Femme
14 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Quatrième année
- Surnoms : Charlipette, Charlichoupette, Charl'
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 10/07/2025 à 08:04
La benjamine Carter plante ses paumes sur la roche, sentant ses ventouses minuscules et ses micro-crochets s’arrimer tant bien que mal à la paroi qui grince sous ses doigts. Chaque centimètre lui brûle les bras, chaque prise la force à réajuster ses genoux tremblants. Sa respiration est courte mais la Serdaigle ne lâche rien : ses yeux fixent le rebord final. Elle pousse sur ses orteils, se hisse avec un grognement digne de ceux que poussent Sasha sous sa forme animale, et, dans un dernier effort, bascule enfin sur la plateforme. Un souffle victorieux s’échappe de ses lèvres fendues d’un sourire.
Le vent joue dans ses mèches rousses collées à son front, son cœur bat la chamade. La rouquine inspire l’air plus frais, et savoure sa réussite. Les mains encore marquées par le sortilège, Charlie relève le menton vers le professeur, le regard brillant d’un orgueil timide. Stronger, faster, Carter, comme on dit professeur, glisse-t-elle, essoufflée, une étincelle de malice au coin des yeux. Cette phrase était celle que scandaient les supporters de son père sur le terrain. L'étudiante décide de sortir sa baguette pour annuler le sortilège dans ses paumes.
— Finite incantatem, souffle-t-elle en visualisant la disparition des ventouses et des crochets. Ça fonctionne, même s'il reste quelques empreintes rondes ça-et-là, témoignant de la présence d'aspérités sur sa peau il y a quelques secondes à peine.
Son regard est attiré par la jeune Poufsouffle en contrebas, joues gonflées à bloc comme un Crapaud Bombardier, qui s'inquiète visiblement. La rouquine vérifie que l'enseignant surveille bien cette dernière. Plus loin, le Russe, raide comme un balai, a opté pour un Ascencio : c'est un peu classe, elle aurait dû y penser. Et là, entre deux prises, Charlie repère Basil Banks, cramponné avec les mêmes ventouses improvisées qu’elle. Leurs regards se croisent et elle devine qu’il vit exactement le même calvaire qu’elle. Allez Basil, lâche rien ! encourage vivement la benjamine.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Antisort Général
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 8
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
— Finite incantatem, souffle-t-elle en visualisant la disparition des ventouses et des crochets. Ça fonctionne, même s'il reste quelques empreintes rondes ça-et-là, témoignant de la présence d'aspérités sur sa peau il y a quelques secondes à peine.
Autres résultats possibles
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 07/07/2025 à 14:01
Charlie plaque sa joue contre la roche un instant, le souffle court, les paumes déjà irritées malgré leur texture adhérente. Les minuscules ventouses se décollent par à-coups à chaque fois que la cadette Carter les repositionne. Quand elle manque de tomber, son cœur tambourine comme un cognard dans sa poitrine. La Serdaigle se hisse sur une prise plus haut, une petite excroissance sombre, à peine assez large pour ses doigts.
Un coup d’œil en bas lui fait tourner la tête. Non, non, non. Pas le moment de penser à la chute. Elle ferme les yeux, respire, puis monte son genou sur la roche, comme un lézard malhabile mais obstiné. Mètre après mètre, l'étudiante grappille du terrain, ignorant les crampes dans ses bras, espérant que le professeur soit bien attentif à leurs ascensions. Ses mains collent mal.
Charlie entend le vent qui chuchote à ses oreilles.
Elle devine le bord supérieur et s'arrête encore. Ses jambes tremblent si fort qu’elle pourrait lâcher. Mais la fatigue se fait engloutir par la fierté : la rouquine est presque arrivée.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 06/07/2025 à 22:10
Charlie inspire un grand coup et plaque son ventre contre la roche fraîche le temps de se reposer. La sensation des micro-ventouses sur ses doigts est très curieuse. Elle les bouge et sent la prise qui lui échappe. Un grincement concentrée file entre ses dents. Par Merlin... Ses jambes tremblent. L’adhérence de ses bottines laisse franchement à désirer.
Après avoir réussi à grimper un mètre de plus, la Serdaigle ose lever la tête vers le sommet, réalisant qu’elle n’a pas parcouru plus d'un tiers du mur. Mais l’altitude lui provoque malgré tout un petit sourire confiant. Quand elle atteint une corniche étroite, Charlie se stabilise et sort sa baguette pour viser l'intérieur de sa paume. Manus Gecko, répète-t-elle en visualisant la peau de reptile. Sa voix est avalée par le vent. Une sensation picote sous sa peau, court le long de ses doigts déjà douloureux. Les minuscules ventouses se reforment, toujours incomplètes, irrégulières. Certaines griffes dépassent bizarrement, d’autres refusent de sortir.
La rouquine les teste contre la paroi. Ça adhère… de travers. Sa prise est meilleure qu’avant cependant. Ça suffira pour continuer d'avancer. Elle range sa baguette et s'encourage, déterminée. Je suis un lézard, je suis un lézard, je suis un lézard. La texture de la pierre change sous ses phalanges, parfois lisse et glacée, parfois râpeuse.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 02/07/2025 à 22:09
Fatiguée mais déterminée à réussir les trois épreuves, Charlie observe la zone verticale avec inspiration. Les félicitations du professeur Pope lui ont redonné un peu d'énergie, même si elle aurait préféré avoir des conseils plus spécifiques à sa magie. En février déjà, Alison s'était plainte au reste du groupe des filles du manque de personnalisation du cours de soutien en métamorphose, déçue d'en être sortie sans piste d'amélioration particulière pour le tournoi. Les anecdotes de Spike transformé en rat et de Sasha affublé d'un carré plongeant orange vif avaient fini par balayer ses contrariétés.
Après l'annonce brève des consignes, l'étudiante en troisième année admire la dextérité du Directeur de sa maison, puis fronce son nez, amusée de l'imaginer prendre un thé au sommet de la paroi. Séchée, rechaussée, elle a laissé sa robe en face du bassin et commence à tourner autour des roches érigées sur le gazon du terrain de quidditch. Puisqu'ils sont en plein dans les métamorphoses corporelles, la rouquine a une idée. Elle se rappelle d'un sortilège donnant aux mains la capacité d'adhérer aux surfaces à la manière de celles des lézards. Griffonnée entre les pages de son cahier, la formule apprise par coeur lui revient. Manus Gecko.
Charlie avance enfin vers la paroi. La texture paraît régulière, presque accueillante, mais quelques fissures, des rebords traîtres et des zones friables confirment le niveau de cette troisième et dernière tâche. Elle inspire, essuie ses paumes sur son pantalon, puis pointe sa baguette vers ses mains. Manus Gecko... Une sensation de picotements remonte le long de ses phalanges. Des ventouses minuscules se forment, accompagnée de micro-griffes aux extrémités de ses doigts. La benjamine Carter les dévisage curieusement. Ça a l’air de fonctionner, un peu.
Elle range sa baguette et s'agrippe prudemment à la roche, sent la légère accroche, essaie de tirer son poids. Ça tient… jusqu’à ce que sa paume dérape. La Serdaigle se rattrape en posant un pied plus bas, maladroitement.
— C’est… pas si mal… souffle-t-elle, les joues rouges, d'avantage pour se convaincre que pour rassurer qui que ce soit. Elle reste accrochée là, entre deux prises, les bras crispés. La magie colle, oui, mais pas assez pour compenser sa concentration vacillante. Et déjà dans sa tête, elle se promet de tenter un deuxième essai, dès qu'elle pourra lâcher une main.
Message publié le 02/07/2025 à 21:21
Si Elliot Blackburn avait un petit frère à Poudlard, Freya l'aurait dit à Charlie. C'est elle qui a prévenu les filles pour l'admission de Spike Ryder chez les Catapultes de Caerphilly, elle encore qui connaissait les compositions d'équipes avant l'annonce officielle du président de la coupe du monde de quidditch l'année dernière, et elle qui est allée à l'école avec Elliot Blackburn, la star des batteurs de Ligue. Alors la troisième année secoue son museau d'un air de signifier qu'elle refuse d'y croire. N'importe quoi ! clame-t-elle, certaine que le sportif aime aligner ses trophées comme autant de preuves du chemin parcouru jusqu'à sa célébrité. Être conciliante oui, mais pas à tout prix. C'est rare qu'on veuille autant la contredire. Elle dévisage le premier année jusqu'à entendre du bruit plus loin.
Soudain, PAF, Charlie tombe, poussée par son presque-homonyme. Les fesses au sol, elle sent immédiatement sa gorge se nouer. Elle déteste le conflit. L'attitude du brun ramène une vague de tristesse au creux de son ventre. La rouquine ramasse sa baguette, déçue. Ses doigts tremblent, son menton frémit autant que la gelée de menthe servie pendant le diner. Elle relève les yeux après quelques secondes seulement, quand Charli crie, et se met debout, surprise de voir le concierge surgir de nulle part. Bonjour Horace, renifle-t-elle, essayant de cacher son chagrin derrière un sourire étrange. La Serdaigle semble terriblement embarrassée.
Elle jette un œil au premier année qui a perdu sa verve.
Bah tiens.
— Désolé Horace, on a eu un accident de bombapoudre, s'empresse d'expliquer la benjamine Carter, incapable de supporter le silence du Gryffondor. Bien sûr, Horace Milbourne s'amuse de la situation, mais elle évite de croiser son regard, car il est perspicace, il comprendra vite qu'elle veut encore arranger les choses pour tout le monde au détriment de la vérité. On allait nettoyer, ajoute Charlie en fixant de biais le petit élève brun avant de racler sa gorge serrée.
Message publié le 02/07/2025 à 20:04
" Dis-moi encore comment Maman a disparu ", demandait parfois Charlie au moment de l'histoire du soir jusqu'à ses 8 ans. Owen et Freya ont façonné la réalité pour qu'elle deviennent accessible à une enfant, et leurs mots sont ceux que la benjamine garde en tête, comme un conte parmi tant d'autres. Elle a refusé d'entendre son père ternir le récit en apportant les détails de sa bataille juridique pour rouvrir l'enquête et les recherches. Elle a refusé que sa grande sœur n'aborde le sujet de la dépression d'Owen. Ainsi à 8 ans, Charlie Carter n'a plus réclamé l'histoire de sa mère, car elle préférait la version édulcorée, celle qu'on lui racontait à 4 ou 6 ans. Aux paroles de son père et de Freya, se sont ajoutées les centaines de photos, les articles de magazines datant d'une période heureuse, et tout l'imaginaire de Charlie.
Que Kate finira par revenir, la Serdaigle en doute, mais se plaît à le croire de temps en temps. -et comme mon père, ajoute-t-elle d'une maigre voix quand l'épaule de Basil secoue la sienne. Elle force un sourire en remarquant la pâleur du garçon et l'observe en penchant sa tête de côté. Ça va ? T'en fais pas hein, je gère, assure Charlie. Elle préfère d'ailleurs changer de sujet et range son carnet à l'intérieur de la grande poche ventrale de sa salopette.
— On devrait se promener un peu pour trouver l'inspiration de ton costume d'Halloween. Debout face au Gryffondor, la benjamine ne lui laisse pas tellement le choix. Ensemble, ils longent la forêt interdite et sillonnent les allées les moins fréquentées du parc, voyageant d'une idée à l'autre, certaines trop farfelues pour Basil, mais qui ont le mérite de les faire rire. Petit à petit, la rouquine comprend qu'il choisira la discrétion, et l'accepte sans mal. Au lieu d'accuser sa timidité, elle l'aide à chercher le déguisement parfait jusqu'à l'heure du diner.
Message publié le 19/06/2025 à 09:54
Grandir, c'est aussi comprendre qu'on peut avoir un avis différent de celui du foyer. Élevée à Pré-Au-Lard parmi les Carter, Charlie n'a jamais eu à se poser la question de ses fréquentations. Les amis de la famille, Horace Milbourne et Bartholomew Beckett par exemple, ont eu une place déjà toute prête dans son coeur, créée auprès d'Owen et de Freya. Depuis son enfance, ses aînés la guident, sur les sorciers honnêtes, et ceux peu recommandables, sur les bonnes relations, et les ennemis. Même à Poudlard, Alison lui a listé les professeurs de confiance, les fantômes à éviter, les élèves particulièrement toxiques, ou qui foutent la honte. Docile, la petite Charlie de première année s'est soumise à l'avis de sa grande sœur. Semaine après semaine pourtant, elle a observé que certaines opinions de la Serpentard étaient fondées sur des préjugés.
Aujourd'hui dans le tunnel entre l'école et le village où elle est née, la benjamine Carter écoute Sasha lui ouvrir son coeur et partager le bon, comme le mauvais. S'il refuse d'aller en profondeur, le Gryffondor nourrit quand même sa curiosité, et l'aide à construire son propre jugement. Il promet de ne jamais leur faire de mal. Charlie acquiesce d'abord par reconnaissance, sensible aux aveux, et ne réfléchit plus lorsqu'elle rejoint les bras de Sasha à l'évocation des câlins de son père.
Surpris, l'Ukrainien se raidit, mais la gamine éclate en sanglots, le visage caché contre lui. ll n'a pas tellement d'autre choix que d'accepter l'étreinte qu'il voulait. J'm'en fiche de c'que pensent mes sœurs, pleurniche l'adolescente terriblement en manque de cette affection spéciale que donnait Owen Carter. Le vide existe, abyssal.
Elle n'a jamais eu encore à faire des choses mauvaises par obligations, cependant, elle comprend. Du moins, elle se convainc qu'elle comprend. J'sais que t'es pas méchant, ajoute naïvement Charlie, imaginant que la guerre et les circonstances ont forcé Sasha à se défendre, et défendre son pays. C'est ce qu'elle décide de croire. La rouquine renifle sans quitter le torse de l'animagus. En vérité elle a besoin de cette relation, de ce lien en dehors de ceux qu'elle a pu tisser jusqu'ici et qu'elle ne s'explique pas.
Le journal fermé à leurs pieds témoigne d'un attachement, sinon, pourquoi Charlie aurait-elle tant pris cette histoire à coeur ? Pourquoi tiendrait-elle autant à savoir ? Entre les bras de Sasha, elle se calme rassurée qu'il ne la rejette pas.
Message publié le 06/06/2025 à 19:25
— En tout cas, si tu veux te déguiser en joueur de Quidditch, j'peux te prêter plein de trucs, affirme vigoureusement Charlie, désormais bien décidée à aider son nouvel ami pour son costume d'Halloween. L'imagination débordante du Gryffondor devrait suffire, mais la rouquine perçoit son hésitation comme un manque de confiance qu'elle veut combattre avec lui. Et puis, Basil mérite d'avoir un coup de main ; il est tellement gentil. La preuve, voici qu'il essaye de la réconforter à propos de Lord Ribbit. La sorcière hoche tristement du menton, un regard inutile vers la forêt interdite. Merci, se contente-t-elle de répondre en forçant un sourire poli destiné à rassurer le troisième année. Elle n'aime pas que les gens se fassent du souci pour elle. Aucune des trois filles Carter n'aime se montrer faible, comme leur mère. À la mention du serpent, Charlie dessine un zigzag accompagné d'un point d'interrogation dans la marge de son dessin. Je garde l'idée, commente-t-elle, soucieuse de lui montrer de la reconnaissance alors qu'il fait l'effort de participer. Son crayon ajoute d'autres grandes feuilles dignes des forêts sud-américaines en suivant les contours de la page lorsqu'elle s'interrompt à la question du blond. Ah bah- hésite l'adolescente, prise au dépourvu.
Les histoires des Carter doivent rester chez les Carter.
Les prunelles de Charlie font un aller-retour entre le visage de Basil et le paysage devant eux. Elle est partie en exploration, sans le dire à mon père au début. Il a reçu des lettres où elle expliquait qu'elle voulait faire une dernière grande aventure. Et après, plus de nouvelles. La rousse prend le temps d'une respiration pour observer la réaction du Gryffondor. Ses paroles reflètent les mots que lui ont répété son père et Freya quand elle a commencé à leur demander pourquoi il n'y avait pas de Maman au sein de leur foyer.
— Les Aurors en Angleterre et en Amérique ont fait des recherches pendant un an, et on l'a jamais trouvée, ajoute-t-elle, un espoir ridicule au bout des lèvres, qu'un jour Kate Carter revienne en Écosse à dos d'Oiseau-Tonnerre. Une brise déforme l'étendue d'herbes en jolies vagues vertes face à eux. Charlie hausse les épaules. On peut pas vraiment dire qu'elle est morte du coup, juste disparue.
Message publié le 06/06/2025 à 17:27
— C'est pas une attaque, répond Charlie, surprise par la réaction du jeune sorcier qu'elle s’apprêtait à aider. Le regard qu'il lui lance l'en dissuade, et elle se contente de reculer d'un pas, la baguette entre ses doigts. C'toi qu'as commencé, signale-t-elle, le plus honnêtement du monde, histoire de remettre les choses à leur place. Effectivement, la poudre blanche maculant son visage et ses cheveux le prouve ; c'est Charli-sans-e qui l'a attaqué à la base. Elle continue de l'observer curieusement. T'es hyper irrespectueux, y'a des coupes et des médailles d'anciens élèves importants dans la salle des trophées, y'a même la plupart des joueurs de quidditch d'Écosse et du Royaume-Uni j'te f'rais remarquer, rétorque la benjamine Carter en pensant à la plaque dorée au nom de son père, et aux multiples récompenses des membres d'équipes de ligue ou nationales, pour beaucoup des étudiants à Poudlard.
Oui, elle nettoiera. Elle passerait un mauvais samedi si elle devait partir et laisser la pièce dans cet état.
Le gamin en face devient tout rouge et Charlie soulève ses sourcils. J'savais pas qu't'étais à Gryffondor ! Pis j'ai plein d'amis chez Gryffondor ! s'exclame-t-elle en pensant plus particulièrement à Basil Banks, l'un des derniers d'une longue lignée de sang-et-or qu'elle affectionne. Même mon père était Gryffondor alors tu vois, les rancunes entre Maisons, très peu pour elle.
Mais le Gryffondor essaye encore d'échapper à la rouquine, et celle-ci tend sa baguette vers lui. Pourquoi tu t'en fiches d'avoir abîmé des souvenirs de l'école ? T'étais chez des moldus ? J'peux te les montrer si tu connais personne qu'est déjà venu à Poudlard, ajoute-t-elle en avançant à mesure qu'il recule.
Message publié le 06/06/2025 à 13:45
Le visage caché derrière ses mains, Charlie aperçoit la métamorphose de Sasha à travers ses doigts. Elle voit une patte poilue devenir une manche de vêtement, et renifle bruyamment, regrettant presque d'avoir tout avoué maintenant. C'est rare que les gens comprennent ses interrogations, car ils n'ont pas la carte de ton univers, donc ils ne peuvent pas se repérer, comme dirait la psychomage.
Au moment où son prénom résonne, la rouquine essuie un autre sanglot dans le creux de son coude, secouée par une vague de détresse. Elle chouine jusqu'à ce que le Gryffondor ne commence à expliquer que la guerre était une inconnue pour lui au moment de son engagement. Une part d'elle trouve cette information rassurante, de savoir que les intentions de Sasha se sont heurtées à la réalité du front- qu'il n'est pas foncièrement mauvais. Elle continue de sécher ses larmes en l'écoutant affirmer que le risque de guerre au Royaume-Uni est inexistant. Charlie entend la voix de l'Ukrainien se voiler d'émotion, et l'observe en biais tandis qu'il se voûte un peu plus. Elle reste muette, opinant parfois faiblement du menton, les joues marquées par ses pleurs. Elle sait déjà que les animagus sont spontanés, qu'on ne peut pas choisir sa métamorphose, aussi sauvage soit-elle.
La troisième année comprend à mesure que Sasha parle qu'il a parfaitement reçu chacune de ses phrases, même dans son corps de panthère. Lors de leur rencontre en septembre, elle avait pensé qu'il ne lui restait que l'instinct et quelques bribes humaines sous cette forme. Un peu surprise, l'adolescente croise le regard désolé du sorcier et hausse les épaules, incapable de répondre à la question qu'il pose.
Ses prunelles retombent sur la brindille brisée entre ses mains blessées par la guerre.
Charlie frissonne.
Aux derniers mots de Sasha, elle retient ses doigts pour l'empêcher de casser davantage le morceau de bois. J'suis pas d'accord, répond-t-elle alors, une once de dureté dans la voix.
La rouquine renifle et se déplace en face du garçon. Assise en tailleur à son tour, elle récupère petit à petit les bouts de brindille réduite en copeaux. Peut-être qu'il pense ça, mais il se trompe. Et il fait que de dire qu'on doit pas penser à sa place, donc il a pas le droit de penser à notre place. L'émotion donne un ton rocailleux aux paroles de la benjamine Carter. Elle persévère à aligner les morceaux de bois dans le bon ordre entre elle et le sixième année, comme si l'activité canalisait son esprit. Quand on aime quelqu'un très fort, on veut le rendre heureux, pas en disparaissant, ajoute-t-elle, amère. Son index repousse la terre de part et d'autre de la brindille morcelée. Dehors, une chouette hulule, en réponse à quoi l'arbre s'ébroue brièvement. Le parallèle sous-entendu par Sasha lui arrive à retardement.
Charlie fixe un instant l'Ukrainien aux airs bourrus. A-t-il peur de représenter un danger pour sa petite sœur ? Auquel cas, il en représente probablement un pour elle aussi. Mais si elle prouve le contraire, plusieurs vies en seraient changées. C'est pas toi qui me donne des cauchemars, c'est ma tête qui pose des questions quand elle veut combler les vides, annonce l'étudiante en répétant les explications de la psychomage. Elle se rend compte que les bouts de branche se sont déplacés et balaye tout d'une main molle, avant de s'enfoncer, le dos contre la paroi terreuse.
— Ce que t'as fait à la guerre, tu t'en rappelles ? Tu voulais vraiment le faire ? Sans spécialement le vouloir, l'Écossaise glisse vers le terrain d'un interrogatoire curieux, guidé par l'envie profonde de comprendre mieux Sasha.
Message publié le 02/06/2025 à 13:21
— Immobulus ! s'écrit soudain Charlie en pointant le petit insolent de sa baguette, avant même qu'il ne puisse prendre le premier virage en direction du couloir. Après deux enjambées maladroites, l'élève tombe, ses pieds bloqués par le sortilège. La rouquine le rejoint et s'abaisse à son niveau.
— Tu racontes n'importe quoi toi hein ! s'exclame-t-elle en fixant le brun. Contrairement à lui, la jeune Écossaise fait confiance aux adultes et aux professeurs du château, surtout ceux qu'elle connaît. Son menton désigne l'allée vers la salle des trophées qu'ils viennent de quitter. Ce qu'il faut, c'est nettoyer. Je peux t'aider si tu veux. Trop gentille, Charlie envisage de perdre son samedi à récurer les dalles et les coupes dorées pour réparer l'erreur du Gryffondor. Elle l'observe attentivement. D'ailleurs, j'm'appelle Charlieuh, Charlie avec un "e". Y'a plein de filles qui s'appellent Charlie tu sais, signale-t-elle au passage. Et puisqu'il a posé un tas de questions auxquelles elle n'a pas eu le temps de répondre, la Serdaigle se redresse et rajuste ses vêtements en reprenant les informations une par une.
— Horace Milbourne, c'est le concierge, il est super cool ! Des fois il fait les gros yeux, mais c'est drôle, parce qu'il a un peu une tête de clown, j'suis sûre que tu l'as déjà vu, grand, vieux, avec des habits méga-colorés ! son regard s'illumine en parlant d'Horace Milbourne, un ami à son père. Charlie entreprend de secouer ses cheveux et libère un autre nuage de poudre blanche qui lui donne quelques toussotements. Après avoir repris ses esprits, elle reprend la liste d'interrogations du jeune inconnu. Et ma sœur, bah c'est juste son métier, de fabriquer les balais et les vendre aux équipes, et de contrôler qu'ils n'ont pas été modifiés en cas de litige sur un match. Donc quand ils ont un doute, ils lui demande un contrôle, c'est tout. Elle hausse les épaules, un peu condescendante malgré elle.
Un bruit d'armure grinçante retentit au loin. La fille d'Owen Carter lève le nez, mais repose vite son regard sur le petit fugitif qu'elle surveille toujours. Bon, tu vas m'aider oui ou non ?
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège d'Immobilisation
- Difficulté
- 6
- Résultat D20
- 8
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
— Immobulus ! s'écrit soudain Charlie en pointant le petit insolent de sa baguette, avant même qu'il ne puisse prendre le premier virage en direction du couloir. Après deux enjambées maladroites, l'élève tombe, ses pieds bloqués par le sortilège. La rouquine le rejoint et s'abaisse à son niveau.
Autres résultats possibles
Message publié le 01/06/2025 à 23:33
"Immobulus ça fonctionne aussi", avait confié Fenella en parlant du saule cogneur à deux adolescents de passage à la boutique un samedi en fin d'après-midi, et anxieux d'être bloqués au retour. Jamais Freya n'aurait donné conseil à des élèves pour qu'ils viennent à Pré-Au-Lard en fraude, s'était dit Charlie face au clin d’œil de l'ancienne Serdaigle. N'empêche que le lendemain déjà, elle essayait de paralyser les racines de l'arbre et découvrait de ses propres yeux le tunnel vers son village d'enfance. Rapidement, l'endroit est devenu l'un de ses refuges au chateau, avec les alcôves oubliées, le dessous de certains escaliers, et sa préférée de toutes : la salle des trophées.
Quand les branches du saule s'agitent ce soir, faisant grincer tout l'arbre et ses racines, la benjamine Carter fixe l'entrée, attentive au moindre bruit. D'expérience, il s'agit parfois d'une fausse alerte, ou même d'une riposte efficace, car bien souvent, personne ne vient. Charlie jurerait d’ailleurs avoir entendu le saule éternuer la semaine dernière. Cette nuit-là, elle a eu la visite d'une belette assez habile pour éviter les coups de branches noueuses et venir se réfugier à l'abri du vent. Aujourd'hui, la belette a des pattes aussi larges qu'un souaffle et une musculature puissante.
D'abord, la rouquine a un mouvement recule, ses épaules enfoncées contre la paroi terreuse du passage secret. Elle fixe la silhouette sombre en sentant son coeur battre à tout rompre. Elle devine vite qu'il ne s'agit pas d'un humain. Mais très rapidement, tandis que la créature s'immobilise, Charlie reconnaît Sasha sous sa forme animale.
— Sasha.. se contente-t-elle de souffler, pourtant toujours sur ses gardes.
L'adolescente fixe la panthère sans bouger, son carnet serrée contre elle, ses jambes recroquevillées, ses joues humides. Lorsqu'il approche, elle coupe sa respiration, l'esprit hanté d'images violentes propulsées par les aveux de l'Ukrainien l'autre soir, puis sa conversation avec Freya. Le contact de la créature lui donne un léger hoquet. Pendant ce qui semble une éternité, Charlie reste figée, le regard porté sur une ombre dansant en face d'elle.
L'animal aussi finit par jeter un œil à l'ombre. La jeune sorcière comprend qu'il n'a pas l'intention de partir et se rappelle leur première rencontre, et la manière dont Sasha était si différent sous les traits de la panthère. Il comprend moins de choses, mais il ressent tout, avait-elle écrit entre les pages de son journal après leur mésaventure dans la forêt interdite.
Lentement, Charlie ouvre le cahier qu'elle tenait contre son torse, et recule de quelques jours. Elle inspire, et commence à lire d'une voix cassée par la peur, et la tristesse. "Samedi 10 février - 9h du soir. Sasha a fait la guerre au front. Est-ce qu'il a tué des gens ? Freya ne veut pas me dire de quoi ils ont parlé dehors. Je ne sais pas s'il pourra encore être ma panthère des cauchemars." Elle renifle et déglutit. L'écriture tremblote à cause de la flamme vacillant courageusement dans la lanterne. Les oreilles du fauve sont tournées vers elle. La rouquine ose un regard hésitant vers lui, mais reprend aussitôt sa lecture. "Dimanche 11 février - 8h40 du soir. J'ai peur de dormir. J'ai rêvé que la panthère était rouge comme le sang. Freya m'a dit que Sasha avait été obligé de rejoindre les Veilleurs de l'Aube pour l'honneur de sa famille, mais que ça ne veut pas dire qu'il voulait faire la guerre. Demain j'irai voir à la bibliothèque ce qu'ils ont sur les Veilleurs de l'Aube. Je n'ai rien dit à Alison quand elle m'a demandé si j'avais vu Sasha, parce qu'Alison a des jugements rapides sur les gens." Les doigts de Charlie suivent les mots qu'elle a tracé et décident parfois d'ignorer certains paragraphes pour se porter sur le suivant. Les bracelets qu'elle porte autour du poignet tintinnabulent doucement alors qu'elle change de page, et reprend sa respiration. "Est-ce que l'armée a forcé Sasha à devenir Animagus ? Les Veilleurs de l'Aube ont l'air horribles. J'ai peur qu'il y ait la guerre en Angleterre, et que je doive aussi rejoindre les combattants, et faire des choses horribles à mon tour." Les bottines de la Serdaigle glissent sur le sol, jusqu'à ce qu'elle puisse tendre ses jambes couvertes d'un pantalon d'uniforme gris foncé.
Emmitouflée dans sa cape, elle affronte la suite de ses pensées, plus sombres les unes que les autres à l'intérieur de ce journal un peu spécial. "C'est bête à dire, mais j'aimerais que la guerre n'existe pas. Je n'arrive pas à imaginer si je devais me battre à 13 ans comme Sasha. Il doit trouver nos problèmes bien idiots à côté de la situation dans son pays. Est-ce que je suis pour la Russie ou pour l'Ukraine ? Je ne sais pas. J'aimerais que tout le monde en sorte vivant." Sur la couverture du cahier, griffonné au crayon à papier "JOURNAL DU MALHEUR" hurle une détresse silencieuse, car jamais Charlie n'expose ces lignes à personne normalement. Chaque soir, elle le cache derrière la reliure épaisse d'un vieux grimoire, semblable à celui qu'elle fabriquera pour l'anniversaire de Basil. "Encore un cauchemar. Mon père est rentré mais il ne se souvenait pas de moi. Puis il devait partir à la guerre. J'ai lu dans un journal archivé à la salle d'études que Les Veilleurs de l'Aube ont torturé des enfants russes qu'ils avaient fait prisonniers. Pourquoi en Histoire de la Magie on n'étudie pas ce qu'il se passe vraiment là-bas ? J'ai vu Sasha aujourd'hui, je crois qu'il m'évite. Je pense que je l'évite aussi. Je déteste être comme ça."
Les ailes d'un insecte bruissent paisiblement dans la taverne formée par l'entrée du tunnel. Charlie replie ses jambes et surveille la panthère qui semble toujours attentive, les yeux fermés mais les oreilles bien tournées vers elle. Elle se demande s'il comprend le moindre mot. Tant pis, décide-t-elle intérieurement, car elle a besoin de sortir ce qui tourne en boucle dans son esprit depuis des jours et des jours. "Freya pense que l'école n'aurait pas accepté des sorciers dangereux, elle m'a demandé d'arrêter de penser à ça, mais c'est impossible ! Si c'est impossible pour moi, ça doit être encore moins possible pour les réfugiés de Poudlard. J'aimerais au moins savoir exactement ce que faisait Sasha, pour ne plus avoir mon imagination qui le voit faire tout ce que je lis dans le journal. Alison dit que je dois arrêter de lire les journaux, mais j'ai envie de savoir. On ne peut pas faire comme si la guerre n'existait pas !" Un soupir s'échappe des lèvres de la troisième année. Elle essuie ses yeux larmoyants et ferme le cahier.
— Je sais pas si comprends trop de choses, ou si je comprends pas assez de choses, mais j'ai l'impression d'être complètement perdue. J'ai l'impression que plein de trucs tournent pas rond, et plein de gens font semblant que tout va bien, mais ça va pas. Ça va pas du tout Sasha, ajoute la benjamine Carter, la voix sanglotante, avant de cacher son visage derrière ses mains.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 31/05/2025 à 13:12
Charlie se redresse légèrement, un peu engourdie par l’humidité du sol, et laisse son regard glisser vers l’autre rive du marécage. Un sourire lui échappe en devinant ses chaussures et ses chaussettes roulées en boule à côté de sa cape de l’autre côté, là où elle les a laissées tout à l'heure. Elle pousse un petit soupir et remarque Basil, pas si loin de l'endroit où elle s'est isolée. Heeey ! La rouquine lui adresse un grand signe de la main, les joues rosies par leur matinée d'exercices. L’instant d’après, elle recentre son attention. Encore un essai, se dit-elle. Juste un. Elle veut réussir la bulle parfaite devant le Gryffondor. Alors elle se lève, baguette en main, inspirant à fond, avant de prononcer la formule. Aqua Fullonum, souffle-t-elle avec soin.
Rien ne sort de la baguette si ce n’est un petit gargouillis humide. Charlie baisse les yeux vers ses doigts un peu trempés, et laisse échapper un pfff moqueur en secouant la baguette, faussement indignée.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège des Bulles de Savon
- Difficulté
- 8
- Résultat D20
- 1
- Interprétation
- Échec Critique
- XP gagnée
- 3
Rien ne sort de la baguette si ce n’est un petit gargouillis humide. Charlie baisse les yeux vers ses doigts un peu trempés, et laisse échapper un pfff moqueur en secouant la baguette, faussement indignée.
Autres résultats possibles
Message publié le 31/05/2025 à 08:45
Son père lui manque. Charlie Carter souffre de l'absence d'Owen, parti à la recherche de sa femme depuis plusieurs mois, laissant ses filles sans nouvelles. La psymagicothérapie suivie par l'étudiante aide, mais n'absorbe pas toutes les douleurs. Au contraire, il faut les écouter, leur mettre des mots, répondre aux questions diurnes pour qu'elles restent loin des nuits de Charlie. Bientôt c'est son anniversaire, et comme Alison, la benjamine espère voir surgir l'ancienne star du Quidditch à cette occasion spéciale.
Elle aura quatorze ans, un âge où sa sœur essayait déjà de ressembler à une jeune femme. Elle l'a vu trier ses affaires, se débarrasser des objets enfantins dont elle-même s'entoure précieusement. Charlie a récupéré les peluches d'Alison dans sa chambre quand cette dernière a eu quatorze ans.
"J'ai peur de grandir", écrit-elle à l'intérieur d'un journal aux pages sombres.
"19h- il fait NUIT", ajoute l'adolescent après un regard à travers les racines noueuses du saule cogneur. Elle est venue se réfugier à l'entrée du tunnel vers Pré-Au-Lard juste après le dîner. Quelques insectes luisants éclairent les parois terreuses du passage, et une lanterne brille aux pieds de Charlie.
"Grandir = s'oublier ?" le crayon griffonne les contours des verbes, et la sorcière mordille le bord de ses lèvres. La suite l'effraie. Les adultes autour d'elle sont perdus, même l'étincelle d'Edwin Pope semble éteinte cette année. En séance avec la psychomage, Charlie a l'impression de faire semblant, de lui dire ce qu'elle veut entendre, pour qu'elle soit fière de ses progrès. Devant les autres aussi, elle ment. Elle sait qu'au fond, une fontaine pleure en permanence à l'intérieur. "Des fois j'oublie la tristesse, mais la tristesse ne m'oublie jamais."
Charlie pleurniche tout bas.
De la forme à la fonction [Cours Méta]
Message publié le 30/05/2025 à 21:18
Alors qu’elle observe les bulles s’élever paresseusement vers les gradins, Charlie entend plusieurs voix au loin. Soudain, elle distingue plusieurs silhouettes à la sortie du marais. Leur présence lui rappelle que la classe va reprendre d'une minute à l'autre. Pourtant, au lieu de se sentir pressée, elle veut célébrer l'arrivée de ses camarades. Juste une dernière fois, pense-t-elle. Une seule bulle, parfaite. Rien que pour le plaisir de la faire flotter au-dessus des autres qui continueront de sortir du marécage. Avec un demi-sourire, Charlie inspire lentement, lève sa baguette avec grâce, et articule dans un souffle : Aqua Fullonum.
Une seule bulle jaillit de la baguette, plus grosse que toutes celles qu’elle avait produites jusqu’ici. Sa surface irisée reflète les gradins, et elle tournoie lentement dans l’air, soulevée par une brise légère. Charlie la suit du regard, les yeux brillants, émerveillée par son volume. Mais à peine a-t-elle le temps de s’en réjouir qu’un petit frémissement agite la bulle : un bord se déforme, une irrégularité trahit un léger manque de stabilité. Elle reste entière encore quelques secondes, suspendue entre beauté et fragilité… puis éclate en silence, projetant une brume humide sur la joue de la Serdaigle. Charlie sourit malgré tout. Ce n’était pas parfait, mais c’était déjà très beau.
Charlie Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège des Bulles de Savon
- Difficulté
- 8
- Résultat D20
- 10
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
Une seule bulle jaillit de la baguette, plus grosse que toutes celles qu’elle avait produites jusqu’ici. Sa surface irisée reflète les gradins, et elle tournoie lentement dans l’air, soulevée par une brise légère. Charlie la suit du regard, les yeux brillants, émerveillée par son volume. Mais à peine a-t-elle le temps de s’en réjouir qu’un petit frémissement agite la bulle : un bord se déforme, une irrégularité trahit un léger manque de stabilité. Elle reste entière encore quelques secondes, suspendue entre beauté et fragilité… puis éclate en silence, projetant une brume humide sur la joue de la Serdaigle. Charlie sourit malgré tout. Ce n’était pas parfait, mais c’était déjà très beau.