Femme
14 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Quatrième année
- Surnoms : Charlipette, Charlichoupette, Charl'
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 02/02/2026 à 14:45
La voix lointaine de Basil se superpose au tonnerre d'applaudissements d'une foule soulagée pour Alison. De partout, des filles et des garçons l'encouragent, la félicitent, et scandent son prénom. Mais Charlie n'entend rien ou presque, ses pensées toujours bloquées sur les scènes de sa mère lacérée, de son père détruit, puis de sa sœur aux mains du détraqueur. Debout, plantée aux côtés du Gryffondor, elle ne lâche plus ses doigts et n'essaye pas de retenir les larmes chaudes qui dévalent ses joues. Elle veut digérer les images, en vain. La mention de Sasha ne lui provoque rien.
Sous le choc, la Serdaigle fixe les écrans sans vraiment les regarder, jusqu'à ce qu'un bras protecteur ne l'encadre, cachant momentanément son champ de vision. Elle cille deux ou trois fois, perdue, et se contente d'acquiescer aux paroles de l'Ukrainien lorsqu'il suggère de rejoindre sa famille.
Entourée de Basil et Sasha, ses esprits reviennent doucement.
Les trois étudiants se mettent en route vers l'autre côté des tribunes, chacun des garçons tenant une main de la benjamine des filles Carter, l'Ukrainien en tête de cortège.
"Hey, c'est Charlie !"
"Charlie ça va ?!"
"C'est la sœur d'Alison, regarde !"
"Qu'est-ce qu'elle a ?!"
Mais Charlie ressasse ce qu'elle a vu, et son cœur s'emballe de nouveau, et les sanglots l'étranglent. Ils sont obligés de s'arrêter. Honteuse, elle se cache contre la silhouette de Sasha. Elle n'a plus onze ans, plus douze, plus treize, elle est supposée être aussi forte qu'Alison maintenant. Sauf qu'elle se sent terriblement chancelante, perméable à l’agressivité du monde, loin d'avoir les épaules pour tout porter, alors même qu'elle ne porte quasiment rien. J'veux pas voir ça, j'voulais pas voir, geint-elle en reniflant sous la cape du Gryffondor. But, once you see something, you can't unsee, et Kate Carter, le teint cadavérique, portée à bout de bras par son père voûté et abattu s'imprègne, et s'imprègne, et s'imprègne dans sa rétine.
Comment sa sœur peut-être supporter d'avoir un tel Épouvantard ?
Message publié le 30/01/2026 à 12:10
La benjamine des filles d'Owen se rappelle parfaitement du jour où Basil a prédit la disparition de Lord Ribbit, son crapaud de compagnie depuis la 1ème année. Elle fixe le sourire crispé du Gryffondor avec cet air anxieux qu'elle traîne ces dernières semaines, et essaye de lui rendre une moue avenante, en vain. La foule d'élèves continue de s'amasser, curieuse, pressante, impatiente. Son brouhaha donne mal au ventre à la Serdaigle. Elle ne pense même pas à chercher les membres de sa famille qui sont pourtant venus aujourd'hui à l'école. En temps normal, elle aurait fait une fête de voir les trois têtes rousses des Carter dans l'enceinte de Poudlard. Aujourd'hui, son regard vogue désespérément en attendant le discours d'ouverture du tournoi.
— Oui j'l'ai vue tout à l'heure, je lui ai donné, souffle-t-elle fébrilement juste avant que le directeur Woodcraft ne prenne la parole. L'apparition d'Alison sur les écrans détourne son attention et Charlie ne remarque pas la stupeur de Basil. Elle fixe l'allure déterminée de la Serpentard, puis les deux autres candidats et la brume angoissante. Qui sait ce que cache le dédale de pierres ? La clameur des tribunes résonne jusqu'à son cœur. BAM BAM BAM - les étincelles jaillissent et Alison s'élance. Elle ne fait pas trois mètres que Basil se penche en direction de la Serdaigle, soucieux. Elle l'écoute, le teint soudain davantage livide encore qu'auparavant. Il tremble et sa main recouvre le gant de Charlie qui commence à paniquer. Quoi ? Elle ravale sa salive, se remémorant les informations du garçon. Quelle créature, c'était quoi ? L'imagination de l'adolescente s'emballe tandis que sans qu'elle ne s'y attende, son père apparaît dans l'arène, portant une femme qu'elle reconnaîtrait entre mille. Maman... geint-elle en fixant le corps déchiqueté de sa mère, une larme au bord de ses yeux horrifiés.
Qu'est-ce qu'ils font là ? Elle a du mal à comprendre, son esprit n'arrive plus à réfléchir. Qu- les mots lui manquent. La vision se plante à l'intérieur de sa tête comme un poignard, de Kate Carter qui perd son combat contre un loup-garou et trouve la mort sous ses crocs sanglants. C'est cruel : c'est cruel de voir son père, un colosse déchu au visage creusé par la tristesse, porter à bout de bras le cadavre blafard de sa mère.
Des fourmillements tapissent les jambes de Charlie,
même quand les deux silhouettes deviennent des patins dansants.
Cramponnée à la main de Basil, elle laisse les larmes inonder ses joues sans vraiment réussir à reprendre son souffle alors qu'Alison s'éloigne du premier obstacle. Un épouvantard !! Elle entend le mot parmi les élèves aux alentours, encore sous le choc. Elle entend aussi les encouragements hurlés pour sa sœur, et aperçoit quelques bannières peintes au nom d'ALISON CARTER, dont la plus grande, brandie par Flora et Nellie. Rien de tout cela n'arrivera à la réconforter tant que l'épreuve ne sera pas terminée, mais cependant, la liesse générale l'aide à se sentir moins seule.
Charlie jette un œil distrait aux autres écrans, sauf que très vite, la situation se complique à nouveau du côté de la Serpentard. C'est quoi ? demande la Serdaigle qui sent sa gorge se nouer. C'est ça ? C'est c'que t'as vu ? Elle comprime les doigts de Basil, suspendue à l'image.
— C'est quoi, elle fait quoi ? Pourquoi elle fait rien ? Tout semble échapper à Alison. Elle lâche sa baguette et Charlie se lève en entendant cette fois le mot détraqueur parmi les rumeurs des élèves. Oh non. Non.. pas ça, pas un détraqueur ! couine-t-elle, deux filets de larmes sous les yeux. Les genoux de sa sœur heurtent le sol avec lourdeur, puis son épaule, et sa tête blanche - pantine, et la Serdaigle voit la créature encapuchonnée s'approcher, tendre une main décharnée, et sa respiration se coupe face à l'évidence. Quelqu'un doit intervenir ! Les émotions sont trop fortes pour Charlie, les scènes trop violentes.
Même après qu'un patronus ait aidé Alison, et que cette dernière s'en soit sortie in extremis,
elle reste figée dans un état de torpeur.
Message publié le 26/01/2026 à 18:06
Hibou reçu le 09/09/2125
Pour Sasha Shevchen, 7ème étage, salle commune de Gryffondor
Cher Sasha, je vais écrire tes coordonnées au cas où, mais je compte bien te donner la lettre en main propre ce soir à la fin du dîner. J'espère que tu vas bien et que ta sœur s'accoutume au chateau. La dernière fois, on a beaucoup parlé de moi, de ma famille, mais très peu de vous. Je sais qu'il y a des secrets, je comprends que je ne peux pas tout savoir. Quoiqu'il en soit, si tu veux te confier à moi, n'hésite pas.
Il y a quelque-chose que je n'ai pas réussi à te dire l'année dernière, et que je ne comptais pas te dire si tu rentrais chez toi, parce que c'est un peu lourd à porter. Mais puisque tu es revenu, je n'ai pas le choix, je ne peux pas continuer à te le cacher, d'autant plus que certains élèves de ma classe ont commencé à se poser des questions.
Voilà, depuis que j'ai fait tout un tas de cauchemars à propos de la panthère des neiges rouge comme le sang, elle est devenue mon épouvantard. J'ai dû m'y confronter au printemps dernier, mais je n'avais pas le cœur à te l'avouer. Sache que je sais faire la différence entre mon imagination et les personnes réelles, mais je sais aussi que cela peut être blessant, alors je préfère que tu l'apprennes de moi, plutôt qu'au détour d'un couloir, ou d'un hasard.
De mon côté, j'ai continué de garder ton secret, et Alison aussi.
Tu pourras brûler le papier quand tu l'auras lu, c'est plus prudent.
Bientôt les délégations de France et du continent africain vont arriver, et avec elles, beaucoup de personnalités, beaucoup d'histoires, et beaucoup de capacités magiques. Tu devrais te renseigner sur les apprentissages de Uagadou, et tu remarqueras que tu seras moins seul cette année.
On se croisera probablement très vite, j'ai des vêtements pour Kalina.
À bientôt,
Charlie C.
PS : mon riddikulus est une peluche toute douce, vraiment trop mignonne !
Message publié le 15/01/2026 à 07:41
— Il paraît qu'suis la meilleure prof d'Anglais Kalina, parce que j'cause tout l'temps, explique Charlie en évoquant à demi-mots son nouveau petit frère, Marley, sans vraiment oser le citer face aux deux Ukrainiens. Elle l'a dit à Sasha : elle a beaucoup de choses à lui raconter. Quand le regard de ce dernier revient vers elle, elle grimace un sourire incertain. J'sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, pour qu'tu sois revenu. Mais le Gryffondor continue en parlant d'un changement de plan, et des ASPIC, et enchaîne sur la boutique Grand-Rue. Charlie bouillonne intérieurement en comprenant qu'il n'a aucune idée du retour de son père, et de ce qu'il a rapporté comme nouvelles avec lui. Elle se mord l'intérieur de la joue pour empêcher les informations de sortir au mauvais moment. Mh. Bah moi j'ai aidé Freya, et Alison... a fait du Alison. Rien à propos d'Owen, et des disputes qui ont (encore) déchiré le foyer Carter pendant l'été. Elle se retient en fixant un instant le petit pois vert tombé dans la tarte à la crème. Y'a d'autres trucs, j'te raconterai, conclue-t-elle péniblement avant que la remarque de Sasha ne la fasse sauter sur la pointe des pieds joyeusement. J'fais sa taille maintenant tu sais ? Elle remet une mèche derrière son oreille et rit, heureuse de voir son ami, puis félicite la jeune Kalina d'un pouce levé à sa prononciation du nom de la Maison Serdaigle. Bravo Kalina !
La complicité entre le frère et la sœur laisse un sourire béat sur les lèvres de Charlie qui s'installe auprès d'eux, bien décidée à leur tenir compagnie le temps qu'ils mangent. En tout cas, bienvenue à Poudlard Kalina Shevchen ! Au moins tu parles assez bien Anglais pour pas te laisser embêter, alors ça c'est bien. "Is fheàrr teine beag a gharas na teine mòr a loisgeas", ça veut dire qu'il vaut mieux un petit feu qui chauffe qu'un grand feu qui brûle. Et après, je t'apprendrai le Gaélique écossais et les contes de Fionn et Feinn si tu veux. Elle opine du menton, satisfaite de son introduction, tandis qu'en arrière-plan, quelques fantômes du chateau font leur apparition pour saluer les derniers élèves de la salle. La rouquine jette un œil curieux vers le groupe de Serpentard attablé, mais Alison n'en fait déjà plus partie. Elle aimerait confier à Sasha que sa sœur va très certainement mettre son nom dans la Coupe de Feu, sauf que ça paraît secondaire à côté du reste, et de la question qui surgit soudain au centre de sa tête.
Est-ce que les parents de Sasha et Kalina vont bien ?
Jamais elle n'osera demander.
Parce que si la réponse est non, Charlie aurait du mal à gérer. Alors elle se contente de regarder les Gryffondor, sa joue au creux de sa paume, consciente que leur trajet jusqu'ici n'était pas un simple voyage en Magicobus puis à bord du Poudlard Express.
Message publié le 02/01/2026 à 22:48
— T'es rouge comme un Rapeltout Charl', qu'est-ce que t'as ?
— Y'a Sasha Shevchen là-bas.
— Qui ?
— T'sais c'est un Ukrainien qu'était déjà là l'année dernière, en sixième année !
— J'vois pas du tout.
— Où ça ?
— Là-bas, avec.. j'pense, sa sœur.
— Ah, lui. C'est qui lui ? Tu l'connais ?
Bien sûr, les amis de Charlie n'ont pas particulièrement connu Sasha Shevchen, comme très peu d'élèves de quatorze ans au chateau d'ailleurs. Un potage orange fumant sous son nez, elle continue d'observer curieusement l'Ukrainien et la petite fille à ses côtés jusqu'à ce qu'ils disparaissent avec un adulte dans la pièce attenante à la Grande Salle. Les pieds de l'Écossaise trépignent d'impatience pendant le reste du repas. Dès qu'elle en a l'occasion, sans même prendre le temps de chercher Alison, elle se faufile en direction de la porte derrière laquelle ils doivent être encore, attentive au moins bruit de conversation. Malheureusement, elle n'entend rien. Bientôt, les plus jeunes étudiants quittent les quatre tables, guidés par leurs préfets, tandis que certains autres traînent sous le ciel magique de Poudlard, ou près de la gigantesque cheminée. Soudain, le grincement d'une vieille charnière la fait sursauter. Elle s'écarte et se plaque contre le mur, invisible.
Sous ses yeux, le frère et la sœur passent, et rejoignent l'extrémité de la table des Gryffondor, sûrement pour y prendre les restes d'un repas. Charlie ne se retient pas longtemps de courir vers eux, et se jette dans le dos de son ami qu'elle enlace affectueusement. Sasha ! Sasha, qu'est-ce qu'tu fais là ?! Un sourire en banane fend son visage en deux, posé contre l'épaule du Slave. Elle a encore grandi pendant l'été et fait la même taille qu'Alison désormais. J'ai cru qu'tu partais pour toujours, s'exclame Charlie en reculant légèrement pour laisser à Sasha le temps et l'espace de s'exprimer.
— C'est Kalina ? Bonjour Kalina, j'm'appelle Charlie Carter, j'suis une amie à ton frère, j't'avais fait un bracelet avec un p'tit mot, tu t'rappelles ? Elle comprend l'Anglais ? demande à la volée la rouquine avant de s'autocensurer en posant ses deux mains sur sa bouche fermée, les yeux pétillants. Décholé, ch'parle trop là !! Elle continue de dévisager Sasha et sa sœur. Ils ont l'air fatigués, mais ça, Charlie ne s'en inquiète que pendant deux secondes, déjà envahie par une autre vague d'enthousiasme. J'ai plein d'trucs à te raconter, et le p'tit Veaudelune qu'allait pas bien quand t'es parti, il est toujours vivant au fait, il a survécu. Et y'a pas que ça hein ! Et j'crois qu'Alison a pas capté qu't'étais là. Tu vas rester ?
Message publié le 08/12/2025 à 15:32
— Ali ? Sam Chadwick, salut ! réagit promptement Charlie Carter en attrapant l'objet mou posé au sommet de sa tête pour l'observer, un sourire curieux aux lèvres. Salut mon gant perdu depuis la semaine dernière. Elle jette un œil pétillant aux deux filles en enfilant son unique gant. On dirait de la magie ça, mais pourquoi on dirait qu'vous révisez des sortilèges de lévitation en sixième année ? demande-t-elle, surprise de voir sa grande sœur en compagnie de la Poufsouffle. C'est pas la lévitation, c'est le charme du pisteur Jelly Bean, répond Alison en devinant que sa benjamine saura parfaitement de quoi il s'agit, sans même qu'elle n'ait besoin de lui expliquer. Ooh mais c'est génial ! Et toi aussi t'as réussi à l'faire ? Bien sûr, tu crois quoi, rétorque aussitôt la Serpentard, presque un peu vexée par la question de Charlie.
— Bah tu devrais essayer avec un truc de quelqu'un que vous connaissez pas. Genre- elle s'interrompt sous le regard d'Alison et Sam, et commence à fouiller les poches de sa cape, puis les poches de sa robe de sorcière en se tortillant avant d'en sortir une gomme un peu agitée. Ça ! L'objet gigote, et saute tout seul jusqu'au sol. C'est à qui ? J'te dis pas justement ! Tu vas trouver. C'est quoi déjà la formule ? Avenguim ? Avenseguim. Quoi, tu veux l'faire ? devine la cadette en voyant sa sœur sortir Miss Pouêt, sa baguette d'épicéa. La Serdaigle acquiesce vivement et demande à voir le geste. Autour des trois étudiantes, les autres élèves passent d'un côté à l'autre, certains allant vers la Grande Salle pour manger, et certains au contraire, repassant par leur dortoir.
Alison montre le dessin à Charlie en le traçant du bout de Lilly lovedoll sans y mettre d'intention. La quatrième année ne montre aucune appréhension en tendant sa baguette à son tour en direction de la gomme sautillante. Avenseguim !
Un éclair jaillit de la baguette de Charlie et soulève brièvement la gomme. Elle frétille, avance au-dessus du vide, et tombe entre deux escaliers. Elle semble chuter jusqu'en bas. Oup's, réagit celle-ci en posant une main sur sa bouche. J'vais la chercher, j'veux pas la perdre ! s'écrie l'adolescente en dévalant les premières marches.
— Ouais bah nous on va continuer hein, on t'attend pas, prévient Alison, avant de se tourner vers Sam. T'as pas un objet à quelqu'un sur toi pour qu'on essaye encore un peu ?
Charlie Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Miss Pouêt !
- Sortilège
- Sortilège du Pisteur
- Difficulté
- 17
- Résultat D20
- 7
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 3
Un éclair jaillit de la baguette de Charlie et soulève brièvement la gomme. Elle frétille, avance au-dessus du vide, et tombe entre deux escaliers. Elle semble chuter jusqu'en bas. Oup's, réagit celle-ci en posant une main sur sa bouche. J'vais la chercher, j'veux pas la perdre ! s'écrie l'adolescente en dévalant les premières marches.
— Ouais bah nous on va continuer hein, on t'attend pas, prévient Alison, avant de se tourner vers Sam. T'as pas un objet à quelqu'un sur toi pour qu'on essaye encore un peu ?
Autres résultats possibles
Un éclair jaillit de la baguette de Charlie et soulève brièvement la gomme. Elle frétille, passe au-dessus du vide, et tombe de l'autre côté des escaliers, sur l'un des corridors opposés, pour y poursuivre sa route. Elle disparaît rapidement dans un couloir. Vite, allez la chercher, j'veux pas la perdre ! s'écrie l'adolescente en pointant l'objet du doigt, un sourire amusé aux lèvres.
— Ouais bah, j'sais pas, Sam, ça te tente d'essayer de la suivre ? demande Alison à la batteuse. T'es sûre que ça va au bon endroit hein Jelly Bean ? Ouais j'suis sûre, c'est logique, répond la Serdaigle avec malice. Vite !
Un éclair jaillit de la baguette de Charlie et soulève brièvement la gomme. Elle frétille, passe au-dessus du vide, et tombe de l'autre côté des escaliers, sur l'un des corridors opposés. Vite, allez la chercher, j'veux pas la perdre ! s'écrie l'adolescente en pointant l'objet du doigt, un sourire amusé aux lèvres.
— Ouais bah, j'sais pas, Sam, ça te tente d'essayer de la suivre ? demande Alison à la batteuse. T'es sûre que ça va au bon endroit hein Jelly Bean ? Ouais j'suis sûre, c'est logique, répond la Serdaigle avec malice.
Un éclair jaillit de la baguette de Charlie et éjecte la gomme entre deux escaliers. Elle semble chuter jusqu'en bas. Oup's, réagit celle-ci en posant une main sur sa bouche. J'vais la chercher, j'veux pas la perdre ! s'écrie l'adolescente en dévalant les premières marches.
— Ouais bah nous on va continuer hein, on t'attend pas, prévient Alison, avant de se tourner vers Sam. T'as pas un objet à quelqu'un sur toi pour qu'on essaye encore un peu ?
Message publié le 28/11/2025 à 19:54
Les choses finissent toujours par revenir, mais pas toujours de la manière qu'on croit, c'est ainsi que Kate Carter est revenue sous la forme d'une autre tête rousse, symbole de vie supplémentaire au 76 Grand-Rue, et que Sasha a passé la porte et longé le mur de la Grande Salle sans que la Serdaigle ne puisse distinguer clairement avec qui au bout de sa main. Sasha ?!! a-t-elle questionné à voix haute parmi le brouhaha, redressée derrière sa table, à genoux sur le banc pour tenter d'y voir quelque-chose.
Derrière lui, une silhouette qu'elle n'ose pas nommer.
— C'est impossible, répète l'adolescente, attirant au passage le regard et la curiosité des autres élèves de la table en bleu et bronze. C'est impossible, il devrait être en Ukraine. Ils devraient tous les deux être en Ukraine, si c'est bien elle. Elle observe son ami qui approche de l'estrade des professeurs.
Bien sûr, ça lui brûle le corps d'avoir envie de courir vers lui.
De les accueillir. De savoir pourquoi.
Sauf qu'elle a promis à son père d'être sage, Charlie.
Elle guette Alison, cherche un contact visuel qui ne vient jamais. Elle trépigne.
Est-ce qu'il va rester ?
Message publié le 21/11/2025 à 12:26
Ce sont des créatures incomprises les araignées, avait déclaré Charlie, munie de quatre longues pattes griffues accrochées depuis ses épaules jusqu'à ses hanches le soir du 31 octobre, ses bras et ses jambes représentant le reste de l'anatomie de son costume d'acromentule. Rien pourtant, même la fête d'Halloween en présence de ses amis, des membres du personnel, des fantômes du chateau, des elfes de maison et des autres délégations, n'arrive à lui tirer un vrai et grand sourire franc depuis le tirage au sort de la Coupe de Feu, et l'élection d'Alison au rang de Championne.
Véritable éponge émotionnelle, la benjamine Carter absorbe l'anxiété de sa grande sœur à Poudlard, et celle des membres de sa famille au 76 Grand-Rue. Elle a recommencé à faire des cauchemars et porte cette semaine un teint blanchâtre, témoin du mélange de manque de sommeil et d'inquiétude qui lui retourne l'estomac.
Elle va gagner, c'est la meilleure, n'est-ce pas ?
Accompagnée d'autres Serdaigle et emballée dans son écharpe bleu et bronze, elle grimpe fébrilement jusqu'aux gradins remplis d'élèves agités et impatients de connaître la consigne de la première épreuve du tournoi. Aujourd'hui, elle a perdu sa gouaille habituelle, et ne se mêle pas aux prédictions lancées ça et là par les sorciers. Ses yeux découvrent le décor avec toute l'appréhension que peut avoir une adolescente de savoir sa sœur en danger. Un vertige la saisit. Elle entend à peine Basil l'appeler, et le cherche à retardement avant de se frayer un chemin vers lui et de comprendre qu'il a gardé une place pour elle. Merci, se contente-t-elle de répondre, un sourire poli aux lèvres, ses prunelles bleues fixant tour à tour le garçon et son appareil.
Qui sait ce qu'il immortalisera dans une poignée de minutes... Assise, elle semble attendre du Gryffondor une parole qui ne vient pas. Elle attend, nerveuse, et ne peut plus se retenir de poser la question dont elle souhaite une réponse. T'as pas eu de visions ?
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 12/10/2025 à 23:37
Un gros morceau de brioche gonflant sa joue et lui donnant des airs de poisson-ballon, Charlie acquiesce à l'affirmation de Basil, ça fait tellement de bien de prendre un second petit-déjeuner après toutes ces épreuves ! Mh, ch'est k'ro bon ! Elle a presque l'impression d'être une aventurière qui vient de conquérir un nouveau territoire. Elle a l'impression d'être digne de sa mère, la grande Kate Carter. Et tandis que leur professeur s'occupe de surveiller les autres élèves, la benjamine oublie un peu la classe, concentrée sur les bêtises du Gryffondor. Une bataille d'eau ? Elle rit en levant l'une de ses mains devant son visage par réflexe, l'autre cherchant sa baguette. Attends, c'est d'la triche, j'suis pas prête ! s'offusque-t-elle faussement, les cheveux couverts de perles mouillées, la paume humide.
Enfin ses doigts agrippent Miss Pouêt, qu'elle tend en s'exclamant vivement aguamenti ! Du bout de la baguette jaillit un filet d'eau assez efficace pour riposter face à Basil. Il a plutôt intérêt à se cacher s'il ne veut pas finir tremper ! Elle est morte de rire.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège du Jet d'Eau
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 18
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
Enfin ses doigts agrippent Miss Pouêt, qu'elle tend en s'exclamant vivement aguamenti ! Du bout de la baguette jaillit un filet d'eau assez efficace pour riposter face à Basil. Il a plutôt intérêt à se cacher s'il ne veut pas finir tremper ! Elle est morte de rire.
Autres résultats possibles
Enfin ses doigts agrippent Miss Pouêt, qu'elle tend en s'exclamant vivement aguamenti ! Du bout de la baguette jaillit un filet d'eau si large qu'il trempe Basil et Nikolaï en deux secondes. Charlie s'interrompt aussitôt, mort de rire face aux Gryffondor trempés comme des soupes. Oh, pardon !
Enfin ses doigts agrippent Miss Pouêt, qu'elle tend en s'exclamant vivement aguamenti ! Du bout de la baguette jaillissent des gouttes d'eau éparses, pas du tout assez efficaces pour riposter face à Basil. Tant pis, Charlie est morte de rire devant son propre échec.
Enfin ses doigts agrippent Miss Pouêt, qu'elle tend en s'exclamant vivement aguamenti ! Du bout de la baguette jaillit un ridicule crachat qu'un coup de vent ramène en direction de la Serdaigle. Tant pis, Charlie est morte de rire devant son propre échec.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 22/09/2025 à 17:01
Sauf qu'en Écosse, l'orage mène parfois à la pluie, qui mène aux jours gris, qui mènent à un autre orage. Mais Charlie se tait, consciente depuis quelques années que les gens disent des choses sans forcément peser les mots et leur contexte tout le temps. Horace veut la réconforter, et cette simple idée, additionné de son geste tendre, suffit à étirer un sourire sincère sur ses lèvres. Vrai, affirme-t-elle docilement en passant devant la mythique taverne de La Tête de Sanglier. Une sorcière en sort, et salue la benjamine Carter ainsi que le concierge de Poudlard. Tous les deux poursuive leur route en direction du magasin.
— L'année dernière j'ai écrit le récit d'une aventure qu'il aurait fait avec Maman, à la recherche d'un nundu en Égypte. C'est inventé bien sûr, chantonne la rouquine, heureuse de partager le résumé de son épopée au Poufsouffle. J'y avais réfléchi quand j'm'étais déguisée en exploratrice pour Halloween, tu t'rappelles ? demande-t-elle, ramenant à sa propre mémoire des weekends entiers de recherches au milieu des archives de Kate Carter. Malheureusement, Basil Banks avait esquivé son invitation à prendre un rôle en octobre aux côtés de la Serdaigle. Enfin, tant pis, elle ne lui en veut pas ; elle préfère garder les bons souvenirs, plutôt que les déceptions. Celui de cette année, j'y réfléchi encore, ajoute finalement l'adolescente lorsqu'ils arrivent chez OCQ, où Fenella les accueille chaleureusement. Hello Charlipoupette, bonjour Horace, - oh bah - j'suis trop contente de vous voir ! s'exclame-t-elle à l'intention du concierge qui était au chateau pendant toute sa scolarité à elle aussi.
Quelques plumeaux animés ici-et-là préparent la fermeture du magasin, à l'heure où le ménage efface les traces du passage des clients de la journée. T'as pas réussi à attendre demain pour rentrer toi au moins, devine la Serdaigle diplômée en donnant une brève étreinte à la cadette. Ils sont en haut ?
— Ils sont au jardin, mais attends, ajoute Fenella avant que Charlie ne puisse entraîner Horace derrière le rideau. Ta sœur est partie depuis samedi, t'inquiète pas de pas la voir, ok ? Elle a écrit, elle va bien, elle a juste besoin de se reposer, d'acc ? Suspendue aux paroles de la jeune femme, la 4ème année change plusieurs fois de visage en quelques secondes ; de l'anxiété, à un léger apaisement, jusqu'à l'appréhension - de voir le scénario se répéter, sûrement. Elle va bien, elle revient, répète Fenella, au courant des angoisses de Charlie. Cette dernière acquiesce, puis cache ses craintes en étirant un sourire poli. Viens Horace, poursuit-elle.
Dans un coin du jardin Owen Carter en personne démonte ce qui ressemblait à une minuscule cabane de jeu d'enfants. Bonsoir Papa ! Le colosse se redresse et rattrape sa fille au moment où elle se jette contre lui. Ce faisant, il dévoile un jeune garçon debout en arrière-plan. Coucou Marley, enchaîne Charlie en allant voir le petit inconnu tandis que son père ouvre chaleureusement ses bras en approchant du concierge, le sourire d'un bout à l'autre des oreilles.
— Horace ! Vieille branche, quelle bonne surprise !
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 18/09/2025 à 12:00
Attentive aux paroles providentielles du concierge, la gamine Carter réalise que, selon ses critères, elle est loin d'être heureuse alors. Elle hoche la tête, sensible au ton sérieux d'Horace, peu importe que sa tenue soit considérée comme excentrique par certaines personnes ; elle trouve qu'il a bien raison de porter autant de couleurs et de motifs qu'il en a envie. C'est dur aussi, parce qu'avec la psychomage, et même sans la psychomage j'avoue, bah j'me pose des questions moi, tout le temps, donc j'vais toujours me demander ce qui me rend heureuse ou pas, ou combien de temps, donc je serai jamais heureuse en vrai, répond-elle, davantage dans la conversation que pour se plaindre.
L'adulte sait bien que Charlie cogite chaque évènement de sa vie, comme n'importe quelle personne assez sensible autour d'elle. Kate l'avait remarqué avant même que la benjamine ne sache parler. "Maman disait qu'ton visage exprimait tout c'que tu pensais, et qu'on voyait que t'analysais tout, tout le temps", lui a rapporté Freya un jour où la Serdaigle n'a pas réussi à mentir à sa soeur.
Le pincement de joue lui arrache un sourire sincère.
Sur les premiers pavés de Pré-Au-Lard, elle continue de réfléchir pour répondre aux interrogations d'Horace, à savoir, comment va-t-elle, où va-t-elle ? Je vais vers Halloween, vers les vacances de Noël, et j'ai hâte de fêter avec Papa. Ça m'donne le sourire d'imaginer que j'vais lui offrir deux cadeaux d'un coup, celui de l'année dernière, et celui de c't'année, se confie-t-elle, quitte à donner l'impression d'être un peu naïve ; ça fait partie de son jardin secret.
— Après, j'ai peur qu'il parte encore, même s'il dit que maintenant il va rester. Et j'en ai marre des disputes entre lui et Alison, ajoute l'adolescente en nuançant ses humeurs, probablement plus affectée que n'importe qui par les conflits du Foyer Carter, et ce depuis l'enfance. Et j'aime pas entendre des gens qui le connaissent pas dire que s'est un mauvais père, ça m'fait mal au coeur. Les épaules affaissées, elle fixe ses chaussures. Elle sait que les journalistes ont la langue bien pendue. Elle sait qu'il y a un jeu du Gros Titre, un jeu de l'Exclusivité, on lui a déjà expliqué tout ça, mais ça ne suffit pas à ignorer les insultes des inconnus, le jugement de l'extérieur, violent pour la benjamine de quatorze ans.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 16/09/2025 à 12:18
— Le pauvre ! L'image mentale de leur directeur d'école défiguré par des éruptions de tentacules contagieuses terrifie Charlie. Elle lance un regard inquiet à Horace qui lui rend un sourire tout à fait serein, probablement pour dédramatiser l'annonce. Est-ce qu'on doit envisager qu'une épidémie de scrofulite n'envahisse l'école ? pense-t-elle, sans oser le demander. Ce serait drôle au début, et moins drôle à la fin, elle en est persuadée. Le cri du rapace survolant leur route interrompt ses pensées, et la rouquine lève une main joyeuse. Coucou MacDuff ! s'exclame-t-elle en direction du ciel tandis que le grand-duc tournoie et reprend ses cercles au-dessus du bois bordant Pré-Au-Lard, du côté opposé à la forêt interdite.
Horace choisit ce moment pour prendre des nouvelles de la jeune fille. Elle continue, mine de rien, de fixer l'animal qui s'éloigne. Il va chasser. J'aime pas quand il chasse, mais bon, c'est bien obligé, c'est dans son instinct, commente-t-elle d'un haussement d'épaule, ignorant d'abord volontairement la question de l'adulte.
Sauf qu'Horace connaît la benjamine Carter sur le bout des doigts. Et que Charlie sait qu'il ne se laissera pas aussi facilement amadouer que certains autres adultes. MicMac mange du Miamhibou, elle va pas tuer des souris elle au moins, ajoute-t-elle désespérément en jetant un regard au Poufsouffle malicieux. Il ne lâche rien. Les deux mains accrochées aux bretelles de son sac à dos, elle souffle. Ouuui, çaa vaaa. Une réponse insuffisante si vous voulez l'avis du concierge. La sorcière rigole.
— Mais. Horace ! Elle sait où il veut en venir. De son entourage, c'est encore lui qui la croise le plus souvent en dehors d'Alison. Même s'ils n'ont pas toujours de longues conversations, il sait parfaitement prendre la température du moral de l'étudiante en quelques mots au détour d'un couloir, et donc, elle peut difficilement lui cacher ses humeurs. Bah, j'dors mieux, oui. Et là j'ai arrêté d'voir la psychomage pour l'instant, et on verra après la rentrée tout ça, confie-t-elle finalement en restant assez superficielle dans un premier temps. Car la deuxième question d'Horace taraude Charlie. On peut pas vraiment dire comment on va, si ? Fin- elle cherche à formuler son interrogation alors qu'ils passent devant les panneaux d'indications de directions du village.
— Ça va, car tu souris et tout. Mais ça empêche pas des fois qu'au fond, tu peux te sentir triste, pis ça fait pas qu't'es complètement triste. En fait, on peut avoir plusieurs sentiments en même temps, et un au-dessus des autres, tu vois ? explique la Serdaigle, habituée à décortiquer la vie depuis son enfance. Comment on sait si on fait semblant d'être heureux parce que c'est plus facile quand tout va bien, ou si on est vraiment vraiment heureux, par exemple ? Ses prunelles bleues balayent distraitement les façades des habitations du bout de Pré-Au-lard.
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 15/09/2025 à 16:18
Avec son buste légèrement penché en arrière, Charlie s'amuse à observer curieusement la couleur des chaussettes d'Horace tandis que son pantalon turquoise se soulève à chaque enjambée. Parfois, l'homme s'amuse à arborer des paires aussi désaccordées que le vieux violoncelle d'Alison, et les élèves adorent découvrir quelle surprise leur réservent ses chevilles. On raconte d'ailleurs qu'un petit groupe de Serdaigle du niveau de la benjamine Carter a créé un code de superstition avec les chaussettes du concierge.
Orange vif, il y aura une explosion en cours de potion. À pois, interrogation surprise dans la journée. Violettes, du pudding au dîner. Rayées, mauvais présage, surveillez vos arrières !
Quant au jaune, c'est le signe d'une jolie météo. L'étudiante lève son nez sur le ciel encore plutôt bleu pour un mois de septembre en Écosse, et sourit discrètement. Elle aperçoit au loin le vol circulaire d'un hibou grand-duc européen et devine MacDuff qui surveille attentivement les abords du village. Si ça se trouve, le rapace sait déjà qu'elle arrive en compagnie d'Horace.
— Quel genre ? répète Charlie en pinçant ses lèvres pendant qu'elle réfléchit. Mmh, comment j'pourrais te dire sans tout de donner tout de suite non plus... s'interroge-t-elle à haute voix alors qu'elle essaye de calquer ses enjambées sur celles de l'adulte dégourdi. Tes chaussettes, elles me font penser à chez moi. Au début on croit qu'il y a que trois couleurs, et hop, une quatrième sort de nulle part ! Tu verras, c'est presque pareil, déclame malicieusement la rouquine en haussant les épaules, avant de fixer attentivement la réaction d'Horace.
Et tandis que leurs chaussures continuent de fouler le sentier, elle profite d'être seule avec le concierge pour poser une question plus délicate. Au fait, tu sais c'qu'il a le directeur ? Il est vraiment très malade ? Certains jeunes sorciers sont inquiets depuis l'annonce du professeur Pope.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 15/09/2025 à 08:23
Un morceau de brioche arrondissant sa joue, Charlie assiste à la dérive de Flora, et à son sauvetage par Basil. Ce dernier n'hésite pas une seconde avant d'allonger ses jambes à l'aide d'un sortilège pour réussir à cramponner la Poufsouffle qui se dégonfle maintenant à vue d’œil. Bravo, commente la Serdaigle, spectatrice au premier rang, le professeur non loin.
En bas, elle aperçoit Mabel, couchée dans l'herbe, et d'autres élèves trop fatigués pour grimper.
Fière de sa propre performance, Charlie sourit, et retourne avec ses camarades autour de la table du petit déjeuner. Elle se demande ce que Monsieur Pope pensera de leurs différentes ascensions, tout comme des précédentes épreuves, et attend le débriefing avec impatience, mais encore mieux, elle attend de pouvoir raconter son épopée à Freya cet après-midi quand elle rentrera à Pré-Au-Lard.
Pour le moment, l'heure est à la brioche !
La petite Carter et son géant de père
Message publié le 13/09/2025 à 09:29
Elle a préparé ses affaires la veille au soir, pressée de retourner au 76 Grand-Rue pour passer du temps avec son père et Marley. Cette première semaine d'école a duré une longue éternité selon Charlie Carter.
Toujours en tenue d'uniforme, sac au dos, elle accélère le pas jusqu'au portail, où son concierge préféré semble l'attendre malicieusement. Bonjour Horace, répond-elle poliment, un sourire enfantin aux lèvres, les mains accrochées aux bretelles de son sac. De tous les adultes à Poudlard, c'est celui qui connaît le mieux la rouquine, et qui sait comment lui parler, et même, comment ne pas lui parler. Avec Horace, il suffit parfois d'un échange de regard dans la Grande Salle ou pendant l'étude, et Charlie retrouve son sourire, pour quelques minutes au moins. Sans surprise, elle accepte volontiers qu'ils marchent ensemble en direction du village, et devine rapidement la raison de sa présence.
— Tu veux voir mon père ? Nombreux sont les sorciers a avoir foulé les pavés de la Grand-Rue en espérant croiser Owen Carter depuis que les journaux ont annoncé son retour cette fin d'été. Mais après avoir accordé une visite aux Catapultes de Caerphilly et une interview à la Gazette, le colosse s'est fait discret, passant la plupart de son temps libre en compagnie de ses deux benjamins, ou à l'atelier.
Alors qu'ils foulent le sentier bucolique séparant l'école de Pré-Au-Lard, la Serdaigle tease habilement le secret du quatrième enfant, qu'elle avait le droit de divulguer à Horace et Bartholomew selon Owen et Freya, mais qu'elle n'a pas eu encore l'occasion de révéler discrètement avec l'effervescence des premiers jours d'école. Tu sais, Maman nous a laissé une surprise avant de mourir, dit-elle, la voix étrangement légère.