Harry Potter RPG

Liste des messages de Basil Banks

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

De la forme à la fonction [Cours Méta]

Message publié le 02/05/2025 à 20:42

L’eau s’épaissit à mesure qu’il avance. Comme si elle devenait plus dense, plus sombre. Autour de lui, les rayons du soleil s’éteignent, filtrés par une sorte de voile invisible. Il ne voit plus que flou et mouvements : son propre corps, le remous de ses bras, la vibration légère d’une herbe aquatique qui tangue dans le courant. Plus de surface. Plus de repères. Juste le silence. Ses branchies picotent un peu. Il sent l’eau passer dans son cou à chaque respiration, comme un souffle froid et artificiel. Il serre la mâchoire. Ne pas penser. Ne pas s’inquiéter. Amanda tient bon. Il doit lui faire confiance.


Un mouvement de jambe. Puis un autre. Chaque mètre lui semble plus long que le précédent. Le froid s’est infiltré dans ses vêtements et il devine à peine la direction de la lumière. Mais il continue, concentré. Parce qu’il ne veut pas échouer. Parce que Nikolaï le regarde peut-être. Parce qu’Amanda croit en lui. Alors il pousse un peu plus loin, les muscles tendus, les yeux grands ouverts malgré la brûlure. Encore un peu.


De la forme à la fonction [Cours Méta]

Message publié le 01/05/2025 à 21:21

Basil baisse la tête quand la voix calme du professeur Pope tranche l’air. Il ne s’attendait pas à réussir son sort à tous les coups, mais se retrouver à l’origine d’une corne de narval, devant toute la classe… il aurait préféré s’enfoncer dans le sol. Pourtant, le ton du professeur n’est pas moqueur, ni même dur. Juste… posé. Intransigeant dans sa douceur. Comme s’il savait que chaque erreur est une étape. Basil inspire lentement, et relève les yeux au moment où Amanda lui souffle un encouragement. Il esquisse un petit sourire. Il aime bien Amanda. Elle ne rit jamais à ses échecs. Basil touche du bout des doigts la base de son cou. Il sent la chair frémir sous ses doigts, différente, hérissée de légers sillons : des branchies. Pas parfaites, mais bien là. Il relève les yeux vers Amanda, esquisse un sourire sincère à son encouragement.
 

Il retire sa cape d’un geste maladroit, la replie rapidement et la dépose sur l’herbe encore humide. Ses mains tremblent à peine, mais pas de froid. D’appréhension, peut-être. Il garde ses vêtements légers, retrousse un peu les manches, et s’avance vers le bord du bassin. L’eau est sombre, légèrement trouble, mais il n’hésite pas. De toute manière, il ne peut plus respirer à l'air libre. Un pas. Puis deux. Il s’immerge lentement, l’eau englobant sa poitrine, ses épaules, son menton… et enfin sa tête. Tout s’inverse d’un coup. L’air se retire. L’eau prend sa place. Il inspire. Et il respire. C’est étrange. Ça chatouille les poumons. Ça ne ressemble à rien de naturel. Il ferme les yeux une seconde, les rouvre, puis commence à nager. La brasse est douce, souple, mais chaque mouvement semble plus lourd que d’habitude. Il avance lentement, concentré sur sa respiration nouvelle, sur la résistance de l’eau, sur la lumière qui ondule au-dessus.


Il pense à Amanda qui maintient le sort là-bas, sur la berge. Il espère qu’elle tient bon. Il continue d’avancer. Lentement, prudemment. Un mètre. Puis deux. Le fond s’assombrit un peu. Basil sent ses poumons s’adapter, son corps se délier. Il pousse un peu plus fort sur ses bras. Il n’est pas rapide. Mais il avance. Déterminé.


De la forme à la fonction [Cours Méta]

Message publié le 01/05/2025 à 13:13

Basil resserre un peu son écharpe, geste machinal qui ne répond à aucun vrai besoin. Le vent est léger, l’air presque doux, mais le tissu autour de son cou lui donne une impression de contenance. Il marche à un rythme calme, l’herbe trempée s’infiltrant dans ses baskets sans qu’il y prête attention. Ses yeux cherchent Amanda parmi les silhouettes rassemblées, mais c’est la voix de Charlie qui le tire de sa concentration. Il s’arrête, relève un peu la tête. Son sourire est timide, sincère. Il a encore du mal à croire qu’elle a su pour son anniversaire. Il ne l’a pas fêté. Il n’en parle jamais. Et pourtant, elle lui a offert ce vieux grimoire transformé en planque à photos. Il ne sait pas comment elle a deviné, ni comment il pourra lui rendre la pareille sans que ça paraisse fade.
 

- Salut Charlie, répond-il simplement, un sourire sur les lèvres.

À la gratitude s'était additionnée une angoisse étrange :  il n'avait aucune idée de la date d'anniversaire de Charlie Carter, et n'osait pas lui demander. Quand elle le taquine sur ses courbatures, il hoche lentement la tête, un amusement planté dans le fond des pupilles :
 

- J'repousse mes limites, il parait que c'est comme ça qu'on devient plus fort.
 

Son regard glisse jusqu’à Nikolaï. Il est là, figé comme une statue de marbre, comme toujours. La réponse à sa question est tombée, rude, tranchée. Pas si surprenant quand on y pense. Basil baisse légèrement la tête, mais curieusement, c’est un mince éclat de fierté qui passe dans ses yeux. Nikolaï n'est jamais ni dans la moquerie, ni dans l'encouragement. Il lance des ordres, et s'attend à ce que Basil les applique, parce qu'il croit Basil capable de tout en y mettant assez d'effort.

- Je vois, il se contente de répondre.

Amanda survient alors, et Basil l'accueille d'un sourire elle aussi, son ton joyeux débordant immédiatement d'entre ses lèvres :

- Salut Amanda ! C’est pas tout à fait ce que j’attendais non plus, mais ça a l’air... intéressant.

La voix du professeur Pope fend l’air. Basil écoute, silencieux, attentif. Chaque mot semble pesé. Il y a une forme de solennité dans la façon dont il décrit l’objectif du jour. Transformer pour s’adapter. Changer pour avancer. C’est tout l’inverse de ce que Basil fait d’habitude. Lui, il observe, il capte, il reste en retrait. Il ne change rien. Mais peut-être qu’aujourd’hui, il peut essayer. Il hoche la tête quand son nom est associé à celui d’Amanda, et il échange un regard complice avec elle. L'entrainement à deux, ils connaissent. Elle n'a pas l'intransigeance de Nikolaï, mais elle matche son énergie quand il s'agit de lancer des sorts. Ne se moque jamais de lui s'il échoue bêtement, d'ailleurs.

Puis, tandis que les autres commencent à se préparer, son regard est attiré ailleurs. Nikolaï retire sa chemise avec la même rigueur qu’un soldat en mission. Et ce qu’il dévoile est tout simplement... étrange. Fascinant. Des cercles, des lignes, un motif qu’on dirait vivant, comme gravé par magie. Basil reste figé quelques secondes, la bouche entrouverte. On dirait un vieux rituel de protection ou un sort scellé… Il ne sait pas ce que ça signifie, mais ça ne ressemble certainement pas à un tatouage décoratif. Est-ce que ça a un rapport avec la guerre dont il a été extirpé ? Osera t-il jamais lui poser la question ? La curiosité, vibrante, le voit observer son camarade un peu trop longtemps avant qu'il ne détourne enfin les yeux. 
 

- Hum. Est-ce que... tu veux y aller en première ? Ou je commence ? demande-t-il simplement, en sortant sa baguette.

Il respire un bon coup. L’incantation lui est familière en théorie, mais ça reste délicat. Il vise le cou d’Amanda avec précision, et prononce doucement :
 

- Branchia Ventosa !

Des branchies ? Non. Amanda se retrouve avec une corne de narval qui lui pousse au milieu du front. Basil hausse les sourcils en l'observant avec de grands yeux :
 

- Oh. Wah. Je heu... Professeur ?

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège des Branchies
Difficulté
6
Résultat D20
1
Interprétation
Échec Critique
XP gagnée
3

Des branchies ? Non. Amanda se retrouve avec une corne de narval qui lui pousse au milieu du front. Basil hausse les sourcils en l'observant avec de grands yeux :
 

- Oh. Wah. Je heu... Professeur ?

Autres résultats possibles

Des branchies nettes, bien dessinées apparaissent sur le cou d’Amanda. Basil souffle, soulagé.
 

- Wow. Ok, je crois que t’es bonne pour le grand bain !

Des branchies un peu distordues apparaissent. Elles frémissent, peu rassurantes.
 

- Euh... ça a marché, j'crois ? J'sais pas trop pour combien de temps. Si tu sens que tu manques d’air, tu reviens vite, hein.

Rien ne se passe. Amanda le fixe. Basil cligne des yeux.
 

- Où alors c'est toi qui lance le sort et c'est moi qui plonge... ?


De la forme à la fonction [Cours Méta]

Message publié le 27/04/2025 à 19:57

Basil resserre son écharpe autour de son cou, même si l’air du matin n’est pas si froid. C’est une habitude plus qu’une nécessité. Le chemin vers le terrain de Quidditch est paisible, parcouru d'herbe encore perlée de rosée, et Basil laisse ses baskets imbiber un peu d’eau sans y prêter attention. Il avance lentement, son sac en bandoulière tapotant son flanc à chaque pas, ses yeux fouillant déjà le paysage pour y retrouver Amanda. Il lui faut peu de temps pour remarquer la silhouette familière du professeur Pope, debout au milieu d'un terrain métamorphosé en zone d'entraînement étrange. Il y a déjà plusieurs élèves regroupés parmi lesquels il repère immédiatement Charlie, puis Nikolaï. Il salue la première d'un geste et d'un sourire timide avant d'hocher la tête vers son camarade Gryffondor, la posture aussi impeccable qu'à son habitude.

 

- Bonjour Professeur Pope, il énonce finalement à l'encontre de ce dernier.
 

Ses yeux s’écarquillent quand il aperçoit les trois zones d’épreuve : l’eau sombre, la boue mouvante, la paroi abrupte. Il sent son cœur bondir, entre appréhension et excitation. Ça ressemble à une aventure. À un défi. Basil se détourne et s'approche de Charlie, se demandant où peut bien être Amanda.
 

- Tu crois qu'ils vont nous jeter direct dans le marécage ou bien on a droit à un échauffement d'abord ?
 

Il rit doucement, puis d’un regard en biais, cherche Nikolaï. Celui-ci, droit comme un piquet, fixe l’horizon avec l’allure d’un soldat prêt à en découdre. Basil hésite, passe nerveusement sa main sur la bandoulière de son sac avant de se rapprocher d’un pas discret. C’est toujours délicat d’engager la conversation avec Nikolaï - il n’aime pas les bavardages inutiles - mais Basil se sent rassuré par sa présence.
 

- Ça a l'air... vachement physique aujourd'hui, hein ? souffle-t-il en penchant légèrement la tête vers lui, à voix basse, presque respectueusement.


Il gratte l'arrière de son crâne, esquissant un demi-sourire.
 

- Si j'arrive à escalader ce mur, j'ai l'droit d'faire un tour de terrain d'moins au prochain entrainement ?

 


Pratique magique

Message publié le 06/04/2025 à 16:14

Basil est soulagé. Pas seulement parce que son lapin a une tête vaguement normale, mais parce qu’Amanda a l’air de le trouver mignon, et qu’elle ne se moque pas une seule seconde. Il se prend même à rire doucement en voyant le lapin redresser la tête comme pour protester à l’évocation de son ancienne vie d'inertie. C’est un peu bizarre, cette façon qu’ont leurs sorts de leur donner l’impression d’avoir créé quelque chose de presque vivant. Peut-être même un peu de magie en plus dans l’air.


- Il a trop d'personnalité pour une ancienne boîte cabossée, commente-t-il avec un sourire, les yeux encore tournés vers le lapin qui a visiblement décidé que son coin de table était maintenant sa propriété.
 

Il hoche la tête quand Amanda lui propose de rester dans le thème animalier, visiblement aussi motivée que lui à continuer. Il l’observe avec une attention complice quand elle tente un Rongifors sur la plume récalcitrante. La métamorphose échoue à mi-chemin, la plume arborant une queue ridicule qui le fait pouffer.
 

- C’est elle, c’est sûr, elle nous déteste de l'avoir coupé dans son élan tout à l'heure.
 

Il se penche vers la plume, comme pour l’intimider.
 

- T’es fichue, ma vieille. On va t’avoir.
 

Puis il se redresse, l’œil un peu pétillant de malice, sa baguette entre les doigts.
 

- À mon tour. On reste dans les trucs poilus. Tu connais Mustelifors ? Paraît que tu peux avoir une belette, un furet… ou même une fouine.
 

Le sortilège n'était vraiment pas de leur niveau, mais Basil se sentait galvanisé par l'entrainement. Il vise la plume à son tour, prend une inspiration et articule :
 

- Mustelifors !

L’objet se plie, se distord, se redresse. Un petit furet beige et blanc apparaît sur la table, encore un peu tremblant sur ses pattes. Il éternue une fois, puis fixe Amanda avec de grands yeux ronds.
 

- J’pensais pas que c’était aussi mignon.
 

Il le pousse doucement du doigt, fasciné, puis lui tend une vieille gomme à sentir. Le furet la renifle… et la gobe.


- Ok. Faut pas le laisser sans surveillance j'crois.

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Mustelidae
Difficulté
12
Résultat D20
19
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

L’objet se plie, se distord, se redresse. Un petit furet beige et blanc apparaît sur la table, encore un peu tremblant sur ses pattes. Il éternue une fois, puis fixe Amanda avec de grands yeux ronds.
 

- J’pensais pas que c’était aussi mignon.
 

Il le pousse doucement du doigt, fasciné, puis lui tend une vieille gomme à sentir. Le furet la renifle… et la gobe.


- Ok. Faut pas le laisser sans surveillance j'crois.

Autres résultats possibles

La métamorphose est immédiate, dans un tourbillon magique parfaitement contrôlé. En un éclair, un furet lustré aux yeux malicieux surgit et commence à gambader joyeusement entre les pieds de la table, agile comme un serpent. Il saute même dans le sac d’Amanda avant d’en ressortir avec une plume dans la gueule.
 

- Okay waw. Carrément stylé. Je pensais vraiment pas y arriver !
 

Basil rit, stupéfait de sa propre réussite, tente de récupérer la plume pendant que le furet s’enfuit dans la classe en émettant de petits glapissements adorables.

La cible tremble, s’étire comme si elle allait se transformer… puis reste figée, la moitié de sa surface recouverte de ce qui ressemble à de la fourrure. Une longue plume poilue, bossue, inerte, qui dégage une odeur bizarre.
 

- Beurk. On dirait un truc qu'on aurait oublié dans une armoire. Basil grimace, tente de pousser l’objet du bout de la baguette. On va dire que c’était un projet artistique. Demi-réussi ?

Le sort frappe sa cible avec une force mal dosée. Une explosion de poils gicle dans toutes les directions, recouvrant Amanda, Basil et la table entière. La plume, elle, fond comme une glace trop longtemps au soleil, laissant un amas de pâte visqueuse poilue qui gargouille. Basil cligne des yeux, les cheveux hérissés de poils et le nez couvert.
 

- …J’crois qu’il est pas censé se transformer en raton laveur fondu. 
 

Il se redresse, parcourt le désastre du regard, l'air désolé qui vient se fixer sur Amanda.
 

- On r'prend l'entrainement des sorts de nettoyage ?


Pratique magique

Message publié le 06/04/2025 à 11:09

Basil ne saurait dire si c’est l’élégance avec laquelle Amanda porte son chapeau, ou la simplicité de sa phrase - la team fleurie - qui lui décroche un nouveau sourire. Quelque chose de léger flotte dans l’air, une complicité douce et singulière, comme une après-midi de printemps un peu bancale, mais franchement agréable.

 

- Ouais, j'trouve aussi, il répond doucement, presque timidement. Que c'est marrant de s'entrainer avec toi. Cool même.
 

Le genre de cool qu’il ne vit pas si souvent, surtout à l’école. Le genre de moment où personne ne lui jette de regard en coin, où personne ne ricane derrière son dos. Juste Amanda, le soleil, leurs sortilèges et une série d’accidents pas si catastrophiques. Il suit du regard la fiole qu’elle extirpe de son sac, intrigué, et redresse la tête quand elle prononce la formule. Avifors. Le mot claque, et la magie jaillit avec une grâce qu’il n’aurait pas cru possible. Devant eux, un petit phénix magnifique prend vie, embrase l’air d’un mouvement d’ailes flamboyant. Basil en oublie presque de respirer.
 

- Ok… là j’suis jaloux, avoue-t-il avec un rire admiratif. Il est trop classe, sérieux !
 

Il suit l’oiseau des yeux, fasciné, comme s’il venait d’assister à une éclosion. Et c’est vrai que le professeur Pope serait fier. Très fier. Amanda a assuré. Il sent son cœur battre un peu plus vite, à la fois à cause du phénix, mais aussi à cause de la pression : faut assurer derrière ça, maintenant. Il se lève, cherche autour d’eux un nouvel objet. Son regard se pose sur une vieille boîte en métal cabossée, qui traîne près de la fenêtre. Il la ramasse, la pose sur le bureau entre eux.
 

- Bon… j’vais tenter un Lapifors, lance-t-il en jetant un regard complice à Amanda.


Il prend une inspiration, lève sa baguette avec un mélange de concentration et d'appréhension, puis prononce la formule d'une voix distincte.

La boîte vibre une seconde, émet un petit plop, puis un lapin un peu ébouriffé en surgit. Son pelage est tacheté de gris, ses oreilles pendouillent légèrement, et il a un air un peu surpris d’être né. Il bondit maladroitement sur le bureau, évite de justesse le vase aux fleurs, puis se blottit dans un coin.
 

- Hey, il est pas parfait, mais il est marrant, non ?
 

Basil sourit, visiblement content de lui. Ça vaut pas un phénix, mais ça lui suffit.

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège de Lapimorphose
Difficulté
6
Résultat D20
19
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

La boîte vibre une seconde, émet un petit plop, puis un lapin un peu ébouriffé en surgit. Son pelage est tacheté de gris, ses oreilles pendouillent légèrement, et il a un air un peu surpris d’être né. Il bondit maladroitement sur le bureau, évite de justesse le vase aux fleurs, puis se blottit dans un coin.
 

- Hey, il est pas parfait, mais il est marrant, non ?
 

Basil sourit, visiblement content de lui. Ça vaut pas un phénix, mais ça lui suffit.

Autres résultats possibles

La boîte frémit, sa surface se tord avec une grâce presque chorégraphiée. Dans un nuage léger de fumée blanche, un lapin blanc immaculé aux longues oreilles soyeuses apparaît, bondit sur la table, puis vient se nicher contre Amanda comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Il rigole, fier, les mains sur les hanches, avant de s’accroupir à côté du lapin pour le caresser. Le pelage est doux, chaud, vivant.
 

- C'est dommage que les métamorphoses ne durent pas.

La boîte vibre… puis rien. Elle reste là, immobile. Peut-être un léger clong, mais rien qui évoque un quelconque mammifère. Il gratte l’arrière de sa tête, un peu gêné, et souffle :
 

- …hum. Peut-être que la boîte avait trop de caractère pour être changée ?

La boîte tremble… puis explose littéralement en un nuage de paille magique et de poils synthétiques. Un cri aigu retentit, et un quart de lapin, plutôt grotesque et cabossé, surgit sur le bureau avant de s’effondrer, inerte, avec un petit paf pitoyable. Basil reste figé.
 

- …Oh. Euh… c’était censé être un lapin entier.
 

Il cligne des yeux, puis détourne le regard, rouge pivoine.
 

- Va encore falloir tout nettoyer !


Pratique magique

Message publié le 31/03/2025 à 11:22

Amanda semble approuver la réparation. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, que sa mère l'approuverait à son tour. Elle accepterait, sans doute, comme elle acceptait certaines tâches indélébiles sur ses pantalons, ses gants, son bonnet, ses chaussures. La seule chose que gardait Basil intact n'était jamais que son Mekapteur, dont il prenait grand soin, et qu'il parvenait miraculeusement à tenir à l'écart des farces qu'on lui faisait si souvent. S'il parvenait à maîtriser ce genre de sortilège cependant, ces problèmes seraient derrière lui, et avec eux les regards appuyés d'une maman qui, il le savait, se doutait que tous ces accidents n'étaient pas toujours dus qu'a sa maladresse naturelle. 

Le regard couve les coutures dont sa camarade fait le compliment, et il y repasse un doigt plus lentement que tout à l'heure, comme pour en retenir le moindre défaut. La prochaine fois, elle serait pratiquement invisible, il décide. Il ne s'attend pas, en se retournant, à la gerbe de fleurs que lui tend subitement Amanda, et se sent rosir jusque la pointe des oreilles.

- Oh !

Ses doigts viennent saisir le bouquet presque par réflexe, et il se tient là comme un crétin, avec ses orchidées multicolores, à ne plus savoir quoi en faire. Les lèvres pincés, les yeux un peu écarquillés, il dresse la tête vers Amanda, la rabaisse sur son bouquet, de nouveau vers Amanda avant d'enfin balbutier :

- Heu... merci ?

Jamais personne lui a offert de fleurs. Encore moins tout un bouquet. Leur flagrance est douce. Printanière. Leurs teintes joliment illuminées par le soleil qui traverse les hautes fenêtres. Ce n'est pas un énorme bouquet. Ce n'est pas un bouquet extraordinaire. Mais c'est un joli bouquet. Basil se demande s'il va faner, à force d'être serré dans sa main moite, alors il s'empresse de récupérer un encrier vide sur une table. Sort sa baguette de l'autre main, malhabile, pour y faire couler un peu d'eau, et y déposer, délicatement, les tiges.

L'opération ne dure que quelques secondes, pendant lesquelles il sent les rougeurs s'étendre sur sa nuque, ses joues.

- T'avais rien à te faire pardonner tu sais, c'était juste un accident, il énonce sans la regarder, arrangeant une orchidée pour la tourner vers la lumière. En tous cas ton sort est vraiment réussi !

 

Ignorant les ravages de la timidité subite, il décide de se focaliser sur la magie d'Amanda. Lui adresse un sourire sincère par-dessus le bouquet. Un autre garçon que lui aurait pu se plaindre que ce n'était pas aux filles d'offrir des fleurs. Mais il était Basil Banks, et il savait apprécier la valeur d'un cadeau lorsqu'il se présentait, ainsi que la gentillesse d'une camarade qu'il se plaisait à voir comme une amie. Parce qu'il ne lui venait jamais à l'idée de l'humilier devant les autres. Parce qu'elle passait du temps avec lui entre les classes. Non pour se moquer, ou le prendre en pitié, mais pour s'entrainer, rire de leurs échecs, s'encourager dans leurs réussites.

- Merci Amanda, il répète alors plus sérieusement avant de récupérer sa baguette abandonnée plus tôt sur son pupitre. Ça m'rappelle...

Les fleurs n'étaient pas sans lui rappeler un sortilège, et lorsque son regard tombe sur un chapeau abandonné sur une étagère, Basil est saisi d'une envie. Alors il pointe son arme dans la direction de l'objet avant de formuler :

- Herbifors !

Un léger frémissement soulève le chapeau, et d’un coup, quelques fleurs modestes poussent entre les mailles du tissu. Un petit bouquet coloré - pâquerettes, pensées, boutons d’or - dépasse maladroitement du bord. Ça n’a rien de spectaculaire, mais c’est joli, propre, et clairement fonctionnel. Basil se fend d’un sourire satisfait, content que ça ne lui ait pas explosé à la figure, file le récupérer pour le présenter à Amanda :

- Un vrai chapeau de sorcière pour les garden-parties. C'est pour toi !

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Enchantement Fleuri
Difficulté
6
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Un léger frémissement soulève le chapeau, et d’un coup, quelques fleurs modestes poussent entre les mailles du tissu. Un petit bouquet coloré - pâquerettes, pensées, boutons d’or - dépasse maladroitement du bord. Ça n’a rien de spectaculaire, mais c’est joli, propre, et clairement fonctionnel. Basil se fend d’un sourire satisfait, content que ça ne lui ait pas explosé à la figure, file le récupérer pour le présenter à Amanda :

- Un vrai chapeau de sorcière pour les garden-parties. C'est pour toi !

Autres résultats possibles

Le sort fuse proprement de la baguette, dans une courbe nette et maîtrisée. Le chapeau se redresse comme secoué par une bourrasque invisible, puis de longues tiges en jaillissent en cascade, s’épanouissant presque instantanément en une explosion de fleurs de toutes les couleurs. Lavandes, pivoines, bleuets, et même quelques rares pétales d’argent s'entrelacent avec grâce. Le tout forme un véritable chef-d'œuvre végétal, un couvre-chef floral improbable mais magnifique.
Basil en reste bouche bée, presque un peu choqué de sa propre réussite.

- C'était heu... pour te faire un cadeau. Mais j'crois que j'y suis allé un peu fort, il rit légèrement.
Le sort claque un peu trop tôt, ou trop tard, c’est difficile à dire. Le chapeau se soulève d’un bond, puis retombe sans gloire dans un bruit mou. Une seule fleur minuscule pousse sur le sommet : une marguerite solitaire, qui pendouille lamentablement sur le côté. Basil soupire, bras ballants.

- Mh. J'crois que faut que je travaille là-dessus.
Le jet de magie est mal canalisé. Au lieu de faire pousser des fleurs, le chapeau se met à trembler violemment avant de... germer. Des tiges grimpantes jaillissent dans tous les sens, projetant des feuilles humides et collantes partout autour de lui. Deux lianes s’enroulent autour du pupitre, une pousse épineuse fonce vers le plafond comme une harpe incontrôlable. Basil se protège le visage en criant :

- Mince j’crois qu’il veut s’échapper ! Fais gaffe Amanda, c’est vivant ce truc !

Pratique magique

Message publié le 29/03/2025 à 20:23

Basil sursaute en entendant le bruit sourd. Son cœur fait un bond, et son regard se tourne aussitôt vers sa veste - ou plutôt vers le trou béant qui vient d'y apparaître, pile au milieu du dos. Il reste figé une seconde, bouche entrouverte, avant de lentement se tourner vers Amanda. Elle est blanche comme un drap. Il aurait pu paniquer. Il aurait pu râler, ou s’exclamer, ou pousser une exclamation de drame. Mais… il éclate de rire. Un rire franc, surpris, un peu incrédule.
 

- Bon bah... on saura au moins qu'elle est pas imperméable aux attaques surprises.
 

Il s’approche, prend sa veste entre les mains. Le tissu est fendu net. Amanda bafouille, s’excuse encore, mais Basil secoue la tête.
 

- C’est pas grave ! J’me dis que j’devrais p’têt m’entraîner à ça aussi…
 

Il dégaine sa baguette, déplie le tissu sur la table, et se penche légèrement, concentré. L’ouverture lui paraît bien large pour une si petite erreur. Mais c’est pas grave. Ce genre de truc, c’est aussi ça, apprendre la magie. Il inspire profondément. Pointe sa baguette sur la veste. Et prononce, d’une voix claire :
 

- Reparo.

La couture se fait, presque proprement. Le trou se referme dans un petit bruit sec, et s’il reste une discrète marque au milieu du tissu, c’est rien de dramatique. Juste une couture visible qui ne se démarque pas d'autres usures du vêtement. Basil passe les doigts dessus, teste un peu le tissu, puis hoche la tête.
 

- Pas trop mal. J’crois que j’vais survivre.
 

Il lève un regard amusé vers Amanda.
 

- Et elle aussi, apparemment.

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège de réparation
Difficulté
6
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

La couture se fait, presque proprement. Le trou se referme dans un petit bruit sec, et s’il reste une discrète marque au milieu du tissu, c’est rien de dramatique. Juste une couture visible qui ne se démarque pas d'autres usures du vêtement. Basil passe les doigts dessus, teste un peu le tissu, puis hoche la tête.
 

- Pas trop mal. J’crois que j’vais survivre.
 

Il lève un regard amusé vers Amanda.
 

- Et elle aussi, apparemment.

Autres résultats possibles

La magie fuse avec précision, presque élégamment. Les bords calcinés se replient comme des doigts, se joignent à nouveau avec fluidité, et disparaissent sans laisser la moindre trace. Même le tissu autour semble regonflé, comme si la veste venait de sortir tout droit des étals de Madame Guipure. Basil écarquille les yeux, visiblement bluffé.
 

- …Ok. J’m’attendais pas à faire ça aussi bien.
 

Il tourne la veste, observe le dos de plus près, puis lève les yeux vers Amanda, un peu trop fier :
 

- Honnêtement ? Elle est plus neuve que ce matin. Tu crois que je peux facturer ce genre de service dans l'école ? Il plaisante.

Le tissu tressaille, les bords se rejoignent… puis se détachent mollement. La magie n’a pas tenu. Le trou est toujours là, comme une mauvaise blague. Basil grimace, se frotte l’arrière de la tête.


-  Euh… ok. On va dire que c’est un design expérimental ?
 

Il se tourne vers Amanda avec un petit sourire gêné.
 

- J’vais devoir bosser ça un peu plus, hein. Mais t'sais quoi foutu pour foutu - sa mère disait ça souvent - t'as qu'à essayer toi aussi.

La magie rebondit étrangement. Au lieu de réparer le tissu, elle claque sur la manche gauche… qui se détache d’un coup sec, glissant jusqu’au sol dans un froissement mou de tissu. Basil reste figé. Puis il cligne des yeux.


- ... Heu...
 

Il se baisse, ramasse lentement la manche, comme s’il avait sous les yeux un artefact maudit. Puis il la balance sur son épaule, résigné.
 

- Grunge sorcier ?
 

Et il éclate de rire devant l'absurdité de la situation.

- T'inquiète c'est qu'une veste, il affirme à Amanda. J'l'ai depuis super longtemps. Foutu pour foutu on a qu'à continuer à s'entrainer dessus !


Pratique magique

Message publié le 28/03/2025 à 08:48

Un certain soulagement le saisit tandis que le sortilège d'Amanda fait son effet. Dans ce genre de moment, Basil ne peut qu'admirer la magie, qui semble dédiée à ne vouloir laisser aucune trace de leur forfait. Aucune ? Oh, peut-être cette légère marque effacée sur l'avant du bureau. En se penchant bien dans le bon angle, sans doute pourra t-on deviner la phrase gravée là par la plume quelques instants plus tôt. Avec un peu de chance, le professeur Pope ne la verra jamais, car comme le souligne si bien Amanda, elle n'est vraiment visible que pour élève posté au premier rang. Basil hausse les épaules, adressant un sourire à sa camarade :

 

- Ça l'fait ! Y a que nous qui saurons que c'est là et ce que ça y fait.

 

Ça a des allures de secret. Basil n'a jamais eu de secret avec personne, si ce n'est avec lui-même. Le secret, parfois lourd, de visions qu'il ne comprend pas tout à fait, lorsque des mots ne lui débordaient des lèvres sans avoir le moindre sens pour quiconque les entendait. Ce genre de secret semble absurde à côté. Dérisoire. Léger. Il échappe un éclat de rire, détendu à l'idée que l'ordre avait été ramené à la salle de classe. Bien sûr, ils ne sont pas à l'abri que tout dérape de nouveau, mais savoir qu'ils ont une solution à portée de baguette rend la chose plus simple.

 

- Ouais, j'vais retenter. J'vais bien finir par y arriver à force ! Basil fronce les yeux un instant, avant de soudainement retirer sa veste d'uniforme. Si j'arrive à le maîtriser, j'voudrais qu'il puisse protéger mieux qu'une feuille de parchemin, il explique à Amanda en déposant le vêtement sur le dossier d'une chaise qu'il positionne face à lui.

 

Et puis, au pire, s'il l'abîme, ça ne regardera que lui et ses compétences à la réparer. Basil se poste, baguette en main, pratique le geste rapidement dans l'air une ou deux fois avant de prononcer la formule en réitérant :

- Impervius !

Le jet de sort frappe la veste avec un bruit sec. Pas aussi propre que décrit dans le manuel, mais assez pour qu’un frémissement magique parcoure brièvement le tissu. Basil plisse les yeux, fait couler un peu d’eau sur la manche à l'aide de sa baguette. L’eau perle, puis glisse doucement. Pas parfait, mais clairement imperméabilisé.
 

- Pas mal, hein ?

Il se tourne vers Amanda avec un sourire mi-fier mi-surpris.

- Bon, c’est pas à l’épreuve d’un orage… mais j’dirais qu’il peut encaisser une bonne averse déjà.

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Enchantement Imperméable
Difficulté
6
Résultat D20
8
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Le jet de sort frappe la veste avec un bruit sec. Pas aussi propre que décrit dans le manuel, mais assez pour qu’un frémissement magique parcoure brièvement le tissu. Basil plisse les yeux, fait couler un peu d’eau sur la manche à l'aide de sa baguette. L’eau perle, puis glisse doucement. Pas parfait, mais clairement imperméabilisé.
 

- Pas mal, hein ?

Il se tourne vers Amanda avec un sourire mi-fier mi-surpris.

- Bon, c’est pas à l’épreuve d’un orage… mais j’dirais qu’il peut encaisser une bonne averse déjà.

Autres résultats possibles

Le sort frappe la veste avec une précision élégante, et une légère lueur bleutée se propage doucement sur le tissu, comme une vague protectrice parfaitement maîtrisée. La veste vibre à peine, mais quelque chose dans l’air autour d’elle semble… renforcé. Basil s’approche, fait couler quelques gouttes d’eau de sa baguette sur la manche : elles glissent comme sur du verre, sans même l'effleurer.
 

- T’as vu ? Même pas un pli mouillé !

Il rit, bluffé lui-même.

- Sûr j’peux faire ça sur mes chaussettes pour plus jamais avoir les pieds trempés quand j'me promène dans l'parc le matin !

Le sort fuse trop vite. Trop sec. Il rebondit sur la veste sans laisser la moindre trace. Rien. Basil cligne des yeux, s’approche, verse un peu d’eau : ça s’imbibe tout de suite, formant une tache humide bien visible.
 

- Ouais non.
 

Il soupire.

 

- J'vais pas abandonner pour autant, il déclare. Tu veux tester ? T'peux hein. Au pire on trouvera l'moyen de réparer ma veste si ça s'passe mal !

Le sort dévie à l’impact. Plutôt que de s’absorber dans la veste, il la frappe de biais… et une partie du tissu fume légèrement, comme si la manche venait d’être brièvement carbonisée. Une trouée noire s’étale sur l’épaule gauche du vêtement, un sifflement magique s’échappant du tissu brûlé.
 

- Oh, non non non non.
 

Il attrape sa veste en catastrophe, souffle dessus comme s’il venait d’y foutre le feu lui-même, lève des yeux ronds vers Amanda.

 

- Ok j’crois que c’était pas exactement le bon angle. Ni le bon débit. Ni... la bonne journée peut-être.
 

Il grimace en observant le dégât :
 

- J'vais réussir à réparer ça. Au pire j'dirais à ma mère que j'ai combattu un dragon ?


Pratique magique

Message publié le 27/03/2025 à 20:05

Une retenue ? Mince. Elle a raison, Amanda. Basil se pince les lèvres en observant le bureau, noirci par l'encre et plusieurs phrases qui semblent presque incrustée à l'intérieur même du bois. Des phrases qu'il préférerait que le professeur ne lise pas en s'imaginant que lui ou Amanda aient pu les écrire volontairement. Il fallait absolument qu'ils parviennent à nettoyer les conséquences de leurs échecs. Sans doute que sa camarade se fait précisément la même réflexion, car elle élève sa baguette pour prononcer un sortilège de nettoyage, d'une voix claire et déterminée. Le bureau cependant, reste inerte devant le déploiement de ses efforts, et Basil se met mentalement à paniquer.

 

- Heu... on insiste ! On est là pour s'entrainer après tout...

Un vieux proverbe disait : les paroles s'envolent, les écrits restent. Mais il était absolument sûr que ce proverbe devait plutôt s'appliquer à de belles leçons correctement apprises qu'à ce genre de phrases disgracieuses au manque de respect certain. Basil lève donc sa baguette à son tour, formule d'une voix forte et claire, comme Amanda avant lui, le geste aussi précis qu'il se rappelle devoir l'exécuter.

- Tergeo !

Le jet de sort sort de travers, dévié, et vient s’écraser mollement à côté du bureau. Rien ne se passe, sinon une légère fumée qui s’élève du sol sans effet réel. Basil cligne des yeux, baisse sa baguette et marmonne :
 

- …Ouais bon. L’honneur de M'sieur Beckett survivra pas à ça.
 

Il jette un coup d’œil gêné à Amanda, puis tente de sourire, comme si c’était pas si grave.
 

- C’était pour te laisser une deuxième chance de briller.

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège Détergent
Difficulté
6
Résultat D20
4
Interprétation
Échec
XP gagnée
3

Le jet de sort sort de travers, dévié, et vient s’écraser mollement à côté du bureau. Rien ne se passe, sinon une légère fumée qui s’élève du sol sans effet réel. Basil cligne des yeux, baisse sa baguette et marmonne :
 

- …Ouais bon. L’honneur de M'sieur Beckett survivra pas à ça.
 

Il jette un coup d’œil gêné à Amanda, puis tente de sourire, comme si c’était pas si grave.
 

- C’était pour te laisser une deuxième chance de briller.

Autres résultats possibles

Le sort jaillit avec une précision parfaite, un rayon fin et stable qui trace un mouvement fluide sur le bois. Sous ses yeux, l'encre se retire comme aspirée par une bouche invisible, les lettres se dissolvent dans l’air avec une grâce presque magique. La surface du bureau retrouve même un éclat neuf, comme si le meuble avait été poli à neuf. Basil reste un instant figé, surpris de sa propre réussite, avant de souffler :
 

- Oh bah... j'crois qu'il a eu peur de moi, le bureau.
 

Il se tourne vers Amanda, un peu fier malgré lui :
 

- Ni vu ni connu !

Celui qui a dit que les écrits ne pouvaient pas s'envoler ne devait certainement pas être un sorcier.

Un jet de lumière un peu tremblant s’échappe de sa baguette, pas parfait, mais suffisant pour que l’encre se mette à se résorber lentement. Une partie du bureau retrouve sa teinte initiale, même s’il reste une petite auréole, là où une insulte trop tenace a décidé de s’incruster un peu plus profondément. Basil grimace, mais se permet un sourire.
 

- J’crois qu’on a sauvé l’honneur du M'sieur Beckett. À moitié, au moins.

Le sort rebondit sur le bureau, ricoche contre la table voisine et... vient éclabousser une nouvelle fois la plume abandonnée d’Amanda, qui se met à cracher une nouvelle salve d’encre violette en traçant en capitales tremblantes :

BRAMBLETHORN PUE DU BEC !
 

Basil recule d’un pas, les yeux ronds. Il essaie de l’arrêter à la main, ce qui ne fait qu’enduire ses doigts d’encre. Nouveau soupir désespéré. Il se démonte pourtant et se tourne vers sa camarade.
 

- Vas-y Amanda toute façon on a pas l'choix faut qu'on y arrive !


Pratique magique

Message publié le 27/03/2025 à 18:22

Les pommettes rougissent sous l'effet du compliment tandis qu'un sourire perce, croque une joue encore enrobée par l'enfance qu'ils n'ont qu'à peine quitté l'un et l'autre. L'image d'Amanda guettant les mouvements de la plume plusieurs longues secondes lui donnerait presque envie de tirer son Mekapteur de sa sacoche pour immortaliser l'instant. Il passe, cependant, comme ils ont l'habitude de le faire, sous une pluie de poussière nimbée par les rayons du soleil que filtrent les larges fenêtres.

 

- Ça viendra ! Il l'encourage. Rit, un peu, car il n'irait jamais imaginer Amanda écrire ça de toute façon.

Puis, Basil triture sa baguette. Sur quoi veut-il s'entrainer ? Pas mal de sortilèges en réalité. Il a beaucoup de mal à s'exercer en cours, car il a toujours peur qu'un camarade ne vienne dévier ses essais pour en faire des bêtises que les professeurs lui octroient ensuite. Mais dans la sécurité d'une salle de classe désertée à l'exception de lui et d'Amanda, il sait que tout est possible.

 

- Vas-y, montre, il s'enthousiasme en observant sa camarade se mettre en place.

 

Basil n'a jamais entendu la formule qu'elle prononce, et il écarquille le regard devant l'amas de bulles qui se met à rédiger des mots. Des mots qui s'adressent visiblement à lui. Il se sent rougir, encore, mais il balaie la gêne d'un rire parce qu'Amanda parle de nouveaux des phrases rédigées par sa plume folle, et il préfère encore se focaliser là-dessus que sur le fait qu'elle puisse penser qu'il est le meilleur.

 

- C'est trop cool. Attends moi j'essaie de maîtriser celui-là en ce moment, il annonce en se redressant, baguette en main.

Ce serait moins spectaculaire, mais Basil se penchait souvent sur les sorts plus pratiques. Il prononce distinctement, le geste à l'appui précisément comme le leur a enseigné le professeur, l'instrument pointé dans la direction d'une feuille de parchemin ramenée plus tôt par Amanda : 

 

- Impervius !

Le sort claque dans l’air avec un son trop sec, et un petit éclair jaillit - pas sur le parchemin, mais droit vers la plume d’Amanda restée sur la table. Elle se redresse brusquement, vibre dans tous les sens… puis commence à suinter de l’encre comme une fontaine, éclaboussant la table, les mains de Basil, et un coin de la robe d’Amanda.
 

- Aaaaah non non non non c’était pas ça !

Il tente d’essuyer en catastrophe, l’air totalement paniqué.

- Oh la la j'suis désolé !

Un éclat de rire nerveux lui échappe.

- Tu crois que Pope va nous demander un devoir sur l’interaction catastrophique et accidentelle entre sortilèges inoffensifs ?

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Enchantement Imperméable
Difficulté
6
Résultat D20
1
Interprétation
Échec Critique
XP gagnée
3

Le sort claque dans l’air avec un son trop sec, et un petit éclair jaillit - pas sur le parchemin, mais droit vers la plume d’Amanda restée sur la table. Elle se redresse brusquement, vibre dans tous les sens… puis commence à suinter de l’encre comme une fontaine, éclaboussant la table, les mains de Basil, et un coin de la robe d’Amanda.
 

- Aaaaah non non non non c’était pas ça !

Il tente d’essuyer en catastrophe, l’air totalement paniqué.

- Oh la la j'suis désolé !

Un éclat de rire nerveux lui échappe.

- Tu crois que Pope va nous demander un devoir sur l’interaction catastrophique et accidentelle entre sortilèges inoffensifs ?

Autres résultats possibles

Le sort jaillit de sa baguette avec une précision étonnante. Le parchemin se couvre d’un voile irisé, presque invisible, mais visible sous certains reflets de lumière, comme une bulle protectrice. Basil approche un doigt prudemment, y dépose une goutte d’eau du bout de sa baguette - elle roule sans pénétrer, glisse parfaitement comme sur une vitre enchantée. Il relève la tête vers Amanda, les yeux brillants de fierté.

- Avec ça plus b'soin d'se protéger pour sortir sous la pluie !
Un petit éclat discret émane du parchemin, et Basil sent une légère vibration dans sa baguette. Il hausse un sourcil, incertain. Pour vérifier, il attrape son encrier - pratiquement vide et laisse tomber quelques gouttes d’eau dessus. La première perle s’écrase… puis rebondit doucement. Pas de quoi protéger un sac en pleine tempête, mais ça a l'effet escompté.
 

- Okay, j’crois que ça a marché… un peu.

Il fronce le nez, concentré, puis tourne les yeux vers Amanda, mi-sérieux mi-souriant.

- Avec ça plus b'soin d'se protéger pour sortir sous la pluie !

Un petit pouf sec résonne, mais aucun éclat, aucune vibration. Le parchemin reste désespérément normal. Basil fait une grimace contrariée. Il tente de faire tomber une goutte d’eau dessus pour vérifier, mais elle imbibe le parchemin à la seconde où elle le touche. Le papier gondole misérablement.
 

- … Ou alors j’ai juste lancé un sort d’humidification.

Il pousse un soupir dramatique, pince les lèvres. Y a des jours comme ça, hein. Mais il sourit vite à Amanda, un peu honteux mais pas vexé.

- Bon au moins ça a pas explosé ou fait apparaitre des phrases horribles hein !


Pratique magique

Message publié le 25/03/2025 à 21:08

Le silence de la chambre noire l'aura happé près d'une demie-heure toute entière, à plonger et replonger les photographies argentiques dans leurs bains. Bientôt, toutes sont accrochées, alignées sur un long filin suspendu au plafond, et Basil reste les observer alors même qu'elles n'ont pas découverts tous leurs secrets. Les couleurs restent encore fades, les ombres relaxées entre des silhouettes qui ne se sont guère mises en mouvement. Coup d'œil vers une montre dorée qu'il conserve dans la poche intérieure de sa veste. Ce n'est pas tout à fait l'heure, mais Basil aime arriver en avance. Pour plusieurs raisons aussi diverses que variées. Principalement pour éviter d'être en retard. Car voyez-vous, il n'était pas déraisonnable d'imaginer qu'on pourrait venir le chahuter dans le long couloir le séparant de la salle de classe, ou qu'une vision viendrait le figer des minutes entières, ou qu'un certain esprit frappeur se déciderait à le prendre à son tour pour cible.

 

Bref.

 

Il n'arrive rien de tout cela. En fait, Basil arrive bien avec trente minutes d'avance dans une salle de classe déserte, et il s'avance comme d'instinct vers la table qu'il occupait plus tôt. Son manuel extirpé de sa sacoche, qu'il laisse glisser au sol, il se décide à réviser en attendant la venue d'Amanda. Pas que le professeur Pope ne les ait mis en binôme tous les deux. Cela arrivait régulièrement : Banks et Howcraft n'étaient certes alphabétiquement pas assez proches pour expliquer le phénomène, mais sans doute le pupitre qu'ils avaient décidé d'occuper dès le début d'année, deux rangs avant le fond de classe. Désireux de ne pas trop attirer l'attention, ni d'un côté ni d'un autre. Ce coup-ci cependant, c'était Amanda qui avait demandé à Basil de s'exercer avec elle après les cours. Tout à fait volontairement. Basil ne connaissait pas très bien Amanda, mais il trouvait qu'elle était une élève extrêmement gentille.

L'an dernier par exemple, elle n'avait pas hésité à lui prêter de l'encre lorsque la sienne s'était malencontreusement métamorphosée en bestiole avant de quitter abruptement la salle de cours. 

C'est joyeusement donc qu'il la salue à son arrivée, d'un sourire large - sans prêter la moindre attention à l'heure, perdu qu'il était dans la relecture du dernier cours. Très vite, il s'agit de se mettre au travail, et Basil se pince les lèvres à la mention du défi. Honeydukes, il n'y a plus remis les pieds depuis l'épisode explosif pour lequel l'avait fait accuser Flynn au beau milieu du magasin.

- Dix, c'est bien, il répond avec enthousiasme sans y faire mention pourtant, délaissant ce problème à son lui du futur. Vas-y, montre !

Son manuel est fermé d'un geste alors qu'il se dresse de sa chaise pour sortir sa baguette et la rejoindre. Amanda ensorcèle une plume, qui ne tarde pas à s'élever dans les airs, et à prendre une posture, comme si elle était douée d'une vie propre. Basil lâche un éclat de rire, les sourcils haussés, plutôt impressionné. C'est un sortilège qu'il n'a jamais tenté de lancer encore, mais il a bien envie de s'y mettre, à voir la plume s'agiter comme elle le fait. Amanda perd pourtant visiblement son contrôle, car la plume se met à rédiger des trucs complètement délirants sur les tables. Wickerson mate les constellations pour pas voir sa calvitie ou encore Flynn Ryder fait même bander des chocogrenouilles et autre celui qui lit ça a des morpions magiques. Le plus mémorable étant sans doute le Milbourne nique Lord Beckett dans la bibliothèque qui fait violemment rosir les joues de Basil en le faisant étouffer un rire :

- Finite Incantatem ! 

La plume vacille, tremble, tente une dernière insulte - probablement une variation bancale sur Ryder lèche les balais de son frère - mais elle tombe finalement sur le bois de la table, comme assommée. Un gribouillis tordu continue à clignoter faiblement sur le bureau avant de disparaître, lentement. Basil pousse un petit soupir de soulagement, rangeant sa baguette comme si de rien n’était.
 

- Bon bah… on va dire que j’l’ai calmée, hein ?

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Antisort Général
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

La plume vacille, tremble, tente une dernière insulte - probablement une variation bancale sur Ryder lèche les balais de son frère - mais elle tombe finalement sur le bois de la table, comme assommée. Un gribouillis tordu continue à clignoter faiblement sur le bureau avant de disparaître, lentement. Basil pousse un petit soupir de soulagement, rangeant sa baguette comme si de rien n’était.
 

- Bon bah… on va dire que j’l’ai calmée, hein ?

Autres résultats possibles

Un éclat clair jaillit de sa baguette, presque élégant, et la plume s’effondre sur la table comme une étoile filante ratée. L’écriture cesse net, figée à la dernière lettre de ça rime aussi avec queuette, comme si les mots eux-mêmes avaient été surpris par la soudaine autorité du Gryffondor. Basil souffle, victorieux, les doigts légèrement tremblants d’avoir aussi bien géré. Il jette un regard à Amanda, haussant un sourcil :
 

- Ben dis donc elle en avait des choses à dire !

Un petit plop inoffensif s’échappe de sa baguette, suivi… d’absolument rien. La plume, elle, redouble d’enthousiasme, comme pour célébrer son immunité soudaine. Elle attaque une nouvelle ligne pleine de panache, où l’on devine : Amanda a des fantasmes sur Bramblethorn. Basil blêmit, manque d’en faire tomber sa baguette.


- Oh non non non non, fais un truc ! Amanda, elle va écrire un roman là !

Sa voix se casse au dernier mot, sa baguette vibre dans sa main... et au lieu d'annuler quoi que ce soit, la plume semble gagner en vigueur. Pire : une seconde plume restée dans le sac d’Amanda s’élève à son tour, soudainement possédée par la même malédiction d’écriture hormonale incontrôlée.

- MAIS QUOI ?!
 

Les deux plumes se lancent dans un concours d’insultes, remplissant la table de Pope a une perruque en poils de Botruc ou autre Basil embrasse ses chaussettes avant d’dormir. Basil recule d’un bond, la baguette levée comme un épouvanté face à un troll.
 

- C’est pas moi j’te jure, j’ai rien fait, ELLES SE MULTIPLIENT !


L'Affaire des Fizbizwiz Trafiqués

Message publié le 25/03/2025 à 11:21

Flynn a l'air plutôt super sûr de lui. Il est venu seul. Il va pas s'tirer. Il a envie d'lui payer un verre à lui, Basil Banks, et il va pas l'lâcher parce qu'il a personne a retrouver. Ça parait simple. C'est tout sauf simple, pourtant. C'est inattendu, inhabituel au possible, déroutant. Basil se demande sérieusement s'il devrait pas faire précisément ce qu'il a peur que Flynn fasse. Foutre le camp. Ça serait sans doute plus raisonnable. Ça laisserait moins d'chance à d'autres conneries d'arriver. Pourtant il se surpris à secouer la tête de droite à gauche, les mains enfoncées dans son blouson, le pas vissé sur celui de l'autre troisième année.

La chaleur du pub l'enveloppe instantanément, comme une couverture jetée sur ses épaules, et Basil sort un peu le menton de son col pour jeter un regard alentour. Y a pas grand monde. Aucun élève en vue, d'ailleurs, ce qui manque pas de soulager Basil. Il retire son blouson, son écharpe, qu'il dépose sur le dossier de la chaise sur laquelle il s'installe avec un genre de précaution, comme s'il s'attendait à ce qu'un piège quelconque y ait été déposé. Le dos un peu raide, gêné par une situation qu'il n'avait pas vu venir et dans laquelle il n'est pas foncièrement à l'aise, Basil suit du regard son camarade, qui commande déjà.

- Merci, il balance un peu bêtement.

Flynn Ryder est cool. Voilà la vérité qui s'impose. Basil se serait jamais attendu à ça, parce que Flynn est le petit frère de Spike, et que Spike est le plus jeune joueur à avoir rejoint une équipe de Quidditch professionnelle depuis pas mal d'années, et qu'il aurait toutes les raisons d'être le dernier des crétins. Celui que Basil avait cru être lorsqu'il l'avait dénoncé au milieu d'Honeydukes. Ça rend l'insulte qu'il lui a servi bien pire. Les doigts enchevêtrés les uns dans les autres sous la table, il se sent con. Il a pas vraiment l'habitude qu'un autre garçon de son âge veuille passer du temps avec lui volontairement. En dehors de Nikolaï peut-être.

Mais Nikolaï n'est pas le genre de garçon qui fait la conversation.

 

Entre le ronflement des cheminées et la bonne humeur ambiante cependant, Basil ne peut pas nier se sentir bien mieux que quelques minutes auparavant, et il s'autorise à se détendre un peu. À se caler contre le dossier de sa chaise. Le silence s'étire pourtant, étrange, peut-être pas assez pour être gênant encore, mais Basil pressent qu'il pourrait le devenir. Quand le chocolat chaud arrive, il le regarde comme si c’était un trésor moldu, remercie vivement le serveur avant de le saisir de ses deux mains pour en récupérer la chaleur.

- J'adore le chocolat chaud, il confie en osant finalement dresser un sourire vers Flynn. 

Il souffle un peu sur sa tasse, puis laisse le liquide fumant lui mordre les lèvres. C’est bon. Évidemment que c’est bon.


- Tu sais que pendant la Seconde Guerre mondiale, y a des soldats qui emmenaient des sachets de chocolat en poudre dans leurs bottes ? Pour les garder au sec. Certains disaient que ça aidait à tenir l’coup quand ils pensaient qu’ils allaient crever. Genre... une gorgée avant d’se faire tirer dessus.
 

Il baisse un peu la voix, mais ses yeux restent fixés sur sa tasse. Ses oreilles rougissent. Merde. Flynn va l'prendre pour un timbré c'est sûr. Sa mère lui a pourtant dit d'arrêter de parler de la guerre tout le temps.


Celui qui beuglait des ordres à tout va

Message publié le 24/03/2025 à 13:48

Le choix ne lui est guère laissé. Nikolaï se poste au-dessus de lui, véritable tour humaine qui projette sur Basil une ombre brute, figée. Un instant bref. La main du russe l'empoigne pour le hisser vers le haut sans la moindre délicatesse, et avec une aisance absurde. Basil tousse pauvrement, n'a pourtant pas le temps de se plaindre que l'autre le force à avancer, un bras jeté par-dessus ses épaules pour le soutenir afin qu'il ne chute pas directement sur le sol. Basil avance. Il ne sait pas pourquoi il avance, mais il avance, la gerbe au bord des lèvres et les poumons enflammés. Pantin désarticulé, il court même, sans équilibre réel, sans savoir vraiment où il va. Dans la périphérie de sa vision, d'immonde points noirs qui menacent de lui ôter la vision complètement.

 

Il ne dit rien pourtant, prend sur lui, et suit. Pour beaucoup, parce qu'il n'a plus la force de rien dire, ou alors parce que le russe l'entraine d'un pas ferme sans lui laisser le choix. C'est dur. Affreux, même. Comme un cauchemar que l'on vivrait éveillé. Basil se prend à se demander si on les voit. Si quelqu'un va se foutre de lui dans quelques minutes, quelques heures, de s'être laissé martyriser comme ça par Nikolaï. Mais il est trop tôt, bien trop tôt pour que quiconque soit dehors à profiter du spectacle pathétique qu'il doit sans doute offrir. Tout s'arrête brutalement, alors que ses baskets se figent au même instant que celles de Nikolaï, et que le russe le laisse tomber sur le sol. Marionnette aux fils coupés, il reste là à fixer la terre, avec la violente envie de vider tout le contenu de son estomac dans l'herbe à côté.

 

Rien ne sort.

 

Nikolaï a tort. Qu'il ne peut pas faire. A l'impression de le lui avoir prouvé si profondément que le russe va se détourner en crachant au sol, affirmant qu'il est faible. Mais le garçon reste. Tour immobile et rigide au-dessus de lui, il reste, campe sur ses positions. Demain plus facile, a-t-il dit. Demain. Demain Basil aura t-il retrouvé l'usage de ses jambes ? Grande question. Il a l'impression nette d'avoir été immolé vivant. Parvient à peine à respirer. Mais il a constaté par lui-même que c'était possible. A vu Nikolaï courir, et courir encore, sans se plaindre une seule fois. Faire des pompes, sans broncher, et même des abdos, et courir encore. Il semble imperméable à la peine, à la douleur, à la fatigue elle-même. Est-ce qu'il a souffert comme Basil souffre, au départ ? Il aime à penser que oui.

 

Parce qu'alors peut-être que Nikolaï a raison, et qu'un jour il sera fort comme le russe, capable de se défendre, et de courir des kilomètres sans s'essouffler.

 

- Ok, il répond alors, dans un souffle cassé.

Dans son regard, un éclat. Déterminé, malgré la fatigue. Il lève une main pour demander l'aide de l'autre garçon, qui le redresse sans effort. La journée va être longue. Il rêve de retourner s'écrouler dans son lit, pour ne pas ressurgir avant plusieurs heures. Mais ça va être l'heure du petit-déjeuner. Du cours d'Étude des moldus, puis d'Histoire de la magie. Alors il inspire profondément, pousse un long soupir, et se secoue mentalement avant d'embrayer, le corps endoloris et le sang qui lui mord les veines, avec ce petit excès d'adrénaline étrange qui le rend presque indifférent à son état.

 

- On va manger ? Il demande en guise d'invitation.


L'Affaire des Fizbizwiz Trafiqués

Message publié le 16/03/2025 à 18:51

C'est par instinct que Basil secoue la tête devant le paquet de bonbons, comme si sa vue seule pouvait suffire à lui remettre les tripes à l'envers. Il l'a eu, sa dose, et pas qu'un peu. Quelque part, il est rassuré de constater que Flynn s'est pas tiré, même s'il ose toujours pas le regarder. Il inspire lentement, histoire de se donner l'impression de pas être dans un état un peu glauque, avant de tâcher de se relever une jambe après l'autre. Finalement, son regard trouve l'autre garçon, alors que du revers de sa manche il s'essuie la bouche. Y a rien en vrai, mais c'est juste un réflexe. Le gars vient de lui proposer de lui payer quelque chose, et Basil sait pas vraiment quoi faire de ça. Alors il se contente de le regarder essayer de se débarrasser de la tâche de vomi étalée au sol.

Il grimace.

 

- Attends c'est pas à toi d'faire ça, il balance, un peu dégoûté.

Il sort sa propre baguette avant de la pointer en direction de sa gerbe pour formuler le sort.

La gerbe est comme absorbée par la terre, sauf que l'odeur persiste. Écœuré, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.



- T'es pas forcé d'me payer un truc hein. C'est pas ta faute si y avait un bonbon périmé dans c'que t'as acheté.

En vrai s'il l'avait pas mangé, sans doute que ça aurait été Flynn qui l'aurait mangé. Comme quoi la vie faisait bien les choses. Même sans avoir de vision, il avait évité à quelqu'un de vivre un truc vraiment merdique. Il a bien compris quand même que Flynn en démordrait pas, alors il le suit.

- J'savais même pas qu'un fibizwiz ça pouvait faire ça, il commente sur le ton de la conversation.

C'est bizarre un peu, de se balader à Pré-Au-Lard avec Flynn Ryder. Juste d'avoir de la compagnie à Pré-Au-Lard en fait. Basil sait pas trop quoi en faire. Est-ce que les garçons qui se promenaient en groupe dans Pré-Au-Lard parlaient de choses particulières ?

- J'crois que j'en mangerais plus jamais d'ma vie.

Alors qu'ils avancent, Basil reconnait plusieurs élèves, et sent comme un malaise l'envahir à l'idée qu'on puisse voir Flynn en sa compagnie. Qu'on puisse venir lui demander pourquoi ils étaient là ensembles. Est-ce que Flynn irait raconter ce qui s'était passé ? Il avait dit que non. Mais ce serait pas la première fois qu'un gars lui promet de pas raconter un truc qu'il le raconte quand même. Pour pas passer pour un gars qui traine volontairement avec Basil Banks. Ou par plaisir de lui avoir fait croire que quelqu'un pouvait être de son côté même l'espace de cinq minutes.

- T'es pas là avec des potes ? Il demande, nerveux. J'veux dire c'est ok si tu veux aller avec eux et tout. J'vais mieux.

La porte de sortie est ouverte. Parce que plus leurs pas les approche de l'auberge des Trois-Balais, plus Basil se sent pris par un mauvais pressentiment. Comme si le fait d'entrer à l'intérieur avec Flynn Ryder risquait de leur apporter que des problèmes, ou quelque chose comme ça. Mais c'est tout ce que c'est. Un pressentiment. Pas une vision. Mais parfois, ses pressentiments sont aussi forts et véridiques que ses visions.
 

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège
Sortilège de Disparition
Difficulté
6
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

La gerbe est comme absorbée par la terre, sauf que l'odeur persiste. Écœuré, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.

Autres résultats possibles

Ça marche du premier coup. Propre et net. Comme ce qui reste de son méfait d'ailleurs. Même l'odeur infâme a disparu. Satisfait, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.
Rien ne se passe. Basil serre les dents, encore nauséeux rien que de regarder le bordel, et décide de laisser la nature faire les choses. Sa baguette rangée dans sa poche, il se tourne vers Flynn.
Le sortilège a carrément l'effet inverse, dispersant la gerbe et multipliant son odeur dans l'air. Basil s'éloigne d'un pas en rangeant son instrument. Ok au pire ça va se barrer avec le temps non ? C'est que de la gerbe. T'façon s'il reste il aura plus besoin de sort pour multiplier le désastre. Il tourne la tête vers Flynn.

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