Harry Potter RPG
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Flummox

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Inscription : 17/02/2025

Dernière activité : 25/03/2025

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Balthazar Wells

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Balthazar Wells

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Relations
Inventaire
Grimoire
Timeline
Volière

Identité : Balthazar Wells

Surnom : Baz

Date de naissance : 10/12/2097 (27 ans)

Nationalité : Britannique

Statut du sang : Sang-Mêlé·e

Couleur :

Lieux de résidence :

Gertrude - Bois de Pommier (+1 Humaine)
- Corne de Jackalope (+1 Créature)
- Flexible (+1 Protection | -2 Attaque)
- 26 centimètres
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Statut Spécial : Loup-Garou

Capacités Spéciales :

Niveau Scolaire : Diplômé•e

Diplôme(s) :

Emploi :

Groupes : Poufsouffle

Création : 17/02/2025

Dernière activité : il y a 1 semaine

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Histoire

Balthazar avait toujours adoré se déguiser, revêtir un sourire, une allure qui n’étaient pas siens. Se cacher derrière un masque épais et faire alors trembler les planches craquantes d’un bord de scène, parce que là, il pouvait voir les yeux des admirateurs suspendus à ses mots précis, toujours choisis. Il aimait la sensation contradictoire de ne plus vraiment compter - ce n’était pas tout à fait lui que les autres scrutaient - tout en étant le centre des paroles, des pensées de chaque âme présente. On appelle ça le complexe de Dieu, parsemé d’un calme assourdissant. Car Balthazar ne déborde pas - jamais - c’est une promesse qu’il s’est faite, il maîtrise. Il contrôle le sourire apaisant qui tapisse son visage habituellement opaque, le regard doux qu’il offre à celles et ceux absorbés par ses paroles avisées. Il reste maître des fourmillements douloureux lui tapissant la peau, lui hurlant de bouger.

Ainsi, la blouse blanche, brodée à son nom est comme son plus beau costume, la chambre froide des patients comme la scène où il brille. Enfiler chaque jour l’habit de médecin était synonyme de libération, il respirait enfin. Il retrouvait un but, une cause et oubliait qu’en dehors de l’hôpital, c’était le bordel. 

 

Ce dit bazar remonte il y a quelques 27 ans. La mère de Balthazar ne sait jamais dire exactement quand tout a vraiment basculé, elle prétend même ne plus se souvenir du prénom du géniteur. 

Elle traversait sa vie adolescente avec une inconscience libérée - c’est flou tu sais Balthazar c’était il y a tellement longtemps on oublie les détails. Par contre elle se souviendra toujours de la prestance de cet homme autrement, son charme, son quelque chose en plus qui a fait qu’elle avait relevé la tête pour l’observer - sombrer. 

Balthazar est une erreur non reconnue par son géniteur, il a du oublier, cette fois où, bien que marié, il avait fricoté un peu trop, un peu trop longtemps avec une adolescente moldue sans grand intérêt. Lui était sorcier et a profité de la naïveté, l’admiration de la très jeune Susannah Wells, pour la jeter dès que le ventre avait commencé à s’arrondir. Suzie a appelé son petit garçon Balthazar, elle trouvait que ça sonnait élégant, magique. Elle n’avait pas prévu que ça sonnerait surtout faux avec les rues sales de Blackpool. 

 

Il a bien fallu grandir, s’affirmer, savoir disparaître aussi quand la nuit tombait et que des groupes se formaient autour des portes des immeubles vétustes de la ville. 

S’extirper de cette crasse collante était devenu le mantra de Susannah - toi tu feras quelque chose, tu t'envoleras loin. Se plier en quatre pour son fils adoré et cumuler des longues heures d’un travail absurde afin qu’il ne manque de rien. Elle ignorait que le salut arriverait dans une petite enveloppe fermée d’un sceau rouge. En réalité, Suzie ignorait tout du monde magique, seulement le souvenir de cet homme charmant. Elle rêvassait parfois, elle déblatérait sur le fait que c’était un sorcier, tu te rends compte Balthazar, un sorcier ! S’il avait toujours trouvé sa mère pragmatique, ces moments lui provoquaient un certain malaise - où se trouvait la magie dans les rues incertaines et malfamées de Blackpool ? 

Puis cette lettre salvatrice, cette admission à Poudlard - l’envol. 

 

Balthazar savait déjà tout en entrant dans la fameuse école de sorcellerie : l’urgence de travailler dur, sans relâche, de ne pas se laisser marcher dessus, de paraître invulnérable, certain, même quand les pieds flanchent un peu devant ce monde inconnu ; surtout, ne pas décevoir Maman. Sceller le visage d’une expression déterminée et foncer.

Même à cet âge là, Baz abhorrait l’injustice, le mépris que certains avaient pour les petits, les faibles, les différents, les défavorisés, les oubliés, les pauvres. Alors tout faire pour ne pas faire partie de ceux-là - et ensuite, les protéger. 

Sa détermination l’a guidé sur le chemin douteux et difficile des études de médecine magique, de médecine moldue aussi, des journées des nuits à bûcher jusqu’à s’égratigner les yeux afin d’espérer un jour, réussir. Balthazar a la vingtaine et il travaille, s’engouffre dans le soin des autres, l’aide aux autres. Il voyage, fréquente les endroits reculés, déchirés et dangereux du monde afin de soigner les enfants lésés, ceux qui n’ont pas eu cette chance de grandir entre les murs confortables et chaleureux de Poudlard. C’est au cours d’une de ces missions humanitaires que la Mort, qui avait déjà fait de lui son ennemi, a manqué de le cueillir. Un loup-garou l’attrape à la clavicule - si proche de la gorge - dans un combat confus et sanguinaire. Baz s’échappe, mais pas vraiment : il est maudit. 

 

Aujourd’hui, Balthazar promène ses boucles blondes dans les couloirs d’un hôpital moldu londonien, où il s’amuse à affirmer qu’il est pédiatre magique - c’est un secret. Il encaisse les malheurs de ses petits patients malades ou blessés, les angoisses de leurs parents, parfois quand même, il embrasse le bonheur d’une famille qui peut rentrer à la maison, soignée et apaisée. Et quand la situation le permet ou l’oblige, Baz extrait discrètement - illégalement - sa baguette afin d’apporter une petite pincée de magie. C’est qu’il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour soigner, c’est son serment, sa seule raison d’être. 

Caractère et Physique

Baz n’est pas vraiment beau. Son visage, son corps sont la définition même de la contradiction. Parce que si sa frimousse frôle la banalité médiocre, on ne peut pas nier son charme agaçant - et son regard perçant. Sa mâchoire trop large, serrée sous le poids de l’anxiété, ses lèvres disparues à force d’être pincées de turlupinations s’effacent devant ses yeux trop bleus, trop intenses, trop charmants. Sa tête est souvent secouée par tous les mots qu’il garde à l’intérieur et alors, ses boucles blondes rayonnent. Depuis qu’il est tout petit, Baz sait qu’il ne peut s’appuyer sur la symétrie non existante de son visage, il brille autrement. Avec sa voix grave et chaleureuse, une gestuelle toujours calculée, réconfortante et un sourire en coin angélique. Lorsqu’il a décidé de devenir médecin, Baz ne s’est pas trompé, ce métier lui était destiné. C’est un travailleur acharné, qui sait d’un regard ou d’un mot apaiser l’autre, les gens déposent en lui une confiance aveugle - et ils les respectent pour ça. 

 

Sa personnalité prévoyante, précise s’est toujours épanouie dans une routine rigide. Baz s’essouffle dans une pratique sportive intense, de quoi décharger le quotidien obscur qui voudrait s’accrocher à ses épaules massives. Il s’agit de toujours repousser les limites, de développer une rigueur sans faille parce qu’il doit toujours tout contrôler. Baz est terrifié, il ne laisse aucune place à la surprise, à l’inattendu, il sait que s’il relâche la pression rien qu’une seconde il y a un risque que tout déborde. Le tout étant la cruelle malédiction. C’était ce qui pouvait lui arriver de pire, lui, le médecin attentionné et adorable était en réalité un monstre sanguinaire. Alors il verrouille le loup à l’intérieur, derrière trente-six verrous et espère qu’il ne s’ébroue pas à chaque minute de chaque journée. Baz est un adepte du déni - s’il n’y pense pas, ça n’existe pas. Ainsi, tout le reste en est aussi verrouillé : les pensées embêtantes, les émotions renversantes, tout ça est beaucoup trop risqué. Baz reste concentré, toujours, il ne se laisse pas emporter par les mots ni les émotions, tout est minutieusement réfléchi - rien ne déborde.