Femme
14 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Quatrième année
- Surnoms : Charlipette, Charlichoupette, Charl'
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 07/01/2025 à 12:05
Quelque-chose cloche. Coincée entre les doigts de sa sœur qui lui compriment le visage et la main de Sasha qui tire son épaule en arrière, Charlie sent des larmes d'incompréhension dévaler ses pommettes. Elle déteste les conflits. Elle déteste quand Freya et son père s'engueulent, quand Alison et son père s'engueulent, quand Freya et Alison s'engueulent, et quand Alison et Sasha s'engueulent. Trop sensible, elle observe son Monde s'engueuler pendant qu'elle se noie, et se noie, et se noie. C'est habituel chez les Carter d'assister à des disputes sans queue ni tête, malheureusement.
— T'es qu'un gros con ! réplique Alison en lâchant les joues de sa petite sœur pour dégager la patte du Gryffondor et la ramener vers elle. Entre les deux, Charlie percute. Quelque-chose cloche vraiment. L'expression abasourdie d'Alison heurte l'explication bancale de Sasha et la Serdaigle sèche silencieusement ses larmes, frappée par l'évidence du quiproquo. Bien sûr, sa sœur n'a rien contre les animagus ! Ni même contre les réfugiés dont ils ont survolé la situation géopolitique en Histoire de la Magie. Sa sœur n'a jamais été raciste ou intolérante, juste autocentrée et peu confiante- en dépit des apparences. Alors que Sasha s'enfonce dans le malentendu, la plus jeune les interrompt. Chut, y'a du bruit ! Estomaquée, Alison fixe un instant le sorcier sans savoir quoi répondre, jusqu'à ce qu'un son métallique au loin ne les affole.
Elles suivent l'Ukrainien qui leur indique rapidement un passage le long du chateau, chacun visiblement perdu au milieu d'un bouillon de pensées confuses et entêtantes. Sa paume utilise maladroitement la pierre froide de Poudlard comme guide tandis que Charlie récapitule la situation intérieurement en faisant attention à éviter les racines et les rochers avec ses chaussons. Elle renifle, sa sœur peste, et Sasha grommelle.
Utiliser la magie serait trop flagrant, donc tout le monde avance en file, et quand enfin ils rejoignent une porte qu'Alison et Charlie n'ont jamais vu et que Sasha s'apprête à l'ouvrir, la troisième année désigne le talus d'herbes mouillées. Non, ici !
— Quoi, pourquoi ?!
— Ici, la forêt.
— Charlie j'ai-
— La forêt j'ai dit. Toi aussi Sasha. Sinon, j'crie. Et j'dis tout, menace-t-elle à voix basse, ses poings posés sur les hanches avec conviction. Ils n'ont pas le temps de réfléchir car il faut se plier en deux et disparaître vite dans la pente glissante. Charlie se presse, le coeur battant, persuadée qu'ils refuseront de la laisser avancer seule vers la Forêt Interdite. Ses jambes ramollissent mais son adrénaline l'entraîne, et le plan fonctionne. Charlie, attends !
Après quelques dérapages qui laissent des traces vertes sur ses paumes, elle court parmi les premiers arbres et s'arrête net, essoufflée, un peu effrayée aussi. Sasha, montre-lui !
— What?! Mais j'veux pas voir sa-
— Reste là ! ordonne-t-elle en retenant sa sœur par le poignet. Montre-lui Sasha ! Elle se trompe. Elle croit qu'tu m'a forcée pour faire des trucs de sexe.
— Charlie, qu'est-ce-
Message publié le 06/01/2025 à 12:01
— Au revoir Horace, pense à bien te laver les dents, le sourire c'est important ! s'exclame-t-elle en secouant ses tâches de rousseur d'un éclat de rire, sa main déjà dans celle de Basil. Lorsqu'elle est arrivée en première année à Poudlard, Charlie avait entendu Alison imiter le concierge et ses conseils d'hygiène balancés aux plus jeunes entre deux couloirs et s'était aussitôt prise au jeu d'en promulguer à son tour pour lui rendre la pareille.
Très vite, son camarade Gryffondor accélère le pas, et l’apprentie sorcière le suit sans réfléchir, amusée par la course qui libère un peu son énergie restée ligotée pendant tout le temps qu'ils ont passé à l'étude. Leurs phalanges blanchissent les unes contre les autres jusqu'à la porte du laboratoire de photo. Charlie lâche la main de Basil et écoute la consigne, un doigt sur ses lèvres rieuses à son tour, en miroir au geste du blond cendré. Ok promis, chuchote-t-elle en abandonnant son sac sur le sol à peine le seuil franchi et la porte refermée derrière eux.
— Woh ! souffle immédiatement Charlie, impressionnée par la pénombre rouge qui donne une ambiance inédite au laboratoire. Ses pupilles se dilatent, sa chevelure devient foncée et ses tâches de rousseur semblent disparaître, absorbées derrière l'onde chaude de la lanterne ensorcelée. À côté de Basil, elle parcourt d'un regard curieux les bacs, puis lève la tête et dévore les images animées suspendues aux fils. Son attention retourne vers le troisième année et ses explications que Charlie écoute attentivement, les bras dans le dos.
Elle l'observe passer en revue les bacs, admirative de le voir si passionné, comme absorbé par son sujet. Charlie s'approche derrière Basil et fixe le paysage enneigé qu'il lui présente. J'me rappelle du weekend où les profs étaient venus jouer à la bataille de neige avec nous, à la fin ils prenaient même leurs baguettes pour lancer des sortilèges et j'avais pris une boule qui m'avait donné les cheveux bleus ! -oh pardon ! se reprend-elle aussitôt en baissant d'un ton, les mains contre sa bouche. C'est une très jolie photo ! ajoute finalement la pré-adolescente, sincèrement enthousiaste. Elle jette un œil à Basil qui scrute encore sa photographie, et décide spontanément d'embrasser sa joue.
— Merci Basil Banks de m'avoir montré ton endroit secret, murmure alors Charlie avec douceur avant de s'éloigner et poursuivre sa découverte des clichés, soudain émerveillée de remarquer des créatures parmi les portraits d'étudiants réfugiés. Un jour on a trouvé un botruc blessé chez moi quand j'étais petite. On l'a soigné, j'me souviens qu'il se cachait dans mes cheveux. Il est trop mignon, celui que t'as là !
Elle oublie de chuchoter, remet ses mains sur ses lèvres et retient un rire idiot. Pardon encore ! Décidément, Charlie n'est pas la meilleure pour appliquer une consigne aussi simple que se taire. D'ailleurs, elle continue en regardant l'écureuil qui remue son nez.
— Tu pourrais photographier Lord Ribbit si tu veux. C'est mon craa-paud. Alison avait déjà une chouette, alors moi j'ai pris un crapaud. Ça te dégoûte toi ?
Message publié le 04/01/2025 à 21:19
Personne comprend jamais rien, rabâche intérieurement Charlie en fixant l'eau qui serpente entre les grosses dalles du vieil escalier de Poudlard. Assise sur le perron principal, elle renifle et tire les manches épaisses de son pyjama pour essuyer ses joues mouillées. Grandir, ça craint. La vie était plus facile en première et deuxième année. Il suffisait de prendre les jours un par un, fêter la rentrée, puis Halloween, et Noël, et les célébrations du printemps, et l'été, puis recommencer. Elle survolait les problèmes familiaux, préservée à l'initiative de Freya et Alison, et de son cher Papa.
Maintenant tout s'embrouille.
L'hésitation torture Charlie. Bien sûr, elle multiplierait ses chances de trouver Sasha en pénétrant la Terrible Forêt Interdite. Mais elle n'a pas le droit. Et elle a peur de revivre son effrayante nuit de fin septembre, quand perdue dans le bois, elle a failli se faire dévorer par au moins deux créatures en deux heures ; un serpent géant et une Acromentule. Heureusement qu'il l'avait sauvée, l'Ukrainien-animagus de 6ème année, au beau milieu d'une chasse aux monstres pour protéger l'école. Charlie se souvient encore du réconfort qu'elle a ressenti perchée entre ses deux omoplates puissantes et souples, même alors qu'ils parcouraient la forêt ; elle n'avait plus rien à craindre, ou presque, car la panthère avait témoigné de quelques instincts primitifs qui auraient pu coûter leurs vies. Depuis cette aventure, la cadette Carter garde précieusement le secret de Sasha, comme un bonbon qu'on préfère mettre de côté pour soi- sauf aujourd'hui.
Aujourd'hui, elle a craqué face au bouillonnement d'Alison, et s'en veut effroyablement. Aussi, ça lui demande un courage exceptionnel d'envisager tout dire à Sasha. Et quand ce dernier surgit de la pénombre, trempé et humain, elle perd confiance.
Ses pantoufles bleues à ganses argentées se pressent l'une contre l'autre et son regard évite d'abord soigneusement celui du Gryffondor. Charlie a mal au ventre. Elle sent son visage irradier de honte, en plus de la trace encore vive laissée par la baffe d'Alison sur sa joue. Une boule douloureuse, bloque sa gorge maintenant qu'il lui demande ce qu'il se passe. Si Sasha doit quitter Poudlard à cause d'elle, elle ne s'en remettra pas.
Même la vision d'un crapaud ressemblant vaguement à Sir Ribbit la laisse blême. Il lui manque le cercle en forme de couronne entre les bosses que forment ses yeux. Charlie nie du menton en silence, fixant Sasha d'un regard humide. Soudain, elle fond en larmes à la manière d'une enfant, saisit de sanglots incontrôlables. J-J's-J'-J'suis dé-dé-déso-désolée ! Le remord tort ses tâches de rousseur couvertes de larmes et de la lumière vacillante des torches. Pendant de longues minutes, elle n'arrive à rien d'autre que répéter des excuses inaudibles, noyées dans les pleurs qui l'inondent et remplacent la pluie.
Charlie n'explique pas l'affection qu'elle ressent pour Sasha. C'est peut-être leur rencontre onirique, ou le secret qu'il lui a partagé, ou car elle sait qu'il reste sage avec Alison et l'éloigne sans le vouloir d'offrir sa virginité au premier venu.
La sorcière renifle et croise l'incompréhension du plus vieux. Elle avait préféré lui causer sous sa forme animale et lui confier ses cauchemars, mais le Sasha qui attend a bien une tête d'humain. Il va falloir lui dire. Elle essuie ses cils roux chargées de gouttes salées et rassemble pour la deuxième fois son courage. M-Ma soeur est v'nue me voir tout à l'heure. Elle voulait savoir si j't'avais déjà parlé. Au début elle disait trop rien et moi non plus. Et. Et après elle nous a enfermées dans la pièce et elle disait que j'mentais et qu'elle savait que j't'avais vu. Qu'elle savait qu'tu sors la nuit !
Désemparée d'avouer sa traîtrise à Sasha, Charlie se jette à son cou en sanglotant à nouveau. Oh j'veux pas qu'tu sois viré d'ma faute ! elle se redresse et garde ses mains sur les épaules du grand Gryffondor assis en face d'elle. Au bout d'un moment j'ai dit que j't'avais vu, oui, l'autre nuit au parc car j'voulais pas dire pour la Forêt Interdite. Elle m'a dit qu'j'étais une garce, qu'elle dirait tout à la direction dès qu'elle saurait comment s'y prendre le mieux ! À bien y regarder, la paume d'Alison dessine toujours une plaque rouge à cinq doigts du côté droit du visage de Charlie qui se laisse tomber sur la marche d'escalier, abattue.
— J'suis désolée Sasha. Elle m'a manipulée et j'étais trop bête pour comprendre, et j'ai compris après. Et c'est trop tard maintenant.
Message publié le 09/12/2024 à 11:24
Charlie trouve ses dernières forces dans l'adrénaline qui tambourine à son coeur et contracte ses bras et ses jambes autour de Sasha tandis qu'il s'élance, transformé en panthère. Ballottée comme un sac à l'interclasse, elle ferme les yeux, totalement résignée à laisser l'élève ukrainien de sixième année les sortir de cette forêt trop sombre, lui qui en chasse habituellement les monstres. Ses pensées vont au rythme des foulées du félin : s'a-ccro-cher, s'a-ccro-cher, s'a-ccro-cher, s'a-ccro-cher, quand bien même il la bouscule entre ses pattes puissantes. Des larmes d'épuisement et de terreur coulent dans la fourrure de l'animal. Elle ne tiendra plus longtemps. Elle va tomber, les muscles engourdis, l'esprit qui s'enfuit.
Soudain le contact du sol la réveille douloureusement. Charlie chouine, perdue et fatiguée. Elle s'agrippe encore à Sasha. Il la porte comme son père le fait souvent quand il rentre de voyage et la soulève dans ses bras forts. Les prunelles de l'étudiante fixent mollement la forêt qui s'éloigne à mesure qu'ils s'approchent du chateau.
Posée sur la marche froide d'escalier, elle se couvre de ses bras, la chemise moite de sueurs froides, le sous-pull technique OCQ poussé à ses limites. En face d'elle, Charlie remarque l'état misérable de Sasha, ses cicatrices noires attirant son œil hagard alors qu'il est torse-nu et sale. L'image se grave dans sa mémoire, avec celle du léopard, et la sorcière prend un temps interminable à entendre les mots distants de Sasha. Elle essaye de parler mais racle d'abord sa gorge sèche et expire le reste d'un sanglot muet. J'veux pas y retourner. Grelottante, elle renifle et s'essuie le visage sans réussir à calmer ses pleurs.
— Lord Ribbit va mourir à cause de moi ! Charlie imagine son petit crapaud terrifié sous un buisson de la forêt interdite, coassant désespérément pour appeler à l'aide. Ça lui fend le coeur. Elle ne mérite pas de s'occuper d'un animal. Elle est une très mauvaise mère. Il va croire que j'l'ai abandonné ! La jeune Carter semble inconsolable, déchirée à l'idée de laisser son amphibien passer la nuit dans cet endroit maudit. Elle cramponne aux iris verts de Sasha un regard noyé de tristesse, opinant tout de même à ses dernières recommandation. J'dirai rien, promis.
Loin de réaliser que demain elle se rendra compte qu'il lui manque sa robe d'écolière, qu'elle devra user de sortilèges pour réparer ses vêtements et qu'elle n'aura pas la gentille infirmière pour soigner ses blessures, Charlie acquiesce docilement. Attirer des ennuis au Gryffondor qui protège Poudlard serait pire encore que devoir expliquer à ses sœurs qu'elle cherchait juste son crapaud.
Elle renifle une deuxième fois, sursaute au gong de la grande horloge et murmure quelques mots à l'intention de l'adolescent. Merci de m'avoir aidée. Sa paume fraîche se pose entre les sourcils batailleurs de l'Ukrainien, comme on caresse un chat. Elle remonte vers les cheveux en bataille du garçon et ajoute, à voix basse. J'dirai rien, mais tu promets de pas laisser Alison faire des choses que notre père aimerait pas qu'elle fasse. S'te plaît Sasha. Les phalanges boueuses de Charlie se retirent avec douceur tandis qu'elle se redresse et rajuste sa jupe ainsi que ses chaussettes du mieux qu'elle peut.
— Rentre bien à ta salle commune. Alors la rousse se tourne pour gravir les dernières marches et passer les lourdes portes en direction de l'aile Ouest, espérant intérieurement que l'énigme du heurtoir sera facile cette nuit.
Message publié le 08/12/2024 à 22:39
Entendre le professeur parler de l'inversion des rôles dans sa famille ramène un sentiment amer à la surface de l'estomac de Charlie. Pensive, elle baisse la tête et se souvient des disputes entre Alison et Freya à propos de leur père absent.
— IL S'FOUT D'NOTRE GUEULE, C'EST TOUT !
— ARRÊTE DE PARLER DE LUI COMME ÇA DEVANT CHARLIE !
— CHARLIE EST PAS CONNE FREYA, CHARLIE AUSSI A L'IMPRESSION QUE PAPA TE LAISSE GÉRER CAR IL A PLUS LES COUILLES DE SE MONTRER !!
— ALISON CARTER, MONTE DANS TA CHAMBRE !!!
— OH MAIS FREYA CARTER, T'ES PAS MA MÈRE ! TU SAIS QUOI ?! J'AI PAS DE MÈRE, J'AI PAS DE PÈRE, ALORS PERSONNE VA M'DIRE COMMENT J'DOIS PARLER !!!
La jeune sorcière ravale une salive douloureuse, la gorge serrée, niant les mots du potionniste sans pourtant prendre la peine d'argumenter. Ces altercations la hantent, comme d'avoir vu son père trop longtemps en dépression, réduit à l'état de fantôme au milieu des couloirs de leur appartement, et jugé par des milliers d'inconnus qui ne le connaissent même pas. Son menton se renfrogne, retenant les larmes qu'elle aimerait mieux cacher de Monsieur Brooks, honteuse qu'il pointe du doigt les défauts du seul homme de sa vie.
Heureusement, l'apparition d'un elfe en tenue rigolote lui change les idées. Elle écoute à peine le professeur s'adresser à l'adorable créature. Bien sûr, Charlie adore les elfes de tout son coeur. Elle renifle discrètement et s'essuie les yeux pour sécher des pleurs qui n'ont pas coulé.
— Il a raison d'aimer les robes, elles lui vont bien. Moi j'adore les pyjamas, mais ça fait pas très sérieux en classe, se raisonne-t-elle en suivant l'adulte jusqu'au bureau. En vacances, Charlie déteste s'habiller. Les pyjamas sont tellement plus confortables que les vêtements. C'est toujours une bataille perdue d'avance pour la faire quitter son pilou-pilou au profit d'une tenue "correcte" quand elle vient aider au magasin ou chercher quelques courses dans la rue.
Face à Daryl Brooks, la pré-adolescente s'assoit fébrilement et digère la sentence tant bien que mal. Son ventre la tiraille. Peut-être qu'elle n'aurait jamais dû demander cette potion. Peut-être que Freya sera vexée d'être convoquée à cause d'elle. Et si elle lui en voulait ? Elle a beaucoup de travail, j'sais pas si elle aura le temps de venir, vaut mieux économiser votre papier, tente Charlie avec peu d'espoir, ses chevilles enroulées aux pieds de la chaise. Mais le Directeur des Gryffondor s'avère tenace, et décline aussi gentiment l'initiative de la jeune fille, d'aller remettre l'enveloppe à la volière elle-même (et la faire disparaître sur le trajet).
Intelligente, la benjamine Carter comprend qu'il s'entêtera coûte-que-coûte, contrairement à certains adultes qu'on peut berner de quelques sourires angéliques. Ce soir-là, elle dormira d'un sommeil sans rêves, surveillée par l'infirmière.
Message publié le 08/12/2024 à 21:43
— C'est pas grave Basil Banks, murmure encore Charlie avec toute la bienveillance du monde, et un petit sourire offert au Gryffondor en hésitant à prendre son mouchoir. Est-ce qu'il s'est déjà mouché dedans ? La sorcière fronce son nez, inspectant discrètement le carré de papier convenablement plié et pas trop froissé. Elle décide de le saisir du bout des doigts en remarquant les oreilles écarlates de Basil. Merci ! Un silence s'étire entre eux pendant que Charlie nettoie l'encre qui s'étale plus qu'elle ne disparaît. Bientôt, le mouchoir termine en boule colorée sur un coin de table. Heureusement que c'est ma couleur préférée, déclare-t-elle d'un haussement d'épaules en montrant sa paume toujours violette à l'élève en face d'elle.
— Il en reste sur ton parchemin. Ajoute finalement Charlie en désignant la feuille imbibée d'encre bleue de son voisin, dans laquelle il menace de plonger sa manche à tout moment. Après un coup d’œil jeté au concierge affairé avec les sixièmes années, elle prépare sa baguette et s'humidifie les lèvres. J'vais essayer, comme ça, si j'y arrive, t'auras un parchemin propre, et si je rate, tu pourras dire que j'suis aussi nulle que toi, d'accord ? Ses prunelles brillent d'un éclat de génie. La benjamine Carter est conciliante, et aime rendre leur sourire aux gens qui l'entourent. Elle se concentre, vise les tâches et s'applique à prononcer correctement.
— Récurvite ! La flaque d'encre bleue s'évanouit à moitié, provoquant quand même une exclamation de joie chez Charlie qui célèbre sa demi-victoire en dansant sur sa chaise quelques secondes avant de se racler la gorge et baisser sa tête vers son parchemin tandis qu'Horace revient. Chut, chuchote-t-elle pour prévenir Basil, alors qu'un sourire immense borde ses lèvres et qu'elle tapote le bout de son pied sous la table où sa main violette demeure cachée.
Amusée, la jeune fille peine à se concentrer. Les minutes s'écoulent, longues, silencieuses, pleines de regards malicieux lancés au Gryffondor.
Alors qu'enfin le brouhaha envahit la pièce et lève l'étude, Charlie range ses affaires, une autre question en tête. Tu fais des photos non ? Tu peux m'en montrer ?
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège de Récurage
- Difficulté
- Résultat D20
- 19
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
— Récurvite ! La flaque d'encre bleue s'évanouit à moitié, provoquant quand même une exclamation de joie chez Charlie qui célèbre sa demi-victoire en dansant sur sa chaise quelques secondes avant de se racler la gorge et baisser sa tête vers son parchemin tandis qu'Horace revient. Chut, chuchote-t-elle pour prévenir Basil, alors qu'un sourire immense borde ses lèvres et qu'elle tapote le bout de son pied sous la table où sa main violette demeure cachée.
Amusée, la jeune fille peine à se concentrer. Les minutes s'écoulent, longues, silencieuses, pleines de regards malicieux lancés au Gryffondor.
Alors qu'enfin le brouhaha envahit la pièce et lève l'étude, Charlie range ses affaires, une autre question en tête. Tu fais des photos non ? Tu peux m'en montrer ?
Autres résultats possibles
Amusée, la jeune fille peine à se concentrer. Les minutes s'écoulent, longues, silencieuses, pleines de regards malicieux lancés au Gryffondor.
Alors qu'enfin le brouhaha envahit la pièce et lève l'étude, Charlie range ses affaires, une autre question en tête. Tu fais des photos non ? Tu peux m'en montrer ?
Distraite, la jeune fille peine à se concentrer. Les minutes s'écoulent, longues, silencieuses, pleines de regards malicieux lancés au Gryffondor.
Alors qu'enfin le brouhaha envahit la pièce et lève l'étude, Charlie range ses affaires, une autre question en tête. Tu fais des photos non ? Tu peux m'en montrer ?
Distraite, couverte de tâches bleues, la jeune fille peine à se concentrer. Les minutes s'écoulent, longues, silencieuses, pleines de regards malicieux lancés au Gryffondor.
Alors qu'enfin le brouhaha envahit la pièce et lève l'étude, Charlie range ses affaires, une autre question en tête. Tu fais des photos non ? Tu peux m'en montrer ?
Message publié le 06/12/2024 à 09:57
Les rumeurs concernant la forêt interdite ne mentent pas. Ceux qui prétendent y avoir fait un tour en cachette une nuit ou l'autre décrivent des créatures difformes, attirées par la chair fraîche des jeunes sorciers. Charlie regrette d'avoir bravé l'interdit toute seule pour retrouver Ribbit.
Sans crapaud et sans visibilité sur le chateau, elle continue de pleurnicher faiblement, même quand Sasha redevient lui-même et tente d'avoir un contrôle sur ses cauchemars. À cet instant, Charlie aimerait être au fond de son lit en plein cauchemar, justement. Secouée d'un hoquet d'effroi, elle lève la tête au cliquetis. Oh non, une Acromentule. Ses yeux s'ouvrent, ronds de terreur, les jambes molles tandis que Sasha la plonge sous ses vêtements. Oh non, grince-t-elle tout bas, persuadée qu'ils vont se faire dévorer par la créature gigantesque décrite dans les livres comme impitoyable.
Des gouttes de sueur froide perlent sur son front collé à la moiteur du sixième année. Elle rate plusieurs battements cardiaques en l'entendant formuler vaguement un sortilège tandis qu'il l'écrase entre lui et l'arbre à l'écorce épaisse et rugueuse. Charlie geint, étouffée, terrifiée.
Un craquement de branches et un sifflement la font plisser des paupières, les poings serrés contre la peau de l'Ukrainien. Ils vont mourir ici, n'est-ce pas ? Sasha... L'étudiante en troisième année tente d'apercevoir quelque-chose en haut, mais rien. De côté non plus. Elle baisse son regard et fixe leurs jambes dont l'extrémité disparaît dans la brume sombre. Un réflexe de survie la saisit brusquement et Charlie se laisse fondre vers le sol humide, protégée du filet collant grâce aux vêtements de Sasha et sa robe à travers laquelle elle glisse pour s’aplatir sous une racine.
La respiration saccadée, l'urgence au coeur, la Serdaigle tend son bras et récupère sa baguette tombée parmi les feuilles boueuses qu'elle pointe en direction de l'endroit où se trouvait l'Acromentule quelques secondes avant.
— Immobulus, tente Charlie, consciente de l'énergie nécessaire pour stopper une créature aussi grosse normalement. Le sortilège ralentit seulement la créature qui continue de descendre à un rythme très lent. Épuisée, elle espère que Sasha saura prendre le relai.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège d'Immobilisation
- Difficulté
- Résultat D20
- 12
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
— Immobulus, tente Charlie, consciente de l'énergie nécessaire pour stopper une créature aussi grosse normalement. Le sortilège ralentit seulement la créature qui continue de descendre à un rythme très lent. Épuisée, elle espère que Sasha saura prendre le relai.
Autres résultats possibles
Message publié le 05/12/2024 à 09:14
Une étrange osmose opère entre Charlie et la forme animale de Sasha. C'est la première fois qu'elle croise une panthère, mais la sorcière ressent rarement de la peur envers les créatures du monde qui l'entoure. D'ailleurs, son culte de la faune en tout genre est tel qu'elle est devenue végétarienne à 4 ans, refusant catégoriquement d'avaler ce qui avait auparavant un coeur, courait dans l'herbe, ou nageait sous l'eau. Une "lubie alimentaire" associée par ses proches au départ de sa mère, et scrupuleusement suivie par Charlie.
Juchée sur le dos du prédateur, elle a l'impression qu'il sort d'un des rêves étranges que provoquent les philtres de paix. Le rythme lent et feutré de Sasha berce l'étudiante qui surveille le sol humide à la recherche du crapaud, s'imprégnant petit à petit des mouvements de son guide. Il n'y a qu'elle pour confier sa vie à un Ukrainien animagus réputé incontrôlable et tout droit sorti de la guerre.
De nombreux chuchotement parcourent l'école à propos des élèves venus de l'Est. Qu'ils ont vu la mort, qu'ils ont même certainement tué des gens et qu'ils peuvent attaquer sous le coup de l'impulsion, car ils sont traumatisés. C'est vrai qu'ils ont le regard froid, qu'ils restent dans leur coin, et qu'ils oublient souvent les bonnes manières. Charlie voit au-delà.
Elle ne quitte plus le léopard, sa baguette rangée au fond de sa robe d'écolière, et ses prunelles balayant les abords de la rivière pour trouver Ribbit. J'sais qu'on peut pas, mais ce s'rait cool que tu viennes attaquer les monstres de mes cauchemars, murmure la jeune fille, inconsciente que Sasha comprend à peine ce qu'elle dit, et qu'ils s'éloignent tous les deux du chateau à cause des instincts primitifs de l'animal. Crôôôah- gargouille encore son ventre en s'ajoutant aux autres bruits de la forêt interdite, jamais entièrement endormie. À mesure que la végétation devient hostile et serrée, et la brume sombre, Charlie se cramponne à Sasha.
Comme la plupart des gosses nés-sorciers, elle rêvasse souvent d'être animagus, sans réaliser vraiment les sacrifices d'une métamorphose. La rousse s'imagine avec deux longues oreilles douces et un pompon frétillant, en joli lapin sauvage des Highlands. Devant son assiette de légumes, elle secoue parfois le bout de son nez pour imiter le rongeur en riant. Soudain, le comportement du félin interrompt ses pensées.
Secouée, Charlie se souvient subitement qu'ils sont au coeur de la forêt interdite. Mais au lieu de croiser la silhouette d'un serpent immense, ils poursuivent... un lapin !
Elle bondit entre le terrier et les crocs puissants de la panthère, des larmes aux yeux, la poitrine battante. NON ! LE TUE PAS ! ARRÊTE SASHA ! Incapable de se résoudre à voir le carnassier dévorer un lapin sous son regard, Charlie préfère se mettre en danger et lui bloquer le passage, horrifiée elle-même par la situation dans laquelle elle vient de plonger. Son corps palpitant bouche l'entrée du terrier alors qu'elle redoute la réaction du prédateur sans remarquer l'arrivée discrète d'une gigantesque Acromentule au-dessus d'eux.
Tandis qu'elle essaye de sortir sa baguette, celle-ci reste bloquée au milieu du tissu emmêlé de ses vêtements. Coincée, la pré-adolescente pleurniche, trop fatiguée cette fois pour tenter de prendre une meilleure décision que d'affronter l'animosité de la forêt interdite qui a décidé de l'avaler. Sasha, redevient Sasha, s'te plaît !
Message publié le 04/12/2024 à 10:25
Des créatures bien plus effrayantes qu'un Ombrelangue peuplent les cauchemars de Charlie. Perdue entre la réalité et des chimères horrifiques créées par son esprit, elle oublie souvent le sens du danger. Suspendue tête en bas face au Gryffondor, elle observe son visage renversé qui se déforme étrangement avec le noir. Les filles du dortoir aussi ont une drôle de figure dans la pénombre, quand Charlie se réveille pendant la nuit. Est-elle la seule à penser ça ?
Sasha s'offusque d'apprendre qu'elle est la sœur d'Alison Carter, comme s'il n'avait pas pu le deviner à leurs visages similaires. Charlie se demande l'intérêt de lever les yeux au ciel lorsqu'on a la tête à l'envers. Elle le fait quand même.
— J'ai 13 ans et demi, j'm'appelle Charlie, et oui, c'est important de parler de ça. Y'a plein de détraqués partout j'te signale, donc j'dois être au courant, récite-t-elle avec un air d'avoir entendu ça mille fois, mais aucunement les réflexes associés. Puis ses prunelles deviennent suspicieuses. Est-il un détraqué ? Charlie pince sa bouche jusqu'à se faire nommer "petite soeur trop-gentille" et sourire un peu. Leurs regards s'accrochent car la sorcière n’aperçoit désormais pratiquement plus que ça dans le noir ; les deux orbites brillants du sixième année qui grogne tout bas. On pourrait croire qu'il ronronne.
Docile, elle acquiesce, motivée par sa curiosité sans fin ainsi que l'idée d'être libre et de rejoindre le grand chateau rassurant avec Lord Ribbit. Crôôôah- coasse d'ailleurs encore son ventre alors qu'ils n'entendent plus le crapaud.
Sasha Shevchen commence un récit incroyable, habité de monstres et d'un héro dont il prend le rôle, si sûr de lui. Charlie frissonne, sentant soudain l'immensité de la sombre forêt qui les entoure. Elle devient minuscule au coeur d'un monde géant et hanté d'ombres. Est-ce qu'il est un loup-garou ? Elle inventorie les caractéristiques des créatures étudiées en classe et croisées de nombreuses fois dans les contes pour petits sorciers courageux, ou la lecture des carnets de voyages de sa mère, Kate Carter. Mais un loup-garou ne se transforme pas à volonté, et ne décide pas d'attaquer des monstres en particulier.
Quand Charlie réfléchit, l'Ukrainien croit qu'elle est sceptique. Nan je-
La suite lui cloue le bec. C'est à n'y rien capter, entre les paroles et la gestuelle. La benjamine chute et tombe sur un animal. Sasha n'est plus là. Loin d'un loup-garou hirsute, elle se trouve contre la musculature puissante et le poil court d'un félin qui surveille les alentours sans montrer aucun signe d'agressivité avec elle. Sasha, c'est toi ? chuchote Charlie, à demi-certaine qu'il s'agit de lui. Son coeur tambourine dans le dos du carnassier.
Il tourne la tête et elle comprend.
Un animagus ? Elle connaît. Ils en parlent souvent à Poudlard car c'est une compétence mystérieuse et enviable. Normalement ça demande de longues années pour avoir la maîtrise des transformations et les enfants n'y ont qu'un accès limité, sauf en Afrique.
Pas le temps de tergiverser Charlie parce que l'animal bouge. Oh- Elle cramponne d'abord ses omoplates, puis peine à trouver son équilibre sur la fourrure glissante du léopard et se redresse enfin légèrement pour prendre doucement ses oreilles, une barre d'excitation au ventre, les cheveux brouillons.
Message publié le 02/12/2024 à 20:20
— Nan, on m'appelle "Miss trop-gentille", ou "trop bonne, trop conne", version Alison, retient Charlie derrière sa bouche pincée alors qu'elle se tortille sans réussir à dégager son mollet. D'ailleurs, la liane semble même progresser vers son genou et l'envelopper avec fermeté. Hein ?! elle se tord le cou pour observer ce que Sasha désigne par "Dyavol'skiye silki" et malgré la pénombre, elle reconnaît la plante en comprenant mieux les conseils que lui donne le garçon en face d'elle. D'ailleurs, comment peut-il être aussi détendu sur sa branche ? Un temps, Charlie paraît ahurie. Puis elle récite presque par coeur. C'est un filet du Diable ! Plus je résiste, plus elle va se resserrer. Mais Sasha, tu peux la repousser juste en faisant de la lumière, elle déteste la lumière ! S'te plaît ! À donner des ordres, elle ressemble davantage encore à Alison.
La petite Carter comprend rapidement les intentions du 6ème année qui s'amuse quasiment de la situation, bien trop à l'aise dans leur arbre. Quoi ?! Elle fronce son nez et se donne des airs de sa sœur en miniature pour la deuxième fois.
— Premièrement, c'est Lord Ribbit, et il va se faire manger si on le sauve pas ! Ensuite, tu confonds, c'est les épaules en anglais, pas les oreilles ! même inquiète, Charlie reste pragmatique et s'imagine mal accrochée au dos du Gryffondor, à tenir ses oreilles. La tête sérieuse de l'Ukrainien pourrait agacer l'étudiante de 3ème année, mais au lieu de ça, elle l'intrigue, provoquant mille questions à la Serdaigle curieuse. Qu'est-ce que tu faisais dans la forêt interdite déjà ? Moi je cherchais Lord Ribbit, et toi ? elle scrute Sasha avec une suspicion toute relative, incapable de réellement se méfier des gens.
Comme il résiste aussi durement que le filet du Diable qui coince sa jambe, Charlie gonfle ses joues un moment. C'est à dire qu'elle a tendance à trop parler. Trop en dire. Et se faire allumer par Alison ensuite. ribbit ! ribbit ! Son visage rouge cherche le batracien derrière la brume, en vain.
— Bon d'accord, capitule enfin l'élève et sa tignasse renversée. J'sais comment tu t'appelles parce que ma sœur fait semblant de sortir avec toi pour attirer des vieux riches de 7ème année. Même qu'elle fait semblant qu'vous couchez ensemble, mais j'sais que c'est pas vrai moi. Alison a jamais couché avec un garçon, sinon elle m'aurait raconté. Elle a promis. Un pacte comme un autre, passé entre les sœurs Carter après que Freya leur ait raconté sa première expérience pendant l'été avant celui-ci, en guise de prévention car Alison allait avoir 14 ans. Voilà Sasha Shevchen, j'ai trop parlé. Oublie c'que j'ai dit vers la fin. Et maintenant ?
Crôôôah- un coassement sort du ventre de Charlie.
Message publié le 02/12/2024 à 19:18
Parmi les ingrédients qu'elle étudie depuis deux ans, Charlie repère ceux dont elle connaît les effets, et dessine des liens invisibles entre les fioles qui s'étalent dans les étagères du bureau. Ses prunelles claires aperçoivent aussi un alignement de fioles rendues la veille par la classe de 5ème année dont fait partie sa sœur, Alison. Sur l'étiquette, les noms Carter et Shevchen se côtoient, comme au milieu des couloirs du chateau. La cadette remporte des Optimal facilement en potion, alors Charlie se dit qu'elle ne prendrait pas tellement de risque à boire son philtre de Paix. Refoulant au fond d'elle la tentation de commettre un vol, elle ramène son regard en direction du professeur et se concentre pour avoir l'air totalement sereine. J'vais jamais devenir addict, promis. Seulement jusqu'aux vacances de Noël, Freya l'a dit.
Plantée là devant Monsieur Brooks, la pré-adolescente se persuade d'être en attente d'une solution plus efficace, et qui va arriver bientôt. Si déjà son père pouvait revenir, ça l'aiderait. Elle tripote la bandoulière de son sac. Oui, j'sais professeur, mais pas tous. "On peut jamais être sûr avec les gens" vous savez. Une phrase qu'Alison avait martelé en tête de Charlie lorsqu'elle l'a surpris en train de parler des voyages de Kate Carter avec l'enseignante de botanique à la fin d'une classe. Sans oublier le récit de la Serpentard à propos de "ce gros con de Brooks", qui résonne toujours dans l'esprit de Charlie. Vous avez pas des secrets qui servent à protéger les gens ou à vous protéger, vous ? Parce que nous on doit protéger mon père, c'est comme ça. Elle hausse les épaules encore une fois, puis fixe la potion de sommeil sans rêves, et le visage patient du brun.
— Oui j'vous fait confiance pour la potion, c'est votre métier, j'vous ai jamais vu rater une potion Sir, gratifie l'élève en ponctuant sa phrase d'un léger sourire. Concernant la médicomage, Adaline Mcbride, Charlie l'apprécie également. Elle a soigné son amie l'année dernière quand les gradins du terrain de Quidditch se sont effondrés au début du match de clôture. La jeune Carter n'a eu que quelques égratignures. Son menton opine sagement. J'vais la prendre. Mais dites rien à mes sœurs alors, et surtout Freya. Elle fait le maximum, j'vous assure.
Message publié le 02/12/2024 à 17:53
Causer de cartes à collectionner ramène Charlie en première ou deuxième année, quand ses camarades avaient des préoccupations bien plus douces que d'apprendre la magie noire ou espionner le vestiaire des filles. Souvent bousculée par la nouvelle mentalité des gens de sa classe depuis la fin de l'été, elle apprécie de retrouver des conversations simples, et promet à Basil qu'elle lui montrera ses cartes de Chocogrenouille au complet un jour. Une fois mon père m'a acheté tout le stock de chez Honeydukes pour essayer d'avoir celles qu'il me manquait ! On avait au moins cent ou deux cents grenouilles en chocolat dans le salon ! Elle rit, un mélange aigre-doux à l'estomac en repensant aux moments passés avec son Papa.
— Si j'te jure, c'est un ami d'mon père, ils étaient à Poudlard en même temps, mais pas d'la même année, explique la jeune sorcière en jetant un œil joyeux à la silhouette du concierge qui se promène entre les ranges d'étudiants. Pis Bart aussi du coup. Vous avez les mêmes initiales ; B.B. Elle hausse les épaules, contente en réalité de savoir que les deux hommes veillent un peu sur elle, comme Freya lui a expliqué. C'est une façon pour elle d'accepter moins difficilement la vie loin de l'aînée Carter, et de son père.
— T'sais l'année dernière au bal de Noël, Ryan voulait danser avec moi, pis finalement à la fin, il voulait m'embrasser hein. Mais bon il avait mangé du tartare de dragon, il puait trop d'la gueule, j'suis partie en courant me cacher de l'autre côté de la salle ! C'était drôle après on essayait de l'éviter partout ! Charlie se marre encore, amusée par le souvenir qui lui a valu des fous-rires pendant plusieurs semaines.
Quand la catastrophe surgit et qu'Horace tend l'oreille, la Serdaigle et le Gryffondor se lancent dans une course contre la montre pour nettoyer le parchemin puis la table. Admirative du talent de Basil, la rousse arrondit joyeusement sa bouche avant de cacher ses doigts sales sous la table et prétendre travailler en silence tandis que le concierge s'approche. Il les scrute en enchaînant des grimaces censées les dissuader d'être turbulents, mais repart aussitôt, incapable de les prendre sur le fait. En réalité, Charlie pouffe de rire intérieurement, et finit par tendre sa paume violette au garçon en face d'elle. Il m'en reste là ! Vite ! chuchote-t-elle avec empressement et amusement.
Message publié le 02/12/2024 à 16:45
Charlie voudrait hurler, en vain, retenue captive par les grosses mains sales du sixième année. Elle craint de tomber, mais aussi de voir Lord Ribbit disparaître devant ses yeux horrifiés. Elle pointe le crapaud du doigt jusqu'à ce que l'Ukrainien ne comprenne enfin. Comme il lui ordonne fermement de rester immobile et qu'elle entend un sifflement distinctif sous ses pieds, la sorcière se fige, terrifiée d'imaginer le serpent surgir à leur niveau. Son regard rond et brillant suit le sortilège, les spirales du rapace, et la chute du crapaud qu'elle serre dans ses bras en le récupérant. Ribbit, murmure-t-elle, à demi-soulagée, l’œil désormais occupé par le combat qui fait rage entre les branches inférieures. Contre le tronc, la rousse se tient d'une main, ses cheveux emmêlés en lianes retombant de chaque côté de son visage barbouillé de boue.
— Oh non ! laisse échapper Charlie en sursautant quand la chouette évite les crochets du rampant et continue d'attaquer, ses serres en avant. Choquée d'assister à une scène aussi violente, elle arrête de respirer un moment, puis la brume avale les deux prédateurs et la pré-adolescente fixe Sasha. Mais ils vont mourir !
C'est une fin trop tragique pour la jeune Charlie qui ravale ses dernières pensées. On ne pourrait pas essayer de les séparer et de les sauver ? Elle garde Ribbit contre sa poitrine, le gonflement frénétique du crapaud en rythme avec le battement de son coeur.
Comme tout le monde à l'école, la benjamine Carter a déjà vu le Gryffondor en compagnie de sa sœur, et elle sait même ce qu'elle dit de lui dans son dos. ribbit ! Chut Lord Ribbit, on veut pas terminer en garniture pour pâté de dragon ! Sasha se coltine une réputation de briseur d'os sans émotions que Charlie peine à ignorer. Collée au tronc massif de l'arbre, elle envisage plusieurs manières de descendre avant de se souvenir qu'elle était perdue, et qu'un serpent à l’œil crevé rampe quelque-part en bas. Sa baguette défie vaillamment l'Ukrainien.
— Faut qu'on parle, Sasha Shevchen. Son bras tremble, certes, mais sous la manche, il n'y verrait rien. Elle fronce son nez, Charlie, incertaine de comment s'y prendre. ribbit ! T'as fait quoi pour qu'on s'retrouve là ?! T'as transpla- aaaah ! elle glisse, tente de se retenir à une branche voisine trop fine qui se brise, se voit chuter au ralenti et tombe finalement dans les étages inférieurs, une branche après l'autre, chahutée comme un bout de viande jusqu'à ce qu'une tentacule de filet du Diable ne la retienne, pliée en deux, et ne s'enroule à sa jambe avec vigueur. Sa baguette tombe. Son crapaud tombe. Sa cape se renverse, cachant son visage. Oh non !
Message publié le 01/12/2024 à 01:46
— Lord Ribbit ? pourquoi son crapaud coasse à longueur de journée, sauf quand elle le cherche partout ? Charlie gonfle ses joues de contrariété, bien obligée d'aller plus loin dans la forêt interdite pour retrouver l'animal disparu derrière le brouillard. Loooooord ?! Sa voix s'élève et réveille les bestioles nocturnes encore endormies, et les diurnes bientôt au lit. La sorcière ignore l'austérité du climat écossais qu'elle connaît depuis toujours, un sous-pull OCQ entre sa brassière et sa chemise pour couper du vent. Elle fait vagabonder sa baguette de gauche à droite vers le sol, un faible halo lumineux au bout de celle-ci, incapable de se résoudre à abandonner Lord Ribbit en forêt interdite.
— J't'appellerai Sir Croissant du Marécage si tu t'montres, promis ! J'te donnerai des mouches au miel ! Je masserai tes verrues ! Allez, montre-toi ! sa langue claque doucement pour attirer le batracien qui reste muet. Plusieurs minutes s'écoulent, jusqu'à ce que Charlie ne remarque la brume opaque autour d'elle. Sa vision s'arrête à l'extrémité de son bras, occultée par un mur blanc angoissant. D'abord, la jeune élève revient en arrière, mais heurte une grosse racine et marche dans l'eau. Oh non. Elle grimace au premier chpouic de sa chaussure mouillée, incertaine finalement d'être du bon côté.
— Réfléchis Charlie, si y'avait un ruisseau tout à l'heure, on l'aurait vu. Certes. Alors la rousse change de direction et suit le sillon timide d'un chemin en se persuadant à haute voix d'avoir pris la bonne décision. Ta mère est exploratrice Charlie, t'as ça dans l'sang ! Mais son sang se glace vite, le corps parcouru de frissons difficiles à enfouir. Elle ne cherche plus Lord Ribbit ; elle cherche la sortie. Les autres Serdaigle remarqueront bientôt son absence à table, et sa sœur aussi, admettons. La sorcière sursaute au craquement des brindilles. Elle se retourne en brandissant une lueur faiblarde avant d'accélérer le pas, puis se stopper net.
Tsssss... Tssss...
Oh non, again. Ses jambes se liquéfient, les doigts serrés sur une baguette définitivement éteinte. Paralysée, Charlie peine à rassembler ses connaissances des serpents. "Fourchelang" surgit, inutile dans sa situation, et des méthodes vaines comme de faire fuir le rampant en tapant le sol avec un bâton- vraiment. Peut-être qu'en restant statique, il- aaaaaa- !
Son cri s'envole soudain, coupé par la violence d'une gueule immense qui emporte Charlie au moment où le serpent l'attaque. Quand elle se trouve assise sur une branche face à un sorcier quelques secondes plus tard, l'étudiante pense halluciner. Ses yeux quittent l'ordre silencieux du garçon et fixent le vide. Ils sont au-dessus de la brume, au milieu d'un arbre. Elle n'ose pas bouger mais sent bien son coeur frapper derrière ses côtes et sa respiration haleter tout bas en réalisant ce qu'il vient d'arriver. Les mains cramponnées à l'écorce, sa baguette demeure entre les phalanges de l'une d'elle, blanches d'émotions.
Charlie cogite. Comment l'a-t-il emmenée ici ?
Les questions se succèdent dans sa tête et agitent son regard et ses lèvres muettes. C'est Sasha l'Ukrainien de sixième année, n'est-ce pas ? Elle dévisage l'élève avec méfiance. Il cache un balai ? Des chaussures ensorcelées ? Il vole ? Il transplane ? Charlie hésite, ses jambes enveloppant le tronc nerveusement.
On dit qu'il est violent.
D'un geste lent, elle décide de répondre à l'une de ses interrogations en cherchant le tissu de sa robe, au niveau du dos. Manœuvre périlleuse, mais la Serdaigle parvient à tirer un pan, déchiré, comme dévoré. Son coeur rate un battement et ses yeux vérifient la distance du sol. Trop loin. Puis soudain- ribbit ! Ribbit ! elle plaque sa main contre sa bouche, horrifiée d'avoir parlé, et surtout horrifiée de constater que son animal de compagnie se trouve toujours en bas, en proie au serpent. Alors, Charlie jette un regard sérieux à Sasha pour lui faire comprendre la gravité de la situation, et pointe sa baguette vers le brouillard.
— Wingardium Leviosa ! la formule, c'est oui, mais l'intention, c'est encore à travailler ! Lord Ribbit s'envole jusqu'à la cime de l'arbre où une chouette le prend en chasse dans les airs. ribbit ! Ribbit ! La sorcière panique et manque de tomber en essayant de se mettre debout sur la branche.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège de Lévitation
- Difficulté
- Résultat D20
- 9
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
— Wingardium Leviosa ! la formule, c'est oui, mais l'intention, c'est encore à travailler ! Lord Ribbit s'envole jusqu'à la cime de l'arbre où une chouette le prend en chasse dans les airs. ribbit ! Ribbit ! La sorcière panique et manque de tomber en essayant de se mettre debout sur la branche.
Autres résultats possibles
Message publié le 25/11/2024 à 00:37
— Toi aussi tu dessines bien, chuchote Charlie après avoir gobé le mensonge de Basil comme un poisson gobe des miettes de pain. L'un de ses pieds rangé sous sa fesse, elle se hisse pour mieux voir les dessins, en étirant un sourire sincère, et plein de rêverie. Voici ce qui plaît à la sorcière ; les récits vrais ou imaginaires du monde sorcier. Elle ne peut s'empêcher de tourner les pages de l'ouvrage d'Histoire de la Magie du Gryffondor afin d'admirer d'autres croquis animés. Haka le terrible, ça m'rappelle Mirabella Plun-quelquechose qu'était tombée amoureuse d'un triton pendant ses vacances, et qui s'est transformée en poisson pour se marier avec ! T'as déjà eu sa carte de chocogrenouille ? J'en ai trois si tu veux. Son murmure ne dépasse pas les frontières de leur table, contrairement à celui de Basil, moins discret. Et paf, Horace revient.
Elle contient son rire derrière une main posée sur sa bouche et balaye les alentours d'un regard malicieux jusqu'à ce qu'il s'éloigne.
— Il est gentil, t'inquiète pas, j'le connais depuis qu'j'suis toute petite, affirme Charlie à voix basse, rassurée de bénéficier d'une protection et d'une indulgence un peu exceptionnelle au sein du chateau. Il faut dire que Freya avait briefé ses deux tontons d'adoption, Horace Milbourne et Bartholomew Beckett, bien au fait des évènements familiaux. La plus jeune des Carter leur facilite la tâche en se montrant souvent agréable et studieuse, ce qui lui vaut quelques passe-droits. Tu sais qu'ils vont danser au bal de Noël avec le bibliothécaire, Bart ? Même qu'on peut danser avec eux devant tout le monde si on s'inscrit ! Elle ricane faiblement, scrutant l'effet de son annonce sur Basil Banks, puis se penche encore un peu en avant et lève le livre pour faire un mur entre eux et le reste de la pièce. J'crois qu'ils sortent ensemble !
Charlie devient si rouge qu'elle peut sentir ses joues brûler alors que soudain son regard heurte la manche de Basil au bord de l'encre. Attention ! s'exclame-t-elle d'un chuchotement plus fort en tirant le parchemin de son interlocuteur. Malheureusement la sorcière renverse d'un coup de coude son encrier dans le même geste et recule vivement face à la marée violette qui se répand sur son devoir. Oh nan ! Elle saisit sa baguette, horrifiée.
— Tergeo ! murmure Charlie avec empressement. Sa baguette émet un sortilège faible qui écarte l'encre de son parchemin pour l'étaler tout autour. Certes, le devoir est sauvé, mais le reste de la table se trouve imbibé de violet. Mince, s'inquiète l'élève en voyant sa main droite complètement colorée. Elle implore silencieusement Basil de lui venir en aide.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège Détergent
- Difficulté
- Résultat D20
- 12
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
— Tergeo ! murmure Charlie avec empressement. Sa baguette émet un sortilège faible qui écarte l'encre de son parchemin pour l'étaler tout autour. Certes, le devoir est sauvé, mais le reste de la table se trouve imbibé de violet. Mince, s'inquiète l'élève en voyant sa main droite complètement colorée. Elle implore silencieusement Basil de lui venir en aide.