Harry Potter RPG
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Tegan Thornfield

14 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Quelque part dans le parc, Mercredi 13 Décembre 2124

Tegan cligna des yeux plusieurs fois, arrachée à son observation intense par la voix résonnante du professeur. Ah. Parler. Oui, c'était une bonne idée. Mais comment formuler une phrase normale quand on avait passé les dernières minutes à tenter de décrypter les subtilités du langage des fléreurs ? Elle prit une profonde inspiration, essayant de reconnecter deux neurones pour commencer.

 

— Oh ! Oui ! Oui, bien sûr carrément ! répondit-elle rapidement, sa voix un peu plus aiguë qu'elle ne l'aurait souhaité.

Elle tendit la main et attrapa le sac tendu par Lesley avec un enthousiasme débordant, qu'elle ne tenta même pas de camoufler. Malgré son esprit naturellement curieux et son talent pour dénicher les mystères cachés dans les recoins sombres de Poudlard, elle restait avant tout une adolescente fascinée par les créatures magiques.

 

Le sac, lourd dans sa main, exhalait une forte odeur, un mélange piquant de poisson séché et d'herbes aromatiques que les fléreurs semblaient adorer. Dès qu'elle en écarta légèrement l'ouverture, un frisson d'excitation parcourut la petite assemblée féline. Les oreilles de quelques fléreurs se dressèrent brusquement, et leurs queues fouettèrent l'air avec impatience. Les plus audacieux s'approchèrent déjà à pas feutrés, leurs museaux frémissants et leurs grands yeux dorés plissés d'attente, prêts à découvrir ce que contenait le sac.

 

Elle piocha une poignée de nourriture et la tendit à un fléreur audacieux, son pelage tacheté se fondant habilement parmi les ombres, qui s'était glissé le premier devant elle. Avec une vivacité surprenante, il lui arracha presque la friandise des doigts, sa langue rugueuse effleurant brièvement sa paume comme un papier de verre chauffé au soleil. Un petit rire lui échappa, léger comme le tintement d'une clochette dans l'air immobile.

 

Une idée espiègle lui chatouillait encore le bout du nez, comme un éternuement laissé par un vent capricieux. Depuis l'enfance, elle avait souvent joué avec sa métamorphomagie, un talent fascinant et capricieux. Elle se souvenait d'avoir emprunté les moustaches d'un chat pour amadouer celui de la voisine, ou encore de s'être donné une truffe de chien pour voir si cela lui permettait de mieux sentir les biscuits dans le four, dont le parfum sucré et réconfortant flottait dans la maison. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin lorsqu'on pouvait explorer de telles merveilles ?

 

Alors qu'elle plongeait à nouveau la main dans le sac, laissant glisser entre ses doigts les granulés de nourriture, elle laissa cette pensée se diffuser lentement jusqu'à son corps, comme une rivière s'écoulant vers la mer. La magie, fidèle compagne de ses explorations, fit le reste. D'abord imperceptible, la transformation se faufila sous sa peau comme une brise douce en été. Ses oreilles s'étirèrent en un mouvement fluide, se transformant en une fine silhouette féline. Un museau naquit lentement sur son visage, remplaçant avec délicatesse sa variante humaine. Rien d'excessif, juste ce qu'il fallait pour brouiller la frontière entre elle et les créatures qu'elle tentait d'approcher.

 

Un silence flottant s'installa alors, aussi fragile qu'une plume en équilibre sur le souffle du vent. Tegan, au fond d'elle-même, nourrissait plus d'attente pour ce moment que les créatures. Elle imaginait leurs grands yeux perspicaces et luminescents se fixant sur elle, pesés d'une intelligence ancienne, comme s'ils débattaient mentalement de l'étrangeté de ce qu'ils voyaient. Une humaine ? Une fléreur ? Une énigmatique créature entre deux mondes ? L'univers venait de leur offrir une énigme fascinante. Mais non, un fléreur, avec son pragmatisme instinctif, sait toujours apprécier la supériorité de la nourriture sur les curiosités sorcières. Pour l'heure, ils mangeaient, la tête plongée dans le repas offert.

 

— M'sieur Bowers c'est quoi votre créature préférée de tous les temps ?

 

Après un premier temps d'alimentation, un premier fléreur s'aventura à renifler son mollet. Elle rêvait, comme si elle était devenue l'une des leurs, qu'ils s'agglutineraient autour d'elle, réclamant leur part du festin et des câlins. Pas des masses, pour l'instant, mais Tegan, ravie quand même, distribuait la nourriture à pleines poignées, riant doucement en leur compagnie. 

Message publié Lundi 03 Février 2025 à 14:59

Bonjour Loredana,

 

Je me permets de répondre ici car ça me ferait plaisir de RP avec toi ! Et en particulier avec Lesley, même si je suis sûr.e que les autres personnages seront amené.e.s à se croiser aussi.  J'imagine bien Lesley et Tegan se retrouver en terme de curiosité et bienveillance avec les créatures magiques, même si l'élève pourrait lui donner un peu de tracas avec ses farces !


N'hésite pas à me faire signe si ça t'intéresse.

Bien à toi,

Morphée

Message publié Lundi 03 Février 2025 à 15:14

"Comme l'disait Dumbledore, bien sûr que ça se passe dans ma tête, ma belle, mais pourquoi en conclure que ces possibilités ne sont pas réelles ?"

 

Pour la suite : le mot est chapeauflou

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Tegan Thornfield

14 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Quelque part dans le parc, Mercredi 13 Décembre 2124

Tegan enfila ses baskets, tirant fermement sur les lacets, bien décidée à profiter de l'air frais en courant autour du lac par cet après-midi de décembre. L'atmosphère était imprégnée de l'odeur de la brume et de la fin de journée. Le ciel, d'un gris d'acier, s'étendait au-dessus du parc comme une mer calme, rappelant une couverture oubliée trop longtemps. Le vent frais venait chatouiller ses joues, laissant une trace rosée sur sa peau. Malgré le froid, l'humidité lourde dans l'air lui procurait un réconfort étrange, comme si chaque souffle la réveillait doucement à la vie, lui insufflant une énergie nouvelle tandis qu'elle commençait à trottiner sur le sentier bordé d'arbres dénudés.

 

Elle avait décidé qu’une course serait idéale pour laisser derrière elle les pensées tumultueuses qui l'agitaient depuis la matinée, les voix incessantes des autres élèves, les murmures insistants et les attentes pesantes. Elle imaginait déjà le rythme régulier de ses pas légers foulant l’herbe encore humide de rosée, chaque foulée libérant son corps de la tension accumulée. C’était ce genre de moment magique où tout autour de soi semblait se dissoudre comme un mirage, où seul l’écho de sa respiration, profonde et régulière, semblait avoir de l’importance, résonnant tel un mantra apaisant dans le calme du crépuscule. 

 

Cependant, comme c'est souvent le cas, la réalité ne se soucia guère de ses plans. Elle n'avait fait qu'une infime portion de sa course lorsqu'elle longea la lisière boisée frôlant le lac, et quelque chose capta son attention. Et je ne parle pas de son professeur, adulte banal, comme tant d'autres.

 

Un spectacle bien plus captivant que le paysage uniforme de son jogging se dévoila, quelque chose qui la fit stopper net dans son élan. Devant elle, une clairière baignée de lumière s'ouvrait entre les arbres, offrant une scène inattendue. Là, à quelques pas de sa position, se tenaient plusieurs fléreurs, ces créatures félines au pelage soyeux et aux oreilles énormes. Elles se déplaçaient dans un ballet silencieux, leur présence étonnamment imposante malgré leur taille modeste. Leurs yeux d'un vert éclatant, à la fois malicieux et sages, scrutaient chaque mouvement du crépuscule, comme s'ils saisissaient tout ce qui se passait autour d’eux, avec une attention infinie.

 

Les fléreurs se prélassaient dans l'herbe, leurs queues semblables à celles de lions se mouvant langoureusement, s'étendant dans des arabesques fluides et majestueuses. Leur fourrure, mêlant des nuances de brume et des éclats d'ombre, se fondait presque avec le ciel du crépuscule, comme s'ils faisaient partie intégrante de ce paysage chargé d'attente. Tegan observa, fascinée, ces petites créatures qui semblaient ignorer tout ce qui les entourait, et pourtant, leur vigilance était palpable. Ils n’étaient jamais totalement détachés de l’air environnant, mais se laissaient emporter dans une sérénité calculée. Leur comportement semblait faire écho à un équilibre magique, invisible mais parfaitement maîtrisé.

 

Elle s'avança légèrement, ses baskets foulant l'herbe encore humide, le parfum de la terre humide chatouillant ses narines. Le vent soufflait doucement, faisant frémir les feuilles autour d'elle. C’était un moment presque intime, un instant suspendu dans le temps où la magie envoûtante de l’endroit semblait dominer tout le reste, enveloppant le monde d'une aura mystique.

 

Les fléreurs, cependant, ne semblaient pas perturbés par sa présence. Leur attention était rivée ailleurs, concentrée sur l'air calme, sur l'harmonie de leur petit royaume, et leurs grands yeux perçaient l’atmosphère comme des miroirs, sans qu'aucune pensée humaine ne puisse y pénétrer. Tegan sourit, un éclat de malice dans ses yeux bruns pétillants. L'idée de se transformer en l'une de ces créatures fascinantes effleura son esprit, mais elle se contenta de l'observer, son regard fixé sur le ballet silencieux qu'elles exécutaient avec une grâce hypnotique.

 

Elle ne se pressait pas. Peut-être que, plus tard, elle pourrait tester un peu de cette magie qui fourmillait sous sa peau, mais pour l'instant, elle savourait cette scène parfaite. Après tout, l’un des charmes de la magie était de savoir quand l’utiliser, et elle n’était pas du genre à briser une tranquillité aussi précieuse. Les fléreurs continuaient à se faufiler entre les herbes, indifférents à la présence de cette jeune sorcière, et Tegan, captivée, se laissa emporter dans leur monde, son esprit flottant dans l'atmosphère suspendue du crépuscule.

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Tegan Thornfield

14 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Le parc de Poudlard, Vendredi 23 Février 2125

RP avec Nikolaï Polyanski 

@Azaël 

 

Le parc de Poudlard s’étirait sous un ciel pâle, caressé de nuages paresseux qui dérivaient avec l’indolence de chats bien nourris. L’herbe, encore perlée de la rosée matinale, s’inclinait sous la caresse du vent, exhalant un parfum d’humus et de terre humide. Au loin, le lac miroitait comme une lame de verre poli, ses reflets trahissant la présence furtive des strangulots sous la surface.

 

L’aube enveloppait encore le paysage d’une lumière diaphane, hésitante, comme si le soleil lui-même n’était pas certain de vouloir se lever. L’air portait cette fraîcheur coupante propre aux matins naissants, une morsure délicate sur la peau encore ensommeillée.

 

Au milieu de cette fresque vivante, Tegan, tout en jambes et en éclats de rire, défiait la gravité. Une corde à sauter tournoyait dans l’air avec un sifflement net, rasant parfois les pointes de ses baskets usées. Ses pieds effleuraient le sol, ne s’y attardaient jamais bien longtemps, tels des moineaux insaisissables. Hop ! Un saut précis, une boucle parfaite. Hop ! Un écart trop ambitieux, un emmêlement soudain. Elle trébucha, manqua de s’affaler, mais se rattrapa d’un mouvement souple, tout en poussant un soupir faussement dramatique.

 

Ses cheveux, d’ordinaire disciplinés en une masse bouclée, vivaient leur propre révolution, soulevés en une gerbe changeante à chaque bond. Tour à tour bleu électrique, rose fuchsia ou parsemés de mèches argentées scintillantes, ils semblaient répondre à ses sauts avec un enthousiasme coloré. Leurs variations accompagnaient les expressions de son visage : éclatants et vibrants lorsqu’elle riait, ternis et confus lorsqu’elle trébuchait. Ses yeux, d’un vert mousseux d’habitude tranquille, pétillaient à présent d’un éclat électrisé, reflétant l’excitation de son jeu.

 

Autour d’elle, le parc vibrait d’une vie propre. Les feuilles frémissaient, prises d’une curiosité contagieuse, tandis qu’un corbeau perché sur une souche inclinait la tête, comme s’il tentait de comprendre ce rituel étrange. Même le saule cogneur, ce grand atrabilaire végétal, suspendait un instant ses mouvements, ses branches figées dans une hésitation presque respectueuse.

 

Un dernier saut. Tegan accéléra, le souffle court, la corde devenant une traînée floue autour d’elle. Elle enchaîna les bonds avec une précision féline, sentant l’air se comprimer dans ses poumons, le cœur battre en cadence avec ses pieds. Puis — le faux pas. La corde s’emmêla dans ses chevilles, et elle s’effondra en arrière, s’écrasant sur l’herbe moelleuse avec un bruit mat.

 

Un instant de silence. Puis un rire fusa, libre et sonore, ricochant entre les arbres. Tegan se redressa sur les coudes, secoua les mèches folles de son visage, et leva les yeux vers le château. Ses tours gothiques se dressaient fièrement, impassibles face à son chaos organisé. Elle imaginait sans peine les tableaux bougons de la Grande Salle secouant la tête devant tant d’agitation inutile. Mais qu’importait ? Elle n’échangerait cette sensation de légèreté pour rien au monde.

 

Elle se laissa retomber dans l’herbe, savourant la morsure revigorante du matin sur sa peau, les paupières mi-closes. Un ouragan nommé Tegan Thornfield venait de traverser le parc, et il reviendrait demain, toujours aussi indomptable.

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Tegan Thornfield

14 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
La Bibliothèque, Jeudi 08 Mars 2125

PV Théia Sutton @Calypso 

 

Dans la bibliothèque de Poudlard, où la lumière du jour peinait à percer les vitraux poussiéreux, Tegan Thornfield était assise, entourée de piles de livres en désordre. Ses cheveux rose framboise, négligemment attachés, menaçaient de s'échapper à tout moment, et ses yeux verts parcouraient les pages jaunies d'un grimoire avec une intensité presque maniaque. La bibliothèque, avec ses étagères surchargées et ses coins sombres, n'était pas un lieu de repos, mais un champ de bataille pour les curieux et les désespérés.

 

Tegan, poussée par une curiosité insatiable et une détermination obstinée, s'était fixé un objectif : comprendre la mort mystérieuse de Percy, un joueur de Quidditch de Serpentard. La nouvelle de son décès avait plongé Poudlard dans un mélange de chagrin et de spéculations, et Tegan n'était pas du genre à laisser une question sans réponse. Elle passait des heures à fouiller dans des ouvrages anciens, cherchant des indices qui pourraient éclairer cette énigme.

 

Ses doigts, tachés d'encre, feuilletaient les pages avec une précision mécanique. Elle cherchait des sorts, des malédictions, ou n'importe quel élément qui pourrait expliquer l'inexplicable. Son esprit, souvent décrit comme un labyrinthe sans fin, s'efforçait de relier les fragments d'informations glanées ici et là, tentant de reconstituer le puzzle complexe de la mort de Percy.

 

Autour d'elle, les autres élèves étaient plongés dans leurs propres recherches ou devoirs, et Tegan savait se fondre dans le décor lorsqu'elle était concentrée. Ou presque. Elle tomba sur un ouvrage particulièrement ancien, dont la couverture en cuir craquelé portait des inscriptions en latin. Avec précaution, elle l'ouvrit, découvrant des illustrations complexes de rituels et de malédictions. Bien que son latin fût rudimentaire, elle parvint à déchiffrer certains passages grâce à son intuition et à sa connaissance des langues magiques.

 

Tegan notait soigneusement les informations pertinentes dans un carnet, son esprit s'emballant à mesure qu'elle découvrait de nouvelles pistes. Les heures passaient sans qu'elle s'en rende compte, tant elle était absorbée par sa quête. La lumière du jour commença à décliner, projetant des ombres sur les murs de la bibliothèque.

 

Finalement, elle leva les yeux et réalisa le temps écoulé. Avec un soupir, elle referma le grimoire. Sa journée de recherches avait été intense, mais elle sentait qu'elle était sur la bonne voie. Avec une détermination renouvelée, elle rangea ses affaires et quitta la bibliothèque, prête à affronter les défis qui l'attendaient. La quête de vérité de Tegan ne faisait que commencer, et elle était résolue à ne laisser aucune pierre non retournée, même si — ou surtout si ? — cela signifiait s'aventurer dans des territoires inconnus et potentiellement dangereux.