolaires. Elle faisait partie de la tête de classe et il ne doutait pas qu’elle avait également dû réussir ses BUSE avec brio, même s’il n’était pas assez proche d’elle pour le lui avoir demandé.

 

Il se demanda si elle aussi allait mettre son nom dans la coupe. Probablement, comme bon nombre d’autres élèves de sixième et septième année. Edgar comptait également mettre le sien et espérait être choisi. Remporter ce tournoi serait un bon moyen de marquer les esprits et de s’assurer un avenir dans cet univers de sorciers où il n’avait pas encore de relations.

 

Il n’était pas inquiet sur ses capacités mais qu’on ne lui donne pas sa chance. Il ne croyait pas en la méritocratie, ou du moins était persuadé qu’elle avait ses limites. Être excellent ne suffisait pas, il fallait également avoir des alliés sur qui compter. Et Edgar, avec son attitude d'asocial parfois antipathique, comptait de nombreux détracteurs.

 

Mais cette année serait la bonne. Il avait pris suffisamment d’avance d’un point de vue scolaire et c’était dit qu’il allait à présent devoir travailler une nouvelle matière : celle de la sociabilisation entre les jeunes sorciers. Son objectif, d’ici la fin de l’année, serait d’être en bons termes avec quelques sorciers brillants de sa génération.

 

Cependant, il ne savait pas par où commencer. Sans s’en rendre compte, son regard resta fixé sur Alison, la bouche entrouverte, un châtaigne posée négligemment sur la lèvre inférieure. Ils avaient déjà étudié ensemble, il pouvait bien lui adresser la parole. Mais que lui dire… Lui demander si ses BUSE s’étaient bien passé ? Ce qu’elle avait fait cet été ?

 

Edgar avait de la répartie et se débrouillait bien en matière de joute verbale. Par contre, pour ce qu’il s’agissait de faire la conversation et d’être sympathique.. C’était une autre histoire.

 

— Ces châtaignes sont très bonnes, pas vrai Alison ?

 

Tout le monde aimait la nourriture, non ? Rien de plus naturel entre deux élèves de la même année que de commenter le goût des akènes ? En plus, elle avait l'air d'être de très bonne humeur, aucun risque que sa tentative d'engager la conversation se solde par un échec.

 


Une rencontre inattendue

Message publié le 21/12/2025 à 11:33

La réponse de la jeune femme ne se fit pas attendre.

 

— Hum, Edgar, tu sais, c’est pas parce que tu nous a sortis du pétrin que je vais te parler de ma vie privée comme ça. On se connait à peine, toi et moi.

 

C’était vrai, Edgar et elle avaient rarement échangé plus de quelques mots pendant leurs cinq premières années à Poudlard. Et en l’espace de quelques semaines, ils venaient à présent de se croiser deux fois, sans que ce soit volontaire. De partenaire de duel à complice d’infraction. C’était marrant comment le hasard pouvait s’en mêler et unir les présents de deux jeunes gens que bien des choses opposent.

 

— Je trouve ça quand-même surprenant, que tu aies besoin de frauder pour venir étudier les contresorts de la magie noire. Tu es au courant qu’on nous l’enseigne en classe ? Je sais que tu ne m’as pas tout dit, tout comme moi.

 

Pourtant, Edgar ne lui avait pas menti sur ce point-ci. Il la laissa poursuivre poliment., pendant que la jeune femme se rapprochait de plus en plus. Elle lui dit qu’elle le trouvait culotté de la balader avec des bobards, puis s’excusa de s’être emportée avant d’expliquer qu’elle racontait rarement ce qui se passait dans sa tête. Qu’elle ne comprenait pas ce qui se passait dans sa tête, et que ça lui faisait même flipper.

 

— Je ne l’avais jamais dit à personne. J'espère que ça restera entre nous.
— Je vais déjà répondre à ton premier point. Ce qu’on étudie en classe, c’est comment se protéger d’un autre élève de sixième année et un vulgaire Protego suffit amplement. Ce n’est qu’en venant étudier ici qu’on peut apprendre qu’un Protego Horribilis peut repousser un Avada Kedavra et ainsi protéger son utilisateur. Penses-tu que le sort que je viens de faire, je l’ai appris dans nos manuels scolaires ? Si on se contente de ce qu’on peut apprendre en classe, nous serons incapables de nous défendre contre ce qui nous attend en dehors des murs de l’école. Et que crois-tu qu’il m’arrivera à moi, Sang de bourbe haï par bien des mages noirs ?


C’était rhétorique mais si la jeune femme répondait à ces deux questions, Edgar s’arrêterait pour l’écouter avant de poursuivre.

 

— Pour ce qui se passe dans ta tête, je pense que si tu es à Serpentard c’est pour une bonne raison, tout comme moi. Il y a une part sombre en chacun de nous, souvent fortement liée à notre désir d’exister en ce monde. Si tu étais totalement alignée avec cet héritage de ta famille, peut-être ne m’adresserais-tu même pas la parole ? J’ai également ma part de noirceur mais me concentrer sur l’apprentissage de nouveaux sorts m’aide à la domestiquer.

 

Il se tut. Il n’était pas trop rentré dans le détail, il préférait éviter de lui dire qu’il avait parfois songé à faire disparaître certains élèves un peu trop pénibles. De toute façon, il avait pleinement conscience de la dualité qui s’opposait dans les pensées les plus profondes. Une part de lui aspirait à la grandeur, à montrer aux autres qu’on pouvait naître Moldu et devenir un sorcier d’exception, à combattre la défiance par la confiance. Une autre part aspirait à la haine, à inspirer la terreur chez les personnes qui n’oseraient que penser à lui causer du tort.

 

Deux manières de lutter contre ce sentiment de rejet qu’il avait toujours ressenti depuis sa naissance.


— Et bien sûr, c'est donnant donnant, je ne répèterai rien de ce que tu m'as dit et tu feras la même chose. De toute façon, aux yeux du monde extérieur, tout ce qui s'est passé dans cette pièce ce soir... ne s'est jamais passé. Nous sommes d'accord ?


Une rencontre inattendue

Message publié le 20/12/2025 à 22:38

— Tu crois que je vais te révéler la vraie raison de ma présence ici aussi facilement ?

 

Euh oui, Edgar y croyait, sinon il n’aurait pas posé la question. Mais visiblement, la jeune femme allait beaucoup mieux. Elle semblait beaucoup plus détendue.

 

— Plus sérieusement, merci de nous avoir sortis du pétrin. J’avais besoin de consulter des livres spécifiques, et je ne voulais pas que ma famille le sache, donc j’ai choisi cette option.

 

Elle se pencha en avant et se mit à parler d’une voix plus basse. Edgar ne comprit pas ce changement d’attitude : s’ils se faisaient pincer en train de discuter dans la Réserve, on ne se soucierait pas de la teneur de leur discussion.

 

— Et ça se passait plutôt bien, jusqu’à ce que je manque de tomber en te percutant. Que faisais-tu par terre ? Et pourquoi étais-tu ici, toi aussi ?

 

Le moment de vérité. Edgar allait tout lui révéler, tout. Il allait se mettre à nu comme il ne l’avait jamais fait auparavant, en faire sa confidente. Après tout, il avait toujours attendu ce moment avec impatience, celui où quelqu’un lui poserait des questions auxquelles il n’avait pas forcément envie de répondre.

 

— Moi ? Je suis arrivé un peu avant toi, en m’y prenant de la même manière que toi pour éviter les préfets. Sauf que je me suis endormi comme un boulet, en lisant un ouvrage pour apprendre de nouveaux moyens de lutter contre la magie noire. Mais je suis curieux, tu as parlé de ta famille… Tu es en froid avec eux, si tu consultes des livres en secret ?

 

C’était une feinte, Edgar n’allait pas lui dire qu’il était Métamorphomage. Il avait donc partiellement menti. Par contre, il était vraiment curieux des relations que la jeune femme pouvait avoir avec sa famille. Tout ce qu’il savait d’elle, c’est qu’elle était italienne, de sang Pur, de bonne famille et avait une clique de lèche-boules à Poudlard.

 

Mais elle semblait également avoir des failles et ça la rendait plus intéressante. La poupée de porcelaine laissait entrevoir des fêlures qu’Edgar avait envie de caresser, afin de connaître leur histoire.

 

— Bien sûr, je garderai tout ce que tu pourras me dire pour moi. Pas comme si j’avais des amis avec qui le partager, ahah.
 


Une rencontre inattendue

Message publié le 20/12/2025 à 13:28

Un préfet pénétra dans la pièce et se mit à l’arpenter, cherchant visiblement des intrus. S’il lançait un Revelio, il y avait un risque qu’ils se fassent repérer. Mais lancer un tel sortilège dans une Réserve remplie d’ouvrages traitant de magie noire, dont certains avaient été enchantés contre ce genre de sorts.. C’était risqué et le jeune Serpentard comptait sur le bon sens du préfet de Serdaigle.

 

Il n’aimait pas trop les Serdaigle. Déjà, leur devise était nulle. Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit. Non, si c’était vrai, Edgar aurait été riche depuis longtemps. Pour s’enrichir, il faut des connexions, des relations, en plus d’un cerveau en état de marche. Une soif de connaissance sans ambition pour la cadrer, c’était un coup à se retrouver au service d’un autre.

 

Perdu dans ses réflexions, attendant que le préfet finisse sa ronde, Edgar ne prêtait pas attention au trouble de la jeune femme qui était collée contre lui. Du moins, jusqu’à ce qu’elle se mette à trembler comme une feuille. Elle avait si peur que ça ?

 

Le jeune homme profita que le préfet s’était éloigné d’eux d’une bonne dizaine de mètres pour coller ses lèvres à l’oreille de la jeune femme.


— Ne t’en fais pas, Luciana, ce sera bientôt terminé.

 

Et la suite des événements lui donna raison. Après plusieurs minutes à fouiller dans les différentes allées, le préfet pesta et finit par s’en aller. Ils attendirent encore dix minutes pour être sûr, puis Edgar sortit de derrière la vitre magique.

 

— Bon, dis-moi tout, que fais-tu dans la Réserve ?
 

Il prenait l'initiative, ne voulant pas révéler trop d'information à la jeune femme. La meilleure défense, c'était l'attaque, non ?


Une rencontre inattendue

Message publié le 18/12/2025 à 15:45

Edgar était Clifford Jenkins, élève de Septième année de Serpentard, qui avait obtenu l’autorisation de la part de leur professeur de Défense contre les Forces du Mal (et accessoirement directrice de maison) de faire des recherches sur la Magie Noire et les moyens de la contrer.

 

Clifford se préparait à une carrière d’Auror et, par ces temps troublés, avait manifesté son désir de prendre de l’avance et de commencer à se préparer à la vie après l’école, ou plutôt la survie. Jouissant d’une bonne réputation, il n’avait eu aucun mal à être autorisé à se rendre à la Réserve, plusieurs fois par semaine, pour consulter des ouvrages dont la lecture était déconseillée à la majorité des élèves.

 

Et ce soir, comme d’autres soirs, Edgar était Clifford, ou plutôt il avait pris son apparence. Il n’avait pas choisi un élève de Serpentard par hasard. Il connaissait Clifford et avait son aval pour usurper son identité. Il n’avait donc plus qu’à prendre son apparence dans les toilettes les plus proches de la bibliothèque et à en pénétrer l’enceinte d’un air décidé.

 

Bien sûr, à cette heure-là, la bibliothèque était fermée à tous les élèves. Mais Clifford n’était pas tous les élèves et les quelques professeurs qui faisaient des rondes le laissaient passer d’un air entendu. Faisant partie des premiers de sa promotion, intègre, promis à un brillant avenir et membre d’une famille d’Aurors, ils n’étaient pas inquiets que le jeune homme puisse parcourir les rayonnages en autonomie.

 

Cependant, un secret liait Clifford à Edgar, un secret qui expliquait pourquoi Clifford acceptait qu’Edgar usurpe son identité. Un secret ? Plusieurs secrets, même. Premièrement, Clifford faisait partie des rares personnes à savoir qu’Edgar était un métamorphage. C’était un statut que le sorcier dissimulait et hormis quelques professeurs, peu étaient au courant, il n’en faisait jamais usage, ne s’amusait pas à changer la couleur de ses cheveux ou toute autre fantaisie. Le jeune homme considérait que cette faculté faisait partie de ses atouts les plus précieux et en gardait jalousement le secret.

 

Deuxièmement, Clifford était moins doué à l’école que ce qu’il laissait paraître. Certes, il s’en sortait bien en pratique, pour lancer des sortilèges complexes, gagner des duels et semblait prédisposé à une carrière d’Auror. Cependant, il avait beaucoup de difficultés à mémoriser des textes barbants et réussir ses BUSES lui avait semblé impossible. Il s’en était confié un soir de révisions, à la salle commune de Serpentard, quand Edgar était alors en quatrième année.

 

Le jeune homme avait donc conclu un pacte avec Clifford : Edgar l’aiderait à passer ses BUSES en se faisant passer pour lui et continuerait à l’aider lors du reste de sa scolarité dans les matières où Clifford peinait à briller. En échange de quoi, quand Edgar sortirait de Poudlard, Clifford lui ferait profiter des connexions de sa famille et le pistonnerait pour qu’il ait un poste d’Auror.

 

En effet, Edgar ne se faisait pas d’illusions. Etant Né Moldu, pas forcément très habile pour se faire des amis et encore moins chez les gens influents, il y avait une limite à ce que son intelligence et ses résultats scolaires pourraient lui apporter en dehors de Poudlard. Par contre, se retrouver lié par des secrets mutuels avec un élève avec qui il pourrait construire une relation mutuellement profitable, dont la trahison serait difficile du fait des circonstances… C’était vraiment idéal et Edgar appréciait leur relation. Il ne voyait pas Clifford comme un ami, plutôt comme un allié, un complice, un soutien de longue durée. Et depuis quelques mois, un moyen d’avoir accès, en avance, à des sortilèges trop avancés pour son niveau.

 

Bref, Edgar avait donc accès aux ouvrages de la Réserve et en profitait. Il n’attendait pas qu’il soit une heure particulièrement tardive, il s’y rendait généralement après manger et y restait pendant de nombreuses heures. Mais ce soir, il avait un peu trop mangé pendant le banquet et se concentrer avait été très difficile. Après plusieurs heures de lecture sur un ouvrage qui racontait davantage la vie d’un mage noir que les moyens utilisés par les Aurors de l’époque pour le neutraliser, il avait fini par piquer du nez et à glisser de son banc, se retrouvant au sol.

 

Il aurait probablement pu rester dormir pendant un moment. Cependant, un facteur non prévu vient bouleverser son sommeil. Le pied d’une sorcière qui se retrouva soudainement sur ses parties intimes. La douleur fut si insoutenable qu’Edgar se réveilla en sursaut, en laissant échapper un cri qui retentit dans toute la bibliothèque.

 

Cela, c’était le premier facteur non prévu.

 

Le second, c’était qu’apparemment quand Edgar dormait, il reprenait son apparence initiale. Edgar n’était donc plus Clifford Jenkins, autorisé à consulter des livres de la Réserve et plus si affinité. Non, il était Edgar Norton, qui n’avait rien à faire à la Bibliothèque à cette heure-là et qui avait le pied d’une personne dont il connaissait que trop bien le nom sur les parties intimes.

 

— Putain, Luciana, qu’est-ce que tu fais là ? C’est la merde, avec le boucan que j’ai fait, on va probablement se faire choper… se lamenta à voix basse Edgar.

 

Il réfléchit à un sortilège qui pourrait leur permettre de s’en sortir. Il ne voulait pas dévoiler sa capacité de Métarmorphomage à la jeune femme.

 

— Je sais, viens contre ce mur avec moi et reste collée, je vais essayer de nous rendre temporairement invisibles. Tant qu’ils lancent pas de Finite Incantatem dans notre direction, on devrait déjouer leur vigilance et ils penseront qu’on est déjà partis… Enfin, si j’arrive à utiliser ce sortilège. Vitro Convexo.

 

C’était un sortilège hors de portée d’un sixième année à Poudlard, aussi avancé sur les autres soit-il. Mais c’était également un sortilège de Protection et Edgar avait une appétence extraordinaire pour ce genre de sorts. Il avait tenté de le pratiquer après l’avoir découvert dans un livre de la Réserve, justement, mais il ne le réussissait que rarement.

 

Peut-être la peur d’être découvert le galvaniserait ?

 

Le sortilège fonctionna, à la grande surprise d'Edgar qui ne put retenir un sourire triomphal.

Il avait donc créé une vitre devant lui et Luciana, non seulement capable de renvoyer un certain nombre de sortilèges mais également de les dissimuler du monde extérieur. 

On aurait l'impression de voir à travers le miroir et eux et donc de ne voir que des rayons de livres.

Des pas se faisaient entendre mais Edgar était confiant.

 

Edgar Norton a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Custos !

Sortilège
Sortilège de la Vitre à Sens Unique
Difficulté
16
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Le sortilège fonctionna, à la grande surprise d'Edgar qui ne put retenir un sourire triomphal.

Il avait donc créé une vitre devant lui et Luciana, non seulement capable de renvoyer un certain nombre de sortilèges mais également de les dissimuler du monde extérieur. 

On aurait l'impression de voir à travers le miroir et eux et donc de ne voir que des rayons de livres.

Des pas se faisaient entendre mais Edgar était confiant.

Autres résultats possibles

Le sortilège fonctionna parfaitement, à la grande surprise d'Edgar qui ne put retenir un sourire triomphal.

Il avait donc créé une vitre devant lui et Luciana, non seulement capable de renvoyer un certain nombre de sortilèges mais également de les dissimuler du monde extérieur. 

On aurait l'impression de voir à travers le miroir et eux et donc de ne voir que des rayons de livres.

Des pas se faisaient entendre mais Edgar était confiant.

Le sortilège ne fonctionna pas, comme on aurait pu s'en douter. Il allait falloir trouver autre chose, et des pas se faisaient déjà entendre.

Le sortilège ne fonctionna pas. Pire, la baguette d'Edgar s'emballa et un jet de magie partit vers un rayon de livres, les carbonisant.

Une odeur de brûlé se répandit, Edgar se prit la tête dans ses mains. 

Un bruit de course se faisait entendre, quelqu'un avait accéléré l'allure pour prendre sur le vif les personnes qui avaient décidé de s'en prendre à la bibliothèque de Poudlard.

Le jeune homme était scandalisé par son échec et peinait à reprendre ses moyens.


Quand les sixièmes années s'envoient en l'air

Message publié le 17/12/2025 à 22:21

Edgar ne s’attendait pas à ce que Luciana s’approche aussi près de lui. Elle n’avait pas l’air de vouloir lui mettre un poing dans la figure, c’était déjà ça, cependant il n’était pas habitué à ce qu’on se tienne aussi près de lui. Il se retint de lui demander de garder une certaine distance et se contenta de répondre à son regard en la fixant droit dans les yeux.


La jeune femme commença par sobrement le remercier pour le duel et les échanges constructifs.

 

— Merci également pour m’avoir servi de partenaire d’entraînement, ce fut instructif, répondit poliment le jeune homme.

 

Soudain, Luciana se pencha vers lui et Edgar retint son souffle. Allait-elle l’embrasser ? Okay, il s’était senti honteux et s’était excusé mais la jeune femme y avait-elle vu une invitation ? Il n’avait pas le temps pour une relation de cette nature. Et puis qu’allait penser ses par…

 

Non, fausse alerte, la jeune femme se penchait juste pour lui parler à voix basse. Le jeune homme se concentra pour ignorer son souffle chaud qui venait lui caresser le lobe de l’oreille, se focalisait sur ses mots et non pas sur les lèvres qui les prononçaient. Les italiennes avaient-elles toutes les lèvres aussi pulpeuses et finement dessinées ? Les italiens devaient avoir du mal à rester studieux, à l’arrivée de l’adolescence.

 

— Pour être tout à fait honnête, j’avais hâte de te défier en duel, et je ne regrette pas. Tu t’es bien rattrapé à la fin, j’ai failli te détester pour toujours, ça aurait été dommage, tu ne penses pas ?
— J’ai laissé mes émotions tirer le pire de moi-même et ce n’était pas responsable de ma part. Te défier en duel m’a également fait plaisir, je ne savais que penser de toi avant aujourd’hui et j’ai beaucoup changé d’avis au cours de ce cours. J’ai peut-être mal interprété certaines de tes actions, en laissant mon passé aveugler mon jugement.

 

Il serra la main tendue par son adversaire, surpris qu’elle assuma publiquement d’être dans de bonnes dispositions à son égard. Effectivement, peut-être qu’il l’avait rangé un peu trop rapidement parmi les rangs de ses détracteurs.

 

La jeune femme s’éloigna de quelques pas puis fit volte-face brusquement.

 

— Au fait, je m’appelle Luciana, et pas juste “Visconti”.
— Et moi c’est Edgar. Edgar Norton. Enchanté.

 

Après cinq ans à Poudlard, combien d’amis Edgar pouvait-il compter ? La réponse ne pouvait être utilisée comme dénominateur. Il était peut-être temps qu’il arrête de mettre de la distance avec les autres élèves et qu'il s’ouvre un peu à eux. Et puis, de manière purement pragmatique, que risquait un Né Moldu comme lui à entretenir des relations amicales avec l’héritière d’une famille de Sang Pur pluriséculaire et probablement extrémiste ?

 

En vrai, la situation comportait des risques mais le jeune homme trouvait que cela apportait du piment.

 

Peut-être aurait-il changé d’avis s’il avait su ce qu’il se passerait quelques années plus tard… 


Quand les sixièmes années s'envoient en l'air

Message publié le 16/12/2025 à 09:44

Les deux sorciers avaient mutuellement l’impression que l’autre lui manquait de respect et leur relation, en conséquence, était très mal partie pour déboucher sur une amitié ou même une très fine affection. Mais c’était compréhensible, la colère d’Edgar semblait venir de nulle part. Bien sûr, elle prenait racine dans le terreau de ses traumatismes enfouis et ça, Luciana ne pouvait le comprendre. Mais elle n’avait pas à le comprendre, le problème était chez Edgar et il devait le régler.

 

Cependant, le soulagement d’avoir remporté le duel vida Edgar de toute son animosité. Un peu comme s’il venait de tabasser un sac de frappe pendant une demi-heure et qu’il se sentait à présent déchargé de ses émotions négatives.

 

— En effet, je te félicite pour cet enchaînement de sorts qui t’ont amené à la victoire. C’est amplement mérité, j’abandonne le duel et je reconnais ma défaite.
— Merci de le reconnaître, je me dépêche de te libérer de tous ces mauvais sorts.

 

Il fit redescendre la jeune femme avec un rapide Libéracorpus et utilisa Finite Incantatem pour enlever les cordes. Il lui rendit ensuite sa baguette.

 

— À l’avenir, je te conseille d’utiliser Finite Incantatem plutôt que Destructum pour annuler ce genre de sorts. Bien sûr, c’est un sort de niveau BUSE mais son efficacité dépend du lanceur du sort, si bien que quand nous serons encore plus puissants, nous serons capables de nous en servir pour annuler des sortilèges de mage noir. Alors que Destructum, son efficacité est fixe et, en plus, on l’utilise moins fréquemment donc il y a plus de chances de le louper.

 

Edgar, présenter ses excuses ? Non. Mais faire une dissertation sur l’utilisation d’un sortilège, c’était une manière de se sentir moins coupable. Car en voyant les marques laissées sur la peau de la jeune femme, notamment ses poignées et sa gorge, il avait le sentime d’y être allé un peu fort. Il n’avait pas voulu lui faire de mal, mais le résultat était là.

 

— Je me rends compte que je t’ai blessée… Ce n’était pas mon intention.

 

Il parlait de ses marques, pas de son ego, mais Luciana allait-elle le comprendre ? Edgar avait du mal avec les mots et leur double sens.

 

— Je connais un sortilège pour ce genre de situations mais je le réussis qu’une fois sur deux. Il m’a été utile pour me rafistoler sans avoir à passer par l’infirmerie après… de mauvaises rencontres.

 

C’est l’avantage de s’être fait passer à tabac par de nombreux Serpentards pendant toute sa scolarité. On avait l’habitude d’encaisser et, surtout, on savait comment soigner des blessures superficielles. Edgar avait préféré ne pas faire de vagues et limiter ses visites de l’infirmerie pour éviter d’attirer l’attention des professeurs. Comme ça, quand il avait fini par se faire justice lui-même, les bourreaux devenus victimes avaient également respecté la loi du silence et Edgar n’en avait pas subi de conséquence.

 

— Episkey

 

Une chaleur agréable se répandit aux endroits où Luciana était blessée et les marques disparurent petit à petit. 

Edgar Norton a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Custos !

Sortilège
Sortilège du Bisou Magique
Difficulté
8
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Une chaleur agréable se répandit aux endroits où Luciana était blessée et les marques disparurent petit à petit. 

Autres résultats possibles

Une chaleur très agréable se répandit dans tous les membres de Luciana et les marques disparurent. Elle se sentit bientôt extrêmement bien, comme si elle venait de se réveille après une nuit de sommeil réparatrice.

Le sortilège ne fonctionna pas.

— Mes excuses, comme tu le vois, je suis plus doué pour blesser les gens que pour les soigner... lâcha Edgar, amer.

La baguette d'Edgar chauffa si brutalement qu'il la fit tomber au sol. Il la ramassa avec suspicion. D'habitude, le crin de licorne manifestait son mécontentement quand il cherchait à faire du mal à quelqu'un, pas à soigner. L'avait-il corrompu ?

 

— Mes excuses, comme tu le vois, je suis plus doué pour blesser les gens que pour les soigner... lâcha Edgar, amer.

 

 


Quand les sixièmes années s'envoient en l'air

Message publié le 15/12/2025 à 17:18

À cet instant, Edgar faisait davantage penser à une araignée qu’à un serpent. Il regardait sa proie se débattre, cherchant vainement à se tirer de sa toile.

 

Sa proie avait toutefois encore du souffle, et se donnait des grands airs. Toisant le jeune homme de toute sa superbe, elle donnait l’impression d’être totalement en maîtrise de la situation. Cela agaçait encore plus le Serpentard : que fallait-il faire de plus pour que Visconti cesse de se comporter comme si elle était propriétaire de Poudlard ?

 

— Eh bien, tu sembles perdre patience. C'est dommage, je trouve pourtant qu’on s’amusait bien. Dis-moi, Edgar, quelle mouche t’a piqué ? C’est désagréable de sentir ta colère, attention, j’ai aussi une patience qui a ses limites.
— En effet, j’ai cru pendant quelques instants qu’on allait pouvoir mettre le passé de côté. Mais il ne t’a fallu qu’une seconde pour me rappeler à qui j’avais affaire. Tu confonds amusement et manque de respect, c’est la différence entre toi et moi. Mais j’ai loupé mon sort, je te laisse donc me montrer toute l’étendue de ton talent.

Il laissa la jeune femme se concentrer, se demandant quel sortilège allait bien pouvoir la tirer de cette situation. Elle allait devoir choisir entre Liberacorpus et Destructum pour s’extraire des deux maléfices qui l'handicapaient. Et il profiterait du moment où elle lancerait son sort pour lancer un nouvel Expelliarmus.

 

Le moment qu’Edgar attendait arriva. Au moment où Luciana lançait son Destructum, il lança son second Expelliarmus.

 

Le sortilège toucha Luciana, faisant s'envoler sa baguette qu'Edgar récupéra d'un Accio exécuté avec brio.

 

— Te voilà tête en bas, ligotée et sans baguette. Que tu le veuilles ou non, tu as perdu, Visconti.

 

Il nota avec plaisir qu'elle avait échoué son Destructum, avant même que l'Expelliarmus ne la toucha. Sa défaite était totale, cela devrait suffire pour lui apprendre qu'elle n'était qu'une élève parmi tant d'autres.

Non ?
 

 

Edgar Norton a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Custos !

Sortilège
Maléfice de Désarmement
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Le sortilège toucha Luciana, faisant s'envoler sa baguette qu'Edgar récupéra d'un Accio exécuté avec brio.

 

— Te voilà tête en bas, ligotée et sans baguette. Que tu le veuilles ou non, tu as perdu, Visconti.

Autres résultats possibles

Le sortilège percuta Luciana de plein fouet, avec une violence qui la fit faire plusieurs saltos.

 

Sa baguette s'envola et Edgar la récupéra d'un Accio exécuté avec brio.

 

— Te voilà tête en bas, ligotée et sans baguette. Que tu le veuilles ou non, tu as perdu, Visconti.

Une nouvelle fois, le sortilège ne fonctionna pas.

Edgar pesta entre ses dents. Etait-ce la colère qui lui faisait perdre ses moyens ? Il devait reprendre son calme.

Le crin de licorne de la baguette d'Edgar fit des siennes. Il n'appréciait pas le comportement de son maître et le lui fit comprendre, en chauffant tellement le bois qu'il en lâcha la baguette.

 

Luciana avait encore un peu de temps pour se tirer de sa situation.


Le tournoi clandestin

Message publié le 15/12/2025 à 13:33

Edgar était sur ses gardes mais cela ne suffit pas. Pour la première fois depuis très longtemps, un sorcier avait réussi à le prendre de vitesse, au point qu’il n’avait pas eu le temps de se protéger.

 

Et l’Expelliarmus qu’il venait de prendre de plein fouet n’était pas juste rapide mais extrêmement puissant. Le souffle coupé, sa baguette projetée à plusieurs mètres, Edgar resta interdit. Quelques secondes, le temps de comprendre ce qu’il vient de se passer.

 

Anna, qui avait suivi le duel avec attention, annonça Decker en gagnant, qui souhaita bonne chance pour la suite à Edgar. Le jeune Serpentard se reprit.

 

— Merci, bonne chance à toi aussi. C’était… un très bon sortilège, lui répondit Edgar, sincèrement impressionné.

 

Il avait bien jaugé son adversaire : un sorcier certes impertinent, pas forcément super scolaire mais dont la magie suintait à travers les pores, voulant protéger son maître. Un sorcier naturel. Un très bon adversaire, auprès de qui Edgar avait des choses à apprendre. Il avait hâte de l’affronter de nouveau et donc d’en découdre avec tous les obstacles qui pourraient l’empêcher de le faire.

 

Le premier obstacle, Dan Siemens, était un Serdaigle qui venait de perdre face à Joan, une Gryffondor. Edgar avait pu suivre la fin du duel, il avait été serré mais la Serdaigle avait fini par céder face à l'ingéniosité de son adversaire.

 

C’était à présent au tour du Serpentard de se mesurer à Dan.

 

— Sans vouloir te manquer de respect, je compte me servir de notre duel pour m’entraîner à me protéger. Je te laisse dix sorts d’avance.
— Pour qui tu te prends, Norton ? Je vais t’écraser.

 

Edgar ne répondit pas et exécuta son salut, tandis que le décompte se faisait entendre. Decker l’avait pris par surprise, il était rare que quelqu’un parvienne à devancer ses Protego. Il fallait qu’il soit plus rapide.

 

Gonflé à bloc, Dan remplit son rôle. Les Conjonctis, Impedimenta, Petrificus Totalus et autres politesses ne tardèrent pas à pleuvoir sur Edgar, qui ripostait à la dernière seconde par des Protego aussi prévisibles qu’efficaces.

 

Il était déçu, son adversaire lançait des sorts avec beaucoup moins de rapidité que Decker et son Expelliarmus. Entre deux Protego, il chercha donc à le stimuler.

 

— Tout homme s’enrichit quand abonde l’esprit ? Bah, tu dois pas être bien riche, toi… On dirait de la magie de première année !

 

Le visage cramoisi, Dan passa à des sortilèges plus avancés, dont notamment un Levicorpus qu’il ne réussit malheureusement pas à exécuter. C’était mieux mais insuffisant. Edgar l’encouragea.

 

— T’as validé tes BUSES par ta connaissance de l’Histoire de la Magie, non ? Si tu fais face à des Détraqueurs, tu comptes leur réciter les dates de naissance des cinq derniers ministres ?
— Rah, ta gueule Norton ! Je vais te dérouiller !

 

Dan se mit à faire des mouvements beaucoup trop grands avec sa baguette. S’il avait été plus proche, il l’aurait probablement planté dans la figure du Serpentard. Edgar soupira de déception. Il était temps d’en finir.

 

— Expelliarmus !

 

Le sortilège passa à côté de Dan. 

— Tu te moques de moi, Norton, mais faudrait apprendre à viser. C'est pour ça que tu ne m'attaquais pas ?


 

Edgar Norton a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Custos !

Sortilège
Maléfice de Désarmement
Difficulté
4
Résultat D20
3
Interprétation
Échec
XP gagnée
3

Le sortilège passa à côté de Dan. 

— Tu te moques de moi, Norton, mais faudrait apprendre à viser. C'est pour ça que tu ne m'attaquais pas ?

Autres résultats possibles

Le sortilège fusa, avec une fulgurance qu'Edgar ne se connaissait pas. Decker l'avait-il inspiré ? 

Dan vola en arrière, tout comme sa baguette.

Le duel était terminé.

Le sortilège percuta Dan, envoyant sa baguette dans les airs.

Le duel était terminé.

La baguette d'Edgar se mit à chauffer si brutalement qu'il la laissa tomber au sol.

Il se jeta à terre pour la ramasser, esquivant de justesse un assaut magique.

— Dandine toi, Norton ! Esquive donc ça !

 

Il était dans la merde.
 


Quand les sixièmes années s'envoient en l'air

Message publié le 15/12/2025 à 12:07

Comme on pouvait s'y attendre, Luciana refusa de se rendre et Edgar enchaîna donc. Il avait rarement prononcé le mot "Expelliarmus" avec autant de froideur et de mépris.

 

Le sortilège ne fonctionna pas, Luciana avait toujours sa baguette.

Pour le moment.

Edgar Norton a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Custos !

Sortilège
Maléfice de Désarmement
Difficulté
4
Résultat D20
3
Interprétation
Échec
XP gagnée
3

Le sortilège ne fonctionna pas, Luciana avait toujours sa baguette.

Pour le moment.

Autres résultats possibles

Le sortilège percuta Luciana de plein fouet, avec une violence qui la fit faire plusieurs saltos.

Sa baguette s'envola et Edgar la récupéra d'un Accio exécuté avec brio.

— Te voilà tête en bas, ligotée et sans baguette. Que tu le veuilles ou non, tu as perdu, Visconti.

 

Le sortilège toucha Luciana, faisant s'envoler sa baguette qu'Edgar récupéra d'un Accio exécuté avec brio.

— Te voilà tête en bas, ligotée et sans baguette. Que tu le veuilles ou non, tu as perdu, Visconti.

Le crin de licorne de la baguette d'Edgar fit des siennes. Il n'appréciait pas le comportement de son maître et le lui fit comprendre, en chauffant tellement le bois qu'il en lâcha la baguette.

Luciana avait un peu de temps pour se tirer de sa situation.

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