Harry Potter RPG
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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

La réplique le fait voir un peu rouge, même si Gus prend sur lui. C'est carrément abusé, mais il prend sur lui. Parce que ça parait évidemment qu'un type comme Bramblethorn va accepter un type comme lui dans sa salle de classe, alors qu'il a même pas l'option Runes. Nan mais franchement. Il s'écoute parler ? Ça a jamais été accessible pour lui, et il le sait très bien. Agacé, Ferguson serre les poings, la tête affaissée. Ni par honte, ni par montre de respect. Simplement pour éviter de laisser monter la tension qu'il cumule déjà depuis plusieurs minutes.

Il n'a donc qu'un reniflement dédaigneux à apporter à la conversation.

Les retenues sont attendues. L'interdiction de voler un peu moins. Déjà que y aura pas de coupe cette année, si on le prive en plus de grimper sur un balai pour les entrainements ou juste s'amuser, ça craint un max. Le menton relevé en moins d'une seconde, il braque un regard mauvais vers Bramblethorn, mais la plainte meurt dans sa gorge alors qu'il réalise qu'il va faire que s'enfoncer. Il se racle la gorge, plutôt, s'humecte les lèvres avant d'acquiescer. D'un mouvement sec et presque militaire. Hargneux. Il s'en branle de savoir que Bowers sera mis au courant. Bowers est loin d'être un type qui fait peur. 

C'est d'être privé de vol qui l'emmerde profondément. Sans un mot de plus, Gus tourne les talons pour quitter la pièce, histoire d'éviter de s'ajouter une semaine de plus complètement inutilement. L'a toujours sur que Bramblethorn était un con de toute façon. N'empêche qu'il a loupé son coup, et ça aussi ça l'emmerde. Il réalise à retardement qu'il vient de perdre sa réserve de Fiz, et ça le fait jurer tout seul dans le couloir. Plusieurs têtes se tournent, intriguées, mais découragé par sa posture hostile, aucun élève ne vient lui demander ce qui lui prend.

Vaut mieux, probablement.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Alison a jamais vraiment fumé. Est-ce que c'est bien surprenant ? Elle a pas la gueule de l'emploi. Y a une vrai différence entre les nanas qui crapotent en soirée, comme elle, et celles qui consomment pour de bon, qui vont pas s'mettre à glousser comme des dindes juste parce que la weed sera venu les chatouiller trois secondes après une latte tirée un peu trop fort. L'en connait qu'une vraiment. Pas que Sam ait beaucoup plus la gueule de l'emploi qu'Alison. Sam écoute en cours. L'est même plutôt douée dans pas mal d'entre eux. Mais Sam a des allures de meuf qui se prend pas la tête, ni pour son apparence, ni pour les garçons, ni pour rien de ce qu'a l'air de prendre la tête à plein d'autres meufs. Le genre chill qui matche au sein de leur groupe, d'une manière que peu d'autres meufs sauraient matcher.

 

L'truc c'est qu'il sait pas si ça a grand rapport avec la weed, ou juste avec le fait qu'Alison soit fondamentalement super différente de Sam. Parce qu'Alison a pas peur d'emballer des mecs dans les couloirs, ou de faire comprendre qu'elle peut aller plus loin. Il peut pas s'empêcher de se demander ça peut donner quoi si elle fume.


L'nez se fronce, parce qu'elle a l'air de croire que ça crame le cerveau. C'est pas la première à l'dire. Mais les autres qui l'disent ont pas son âge. Gus considère pas avoir l'cerveau plus cramé qu'un autre. La weed a toujours aidé à l'calmer. À l'empêcher de faire des trucs que personne aurait envie qu'il fasse. Il commente pas, pourtant. Ça le démange un peu. D'lui faire remarquer qu'on dirait une daronne, perchée sur son muret, à juger qu'fumer crame le cerveau. Sauf qu'il a pas envie de la démarrer. Parce que s'il la démarre elle voudra plus rien faire c'est sûr. Il y croit encore, Gus. Alison l'a suivi jusque dehors, elle reste alors qu'elle se pèle, qu'elle fume pas. Alors peut-être bien que ça peut finir quelque part ce foutu rencard improvisé. Il a mis une fucking chemise bordel.

 

- Mh mh.

Les doigts s'activent avec la force de l'habitude, l'regard vissé sur les feuilles collées alors qu'elles enveloppent le tabac, et les quelques mèches vertes dont il l'a décoré. L'a pas cherché à le charger moins que d'habitude, parce qu'il est trop sobre pour le genre de connerie qu'il est en train d'faire. Ses yeux se dressent vers Alison alors qu'elle débit ses questions, et qu'il capte d'abord pas du tout d'quoi elle veut parler. Red flags, green flags ? De quoi ? Heureusement elle répond pour lui, avant lui, illustrant directement le délire qu'elle se tape toute seule le cul sur sa veste. Parce qu'évidemment madame a foutu la veste sous son cul plutôt que d'la balancer sur ses genoux et s'tenir un minimum au chaud. Même pas il va chercher à comprendre.

 

- Aoutch.
 

Une main s'porte sur sa poitrine, marque une pause dans le roulage. Parce qu'il est c'mec qui fume, alors sans doute que ça veut dire qu'il a perdu des points rien qu'avec ça. La vérité c'est qu'il s'en branle un peu. Un rire l'ébranle au deuxième red flag, parce que no shit il jure c'est elle qui râle à la moindre idée. J'fume pas ça pue. T'as enterré un cadavre ? On n'a pas la même notion du fun. Il commente pas pourtant. Parce qu'elle est encore là nan ? Le cône est scellée d'un coup de langue et d'un geste sec de la main, planté entre ses lèvres sans la moindre hésitation. D'un roulement de son zippo, il l'embrase en secouant la tête, assurant sans l'dire que non le joint est pas trop fort selon lui. C'est-à-dire que ça dépend de sa tolérance aussi. Il inspire et s'retient de respirer en se tournant vers elle pour demander :

 

- C'est tout ?

 

Nan parce qu'elle a pas zappé les green flags ? D'où qu'viennent l'expression. Putain si c'est ça ses questions sérieuses, ils sont pas sortis. Jusqu'à aujourd'hui on lui avait jamais expliqué que ça existait tout ce bordel là. Il expire. De côté. Pour pas que ça vienne trop dans la gueule d'Alison. M'enfin y a du vent, et ça c'est pas sa faute.
 

- Ok alors heu... il lui refile le pétard d'un mouvement, se gratte la nuque de l'autre main. J'sais pas, ça sort d'où c'te question p'tain. C'qu'il aime chez une meuf, c'est qu'elle ait des boobs. Ça se tient en green flag ça ? J'aime bien qu'une meuf sache se marrer, il balance finalement en haussant les épaules. Genre pour de vrai. Pas comme une débile qui croit qu'elle doit s'marrer pour faire genre qu'un truc est drôle, s'marrer parce que c'est vraiment drôle et pas s'planquer derrière son col en mode faut j'cache que j'l'ai trouvé drôle. Ouais, ça. J'aime pas les meufs qui font semblant pour s'donner un genre. Les meufs qui jouent, qui mentent, qui t'font croire des trucs faux pour savoir des trucs vrais. Pis les meufs qu'ont peur de s'salir, il termine brutalement. Genre trop précieuses pour avoir trois grains d'terre sur l'pantalon. T'vois ? Il dit ça avec une insolence hargneuse, un sourire sur la gueule.

L'fait est qu'il aime les gens vrais, Gus. D'là à dire qu'il se ferait pas une meuf trop précieuse qui glousse pour de faux à ses vannes ? Ça serait hypocrite. L'est jeune et con, et une meuf c'est une meuf.

- En vrai c'est un peu d'la connerie, genre... Y a pas d'green flag ou d'red flag t'vois. J'pourrais très bien m'faire une nana qui s'marre pas comme j'aime bien, pis qu'a peur de flinguer ses fringues. J'm'en tape c'est pas comme si j'allais l'épouser. Déso hein, mais pour tester des trucs, faut bien tester des trucs que t'aime pas tellement, juste pour voir si ça pourrait pas changer.

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Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Il l’écoute plus vraiment. Ou alors si. Mais c’est pas de la vraie écoute, c’est le genre d’écoute où t’as envie de tout tordre entre tes mains, le genre d’écoute qui donne des démangeaisons dans la mâchoire. Pope, il parle comme un d'ces types intellos qui rédigent des papelards administratifs. Froid, carré, sans jamais lever la voix. Ça le rend fou, Gus. Parce que ça lui laisse rien. Rien à percuter. Rien à foutre par terre. Il regarde la plume comme si elle venait de l’insulter. L’encrier brille encore un peu. Pas un sort impressionnant, pas un truc qui ferait marrer ses potes. Ouais. Justement. C’est ça le problème.
 

- J’vais pas passer mon brevet de coiffure sorcière hein, il grogne. Si j’rate c’est parce qu’ça m’fait chier d'faire un brushing à votre plume.

Pis qu'il peut s'la carrer dans l'cul, aussi. Mais il la chope quand même, la foutue baguette. Parce qu’il veut pas lui laisser croire qu’il a flanché. Pas vraiment. Il est là, Pope, planté derrière son bureau comme un juge de concours. Alors autant foutre le feu à la scène. Il lève sa baguette. Inspire. Le regard rivé sur la plume.
 

- Asservo Meto.
 

La plume se transforme doucement. Elle se courbe, perd ses angles, prend du volume. Les matières changent. Y’a un petit soubresaut à la fin, presque rien, et puis… voilà. C’est une plume d’oiseau. Pas impressionnante. Mais juste. Gus souffle un peu du nez. Regarde Pope, genre content ?. Et se redresse dans son siège avec une arrogance pas trop assumée. Il sait qu'c'est pas suffisant.
 

Il la laisse sur le bureau. Genre c’était rien. Alors qu’il sait très bien qu’il s’est appliqué. Trop même. Pour un résultat qui conviendra pas. Ça l'soule déjà.  En même temps il est toujours là, et il est pas bien sûr de savoir pourquoi.

 

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Deb
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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Compatible à long terme. Ben merde. Il en resterait sur le cul s'il était pas déjà posé dessus. Son regard se braque vers l'obscurité, un peu écarquillé, un peu paumé. C'est-à-dire qu'il sait pas lui, s'il a déjà voulu s'foutre avec une meuf pour plus que l'emballer dans un placard à balai. D'abord parce qu'il a jamais emballé d'meuf dans un placard à balais. Alors comment s'imaginer ? Ça fait ça d'avoir fait des trucs ? D'avoir de l'expérience ? On commence à se poser ce genre de question chiante ? Pis d'abord, pourquoi qu'elle lui pose des questions pour savoir s'ils seraient compatibles à long terme ? Fergus est presque bienheureux que son attention soit déviée sur le pétard éteint, et l'incapacité d'Alison a le rallumer.

 

- J'l'allume, t'as juste à inspirer.

 

Il fait rouler le zippo. La regard inhaler. Tousser. Brutalement. Salement même. Il la regarde avec un amusement non feint. Hausse les épaules quand elle lui demande comment il fait pour que ça lui fasse pas la même chose.

 

- L'habitude.

 

Sa première clope il l'a tirée quand il avait douze ans. Son premier pétard ? Il sait plus. Mais il devait pas avoir loin des treize, peut-être bien. Il se souvient avoir craché ses poumons encore et encore. Il se souvient avoir cru qu'il quittait son corps tout entier. Il se souvient avoir tout oublié, pis avoir recommencé. Insisté tellement fort qu'il avait fini par en dompter les sensations. À moins qu'ce soit les sensations qui l'aient dompté. Parce qu'il les recherche encore et encore, depuis qu'il crache plus ses poumons.

 

- T'vas pas mourir je jure.

 

Il récupère le pétard volontiers, se l'envoie sans broncher. De longues lattes comme il a appris à s'les faire. Les yeux sur Alison qu'annonce qu'elle aime bien les types qui savent danser. Il sait danser. Même qu'il aime danser. Bon point pour lui ? Sauf qu'après elle sort qu'elle kiffe aussi les mecs cultivés, et là il tousse. Malgré lui. Parce que merde. Cultivé, ça rime pas avec Ferguson Decker. Il a des trucs à raconter, sûr. Pas l'genre de truc qu'Alison Carter a envie d'entendre, il pressent.

 

- Ok, ok, vas-y, il refile le joint sans discuter.

 

Il la guette. Peut pas s'en empêcher. Les lèvres roses qui s'referment sur son cône d'un mouvement un peu lascif. La manière dont la fumée s'engouffre entre elles, pour mieux ressortir une seconde plus tard à peine, sans tousser. Il a un sourire qui s'dresse. Débile. Comme fier qu'elle ait pas toussé. Débile quoi. Pis la question tombe, et pour celle là il doit avouer il était pas prêt. Il a l'impression d'se taper un quiz cheloue de Sorcière Hebdo ou autre délire du genre.

 

- Wah.

 

C'est ça un date ? Si c'est ça c'est perché. Loin de l'idée qu'il s'en faisait. Mais bon. Il est en date. Avec Alison Carter. La tête renversée vers l'arrière, Gus réfléchit pour de vrai, quelques secondes à peine, avant de rabattre la nuque vers l'avant et de braquer l'horizon d'ses yeux d'un bleu étranglé au THC :

 

- C'est facile.

Ça l'est pas. Ferguson est pas l'genre de mec à se questionner sur lui-même chaque fois qu'il passe devant l'miroir. Mais il sait bien s'donner l'air de rien. Improviser. Alors c'est ce dans quoi il se lance, avec nonchalance, la fumée autour de la gueule qu'a pas l'air d'le déranger le moins du monde. Il commence par Alison. Parce que c'est ça qu'est facile, finalement, d'commencer par Alison. Il s'fait toujours une meilleure idée des autres qu'il se fait d'lui-même.

 

- T'es super obstinée. Ça compte comme une qualité. Suffit qu'tu veuilles un truc. T'reculeras devant rien pour l'avoir. Parce que c'qu'Alison Carter veut, Alison Carter l'obtient. J'ai pas raison ? C'est comme ça qu'il la voit. Mais t'as peur de ce que les autres peuvent penser d'toi. Alors des fois tu fais pas c'que tu veux juste à cause de ça.

 

Un silence s'installe. Il récupère le pétard.

- Pis moi... il hausse les épaules. J'en sais foutre rien. Pourquoi j'dois répondre pour toi et pour moi d'abord ? Il se tourne vers elle. Tu m'connais d'puis quatre ans d'jà. Vas-y. Dis moi. Nan attends j'ai déjà la réponse. Il s'agite un peu, comme excité : T'vas m'dire que j'suis l'dernier des branleurs mais qu'des fois j'te fais quand même marrer en classe. Des fois j'te fais marrer en classe hein Alison ? Il hausse les sourcils à plusieurs reprises comme un débile avant de s'envoyer une autre latte, un mouvement sec ramenant sa tête vers l'arrière.

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Deb
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Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Les yeux sur l'animal qui semble définitivement pas se faire à son anatomie porcine, Gus a les lèvres pincées, un sourire hissé sur le bord d'une joue. C'est marrant ok ? Plus marrant qu'une simple belette parfaitement exécutée. Bon, ça fait chier de pas en avoir foutu plein la vue à Pope, qu'a pas l'air de croire deux secondes que le délire est volontaire, mais est-ce que c'est si grave ? Il a métamorphosé l'bordel, c'est vivant, ça ressemble fort à une belette, ça mérite un Effort Exceptionnel ok ? Mais non. Fatalement que non. La perfection ou rien qu'il veut, le Pope. Un truc propre. Fini.

Il se renfrogne un peu Gus, sans regarder une seule fois le professeur, les doigts agités pour occuper la bestiole qui bondit en faisant des tours sur elle-même encore plusieurs secondes. Où est-ce qu'il a foiré ? Il sait pas trop. Il sait juste qu'il foire systématiquement tout, alors est-ce que c'est bien surprenant que sa belette ait une queue en tire-bouchon ? Pas tant. Même qu'il a réussi l'autre jour, avec l'autre tête de con. Il hausse les épaules, l'air de cogiter quand même, même si dans le fond il fait surtout la gueule. Il est pas si mauvais ok ? Même s'il en donne l'air. Y a des élèves de son année qui seraient pas capable de faire ce qu'il vient de faire.

Mais ça Pope le souligne pas.

 

- Peut-être bien que j'gagnerais des tunes, il balance en dressant finalement le regard vers son professeur, un sourcil un peu haussé, arrogant. La première métamorphose de belette-cochon du monde magique. Y a un délire croyez pas ?

Au même instant, l'animal se fond sur lui-même pour former de nouveau la statut d'hippogriffe qu'elle était initialement, et Gus grimace. Sa baguette magique à la main, il hésite qu'un bref instant avant d'annoncer :

 

- J'vous la fait en mieux z'allez voir. Avec la bonne queue et tout. J'étais pas concentré c'est pour ça.

Même que c'est vrai un peu. Il était plus focalisé sur le fait d'montrer qu'il savait y faire à Pope que sur la manière dont il allait s'y prendre pour le prouver. Il avait même pas cherché à visualiser vraiment la belette. S'était juste refait le film du cours dans lequel il avait excellé à la performance. Mais là il a le visuel de la belette bien en tête, parce qu'elle vient de se former et de se déformer sous ses yeux, pis la queue est pas bien dure à ajouter avec un minimum d'imagination. Alors, déterminé, il pointe de nouveau sa baguette sur la statuette avant de prononcer la formule. 

La statuette se contorsionne, prend forme de nouveau, pour reprendre les traits parfaitement identiques de la belette précédente. Y compris sa queue en tire-bouchon qui bat dans l'air avec mesure. Gus la regarde. La belette le regarde. Gus regarde Pope.

- Nan mais après si elle se plait comme ça, z'êtes qui pour juger ?

C'est frustrant un peu, parce que là il a vraiment essayé.

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Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Ça lui en a touché une sans faire bouger l'autre. Sans déconner. Croyait vraiment que c'était pas fait exprès l'coup de la belette ? Pis c'est quoi ça, d'lui foutre tout un programme de révisions et d'exercices sous prétexte qu'il refuse de le voir échouer hein ? Gus il sait encore aviser une retenue quand il en voit une. Pas la peine de lui faire croire qu'il a des difficultés. Zéro qu'il en a, des difficultés. Fallait voir la belette hein. Même que le courrier serait partit au feu si les autres lui avaient pas piqué. Jimmy s'était bien foutu d'sa gueule avec Balt. Sam avait froissé l'nez comme elle fait toujours quand elle a un truc à redire mais qu'elle ose pas l'dire. Ambrose... Ambrose s'était contenté de dire que ça pourrait être vachement utile pour l'tournoi s'il te donne des cours particuliers

L'truc c'est qu'Ambrose a souvent raison, voyez.

Bref, le mercredi suivant, Gus a zappé. L'a rien décidé en vérité, à part qu'il s'en battait royalement la nouille. Jusqu'à ce qu'Ambrose refoute ça sur le tapis, avec l'autre traître de Sam qu'approuve en rajoutant que Gus s'tu foires ton année on s'ra plus dans la même classe l'an prochain tu captes ? Sam aussi a souvent raison. Alors les deux en même temps ? Autant dire qu'à dix-huit heure pétante le Decker est brandit devant la porte comme un putain d'trophée. Non parce qu'ils l'ont accompagné quoi. Jusqu'au bureau, à le mater avec insistance pour qu'il frappe de lui-même en les matant d'un air assassin. Pourrait tous les buter s'il les aimait pas tant quoi. S'barrent tous autant qu'ils sont alors que Gus passe à l'intérieur du bureau.

- B'soir.

C'est mâché sans hésitation alors que son regard se perd sur les étagères, sur les artefacts entreposés ça et là, sur les tranches de bouquins dont il peut pas lire le titre de là où il se tient. Partout sauf là où se trouve Edwin Pope et son programme de révisions pour attardés. D'une main il déserre sa cravate. Sa chemise est pas forcément rentré correctement dans le pantalon. Ses chaussures ont des traces de suie qui proviennent d'on ne sait où. Ses cheveux en bataille ont pas l'air d'avoir vu l'ombre d'un peigne depuis le réveil. C'est une sale journée. Le genre qu'il aurait voulu terminer dans la salle commune autour d'une bataille de cartes explosives à piocher dans sa réserve de fiz. Son manuel sous le bras, il récupère sa baguette dans la poche arrière de son jean pour les présenter devant lui dans un geste à la fois assuré, et particulièrement pataud.

- J'ai tout ramené sauf la motivation, il balance avec anarchie en plantant finalement son regard sur son professeur. 

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Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

Gus a instantanément envie d'lui en coller une. Ça lui prend même tout c'qu'il a pour pas bouger et s'contenter d'assassiner l'type du regard. À peine s'il écoute ce qu'il balance au sujet de la sphère. Hydrasil. Détection de magie. Pas fou. Gus se contente de mater la vitrine pointée brièvement du doigt avant d'en revenir à la sphère, pis à Bramblethorn. Sauf que voilà. L'type sait. Gus a aucune idée d'comment, ou de pourquoi, mais on va dire qu'il a pas b'soin d'une foutue sphère Hydrasil pour comprendre que y a d'la magie dans l'air. L'genre pour bien l'emmerder. Il reste soutenir le regard du type pendant plusieurs secondes, et bordel on pourrait presque lui donner un oscar tellement il arrive à pas avoir l'air surpris. Il le quitte pas des yeux non plus alors qu'il plonge la main dans son froc pour en extirper la clé, la balancer sur le bureau à côté de la sphère. Un sourire s'étire sur sa gueule alors qu'il constate le froissement dans la visage de son professeur.

 

- Ça va j'suis pas aussi désespéré, il balance en imitant la manière de parler de Bramblethorn.

 

Je vous serais gré de. Par ailleurs. Se vomit pas tout seul le gars des fois ? Gus s'avance avec une telle brusquerie qu'on pourrait croire qu'il va balancer son poing directement dans le nez de Bramblethorn, mais il se contente de récupérer la sphère et la clé. Les fait bien frotter sur la table avec tout un bruit de raclement pas du tout nécessaire. Dirigé vers la vitrine sans plus d'hésitation, il l'ouvre d'un geste pour reposer les objets aléatoirement et sans aucune délicatesse avant de refermer le bordel. La porte vitrée reste à trembler subtilement alors qu'il s'en éloigne en levant les mains comme un putain d'innocent :

 

- Là. Y a pas mort d'homme m'sieur. Ni vu ni connu ok ?

Pas moyen d'ignorer le regard insistant du professeur. Bordel. Il le lâchera pas. Gus lève les yeux au ciel.

- C'était pour l'tournoi c'est tout.

Il dit ça comme un type qui crierait à l'injustice. Vrai que y a une injustice un peu. Genre seuls les élèves du club de runes ont des récompenses badass pour participer au délire, et les autres vont s'faire foutre. Mais ça ça lui passe au dessus à môsieur Lysander Bramblethorn, ses cours de vocabulaires et ses vêtements friqués trop propres sur eux.

- J'me tape la canne ou j'peux m'tirer là ? Gus demande finalement avec insolence.

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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Au regard noir de Ryder, Gus se contente d'hausser les sourcils en toute innocence. Innocence balafrée par la lueur de défi qui se tient vissée dans le fond du regard. La réputation de Carter la précède, mais il s'était pas imaginé que Spike serait passé dessus avant lui. Même qu'il peut pas s'empêcher de rester comme un chien qu'attendrait son os, en vain. Il est où l'répondant hein ? Pis finalement alors que cette tête de con de Spike se tire, et qu'elle lui tourne délibérément le dos, il l'entend. Ça lui tire un sourire qui lui fend la gueule d'un bout à l'autre. Se détournant, il se tape un coup de coude énervé de Sam, qui jette sur lui un regard pas du tout impressionné.

- Quoi ?
- Débile.

Pour toute réponse, il la chope par les épaules pour la secouer un peu, et elle se défroisse presque instantanément. Ça dure qu'une micro-seconde, parce que Sam elle aime bien montrer qu'elle fait la gueule même quand elle fait plus la gueule. Son nez se froisse de nouveau et elle le repousse.

- Dégage.

La seconde suivante voit le grand Pope entrer en scène, sa première réplique directement dirigé vers un Gus qu'affiche sa moue la plus déçue alors que les camarades se marrent à côté. La posture du type change presque du tout au tout tandis qu'il entame le cours, s'attirant l'attention de l'ensemble de la classe sans aucune peine. Y compris celle de Gus. Faut dire que même lui se rend compte à quel point ça pourrait être exceptionnel de tout niquer au tournoi. Pis bon. Faute de coupe de Quidditch, ça peut être un moyen comme un autre de bousiller la belle gueule de Ryder.

Pas que ce soit un argument principal mais presque.

Le discours est pas méga-fascinant. La démonstration en revanche, accroche définitivement les yeux de Gus. C'est stylé ok ? Il a jamais trouvé Pop vraiment stylé de manière globale, dans ses chemises monotones et derrière ses lunettes d'intellectuel, mais quand le mec brandit une baguette avec autant d'efficacité, ça remet un peu les choses en place. Enfin ça donne surtout envie à Gus d'être à sa place. Nan parce que faut voir comme les nanas l'regarde en fait. À moins qu'il se fasse des idées. Gus se fait souvent des idées.

Bref.

La démonstration se termine par la répartition des groupes, et si Fergus est un peu déçu de pas se retrouver avec Ambrose et Sam, il est par contre plutôt refait de se retrouver en tête à tête avec Ryder. Sauf que voilà. Sa gueule satisfaite doit se calculer à deux kilomètres - ou juste un mètre en fait -, parce qu'Ambrose le chope à l'épaule pour lui réclamer de pas régler ses comptes. Agacé, Gus se défait de sa prise en un geste, écarquillant les yeux avec l'air de dire mais de quoi tu m'causes, même si chez Ferguson Decker ça veut probablement plutôt dire va te faire foutre.

- Focus tournoi, il répond pourtant avec affirmation en tapant son meilleur clin d'œil au copain et en lui tapant deux fois l'épaule d'une main.

Il fait la même à Sam en passant à côté avant de se diriger vers les cages, ses yeux se portant directement sur la silhouette du poursuiveur Serpentard. Avec une intensité qui laisse pas grande place au doute quant à sa manière de focus tournoi. Il s'arrête pas à côté, préférant se rameuter directement devant les cages pour checker les bestioles enfermées. Les rats lui font juste penser à Tori. Ça lui a jamais bien plus qu'on s'en serve comme ça pendant les cours, même s'il l'admettra jamais à personne. Bon il l'a déjà admis. Après l'pétard de trop avec les copains. Il est à peu près sûr que c'est ce jour là que Sam a décidé de vraiment se dérider autour de lui.

- T'as dit quoi là ?

Il se retourne avec vigueur pendant que Ryder se fout ouvertement de la gueule de son pote, avant de lancer un sortilège en direction d'une grenouille au hasard. Gus regarde même pas ce que ça fait avant de pointer sa baguette droit devant lui, direction Spike Ryder :

Les pieds de Spike s'allongent brutalement, s'étirent de chaque bord pour former de splendides palmes tellement immense qu'elles manquent faire perdre l'équilibre au mec, dont le charisme vient de couler au fond du lac noir.

- Merde, excuse mec, j't'ai confondu avec les putains d'rats.


 

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Dans les collines non loin de Pré-Au-Lard, Samedi 17 Février 2125

On lui a souvent dit qu'il était lourd, Gus, mais là c'est carrément trop littéral. Même qu'il déteste la sensation. Il a pas l'bon réflexe. Se laisse aller vers le sol histoire d'alléger un peu le magnétisme qu'il a l'air d'exercer sur lui, sa baguette oublié dans la poche de son pantalon. Il jure. Jure encore. Pas que ça permette de les tirer d'affaires, mais ça soulage un minimum. Ça fait pas cinq minutes qu'ils ont démarré la course, et il est déjà en sueur, aplati par l'intensité d'Mercure au minimum. C'est Dylan qui les tire d'affaire d'un sortilège, et Gus inspire profondément avant de secouer la tête et de jurer encore

 

- Avec un peu d'chance y en a un qui nous attend autour de la dernière balise Didi. J'vois bien Bramblethorn avoir préparé des p'tits sandwichs rien qu'pour nous.

 

Rien que l'idée le fait marrer. Parce que c'est Bramblethorn. Qui prépare des sandwichs. Ça l'étonnerait vachement moins de Wickerson étrangement. Le type est perché des fois. Sauf que ce serait le genre de sandwich qui vous colle les pieds au plafond parce que vous avez eu la mauvaise idée d'y taper un croc. Gus redresse la carte pour checker les alentours. Il fait tellement sombre que le délire d'une carte topographique parait complètement con. Ce coup-ci il se concentre quand même un minimum, parce qu'il a moyen envie d'marcher directement dans un trou d'ver ou un autre délire du genre.

- Ok on est là hein ? Il demande dans la direction d'Ambrose, parce qu'Ambrose a tendance à être plus doué qu'lui pour les directions.

Globalement il commence à se dire qu'ils devraient pas se diriger vers la balise la plus proche, parce que c'est peut-être bien ça le piège. Aller au plus facile. Genre leçon de vie un peu naze de la part des mongols qui leur servent de profs, voyez ?

- Ah mais putain attendez.

Nan parce que Gus a une fulgurance. Truc de fou quoi. Sa main se porte à sa poche pour récupérer sa baguette, qu'il pose sur la paume de sa main.

La baguette tourne un minimum vers la droite et s'arrête net, vibrant légèrement pour indiquer qu'elle est magnétisée.

 

- Voilà là on avance ! Annonce Gus, pas peu fier.

Nan parce que c'est peut-être pas pour rien la p'tite boussole dans le coin de la carte en fait. D'ailleurs ça lui permet d'voir qu'il s'était totalement planté tout à l'heure. Ils se mettent en branle, tout droit vers le bosquet montré plus tôt. Sauf que ce dernier est plongé dans l'obscurité, abrité par une végétation épaisse des lueurs du ciel.

- Bordel. Ok faut qu'on la trouve maintenant. Quelqu'un sait à quoi ça r'ssemble au moins ?

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
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Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il est mort de rire. Nan parce qu'elle est toute énervée la meuf, mais avec toute la merde qu'elle a dans les cheveux et jusque dans le décolleté, ça nique toute sa crédibilité quoi. Il lève les deux mains en guise de mec parfaitement innocent pendant qu'elle pète un plomb toute seule sur sa petite marche. Même que y a du monde autour qui, s'ils avaient pas été rameutés par le sifflement de Gus quelques secondes plus tôt, les zieutaient franchement maintenant qu'Alison Carter jouait les hystériques au milieu du hall. Personne n'avait remarqué la paire d'armures qui s'étaient lancés dans un slow, à quelques mètres de la Grande Salle.

 

- Woh, woh, woh. J't'ai pas organisé de date avec un troll je jure.

Même que pour une fois c'est vrai.

- J'féliciterais bien l'con qu'a eu l'idée cela dit. Y t'as pas loupé hein.

Il se marre encore. Nan parce que vraiment, génie. Pis elle dramatise complètement. Faut pas aller à un rendez-mystère de la saint valentin si t'es pas prêt à subir un minimum d'emmerdements en fait. Elle a quoi, dix ans et demi ?

- Après fallait p't-être essayer de l'embrasser et il se serait métamorphosé en prince charmant l'bordel.

 

Apparemment c'était pas tellement un problème pour Alison Carter d'embrasser l'premier soir en plus. L'en avait entendu des rumeurs. Les mains dans les poches, il la zieute une dernière fois de la tête au pied avant de secouer la tête. Les gens autour se sont un peu détournés, même si certains se marrent en chuchotant, leur jetant des coups d'œil pas très discrets. Il monte une marche pour se retrouver à sa hauteur, soudainement un chouille plus sérieux parce qu'elle a l'air au bout de sa life et que ça le dépasse un peu :

- C'est qu'la Saint Valentin Alison, pète un coup ok ? T'attendais à quoi d'abord ? J'veux dire quelqu'un qui t'invite dans un couloir sans rien signer ça sent pas les bougies et les roses ok.

 

Bah ouais, un peu de jugeote en fait. Il en a fait des tas des vannes, mais aucune qui jouait avec les sentiments des autres meufs en leur faisant miroiter des délires romantiques à deux balles. Ses vannes étaient signées sans l'être tellement elles étaient cons. C'est ça qu'est drôle. Même la baffe qu'il s'est pris c'était drôle. Il s'en tape tellement. Pourquoi elle prend ça tellement au sérieux ? Pourquoi autant d'gens prennent ça au sérieux ? Ça le dépasse. Non loin, un deuxième année qui métamorphose un cahier en gerbe de fleurs pas loin des escaliers qui mènent au cachot. Gus a les yeux dessus alors qu'il commence à reprendre sa descente, et il les montre du bout du menton.

- Mate ça.

Nan parce que vu la gueule de la fille, les fleurs sont carrément pas bienvenues. D'ailleurs elle grimace en secouant la tête avant de la relever avec un véritable air de pimbêche en croisant les bras, cernée par toutes ses copines.

- Il passe une pire Saint Valentin qu'toi, et il a même pas r'çu d'morve de troll sur le coin de la gueule. Alors détends toi la culotte deux secondes tu veux ? C'est un jour comme tous les autres.

Avec juste des gens tellement plus cons qu'ils se tentaient des missions suicides comme offrir des fleurs à leur crush, ou se rendre à des rendez-vous avec des gens qu'ont pas donné ni leur nom ni leur âge au milieu du château. C'est quand même pas un crime d'en profiter pour se marrer quoi. 

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Deb
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Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Gus l’a capté, ce sourire. Pas grand-chose, un rictus furtif, mais suffisant pour qu’il pige que Pope est pas complètement insensible à sa connerie. C’est là qu’il est dangereux, le type. C’est pas un de ces profs à cheval sur l’autorité qui explosent au premier sarcasme. Nan, Pope, il joue sur un autre terrain. Genre il tend la corde au lieu de tirer dessus, juste pour voir si tu vas t’y pendre tout seul. Ça fait chier. Gus plisse les yeux quand il évoque l’appendice de belette. Il a un rire bref, un peu moqueur.
 

- Z'avez peur qu’j’vous rate m'sieur ?
 

Il pose sa tasse vide sur le bureau sans ménagement, dans un boucan qu'est purement là pour emmerder son monde. Puis il se renfonce dans son siège, l’air faussement pensif, regardant les objets flotter devant lui. Pope veut voir de la précision ? Pas juste une illusion pour la galerie, mais un vrai truc vivant, qui respire, qui tienne le coup sans perdre une patte en route ? Gus pose ses coudes sur ses genoux, regarde l'hippogriffe comme s’il allait lui parler. Il réfléchit pas vraiment en termes de théorie. Il visualise. Il imagine les poils qui poussent, les pattes qui se forment, les yeux qui clignent. Lentement, il sort sa baguette.


- J’espère qu’vous aimez les rongeurs, m’sieur Pope.


Il pointe la statuette, mais au lieu de lancer immédiatement son sort, il tourne légèrement la tête vers son prof, haussant un sourcil, l’air de dire vous êtes sûr d’être prêt ? Un genre de provocation silencieuse. Puis il murmure l’incantation et balance son sort.

 

Au début, ça ressemble à une réussite. L'hippogriffe se tord, prend vie, se rétracte dans un souffle métallique avant que les poils apparaissent. Une créature agile atterrit sur le bureau, son petit museau frémissant, ses griffes tapotant doucement sur la surface en bois. Mais… y a un détail qui cloche. Gus plisse les yeux. La belette remue la queue, sauf que… sauf que c’est pas une queue de belette. C’est une queue en tire-bouchon, façon cochon. Gus fronce les sourcils, croise les bras.
 

- Ouais bah… c’est stylé, nan ? Genre édition limitée.
 

La belette fait un tour sur elle-même, clairement pas à l’aise avec cette queue chelou. Pope l’observe en silence, et Gus commence à capter que ça sent la remarque sarcastique. Alors, avant même que le prof puisse ouvrir la bouche, il enchaîne direct :
 

- Franchement, vous en avez vu beaucoup des belettes avec autant d’personnalité ? Moi j’trouve qu’elle a du charisme.
 

Il attrape la créature, la fait pivoter devant lui, comme s’il jugeait un trophée.
 

- ’Fin bon, si vous voulez du standardisé et sans originalité, j’peux la refaire hein.

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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Ça a défilé toute la journée. Des notes froissées avec plus ou moins d'élégance, projetées au travers des couloirs pour atterrir entre les mains des uns ou des autres, provoquant parfois des rougeurs, parfois des éclats de rire, parfois des larmes cruelles, d'autres fois encore ne provoquant rien de plus qu'un haussement de sourcil perplexe et vaniteux. La plupart de ces notes étaient accompagnées de leur petit effet, bien sûr. De certaines jaillissaient des chansons - de la plus romantique à la plus paillarde ; d'autres surgissaient sa flopée d'étincelles - parfois brûlantes et nécessitant l'intervention d'un membre du personnel exaspéré ; d'autres encore émanaient de larges pétales de fleurs - roses, rouges, violets vifs, verts marécageux ; plus occasionnellement, certaines échappaient des odeurs absurdes - allant des orangeraies du sud de la France aux fonds de poubelles de quelque allée obscure de Londres.

Aux sorciers les plus aguerris, les plus belles déclarations - ou les plus belles farces.

Les envolées lyriques arrivaient parfois au milieu d'un cours, certaines beuglant avec brutalité dès l'arrivée à la manière de leur consœurs éponymes, imposant le chaos d'heure en heure. Fergus s'était étranglé dans son rire quand Barney, au beau milieu du cours de métamorphose, s'était fait caresser le visage par une énorme plume de paon avant qu'elle ne commence à le picorer du poignet jusqu'à l'épaule. Au déjeuner, quelques courageux avaient osé venir déclarer leur affection directement au damoiseau ou à la demoiselle concernée, dont une timide Mathilda Bloom, qui s'était adressé à nul autre que le professeur Brooks au devant même de la table des professeurs. Le cours de vol avait carrément du être écourté à cause d'incidents réguliers entre les nuées de notes et les balais. Seul le cours de soins aux créatures magiques s'était déroulé comme à son habitude, si l'on omettait le grand discours de Jimmy envers l'ensemble de la végétation environnante.

Bref.

Ferguson s'était bien marré, et il avait, bien sûr, participé très activement au bordel ambiant. Il avait fait parvenir plusieurs lettres de sa propre main, des propositions toutes plus indécentes les unes que les autres, adressées à plusieurs filles parmi les plus prudes de l'école. Il n'avait pas signé, et s'était contenté de regarder les concernées rougir brutalement. Il avait aussi envoyé un crapoquet chanter un hymne pauvrement romantique ponctué de rots tonitruants à la grande Viviane Valcourt, ce qui lui avait valu pas mal de tapes dans le dos. Il avait passé l'intégralité du cours de métamorphose à ensorceler des dessins sur les tables de ses voisins, illustrant ce bon vieux Edwin Pope dans des situations ridicules qui ne tendaient qu'à prouver combien le professeur se devait, pour le bien de tous, de rester célibataire. Ça avait bien fait rire la galerie, et c'est bien là tout ce qu'il avait escompté.

Le calme ne s'est pas forcément imposé après dîner, puisqu'exceptionnellement les élèves ont eu le droit de trainer plus tard que prévu, s'enfonçant pour certains dans le parc, ou pour d'autres dans les coins les plus tranquilles du château. Ça et là, ça s'était donné des rendez-vous, que les membres du personnel s'efforçaient de chaperonner à l'aide des fantômes et tableaux postés dans tous les couloirs. Ferguson ne faisait pas exception, même si son rendez-vous à lui s'était clôturé plus rapidement encore qu'il n'avait commencé. C'est-à-dire qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'une fille ne prenne au sérieux son message du matin, ou même ne devine qu'il venait de lui. Il en s'était non plus attendu à ce qu'elle lui foute une claque magistrale sitôt arrivée sur le lieu du rendez-vous, histoire de lui remettre les idées en place, sale pervers. Honnêtement, il soupçonnait Sam ou Ambrose d'avoir cafté.

Pas plus déphasé que ça, et même plutôt bienheureux, Fergus fait donc route inverse, les mains enfoncées dans les poches d'une veste qui s'est substituée pour l'occasion à son uniforme de Poudlard, mais qui n'a rien d'un réel vêtement habillé qu'on aurait pu attendre d'un garçon en plein rencard. Les mèches en pagaille sur le crâne et la peau de la joue encore un peu rouge, c'est dans les escaliers du hall qu'il croise nulle autre qu'Alison Carter, apprêtée comme pour aller au bal, des jambes trop longues remontant sous une jupe trop courte achevant d'attirer son attention. Les yeux éclairés, la gueule béate, il peut pas empêcher le sifflement qui s'extirpe d'entre ses lèvres, juste avant de constater l'état réel de la sorcière. Le genre d'état qui pue le rendez-vous raté, si vous voulez son avis. Le sifflement s'arrête brutalement pour faire place à l'éclat d'un rire gras qui résonne, attire des regards sur eux.

- Ben alors Carter, elle s'est pas bien passé ta Saint Valentin ?

Il fait mine de s'écarter brutalement quand elle arrive à sa hauteur.

- Ah, dégouline pas sur mes shoes neuves. Putain la gueule !

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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il allait s'barrer. Jure. Mais c'est Alison qui revient à la charge. Sa question le figeant dans son mouvement aussi sûrement que si elle lui avait balancé un stupefix. Ça sort de nulle part un peu, sa curiosité pour sa vie sentimentale. Une défense un peu bidon pour lui faire oublier la gueule qu'elle se tape, sûrement. Fergus se tourne pour braquer sur un elle un regard intrigué. Un peu sérieux peut-être bien, même si rien pourra jamais lui retirer la lueur d'amusement qui semble lui éclater le fond de la rétine en permanence. C'est presque mignon, les films qu'elle se fait. Comme quoi faudrait être sérieux pour se taper des meufs. Faut dire si son seul point de comparaison c'est Shevchen, ça pose le niveau. L'gars sait même pas ce que c'est qu'un sourire probablement. Comme tous les autres expatriés de l'école avec leur manche à balai dans le cul.
 

Alison sait même pas de quoi elle parle. Mais Fergus dément pas. En fait, il dit franchement rien, reste la regarder avec l’air un peu con parce que celle là faut dire, il l’attendait pas. Ses sourcils se dressent un peu sur le sommet de son crâne alors qu’il attend la chute. La vanne. Parce que c’est une vanne pas vrai ? Alison Carter vient pas de lui proposer un date dans vingt minutes. Absurde le délire. Sauf qu’elle est super sérieuse. Tellement sérieuse qu’il parvient pas à retenir le sourire en coin qui vient lui mordre une joue.
 

- Ah si, si, j’peux, il balance.
 

Nan parce que faudrait pas croire que c’est elle qui donne les ordres ou quoi. Ça carbure sous le crâne de Gus n’empêche, parce que merde : est-ce qu’il peut vraiment refuser ? C’est-à-dire qu’on parle d’Alison Carter, qui en début d’année a bien fait comprendre à tout le monde qu’elle avait pas peur de se foutre avec un mec et d’aller jusqu’au bout avec. C’est ce qui s’est dit. Pis le mec en question traine plus avec dernièrement, et il a su qu’au cours de métamorphose elle était un peu comme cul et chemise avec Ryder, alors peut-être bien que ça a été lui l’suivant. Peut-être bien aussi qu’il rêve un peu. Peut-être bien que ça le ferait presque bander de se dire que ça pourrait être lui le suivant aussi. Il a rien à perdre, c’est ça la vérité. Alors Fergus tend la main avec l’air d’un type sûr de lui pour annoncer :
 

- Deal.
 

Nan parce que faut l’dire. Fergus a jamais eu d’zone de confort. Mais y a une zone qu’a l’air fort confortable sous les jupes trop courtes d’Alison Carter, voyez.


- Rendez-vous dans vingt minutes alors.


Dans les minutes qui suivent, Fergus termine au bas des escaliers pour filer dans la direction opposé des cachots, à savoir vers sa salle commune, avec un air un peu ahuri qui ne manque pas d’attirer l’attention dès lors qu’il pénètre l’antre des blaireaux.


- Bah alors c’était si bien qu’ça ?
- Mh ?
- Ton rendez-vous ?
- De quoi ?
 

Comment elle est au courant aussi vite Sam, hein ? Pis à retardement, il capte.
 

- Ah. Nan bah c’était Sharon en fait.
- Houu ! Ça a du faire mal, Jimmy balance du fond de son fauteuil.
- Bah c’est quoi ta gueule alors ? Insiste Sam.
- Elle a quoi ma gueule ?
- Bah t’as pas l’air d’un mec qui vient d’s’en prendre une quoi. Elle t’en as mis une hein ?
- R’garde le, évidemment qu’elle lui en a mis une !
- J’ai un autre rencard.
 

C’est balancé de but en blanc, pis ça fait froncer les sourcils de tous les autres avant que Jimmy parte à rire.
 

- J’déconne même pas ! L’charme Decker, pouvez pas comprendre.
- J’crois c’est la nana qui t’as invité qu’a pas compris, marmonne Sam.
- Mais ta gueule toi !
- T’as un vrai rencard ?
- J’ai un vrai rencard.
- Bullshit.
- Faut j’le prépare.
- Quoi ?
- Huh ?
 

Debout devant la cheminée, Gus zieute tour à tour Jimmy, Balt, puis Sam.
 

- L’est où Ambrose quand on a b’soin d’lui putain ?
- Nan mais t’es sérieux en fait.
- Bah oui j’suis sérieux putain !
 

Ça dure une plombe. Genre une plombe, vraiment. Mais ils finissent par se bouger jusqu’au dortoir. Sam arrête pas de lui répéter combien c’est complètement con, mais si on veut son avis à Gus, c’est juste parce qu’elle est d’mauvais poil. Sans doute qu’elle a ses règles ou quoi. Bref. Jimmy lui file la chemise qu’il a porté pour l’second mariage de sa mère, pis Balt lui balance son gel sorcier, pis Sam… Sam est là. À lui demander c’est qui la tarée qu’a décidé de sortir avec lui pour la Saint Valentin, et ce qu’il va faire, et à froncer le nez dès qu’il fait une suggestion.
 

- Emmène là au parc et partage ta réserve de bonbecs.
- C’est mort, c’est mes bonbecs.
- Ben justement !
- Vous êtes débiles putain.
- Mais t’as fini d’râler ? Trouve moi une idée. T’es une meuf Sam, tu d’vrais avoir des tonnes d’idées.
- Parce que j’suis une meuf ? Mais va te faire foutre en fait.
 

Le doigt d’honneur qu’elle lui fait avant d’se laisser bruyamment tomber sur le lit occupés jusque là par les deux autres garçons. Serrés les uns contre les autres, ils forment une belle brochette. Manque juste Ambrose.
 

- Bon ça le fait nan ? Il redresse son col. Sam claque sa langue contre son palais. Il rabaisse son col. On a l’droit d’aller au village ce soir. J’vais lui payer un verre. C’est bien ça nan ?
- T’as pas d’tunes Fergus.
- T’as pas des tunes Balt ?


Deux minutes. C’est tout ce qui reste. Sam lui refile quelques gallions en lui rappelant bien qu’il devra les lui rendre, pis elle lui tripote son col et il peut pas s’empêcher d’se marrer.
 

- T’vois bien t’as des mouvs de meuf à me resaper.
- Ta gueule. C’est qui ?
- J’te raconterais si j’l’emballe.
- Tu l’emballeras pas.
- Crois en moi Sam Chadwick.
 

Le demi-sourire qu’elle lui sert lui suffit amplement. Alors il tape son meilleur check avec chacun d’entre eux avant de quitter l’endroit presque dramatiquement.
 

- Ciao les nazes !
 

Fergus a la baguette dans la poche de son jean, le seul qu’est pas déchiré. Une chemise avec laquelle il va se peler, et la même veste que tout à l’heure par-dessus, parce que c’est la plus propre qu’il ait. Ses cheveux sont coiffés. Genre vraiment coiffés, avec des mèches qu’il a placé ici et là volontairement. Il débarque dans le hall sans vraie conviction, à moitié persuadé qu’Alison va pas revenir et qu’elle l’a juste fait marcher. Il a toujours pas décidé d’où ils allaient, en vrai. Elle a pas tort. Il a jamais date de meuf. Merde. Il sait pas si ça va être fun ou si ça va être juste affreux. Mais il peut plus reculer. Pas que Ferguson Decker sache ce que c’est que de reculer. Alors il chope une clope dans le paquet de blondes volées dans le tiroir d’Ambrose pour en accrocher une à son oreille, et s’adosse à un pilier l’air de rien.

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Ferguson Decker

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Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

- Imagine. Personne l'verra v'nir Jimmy Boi.

 

L'autre le mate avec un air pas franchement impressionné, et d'un geste Gus balance sa clope avant d'approcher le gars pour le saisir par la nuque.

 

- Mec, c'est notre moment d'briller !

- Bramblethorn, c'est tout c'que j'ai à dire.

- Quoi Bramblethorn ?

 

La main relâche brutalement sa prise alors que Gus se recule, écarte les bras des deux côtés de son corps en haussant le ton.

 

- T'crois j'ai peur de c'type ?

- J'ai pas dit ça. J'dit juste il va t'choper c'est tout. T'choper et te démonter, balance Jimmy en levant les mains.

 

La langue claque contre le palais, et un sourire creuse deux fossettes sur la gueule de Decker.

 

- C'est mal me connaitre. On parie c'que tu veux j'ramène un truc dément d'ici deux heures. D'un coup l'autre à l'air intéressé, et Gus a déjà levé la main pour la frapper contre celle - plus lente à la réaction - de Jimmy. Ma réserve de Fiz, Jim. Ma réserve que j'ramène un truc.

- Deal.

 

La frappe finit d'acter l'échange. Les deux ont un air de business man super sérieux pendant quelques secondes avant d'éclater d'un rire un peu con et de se séparer. Gus se tire en arrière pendant plusieurs secondes, une main levée qui s'colle à la tempe avant d'être brandie en dernière salutation, et il a tôt fait de disparaitre à l'intérieur du château. Pas d'hésitation dans la démarche alors qu'il zieute à droite et à gauche, davantage par force d'habitude que par véritable besoin de checker son environnement. Il grimpe les marches en conquérant. Siffle dans les couloirs. Brandit un fuck au tableau de Newton le barde quand ce dernier le réprimande de ne pas porter correctement l'uniforme.

Puis, enfin, il s'arrête devant la porte du bureau de Bramblethorn. Dernière œillade ici et là avant de tenter d'ouvrir négligemment la porte - on sait jamais. Sans grande surprise, le type a verrouillé l'endroit. Faut dire qu'avec ce qu'il a dedans, ça vaut mieux. Gus les a bien entendu les Serdaigle. Y aurait de quoi gagner le tournoi des trois sorciers. Du lourd. Le genre qu'on propose pas à des élèves qui font pas partie du cours de runes apparemment. Hors de question de passer à côté. Baguette sortie, Gus a tôt fait de faire sauter le verrou. Il entre sans plus de cérémonie et referme derrière lui d'un seul geste avant d'observer l'endroit.

Le bureau est à l'image du type. Beaucoup trop propre et trop rangé pour être honnête. Gus pousse un sifflement quand son regard tombe sur les étagères, et il se grouille de se ramener devant pour tout mater avec un sérieux qu'on lui connait pas. L'truc c'est qu'il y connait rien. Certains mécanismes ont l'air de bouger tout seul. D'autres artefacts, complètement inertes, ont juste de la gueule sans que Gus parvienne à se faire la moindre idée de ce à quoi ils peuvent bien servir. Il est plus que conscient qu'il a pas vraiment l'temps de choisir. C'est pas une fucking librairie. Même si y a quelques parchemins qui trainent ici et là. D'un seul geste, Gus ouvre une vitrine pour attraper un genre de sphère minuscule qu'il trouve classe et la fout dans sa poche, pis une clé pas beaucoup plus grosse, qu'après un court instant de réflexion, Gus se décide à faire glisser dans son caleçon.

Fier de sa connerie, il jette un dernier coup d'œil avant de refermer le bordel, et de se diriger vers la sortie. Bim, bam, boum. Easy Peasy. Sauf que voilà. Pas tant. C'est-à-dire que la porte s'ouvre et tout, mais par contre le corps de Gus reste subitement bloqué sans qu'il parvienne à en traverser le seuil. D'ailleurs il arrive plus à bouger tout court. Même pas pour tirer la gueule qu'il veut. Ou pour foutre un poing dans un mur. Ce genre de chose. Il reste juste là, bêtement bloqué dans l'encadrement du bureau de Bramblethorn, avec rien d'autre que Jimmy dans son crâne qui lui balance des j'te l'avais dit frérot. Braaaaamblethorn !

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Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

Ça rend fou. C'est un délire. Y a que ses pensées pour l'occuper. Rien d'autre. Ça parait évident que Bramblethorn va débarquer d'une minute à l'autre, et qu'il peut rien y faire. Pris la main dans le putain d'sac. Aussi frustrant qu'humiliant, en plus de rendre complètement taré. Gus se félicite juste d'avoir pensé à pas foutre ses trophées au même endroit, parce qu'au moins il a encore une chance de s'en tirer avec un truc. Y a moyen. Quand le professeur arrive, de sa démarche tranquille, Gus a véritablement envie de le coller à un mur et de lui foutre un poing dans la gueule. Mais même s'il pouvait il peut pas. Pis quand enfin il est libéré de ses mouvements, il se rappelle combien c'est plus important qu'il fasse profil bas, en fait.

 

- Quoi, z'allez m'foutre des coups d'canne ? Oh non, pas les coups d'canne m'sieur Bramblethorn ! Il balance d'une voix forte avant d'éclater d'un rire débile et d'entrer dans la pièce.

 

Naturellement, ses mains trouvent ses poches, et il reste planté au milieu du large espace sans faire mine de s'assoir, ni de sortir quelque butin qu'ce soit. Mais s'il a eu l'temps de faire une chose pendant le temps où il était figé comme un con au milieu de l'encadrement de la porte, c'est bien de réfléchir. Alors même s'il tarde un peu, il finit par sortir la sphère avec un air dégoûté pour la poser brutalement sur le bureau.

 

- J'sais même pas ça sert à quoi ok ? il admet en haussant les épaules.

 

Sûr c'est pas une explication correcte. M'enfin il doute que le type soit du genre à capter le délire de c'est un défi entre potes. Déjà il a trop la gueule d'un mec qu'a pas de potes. Alors Gus reste le regarder comme pour le jauger, attendant la sentence. Il a déjà l'expérience quand il s'agit d'se faire choper à faire un truc qui fallait pas, et il sait pertinemment que dans ce genre de cas, plus t'en dis, plus tu t'enfonces. Alors lui il s'enfonce juste dans le silence, en matant juste le professeur d'un regard noir qu'a rien d'un regard d'excuse. Y a pas de mal quoi. Il a tenté il a perdu. Si le gars peut juste aller de l'avant et éviter d'en faire des caisses ça l'arrange.

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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Il va tout déglinguer. Nan vraiment genre. Personne s'y attend ok ? Mais personne s'attend jamais à Gus. Même pas sa mère, c'est dire. Il se marre comme un couillon quand il rajoute son nom en bas du parchemin. Juste en-dessous d'Ambrose Rosendale. Ouais y a deux fois plus de roses dans son nom que dans l'nom de n'importe qui. Normal. C'est Ambrose Rosendale. L'type qui peut rien louper. Alors sûr, Gus il peut rien louper d'Ambrose Rosendale. Sont potes à la vie à la mort ok ? Les autres aussi. M'enfin y a que Sam qui suit. Fatalement y a que Sam qui suit. Sam fait tout c'qu'Ambrose fait. Balt et Jimmy par contre ? Désistés comme deux connards. Ils croient pas en leur potentiel voyez, c'est bien ça l'problème. Gus il croit pas en beaucoup d'choses, mais c'est sûr il croit en lui.

Il sait tout faire Gus. Il a peur de rien ni d'personne. L'premier tocard qui lui dit l'contraire il s'en mange une en fait.

Lui aussi peut rafler l'trophée du tournoi c'est sûr. Pis franchement ça a l'air fun. Il a gueulé comme un souillon au moment d'signer, et il gueule encore sur tout l'chemin qui les sépare de la salle de classe le jour J. Il a tiré sa révérence au Jimmy Boi et à Balt dans le hall - il leur a aussi tiré un joint parce qu'on sait pas si y a une pause, ça peut être bien d's'aérer les méninges. Les mains sur les épaules d'un camarade pis de l'autre, Gus a du mal à calmer l'excitation qu'il a depuis le début de la journée. Il rentre en fanfare comme lui seul sait le faire, un bras levé en guise de salutation à la cantonnade, une révérence pour le professeur Pope qu'a décidé de croire en lui et qui refuse de le voir échouer, un arrêt sur image alors qu'il capte la présence de Madame Alison Carter. Un sifflement lui échappe comme si c'était la surprise de l'année.

Rangé avec les copains sur le bord de classe, Gus a pas fait mine de sortir sa baguette ou le moindre manuel, les yeux vissés sur la sorcière. Y a des rumeurs voyez. Des rumeurs de tarés un peu. Il avise Shevchen le chelou un peu plus loin qu'a l'air aussi constipé qu'au premier jour, Ryder, Alison de nouveau. Ça bavasse amicablement autour de lui, et il fait pas gaffe à Sam qu'a déjà commencé à cracher sur le chouchou de Gryffondor. T'façon il est d'accord par principe. C'est Sam. Pis c'est Ryder. C'est là qu'il l'entend. La question. Ça le fait marrer. Le genre de rire qui reste coincé dans le nez, se fait recracher par une gueule débonaire complètement con. Il approche un peu. Pas tant, juste un peu pour pas qu'on le loupe. Pas qu'on puisse facilement louper Ferguson Decker.

- Ben si faut une tenue spéciale, parait que les filles s'battent nues pour déstabiliser l'adversaire. J'me suis inscris juste pour ça, nous laisse pas tomber Alison !

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Ferguson Decker

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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

C'est surréaliste un peu. Beaucoup même en fait. Il hausse les épaules en la matant de la tête aux pieds parce que ben... elle aussi s'est changée. Elle est canon Alison. Pas qu'il vient de le remarquer. Juste elle sait y faire pour le rappeler à tout le monde. Il se retient quand même de pousser un sifflement. Parce que c'est un date, et on siffle pas dans un date. D'après Sam en tous cas. La siffle pas c'est pas une bête qu'elle a dit. Comme si y avait que les bêtes qu'on pouvait siffler. Bref. Il lui offre un sourire, parce que Gus est jamais radin sur les sourires, même s'ils ont comme tendance à se faire insolent sur les bords.

 

- J'voulais m'mettre au niveau, il annonce en guise d'explication.

C'qu'est pas forcément vrai, mais pas forcément faux non plus. C'est-à-dire qu'il serait bien venu exactement comme il était tout à l'heure, mais apparemment si c'est un vrai date faut faire un effort ok ? Pas que Gus s'imagine que ce soit un vrai date. Un peu quand même, peut-être bien. Ok, pas du tout. Juste il se dit que s'il donne le maximum, il a carrément plus de chance de niquer à la fin. Pas vrai ? Bon. Tout ce qu'il connait du romantisme s'arrête à peu près à ce que sa mère lui a démontré, et on peut pas dire que sa mère ait démontré grand chose. Des passes dont il pouvait tout entendre au travers de murs aussi épais que du papier quoi.

- On va ailleurs. Dehors.

Ça fait quoi des gens en date ? Ça sort prendre un verre, ça sort manger, ça se pelote dans des recoins sombres nan ? Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs. Parfois ça se refile des fleurs et des chocolats. Y en a des tas qu'on fait ça toute la journée. Est-ce qu'Alison est du genre à vouloir des fleurs et des chocolats. Fergus est pas du genre à offrir des fleurs ou des chocolats en tous cas. Des bonbecs à la limite. Mais pas ses bonbecs à lui. Les mains dans les poches, il l'invite à le suivre d'un mouvement de menton avant de spontanément ouvrir son bras pour qu'elle y foute le sien. Font ça dans les films ok ? L'a jamais vraiment compris pourquoi.

- T'as presque tout enlevé c'est cool, il remarque en la zieutant de biais avant de se marrer devant son air catastrophé. J'déconne y a plus rien.

Aussitôt dehors, Gus regrette de pas avoir réclamé un pétard à Jimmy. Ça aurait été cool, un pétard. Ça se fait de fumer un pétard pour la Saint Valentin pas vrai ? Il récupère la clope à son oreille pour l'allumer avec son briquet, davantage pour s'occuper les mains que par envie de tirer sur une cigarette. Il hésite une seconde, sourcils froncés, avant de foutre la main à sa poche pour sortir le paquet et le proposer à Alison :

- T'en veux une ?

Non. Bon. Naze un peu. Au loin, la grille se dessine, et derrière le sentier les menant vers Pré-Au-Lard. En vrai boire un verre dans un bar c'est probablement bateau. Pour un peu elle a déjà fait la même avec Shevchen ou Ryder ou il sait pas bien qui. Alors, l'air de rien, il l'entraine plutôt côté est, direction les serres. Improvise un nouveau plan sur le pouce, parce que merde s'il veut niquer de toute façon ça se fera pas dans un bar bondé pas vrai ? Le silence est étrange. Un peu couillon. Il aurait été rempli depuis longtemps s'il avait été en compagnie de ses potes, mais Alison il la connait pas assez pour que la conversation coule naturellement. Il déteste ça.

- J'ai un plan hein, il assure au milieu de nulle part alors qu'il en a aucun. Tiens. Étape un. Les fleurs !

Au devant la statut de Miranda Hopkins, célèbre sorcière connue pour ses découvertes phénoménales dans le domaine de la bouture magique, et au devant de laquelle s'étend tout un parterre de violettes courbées en révérence. Il en saisie plusieurs d'une main indélicate, la clope perchée au coin des lèvres, avant de les refiler à Alison gauchement. Il traine pas pour enchainer, au cas où ça fasse le même effet kiss cool que le pauvre deuxième année de tout à l'heure.

- T'vois ça c'est chez moi. C'est cool hein ? Grand jardin, super vue, pis vise la baraque, il balance connement en se prenant subitement pour un agent immobilier, les bras étendus d'un bord et d'un autre de son corps pour présenter le paysage familier de Poudlard. Je sais c'est impressionnant. J'ai tout hérité d'la fortune de mon père tu vois, un grand homme. Fin grand. Il devait pas faire plus d'un mètre soixante-dix, mais t'sais c'est pas la taille qui compte. En roue libre, le Gus. Sa clope se consume alors qu'il cause, et ils ont bientôt atteint les serres. Tada.

Impressionnant ? Pas tant. La vérité c'est qu'il a un plan, finalement. Vite fait. C'est-à-dire qu'il vient de se souvenir d'où il pourrait trouver de quoi fumer un pétard. Bien planqué sous la terre, non loin des parois de la serre numéro deux. Même qu'il s'enfonce au milieu des herbes hautes sans trop prévenir avant de demander :

- J'espère que t'as rien contre faire des trucs illégaux, Carter.

Bon si elle fume pas de clope, sans doute qu'elle voudra pas fumer de pétard non plus. Mais bon il s'en branle un peu de ça. Il voit pas vraiment comment un date peut être un bon date s'il peut pas profiter d'se détendre un minimum.

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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Planté sur ses pieds avec une fierté qui lui barre la gueule, Gus mate le résultat de son sortilège en se marrant avec le reste de la classe. D'ailleurs il continue de se marrer même quand Pope ramasse Ryder à deux secondes de la gamelle pour lui redonner ses panards originaux. Son air con se braque sur le visage de son professeur avec l'ahurissement de celui qu'a vraiment pas peur des représailles. Parce que c'est sûr que y en aura, des représailles, y en a toujours. Aucun regret. Fergus il compose constamment avec. Il vit même que pour ça. Ça le fait se sentir plus vivant. Même qu'il se marre encore plus quand le professeur balance qu'il est prompt à dégainer sa baguette, avec quelques autres d'un côté et d'un autre de la classe.

Il hausse les épaules, voyant pas vraiment où Pope veut en venir. Pis finalement il voit, et ça lui fait écarquiller les yeux un peu, parce que celle là il s'y attendait pas. Des points en moins peut-être bien, mais pas la possibilité de retaper l'exercice sans avoir à payer pour ce qu'il vient d'envoyer sur le Serpentard. Merde alors. Dix secondes qu'il dit. Alors Gus il se redresse un peu, bombe le torse, lève le menton, son regard sur la dalle avec déjà un sort au bout de la baguette. Facile nan ? Pope vient vraiment de leur montrer ce qu'il attendait d'eux alors il a même pas besoin de réfléchir. Sauf que voilà. Deux secondes seulement sont écoulées que cette putain de tête de con de Ryder se la ramène avec une réplique qui lui retourne le sang dans les veines. Direct.

La baguette est lâchée sans même qu'il s'en rende compte, ses jambes et ses bras plus rapides que ses neurones, éteignant la distance entre Ryder et lui pour lui balancer un poing en pleine face.

- M'appelle pas comme ça pauvre taré ! Il s'entend gueuler alors que sa main s'écrase contre le nez de Ryder avec force.

Pile ou 1 : le poing atteint sa cible sans aucune peine, provoquant le craquement d'un os.
Face ou 2 : Ryder a des putains de réflexes d'enculé et parvient à esquiver le poing de Fergus, qui se retrouve entrainé vers l'avant comme un gland.

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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

La réponse est inattendue. Les mains en l'air comme s'il déclarait un putain de forfait, Spike joue la carte de la non-violence alors que le surnom revient, pour la seconde fois. Ça fait rien pour ralentir la rage de Gus, dont le poing s'abat de nouveau, cette fois sur la lèvre de cet enculé histoire de lui faire ravaler son bordel. Sauf que c'est sur un mur que ça tombe, et ça lui démonte tout le bras. Pris d'un mouvement de recul, il sent des mains qui le chopent, probablement celles d'Ambrose ou de Sam, ou les deux, et il se dégage brutalement avant de se mettre à marcher d'un côté et d'un autre, le visage rouge et les poings serrés, tandis que le professeur cause. Fergus sent l'adrénaline le dégommer de l'intérieur, et il fusille du regard tous ceux qui se tiennent à côté de lui. Les défie presque de le juger d'une manière ou d'une autre. Quand il mate de nouveau ce connard de Pope, c'est avec le même air qu'il avait avant de matraquer Ryder.

Gus sait qu'il peut rien faire, mais putain qu'est-ce qu'il meurt d'envie de lui balancer un poing dans la gueule à lui aussi, à ses belles paroles, à tout ce qui fait qu'il se sent assez supérieur pour lui dire toutes ces merdes. Les poings restent définitivement serrés alors qu'il souffle comme un bœuf. La tension dans l'air est carrément palpable. Sûr qu'il a zéro chance contre le mec. Mais putain. Ça démange. Il sent un liquide chaud lui couler entre les phalanges. Du sang. Le mur, sans doute. Il sent rien. Rien que la bile dans sa bouche, et l'envie de frapper encore. Mais il a rien à frapper. Rien à faire que de se tirer comme si tout ça avait pas la moindre importance. Ça en a pas, pas vrai ? Il tourne la tête vers Ambrose, vers Sam, reste pas les mater plus d'une seconde cependant. Par honte, peut-être bien. Parce que ce qu'il voit dans leur regard fait rien pour le réconforter. Alors dans un mouvement sec il ouvre grand la porte, et la claque derrière lui avec brutalité.

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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il lève la tête de son fouillis sous la terre, plisse les yeux. Cette question, elle sent la douille à plein nez. D’où une meuf qui te date te demande si t’as des vues sur une autre meuf ? C’est quoi ce piège ? C’est un test ? Il laisse un silence s’installer, juste assez long pour que le malaise grandisse légèrement, avant de lâcher, le plus naturellement du monde :
 

- Sam est une fille.

Genre ça compte nan ? Nan, bon. Il sait bien qu'nan. Alison sait bien qu'nan. Et il sait qu'Alison sait bien qu'nan. Alors il hausse les épaules.

- Pourquoi tu demandes ? On est là pour faire l'inventaire des gens avec lesquels on a fait des trucs ? Si j'te réponds tu m'partage tes expériences avec Shevchen aussi ou ça s'passe comment ?

C'est une esquive un peu grossière, et il en a conscience. Mais il s'en tape. Il voit pas pourquoi il devrait répondre à son interrogatoire chelou. Ses mains trouvent enfin le Graal, et il l'extirpe de la terre d'un geste pour se redresser et terminer :

 

- Ou alors tu d'mandes pour savoir si t'as vraiment tes chances avec moi ?

Il a un sourire con sur les lèvres, aussi moqueur que provocateur, avant de lui tirer son meilleur clin d'œil.

 

- Mais comme j'suis ton Valentin t'as déjà la réponse chérie. Elle a demandé de pas l'appeler Carter après tout. Parait que c'est super spécial en plus.

C'est pas ce qu'elle cherchait à lui prouver ? Bon. Il agite le sachet deux secondes pour le lui montrer avant de le foutre à sa poche, constatant d'un seul regard qu'Alison est prise de foutus tremblements. Faut dire, elle a mis une jupe en plein février. Sans prévenir il sort sa baguette pour informuler un enchantement sur sa cape, histoire de pas la laisser crever de froid.
 

Dès que Gus lance le sort, un pic de chaleur incontrôlable explose dans la cape d’Alison, comme si elle venait de se transformer en poêle à frire. En une fraction de seconde, elle se met à sautiller sur place, les bras agités, avant de foutre sa cape par terre pour éviter de finir en torche humaine.

 

- … C’est une variante expérimentale, j’voulais voir si ça marchait.


Fergus essaie de contenir son fou rire, mais son sourire en coin le trahit salement. Ça partait vraiment d'une bonne intention, merde.


- Écoute, j'sais que c'est pas le date que tu voulais ce soir. Pis j't'ai dis je m'en tape de la foutue Sainte Valentin. Alors faut pas t'attendre à des trucs de malade ok ? Il annonce en l'entrainant de nouveau à sa suite. J'vais pas t'allumer des bougies et t'proposer un pique-nique sous les étoiles, Alison. Il sait toujours pas ce qu'elle avait en tête en lui proposant de sortir avec lui ce soir, mais il peut pas lui laisser croire que ça va rattraper son échec de tout à l'heure. Moi si j'devais avoir un date, un vrai date parce qu'il a bien compris que c'en était pas un, en fait, avec toutes ses questions, j'voudrais qu'ce soit fun ok ? Genre tirer sur des pétards, chourrer une bouteille aux elfes dans les cuisines, aller se la mettre à l'envers sur les toits, faire un putain de bain de minuit dans l'lac noir, ce genre de fun.

Le genre qu'il pouvait faire avec ses potes. Parce que si date une fille implique de faire une croix sur tout ce qui l'amuse dans la vie, ça l'intéresse vraiment pas. Enfin. Il aimerait bien niquer à la fin aussi, et ça il le ferait pas avec ses potes. Ou alors peut-être avec Ambrose. Mais bref. Là n'est pas la question :

- T'veux aller au bout du délire ou tu préfères rentrer ? Il demande de but en blanc en se stoppant au milieu du parc.

 

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Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Ça commence pas comme une retenue. Nan parce qu'on propose rarement du thé à une retenue, voyez. Alors Gus zieute la tasse avec défiance sans trop bouger, pas bien sûr de ce qu'est en train de se passer. Peut-être bien qu'Ambrose avait raison quand il disait que c'en était pas une, de retenue. C'est écrit nulle part Gus, pourquoi le type aurait fait genre que c'est pas une retenue si c'en était une en plus ? À ça, Gus avait rien trouvé à répondre à part que faut pas chercher à comprendre. Parce qu'Edwin Pope est à la direction de Serdaigle, et les serdaigles ont tous cette manie bizarre de parler des choses sans parler des choses, comme si tout était une foutue énigme. Comme quoi ça les rendrait plus intelligent et tout.

N'empêche que le coup du thé il l'a pas vu venir.

C'est la réplique du type qui le fait finalement bouger, planquer de nouveau sa baguette dans sa poche pour se laisser tomber dans le siège en face du bureau et choper la tasse avec une absence flagrante de délicatesse. Si on lui avait dit qu'il s'enfilerait du thé en tête-à-tête avec Edwin Pope ce matin là, sans doute qu'il aurait éclaté de rire sans en croire un seul mot. Il en prononce pas un seul d'ailleurs, alors qu'il saisit la cuillère et fout du sucre dans le thé. Tellement de sucre qu'il en sentira sans doute jamais le goût, d'ailleurs. Puis de faire claquer bruyamment la cuillère contre les bords de la tasse avant d'en boire une gorgée brûlante et de rabaisser le bordel toujours dans le même silence absurde.

Si Pope attend un merci, il va l'attendre longtemps.

- C'est quoi comme exercice ? Il demande finalement, au bout de longues secondes pénibles pendant lesquelles ils se sont contentés de se regarder dans le blanc des yeux.

Le regard de Gus dévie bientôt pour checker son environnement, force de l'habitude, et il s'enfile la fin de son thé d'une seule traite et sans aucune manière pour ensuite poser la tasse sur le bureau. Nan parce qu'elle était pas bâclée, sa belette. Elle était même au sommet de sa forme. Enfin c'est ce qu'il a cru. Mais si c'est pas une retenue, pis que c'est vraiment un cours de soutien, pis que l'professeur Pope trouvait sa transformation bâclée, ça lui fout un coup dans son égo, faut l'admettre. Pas qu'il irait le montrer. À la place, il braque un regard insolent sur le mec avant de lui balancer :

- Voulez que j'vous transforme en belette ? Verrez qu'elle sera pas bâclée.

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Dans les collines non loin de Pré-Au-Lard, Samedi 17 Février 2125

Ça lui fout bien dans l'os à Bramblethorn. Gus est refait. Pas qu'il irait trop se la péter sous le nez du mec, parce qu'il est pas assez con pour ça, mais certains regards suffisent probablement à faire passer toute sa suffisance pendant que Wickerson leur envoie les bases. Il peut pas s'empêcher de faire un check à Ambrose et Dylan en apprenant qu'ils sont dans le même groupe, même si ça fait chier pour Sam. Cela dit, Gus est un compétiteur dans l'âme, alors il lui balance son meilleur gun de doigts avant de lui afficher un clin d'œil et de se laisser happer par le bordel qu'on vient de remettre au chef d'équipe. Bon la vérité il va se tenir à carreau, parce qu'il a moyen envie de se faire dégager d'un autre cours de soutien et privé de tournoi. Alors il ignore complètement la gueule de l'autre mongol barré avec Alison et Jennifer.

 

- Putain ça va être de la balle, il jure en affichant un sourire béat avant de balancer un bras au-dessus de ses deux camarades pour les entrainer à la suite du groupe.

Déjà ça se passe dehors. Gus aime tout ce qui se passe dehors, par définition. Pis surtout, ça se passe de nuit. Gus aime bien la nuit. Bon il aime bien se dorer la pillule au soleil en fumant des gros pétards aussi, mais la nuit ça a quelque chose de mystérieux. De secret. D'interdit. Gus aime tout ce qu'est interdit, ça aussi par définition. Il est de plus en plus excité alors qu'ils se tirent du parc, pour s'enfoncer sur des sentiers qu'ont même pas l'air de partir pour Pré-Au-Lard, mais au-delà. Son regard se pose sur Bramblethorn et sa canne, indissociables, et il peut pas s'empêcher d'espérer que le mec se plante au sol comme un crétin d'avoir foutu son bordel dans un trou de taupe ou autre connerie du genre.

Son vœu se réalise pas.

Pis quand le top départ est donné, les deux types se tirent sans trop prévenir, comme deux ombres, et Gus se demande pendant moins de cinq secondes ce qu'ils se passeraient si vraiment ils se tiraient des limites imposées pour aller genre s'envoyer des bières au village d'à-côté. Il a pas le temps d'aller au bout de sa réflexion cela dit, parce qu'Ambrose comme Dylan ont l'air pris dans le délire à fond, et directement ça impose un rythme. Fergus est pas foutu capable de lire des runes, mais une carte ça il peut. Enfin en tous cas ça a pas l'air super compliqué. Alors il la réclame rapidement à Ambrose pour checker lui-même les alentours et balancer un doigt aléatoire dans une direction qu'a pas l'air mal et qui les approche à priori d'une première balise.

Il a l'air convaincu du type qui sait vraiment très bien ce qu'il fait mais il zieute vraiment à peine la carte alors qu'il annonce : 

 

- Par là, sûr !

Mais alors qu'il tente de mettre en branle le groupe, leurs jambes se font lourdes. Très lourdes. À croire que leurs corps ont envie de s'enfoncer dans le sol. Pire, il a la sensation d'être essoufflé alors qu'il arrive à peine à faire un pas, pris dans un ralenti très étrange. En sueur, il se tourne vers Ambrose et Dylan, qui subissent les mêmes effets de ce qui ne peut être qu'un changement de gravité.

 

- Putain d'merde, il jure.

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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Ça le fait marrer tellement que c'est un euphémisme. Pas que Gus connaisse le mot euphémisme. Bref. Non, Alison et lui ont pas la même notion du fun. Grande nouvelle. C'est-à-dire que c'est pas lui qu'a réclamé un date au milieu de nulle part. Alors ouais, le sérieux est mort-né, mais c'est probablement parce que Gus a jamais eu l'intention de faire même mine de se prendre pour un de ces types qu'a l'air de faire baver les meufs comme Alison. Les types sérieux. Sa définition a lui d'être sérieux, c'est quand on vient traiter sa mère de pute, ou qu'un des mecs qui la paye se met à s'croire chez lui dans leur appartement miséreux. Sérieux c'est quand un pote est dans la merde, et qu'il pourrait brûler tout l'château. Sérieux c'est quand il fout son poing dans la mâchoire de Ryder après qu'il ait joué au con.

Gus est pas tant fan d'être sérieux.

Mais il est à peu près sûr qu'Alison a besoin de se détendre autrement qu'avec sa notion de fun toute pétée où fumer ça pue. Alors peut-être bien qu'il peut faire genre deux secondes, d'être sérieux. Il sait pas si ça vaut le coup. Il sait juste qu'Alison est une meuf qui va pas se laisser impressionner facilement, mais que si ça venait à arriver, peut-être bien qu'il le sera plus, puceau. Parce que ça craint d'être puceau. Surtout quand on sait que des types aussi sombres que Sasha Shevchen arrivent à se faire des meufs comme Alison Carter dans l'secret des couloirs, bordel. Alors il reste la regarder. Un bon moment, en réalité. Dans la pénombre d'un parc illuminé seulement les sortilèges émanant du terrain de Quidditch, sur lequel s'entrainent probablement quelques joueurs zélés.

- J'ai seize ans, j'suis puceau, et j't'emmerde, il annonce finalement en lui serrant la main sans la lâcher du regard.

Si on lui demande, même lui saurait pas dire pourquoi il a sorti ça. Pourquoi il a décidé d'être complètement sincère. Gus a toujours été parmi les plus vulgaires, à balancer tellement de répliques imagées à la seconde que c'était dur de s'imaginer qu'il avait pas la moindre expérience dans le domaine. Il laissait les gens le croire, parce que ça l'faisait vachement plus que de démentir en avouant que tout ce qu'il pouvait bien sortir était loin de sortir de son imagination pure. Qu'il avait été témoin de tellement de trucs chelous même en plein milieu de son salon que c'était dur de pas s'faire une idée très claire de la chose même sans l'avoir lui-même vécue. Il se démonte pas pourtant, Gus, relâche la main d'Alison avant d'hausser un sourcil.

 

- T'as déjà fumé un pétard au moins ? Nan parce que c'est pas grave sinon t'as que seize ans.

Le sourire qui lui tord les lèvres est désobligeant. Allez savoir pourquoi, Fergus a pas le moindre doute quant à l'âge d'Alison Carter. Parce qu'Alison Carter est née un vingt-et-un décembre, voyez. Tout le monde sait ça. Non ? Il reprend sa marche l'air de rien, pour les entrainer de l'autre côté des serres complètement. À l'abri des regards. Ça caille toujours autant, mais il ira pas tester de relancer un sortilège. T'façon même s'il réussissait il doute qu'elle en serait très impressionnée. Pis s'il se plantait, sans doute qu'elle hurlerait au scandale une deuxième fois et le planterait là au milieu du parc. Parce que la notion de fun d'Alison implique pas de se prendre un sort foiré. Faut dire il aurait pu la brûler au troisième degré. Il laisse tomber son cul sur un muret froid mainte fois envahis par la troupe de poufsouffle dans les quatre dernières années. Pis il retire sa veste pour la tendre d'un geste à l'adolescente :

- Tiens t'as qu'à mettre ça sur tes genoux. Juste le temps qu'on fume. Après on rentre.

Les doigts s'enfoncent dans les poches de son jean, pour y chercher le pochon dans lequel sont planquées quelques feuilles, et il se met au travail, les bras nus apparemment insensibles à la fraîcheur ambiante. Gus a jamais été très sensible aux températures glaciales. Peut-être bien parce qu'il a passé trop de temps dehors tout gamin, et que son corps a fini par s'habituer au fait qu'il porterait jamais ce qu'il faut pour le protéger des intempéries. Ou alors il a appris à ignorer le sentiment qui vous congèle jusqu'aux couilles, au moins jusqu'à ce que ça devienne assez gênant pour le forcer à se rentrer quelque part.

- Vazy balance tes questions sérieuses, Alison Carter, il annonce dramatiquement en même temps de rouler.

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Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

La répartie de Pope a toujours un côté spectaculaire. À lui faire bouillir le sang dans les veines, voyez. Il se fout de sa gueule. Purement et simplement. C'est évidemment comme un museau au milieu de la gueule, ou comme une queue en tire-bouchon dans le cul d'une belette. Bref. Ça l'emmerde, Gus, et il croise les bras en détournant le regard. Relève même pas que l'type l'appelle Decker au lieu de Monsieur Decker, alors que tous les profs ont l'air de croire que c'est impoli quand c'est lui qui l'fait. C'est presque facile de prétendre que le mec est même plus dans la même pièce que lui, alors qu'il laisse son attention dériver sur sa création. C'est pas tant mal ok ? C'est pas tant mal. Le problème c'est qu'il a beau faire genre, il entend quand même Pope bavasser, encore et encore.

De billet mental et d'autres délires que Gus pige pas. Pis finalement.

- À moins que tu sois tellement persuadé que tu rates tout, que même en essayant, ton cerveau choisit l’échec ?

 

Ses sourcils se froncent. Sa posture se rigidifie complètement. Ce mec sait pas d'quoi il parle. C'est évident. L'truc c'est qu'il a beau se répéter ça encore et encore, Gus peut pas vraiment se mentir à lui-même. S'persuadé que le type vient pas de lui foutre une balle entre les deux yeux. D'verbaliser précisément ce qu'il se dit depuis la nuit des temps environs. Combien il foire tout, tout le temps. Combien il fait tâche au milieu du décor. Combien il est voué à échouer encore et encore, même s'il arrêtera jamais d'essayer de prouver qu'en vrai il peut, qu'en vrai il veut. Ça l'frappe en pleine gueule et ça l'emmerde tellement profondément qu'il fait claquer la langue contre son palais. Il déteste ce qui l'entend. Il se focalise sur la belette, essaie d'ignorer Pope, mais c'est impossible. Ils sont à moins d'un mètre. Tout seul dans cette foutue pièce fermée.

C'est pas une retenue. C'est une putain de prise d'otage.

Les yeux de Gus suivent le geste de la baguette de Pope. Observent la queue de la belette qui s'allonge, prend la forme qu'elle aurait du prendre s'il avait réussi son sortilège pour de vrai. L'entend lui dire une grande phrase, du même genre que lui balançait Ali quand il le croisait encore à l'épicerie d'en bas de son appartement. Le genre qui fait bien, mais qui veut pas dire grand chose. Parce que y a pas grande différence pour Gus entre avoir envie d'être bon, et dire qu'on est pas si mauvais. C'est jouer sur les mots, c'est tout. Pope joue sur les mots. Faudrait pas s'attendre à autre chose de la part d'un Serdaigle, sans doute. Ça l'agace. Ça le fume un peu à l'intérieur. Il s'enterre encore dans ce silence presque enfantin alors que ses yeux continuent de suivre la belette. Elle finit par reprendre sa forme initiale bien sûr. Comme toute métamorphose qui se respecte. Dans l'fond cette matière, c'est du vent. D'la poussière aux yeux. L'illusion d'un truc qui peut s'changer en un autre.

- C'était pas un échec, il balance finalement, même s'il sait pertinemment que c'était pas non plus une réussite. Il en démordera pas pour autant.

Parce qu'au final c'est sans doute ça qui l'emmerde le plus. L'fait que Pope s'arrête au fait qu'il l'avait presque. Comme s'il essayait pas assez. Comme s'il était pas capable d'aller au bout des choses. Il va au bout des choses Gus. Trop, parfois. Il fonce comme un putain de bulldozer à en passer à travers les murs. Il lui manque une case quelque part. Un truc qui serait capable de l'arrêter quand il merde. Parce que quand il merde, il merde pour de vrai. Ça c'est pas un échec. Un échec il sait c'que c'est. C'est de niquer la gueule d'un type avec tellement de force qu'on doit envoyer le gars à l'hosto. L'truc, c'est que Gus il gère tellement bien l'échec que quand c'est pas si foireux, ça a tout l'air d'une réussite. Mais ça personne le voit. Même pas Pope.

- C'est un délire de conte M'sieur, il poursuit, hargneux, en plantant cette fois son regard sur Pope. Pouvez croire tout c'que vous voulez aussi fort que vous l'voulez ça change jamais rien à c'que vous vivez hein.

L'important c'est d'y croire. Pis quoi. L'aurait du dire ça à sa daronne quand elle se faisait ceinturer par cet enculé de Gregory. L'important c'est d'y croire maman ! Bordel. Il détourne le regard de nouveau. Inspire lourdement. Il a envie de sortir de la pièce, qu'il trouve subitement trop étroite. L'truc c'est qu'il est à peu près sûr que Pope le laissera pas. Parce que c'est une retenue, pas un cours de soutien, quoi qu'en dise Ambrose. L'prof a aucune raison de le forcer à s'exercer sur un sortilège qu'il a parfaitement réussi la première fois. Quand il l'a balancé sur Jenkins pour faire rire ses potes. Aucune sinon pour lui prouver qu'encore une fois, il a réussi parce que c'était un coup de chance. Il a réussi mais en fait il est pas assez bon pour le faire plusieurs fois. Il esquisse pas un geste vers sa baguette magique. Hors de question d'lui donner raison.