



Auror 30 ans Sang-Pur Britannique Notoriété
Habituellement, elle aimait être appelée en mission. On le lui avait toujours dit : elle n’était pas devenue Auror pour rien. Les déplacements, les missions excitantes étaient ce qui la rendait vivante. Elle en gardait souvent des séquelles mentales durant quelques semaines, quelques moins, mais ça finissait toujours par se dissiper afin qu’elle se concentre pleinement sur tout autre chose. Aujourd’hui était un jour où elle était là, prête. Pourtant, quelque chose dans son estomac lui faisait comprendre qu’elle était nerveuse, inquiète.
Alaska resserre sa veste autour d’elle alors qu’elle transplanait aux abords du village sorcier de Blackmill. La brume s’accrochait aux toits, le ciel couvert donnait l’impression que quelque chose menaçait. Elle ne peut s’empêcher de ressentir un frisson la traverse face à cette ambiance morose. L’endroit avait quelque chose d’étrangement silencieux, comme si le village retenait son souffle. Elle n’aimait pas ça. Elle arborre tout de même une expression neutre pour ne pas montrer son inquiétude face à la raison de sa venue ici.
D’un pas rapide, elle rejoint le lieu de rendez-vous, une place étroite bordée de maisons. Le chef de la brigade de police magique l’attendait déjà, Kaelen était déjà sur place. Bonjour à vous deux, lance-t-elle sans abandonner son expression facial. Elle savait parfaitement taire ses émotions. Elle écoute les informations d’une oreille à la fois attentive et distraite. En fixant Harrington, elle n’avait pas besoin de détails pour comprendre son état. Son visage parlait pour lui : traits tirés, mâchoire crispée, un pli soucieux entre les sourcils.
Le regard d’Alaska glisse sur l’atmosphère pesante qui pesait sur Blackmill. Elle connaissait ce genre de silence – celui qui précède les tempêtes, celui qui suit les disparitions inexpliquées. Les traces de violence, demande-t-elle en croisant les bras, elles semblent avoir été causées par un sorcier ? Ou devons-nous envisager une autre menace ? Pour compléter les dires de son collègues concernant les autopsies.
La situation ne réclamait rien de bon, ils allaient devoir batailler pour espérer que les murs parlent et leur disent tout ce qu’ils savaient.