Ravie de te rencontrer, toi qui passes par là !
Carrie, écrivaine du dimanche. Je fais de mon mieux pour répondre aussi vite que possible, mais l'inspiration c'est toujours compliqué à trouver.
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Aingeal Aisling
Alhena Peverell
Dylan Rosier Sinclair
Idrisse Rose Adler
Julian Rosenberg
Mabel Rosier Sinclair
Oonagh Aisling
Krysliss Rosier Sinclair
Il faut toujours viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit au milieu des étoiles.
Identité : Krysliss Rosier Sinclair
Surnom : Krys
Date de naissance : 08/05/2086 (38 ans)
Nationalité : Française | Britannique
Statut du sang : Sang-Pur
Couleur : #a3d6ff
Lieux de résidence :
Krysliss naît dans une maison où le silence pèse plus lourd que des murs. Tout y est régi par des règles non dites, des attentes implicites, des regards plus tranchants que des mots. Son père, Éric Rosier, et sa mère, Isabelle Sinclair, ne partagent rien de plus qu’un nom et une alliance. Il n’y a entre eux ni affection ni complicité, seulement un engagement dicté par la nécessité de préserver la pureté du sang, un pacte froid où l’amour n’a pas sa place.
Son père est un homme austère, à l’autorité implacable. Sa mère, quant à elle, se contente d’être une silhouette effacée dans un décor qui ne lui convient pas. Jusqu’au jour où elle refuse d’y rester. Elle s’en va.
Mais elle ne les emmène pas tous.
Elle ne prend avec elle que le plus jeune de la fratrie, laissant sa fille et son fils aîné sous l’autorité paternelle. Un choix que Krysliss n’oubliera jamais. Ce n’est pas la douleur d’un abandon, ni même une plaie vive dans sa chair -non, c’est un constat froid. Un fait gravé dans la pierre : lorsqu’il a fallu choisir, sa mère ne l’a pas choisie.
Elle la revoit parfois, mais ces rencontres n’ont rien de tendre. Pas d’effusion, pas de remords. Seulement un fossé qui s’élargit, des silences qui pèsent plus lourd que les mots. Elles n’ont plus rien à se dire, alors elles ne disent rien. Son père, lui, change. Il n’impose plus son autorité par la force, il n’en délaisse pas moins le contrôle pour autant. Il reste dur, inflexible, un roc que rien ne semble atteindre. Mais il observe. Il jauge. Il n’essaie pas de façonner Krysliss à son image, il attend de voir ce qu’elle deviendra.
Elle grandit sous ce regard attentif mais distant, et elle comprend une chose : elle doit exister par elle-même. À Beauxbâtons, elle ne brille pas par son éclat mondain ni par sa délicatesse. Elle s’impose par son intelligence, sa précision, son inébranlable assurance. Là où d’autres cherchent leur place dans les alliances et les héritages, elle forge la sienne à coups de décisions fermes et de certitudes tranchantes. Elle refuse d’être un nom que l’on épouse. Elle veut être un nom que l’on retient.
Elle devient Auror.
C’est au Ministère des Affaires Magiques qu’elle rencontre Nicola. Une femme qui ne recule devant rien, qui ne connaît ni faux-semblants ni concessions inutiles. Elles s’affrontent, se testent, se mesurent. Puis, peu à peu, elles se trouvent. Ce n’est pas un amour construit sur les promesses et les espoirs. C’est un lien forgé dans la confiance et le respect. Elles bâtissent leur vie ensemble. Pas un foyer idéal. Pas un équilibre parfait. Mais un engagement qui leur appartient.
Par procréation magique assistée, Dylan naît la première, portée par Nicola. Quelques années plus tard, c’est Krysliss qui porte les jumeaux, Mabel et Adam. Une famille hors des normes, mais qui tient debout. Le temps passe. Dix ans. Dix ans de chaos et d’équilibre. Dix ans où elles s’ajustent, se retrouvent, se perdent parfois. Jusqu’à ce qu’elles ne se retrouvent plus du tout.
Elles se séparent. Pas de drame. Pas de grands mots. Seulement une distance qui s’est installée sans prévenir, un lien qui s’est effiloché avec les années. Elles ont avancé côte à côte, puis sans s’en rendre compte, sur deux chemins différents.
Nicola disparaît. Un matin, elle est là. Le lendemain, elle ne l’est plus. Aucune lettre. Aucun message. Aucune trace.
On sait qu'elle est vivante, mais elle ne veut pas revenir. Elle refuse son passé. L’État ne peut que transférer la garde à Krysliss. Elle est en train de partir. Son transfert vers Londres est acté bien avant que tout cela n’arrive. Elle ne change rien à ses plans. Elle prend ses enfants avec elle et laisse derrière une ville, une vie, un chapitre clos.
Quelques années ont passé. Sa fille aînée a quinze ans maintenant, les jumeaux treize. Tous trois sont à Poudlard. Dylan en cinquième année, Mabel et Adam en troisième. Leur vie s’est reconstruite ici, loin des souvenirs, loin des questions sans réponse. Les habitudes se sont ancrées, l’Angleterre est devenue une évidence. Le monde continue de tourner. Krysliss, elle, continue son chemin.
Il est hors de question d’attendre des fantômes.
Krysliss est une femme qui s'impose. Pas par sa taille, pas par une posture calculée ou un regard trop dur, mais par cette façon d’être entière, inébranlable, ancrée dans le réel. Elle ne cherche pas à dominer une pièce lorsqu’elle y entre, mais son simple silence suffit souvent à prendre toute la place. Une force tranquille, sans éclat, sans cri.
Elle a ce que certains appellent une beauté froide. Des traits fins, précis, presque trop nets, une peau diaphane qui semble vouloir trancher avec l’intensité de ses yeux clairs. Son regard, d’un bleu acéré, est toujours en mouvement. Vif, expressif, jamais figé. Il observe, analyse, capte les détails avec une précision instinctive. Mais il n’a rien de glacial. Il est vivant, expressif, souvent éclairé par une lueur amusée. Un éclat bref, juste avant que son visage ne s’anime. Parce que Krysliss sourit souvent, d’un sourire vrai, spontané, parfois franc, parfois complice. Elle rit aussi, pas par convenance, mais parce qu’elle sait apprécier l’absurde, voir le ridicule, savourer l’ironie des situations. Son rire est clair, naturel, jamais retenu, jamais contraint. Elle ne se force pas. Quand elle trouve quelque chose drôle, elle le montre. Quand elle est agacée, elle le laisse voir. Tout s’exprime par son regard, dans l’ombre de son sourire ou la tension de ses expressions. Chez elle, rien n’est figé.
Sa chevelure blonde, ni trop longue ni trop courte, impeccablement lissée ou nouée sans effort apparent, accentue encore cette impression de maîtrise constante. Elle ne supporte pas que quoi que ce soit dépasse, s’effiloche, lui échappe. Son apparence est le reflet de ce qu’elle est : maîtrisée, calibrée, jamais artificielle. Krysliss n’est pas une femme qui cherche à séduire, ni une femme que l’on apprivoise. Elle n’a pas cette chaleur facile, cette sociabilité éclatante qui attire spontanément les autres. Elle impose une distance, pas forcément par choix, mais parce que c’est ainsi qu’elle a appris à être. Ses relations ne sont jamais simples, jamais fluides. On ne l’approche pas comme on le ferait avec une personne ordinaire. Il faut mériter sa place, prouver sa valeur, montrer que l’on est capable de tenir tête sans chercher à la défier gratuitement. Elle est stricte, mais pas rigide. Dure, mais jamais injuste. Elle exige beaucoup, parce qu’elle ne connaît pas d’autre façon de fonctionner. Elle a grandi dans un monde où l’on ne pardonne pas la faiblesse, où l’hésitation est un luxe que l’on ne peut pas s’offrir. Alors elle n’accepte pas la médiocrité, ni chez les autres, ni chez elle.
Elle ne supporte pas les excuses.
Elle ne tolère pas la complaisance.
Elle est d’une loyauté absolue, mais cette loyauté n’est jamais offerte à la légère. Il faut la gagner, et une fois qu’on l’a, elle ne vacille pas. Mais si on la trahit, elle s’efface. Pas de vengeance, pas de colère explosive. Juste un mur. On n’existe plus.
Dans son rôle de mère, elle est présente. Exigeante, parfois dure, mais toujours là. Elle croit en ses enfants. Elle croit en leur intelligence, en leur capacité à apprendre, à comprendre. Elle ne les couve pas, ne les excuse pas, mais elle est fière quand il faut, même si elle ne le dit pas toujours. Après tout, elle sait ce qu'ils sont au fond. Mabel est une catastrophe ambulante, et pourtant, elle l’observe avec amusement et patience. Adam vit dans son monde, et pourtant, elle sait que son regard perçoit des choses qui échappent aux autres. Dylan est en colère, et pourtant malgré son tempérament, elle fait preuve d'une patience absolue. Elle sait que ce que sa fille ressent en ce moment. Elle sait qu'elle a besoin de temps, et elle lui en donne autant qu'il faudra. Mais un jour, le il faudra arrivera. Et ce jour-là, elle sera là. En attendant, elle patiente de l'autre côté du mur, attendant qu'il la colère s'effondre.
Krysliss ne dit pas souvent qu’elle aime.
Mais pourtant, c’est une évidence.