Harry Potter RPG

[Libre]
Dans les gradins Stade de Quidditch - Gradins, samedi 03 novembre 2125

Harrison Woodcraft

Homme

57 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 01/11/2025 à 15:34

Le soleil frappe le terrain de Quidditch, mais peine à réchauffer l’atmosphère glaciale. Il n’y a pas de feu dans l’air, seulement l’attente, une masse froide qui pèse sur les tribunes. Pourtant, élèves et professeurs, ces visages familiers mêlés aux étrangers, se pressent, se tassent, luttant pour une illusion de meilleure place.

 

Mais le décor est là pour leur rappeler que cette quête n'a qu'un échec : la vérité. Les ruines - une architecture de l'illusion, dressée pour l'occasion - sont des monolithes obstinés qui se chargeront de gâcher l'horizon. Ce sont des mensonges de pierre taillés à vif qui s'imposent au spectacle, un théâtre de la décadence pour faire vibrer la foule.

 

Bien sûr, il y a l'artifice pour masquer le désagrément. Les écrans géants, pour l'instant des spectres noirs et muets, se dresseront bientôt pour mentir : pour retransmettre l'action, gommer la distance, faire croire que tous sont au plus près du feu de l’action. Quand ils s'allumeront, la foule poussera un soupir de soulagement. Ils pourront assister à la première épreuve dans des conditions feutrées, sécurisées.

 

Ce luxe, évidemment, ne sera pas celui des champions. Harrison jette un œil discret à sa montre. L’heure tourne sur le métal. Il se demande si Pope a déjà isolé les vestiaires, cloisonné ce silence forcé du rugissement anticipé de la foule. Il faut que les élus restent dans leur bulle d’ignorance, loin de cette comédie du prestige qui se joue au-dessus de leurs têtes.

 

Quelques minutes. Encore quelques minutes. Le temps est une corde étirée. Il va claquer. Et l'euphorie, comme toujours, dévorera le reste.

 

L'ensemble des élèves, des personnels de Poudlard ainsi que les plus haut gradés du ministère de la magie 

(ministre, directeurs de département et aurors en fonction) sont autorisés à publier ici.

Owen Carter

Homme

64 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 03/11/2025 à 00:41

"Alison Carter, la fille du Colosse écossais Owen Carter, en lice au Tournois des Trois Sorciers !" avait titré le Souaffle libre. "Il a fallu que le Géant tourne enfin la page du drame de sa femme, Kate Carter, pour qu'il soit déjà tiraillé par les épreuves aussi exigeantes que dangereuses dans lesquelles s'est engagée sa deuxième fille, Alison, scolarisée en sixième année au collège Poudlard", pouvait-on lire en troisième page du Vol enflammé. "La rumeur d'un quatrième enfant confirmée par le tournoi ?!" avait osé les tabloïds people, comme le détestable Troll civilisé, n'attendant qu'une seule chose : compter de combien de têtes rousses serait composée la famille Carter dans les gradins du terrain de Quidditch de l'école. 

 

Alors le voici, Owen Carter, ancienne star du quidditch écossais, passant les grilles de Poudlard sans prêter attention aux regards posés sur sa silhouette frôlant les deux mètres cinquante. Il est accompagné de Freya, sa première fille, maintenant âgée de 25 ans, et d'un jeune garçon qui pourrait être en deuxième année à l'école, sauf qu'il ne l'est pas

 

Surveillant Marley d'un œil protecteur, l'Écossais porte sur son visage la fatigue et l'inquiétude, creusées en traits épais entre ses sourcils et sous ses pommettes tâchées de rousseurs. Lui et son aînée guident le plus jeune en direction du terrain qu'ils connaissent bien, attentifs aux aménagements spécifiques de l'évènement. Par là, dit Freya en désignant l'escalier de l'une des nombreuses tours des gradins. L'ascension leur permet d'accéder rapidement aux sièges dédiés à l'intention des spectateurs-visiteurs. 

 

— Fait ni trop chaud, ni trop froid, c'est bien pour elle, décide Owen en humant la température tandis qu'ils s'installent face aux blocs de pierre gigantesques plantés au centre de l'arène. Il frotte ses paumes l'une contre l'autre, observant l'installation avec un mélange de curiosité et d'appréhension. Bientôt, sa petite Alison ressemblerait à une souris au milieu des monolithes. Reste près d'nous Marley, ordonne le père de famille à son benjamin collé trop près du bord. Ce dernier lui jette un regard interrogateur, surpris par l'immensité de la foule et du terrain, quand bien même Charlie et Freya l'avait prévenu. Où est Alison ? demande-t-il, ses narines cherchant machinalement à recevoir des informations dans l'air. 

 

— J'pense qu'elle se prépare. Elle est aux vestiaires, c'est là qu'on se prépare avant un match, répond l'aînée des trois filles en balayant d'un œil attentif les différents groupes d'élèves amassés au loin, parfois cachés derrière une pierre plus haute que les autres. T'as trouvé Charlie ? Elle doit être où y'a du bleu, là-bas, regarde. Où ça ? Là-bas.

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 15/11/2025 à 19:01

Cette année est drastiquement différente des autres, c'est certain. Le tournoi des Trois-Sorciers a lui seul bouscule entièrement le quotidien des élèves de Poudlard, et ce depuis presque deux mois : l'arrivée des délégations françaises et africaines ont fait émerger des tonnes de rumeurs dans les couloirs, incorporant des dizaines de nouveaux visages, et de nouveaux noms, que Basil aura vainement essayé de retenir. 

Reporter officiel pour la gazette de l'école - que le WAC avait mis en place en plus de nombreuses autres activités -, Basil se tenait paré, armé de son Mekapteur. On ne l'avait pas laissé pénétrer le vestiaire des champions, mais il saurait trouver à faire de là-haut, il n'en avait pas le moindre doute. Grandi de quelques centimètres depuis l'été, et affermi par la présence affirmée de Nikolaï depuis leur rencontre au début de l'année précédente, Basil n'était plus vraiment un garçon.

Il était un jeune homme.

 

Du moins, c'est ce que se plaisait à dire sa mère en lui ébouriffant les cheveux, le faisant rougir jusque la racine. Toujours est-il que Basil avait gagné en confiance avec sa quatorzième année, qui lui donnait réellement l'impression d'être un jeune homme. On ne le poursuivait plus dans les couloirs. On l'appelait certes encore Basilic ici ou là, mais c'est davantage sur un ton camarade que par esprit de moquerie, et il avait appris à laisser couler.

Aujourd'hui, Basil avait prévu de trouver Charlie, qu'il voulait absolument soutenir. Sa sœur aînée, Alison, avait été nommée championne du tournoi, et il n'était pas sans savoir que cela angoissait terriblement son amie. Il lui avait réservé une place, et attendait tranquillement qu'elle arrive. Le décor ne laissait rien imaginer de ce que pourrait être la première épreuve, si ce n'est qu'elle serait probablement grandiose et mémorable, et terrifiante.

Détachant son objectif d'un geste mécanique et habitué, Basil extirpe sa baguette de son uniforme rouge et or et la pointe avec calme pour informuler un Recurvite. Il ne s'agirait pas d'avoir de mauvaises photographies à cause d'une simple trace oubliée.

L'objectif est correctement nettoyé, et Basil étire un sourire satisfait.

Basil Banks a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Bételgeuse !

Sortilège
Sortilège de Récurage
Difficulté
6
Résultat D20
13
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

L'objectif est correctement nettoyé, et Basil étire un sourire satisfait.

Autres résultats possibles

L'objectif est comme neuf, et Basil étire un sourire satisfait.

L'objectif n'est pas affecté par le sortilège, clairement raté. Basil s'y reprend à plusieurs fois, soucieux et concentré, avant d'enfin obtenir un résultat correct.

L'objectif n'est pas affecté par le sortilège, clairement raté. Basil s'y reprend à plusieurs fois, soucieux et concentré, mais en vain. Tant pis.

Ferguson Decker

Homme

16 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 15/11/2025 à 19:32

- T'vois quoi ?

- Ben des pierres, t'crois quoi, que j'ai la vision à rayon X ?

- Gngngn.

- Ils sont où les champions ?

- Au vestiaire j'crois.
- Ça commence quand ?
- Dans trois jours. J'espère t'es bien assis.

- Woooh.
- Pas pour de vrai, Jimmy Boi.

Le groupe de Poufsouffles, aussi chaotique que de coutume, n'est pourtant pas parmi les plus bruyants. L'excitation est à son comble dans les gradins, remplis par tout Poudlard, mais aussi les familles des champions, et les camarades de leurs écoles déplacés avec la délégation qui n'ont pas été choisis comme champions. Ferguson se tort un peu le coup pour essayer de visualiser un truc, n'importe quoi qui lui donne le moindre indice quant à cette première épreuve.

Finalement, son regard tombe sur une flopée de têtes rousses, et il balance un coup de coude dans les côtes de son voisin de gauche, qui réagit à peine. Faut dire, c'est Jimmy. Jimmy c'est pas vraiment le même depuis la rentrée. Un doigt pointe dans la direction du géant assis avec un môme minuscule, et la gérante de la boutique OCQ sur Pré-Au-Lard.

 

- Mate y a Owen Carter !

- Huh ?

- Bro, Sam, z'avez vu ? Il répète en direction des deux autres, sur sa droite.

- Bah forcément, c'est quand même sa fille quoi.

- J'crois qu'il voulait pas qu'Alison participe, elle m'l'a dit...

- Ah ouais ? Putain t'crois pas on peut lui d'mander un autographe ?

- Gus c'est tout sauf le moment là. À la fin peut-être... ?
- Elle a raison. On ira à la fin c'est mieux.
 

Agité, Ferguson zieute de nouveau les ruines. L'écran géant éteint. C'est long nan ? Z'ont l'droit de fumer au moins. C'est déjà ça. Ferguson se chope une clope dans la poche et la plante entre ses lèvres avant de se le tenter sans baguette parce que... ben flemme en fait.

La flamme, minuscule, à peu près contrôlée, embrase le bout de sa cigarette. Bon ok. Ça lui brûle un peu les doigts aussi. Mais rien d'bien méchant.

Ferguson Decker a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Combustion
Difficulté
4
Résultat D20
14
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

La flamme, minuscule, à peu près contrôlée, embrase le bout de sa cigarette. Bon ok. Ça lui brûle un peu les doigts aussi. Mais rien d'bien méchant.

Autres résultats possibles

La flamme, minuscule et parfaitement contrôlée, embrase le bout de sa cigarette.

Il s'brûle les doigts comme un débile, et l'reste de la bande se fout royalement de sa gueule. N'empêche que la clope est allumée. Il leur fait un doigt.

Il s'brûle les doigts comme un débile, et c'est Jimmy qui vient à la rescousse en lui refilant le zippo qu'il lui a prêté plus tôt dans la journée. L'reste de la bande se fout juste royalement de sa gueule, et il contente de leur faire un doigt. Pis d'allumer la clope avec le zippo. La loose.

Charlie Carter

Femme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 21/11/2025 à 12:26

Ce sont des créatures incomprises les araignées, avait déclaré Charlie, munie de quatre longues pattes griffues accrochées depuis ses épaules jusqu'à ses hanches le soir du 31 octobre, ses bras et ses jambes représentant le reste de l'anatomie de son costume d'acromentule. Rien pourtant, même la fête d'Halloween en présence de ses amis, des membres du personnel, des fantômes du chateau, des elfes de maison et des autres délégations, n'arrive à lui tirer un vrai et grand sourire franc depuis le tirage au sort de la Coupe de Feu, et l'élection d'Alison au rang de Championne.

 

Véritable éponge émotionnelle, la benjamine Carter absorbe l'anxiété de sa grande sœur à Poudlard, et celle des membres de sa famille au 76 Grand-Rue. Elle a recommencé à faire des cauchemars et porte cette semaine un teint blanchâtre, témoin du mélange de manque de sommeil et d'inquiétude qui lui retourne l'estomac.

 

Elle va gagner, c'est la meilleure, n'est-ce pas ? 

 

Accompagnée d'autres Serdaigle et emballée dans son écharpe bleu et bronze, elle grimpe fébrilement jusqu'aux gradins remplis d'élèves agités et impatients de connaître la consigne de la première épreuve du tournoi. Aujourd'hui, elle a perdu sa gouaille habituelle, et ne se mêle pas aux prédictions lancées ça et là par les sorciers. Ses yeux découvrent le décor avec toute l'appréhension que peut avoir une adolescente de savoir sa sœur en danger. Un vertige la saisit. Elle entend à peine Basil l'appeler, et le cherche à retardement avant de se frayer un chemin vers lui et de comprendre qu'il a gardé une place pour elle. Merci, se contente-t-elle de répondre, un sourire poli aux lèvres, ses prunelles bleues fixant tour à tour le garçon et son appareil. 

 

Qui sait ce qu'il immortalisera dans une poignée de minutes... Assise, elle semble attendre du Gryffondor une parole qui ne vient pas. Elle attend, nerveuse, et ne peut plus se retenir de poser la question dont elle souhaite une réponse. T'as pas eu de visions ?

Owen Carter

Homme

64 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 11/12/2025 à 16:45

Silencieux, le quasi-géant balaye d'un regard grave l'arène, évitant de lever la tête vers la foule de spectateurs dont une partie non négligeable ne tardera pas à le reconnaître, et à bientôt le pointer du bout de leurs gants aux quatre couleurs des maisons de l'école. Il préfère les ignorer, sachant pertinemment que plus de la moitié des jeunes sorciers ne le connaissent qu'à travers une vieille image de collection, sa gueule placardée à répétition dans les journaux, dont on raconte davantage les frasques désormais, que les exploits. Ils ont vu sa tête partout, mais ne savent rien de son histoire, et certains tomberaient des nues d'apprendre même qu'il jouait en équipe d'Écosse de Quidditch à l'époque où leurs propres parents étaient à Poudlard.

 

Alors Owen Carter garde le dos voûté, et ses sourcils broussailleux sondent le relief du décor tandis qu'il s'adresse à sa fille Freya, installée près de lui. T'as vu des journalistes ? Mh, j'crois qu'y'en a, là-bas, à droite près de l'entrée vers les vestiaires, et aussi en face, répond-elle, observant la foule et les abords du terrain avec concentration, le jeune Marley toujours collé contre la rambarde, le nez tendu en direction du vide. Mhr, râle l'Écossais en frottant son épaisse barbe rousse ; il redoute les articles du lendemain, ne connaissant que trop bien l'inventivité des reporters pour monter des histoires à partir de rien. Et t'as vu Charlie ? Nan, y'a trop de monde. Tu la vois toi, Marlito ? Tu vois Charlie en face ? Nae, renifle l'enfant, le menton posé sur ses bras croisés, ses yeux dévorant autant de silhouettes réunies qu'il n'en a jamais vues, même à Londres, même au Ministère de la Magie.

 

— Il est trop grand son pantalon, nan ?

— De quoi ? Qui ?

— Marley. Il flotte dans son pantalon j'ai l'impression.

— Ah. Ah bah oui, un peu. C'était à Charlie. Il est plus p'tit qu'Charlie quand elle était en deuxième année, explique l'aînée Carter en fixant la tenue de son frère, dont les plis sont déformés au niveau de ses jambes. Ce dernier continue de scruter les tribunes, et ne remarque pas la main du patriarche s'agiter discrètement derrière lui.

 

 

Aidé par le sortilège, le tissu du pantalon s'ajuste plutôt correctement autour des jambes de Marley. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie soudain ce dernier, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

 

Owen Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Resserage
Difficulté
5
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

Aidé par le sortilège, le tissu du pantalon s'ajuste plutôt correctement autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Autres résultats possibles

Aidé par le sortilège, le tissu du pantalon s'ajuste parfaitement autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Sous l'effet du sortilège raté, le tissu du pantalon garde sa forme initiale autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Sous l'effet du sortilège raté, le tissu du pantalon devient encore plus large autour des jambes de Marley qui ne s'en rend pas compte, sa main tendue face à lui. LÀ ! Y'A CHARLIE LÀ-BAS ! s'écrie-t-il soudain, fou de joie d'avoir enfin trouvé sa sœur parmi la nuée d'élèves impatients de voir la première épreuve démarrer. Où ça ?! LÀ ! Il persiste et oblige Freya à se lever pour se mettre à la hauteur de son visage, et chercher au bout de son doigt. Attends, attends, tu bouges dans tous les sens ! 

Harrison Woodcraft

Homme

57 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 13/12/2025 à 15:50

Les sourires de façade s’accrochent aux visages comme des masques humides. Poignées de main trop longues, compliments trop sucrés, hochements de tête savamment dosés : tout ce petit théâtre finit par grignoter la patience — cette patience latente, tendue sous la peau — de Woodcraft. Il laisse les politesses s’éteindre d’elles-mêmes, comme on laisse mourir une braise. Dans les gradins, déjà, ça bruisse : la rumeur populaire, grasse et impatiente, gonfle et se répand.

 

Alors il tranche.

 

Un geste net, la baguette levée, et l’air se plie à l’enchantement.

 

Sonorus.

 

Sa voix, désormais, n’appartient plus à sa gorge : elle se déploie, s’impose, roule sur les tribunes et les fait taire par endroits comme une main sur une bouche.

 

Mesdames et messieurs… bienvenue à cette première épreuve du Tournoi des Trois Sorciers. Poudlard accueille aujourd’hui Beauxbâtons et Uagadou.

 

La salve d’applaudissements jaillit, attendue, presque mécanique. Woodcraft la laisse monter, enfler, puis il la laisse retomber. Il ne la coupe pas : il l’épuise. Il la regarde mourir lentement, comme on regarde un feu finir de consumer ce qu’il a à prendre.

 

Nos champions vont s’enfoncer dans les ruines édifiées pour l’occasion. Là-bas, trois créatures les attendent. Trois obstacles, trois vérités brutales sur leur périple. Ils devront les vaincre s’ils veulent avancer… et atteindre le centre.

 

Il marque une pause, juste assez pour que les esprits s’y accrochent.

 

Au cœur des ruines, trois artefacts leur seront proposés. Un seul choix. Une seule prise. De quoi nourrir la suite des épreuves… ou la précipiter.

 

Un nouveau mouvement de baguette, précis, presque désinvolte. Et l’artifice prend le relais : les quatre écrans géants, dressés comme des yeux sans paupières, s’allument d’un coup. Chaque surface offre un angle différent sur ce faux labyrinthe de pierres, cette architecture du mensonge montée pour divertir la foule. Les images promettent la proximité, vendent l’illusion : vous verrez tout. vous serez au plus près. vous ne manquerez rien.

 

Ainsi, chacun d’entre vous pourra suivre les évènements au mieux… Les champions, eux, n’auront pas ce confort.

 

Woodcraft balaie les tribunes du regard, puis se redresse, déjà ailleurs.

 

Je vais maintenant accueillir nos trois champions. Je vous retrouve dans quelques instants pour le lancement officiel de cette première épreuve.

 

Un dernier coup de baguette, et l’amplification se retire comme une vague. Le stade reprend sa respiration, aussitôt rempli de voix, d’excitation, de commentaires trop rapides.

 

Harrison, déjà, s’éloigne. Il ne traîne pas dans la lumière : il se glisse vers les vestiaires, là où l’attente n’a rien d’un spectacle. 

Marley Carter

Homme

12 ans

Cracmol

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 18/12/2025 à 13:38

Il reconnaît Charlie au terme d'une longue observation de toutes les tribunes, une par une, et de l'ensemble des élèves amassés en face d'eux. Son œil cramponne la silhouette - emmitouflée d'une écharpe bleue - de sa sœur aux cheveux flamboyants, comme ceux des autres Carter. Ah oui ça y est, j'la vois ! s'exclame l'aînée des trois filles, venue aux côtés du jeune Marley. Les secondes suivantes, ils essayent d'attirer l'attention de l'apprentie sorcière au travers des monolithes gênant l'horizon. Faut pas trop se faire remarquer, prévient Freya, craignant l'acharnement des journalistes. Alors le rouquin secoue sa main seulement quand il a l'impression que la Serdaigle regarde dans sa direction. C'est peine perdue - elle semble préoccupée, sûrement par le sort d'Alison. 

 

Marley n'a pas tellement compris l'enjeu du tournoi. On lui a dit qu'il verrait l'école de ses sœurs et que la Serpentard avait été choisie parmi les élèves les plus âgés pour participer à un concours qui n'a lieu que rarement, et qui demande des qualités difficiles à réunir dans une seule et même personne. Il connaît moins bien Alison que Freya ou encore Charlie. Il se méfie d'elle depuis qu'elle l'a accusé d'être le responsable d'une invasion de doxys survenue peu après son arrivée au 76 Grand-Rue, alors qu'en fait, les œufs étaient cachés au milieu de la queue en paille d'un balai en réparation à l'atelier. 

 

— Allez viens Marley, viens t’asseoir, répète Owen Carter quand soudain une voix retentit dans tout le stade. Le benjamin s'exécute, assis entre son père et sa grande sœur, impressionné par la liesse puis le silence du public. Autour de lui, les adultes sont concentrés. L'homme parle de créatures avec un air grave. Trois vérités brutales, ça veut rien dire, murmure Freya, les sourcils froncés. De l'autre côté, un grognement suivi d'une inspiration lourde marque l'impatience du quasi-géant. 

 

Brusquement, le regard de Marley est attiré par les écrans géants qui s'allument, brillants - il n'a jamais rien vu de tel. Elle va arriver, on va la voir là, confirme l'aînée en pointant l'image du doigt. Alors, comme tout le monde dans les gradins, Marley attend. 

Antonius Ravental

Homme

55 ans

Sang pur

Britannique

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Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 27/12/2025 à 14:32

Deux mois s'étaient écoulés depuis le début de mon office en tant professeur de Botanique de Poudlard. Deux mois d'enseignements aussi variés que l'étude du Dictame de Crête, la composition des accords du Rosier Chantant ou encore la connaissance du juste arrosage des plantes afin de lancer un Alveolus convaincant. Soixante jours à supporter bambins braillards et adolescents ignares. A ces merveilleux moments s'ajoutait la tenue de ce grand évènement magique international : le Tournoi des trois sorciers.

 

Confortablement installé dans les tribunes réservées au personnel de l'Ecole et aux invités, j'observais les environs et les intervenants. Le Directeur Woodcraft était égal à lui-même : convaincant dans ses propos mais dénué de ce petit supplément d'âme qui lui fera toujours cruellement défaut. Qu'à cela ne tienne : Poudlard survivra à un parvenu de plus. 

 

La rudesse du climat des highlands n'était pas pour me déplaire, tant j'eus le bonheur de le fréquenter. J'avais opté pour une tenue solennelle, mais confortable (image profil). La rose blanche accrochée en boutonnière était issue de l'un de mes rosiers chantants. Par moment, un son léger, cristallin, s'en échappait. Un accord contemplatif, mineur. Mon regard dur s'immobilisa quelques instants sur Owen Carter. Pauvre homme. Lui qui avait fait la fierté de la patrie du chardon, le voici relégué au rang des épiciers. Je ne pus retenir un léger rire - mesquinerie bien vite effacée par l'implacable réalité : sa fille, Alison, allait affronter des dangers on ne peut plus réels durant ce tournoi. L'espace d'un instant, je m'imaginais à sa place, si Athénais avait été envoyée dans ces ruines. Mon échine se raidit.

 

Mon index droit, ganté, tapotait distraitement ma cuisse. J'attendais le début des hostilités, mon regard navigant entre les sorcières et les sorciers présents autour de moi et les écrans diffusant les images de l'épreuve. Discrètement, je tirais une flasque argentée de mon manteau, profitant d'une gorgée de whisky pour me réchauffer le corps, l'âme et l'esprit. 

 

- Guid luck, jeunes gens. Ajoutais-je à mi-voix, en gaélique, à l'adresse des trois jeunes sorciers qui hélas, en auront bien besoin.

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 07/01/2026 à 14:31

C'est l'bordel. T'aimes bien. Ça fait bien des mois que c'est l'bordel d'ailleurs. Et ce dans tout Poudlard. Faut dire que c'est l'Évènement. Au départ t'avais pas bien compris. Tu pensais que c'était important sans plus. Mais t'as eu un an pour t'y faire, comprendre de quoi il retournait. C'est pas juste le tournoi de l'année quoi. C'est le tournoi. Un truc qui se passe exclusivement à Poudlard comme ça s'est pas passé depuis paquet d'années, et qui rameute tout un public de l'étranger. Tu pensais pas que ta vie au château pouvait connaître un tel level up.

Les gradins sont bondés. Pas qu'de camarades de classe, très loin d'là. Y a des élèves des sept années, des professeurs, et surtout les étudiants des deux écoles étrangères, et du public rameuté spécialement pour venir voir les champions. D'la famille. Des amis. Ça t'rappelle un peu les matchs d'Elliot, l'peu de fois où t'as eu le droit d'aller en voir, et t'adores ça. Posté au bord de ton siège, t'as attendu comme tout l'monde avec une impatience grandissante. Tout intrigue dans le décor, et les écrans géants, et la posture du directeur plus solennel encore que pour l'ouverture de la cérémonie d'la coupe.

Tout l'monde y va de sa petite idée quant à ce que vont bien pouvoir affronter les champions de Poudlard, et t'es pas en reste. Comme beaucoup d'autres élèves de ton année, t'es à fond pour Alison, parce qu'elle représente l'école. Aussi parce que tu la trouves jolie, peut-être bien. T'faut pas longtemps pour suivre l'courant des rumeurs alors que débarque un type immense dans les gradins, que tu r'connais pour avoir eu sa carte entre les mains à plusieurs reprises. Tes yeux écarquillés, tu tiens plus en place alors que tu quittes du regard les ruines, et tout l'reste pour te focaliser sur le géant national.

- M'sieur Carter ! Hey m'sieur Carter !

T'passes inaperçu, parce que t'es pas l'seul à tenter d'attirer son attention. Accessoirement, tu te prends un regard de Wickerson qui te fait pincer tes lèvres. Tu sais bien que vous êtes pas sensé faire tout et n'importe quoi même dans les gradins. Alors tu t'morfonds un p'tit peu, pis au bout d'quelques minutes tu tiens plus. Tu prétends une envie de pisser pour sortir de ton rang et déguerpir par les escaliers, grimper de l'autre côté à l'insu des regards du personnel - trop occupé par le lancement de l'épreuve. T'arrives non loin de la brochette de têtes rousses, parmi lesquelles tu r'trouves Freya, la grande sœur de Charlie, et un garçon qu'a l'air d'avoir ton âge à peu près mais que t'as jamais croisé dans Poudlard.

 

De ta poche, tu tires le sésame que t'as ramené spécialement pour l'occasion, et t'approches avant que qui que ce soit ait pu t'arrêter.

 

- M'sieur Carter ? Pardon d'vous déranger mais j'voulais vous d'mander un autographe s'il vous plait !

La carte est vieille, un peu écornée d'avoir trainé dans ta poche depuis l'matin, agrémentée de quelques miettes de petit déjeuner. Les écrans, tout là haut, s'allument, et les silhouettes des champions s'engouffrent dans les ruines sous les clameurs.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 08/01/2026 à 00:08

La foule hurle son nom, pourtant ce n'est pas Owen que le public encourage aujourd'hui. Les CARTER appartiennent à sa progéniture, Alison, la deuxième de ses quatre enfants. Il la fixe sur l'écran en silence alors que Freya et Marley se joignent aux cris des supporters résonnant autour du stade. Le colosse marmonne intérieurement, pétrifié à l'idée qu'il puisse arriver quelque-chose de grave à sa fille. Ignorant le reste du stade, ses épaules se tendent quand la Serpentard avance dans la brume. Faut qu'elle dégage ça, commente nerveusement Freya, juste avant de tourner la tête en direction d'un élève qui s'adresse à eux.

 

— Il veut quoi ? questionne Owen Carter en dévisageant son aînée, puis l'enfant vêtu aux couleurs de Gryffondor. Mais son attention est vite ravalée par les écrans. C'est Charli, salut Charli ! C'est le petit frère d'Elliot Blackburn, explique Freya tandis qu'elle attrape la vieille carte de l'ancien capitaine d'équipe d'Écosse de quidditch, et sourit tendrement. Ça va Charli ? T'veux un autographe ? Elle surveille d'un œil la progression d'Alison qui s'enfonce plus loin à l'intérieur du dédale de pierres. T'as un crayon, une plume ? Papa. Papa. Mhr. Difficile de détacher Owen de l'épreuve, contrairement à Marley, occupé à observer le jeune Charli Blackburn de la tête aux pieds. 

 

— Charli, j'te présente Marley, il a 12 ans. 

— C'est pas Charlie.

— Il s'appelle Charli aussi. 
— Ah. 

 

Intrigué, le petit rouquin regarde la carte toujours entre les mains de Freya. Ta rentrée s'est bien passée ? demande cette dernière au benjamin Blackburn. J't'ai pas encore croisé c't'année ! Papa ? Pa- qu'est-ce qu'elle a ? J'sais pas. Sans raisons apparentes, Alison vient de s'arrêter entre deux monolithes cernés de brume.

 

Pendant ce temps, Marley s'est levé pour s'approcher de Charli, rattrapé par le bras par Freya qui se décale contre son père. Reste ici Marl', mets-toi assis à côté d'moi. Charli, mets-toi aussi assis sinon ils vont t'virer. Elle fait en sorte de laisser assez de place aux garçons, mais ne lâche pratiquement pas les différents écrans des yeux. Regarde, la fille de Uagadou, elle a enlevé le brouillard. Ça revient, commente Owen en direct tandis que Marley observe envieusement la tenue Gryffondor de son voisin. Il s'exprime prudemment. Toi, tu fais d'la magie ? 

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 08/01/2026 à 15:34

- Salut M'dame Carter ! T'as balancé poliment à l'intention de Freya, la grande sœur de Charlie.

T'attends avec espoir, même que l'colosse t'adresse pas une miette d'attention. Faut dire qu'les écrans sont allumés et projettent l'avancée des champions à l'intérieur des ruines. T'y jettes un œil rapide pour constater qu'il s'passe pas grand chose, mais t'rapatries tout aussi vite sur l'ancien joueur de Quidditch. Pis M'dame Carter te présente Marley, et tu tournes la tête vers lui brièvement pour hocher la tête en guise de salutation. Il est d'la même taille que toi presque au centimètre près. Mais il a les même cheveux roux qu'tout le reste de sa famille, et des tâches d'la même couleur partout sur la gueule.

 

- Salut !

Tu t'impatientes. Parce que bien sûr que tu t'impatientes. T'es v'nu pour voir Owen Carter, mais Owen Carter a les yeux rivés sur les écrans tout là haut. Alors t'réponds à Freya, vite fait, distraitement, sans trop la regarder vraiment.

 

- Ouais, ouais. Balancé d'un pied sur l'autre, tu t'agites comme si ta seule volonté pouvait soudain t'attirer l'attention du géant, en vain. Tranquille ! 

De nouveau, tu zieutes les écrans. S'passe toujours pas grand chose, en dehors d'une brume latente qui semble présente autour des trois champions. Forcé de t'assoir, tu t'installes à côté de Marley, et croise son regard curieux. Sa question te confirme c'que t'avais déjà deviné en reconnaissant le garçon de nulle part. C'est pas un élève de Poudlard.

 

- Ouais, j'fais d'la magie et tout, pas toi ? Peut-être que vous avez pas vraiment l'même âge comme tu te l'imaginais. P't-être il est juste grand ? Tu cherches Owen des yeux une fois encore, mais t'absties  de retenter sa chance. Le type est obnubilé par les écrans, y a rien à faire. Tu soupires et t'adresse splutôt à Marley. Il est encore plus grand en vrai qu'sur les photos ! C'est ton père ? Ça doit être pour ça qu't'es grand pour ton âge et tout ! T'vas arriver quand à Poudlard ? Pis sans transition, à destination de Freya : Hey elle est où Charlie, elle est pas avec vous ?

Marley Carter

Homme

12 ans

Cracmol

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 09/01/2026 à 00:47

Il a jamais vraiment causé à des gosses de son âge. Il a jamais vraiment causé tout court d'ailleurs. Avant de rencontrer son père, le jeune Marley vivait avec un couple de sorciers âgés reclus du monde magique comme du monde moldu. Il passait ses journées dans la forêt, à aider aux travaux extérieurs, ou bien au coin du feu pour trier diverses choses ; des graines de semis par exemple. L'homme et la femme n'étaient pas trop bavards, alors Marley non plus. Depuis son arrivée à Pré-Au-Lard, il a découvert un univers de paroles, notamment aux côtés de Charlie. 

 

Marley écoute sagement, bien moins agité que l'autre Charli. Après avoir simplement nié de la tête à la première question, il jette un œil à son père, toujours suspendu aux images des écrans, puis fixe l'élève sans savoir s'il a le droit d'avouer qu'il est le fils d'Owen Carter. Heureusement, sa grande sœur lui pose une main affectueuse autour de l'épaule, et se penche en direction du Gryffondor, le regard malicieux. Hey Charli, t'es le p'tit frère d'Elliot, alors j'sais que j'peux te faire confiance et te dire un secret, j'espère que j'me trompe pas hein, tu l'dis à personne ? Peut-être qu'en son fort intérieur, Freya sait que l'information fuitera dès demain, puisque les journalistes couvrant le tournoi ont probablement remarqué la présence d'une tête rousse supplémentaire sur le banc des Carter. Bon, Marley c'est notre p'tit frère, et il est cracmol, tu sais c'que c'est ? En fait, il est né dans une famille de sorciers, mais il a pas l'don de magie. C'est l'inverse de toi et Elliot, vous êtes des sorciers nés dans une famille moldue. Tu gardes le secret, tu t'rappelles ? J'vais essayer d'avoir ton autographe, attends. Elle tapote l'ensemble des poches de son pantalon cargo à la recherche d'un crayon, et commence même à enfoncer sa main, et finalement son bras jusqu'au coude, à l'intérieur de l'une d'entre elles. On voit rien avec le brouillard, râle Owen. Pendant ce temps, Marley mordille ses lèvres, et se décide à poursuivre seul la conversation.

 

— J'peux te montrer où qu'elle est Charlie moi, regarde. Il roule ses doigts en tunnel et y colle son œil gauche, l'autre fermé. À travers sa lunette de fortune, il cherche la Serdaigle et soudain se fige. Viens à ma main, dit-il en décalant son visage avec précaution pour que Charli puisse observer par le tunnel formé entre ses doigts. Elle est là-bas, tu vois, sous la lettre U de TOURNOI. Sérieux, le rouquin s'assure que sa manœuvre fonctionne en examinant la réaction de l'élève. Tu l'as trouvée ? Elle est à côté d'un Gryffondor comme toi, mais avec une boîte à ses mains. Elle aussi fixe anxieusement l'écran. Oh c'est quoi ça ? Qu'est-ce qu'ils lui ont foutu ?! Pourquoi t'es là, pourquoi. C'est Maman ? Putain. Les paumes camouflant la moitié de son visage, Freya vient d'arrêter de fouiller l'intérieur de ses poches. 

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 09/01/2026 à 12:12

Les yeux tout grand écarquillés à l'idée d'se voir confier un secret, t'hoches la tête avec vigueur. 

 

- Nan, à personne, juré ?!

Même que tu mimes une fermeture éclair sur tes lèvres, et jette la clé imaginaire. Tu jettes un rapide coup d'œil autour de toi tandis qu'Freya parle de Marley. Qu'c'est un cracmol et tout. Tu connaissais pas, jamais entendu parler. Mais M'dame Carter a tôt fait d'expliquer. Tu balances un regard vers le garçon, pis de nouveau vers Freya.

 

- Ah ouais ?

 

C'est possible ça ? Naître de parents sorciers mais pas avoir d'pouvoirs magiques ? Ben merde c'est pas d'bol ça. Autant tu saurais pas qu'tu peux être sorcier, ça peut pas forcément t'manquer, autant d'naitre dans une famille qui peut faire d'la magie et pas être foutu d'lancer un seul sort ? Ça doit être vraiment nul à chier.

 

- P'tain t'as pas d'chance toi, tu balances à l'intention de Marley tandis que M'dame Carter cherche des trucs dans ses poches. Déso vieux.

Pis le garçon s'met à chercher Charlie avec une main en guise de lunette, c'qui te fait un peu marrer. Tu l'imites à côté d'lui, sans vraiment t'préoccuper des écrans qu'accaparent toute l'attention d'Owen Carter et de sa fille. Marley trouve le premier, et tu jettes un œil dans l'tunnel qu'il forme avec ses doigts. La Serdaigle est postée dans les gradins, à côté d'Basil Banks, un Gryffondor de quatrième année.

- Ah ouais, j'la vois ! Elle avait pas l'droit d'venir s'assoir avec vous ? Tu demandes.

Ton regard se dirige vers les champions, qui errent toujours dans les ruines. Sauf Alison, figée devant un corps étalé au sol. L'corps d'une femme tenue par Owen Carter.

 

- Woh ! Merde ! Tu check que le géant est toujours à côté de toi, les sourcils froncés, incapable de comprendre comment il peut être à deux endroits à la fois. Putain c'est quoi ça comme magie M'dame Carter ? Comment il peut être à deux endroits en même temps ? Tu pointes du doigt l'écran géant l'plus proche.

Marley Carter

Homme

12 ans

Cracmol

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 13/01/2026 à 01:44

— Pourquoi faut qu'ils lui retournent la tête avec sa mère ?! s'emporte le géant, une main retombant lourdement contre sa cuisse en comprenant la scène. Marley lui jette un œil inquiet, puis à la réaction de Freya, et de Charli. Lui-même n'a aucun souvenir de sa propre mère, Kate Carter, qu'il ne connaît qu'à travers les photos et les récits de sa "nouvelle" famille. Alors il fixe encore sa grande sœur et attend qu'elle réponde au Gryffondor.

 

Une main anxieuse sur le genou du rouquin, elle finit par détourner ses yeux des écrans. C'est une illusion Charli, ça sert à la déstabiliser, ça fait partie de l'épreuve. Et non, les élèves devraient pas être de ce côté tu sais hein, alors reste bien assis, ajoute-t-elle, avant de se pencher vers Owen et chuchoter quelque-chose d'inaudible. Tous les deux suivent avec attention l'image de la cadette Carter, toujours immobile face au triste portrait de ses parents. C'est honteux, proteste le père de famille, amer. Ah bah c'est sûr qu'c'est facile. C'est quoi ça ? Un épouvantard tu crois ? La discussion perd le plus jeune qui reporte son attention sur Charli. 

 

— Et tu les connais mes sœurs Charlie et Alison ? demande-t-il, intéressé de comprendre les liens entre l'élève sorcier et lui. Je connais Elliot Blackburn, on l'a au magasin sur son balai. Il joue en vert et en rouge, complète l'Écossais à l'accent encore déformé. Jour après jour, il apprend les éléments composant l'univers des Carter. 

 

Autour d'eux, la foule scande d'ailleurs parfois son nom de famille, entre les chants d'école de Uagadou et le brouhaha général. Quand soudain à l'écran, sa sœur tend son bras d'un air déterminé, Marley observe curieusement. Elle va faire un sortilège, regarde, dit-il à l'intention de Charli. Elle va faire quoi Freya ? J'sais pas, regarde. Alors, il regarde, mais se penche vers le brun pour assouvir l'une de ses questions. 

 

— C'est quoi le pouvantard ?