Harry Potter RPG
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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Rue principale du Chemin de Traverse, Samedi 27 Janvier 2125

Elle n’a aucune idée de pourquoi le monde se couche toujours sur un lit de neige et de froid. Comme si tout était destiné à s’endormir sous ce voile immaculé, à se figer dans une immobilité trompeuse. Comme si l’hiver était une promesse qu’on contemple de loin, fascinés par son éclat, mais toujours réticents à abandonner la chaleur d’un été trop étouffant. Il y a quelque chose d’amusant dans ce paradoxe, dans cette façon qu’ont les gens de convoiter ce qui leur échappe. Ceux qui bravent la tempête, non pas pour la traverser, mais pour se laisser emporter par le courant. Pourquoi ? Par désillusion ? Par ennui ? Par ce besoin viscéral de se prouver qu’ils existent, qu’ils peuvent encore ressentir quelque chose ?

Peut-être.

Oonagh ne sait pas vraiment pourquoi elle a envoyé ce hibou. L’idée s’est insinuée, un matin, alors qu’elle regardait son jardin se couvrir lentement sous la morsure du froid. Un instant de flottement, une pensée errante entre deux gorgées de café. Ses yeux clairs avaient glissé vers le bureau, vers le papier encore vierge, prêt à accueillir une réponse à Miranda et à cette énième réunion familiale qui s’annonçait. Mais au lieu de cela, son esprit avait bifurqué vers un autre visage, un souvenir pas si lointain. Un intérêt étrange, renouvelé. Rien de sentimental, rien qui s’apparente à une envie persistante. Juste une curiosité qu’elle n’avait pas anticipée.

Alors, dans le doute, elle avait suivi son instinct.

Le cercle privé, ce n’est pas comme le travail. Il n’y a pas besoin de tout contrôler, de tout planifier. Il suffit de faire, et d’aviser ensuite, tant que rien n’entre en collision avec le reste.

Ses doigts glissent distraitement contre la vitrine devant laquelle elle s’arrête, effleurant du bout des ongles la surface froide du verre. Un reflet lui renvoie son image, et son propre regard l’analyse un instant, critique. D’un geste assuré, elle ajuste son rouge à lèvres, glissant une main dans ses cheveux soigneusement plaqués en arrière. Ils sont légèrement plus longs que d’habitude, un détail qu’elle note sans véritablement y accorder d’importance. Autour d’elle, la foule se meut avec son brouhaha habituel. Des murmures l’accompagnent sur son passage -certains admiratifs, d’autres plus discrets, plus mauvais. Elle y est habituée. Il est rare qu’on ne la remarque pas. Mais ce n’est qu’un bruit de fond, un souffle insignifiant qu’elle balaie d’un haussement d’épaules mental. Puis, enfin, elle aperçoit la silhouette qu’elle cherche.

D’un pas fluide, elle s’avance et s’installe aux côtés d’Alaska, un sourire léger au coin des lèvres. Une mèche de cheveux échappe à sa coiffure, et dans un geste instinctif, presque nerveux, Oonagh la glisse derrière sa propre oreille. Un tic, peut-être. Une brève dissonance dans son assurance habituelle. C’est drôle… Je ne pensais pas que tu aurais envie de me revoir. Il y a quelque chose de suave dans sa voix, alors qu’elle plisse des yeux. Comme une lueur qui frôle la provocation, teintée d’amusement. Les serpents savent danser, après tout, quand la mélodie leur répond. Comment vas-tu, Alaska ? Elle incline légèrement la tête, observant le monde autour d’elles. Le froid continue d'embrasser les gens dans le silence, déposant son empreinte sur les pavés. Marchons un peu, tu veux bien ? Il ne faudrait pas geler sur place. Tu ne crois pas ? Sa main glisse contre le tissu de son manteau, retenant un frisson invisible. L’hiver est un territoire qu’elle ne craint pas, mais elle préfère toujours être en mouvement.

L’immobilité, elle, est bien plus dangereuse.

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Idrisse Rose Adler

Journaliste - Gazette du Sorcier 24 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureaux de la Gazette du sorcier, Vendredi 29 Septembre 2124

Je le regarde s’asseoir et, déjà, c’est un drame.

Non, vraiment. Il a une bonne tête, hein, je ne dis pas le contraire, mais pas la tête. Pas la flamme journalistique dans les yeux. Pas ce petit éclat inquiétant qui dit : je vais fouiller dans ta vie, retourner chaque parchemin de ton existence et peut-être découvrir que ton arrière-grand-père trempait dans un trafic illégal de licornes. Juste pour le plaisir de l’écrire en première page -évidemment.

Non, lui, il a l’air… “gentil.”

Oui, oui. Cet adjectif même qu’on utilise pour qualifier quelqu’un qui ne nous plaît pas après un date aussi insipide qu’un jus de citrouille éventé et aussi excitant qu’une démonstration de tricotage de tapis volants par un gobelin myope -non ce n’est pas du vécu ! Occupez-vous de vos affaires ! 

Je bats des paupières, prise d’un doute profond sur ma propre existence. Bonjour… Peut-être que c’est moi qui ai un problème. Peut-être que je suis trop exigeante. Peut-être que mon seuil de tolérance pour les gens normaux est aussi bas que la crédibilité de la rubrique astrologie de la Gazette. Mais là, tout de suite, en le regardant, je ressens une immense détresse intérieure.

Mais bon. On ne va pas se laisser abattre.

Je me redresse légèrement avec la prestance d’un veracrasse persuadé d’être un phénix, ajustant mon air de journaliste sérieuse -rires enregistrés en fond sonore. Je lève la main avec un geste noble, façon ministre qui s’apprête à annoncer une taxe sur l’air. Dites moi… je m’enfonce dans le dossier de la chaise avec l’élégance d’un chat qui vient de renverser un verre d’eau, et fait semblant de ne pas l’avoir vu. Dans un duel à mort entre un troll en colère et un gobelin armé d’une cuillère, sur qui pariez-vous ? Pause dramatique. Je tapote le bout de ma plume contre le parchemin devant moi. Comme si j’allais noter quelque chose d’important -alors qu’en vrai, j’ai juste dessiné un petit hibou avec un monocle. Et deuxième question, quel est votre plat préféré ?

Deux questions, et pas des moindres. Je laisse flotter le suspense, guettant sa réaction. C’est important, je l’observe, les yeux mi-clos comme si j’étais sur le point de lui révéler le secret de la tarte de ma grand-mère. Je sais, ça semble anodin, mais ça en dit long sur un homme. Les journalistes, vous savez, sont comme des plats. Certains sont épicés et mordants, d’autres sont fades et décevants. Vous, vous seriez quoi ? Je hoche la tête lentement, comme si cette affirmation faisait sens. Elle ne fait aucun sens.

Mais la crédibilité, c’est avant tout une question d’attitude.

Je fais tourner ma plume -enfin celle d’Abbott- entre mes doigts . Hochant la tête d’un air inspiré, comme si je venais de dire quelque chose d’absolument révolutionnaire. Et avant même qu’il ne puisse répondre, je frappe de nouveau. D’ailleurs, troisième question : vous êtes coincé dans une pièce avec un rédacteur en chef grognon. Une machine à café qui ne fait que des expressos brûlés. Et une secrétaire qui vous méprise ouvertement. Vous n’avez le droit qu’à un seul outil pour survivre à cette journée infernale. Qu’est-ce que vous prenez ? Attention, n’oubliez pas, toutes vos réponses seront analysées psychologiquement par une experte en sciences comportementales. Bien évidemment. Je ne précise pas que l’experte en question, c’est moi. Et que je n’ai absolument aucun diplôme en sciences comportementales. Mais ça, il n’a pas besoin de le savoir.

Tout sourire, je laisse tomber ma plume avec l’énergie de quelqu’un qui vient de mettre en échec un roi. Le suspense est à son comble. Je m’enfonce encore plus dans le fauteuil d’Abbott, en posant mes mains sur l’accoudoir. L’air faussement impassible alors qu’en vrai, j’attends ses paroles avec une excitation démesurée, telle une baleine morte échouée sur une plage du Connemara. Puis, dans un élan de générosité, je lui donne un indice. Il y a une bonne réponse, Et ensuite un bon coup de pression aussi. Et je la veux. Est-ce que moi-même je sais quelle est la bonne réponse ? Absolument pas. Mais ce n’est pas la question. L’important, c’est qu’il le croit.

Je tapote mes doigts sur la table, le laissant mijoter quelques secondes. Puis, histoire d’équilibrer les choses, sans changer de ton, je lâche avec désinvolture : Ah, et tant qu’on y est… pourquoi voulez-vous travailler à la Gazette ? Parce que bon, faut bien que je glisse une vraie question dans le tas. Histoire de faire illusion. Pas cruche la goule !

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle principale, Dimanche 06 Août 2124

Le problème avec Oonagh, c’est qu’elle ne supporte pas d’avoir quelqu’un dans son lit au réveil. Peu importe ce qu’il s’est passé la veille, la chaleur humaine a une expiration claire : les premières lueurs du jour. Pas de tendresse matinale, pas de petit-déjeuner partagé, pas de romantisme. Elle ne revoit presque jamais les mêmes personnes si elles n’ont, à la base, aucun lien commun avec elle. C’est plus simple comme ça. C’est aussi pour cette raison qu’elle préfère éviter d’emmener ses conquêtes chez elle. Parce qu’aussi clair que soit l’accord la veille, il y en a toujours un ou une pour croire qu’il ou elle fera exception. Que rester un peu plus longtemps ne changera rien. Et, évidemment, ceux-là reviennent toujours, persuadés d’avoir une importance qu’elle ne leur a jamais accordée.

Pourtant, les choses sont simples, non ? Un café le matin et un bonjour, c’est la seule concession qu’elle est prête à faire. Au-delà, ça s’arrête là. Il faut que chacun rentre chez soi, en bons termes. Elle trace une limite stricte, compartimentant sa vie en trois blocs distincts : le travail, les coups d’un soir et sa sphère privée. Rien ne doit se mélanger. Elle n’a aucune envie que l’un empiète sur l’autre. Sinon, ça devient vite un problème… et les complications l’emmerdent profondément.

Aisling ne l’a vu que trop de fois chez les autres. Il lui suffit d’observer sa sœur aînée ou ses amies pour voir à quel point tout se complique dès que les sentiments entrent en jeu. Tout devient une négociation permanente : il faut rentrer tôt, se soucier de l’autre, répartir les responsabilités, organiser Noël pour les deux familles… Très peu pour elle. Elle n’a ni la patience ni l’envie de gérer ce genre d’obligations. Oonagh préfère consacrer son temps à ses patients et profiter de ses nuits comme elle l’entend, sans attache, sans contrainte, sans personne pour l’attendre derrière une porte entrouverte.

Alors lentement, elle repousse le bras de l’autre jeune femme qui la sert fort contre elle. Doucement, elle tente de la réveiller. La blonde ne va pas partir comme un voleur. Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien après le matin -déjà qu’elle fait l’effort de rester la nuit, qu’elle en oublie les politesses. Hey… Je suis désolée, mais je dois partir. Il faut que j’aille au travail et je dois passer chez moi. C’est une journée off, mais la moldue n’a pas besoin de le savoir. Après quelques arguments hasardeux pour la faire rester et une demande d’échange de numéro -qu’elle ne possède pas, la blonde fait son au revoir et referme la porte du studio doucement. 

Une fois dehors, le froid matinale lui mord les joues. Elle pourrait se cacher dans une rue et transplaner pour rentrer chez elle, mais Oonagh a bien envie d’une boisson et d’aller se promener. Si sa mémoire est bonne, elle n’est pas loin du chemin et surtout du Chaudron. Ce n’est pas l’endroit le plus élégant de l’histoire, loin de là, mais ça fait toujours l’affaire. Pressant le pas, elle finit par arriver à destination en très peu de temps. Au comptoir, elle demande un café corsé avant de s’attabler à un endroit. Mais son regard est vite attiré vers une personne. Sirotant sa boisson, elle s’approche et se penche vers la personne, le cul par terre, en bas des escaliers. Tout va bien ? Elle lui tend la main pour l’aider. Ses yeux clairs observent la personne en face, cherchant une quelconque autre blessure. Vous n’êtes pas blessé ? 

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Mabel Rosier Sinclair

13 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Gryffondor
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Kensington Garden, Mercredi 03 Juin 2122

Affalée sur mon lit. Comme une mandragore en pleine crise d'adolescence. Un pied sous mon oreiller. Une main qui pend. Le cou tordu. Je ressemble à une expérience ratée. Le plafond me fixe. Je fixe l'ennui. Si je gagne, il pleut des chocogrenouilles. Si je perds… bah, c’est juste un plafond. Vous croyez que je suis bête ou quoi ?!


Une phrase explose dans l’air. Une idée d’Adam. 
Insensée. 
Qui chatouille mes oreilles et mes petits petons poilus. 


Sortir ? Dans l’Angleterre ? Là où il pleut tout le temps et où les moldus parlent comme s’ils avaient un centaure coincé dans le c..la gorge ! Mon frère est-il possédé par Merlin ? S’est-il cogné la tête contre une bibliothèque magique ? A-t-il eu une révélation divine après avoir regardé trop longtemps un escargot traverser le trottoir ? Peut-être qu’il a fait un pacte avec un gobelin. Peut-être qu’un elfe de maison lui a soufflé une prophétie interdite. Peut-être MÊME qu’il a vu un sandwich lui faire un clin d'œil et qu’il a compris un truc sur l’univers.


Je roule. Tombe. Écrasée sur le sol comme une chaussette fatiguée. Mon cerveau fuse. 
Trop vite. 
Trop fort.
Sortir. 
Dehors. 
Danger. 
Opportunité ! 


Mais en fait, peut-être que c’est juste un piège. Peut-être qu’Adam a été remplacé par un sosie. Peut-être qu’il veut juste bouger. Peut-être qu’il s’ennuie vraiment. L’ennui, c’est une malédiction, vous savez. C’est comme les gants. Cette saleté de prison pour doigts. D’ailleurs, qui a inventé ça ? Qui s’est dit un jour Oh, mes doigts ont trop de liberté, emprisonnons-les dans du tissu. Un fou. C’est sûr !


C’est moi qui décide du jeu ! C’est une règle sacrée. Gravée dans la pierre. Je bondis sur mon manteau en même temps que lui. L’attrape. Me bats avec. Un bras dans la mauvaise manche. Une tête coincée. Me contorsionne pour l’enfiler à l’envers. Tente de le remettre à l’endroit. J’échoue lamentablement. Triste destin. Je renonce. C’est un style. En fait, je suis une vision de la mode incomprise. Un jour, les gens comprendront. Ils feront des statues de moi. Des tableaux. Des tapisseries médiévales où je poserai en manteau à l’envers. Et tout le monde dira Regardez, elle savait. Elle était avenu..andiste...gardisme. Elle était incroyable !


MAMAAAAAAN, ON VA JOUER AU PAAAAARC ! Sait-on jamais qu'elle ait pas entendu Adam deux secondes avant. Puis la réponse qui entre et ressort par une oreille. Un souffle. Une approbation ? Un bruit de chaise ? Une bénédiction céleste ? On s’en fiche. C’est validé. Il faut y aller avant qu’elle nous rattrape et que je finisse la tête dans un chaudron. 


J’ouvre la porte. Stop.


L’herbe anglaise. Les bancs anglais. Les arbres anglais. Les pigeons écureuils. Espions. Ils nous surveillent. Ils savent. Ils communiquent sûrement en clignant des yeux. En bougeant la tête. En faisant semblant d’être des pigeons normaux alors qu’en réalité, ce sont des maîtres de l’infiltration.


Je me tourne vers Adam. Regard perçant. Mission active. Il nous faut des noms de code. Identités secrètes. Camouflage. Stratégie. Je suis… Capitaine Chaussette du Chaos. Ça impose le respect. Ça terrifie les ennemis. Ça évoque une force incontrôlable, comme une chaussette qu’on perd toujours dans la machine à laver. Dramatique. Inoubliable. J’acquiesce comme si cette révélation avait été gravée dans la pierre par des sages millénaires.


Je l’observe. Je plisse les yeux, l’analyse avec toute la concentration d’un scroutt à pétard prêt à exploser. Il est mystérieux. Silencieux. Patient. Il a l’air normal, mais en vrai, il pourrait être une créature surnaturelle infiltrée. Toi… tu es… Grand Cornichon de l’Ombre ! Parce que les cornichons sont sournois. Ils attendent dans les bocaux, cachés dans le vinaigre, et puis BADABOUUUM, ils surgissent. Comme toi ! 


C’est parfait.


Avançons. Pas d’enfants. Pas d’jumeaux.


Des légendes en marche.


L’Angleterre n’est pas prête.

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Harrison Woodcraft

Directeur du Collège Poudlard 56 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Grande Salle de Poudlard, Vendredi 01 Septembre 2124

     La Grande Salle de Poudlard est baignée d'une lumière dorée qui filtre à travers les fenêtres hautes, projetant des ombres dansantes sur les longues tables en bois. Les murmures et éclats de rire des élèves nouvellement arrivés se mêlent au crépitement des chandelles flottantes au-dessus de leurs têtes, créant une ambiance à la fois solennelle et chaleureuse. L’air vibre de l’excitation typique de la rentrée, tandis que les premières années, le regard inquiet de ceux qui ignorent ce qui les attend, échangent des regards nerveux.
 

     Harrison Woodcraft se tient debout devant le pupitre, son regard balayant la salle avec une bienveillance calme. Il incarne l’autorité paisible, ses traits marqués par des années de sagesse et de patience. Sous son apparente sérénité, un léger sourire trahit la satisfaction de voir l’école reprendre vie après l’été et l'appréhension des annonces à venir. Son esprit, toujours alerte, capte chaque détail -les conversations étouffées des professeurs, l’inquiétude des élèves les plus jeunes, et l'enthousiasme des anciens, prêts à partager leurs expériences.


     Alors que les élèves continuent de bavarder et de s’installer, une attente presque palpable flotte dans l’air, comme si chacun retenait son souffle avant le début des événements qui marquent chaque rentrée. Harrison ressent cette tension subtile, une énergie collective qui s’élève avec chaque instant qui passe. Il sait que son discours sera écouté avec attention, que ses mots, choisis avec soin, inspireront les cœurs jeunes et anciens. Il sait également que certains d'entre eux réagiront avec mécontentement et contestation ; aussi se prépare-t-il mentalement, le visage impassible, à prendre la parole. Il frappe dans ses mains, ramenant les plus distraits à se focaliser sur lui. 

 

     Lorsque le silence finit par s’installer, la Grande Salle semble alors se figer dans un calme respectueux, prête à écouter son directeur.


Une nouvelle année commence chers élèves. Bienvenue aux premières années à l'école de sorcellerie Poudlard, et bon retour à tous les autres. 

 

     Quelques applaudissements se font entendre tandis que tous les nouveaux élèves fixent leur attention sur Harrison.

 

 — J'espère que l'été aura permis à tout à chacun de reposer son esprit et de se ressourcer, car cette nouvelle année sera pour beaucoup d'entre vous une année charnière ! Que ce soient vos premiers pas dans le monde de la magie. Que ce soient ceux qui détermineront la façon dont vous aborderez votre propre scolarité. Ou bien même qu’ils soient les derniers, ceux qui vous mèneront vers la fin de vos études et de nouveaux défis à venir. Cette année, quoi qu’il arrive,  vous demandera du temps et des efforts si vous voulez obtenir les justes résultats de vos investissements.
 

     Balayant l'assemblée du regard, le directeur prend le temps d'inspecter les visages. Il se rappelle avec nostalgie ses rentrées scolaires, chacune d'entre elles. L'époque est différente, bien sûr, mais les attentes sont semblables. Cherchant le moment opportun pour les annonces qui, il en est certain, vont alimenter les conversations des couloirs pour les trois prochains mois. Inspirant longuement, il reprend la parole d'une voix plus grave, plus ferme.


Malheureusement, deux éléments vont venir perturber notre année scolaire. Premièrement, la coupe de Quidditch, habituellement organisée au sein de l'académie, n'aura pas lieu cette année en raison des évèn…


     Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le temps que l'information soit assimilée par chacun, un brouhaha indescriptible éclata, faisant trembler les plus frêles de la salle. Certains élèves se levèrent, agitant furieusement les bras en signe de contestation. À l’instant où l’agitation explose dans la salle, un éclair d’agacement passe brièvement dans ses yeux avant qu’il ne reprenne son calme habituel. Prenant son mal en patience, attendant que l'agitation se calme, il finit par lever sa baguette pour imposer le silence d'un BANG sonore.


—  Je disais donc, en raison des événements qui ont entaché la finale de l'année dernière et du climat nauséabond qui en a résulté, nous avons pris la décision d'annuler la coupe cette année. Mais ce n'est pas tout, il hausse le ton, tandis que le brouhaha reprend. Merci de bien vouloir garder votre calme ! Il n'y aura donc pas de coupe de Quidditch au sein de l'école avant deux ans, puisque l'école accueillera l'année prochaine le tournoi des sorciers.


     Un silence de mort s'impose dans le réfectoire. Certains, bouche bée, mesurent les implications de cette annonce, tandis que d'autres, simplement curieux, se demandent sans doute quel était ce tournoi qui supplante une tradition vieille de plusieurs centaines d'années. Le directeur avait fait mouche.


À compter du mois de février, les élèves de cinquième et de sixième année qui souhaitent participer au tournoi devront suivre des cours particuliers de renforcement magique. Seuls les élèves ayant réussi leurs BUSE seront autorisés à tenter leur chance lors du tournoi.


     Nouvelle vague de clameurs dans la salle.


 — Vos professeurs vous détailleront en temps et en heure les modalités d'inscription aux cours de renforcement, ainsi que les différentes épreuves que vous pourriez avoir à affronter lors du tournoi, si vous êtes sélectionné pour représenter l'école bien évidemment. Je vous rappelle qu'un seul ou une seule d'entre vous pourra y participer...


     Tiraillées entre indignation et excitation, les discussions vont bon train, et le brouhaha reprend tranquillement dans la Grande Salle. Après quelques minutes, durant lesquelles chacun expose son point de vue à son voisin de table -ou à l'ensemble de la tablée, selon les caractères et la force vocale de chacun, Harrison profite d'un moment de répit pour terminer les recommandations habituelles de début d'année. L’atmosphère se réchauffe au fur et à mesure qu’il finit son discours. Malgré toutes ces annonces particulières, les élèves ou du moins la plupart, ont l’air heureux d’avoir retrouvé les bancs de Poudlard. Il est vrai que pour certains cas particuliers, le château est comme une seconde maison. 

 

     C’est donc avec un léger sourire aux lèvres que Harrison finit par profiter de cette cérémonie de rentrée. Rien n’est plus que doux qu’une année qui débute comme il l’avait prévu. 
 

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Mabel Rosier Sinclair

13 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Gryffondor
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Entre le salon et la cuisine, Mercredi 27 Décembre 2124

L’air est chaud. Beaucoup trop chaud. J’ai l’impression de me liquéfier comme un bonhomme de neige sous un lance-flammes. De n’être qu’une tartine oubliée sous un grille-pain. Qui crépite doucement. Qui fume un peu. Je suis sûre que si quelqu’un appuie sur moi, je vais me transformer en miettes. Aaaargh. Affalée sur le tout nouveau canapé. Cadeau de l'oncle Bol…aldwin.. Baduin ? Baudin ? Babouin ? -peu importe. Il n’a qu’à avoir un nom plus simple. Il aurait pu s’appeler Bôtruc que ça changerait rien. 

 

Bref, les jours après Noël, je trouve que c’est l’entre-deux le plus inutile de l’univers. C’est comme si le monde entier était coincé dans un ralentissement temporel, incapable de décider s’il veut continuer la fête ou tomber en hibernation. Moi, je suis bloquée entre ces deux états. Soit je fusionne définitivement avec le canapé, soit je me lève et je révolutionne le monde. 

 

La maison est vide. Enfin, presque. Dylan est à l’étage, probablement en train de méditer sur le sens de la vie. Adam, Boldwin et les adultes sont partis faire des courses, ou je ne sais quoi d’aussi ennuyeux que regarder de la peinture sécher. Maman est partie en urgence au travail. Ce qui signifie une chose. 

 

Je suis seule. 

Et je suis libre. 

 

Je laisse ma tête tomber en arrière sur le coussin. J’observe le plafond. Plafond blanc. Rien d’excitant. Je plisse les yeux. Peut-être que si je le fixe assez longtemps, il va se passer quelque chose. Une révélation divine. Une faille spatio-temporelle. Un pigeon qui s’écrase sur la fenêtre. Rien. C’est décevant. Ô monde cruel ! 

 

Je me redresse en grognant. Il faut que je fasse quelque chose, sinon je vais me dissoudre dans le canapé et devenir un meuble à part entière. Dyl ? Pas de réponse. Dylan ?! Toujours rien. Soit elle est en train de faire une sieste tellement intense qu’elle a quitté son corps, soit elle m’ignore volontairement. Les deux probablement. 

 

Je roule hors du canapé avec la grâce d’un phoque échoué et j’atterris par terre. Sol froid. Je regrette instantanément mon choix. Je me redresse à moitié, me traîne jusqu’à la porte de la cuisine en rampant comme une limace dépressive. Une fois debout, j’ouvre le frigo avec l’excitation d’un lapin en rut. 

 

Déception absolue 

 

Constat n°1 : Il y a beaucoup trop de trucs sains ici. 

Constat n°2 : Rien n’est déjà préparé. 

Constat n°3 : Je vais mourir de faim dans les trois prochaines minutes. 

 

Je referme le frigo lentement. Trahison dans ma propre maison. J’ai besoin d’une alternative à ma faim. Je me hisse sur le plan de travail et tape du pied dans le vide, pensive. Il y a sûrement quelque chose à faire. 

 

Le four ? Non. Trop dangereux. Je tiens encore un peu à mes sourcils. 

Le micro-ondes ? Trop bruyant. 

Les placards ? Trop bien rangés. 

La boîte à biscuits ? Ah. Intéressant. 

 

Je saute du plan de travail et ouvre la boîte. Vide. Tragédie. Un drame en plusieurs actes. J’imagine déjà mon éloge funèbre. 

 

C’est à ce moment précis que mon regard tombe sur un paquet de farine. Brillant. Dylan ! T’es prête pour une expérience scientifique de haute voltige ?! Toujours aucune réponse. Elle est probablement en train de méditer sur la patience infinie qu’il lui faut pour survivre à mon génie ! Tant pis. La science ne s’arrête pas à un manque d’applaudissements. 

 

Je déchire le paquet de farine. Un nuage blanc explose dans l’air. Magnifique. Tel un pet de fou…ée. Ée. fée. De fée. Euuuuh. Donc. Magnifique on disait ! Aussi magnifique que moi-même, magicienne de la grandeur ! Légère. Fragile. Mystérieuse. Avec dans les mains, une poudre magique en attente d’être libérée. 

 

Et je la libère ! 

 

Je souffle dedans, comme un dragon cracheur de farine. BOUM. Un nuage blanc explose autour de moi, me recouvrant comme si j’avais traversé un blizzard. DYLAN ! VIENS VOIR ! J’AI INVENTÉ UN NOUVEAU CLIMAT ! Encore pas de réponse. Cette enfant est une déception. 

 

Je tousse, aveuglée par ma propre générosité. La farine se dépose sur mes cheveux, mes vêtements, mon âme. J’essaie de chasser le nuage en agitant les bras, mais ça empire la situation. Je viens de transformer la cuisine en champ de bataille enneigé. C’est parfait. Je m’essuie la joue, laissant une trace nette au milieu du blanc. Camouflage activé. Je repère une bouteille de lait. 

Farine + lait = pâte. 

Pâte = gâteau. 

Gâteau = œuvre d’art. 

 

Dylan ! Je vais cuisiner ! 

 

Je sors un saladier. Je jette de la farine dedans. Un peu de lait. Beaucoup de lait. Trop de lait. Erreur de calcul. Je mélange avec une cuillère en bois, mais la pâte ressemble plus à une soupe inquiétante qu’à quelque chose de comestible. Ça passe. Ça ira. Pas de soucis. Ne vous en faites pas ! 

Je compense avec du sucre. Beaucoup de sucre. Trop de sucre. Je goûte. Ça croque. Hum… Mitigée comme goût. Je rajoute du cacao. Puis du sel. Puis du miel. Ça va être incroyable. Ou immangeable. Mais l’important, c’est l’intention qu'il dise ! 

 

Je verse mon mélange dans un moule. Ou du moins à ce qui y ressemble. Le truc visqueux souffre. Je le regarde. Il me regarde. On se jauge

 

Je décide d’enfourner le tout sans réfléchir aux conséquences. 

 

Le vieux four magique couine. Il me supplie d’être un merlin venu du ciel. 

 

J’appuie sur un bouton au hasard. Rien. Un autre. Rien. Un troisième. Un BIP retentit. Victoire ! 

 

J’attends. Dix minutes. Ou vingt. Ou trente.

 

 Y’a un truc qui hurle. 

 

Y’a une odeur de brûlé qui commence à envahir la cuisine. Un soupçon de panique naît en moi. Petit rappel : Je tiens à mes sourcils. 

 

Problème : J’ai mis la pâte directement sur une plaque, par un moule. 

Deuxième problème : Ça a coulé. 

Troisième problème : J’ai oublié que la pâte cuit. 

 

Et là… fumée. OK, plan B. J’ouvre le four. Trop tard. Une odeur de chaos et de désespoir s’échappe, accompagnée d’un épais nuage sombre. 

Je viens d’ouvrir une brèche dimensionnelle vers l’Enfer. 

 

C’est ce moment que choisit Babouin pour rentrer avec Adam et les autres. 

 

Il s’arrête. Il me regarde. Il regarde la cuisine. Il regarde mes cheveux couverts de farine, mes mains collantes, ma tentative ratée de masquer l’odeur du crime. D’un coup de baguette de sa part, le four cesse de hurler et de fumer. Je lève mon torchon comme une magicienne dévoilant un tour raté. Tadaaa ? Silence. Long silence. Très long silence.  Mabel… Son ton est celui d’un homme qui vient de découvrir un cadavre sous son plan de travail. Le même que maman ! C'est celui qui regrette tout. 

 

Adam passe la tête dans la cuisine. Il fixe la scène. Me fixe. Soupire. J’aurais dû parier sur ça. Baldwin masse son front comme si cela pouvait annuler la réalité. Qu’est-ce que tu as fait ? Je jette un regard au moule noirci. Puis au sol farineux. Puis à mes mains. Une expérience culinaire révolutionnaire. Il souffle. Il se prépare mentalement. C’est un gâteau tonton ! Baldwin médite sur sa vie. Et il est où, ton gâteau ? Je désigne la plaque noire, la substance carbonisée qui a fusionné avec le métal. Et le résultat ? J’observe mon chef-d’œuvre raté. Je le tapote avec une cuillère. 

 

C’est dur. 

Très dur. 

 

Je pense qu’on peut le commercialiser comme un nouveau matériau de construction. Dylan passe la tête depuis l’étage. Pourquoi ça sent la catastrophe ?Parce que c’est une catastrophe. Adam soupire comme si sa vie venait de raccourcir de dix ans. Baldwin regarde l’état de sa cuisine et me regarde comme si j’étais une entité qu’il ne savait pas comment gérer. Tu vas nettoyer avant que ta mère rentreÉvidemmentToutÇa inclut la farine sur moi ou juste le sol ? Il me fusille du regard. Il pointe la salle du doigt, le fait tourner sur lui-même. T.o.u.t. Je claque des doigts. Dylan !!!! Il va falloir que tu descendes ! On va procéder à un nettoyage scientifique de grande envergure. Elle hésite. Me jauge. Tu te fiches de moi là ? Silence. Absolument pas. Un autre silence. 

 

Bon, peut-être un peu. 

 

Adam tourne les talons, Baldwin regrette d’exister. 

 

Moi, je souris. J’adore ça.

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Miranda Ayrshire

Direction de Sainte-Mangouste 59 ans Sang-Pur Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

     Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Le Quidditch n'est pas sa passion. L’Angleterre a perdu. L’ambiance n’est pas aussi bonne qu’elle imaginait. La blonde aurait mieux fait de rester chez elle ou à l'hôpital. Elle a tellement de choses à faire, tellement mieux. Mais bon, il faut bien qu’elle prenne sur elle. Après tout, elle en doit une à la personne qui l’accompagne aujourd'hui. Kyle est un ami de la famille, mais il possède une passion pour le Quidditch qui dépasse Miranda. Elle ne comprend toujours pas ce qu’il y a de si intéressant à observer quatorze clampins danser autour d’une balle pour mettre des points. Certes, il y a toutes ces histoires de paris qui peuvent rapporter gros, mais ça n’a pas grand intérêt. Tout ce qu’elle voit, ce sont juste de futurs sorciers prêts à entrer les pieds devant, dans son hôpital pour les surcharger -heureusement pas aujourd’hui grâce à l’équipe médicale sur place. Les médicomages ont bien mieux à faire que de s’occuper de sportifs inconscients. Mais cette opinion… il vaut mieux qu'elle la garde pour elle. Elle a fini par le comprendre.

 

     Ayrshire lance un sourire acerbe à son ami, pour lui dire de reculer, quand celui-ci dépose une main sur son épaule. Elle déteste quand il la touche sans prévenir. Elle sait bien qu’il nourrit des sentiments, mais elle s’en contre-fiche, ce n’est pas son problème, elle est mariée. Nous devrions trouver nos places rapidement. Tu veux bien ? Sans attendre de réponse de sa part, la femme se dégage de sa prise. Elle se déplace plus rapidement et s’éloigne de lui. Inconsciemment, voulait-elle peut-être le semer ? Probablement. Traversant la foule, elle entend les commentaires du match débuter. La blonde voit bien que son ami a du mal à la suivre à travers la foule, non pas que ce soit difficile -elle est tellement grande qu’il est compliqué de la perdre de vue, mais plutôt que le bougre s’arrête toutes les dix secondes pour observer le terrain. Soupirant, elle s’apprête à lui dire que s’il veut profiter du spectacle correctement, il vaut mieux trouver leur gradin quand une femme la saisit par le bras. 


     Il lui faut quelques secondes pour la reconnaître. C’est Kate, l’assistante de Robb. Oonagh ne connaît pas bien la jeune femme, mais elle connaît très bien le Minsitre. Au départ simplement camarade de classe, c'est lors de leur dernière année qu'ils se sont rapprochés. Ils partagent beaucoup de choses en commun et font partie du même bord politique. Si elle a besoin de conseils, elle aime se tourner vers lui pour avoir son avis. Probablement pour cela qu'ils sont bien plus aujourd'hui. Oh bonjour. Comment vas-tu ? Tu es venue toute seule ? La blonde ne voyait pas le fiancé de la demoiselle. Comment s’appelait-il déjà ? Peu importe. Bonjour Miranda. Bien et vous ? Et oui malheureusement, mais je ne suis pas là pour les festivités. Elle lui tend un papier. Tenez, c’est de la part de Campbell. Ses longs doigts fins se saisissent de la note. Ne pouvait-il pas attendre d'être à la maison ? Elle plisse les yeux en observant le courrier. Non, il ne voulait pas. Mais ne vous inquiétez pas, je ne suis pas venue que pour ça. Il savait que vous seriez là, il voulait en profiter pour que je passe le message, car il n’aura pas le temps aujourd’hui. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, j’ai des choses à régler avant de le rejoindre. Comme un coup de vent, elle n’est déjà plus là. La blonde se décale un peu de la foule, se pose à un endroit où les yeux indiscrets ne peuvent pas lire la note. Elle l’ouvre légèrement et lit en diagonale l’écrit. Hum. Au moins, ça explique beaucoup de choses vis-à-vis de Robb. Renfermant l’enveloppe, elle fait signe à Kyle de la rejoindre pour aller vers leurs places. Le reste, on pourra s’en occuper plus tard. 

 

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Harrison Woodcraft

Directeur du Collège Poudlard 56 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

     Ah ! Ça, c’est drôle pour Harrison, de voir Miranda irritée à cause de Kyle. Dans son esprit, la femme est tellement attachée à ses standards, que forcément quand elle est accompagnée de quelqu’un qui ne l'est pas, Woodcraft sort du pop-corn. Il faut bien que quelqu’un la pousse en dehors de sa zone de confort de temps en temps. C’est presque plus amusant que le début du match. Spécialement quand l'autre homme se met à scander tout et n’importe quoi, en suivant une jeune femme présente dans les gradins. D’ailleurs, elle lui dit fortement quelque chose la gamine. C’est une de ses anciennes élèves non ? D’il y a quelques années. Sparkles quelque chose non ? Après tout, il en a vu défiler des futurs petits potionnistes. Vu son potentiel âge -en gros, jeune-, si elle est anglaise, il a dû l’avoir comme élève. Et c’est très probable, vu que sa petite tête lui rappelle quelqu’un. 

 

     Lauren, sa femme, fait signe à Miranda. Elles se connaissent bien. Après tout, c’est son employeur. Il fait un signe de tête aux deux sorciers. C'est tout de même étrange qu'elle ne soit pas dans les gradins de son mari. Mais ça ne le regarde pas plus que cela en réalité. Le directeur n’engage pas la conversation, il se concentre à nouveau sur le match. Et puis… ouh. C’est que ça doit faire mal ça, pour Jelle. La Norvège peut se passer de lui. Il rigole légèrement, il n'a pas très bien compris qu’un souaffle ça va dans un but de toute manière. Sa femme lui donne un coup de coude et le réprimande un peu. Après tout, ce n’est pas bien de se moquer du malheur des autres. Enfin, s’il considère cela comme un malheur. Après tout, il n’est pas vraiment pour la Norvège. Ni pour le japon. Mais il est un peu plus pour le Japon. Bien que l’idée que l’Angleterre se soit plutôt fait sortir par les champions lui plaît, il aimerait bien les voir perdre ceux-là. Un peu trop de fierté et d'espoir -très mal placé, dans l’équipe anglaise de Quidditch, peut-être ? 


     Il regarde discrètement sa montre. Il est encore tôt. Ce n’est que le début et plein de choses peuvent encore se passer, mais il a un peu soif. Peut-être que… non. Là, maintenant, même si l’ambiance est festive, il devrait éviter de boire en public. Il tient assez bien l’alcool certes, mais on ne sait jamais sur qui on tombe. Ce serait mal vu de croiser un élève en ayant pour parfum des effluves un peu trop “magique”. Harry ? Il tourne la tête vers la blonde. Ayrshire lui murmure quelque chose à l'oreille concernant Robb. Ce n’est pas quelque chose qui le rassure. Mais pour l’instant, il ne peut rien faire pour ça. Ce n’est pas de son ressort malheureusement. Il réfléchira à la situation plus tard. Quand il sera avec Campbell. Là, il faut profiter du match. 

 

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Alhena Peverell

Langue-de-plomb 31 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

     Le problème de cette finale, c’est que l'Angleterre n’y est pas. Et si l’Angleterre n’y est pas, ça veut juste dire que la brune a perdu son pari contre James. Elle est donc fortement agacée et son frère plus que ravi de voir la Norvège jouer. Oh, elle n’a rien de particulier contre cette équipe : simplement qu’ils ont sorti le pays sur lequel elle avait misé auparavant. Elle était persuadée que l’équipe nationale irait en finale pourtant. Alhena l’a donc en travers de la gorge que son frère ait touché juste cette fois. Elle ne peut pas avoir raison à tous les coups. Ce ne serait pas la première fois, ni la dernière fois. Elle peut lire et étudier autant de choses qu’elle veut, Peverell ne peut pas prévoir l’avenir. Elle peut essayer, mais la divination n’a jamais été sa matière de prédilection. De toute manière, à quoi ça lui aurait servi ?  Pas à grand-chose selon elle.
 

     Faisant craquer son cou, les bras croisés, elle jette un regard aux alentours. Le match est sur la bonne voie, mais ce n’est que le commencement. Tout peut changer à n’importe quel moment, l’expérience qui parle. Elle se souvient très bien de l’époque où elle en faisait encore. C’était il y a longtemps certes, mais on oublie rarement un cognard en pleine tronche. Peut-être que c’était pour cela qu’elle avait fini par arrêter, outre le fait que ce n’était pas sa future voie professionnelle. En entendant des cris -de rage ou de soutien, elle n’a pas fait assez attention pour savoir-, elle jette un regard à une jeune femme qui s’égosille. Elle lui dit quelque chose non ? C’est certain, elle n’est pas de son année, mais elles ont été à Poudlard ensemble. Alhena a une bonne mémoire des visages, sauf qu’elle n’arrive pas à mettre un nom sur ce visage. 
 

     Elle plisse des yeux pour essayer de mieux la voir en détail. Alhena sursaute quand sa sœur jumelle l’interrompt en la saisissant par l’épaule. L’autre femme s’assoit à ses côtés et lui tend une boisson que la brune saisit avec peu d'intérêt. Je suppose que tu ne voudras pas rentrer trop tard. Jusqu’à quelle heure elle va les garder ? Alhena grince légèrement des dents avant de répondre. Jusqu’à tard dans la nuit. On s’est arrangé. Peverell a déjà perdu tout intérêt dans cette conversation. Elle ne va pas revenir dessus, tout est organisé comme il faut. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. C’est plutôt pour Jelle qu’il faudrait se faire du souci. Après tout, la Norvège aurait bien eu besoin d’un peu plus de points pour remonter. Quel dommage. Elle lance un sourire narquois à son frère qui s’indigne. Finalement, il n'est pas si mal que ça ce match, n'est-ce pas ?
 

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Robb Campbell

Ministre de la Magie 59 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

     En réalité, Robb se serait bien passé de la finale de Quidditch. Il n’a pas le temps pour ce genre d’activités -aussi amusantes soient-elles, mais il se doit d’être là malheureusement. Beaucoup de gens sont présents lors de ce genre d'événement et ce serait mal vu que le Ministre de la Magie n’y assiste pas. Soupirant, il remet en place sa cravate. Cela fait un moment qu’il a envoyé en avance son assistante sur place, il espère qu’elle a pu accomplir ses différentes missions. Il faut que le message arrive à destination, c’est important. Il aimerait une confirmation que ça soit le cas, mais il ne la voit pas. De toute manière, comme il y a pas mal de foule, c’est forcément compliqué de l'apercevoir. C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Ce n’est pas grave, elle finira bien par réapparaitre. Dans le pire des cas, il en saura plus à la fin du match.
 

     Car contrairement à elle, Campbell, lui, est arrivé pile à temps. Il s’est dirigé directement vers ses gradins. Il sait pourquoi il est là et ce qu’il veut. Il ne peut pas traîner en dehors des gradins. Ce qui l’intéresse est à un endroit très précis. Il va droit au but -contrairement à certains joueurs visiblement. Ce qu’il veut, c’est serrer quelques mains d’autres politiciens, dont certains étrangers, et discuter avec eux. Car si c’est une perte de temps d’assister à un match, on peut toujours trouver un moyen de le rendre rentable. Attention, il aime le Quidditch, mais il n’a pas le temps de se reposer pour l’instant. Il doit accomplir beaucoup de choses, et même si ça ne fait qu’un an qu’il est à la tête du pouvoir, il faut prouver que son programme ce n’est pas que du vent. Et pour cela, ça doit passer par des relations et négociations avec d’autres sorciers pour améliorer les relations entre les pays. S’il est compliqué de trouver un compromis quand on est dans une réunion officielle, il est facile de se faire des amis quand certains sont plus détendus autour d’un match… et souvent d’une bièraubeurre. 
 

 [Mesdames et Messieurs, bienvenue ! Bienvenue à cette finale de la coupe du monde de Quidditch qui verra s'affronter l'équipe nationale du Japon et celle de la Norvège !]


     Après son discours, il cherche du regard une certaine personne. Où est sa femme ? Il doit lui toucher deux mots sur une affaire importante. Robb fait signe à un de ses collègues pour savoir ce qu’il en est, mais il n’en sait rien. Un peu étrange, mais ce n’est pas très important. Campbell en discutera après le match. De toute manière, il a l’impression que tout doit être fait à retardement à cause du match. Robb hausse des épaules, il vaut mieux passer à autre chose. D’ailleurs, vient le temps de s’occuper du spectacle de fin. Affichant un grand faux sourire, il se dirige enfin vers l’endroit prévu, accompagné de trois de ses directeurs. Sauf qu’en chemin, il tombe sur une personne particulière avec qu’il engage une nouvelle conversation. C’est un politicien magique venu exprès de Norvège. C’est donc important pour lui. L’Angleterre possède de très bonnes relations avec eux pour l’instant, et ce n’est pas près de changer. Alors quand quelqu’un l’interrompt et lui demande de se presser un peu, il le renvoie poliment. On verra après, si vous le voulez bien. Ne m’attendez pas. Avancez sans moi. Lui aussi, il doit marquer des points, mais dans un autre genre de jeu. C’est comme ça que ça marche en politique. Le spectacle de fin n’a pas forcément besoin de lui pour être bien organisé. 

 

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Robb Campbell

Ministre de la Magie 59 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

     On reconnaît les valeurs d’un homme, à ses priorités quand il est en état de stress. En temps normal, quand un feu se déclare, une mère se tourne instinctivement vers son enfant. Robb lui, en entendant les bruits, en voyant le ciel s’illuminer, sa première pensée fût pour sa femme et sa fille. Si la dernière n’était pas présente aujourd’hui. La première était bien dans les gradins. Il avait beau être un politicien, il était un homme par-dessus tout. La sécurité de sa famille était sa priorité. Le peuple était important, c’est certain, mais ses réelles inquiétudes étaient forcément ailleurs. 

 

     Mettant temporairement fin à sa discussion avec le diplomate, il regarde en direction de l'endroit du grabuge. Quelque chose ne va pas. Il faut s’éloigner de là et découvrir ce qui se trame. Vous savez ce qui se passe ? Il tourne la tête vers le Norvégien. Malheureusement non. J’ai l’impression qu’il y a un problème. Essayons de trouver un membre de la sécurité pour vous raccompagner à votre gradin. Je ne voudrais pas vous mettre en danger ou vous embarquer dans des problèmes d’organisation non plus. Il faut que j’aille voir, si vous le voulez bien. Robb lance un sourire radieux à son collègue pour ne pas le préoccuper. Ce n’est sûrement pas grand-chose, mais il ne faut pas montrer un mauvais visage du département des Jeux et Sports Magiques à un politicien étranger. 

 

     Lors de leur marche de retour, Campbell tombe sur un membre de la sécurité qui court. Il lui confie son partenaire et commence à chercher le chef des Aurors. C’est là que le chaos commence et que plusieurs Sonorus se font entendre. Son sang ne fait qu’un tour. Il sait qu’il doit évacuer au plus vite, pour ne pas donner plus de travail à ses forces de l’ordre. Anciennement Auror, il reste un bon duelliste, mais sa mort serait dramatique pour s’occuper de la suite. Ce sera à lui de recoller les morceaux. Avec cette pensée, il va au plus vite là où il pourrait être utile. Par chance, dans ses gradins, il tombe sur le chef de la brigade magique qui le cherchait. Lui expliquant la situation, Robb lui donne quelques instructions : l'évacuation du public et des potentiels blessés en premier lieu, appeler des renforts et boucler le périmètre autour du stade pour éviter d’autres intrus ou civils qui traînent par là, sécuriser le reste de la zone concernant les dégâts matériels pour éviter que cela ne se propage plus que le nécessaire. Quelques patronus partent rapidement que ce soit de son côté ou celui de son subordonné. 

 

     Essayant de mettre ses idées aux claires alors qu’il donne des ordres, un patronus se dirige vers lui. Il le reconnaît entre mille, c’est celui de sa femme. L’indication est claire, nette et précise. Je m’occupe de l’évacuation des blessés. Je les transfère à Sainte-Mangouste. Fais attention à toi. Il n’y a pas plus simple. Et probablement que ça le rassure. L’homme en face de lui fait un signe de tête une fois les dernières indications et lui indique qu’il doit évacuer avec le reste de la population. Ne s’attardant pas plus que nécessaire, le Ministre court vers l’infirmerie de fortune, alors que le stade se fait de plus en plus vide. Il arrive sur les lieux et aide à faire évacuer les plus démunis de la salle de soin pendant quelques temps. Après un signe de tête envers sa femme, il empreinte un portoloin vers Sainte-Mangouste. De là, il pourra transplaner en toute sécurité vers le Ministère. Une fois là-bas, il pourra envoyer des renforts si ce n’est pas déjà fait et convoquer les sorciers nécessaires pour une réunion afin de faire un point sur la crise d’urgence immédiate.

 

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Julian serre la mâchoire en silence tandis que le professeur s’approche. Elle le laisse faire, bien consciente qu’elle n’a pas d’autre choix que de se plier à l’intervention. L’onde de douleur dans son pied pulse encore, vive, brutale. Comme une brûlure qui monte en vagues désagréables à chaque mouvement. C’est ridicule. Se prendre un sort, ça arrive. Mais se prendre son propre sort ? Ça, c’est rageant. Le professeur agite sa baguette et elle sent l’effet presque immédiatement : la douleur s’atténue, devient plus supportable. Merci monsieur. Pas totalement effacée, mais au moins, elle n’a plus l’impression qu’une enclume lui écrase les os. Ça ira. Elle ne va pas s’effondrer pour si peu. 

Mais ça ne change rien au fait que ça la met de mauvaise humeur. C'est son ego qui souffre plus qu'autre chose.

Elle exhale un soupir discret, laissant échapper un murmure agacé, à peine audible. Puis, sans perdre de temps, elle attrape ses cheveux et les resserre en un chignon rapide et précis. Un geste mécanique, maîtrisé, qui lui permet de remettre un semblant d’ordre. Elle déteste cette sensation de déséquilibre. Son regard effleure la salle. Elle se relève. Avery est toujours là, probablement un peu secouée après s'être pris une blonde au milieu de l'exercice. Les autres avancent et réussissent. Elle capte à peine ce qui se passe autour d’elle, si ce n’est l’agitation générale, les sorts qui fusent, les mouvements qui s’enchaînent. Mais elle ne s’attarde sur rien. Son mannequin est encore devant elle, comme s’il la défiait en silence. Très bien. Elle refuse de rester sur cet échec.

Elle serre sa baguette plus fort, forçant son corps à ignorer la douleur résiduelle dans son pied. Ce n’est plus une entrave, juste une gêne dont elle n’a pas besoin de s’occuper. Ce qui compte, c’est le prochain sort. Elle change d’approche. Si elle ne peut pas entraver, elle va transformer. Son objectif est clair : faire disparaître ce fichu mannequin sous une nuée d’oiseaux. Briser la structure, la dissoudre dans un éclat de mouvement et de plumes. Elle visualise l’effet avant même de parler. Elle ne laisse aucune place à l’hésitation. Avifor 

Le mannequin devient un oiseau pas très beau qui reste sur place. Mais c'est l'effet que Julian cherche, donc c'est tout ce qui compte. 

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Grande Salle de Poudlard, Vendredi 01 Septembre 2124

    On y est, une nouvelle année qui commence. La deuxième, pour être exacte. Une deuxième année où Aingeal est professeure et directrice de Serpentard. C’est si étrange à dire pour elle. Même après un an. Elle se revoit encore sur le banc des élèves. Ce n’était pourtant pas, il y a si longtemps, d’après elle. Mais les années ne s'écoulent pas de la même manière pour tout le monde. Il est vrai qu’elle n’a pas fait grand-chose, hormis se trouver un métier, contrairement à beaucoup de ses camarades de classe de l’époque. Certains sont bien installés, mariés, parents ou on fait le tour du monde. Elle ne sait pas si elle est en retard sur son temps, ou si ce sont les autres qui ont décidé de courir vers la ligne d’arrivée. Mais est-ce que ça à beaucoup d’importance ? Non. On va tous au même endroit. Elle préfère profiter de son instant présent, plutôt que de se faire du souci sur ce qu’elle ne peut pas totalement maîtriser. 

 

   La jolie rousse écoute le discours du directeur d’une oreille peu attentive. Elle observe ses collègues, est-ce qu’ils sont tous là ? Logiquement oui. Mais peut-être que certains n’ont pas pu arriver à temps, elle verra plus tard. Elle sait qu’il y aura de nouvelles têtes dans le corps enseignant cette année, donc elle ne prête pas attention aux visages qu’elle ne reconnaît pas. Il est aussi probable qu’elle ne se souvienne pas de x ou y personnes. Si Aingeal est sociale, certains ne le sont pas et il est toujours un peu compliqué de retenir des gens qu’on ne croise pas souvent. Quant aux élèves, hormis les nouveaux, elle se souvient du nom de la plupart -ou des plus excentriques et des plus studieux. La table de ses Serpentards à l’air plutôt agitée à cause des annonces et… Aingeal sursaute au coup de sang de son chef d’établissement. 

 

   Si Harrison a du charisme et de l’autorité, il est vrai que parfois, il peut être un peu brusque à son goût. Après, il fallait bien qu’il se fasse entendre. C’est vrai que le Quidditch est une discipline importante pour beaucoup des élèves, qu’elle soit scolaire ou non. Si c’est un peu dommage de l’annuler cette année, ça ne dérange pas plus que cela Aisling. Au moins, ça lui fait une chose de moins à régler. Elle a des cours, des élèves à discipliner et orienter. Mais elle a aussi d’autres petits projets sympa à réaliser. Elle voudrait que l’école soit un peu plus vivante et que les élèves soient un peu plus soudés. Est-ce que les rivalités entre maisons se sont dissipées ? Probablement pas. Il y aura toujours des gens pour tenter d’être les meilleurs et d’autres pour les empêcher. La coupe des Maisons est là pour le rappeler et le tournoi pourra encore plus appuyer les faits l'année prochaine. Elle a hâte de voir qui tentera de participer. Elle ne sait pas pourquoi -bien évidemment que si, mais elle sent que certains vont se tourner vers elle pour avoir des cours plus appuyés. Étrangement, ça l'ennuie et la ravit à la fois. 

 

    Finissant son verre, elle se tourne vers la personne se tenant à sa droite et entame une nouvelle discussion avec un grand sourire. L’année s’annonce mouvementée, c’est certain. 


 

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
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Salle de Classe, Dimanche 10 Septembre 2124

Wizard Adventure Club

- Création du Club -

 

 

 

Le RP est ouvert seulement aux professeurs et adultes de  Poudlard

LA de Lesley

 

    Wizard Adventure Club. Le WAC. Une abréviation assez simple à retenir, même si le nom n’est pas très mélodieux. Et même si le nom l’était, ce n’est en aucun cas le plus important. Aingeal s’en contre-fiche. Elle veut juste que ça soit facile et que les gens puissent les reconnaître sans souci. Quelque chose de distinctif. Un sourire aux lèvres, elle observe le badge créé durant l’été et le dossier de son projet accepté par l'administration de l’école en fin d'année. Finalement, c’était assez rapide et Harrison est du genre conciliant. Il l’avait même aidé à créer le tout pour lui permettre de mettre le club en place à la rentrée. Bien évidemment, il n’avait pas le temps d’être à ses côtés pour faire tourner le club, mais il était toujours d’une grande aide. 

 

    Aujourd’hui était donc un jour un peu particulier. C’était la première réunion entre professeurs pour mettre en place le projet. Ils allaient discuter du nombre d’élèves qu’ils pouvaient avoir dans le club, les activités et les animations qu’ils souhaitaient mettre en place. La prochaine réunion se fera sans doute avec certains élèves inscrits et actifs. Ils allaient en parler. Après tout, Aingeal savait que tous les professeurs n’étaient pas enjoués par son idée. Même, à dire vrai, seul Lesley lui avait dit qu’il viendrait. Les autres, soit elle n’avait pas pu leur parler, soit ils lui avaient dit un “peut-être, mais je suis très occupé”. Elle avait tout de même laissé un mot dans la salle des professeurs pour que certains puissent les rejoindre au cas où. 

 

    Soupirant, elle s’installe à un des bureaux de la salle de classe abandonnée. C’est ici qu’elle avait donné rendez-vous aux autres, ou du moins à Lesley lors du banquet de rentrée. Woodcraft l’avait autorisé à en faire une salle dédiée au club. Au moins, si certains voulaient se réfugier quelque part, les élèves pourraient toujours venir ici. Aingeal avait toujours apprécié se rendre à la bibliothèque lors de sa scolarité, pour éviter les tensions entre élèves qui pouvaient être pesantes. Le but de l’endroit était de progresser, s’amuser et s’entraider. Ce que la plupart des élèves manquaient cruellement de comprendre. Levant la tête vers la porte d’entrée quand celle-ci s’ouvre, elle glisse un beau Hello, toi. On ne refait pas Aingeal, heureusement que les deux se connaissent depuis longtemps. Ils ne sont pas forcément amis ou proches, mais ils ont quelqu'un en commun qui a partagé leur vie. Celle-ci avait été son amie et la petite amie de Lesley. C'était déjà pas mal.

 

 

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle principale, Samedi 10 Février 2125

Aingeal observe calmement la salle, son esprit analysant l’ambiance apparente de l’endroit. Il y a du bruit, beaucoup de bruit. Et de l’agitation, ainsi qu’un fourmillement de conversations entrecoupées de plusieurs rires gras. Elle perçoit aussi les regards furtifs, les chuchotements échangés à la hâte, ces petits moments volés entre deux éclats de voix. Elle est habituée à tout ça. Depuis qu’elle est venue au monde, elle a appris à composer avec l’attention qu’on lui porte, qu’elle le veuille ou non. Ce n’est pas vraiment une surprise, pas plus que ce sentiment de déjà-vu qui s’installe au creux de son ventre. D’une certaine manière, ça la rassure. Cette ambiance lui donne l’impression que le temps perdu peut se rattraper, que les habitudes s’accrochent encore au passé. Mais d’un autre côté, cela signifie aussi que les choses ne changent pas vraiment. Les mêmes schémas, les mêmes visages, les mêmes routines qui s’ancrent, jour après jour. La monotonie, c’est ce qui l’ennuie le plus, ce qui l’effraie. Elle sait qu’elle y sera confrontée tôt ou tard. Certes, chaque journée est différente de celle d’hier, mais elles finissent toutes par se ressembler. Enseigner n’a rien à voir avec le métier d’Auror. On ne traque pas, on ne combat pas, on ne vit pas d’adrénaline. Non, on répète, on discipline, on s’adapte aux mêmes problématiques, aux mêmes frasques étudiantes, aux mêmes drames qui recommencent à chaque promotion. Pour l’instant, on peut dire que ça va, ce n’est que sa deuxième année à Poudlard. La lassitude n’a pas encore pris le dessus sur la découverte du métier. Mais elle sait que ça viendra. La rousse n’est pas faite pour rester trop longtemps au même endroit. Elle a besoin de nouveauté, de changement, d’inattendu. Pourtant, ce soir, elle est bien là, debout dans une salle trop bruyante, à guetter son partenaire du soir.

Ses yeux hétérochromes parcourent la foule, cherchant la silhouette familière de Lesley. Mais il n’a pas l’air d’être arrivé. Ou alors, elle ne le voit pas. Une voix proche la tire de sa contemplation, une main posée sur son épaule. Quelqu’un s’est approché, trop vite, trop près. Un frisson d’agacement traverse sa nuque. D’un mouvement fluide, elle se dégage de cette proximité non désirée. Aingeal n’aime pas être touchée par des inconnus. Ce n’est même pas une question de confort ou de pudeur, c’est une frontière invisible qu’elle refuse de laisser franchir. Elle est chaleureuse, oui, c’est certain, mais seulement selon ses règles. Malgré tout, son sourire reste en place. Polie, charmante, dosée dans un calme chaleureux, une fausse légèreté qu’elle sait si bien manier. Aisling accepte la table qu’on lui propose, mais précise bien qu’elle attend quelqu’un. Elle n’a pas le temps de donner de faux espoirs aux gens. Parfois, elle aimerait passer inaperçue, mais ses origines lui font toujours défaut quand il s’agit de discrétion. 

Elle s’installe. Jambes et bras croisés, comme si elle était fermée à toutes discussions stériles futures. Elle ne commande rien. Elle préfère attendre Lesley. Déjà qu’elle ne boit pas énormément. Aingeal voit encore moins l’intérêt de commander de quoi s’enivrer, si l’autre directeur s'enchaîne à de l’eau ou un jus de citrouille. Ce n’est pas son genre, de boire seule. Et puis, elle n’a pas encore décidé ce qu’elle veut. Alors elle patiente, laissant son regard se perdre sur les lumières tamisées de la pièce, sur les silhouettes qui s’animent autour d’elle, sur cette atmosphère à la fois familière et lassante. Combien de jours avant que l’ennui ne la rattrape ? Combien de temps avant que ce quotidien ne la pousse à regarder ailleurs ? Pour l’instant, probablement pas demain. 

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau d'Edwin Pope, Vendredi 02 Mars 2125

@Gabriel 

Le bureau est silencieux, mais ce silence hurle. Il est partout. Dans chaque recoin de la pièce. Dans l’air lourd et stagnant. Dans sa poitrine qui se soulève trop vite. Dans le bruit du tissu qui se froisse sous ses doigts crispés. Il lui colle à la peau. Il étouffe, il écrase, il expose. Julian est recroquevillée sur la chaise. Les jambes ramenées contre elle. Le menton enfoui dans l’épaisseur de son col roulé. Elle voudrait disparaître dedans. S’y dissoudre. Se cacher plus loin encore. Fondre dans le tissu jusqu’à ne plus être qu’une ombre sans forme, sans couleur, sans corps. Mais elle est encore là. Toujours là. Toujours trop visible. Sa peau pulse sous la laine, brûlante, étrangère. Violette. Rouge. Vive. Trop vive. Comme une alerte qu’elle ne peut pas désamorcer, comme une preuve qu’elle n’a jamais voulu laisser sortir. Son don lui a déjà échappé, oui. Mais jamais comme ça. Jamais avec autant de violence. Jamais aussi longtemps.

Elle sait pourquoi ça arrive. Elle sait que c’est elle. Son propre corps qui la trahit, sa peau qui absorbe ce qu’elle refuse de dire, refuse de montrer. Et maintenant, elle ne peut plus rien cacher. Son cœur cogne trop vite, trop fort, et elle serre un peu plus les bras autour d’elle. Son col roulé lui écrase le visage, l’air est chaud, oppressant, mais elle préfère suffoquer plutôt que voir. Ne pas voir. Ne pas lever les yeux. Ne pas croiser les fenêtres. Ne pas se trouver face à cette chose qui a pris sa place. L’extérieur est normal. Il l’a toujours été. Le ciel gris, les élèves qui marchent, les conversations qui s’échangent dans les couloirs, comme si le monde continuait sans elle. Comme si elle n’était pas en train de pourrir ici, coincée dans sa propre chair. Comme un aliment dans un frigo. 

Elle ressemble à ça maintenant, de toute manière. Est-ce qu'elle a plus la couleur d'un fruit ou d'un légume ? Elle ne sait pas. Un légume, ça s’oublie. Ça traîne dans un coin, ça flétrit lentement, ça devient mou, inutile. Elle se sent comme ça, en ce moment. Comme quelque chose d’informe, de raté. Une chose qui n’aurait jamais dû prendre cette teinte absurde, ce violet qui la ronge comme une tache indélébile. Mais un fruit… un fruit attire l’attention. Un fruit, c’est coloré, c’est joli, c’est mis en valeur. Jusqu’à ce qu’il pourrisse. Et là, on le jette. On l’écrase. Parce que plus personne ne veut voir ça.

Elle ne veut pas être ça.

Mais elle est quoi, alors ?

Son souffle est court, trop court. Elle se crispe, essaie de calmer cette peur sourde qui s’accroche à elle. Elle sait que ça va partir. Ça part toujours. Mais si cette fois, ça restait ? Si elle restait comme ça ? Pope va arriver. Il va voir. Il va la voir. Et après ? Après, il y aura les regards. L’incompréhension. Elle ne l'a dit à presque personne. Puis peut-être la pitié. Peut-être qu’il ne dira rien. Peut-être qu’il détournera les yeux. Comme tous les autres le feraient. Mais il est professeur de métamorphose. Peut-être qu'il peut arranger ça. Ne serait-ce que pour le restant de la journée ? Ses doigts se resserrent autour du tissu. Elle ne veut pas être regardée. Elle ne veut pas être vue. Légume ou fruit. Quelle différence ?

Dans les deux cas, on finit par les couper.

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

                Julian sourit à Ambrose. Puis elle soupire quand elle observe Sasha. Elle a l’impression que c’est toujours la même chose, avec tout le monde. Encore une fois, tout se répète, inlassablement. Les mêmes situations, les mêmes réactions. Il n’y a rien qui tourne rond pour elle. La blonde ne comprend pas toujours pourquoi les gens réagissent comme ça. Elle ne sait pas si c’est parce qu’elle pense différemment ou si les autres sont juste bizarres. Les humains s’attendent toujours à une réponse bien précise, une réaction attendue, et pourtant, dès qu’elle essaie de jouer le jeu, le résultat lui échappe. C’est comme s’il y avait un décalage constant entre ce qu’elle donne et ce que les autres attendent. Imiter les humains, parfois, c’est fatiguant. 

Elle se demande si ce n’est pas une malédiction, ce sentiment d’être toujours en dehors du cadre. Une peinture qui dépasse, une note qui sonne faux dans une mélodie bien réglée. Elle sait s’adapter, elle sait feindre, mais ce n’est jamais naturel. Tout ce qu’elle fait donne l’impression d’être minutieusement orchestré, comme une pièce de théâtre dont elle ne comprend pas vraiment le scénario. 

 

                Se mordant la lèvre, elle écoute patiemment le professeur. Ses yeux glissent à la recherche de sa camarade de classe. La seule qu’elle connaît un peu dans ce capharnaüm. Les autres ne l’intéressent pas. Elle les observe, bien sûr, mais comme on regarde une fourmilière en mouvement. Ils ont l’air d’avoir un but précis, une direction claire. Elle, elle avance souvent sans savoir pourquoi. Juste parce que c’est ce que l’on attend d’elle. 

Puis, elle se met en place. Elle ne sait pas trop quoi faire cette fois-ci. Ce n’est plus une question d’être original maintenant, mais d’être efficace. Hum. Oui, elle va partir là-dessus. C’est ce qu’elle se dit à chaque fois. Elle sait que ça ne sert à rien d’être simplement remarquable si ça ne fonctionne pas. Si elle veut être perçue comme exceptionnelle, il faut avant tout qu’elle réussisse. 

 

                Doucement, Julian tourne la tête. Un instant de flottement avant le drame. Quelques secondes passent, une catastrophe est sur le point d’éclater… mais le professeur sauve la mise juste à temps. La magie, c’est dangereux. Peu importe l’âge ou l’expérience, si on ne sait pas réagir vite, on ne reste pas entier bien longtemps. Elle fronce légèrement les sourcils, pensive. C’est une drôle de chose, la magie. Aussi instable qu’elle est fascinante. Elle se demande combien de duels, d’accidents, combien d’instants suspendus comme celui-ci ont marqué l’histoire du monde sorcier. Probablement trop. Assez pour que tout devienne une question de survie. 

 

                La blonde se tourne vers sa partenaire et observe le mannequin. Agissons avant qu’il ne se mette à répondre trop bruyamment, dirons-nous. Sa main se resserre autour de sa baguette. Son regard s’affermit. Elle inspire profondément. Un frisson remonte le long de sa colonne vertébrale. Un mauvais pressentiment ? Non. Juste l’excitation. L’adrénaline. Cette sensation qu’elle apprécie plus qu’elle ne devrait. Un battement de cœur. Une seconde d’hésitation. Une étincelle dans ses yeux. Inanimatus Apparitus Elle veut l’écraser, au sens propre du terme. 

 

                Une ancre mal formée, ridiculement petite et tordue, apparaît au-dessus de Julian et de sa partenaire. Par réflexe, Rosenberg pousse Avery hors de la trajectoire et l’objet atterrit droit sur le pied de Julian. Elle se fige, sentant l’onde de douleur remonter jusqu’à son crâne. Putain de Merlin ! C’est pire que marcher sur un scrout à pétard !

 

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Alhena Peverell

Langue-de-plomb 31 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Département des Mystères, Salle de recherche, Lundi 23 Octobre 2124

Elle vomissait ses tripes dans les toilettes du département. Et c’était donc ça ? C’était pour cette raison-là ? C’était pour ça que son directeur était mort ? Merde. Merde. Merde ! Elle l’avait pourtant prévenu que c’était une mauvaise idée de s’aventurer sur ce genre de chemin. La brune essayait de ne pas y penser. Fait chier. Elle s’essuie la bouche et jette le papier au fond de la cuvette. Tirant la chasse d’eau, elle se relève doucement. Qu’est-ce qui avait mal tourné dans ce foutu département ? Pourquoi en étaient-ils arrivés là ? Tout ce drame à cause de ça ? Elle en avait l’estomac encore retourné et l’esprit qui cogitait dans tous les sens. Ils étaient dans de beaux draps au département des mystères. Il fallait espérer que plus aucune information ne sortirait de là. Comment c’était même arriver. On ne lui avait pas dit. Peut-être que c’était préférable de ne pas le savoir. Elle était assez angoissée comme ça, pour ne pas avoir à y réfléchir de toute manière. Des années de travail mis en danger à cause d’un débile profond et de quelques mages se croyant plus forts que les autres. Elle avait envie de détruire tout ce qui l’entourait. 

Sortant de là, elle se lave les mains et repasse par son bureau. Elle observe les nombreux parchemins étalés qui s’empilent. De sa plume, elle rature quelques notes et en corrige d’autres. Il y a quelque chose qui ne va pas. Elle n’est pas convaincue de ce qu’elle avance, mais ça pourrait marcher. Prenant les instructions avec elle, elle enfile une blouse, ferme son bureau à double tour, bouscule sans le vouloir un collègue et se dirige vers un des laboratoires magiques. Dans la dite pièce, il y a des artéfacts magiques et des potions en ébullition. Mais le plus important, se trouve derrière une vitre. Pendant quelques instants, elle l’observe. C’est fascinant. Un doux sourire s’affiche sur ses lèvres. Alhena ne travaille pas sur un des projets les plus dangereux ou les plus controversés, ce n’est pas de sa responsabilité… ou du moins, c’est ce que la plupart des gens de son département peuvent penser. Il est vrai que chaque idée n’est pas toujours interprétée de la même manière. En tout cas, elle est bien heureuse que ce qui c’est passé à la coupe du monde de Quidditch ne la concerne pas directement. Certains s’amusent avec des puissances qui les dépassent, et voilà où ça les mène. Ils sont imprudents, imbus de leur orgueil et se pensent plus importants que Merlin lui-même. Donc, forcément, que ça attire les plus curieux et les plus ambitieux. Toutes les inventions magiques, si on les regarde bien, sont toutes des armes et peuvent renverser le cours des choses. La prudence est mère de la réflexion dans ce monde professionnel. 

Alors que la brune s’apprête à ouvrir la vitre, quelqu’un toque subitement à sa porte. Elle se retourne à la vitesse de la lumière, lâchant la poignée. C’est un de ses nouveaux collègues, qui parle trop et dont le silence serait un cadeau. Malheureusement, Alhena ne peut pas échapper à sa présence. Elle fait partie des gens désignés pour jeter un œil à ses projets et s’assurer que tout se déroule bien. Oui ? Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? Il lui sourit gaiement. Prenant sa question pour une invitation, il s’assoit sur un des fauteuils du laboratoire. Elle en soupire déjà. Tu as entendu ? Ils auraient trouvé la solution. McBrown veut présenter le projet. On y est. C’est fait. Bientôt, on pourra utiliser la technologie moldue sans aucun souci ou interférences. Tu ne trouves pas ça incroyable ? Peverell hausse un sourcil. Elle n’est pas du genre à s’attarder sur des rumeurs. Elle veut voir les choses en action, elle n’a pas besoin de promesses, mais de faits réels. Il faut que ça soit acté, signé, pour qu’elle en soit certaine. C'est pourquoi elle est étonnée que l'homme en face d'elle, s'arrête sur des on dit, même s'ils sont exacts. Je sais, oui. Cela faisait plusieurs mois que c'est prêt. J’attends de voir ça à l'œuvre, je me demande qui elle va choisir pour faire la présentation. Il saute sur ses deux jambes pour se remettre debout. Justement, Alhena, je viens te chercher pour ça. Luth t’attend pour te montrer quelque chose, elle veut ton avis. Elle dit que ce moment va révolutionner notre monde magique. Alors ? Prête à voir tes doutes se dissiper et tes espoirs se réaliser ? La brune secoue la tête, amusée. Toujours prête pour changer le monde. Passe devant. On ne dit pas non au futur, et elle le sait mieux que quiconque.

 

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle principale, Dimanche 06 Août 2124

Oonagh observe la scène, la baguette encore glissée entre ses doigts, mais sans la moindre précipitation. Son café attend toujours sur la table, probablement en train de tiédir, et c’est peut-être ça le vrai drame de cette matinée. Pourtant, elle ne bouge pas immédiatement. Le tableau est trop improbable pour être ignoré.

Le Chaudron Baveur a toujours son lot d’incidents, mais ce n’est pas tous les jours qu’on commence sa matinée avec un adolescent à la crête mal fixée, échoué en bas des escaliers au même niveau que sa dignité. C’est quelque chose qui reste une bonne distraction appréciable. Elle inspire doucement, une habitude plus qu’un besoin, histoire de donner l’illusion qu’elle hésite. Mais elle sait déjà qu’elle ne va pas juste tourner les talons et le laisser se débrouiller.

Un soupir lui échappe, mais l’exaspération est feinte. Elle ne s’inquiète pas, elle jauge, elle prend le temps. Elle lève sa baguette, mouvement fluide, maîtrisé, sans la moindre urgence. Crever ? Hum. À moins que tu aies un don caché pour exploser en poussière sous l’effet d’une simple chute, je dirais que tu as encore quelques années devant toi. La blonde s’accroupit, ses doigts effleurent brièvement le tissu de son propre manteau avant de se poser sur son genou. Son regard descend vers l’articulation tordue, l’enflure qui commence à marquer la peau. L’angle ne lui plaît pas trop.

Son ton autoritaire revient à la charge. Pose-toi et ne bouge surtout pas. Elle lance ensuite un #[Per Ut-visio] le sort traverse sa rétine en un instant. La structure osseuse s’impose à sa vision, précise, nette. Pas de fracture. Une torsion marquée, mais rien d’irréversible. La blonde hoche la tête, satisfaite. Mauvaise nouvelle : t’as bien bousillé ta cheville. Bonne nouvelle : elle est encore entière et mon métier n’est pas de simplement siroter des cafés. En un instant, Aisling redresse son dos, ajuste distraitement le col de son manteau. Son café l’attend toujours sur la table. Elle pourrait le récupérer, laisser cette histoire se résoudre sans elle, mais ça impliquerait d’écouter un blessé se débattre inutilement pendant les dix prochaines minutes. Elle pointe sa baguette, le geste précis, presque mécanique. Tu vas peut-être sentir quelque chose de froid, mais ça va aider. D’un mouvement léger, la médicomage prononce un Curo As Velnus. La magie s’étend dans l’air, invisible mais tangible. Elle suit son effet sans réellement avoir besoin de le voir, habituée à reconnaître le relâchement imperceptible des muscles lorsqu’ils cessent de crier. S’il a toujours mal, ça va se voir. 

Elle garde sa baguette en main, poids familier contre sa paume, chaleur rassurante du bois poli. Oonagh jette un regard aux autres, la lumière du matin filtrant à travers le pub. Bon, maintenant. Si t’es sage, je te fais une attelle magique et je t’aide à marcher jusqu’à l’extérieur, histoire qu’on te prenne en charge correctement. Sinon, tu restes là et j’attends de voir si tu comptes impressionner le sol jusqu’à ce qu’il ait pitié de toi. Un silence s’installe, mais elle ne le remplit pas. Elle laisse planer la question, avant d’ajouter, légère, comme si la décision n’avait aucune importance pour elle. Alors, skater boy. Tu préfères quoi ? Fusionner avec les escaliers ?

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Quatrième étage de Sainte Mangouste, Dimanche 13 Août 2124

Dis-moi quelque chose que je ne sais pas encore, lui disait son reflet fatigué. Assoiffée de découverte, assoiffée par son métier, la blonde en fait toujours trop. Elle veut le poste qu'on lui a promis, celui de son mentor à sa retraite, celui que sa soeur lui avait dit qu'elle aurait. Cela se voit, cela se sait, pourtant personne n’en fait rien. Parce que la plupart de ses collègues sont comme elles. Ils enchaînent les heures supplémentaires, ils se tuent à la tâche entre les soins et les recherches médicales. Des aller-retours entre les étages, entre les bureaux et les chambres. On se dit qu’on veut bien faire, qu’on veut guérir les gens, qu’on veut améliorer le monde. Alors que derrière le rideau, on s’effondre petit à petit. Oui… Oonagh avait besoin de vacances. 

Elle passe une main dans ses cheveux, finit sa bouteille d’eau. Elle sort son calepin pour voir s’il lui reste beaucoup de choses à faire aujourd’hui. Pas mal. Il semblerait qu’elle va encore traîner dans les couloirs assez tard. Au moins, ça lui évitera de se demander ce qu’elle doit faire pour le lendemain. Pressant le pas, elle se dirige vers la chambre où un de ses patients l’attend. Une vieille dame, qui n’a pas beaucoup de visite. Aisling y reste un petit bout de temps. Il y a beaucoup à faire, en dehors du social. Elle doit s’assurer que tout va bien, que le traitement fonctionne -au moins un peu. Ce n’est pas un étage facile où tout le monde peut être soigné. C’est même le contraire, certains sont là depuis des années sans avoir la possibilité de sortir. C’est ce qu’elle aimerait pouvoir changer, un jour, peut-être. 

 Quand une autre personne rentre dans la pièce pour terminer certains soins, la demi-vélane s’en va. Direction la chambre 312 cette fois-ci. En chemin, elle trouve la pensine dont elle a besoin et les souvenirs du jour, contenus dans une fiole. D’un Wingardium Leviosa, elle transporte tout le matériel, en faisant attention à ce que personne ne la bouscule. Elle n’est pas loin de la chambre, elle ne va pas s’embêter avec un chariot. Doucement, elle toque à la porte même si c’est déjà ouvert. Il y a de la visite. Cela tombe mal. C’est un moment particulier qui ne peut être esquivé. Bonjour. Monsieur Harrison, Madame. Excusez-moi, je tombe mal. Malgré tout, la blonde s’avance. Elle doit faire son travail. On ne l’avait pas prévenu que quelqu’un serait là. Elle ne peut pas modifier son emploi du temps d’un claquement de doigts malheureusement. Je dois procéder à un de ses traitements malheureusement, ça ne prendra pas très longtemps. Elle installe le tout, puis ses yeux se posent sur la jeune femme. Le souvenir du jour que votre père va voir concerne son métier… Nous l’avions extrait il y a quelque temps. Mais peut-être voulez-vous partager un de vos souvenirs ? Quelque chose que nous n’avons pas et qui pourrait l’aider le concernant ?

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Alhena Peverell

Langue-de-plomb 31 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Près du hall, Lundi 12 Février 2125

Elle attrape les documents d’un geste sec, replaçant les feuilles dans leur ordre exact aussi vite qu’elle peut. Son regard passe de son dossier à l’homme qui lui fait face. Plus grand, plus large, plus brut dans son attitude. Elle l’observe, sans ciller, une fraction de seconde trop longtemps pour que ce soit anodin. Son accent l’intrigue, sa manière de parler, son ton grave qui vibre encore dans l’air. Pas d’excuse, pas de civilité feinte. Juste une question directe, simple, à laquelle elle pourrait répondre par un mot et partir. Mais elle ne le fait pas.

Elle se relève, redresse légèrement son port de tête, réajuste une manche invisible. Un mouvement imperceptible, un geste automatique pour remettre de l’ordre là où il n’y en a jamais eu besoin. Son expression reste de marbre. Son regard aussi froid que l’ombre projetée sur les murs du Ministère. Puis elle glisse sa main sur son épaule, là où l’impact s’est fait ressentir. Une douleur sourde, rien d’inquiétant, mais assez pour être notée. Le geste est bref, précis, presque mécanique. Pas une plainte, pas une crispation. Juste une vérification. Son expression reste figée. Rien qui mérite d’être mentionné. Une réponse sèche, laconique. Pas un mensonge, pas tout à fait une vérité non plus. Il l’a percutée avec assez de force pour qu’elle enregistre le choc, mais elle refuse d’en faire un sujet. Ce serait lui donner trop d’importance et elle n’a pas le temps pour cela.

Pourtant, elle ne bouge pas.

Les couloirs continuent de s’animer autour d’eux, des silhouettes pressées qui n’ont pas le temps de s’attarder, qui les contournent sans un regard. Une rumeur constante, un bruit de fond permanent qui se fond dans le silence entre eux. Son regard détaille le visage de son inconnu, essayant de savoir d’où vient son impression de déjà-vu. Elle enregistre l’information. Parce qu’elle ne laisse jamais une interrogation sans réponse. Mais son attention glisse un instant sur les documents ramassés. Le désordre dans leur alignement la dérange, un pli infime se dessine entre ses sourcils. Elle replace le tout avec minutie, lissant chaque bord, comme si cela suffisait à remettre l’univers dans son axe. 

Puis, relevant les yeux, elle enchaîne, coupant court au silence. Puis-je déduire que vous ne travaillez pas ici ? Un constat de son esprit, pas une question. Il n’a pas la tête de l'emploi pour elle. Son ton est aussi froid que tranchant. Une lame glissant sur la conversation sans chercher à l’approfondir. Son regard ne s’attarde pas. Elle réajuste à nouveau une manche, une habitude presque inconsciente, comme si l’ordre était une extension naturelle d’elle-même. Avez-vous besoin que je vous montre le chemin ? Pas une offre. Pas une courtoisie. Elle veut qu’il refuse. Juste une manière de signifier qu’il prend trop de place dans son environnement. L’interaction doit se clore là. Et ça aurait pu être le cas, il aurait pu se détourner et elle, continuer son chemin, ranger cette rencontre dans les fragments inutiles de sa journée.

Mais un cri fend le hall. 

Que personne ne bouge où je le tue !

Le temps suspend son vol.

Maintenant, rendez-moi ma gamine !

L’agitation du Ministère, constante et prévisible, se brise net sous l’impact de ces mots. Un silence pesant s’installe. Les pas précipités se figent. Les conversations s’étranglent. Alhena tourne légèrement la tête. D’abord par réflexe, ensuite par interrogation. Un homme, en bout de couloir. Grand. Sec. Les traits tirés par la fatigue ou le désespoir. Il n’a pas l’air d’appartenir au décor aseptisé du Ministère. Ses vêtements sont froissés, ses yeux trop vifs, trop hantés.

Mais surtout, il tient une baguette pointée sur un employé du Ministère et une lame sous sa gorge. Le pauvre homme en costume administratif lève les mains en tremblant, comme s’il venait de réaliser l’urgence de la situation. Où elle est ?! C’est comme un rugissement venu des entrailles. Où est-ce qu’elle est ? Pourquoi vous me l’avez prise ? Pourquoi vous me faites ça ! Je ne lui veux pas de mal ! Les regards fusent, les pas reculent. Les employés s’écartent doucement en une marée silencieuse, cherchant à se fondre dans le décor. Deux hommes près de la scène échangent une conversation silencieuse, c’est à eux qu’on parle. Mais personne ne se déplace encore.

Alhena, elle, ne bouge pas. Elle observe. Analyse. Le ton. La posture. Une respiration hachée, des doigts crispés sur le bois de la baguette. L’homme est peut-être un peu fébrile, mais pas insensé. Il est agité, mais ses gestes restent contrôlés. Cela ne ressemble pas à un simple coup de folie, mais à du désespoir. Une dernière demande. Une certitude d’avoir raison. Il veut quelque chose, quitte à détruire le peu de ce qui lui reste à vivre.

Et c’est bien là, le problème.

La brune reste impassible. Ses yeux glissent brièvement sur celui à ses côtés. Cet homme, est-il du genre à ignorer ce qui se passe ? Elle tente de capter son regard et fait un geste de tête vers une porte non loin. Elle ne veut pas tenter de s’enfuir, non. Il y a quelque chose, une enfant, seule, derrière l'entrebâillement, qui tremble. Mais Alhena ne doit pas se précipiter au risque de mettre en danger quelqu’un d’autre. C’est une situation délicate, où personne ne veut être celui qui fera la première erreur.

Et pourtant, il faudra bien que quelqu’un bouge en premier.

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Idrisse Rose Adler

Journaliste - Gazette du Sorcier 24 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureaux de la Gazette du sorcier, Vendredi 29 Septembre 2124

Aujourd’hui, c’est la journée où même mon encre semble déprimée. J’écris vraiment avec l’enthousiasme d’une moule échouée sur un rocher. Mon article en cours ? Une analyse approfondie sur la réglementation des importations de peaux de dragon dans l’industrie textile sorcière.

Oui. Vous avez bien lu.

Rien qu’en relisant cette phrase, j’ai envie de me noyer dans mon encre. Basculant ma chaise en arrière, plume en main, les yeux rivés sur le plafond, je ferme les yeux et manque de tomber. Je me rattrape de justesse, le cœur battant. Il faut vraiment que je trouve quelque chose à faire, n’importe quoi, avant que l’ennui ne m’achève. Parce qu’à défaut d’une distraction, je suis en train de me demander pour la cinquième fois de la journée, pourquoi je fais ce métier. Et ce n'est pas bon, du tout, comme mentalité. Il faut que je me rappelle pourquoi je suis là, pourquoi j’ai choisi ça. 

Ah oui. 

Parce que j’aime enquêter, poser des questions dérangeantes et balancer des articles qui font enrager des politiciens corrompus. C’est vrai…

Pas pour compter combien de putain de Merlin de créatures magiques on peut légalement tondre par an.

Je soupire et me redresse comme une anguille réveillée en sursaut. Abandonnant ma plume, je quitte finalement mon bureau avec l’énergie d’un fantôme en fin de vie. Une pause mentale s’impose. Direction le réfectoire, ce sanctuaire de la procrastination journalistique.

L’odeur du café brûlé me frappe en arrivant, et j’attrape une tasse sans conviction. Le liquide noir a la consistance d’une potion suspecte. Je me demande vaguement si cette mixture douteuse n’est pas en réalité une tentative officieuse d’éradication du personnel par intoxication lente. Sans plus y réfléchir, je me pose sur une table et tourne la tête. C’est à cet instant que mes deux trois neurones en batailles grillent les dernières connexions -que je n’avais pas vraiment de base, de mon cerveau.

Sans dire un mot, j’observe les deux personnes présentes. Il y a la vieille collègue hideuse que je déteste et qui parle trop fort. Il est arrivé ? Jamais là où il faut, mais toujours là où j’ai pas envie de la voir. Oui, il attend en bas. Il a l'entretien d’embauche avec Abbott, mais elle n’est pas encore revenue de sa pause. Elle avait des courses à faire. Et ça, c’est la nouvelle réceptionniste qui sait pas foutre un pied devant, même si elle est très sympa. Et… Attends. Quoi ?! Il a un entretien d’embauche avec Abbott ? Madame Abbott…? La meuf de la rubrique politique ? Celle qui a le charisme d’un Scroutt à pétard et la patience d’un troll fatigué ? Celle qui prend des pauses longues comme ma… baguette -oui c'est ce que j'allais dire. Cette Abbott là ? 

Hum.

Un entretient d’embauche. Un candidat en attente et une collègue absente.

Une collègue absente 

Je me fige, tasse à la main. Plisse les yeux. Je porte lentement mon café à mes lèvres, sans boire, le regard dans le vide. Une opportunité se dessine. La petite voix raisonnable dans ma tête hurle de ne pas y aller.

Mais la petite voix raisonnable ne gagne jamais. 

Ah mais oui ! C’est ça que je devais faire Valentine ! Je me tourne vers la réceptionniste. Abbott est passée me voir il y a une minute. Elle ne te trouvait pas. Elle m’a dit que si je te croisais, je devais te prévenir. Je fais une grosse voix et commence à mimer des guillemets avec mes doigts. Si le candidat est déjà arrivé, dis-lui de me l’envoyer directement dans mon bureau. Je lui fais un grand sourire. Je l’imite très bien je trouve. Elle est revenue plus tôt de sa pause, histoire de pouvoir se tirer plus tôt ensuite. De toute manière, quand on est la fille de l’éditeur, on est rarement remise en question. Vous croyez pas ? Malgré tout, elle a l’air un peu étonnée, mais me remercie quand même. Elle tourne la tête vers la vieille mégère qui hausse les épaules. La fille s’excuse et se dirige vers les escaliers qui descendent au hall. Sans attendre, je repose ma tasse sans la toucher -parce que, franchement, la vie est déjà assez dangereuse comme ça, et quitte discrètement la salle. 

Direction le bureau d'Abbott !

En chemin, je ralentis à hauteur d’un espace de travail vide. Il a l’air abandonné à son sort depuis ce matin. Parfait. Je jette un regard rapide autour de moi, et attrape un dossier vierge -parce que le style, c’est important, posé sur la pile de papiers en attente. Pas trop en haut, pas trop en bas. Histoire de ne pas perturber l’équilibre du désordre organisé. Et surtout pour pas se faire griller. Puis l’air de rien, je le plaque contre moi comme s’il m’appartenait depuis toujours, avant de reprendre mon chemin avec toute la confiance du monde. Règle numéro un pour s’infiltrer quelque part où tu n’as rien à faire : Ne pas donner aux gens l’impression que tu doutes.

Je traverse l’open-space en toute tranquillité. Rien d’inhabituel, tout va bien, Idrisse a totalement quelque chose à faire ailleurs, voyons. Mais c’est précisément à ce moment-là que je croise la seule personne qui sait quand je risque de faire de la merde. Ma collègue pas préférée du tout : la spécialiste en levée de sourcils accusateurs. Je lui souris. Beaucoup trop innocemment. Idrisse… Elle prononce mon nom avec une méfiance évidente. C’est toi… Tu tombes bien, mais… je dois y aller ! Elle me scrute. Son regard se pose sur le dossier que je tiens dans les bras, puis revient à mon visage. Je vois le moment précis où elle comprend que je vais faire une connerie. Elle ne sait pas encore laquelle. Mais elle sait qu’elle est là, tapie dans l’ombre. Telle une demiguise. Elle inspire profondément, prenant une seconde pour formuler sa phrase avec soin. Ne fais pas… trop de vagues. Elle n’a pas besoin d’en dire plus.

Elle sait.

Je sais qu’elle sait.

Et elle sait que je sais qu’elle sait.

Elle me fusille du regard et disparaît. Je respire profondément, reprends mon chemin et me dirige vers mon objectif : au fond du couloir, le bureau d’Abbott. L’objectif est simple, il faut arriver avant le candidat, mais de manière nonchalante. Je ne cours pas. Je ne me précipite pas. J’arrive en douceur comme si j’étais attendue quelque part, et pousse la porte. Il y a des chances pour qu’il se perde de toute manière. J’entre, referme aussitôt, et m’installe avec un naturel effrayant. Un rapide coup d’œil autour de moi. Ça sent la paperasse mal classée et le café froid. Sur le coin du bureau, un agenda fermé. Peut-être que ça aurait été utile de le lire avant de m’asseoir ici, mais je ne peux pas. Règle numéro deux pour une usurpation d’identité réussie : Agir comme si on savait déjà tout.

Je pose mon faux dossier devant moi. Ajuste un air faussement sérieux. Croise les jambes avec élégance et attrape une plume pour la faire tourner distraitement entre mes doigts. Dans quelques minutes, quelqu’un va frapper. Donc, n’oubliez pas :

Je suis Abbott.

Et est-ce que je suis légitime dans ce rôle ?

 Non.

Et est-ce que j’ai la moindre idée de comment mener un entretien ?

Pas du tout.

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle Commune de Serpentard, Samedi 02 Septembre 2124

Julian observe le plafond. Elle n’a pas spécialement envie de se lever, mais n’a pas non plus envie de rester ici. Elle sent son cœur battre lentement, le froid picoter sa peau et les bruits de respiration de ses camarades de chambre casser le silence profond. Si elle pouvait avoir une chambre sans personne, ce serait certain que la blonde ne dirait pas non. Au moins, elle aurait plus que de simples rideaux autour de son lit pour être tranquille. Soupirant, elle se lève doucement histoire d’éviter de réveiller quiconque. Ses yeux s’attardent sur sa voisine de gauche, elle l’observe. Ses iris deviennent plus sombres. 

Qu'est-ce que ça ferait si cette fille prenait feu d’un regard ? Probablement trop de cendres. 

Ses doigts de pieds touchent le sol glacé, à la recherche de ses pantoufles. Encore une pensée intrusive comme les autres. Julian se pose beaucoup de questions, parfois glauques et bizarres, parfois non. Il est vrai que la vie et la mort des autres l’intrigue, vu qu’elle a du mal à ressentir quoi que ce soit envers les gens. Sans dire un mot, elle cherche ses affaires et sort de la chambre pour aller se préparer. Il fait frais dans les couloirs, mais ça ne la dérange pas. Pour l’instant, il y a peu de monde et elle ne croise personne qu’elle connaît vraiment. Les minutes défilent et elle finit par revenir là où ses camarades émèrgent enfin. Elle pose la main sur la poignée, efface son expression neutre et étire finalement un très fin sourire, très faux. La porte claque. Par Merlin, les filles, je l’ai revu passer ! Il est vraiment trop beau ! Et bien évidemment que ça glousse quand elle dit ça. Bien évidemment que toute la chambre se tourne vers elle, les yeux pétillants. Comme si ses paroles bien banales étaient une vérité absolue. Elle s'avance vers ses amies. Puis ses mains, comme un serpent qui étrangle sa proie, viennent se glisser sur les épaules d’une de ses acolytes. Tu devrais prendre le collier en or, il te va super bien, tu sais. Est-ce que c’est vrai ou pas, ça n’a aucune importance. Le but, c’est de rendre l’autre spéciale pour que Julian le soit encore plus à ses yeux. La blonde se doit d’être importante pour les autres. Sinon, qu’est-ce qu’elle serait ? Ce serait trop difficile pour elle, à comprendre. 

Ainsi, le réveil passe. Et Julian, est heureuse que rien n'ait changé par rapport à l’année dernière. L’ambiance est toujours la même. Du moment que tout se passe comme elle le veut, ce n’est pas très grave si elle n’apporte aucune réelle affection aux gens. Ils apaisent son besoin d’appartenance, et elle leur donne de quoi faire briller leur ego. C’est un échange de bons procédés, qui cette année démarre plutôt bien. Il est vrai que l’année dernière, ça avait été compliqué. Julian, avait peut-être, dès le premier jour, passer ses nerfs sur une des filles de la chambre et avait mis quelques jours avant de lui parler à nouveau. Pour peut-être pas grand-chose. Ce qui est certain, c'est que ça avait été explosif. 

Se pressant, la jeune femme et ses amies arrivent en rigolant dans la salle commune. Il y a déjà du monde. Ses yeux retrouvent une lueur sombre. Et un bombarda au milieu de la pièce, là, maintenant ça ferait quoi ? Et puis son sourire chaleureux revient. D’une oreille peu attentive, elle écoute le discours. La professeure parle trop, c’est assez chiant. Rosenberg aimerait aller petit déjeuner, pas tenir une réunion. Ils auraient dû faire ça hier. Enfin bref. Julian se tourne vers le joueur de Quidditch et rigole à sa question. Débile ce gars. Bien évidemment qu’elle fait comme si c’était drôle, alors que ça ne l’est pas pour elle. Elle raffole plus d’un autre ton d’humour, mais les gens n’ont pas besoin de le savoir. Enfin, c'était l'humour n'est-ce pas ? Prenant la parole à la suite de la rousse, elle s'exclame aussi gaiement que possible : Oh, si on va à Paris, est-ce qu’on pourra aller à la Place Cachée ? On m’a dit que c’était super ! Je n'y suis jamais allée. Enfin… pas que ça l’intéresse vraiment, mais on va faire comme si c’était le cas. 

 

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de Classe, Dimanche 10 Septembre 2124

Ses doigts glissent le long d’un parchemin pour l’ouvrir, alors qu’elle observe Lesley. C’est vrai qu’il est agréable à regarder, même si ce n’était pas la raison de sa venue. Je n'espère pas, déjà qu’il y a peu d’élèves sorciers. Si on devait aller enseigner en dehors du Royaume-Uni, je trouverais ça très embêtant. Elle lui sourit. Très bien et toi ? Je suis certaine qu’on aurait plein de choses à se dire depuis la dernière fois qu’on s’est vraiment vu. Le banquet n’était pas le lieu le plus approprié pour rattraper le temps. Et puis ça toque, une nouvelle venue dans la salle. Aingeal répond à sa collègue le plus chaleureusement possible. La rousse avait toujours trouvé Oscaria un peu étrange et très distante. Mais probablement qu’elle n’était pas assez à l’aise avec elle, ou en société. Un caractère qu’elle suppose opposé au sien. Mais ça ne fait rien. De toute manière, Aisling n’a pas le temps de se focaliser dessus quand quelqu’un entre à nouveau. Et là, c’est forcément différent. Elle rigole légèrement en voyant les plateaux voler autour du principal concerné. Il est vrai qu’elle n’a pas pensé aux collations, en même temps, ils n’étaient pas là pour ça. Mais ça ne fait certainement pas de mal. Et puis…

Vous savez… Y a des jours comme ça. Vous vous levez, vous préparez votre café comme d’habitude. Tout se passe pour le mieux. Il fait beau, ni trop froid, ni trop chaud. Vous trouvez que vous avez une bonne mine. Le matin, vous n’avez pas grand-chose de prévu excepté une réunion qui vous tient à cœur. Bref, tout se passe super bien. Il n'y a rien de très spécial. Vous allez au travail, vous prenez place et puis vous voyez certains de vos collègues pointer le bout de leur nez. Vous êtes super heureuse, parce que de base, vous n’attendiez pas grand monde. Il y a même des visages que vous ne vous attendiez pas à voir. Et puis vous savez, y a ce type. Ce mec, là, que vous ne connaissez pas trop. L’énergumène que vous n’arrivez pas très bien à comprendre. Ce gars qui remet en question votre vision de la normalité. Qui est super bizarre, mais qui fait toujours sourire. Et c’est bien étrange comment Milbourne fait toujours cet effet un peu étrange à Aingeal, comparé aux autres, quand il passe le pas de la porte.  

Lançant un délicieux sourire à Bartholomew, elle tend la main vers un petit gâteau au hasard. Oh, je veux bien un thé, s’il vous plaît, Bart. Je peux vous appeler Bart ? Sa voix est douce, presque séductrice, comme si elle s’excusait tout en faisant exprès. Concernant le théâtre Milbourne. Je trouve que c’est une super idée. Le fait est que... ce club servira aux élèves, à disons… se défouler. Je voudrais des activités différentes, qui permettent à n’importe qui de se trouver une place et de développer leur solidarité. La rivalité entre maisons n'exclut pas la compétition saine. J’ai trouvé que l’année dernière avait été très houleuse. Il faudrait quelque chose qui resserre les liens. Donc, le théâtre ce serait génial ! Ne perdant pas de temps, la rousse sort divers parchemins. Dessus, il y a des explications concrètes sur ce que sont le club et les activités auxquelles elle a pensé. Il y aurait donc un local, ouvert du matin au soir, dans lequel les élèves pourraient venir. Il serait tenu par un responsable ou plusieurs responsables adultes, dont seuls eux auraient les clés. Car le matériel serait aussi stocké à l’intérieur. De plus, n’importe quel élève pourrait venir s’inscrire. Concernant les activités, il y avait de tout. De petits matchs de Quidditch à des parcours magiques, des voyages scolaires, et des ateliers cuisines aux séances d’entraides, toutes supervisées par un responsable adulte ou un référent élève. Elle avait noté aussi qu’il pouvait y avoir des concours, dans lesquels les élèves mélangés par maison pourraient concourir pour avoir un lot surprise ou autre. Si vous avez des idées, des envies, je suis là pour vous écouter. Sinon, j’avais besoin de savoir qui serait d’accord pour m’aider à entretenir la salle. Si vous voulez y installer des trucs, si vous avez envie de créer de nouvelles activités. Ah d’ailleurs, voici les badges ! Vous pouvez en prendre un, si l’idée d’être un responsable du club vous attire.

 

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle Commune de Serpentard, Samedi 02 Septembre 2124

Elle n’était pas là pour les retenir à vie non plus. Il est vrai, qu’Aingeal avait un peu faim et que peut-être… Elle avait espéré qu’il n’y ait aucune question pour directement aller dans la grande salle. Mais elle n’était pas à la maison. Elle ne pouvait pas faire comme bon lui semble, il fallait être responsable, donc répondre aux doutes et aux questions que les plus jeunes pouvaient avoir. Dommage que la première question, n’avait donc rien à voir avec l’école. Elle plisse des yeux en observant la personne qui a posé la question. Le petit Ryder, est-ce étonnant ? Pas tant que ça. Un fin sourire s’étire sur ses lèvres, et la réponse, malgré beaucoup de choses, semble plus sèche que d’ordinaire. Peut-être bien, mais ça ne regarde que moi. Quelqu’un à une question plus intéressante, j’espère ? Elle garde un teint de voix qui se veut amusée, mais sa vie privée ne regarde pas les Serpentards. C’est quelque chose dont la ligne est bien tracée et qu’on ne franchit pas selon elle. Mais elle ne veut pas non plus assommer Spike avec une réponse trop peu sympathique dès le premier jour.  

C’est donc, sans trop s’attarder dessus qu’elle s’attaque à une autre question. Londres ou Paris ? C’est possible, mais ce ne sera pas que pour la maison Serpentard. Il y a peu d’hésitation dans sa voix. En réalité, la rousse est contente qu’on lui parle de ça. Cela va lui permettre d’engager la conversation sur un sujet qu’elle n’avait pas encore pu aborder. Actuellement, j’aide à former un nouveau club où n’importe quel élève pourra s’inscrire. Enfin, n’importe quel élève, c’était vite dit. Elle espérait surtout des élèves de confiance et pas trop indisciplinés, si possible. Il y aura un peu de tout, y compris des voyages scolaires si on arrive à débloquer le budget. Peut-être ainsi, vous verrez la Place Cachée, qui sait. Elle lance un sourire aux deux jeunes filles qui se sont exprimées. Il n’y a pas que ça, vous verrez. Si ça vous intéresse, vous pourrez venir me voir plus tard pour en discuter. 

D’un mouvement de tête, elle cherche quelques élèves en particulier. Nous organiserons quelques matchs de quidditch avec le club, si ça intéresse l’équipe de l’année dernière. Un léger soupir, mais il fallait mettre les choses au clair. Je sais d’ailleurs que certains sont très déçus. Mais la décision n’a pas été facile. Le directeur à ses raisons. Et ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas organiser des matchs entre vous, je suis certaine que certains de vos professeurs seront heureux de les superviser. Sous-entendu, ne le faites pas dans notre dos, sinon vous allez avoir des problèmes. Autre chose ? Sinon on y va. Elle remet ses cheveux en place et observe la salle. Tout allait bien se passer, c’est certain.