Harry Potter RPG
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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

J'ai l'impression que la journée n'a été que stress et empressement. 

Je suis arrivée chez William sur les coups de dix heures. Il était déjà en pleine activité, agitant sa baguette pour déplacer les meubles, les agencer autrement, libérer de la place dans son grand appartement londonnien qui comporte déjà plus de place que je n'en ai dans mon propre logement. 

Je l'ai aidé dans l'installation des décorations avant que ne déboule le reste de la fratrie, c'est-à-dire Nahid, toujours enceinte jusqu'aux dents accompagnée de son mari Farid et de ses deux plus jeunes enfants Samir et Devon -Victoria, l'ado de 14 ans, étant à Poudlard.

Comme toujours, elle a voulu se rendre utile, faire quelque chose. On a dû s'y mettre à trois (William, Farid et moi) pour la clouer sur le canapé. Elle se déplace déjà difficilement avec son gros ventre, a des cernes jusqu'en bas des joues et doit se reposer, ordre du médicomage qui la suit. Elle contrecarre en disant qu'elle est elle-même médicomage et qu'elle connaît ses limites, si elle dit qu'elle peut, elle le peut. Je ne la crois pas. Nahid ne s'est jamais imposé aucune limite. Férue du travail bien fait et acharnée à la tâche, elle serait totalement du genre à vouloir tenter de combiner accouchement et petits travaux manuels qu'elle n'a pas pu terminer.

Cédant face à notre triple insistance, elle est restée sur le canapé à jouer avec le petit Devon de 8 ans, tandis que son grand frère de 10 ans nous a aidé pour terminer la décoration.

Il a ensuite fallu se rendre chez le traiteur Moldu du coin de la rue, une bonne connaissance de William qui lui a délégué la responsabilité d'alimenter son buffet d'anniversaire en petits fours et amuse-bouches. 

Evidemment, les imprévus de dernière minute ne nous ont pas loupé. Un plateau manquait -retrouvé entre-temps. Une déco qui se casse la gueule. Des boisson qui ne seront peut-être pas en nombre suffisant. Il a fallu un transplanage en urgence dans chacun des bars sorciers pour acheter ce qu'ils avaient encore à vendre en termes de bouteilles. Nous avons entendu Nahid commencer à dire un "moi je peux..." et nous avons répondu, dans un choeur parfait "non !" 

 

Bref, tout était tout de même prêt pour l'heure de la fête.

William y a invité nos parents, évidemment. Des amis, des collègues. Une certaine Jana qui a son atelier de plumes qu'elle revend en grande majorité à des enseignes comme les Plumes d'Amanuensis. Je soupçonne fort William d'avoir des vues sur cette soi-disant "amie", même s'il nie toute implication dans ces accusations.

Les grandes fêtes ne sont pas celles où je me sens le plus à l'aise. Je préfère souvent les soirées en petit comité. Celles où on peut partager, faire connaissance et apprendre à connaître les gens en profondeur pour éviter un small-talk ennuyant à mourir. 

Mais je ne pouvais évidemment pas rater cette occasion. C'est pas tous les jours que son frère fête ses quarante ans ! Ca lui aurait brisé le coeur que je ne vienne pas.

Un verre d'hydromel à la main, je déambule, observant les invités qui se laissent porter par l'ambiance feutrée, animée d'une petite musique de fond diffusée par deux enceintes ramenées par notre mère. Mère qui, d'ailleurs, semble en grande discussion avec un type que je ne connais pas. En passant près d'eux, je l'entends lui expliquer ce que c'est qu'une éducatrice spécialisée dans le milieu des enfants placés. Il a l'air totalement passionné.

Une petite table regroupe les quelques enfants qui jouent ensemble.

Les gens font des allers-retours vers le buffet. Attrapant un petit-four, remplissant leur coupe, grignotant un tapas.

Mais il y en a un qui ne fait pas d'aller-retour et qui reste plutôt figé près de ce spot qui représente un réel bon plan.

 

Je reconnais l'Auror que j'ai vu à la coupe du monde de Quidditch. Celui que m'avait désigné William, celui qui aidait les gens à monter leur tente. Je me souviens même m'être étonné du fait que les Aurors fassent cela.

Il n'a vraiment pas l'air de se sentir à sa place. Et je me demande pourquoi il ne discute pas avec quelques uns de ses collègues. Il doit bien connaître quelques personnes, dans ce flot d'invités. 

Je l'observe un moment et, constatant qu'il ne semble pas vouloir décoller du buffet, je décide d'aller vers lui.

 

-Alors c'est toi, l'Auror qui aide à monter des tentes ? je lance en guise de salutation.

 

Je ne sais plus comment William l'a appelé, lorsqu'il m'a parlé de lui.

Je ne sais pas non plus s'il va comprendre l'allusion, alors je m'empresse de préciser : 

 

-Lors de la coupe du monde du Quidditch. 

 

M'adossant contre la table, je bois un petite gorgée d'hydromel et reprends : 

 

-Quelque chose me dit que tu ne te sens pas à ta place ici. Je me trompe ?

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Enveloppée dans ma cape bleue, je regarde autour de moi. Il y a foule -quel étonnement ! Tous arborent les couleurs ou le blason de l'une ou l'autre équipe en final : Norvège ou Japon. Ca court, ça piaille, ça rit, ça s'excite et ça s'échauffe. Bientôt, la grande finale va commencer !

Pour ma part, je n'en ai pas grand-chose à faire. Je n'ai même pas suivi les matchs précédents, c'est dire ! Mais bon, la finale, c'est quand même un sacré événement même pour qui n'apprécie pas outre mesure le Quidditch. C'est l'ambiance, tout ça. Et puis je suis là pour une personne en particulier qui m'a conviée et même offert le billet. C'est lui que je cherche dans la foule qui s'agite.

J'évolue au milieu des tentes et des gens. J'en vois certains qui pestent et galère en voulant monter leur abri. Des enfants rejouent entre eux les matchs précédents et certains adultes grommellent que, quand même, si l'Angleterre avait pu être à cette finale...

 

Après quelques minutes de recherche et d'errance, je repère ma cible.

Dans son beau costume d'Auror, l'air droit et fier, tout absorbé à son devoir.

Je cours dans sa direction ; il me tourne le dos. Arrivée à sa hauteur, je lui donne une tape sur l'épaule :

 

-Alors le quarantenaire, pas trop déçu de ne pas pouvoir supporter ton équipe favorite lors de cette finale ?

 

William sursaute et se retourne. Il ne s'offusque même pas de la dénomination que je lui accorde. Depuis qu'il fête ses quarante ans cette année, il a pris l'habitude que je le charrie sur ce point.

 

-Tu es finalement venue, se contente-t-il de répondre avec un sourire.

-Evidemment ! Je n'allais tout de même pas décliner l'invitation de mon frère préféré !

-Facile d'être le préféré quand on n'a qu'un frère, réplique-t-il dans un rire. Je suppose alors que Nahid est ta soeur préférée.

-Bien sûr, quelle question ! D'ailleurs, elle comptait venir ?

-C'était prévu. Elle avait dit venir avec les enfants mais je ne l'ai pas encore vue.

 

Sur ces mots, je scrute à nouveau la foule mais ne reconnaît pas le visage de ma soeur ou de son mari. Je suppose que quand on vient avec des gosses, qui plus est quand l'un d'eux n'a que huit ans, tout est toujours plus long -se préparer prend un temps fou, on n'imagine même pas !

Revenant à William, j'enchaîne :

 

-Alors, passionnant le boulot d'un Auror sur une finale de Quidditch ?

 

A sa moue, je comprends que ce n'est clairement pas son poste de rêve. Il est tellement passionné de Quidditch qu'il aurait bien aimé pouvoir profiter du spectacle sans avoir à se tenir prêt à tout instant des fois que ça déraille. Et en même temps, il est frustré qu'il ne se passe rien de fou. Cette impression d'être en poste pour rien du tout.

 

-Franchement, il se passe tellement pas grand-chose que je me demande pourquoi on est là.

 

Je vois son regard filer et se poser sur une personne.

 

-Ou alors on devrait tous faire comme lui, ça éviterait de trop s'ennuyer.

 

L'homme qu'il me désigne vient d'aider un sorcier trop peu dégourdi à monter sa tente.

 

-Je ne savais pas que les Aurors faisaient ça, je constate, amusée.

-Moi non plus. Mais en même temps, ça ne m'étonne pas de Kaelen. Il prend à cœur son travail. 

 

J'ai un sourire en continuant de suivre des yeux le jeune Auror

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Serena Hallway

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Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Alors que mon frère s'éloigne pour retrouver son sérieux et son professionnel, je vois des bouilles bien connues s'approcher dans ma direction.

Ma soeur Nahid est bel et bien venue, accompagner de sa marmaille : Victoria, 14 ans, Samir, 10 ans, Devon, 8 ans. Et le tout petit dernier dont on ne connaît pas encore le nom et qui arrondit son ventre de mois en mois -voire de jour en jour. Je n'ai jamais compris la passion qu'elle et son mari porte aux enfants. De nous trois, elle est bien la seule à rêver famille nombreuse et petites têtes blondes -brunes dans son cas- qui courent dans tous les sens. William est trop absorbé par son boulot pour penser enfants et moi... ben pas pratique d'arnaquer les Moldus en paix si je dois rentrer avant telle heure parce que Truc n'a que deux ans et sait pas s'occuper seul et que le co-parent n'en peut plus de tout gérer seul.

 

Je salue ma soeur, tape un check à Victoria qui fait son ado peu contente d'être entre sa mère et sa tante, ébouriffe les cheveux des deux autres. Nahid m'annonce que son mari Farid n'a pas pu se libérer pour venir. Elle a donc fait le déplacement seule avec les enfants. Secrètement, je me demande si l'utilisation d'un portoloin est réellement recommandé en cas de grossesse. Mais écoutez, elle n'a pas l'air de s'en inquiéter et c'est quand même le quatrième.

 

Faisant office de famille heureuse, nous rejoignons les gradins où vont se dérouler toutes les festivités.

Samir jubile. Il n'a jamais vu de coupe du monde et proclame que, quand il entrera à Poudlard, évidemment qu'il fera partie de l'équipe de Quidditch de sa maison ! Victoria, en bonne ado, laisse seulement échapper un ricanement avant que sa mère ne la foudroie du regard.

 

Le spectacle commence, les gens s'excitent, les balais s'envolent en même temps que les balles.

Le match peut commencer.

Samir est à fond. Il a décidé qu'il soutenait les Japonais parce qu'il adore les sushis. Alors il exulte à chaque point marqué, brandissant son poing en l'air d'encouragement.

Je m'amuse de le voir tellement à fond. Pour ma part, je ne soutiens personne en particulier. Mais j'aime l'ambiance. Et le fait d'être en famille.

 

Le match terminé, Samir répète pour la énième fois que les Japonais ont été top du top et qu'il veut être comme eux plus tard. Nahid lui réplique qu'il a encore le temps de voir venir, s'entraîner et se perfectionner.

-Faudra déjà que tu apprennes à éviter les cognards, glisse Victoria.

Samir lui réplique en lui tirant la langue. Apparemment, c'est la bonne période de l'amour fraternel. Devon, de son côté, n'a peut être pas tout compris mais il sourit béatement. Les sorties un peu exceptionnelles, c'est toujours sympa. Surtout que sa mère lui a promis l'achat de chocogrenouilles sur le retour.

 

Tout à coup, nous entendons des cris et captons un mouvement de foule.

Instinctivement, Nahid saisit ses enfants pour les rapprocher d'elle et se fige. Je fais de même, sens tout aux aguets. Mes yeux parcourent la foule pour comprendre ce qu'il se passe tandis que les gens semblent vouloir revenir à l'intérieur du stade.

Des personnes nous contournent, certaines courent tandis que nous entendons une annonce du directeur des transports magiques nous incitant à revenir dans le calme vers les gradins où des portoloins nous attendent.

Nahid me lance un regard paniqué plein d'incompréhension.

Je ne peux pas lui en dire plus : je suis tout aussi perdue qu'elle.

J'attrape le bras d'un jeune homme qui fuit en direction du stade : 

 

-Qu'est-ce qu'il se passe ? je demande, pressante.

-Je sais pas, y'a des fous je crois, ils ont attaqué le stade ! me répond-il d'une voix rapide où pointe une forme de panique. 

Il n'en dit pas plus et dégage son bras pour se précipiter vers les gradins.

Je regarde ma soeur qui a, elle aussi, entendu les propos de l'homme.

Devon commence à pleurer tandis que Samir et Victoria sont sous le choc.

Il n'est plus temps de réfléchir, il faut agir. Ce n'est pas le moment de jouer les héroïnes. Face à ma soeur enceinte et les trois enfants, je sais que ma priorité est de les mettre en sécurité. Déjà que sans leur présence, je ne suis pas certaine que je serais aller me mêler aux quelques braves gens voulant jouer les héros, alors avec elles, autant dire que l'idée ne me traverse même pas l'esprit.

Je prends une seconde de plus pour sonder la foule, cherchant éventuellement mon frère. Mais dans la cohue, je ne le vois pas. Il est fort à parier qu'il a d'autres chats à fouetter que nous retrouver, même s'il doit se faire un sang d'encre pour nous.

 

Je saisis Devon que je soulève tandis que ma soeur agrippe les mains de Victoria et Samir. Sans un mot, nous suivons la foule qui fait marche arrière. Nous ne courons pas car le directeur des transports magiques a appelé à se rendre dans le stade dans le calme. Et courir ne résoudrait rien à part bousculer des gens moins vaillants que soi et éventuellement les écraser. Mais il n'est pas facile de ne pas céder à la panique, surtout quand je sens les petites mains de Devon s'agripper fortement à mon col et que je l'entends renifler dans mon oreille.

 

Nous finissons par retrouver l'enceinte du stade tandis que les employés du Ministère de la Magie commence à condamner et sécuriser les portes. 

De nombreuses familles sont réunies. Certaines personnes tremblent, murmurent des propos inaudibles pour elles-mêmes.

Nous trouvons une place sur un gradin. Je dépose Devon, essuie ses larmes d'un revers de manche. 

 

-Ca va aller, je dis doucement, on est en sécurité ici. On va repartir en portoloin. 

-Et Tonton William ? demande Devon entre deux hoquets.

-Il est fort, répond Victoria, d'un ton qui, pourtant, laisserait entendre le contraire.

Sautant sur l'occasion, je réplique :

-Elle a raison. Il va s'en sortir. Il n'est pas né celui qui fera plier Tonton William !

Je fais un sourire qui se veut rassurant tandis que Nahid hoche vigoureusement la tête. Je ne sais pas si elle tente de rassurer ses enfants ou elle-même. Sans doute les deux.

 

Lorsque les portoloins sont proposés par les employés du département des transports magiques, nous sautons sur l'occasion. D'un même geste, nous touchons tous les cinq la vieille botte en caoutchouc qui nous est désignée et nous disparaissons.

Message publié Jeudi 17 Octobre 2024 à 19:02

Coucou !

 

Je veux bien RP avec toi :3 

Je te laisse jeter un coup d'oeil à mes trois persos, on peut en discuter sur Discord pour voir ce qui t'inspire le plus :

 

- Isaya la gérante des Trois Balais

- Karl le propriétaire de la Tête Sanglier

- Serena "l'arnaqueuse" de Moldus

 

Bisouilles !

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Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Couloirs de Ste Mangouste, Samedi 24 Février 2125

RP avec @Morphée 

 

Une main d'enfant dans chacune des miennes, je me faufile entre les badauds londoniens. Les rues sont agitées, comme chaque jour en cette capitale qui brasse des gens par milliers.

Il est dix-sept heures et des poussières. A cette heure-là, on croise des sortants de bureaux, attaché-case en main, manteau impeccablement cintré sur leur personne. Des joggers qui ont fini plus tôt le boulot et ont enchaîné avec leur séance de sport quotidienne ou hebdomadaire. Des touristes, parce qu'il y en a toujours quelle que soit la période, le temps ou le jour de la semaine. Des parents avec enfants qui gambadent sur le trottoir gris, déblatérant les dernières nouvelles de leur cour d'école.

Je suis presque dans cette dernière catégorie.

 

Devon et Samir, mes neveux, me suivent tout en babillant, ne s'écoutant pas entre eux et ne comprenant pas que je ne peux pas suivre deux conversations à la fois.

D'un côté j'entends des histoires de billes colorées, d'un téléphone portable qui a circulé en douce alors que la directrice avait bien dit pas de téléphone dans l'école, de trucmuche qui est tombé et qui a pleuré très très fort avec son genou tout rouge. De l'autre, j'entends que ben machin est amoureuse de bidule, tout le monde le sait mais elle veut pas l'avouer et que bidule-chouette a trouvé une vidéo très drôle qu'il a montré à tous les copains, rah lala, si j'avais vu ça...

 

J'aime beaucoup mes neveux. Mais parfois, ils me saoulent un peu avec leurs bavardages d'enfants excessifs. 

Nahid, ma soeur, a insisté pour les scolariser dans leur école moldue de quartier. Pas question de leur faire cours à la maison sous prétexte qu'ils ne feront jamais le collège avec leurs camarades !

Samir a 10 ans, bientôt 11. En septembre, il rentrera à Poudlard, quittant la cour d'école et les copains. Je ne sais pas s'il en a conscience.

Devon est plus jeune -8 ans. Il encore quelques années devant lui.

Habituellement, c'est Farid, le mari de ma soeur, qui les récupère à l'école. Mais cette fois-ci, il a un empêchement. Aussi, Nahid m'a demandé si je pouvais m'en charger et les conduire jusqu'à Ste Mangouste où elle les récupèrera après son dernier rendez-vous de la journée.

 

Elle a volontairement écourté sa journée -sinon, elle peut y être jusqu'à dix-neuf, vingt heures. Une acharnée du travail comme elle, on n'en fait pas deux. Il y a quatre mois, elle a accouché d'une petite Shirin. Mais la voilà déjà repartie comme en quarante, ne pouvant pas se passer de son boulot trop longtemps.

Farid a décidé de prendre un congé parental pour s'occuper de la petite, qu'il confie occasionnellement à une nounou lorsqu'il est attendu ailleurs comme aujourd'hui.

 

C'est pourquoi je me retrouve à indiquer au mannequin que je souhaite voir ma soeur qui bosse au 4ème étage, dans le service de pathologie des sortilèges.

Nous franchissons le seuil de la porte et nous nous retrouvons dans l'immense hall de l'hôpital.

Les garçons connaissent bien le chemin apparemment car ils lâchent ma main et se précipitent vers l'escalier dont ils gravissent les marches deux à deux. Bon, ils s'épuisent après le premier étage et reprennent un rythme moins soutenu.

 

Arrivés au 4ème, je me mets en quête de ma soeur.

J'arrête une femme en blouse dans le couloir et lui demande si elle sait où se trouve Nahid Tehrani. Elle me répond qu'elle est encore en consultation et me désigne d'un geste un espace où se trouvent des fauteuil sur lesquels nous pouvons patienter.

D'une impulsion, j'indique à mes neveux d'aller s'asseoir en attendant que leur mère arrive.

Samir se jette littéralement dans un fauteuil, haletant qu'on a trop marché -il a surtout monté les marches trop vite.

Devon le suit mais s'arrête en cours de route au beau milieu du couloir.

Je le vois, le regard levé sur un type qui arrive face à nous. Ce qu'on peut dire de lui : absolument pas passepartout. Un maquillage affirmé, un style excentrique, de la couleur, beaucoup de couleur. Rien à voir avec tous les gens qu'on a pu croiser jusque-là.

Je m'apprête à dire à Devon d'aller s'asseoir et dégager la place dans le couloir. Mais je n'en ai pas le temps car il s'avance vers l'inconnu et s'exclame : 

 

-Waaah j'aime trop ton style !

 

...

Les gamins. Que voulez-vous ? Ils sont honnêtes et spontanés. 

Je le rejoins, pose une main sur son épaule.

 

-Voyons, Devon, on n'aborde pas les gens qu'on ne connaît pas comme ça ! 

 

Mes yeux se lève sur notre interlocuteur et je m'autorise à ajouter : 

 

-Même si c'est vrai que vous avez un sacré style.

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Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque le jeune Auror confirme que c'était bien lui, tout en précisant qu'il ne pensait pas que ça aurait marqué qui que ce soit. Il faut avouer que si William ne me l'avait pas spécifiquement désigné, je ne l'aurais sans doute pas remarqué.

Je garde le silence tandis qu'il poursuit, d'un ton plus sérieux. Je n'avais pas vraiment noté les tensions qui animaient la coupe du monde. Sans doute que j'y ai passé moins de temps que les Aurors et autre staff mobilisé pour rendre cette expérience aussi unique et inoubliable que possible.

En termes d'unicité, on peut dire qu'on a été servis. Pas dans le bon sens de l'expérience.

 

Au regard de mon interlocuteur, je constate une forme de lassitude à l'évocation de cet événement. Rien ne s'est passé comme prévu et les conséquences ont été dramatiques. La vie a, malgré tout, repris ses droits mais les vivants doivent composer avec les souvenirs des morts et s'interroger chaque fois sur ce qu'ils auraient pu faire de mieux ou de différent pour changer le cours des événements. Pour autant, ressasser le passé ne fait rien avancer parce qu'on ne peut pas changer ce qui a été. J'en sais quelque chose. Je fais mon marché là-dessus. Sur ces gens qui regrettent, rongés par le remord qui aimeraient que les choses soient différentes. Alors je leur propose d'une certaine manière un accompagnement pour faire le deuil du passé en échangeant une dernière fois avec les disparus -ou ce qu'ils croient être les disparus.

 

L'Auror a une légère hésitation avant de me demander si je connais bien William.

Je retrouve mon sourire, chassant d'une pensée les sombres nuages à l'évocation du final de la coupe du monde.

 

-Il se trouve que je suis la petite soeur chérie de William, je réponds d'un ton enthousiaste. Alors, tu comprends, je ne pouvais pas ne pas être présente ce soir. Même si, je t'avoue, ce n'est pas non plus ma tasse de thé ces grands rassemblements. Je trouve les gens parfois un peu... en surface dans ce type d'événement. A parler de la pluie et du beau temps, comme un blabla incessant pour couvrir les silences.

 

Mon regard se perd entre les invités et je désigne à mon interlocuteur la femme assise dans le canapé, un verre de jus de citrouille à la main.

 

-Celle avec son ventre tout rond là-bas, c'est Nahid, la petite génie et aînée de la fratrie. William ne l'avouera jamais, mais je suis sûre qu'il s'est toujours comparé à elle. Et celui qui discute avec elle, c'est le padre. Lui aussi, sacrément doué dans son domaine -la médicomagie. Et elle, je désigne la femme qui discute avec un homme que je ne connais pas, peut-être un autre collègue Auror, en tout cas pas un ami connu de William, c'est la matriarche aux mille passions et aux mille vies. Je ne sais pas si c'est un de tes collègues qui discute avec elle, mais quand je suis passée tout à l'heure, elle lui expliquait son ancien boulot d'éduc spé et il semblait passionné.

 

Me décollant du buffet, je fais quelques pas pour me retrouver face au jeune Auror et, écartant les bras comme pour me présenter à lui, je conclus : 

 

-Et en bout de chaîne, il y a moi, Serena.

 

Je lui tends ma main libre, sourire chaleureux aux lèvres, dans un geste de sincère salutation.

 

-Tu es venu simplement pour faire plaisir à William ?

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L'homme se présente -Kaelen Rowle.

J'avais oublié. Je ne suis même pas sûre d'avoir su son nom de famille. Mais, en effet, Kaelen, ça me parle. Je suppose que c'est ainsi que William me l'a désigné ce jour-là.

Je note sa poigne ferme lorsqu'il accepte ma main tendu. A l'image que je me fais d'un Auror, dans sa droiture, sa fermeté, sa retenue et sa capacité à mesure chaque geste pour ne pas faire foirer une mission.

Il confirme ce que je pensais : il ne se sent pas du tout à sa place ici mais il y est allé... pour faire plaisir ? Parce qu'il a cédé à la pression sociale ? Un peu les deux, en fait.

Je reconnais qu'il est parfois difficile de dire non lorsque tout le monde insiste. On ne veut pas faire mauvaise figure, et puis tout le monde nous assure que ça va être carrément trop chouette. Alors on se laisse tenter. Et une fois sur place, on a l'impression d'être trop petit, trop grand, trop visible ou trop invisible, trop tout mais jamais rien qui ne nous permette de rentrer dans les petites cases pré-établies. 

 

Mon regard se perd un instant sur les invités qui s'amusent.

Quelqu'un a augmenté le son de la musique qui n'a plus la vocation a être de fond mais plutôt à donner le rythme du pas aux danseurs qui sont plusieurs à s'être précipités sur une piste improvisée au centre de la salle. D'un oeil amusé, je remarque William et Jana qui dansent face à face, leur regard complice rivé l'un sur l'autre. Si ça ne va pas finir sur une soirée romantique tout ça...

 

Je reviens subitement à mon interlocuteur lorsque celui-ci me retourne la question. A savoir si je suis venue par obligation fraternelle ou plaisir sincère.

Il faut avouer que si ce n'était pas la fête de William, il n'est pas sûr que je serais venue. 

 

-Disons qu'une bonne partie est motivée par l'obligation fraternelle, comme tu dis. Et puis une bonne dose d'amour, aussi. Faut quand même sacrément aimer son grand frère pour accepter de venir se mêler à autant de gens inconnus, je précise sur un ton de semi-plaisanterie.

 

D'une gorgée, je termine ma coupe d'hydromel que je pose sur un coin du buffet avant de me saisir d'un petit-four.

Le regardant d'un oeil attentif, j'ajoute :

 

-Je suis venue aussi pour ça.

 

Je lève le petit-four.

 

-Quand il y a l'occasion de bien manger pour pas cher... la cuisine et moi c'est tellement une histoire de non-amour que je dois être une des plus fidèles clientes de certaines tavernes. 

 

Sur ce, je croque dans le petit-four qui disparaît bien vite.

 

-Tu cuisines, toi ? je demande, la bouche encore à moitié pleine.

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Au pied d'un immeuble londonnien, Jeudi 01 Mars 2125

Avec @Carrie 

 

La femme aux traits tirés ne peut s'empêcher de me remercier des dizaines de fois d'affilée, serrant mes mains dans ses mains moites. Je lui fais un sourire coincé. Je veux juste qu'elle me lâche, je n'aime pas sentir cette moiteur se répandre sur ma peau. Mais je ne peux décemment pas le lui dire, j'ai un rôle à tenir et un visage professionnel à maintenir. 

Mrs. Kellengam a fait appel à mes services car, depuis le douloureux décès de son fils âgé de trente-deux ans, elle a l'impression qu'il hante son appartement et ne parvient pas à trouver la paix. Elle n'a pas marchandé, assurant que mon prix serait le sien, qu'elle ne souhaitait qu'une seule chose : que son fiston repose enfin en paix.

J'ai fait mon petit show habituel. Nous nous sommes installées dans le salon, j'ai sorti de mon sac mon nécessaire à encens -j'ai compris que les Moldus aiment associer surnaturel, spiritisme et encens. Je lui ai fait faire quelques exercices de respiration et de relaxation les yeux fermés, histoire que son esprit soit détendu et donc plus facilement pénétrable pour ma legilimencie. Puis je lui ai demandé de se concentrer sur son fils, les images qu'elle garde de lui, les petits détails qu'elle a toujours aimé remarquer chez lui. Je l'ai guidée de ma voix sur les éléments à se remémorer -un détail physique, une façon de se mouvoir, une intonation de voix particulière, un tic, ses expressions favorites... De là, nous en sommes venues aux souvenirs des derniers moments passés avec lui. Et je me suis rendu compte que mère et fils se sont violemment disputé, ce qui a conduit le fils à claquer la porte, monter dans sa voiture pour rejoindre sa maison à trente kilomètres de Londres. Logement qu'il n'a jamais atteint puisqu'un accident l'a fauché en cours de route. Hôpital, coma, jamais de réveil. 

A partir de là, ça a été facile.

Prétendre que le fils est attaché à sa mère par les paroles non-dites, les excuses non prononcées, les regrets d'avoir eu une dispute pour dernière interactions. Des larmes, des sanglots, des je suis désolée, je ne t'en veux pas et hop, le tour est joué. 

Mrs. Kellengam a rouvert les yeux, visiblement plus apaisée.

Je lui ai assuré qu'elle avait fait ce qu'il fallait. Que son fils avait entendu ses regrets et avait pu formuler les siens à travers moi. Qu'il était désormais prêt pour le grand voyage.

 

C'est comme ça que je quitte l'appartement 425 de cet immeuble londonnien.

J'emprunte l'ascenseur pour descendre les quatre étages et pousse la porte du hall. La lumière du jour me fait cligner les yeux. Pour une ambiance plus feutrée, j'ai demandé à Mrs. Kellengam de fermer les rideaux du salon. Nous avons donc passé près d'une heure plongées dans l'obscurité. Il me faut donc un temps avant que mes yeux ne s'habitue à la clarté de ce début d'après-midi.

Ce début de mois de mars apporte encore son lot de fraîcheur, malgré le printemps qui se sent. 

Je boutonne mon manteau, vérifie que les billets remis par ma cliente se trouvent bien dans ma poche et m'apprête à reprendre ma route. Je regarde à droite, à gauche, pas de véhicule Moldu, je traverse et monte sur le trottoir d'en face.

 

Je remarque tout à coup une silhouette.

Au croisement du trottoir et d'une rue perpendiculaire à deux mètres devant moi, une personne se trouve adossée à un mur et semble regarder l'immeuble d'où je viens de sortir.

Intriguée, je m'approche. Mains dans les poches pour les garder au chaud.

Je m'arrête et constate que c'est une femme. Je n'ai pas souvenir l'avoir croisée lorsque je suis montée. Soit je n'y ai pas fait attention, soit elle est arrivée entre temps.

 

-Vous cherchez quelque chose ? je lui demande d'une voix douce.

Message publié Samedi 22 Février 2025 à 16:06

Franchement, ça sert vraiment de poster ici si on n'obtient aucun succès ?

 

Disons que pour le bien de la communauté (quelle communauté ? Quel bien ?) je vais quand même le faire !

 

Askip, selon le monsieur du dessus (⬆️⬆️⬆️) j'ai fait partie des fondateurs de l'association dont je me suis retirée aujourd'hui pour pouvoir pleinement apprécier le statut de joueuse, RPGiste sans toute les responsabilité et le boulot (assez dense, bravo à celles et ceux qui le font) qui va avec.

 

Ancienne d'HP2005, j'ai fait mes premiers pas sur ce forum en 2015, c'est-à-dire il y a presque 10 ans, Merlin comme le temps passe, c'est fou.

Vous m'avez peut-être connue sous le nom de Kohane Werner puis Kohane W. Underlinden. Aujourd'hui c'est Hippokoko (savant mélange d'hippopotame et de Koko, car Kohane, c'était un hippopotame de la rhétorique).

J'avais un perso joyeusement perché que j'aimais profondément, pour qui j'ai toujours beaucoup d'affection. Mais que je n'ai pas souhaité reprendre ici car il aurait fallu repartir d'une page vierge et je ne me voyais pas effacer tout ce que Kohane a vécu pour en refaire une autre.

 

Aujourd'hui, avec la possibilité d'incarner plusieurs personnages, je m'essaie à des histoires de vie et des caractères un peu différents. Je débute tout juste avec eux, qui sait où ils me mèneront...

 

Sinon j'aime mater des films et des séries, faire des sous-entendus graveleux, afficher ma bouille trop mignonne pour balancer une vacherie, manger et dormir. Et à l'occasion, écrire et RP. A l'occasion seulement...

 

PS : 

Le monsieur du dessus a dit : 

"A commencé sur Harry Potter 2005 avec un pseudo très original que nous tairons ici avant de choisir des patronymes de meilleurs goût."

Si cette info vous intéresse et que vous avez un truc intéressant à me donner en échange, j'peux vous renseigner 😇

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Rues du Chemin de Traverse, Vendredi 29 Décembre 2124

La nouvelle année approche à grands pas. Dans quelques jours, ils seront des milliers, des millions à crier joyeusement bonne année tout en sachant pertinemment qu'elle ne sera pas forcément meilleure que celle qui vient de s'écouler. La nuit du 31 décembre au 1er janvier est toujours le moment où on s'autorise un peu d'espoir, un peu d'optimisme avant de se remettre à bougonner le 2 janvier.

 

Comme chaque fois, je décide de prendre quelques jours pour faire le bilan de ces mois écoulés et mettre de l'ordre chez moi. Des petits coups de baguette par-ci par-là, j'ai activé les appareils ménagers pour faire place nette en vue de l'année à venir.

Puis je me suis penchée sur mon livre de comptes pour y inscrire le dernier montant de 2124. Vidant ma tire-lire pour en compter les petits billets, j'ai minutieusement tout reporté, accompagné d'une copie de chaque facture que j'ai adressée aux clients.

On peut dire que les affaires ont plutôt bien roulé. A croire le mysticisme ne mourra jamais. On a beau dire qu'on devient plus rationnel, plus sceptiques, il y a toujours des gens pour y croire. Parfois, c'est l'unique chose à laquelle ils peuvent se raccrocher pour continuer d'avancer. Lorsqu'une perte, un deuil est trop difficile à surmonter, on se console en imaginant une autre vie, au-delà. Et plus encore, on garde l'espoir de pouvoir, un jour, échanger à nouveau quelques mots avec le défunt par l'intermédiaire de gens comme moi. Sauf que dans mon cas, je sais bien que je ne leur cause pas, aux morts. Je ne dis que ce que les gens veulent entendre. Et ils sont contents. Et ils paient. C'est surtout ça l'important.

 

Après avoir rempli mon livre de compte, je me suis dit qu'il serait temps d'aller mettre tout ça dans le coffre à Gringotts. Echanger les livres sterling contre des gallions et tout planquer bien au chaud, pour le moment où j'en aurai besoin. 

Sortant de mon appartement, je dévale les marches et ouvre à grande volées la porte menant à l'extérieur.

La vie du Chemin de Traverse me rattrape, ses voix, ses sons de pas et d'animaux qu'on transporte en cage, ses sorciers étranges, courbés, taiseux, qui vous regardent passer d'un oeil mauvais. Sans doute qu'ils ne vont pas tarder à se rappeler le chemin de l'Allée des Embrumes et aller faire un saut dans leurs boutiques favorites là-bas.

 

Ajustant ma cape violette sur mes épaules, je me mets en route vers Gringotts.

Je trouve l'atmosphère plutôt douce pour une fin décembre. 

Je zigzague entre des passants faisant du lèche-vitrine, manque de rentrer dans un gamin qui sautille gaiement en mangeant une tartelette à la couleur douteuse et m'arrête un instant devant la Boutique de l'Apothicaire. Je songe qu'il faudra que je fasse le point sur ce qu'il me reste en termes d'ingrédients de potion et que je refasse le plein. Mais je ne l'ai pas fait avant de partir, trop pressée que j'étais d'aller déposer mon argent à Gringotts. Je me le note dans un coin de ma tête.

J'ai toujours aimé les potions. La minutie et la rigueur demandée. Le mystère de la voir se mélanger sans savoir si, réellement, elle aura l'effet escompté. Le petit pincement au ventre à l'idée que ça puisse exploser. Tant d'émotions en une seule activité.

 

Trottinant d'un bon pas, j'aperçois bientôt Gringotts. 

Je glisse ma main dans la poche de ma veste pour m'assurer de la présence de mes billets.

Y'a pas à dire, voilà une bonne fin d'année. Plus qu'à espérer que la suivante sera à la hauteur.

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle principale, près d'une fenêtre, Samedi 24 Février 2125

Ce soir, c'est Trois Balais.

Après avoir passé trois jours à manger des pâtes accommodées sous toutes leurs formes, j'en ai eu marre et me suis dit que j'allais reprendre mes bonnes vieilles habitudes : manger à l'extérieur. La cuisine et moi étant une grande histoire d'inimitié (sauf quand ça concerne les pâtes), je ne tente même plus de varier moi-même mes plats et préfère chercher un petit restaurant ou taverne où me sustenter. Evidemment, ça occupe une bonne part de mon budget et je songe parfois que je ne pourrai pas continuer comme ça bien longtemps. Et puis les affaires continuent de fleurir alors je n'y pense plus. Vivant un peu au jour le jour.

 

J'ai songé que cela faisait très longtemps que je ne suis pas venue aux Trois Balais. Lorsque j'étais étudiante, j'y venais souvent, durant les sorties autorisées à Pré-au-lard. C'était un peu le lieu de rencontre et de retrouvailles.

Mais depuis que j'ai quitté Poudlard et me suis installée sur le Chemin de Traverse, Pré-au-lard n'est qu'une destination occasionnelle -et les occasions sont rares.

J'ai donc décidé de provoquer le destin et les opportunités. Et j'ai transplané.

 

Me voilà donc, installée à une table, devant une part de tarte à la mélasse. Un bon petit dessert pour faire passer le burger de steak de dragon.

J'aime l'ambiance des Trois Balais. Le côté auberge conviviale. Les discussions qui se mêlent, les rires, parfois, qui fusent.

Un peu fatiguée de ma journée et l'estomac déjà bien rempli, je laisse mon regard vaguer. Survoler la salle. J'observe la gérante et le serveur qui font les allers retours, entre les tables et la cuisine.

Tout à coup, bruit de porte qui s'ouvre, un mouvement que je n'avais pas entendu depuis plusieurs minutes. Je remarque donc une jeune femme entrer, seule. Elle n'hésite pas bien longtemps et rejoint une autre femme comme si elles s'étaient donné rendez-vous. J'aurais juré qu'elle était là avant moi. Elle aurait donc attendu sa partenaire de table depuis plus de quarante-cinq minutes ? Un peu absurde, mais soit... Personnellement, je serais partie bien plus tôt face à tant de retard.

 

Il ne s'écoule pas cinq secondes avant que le bruit de la porte qui s'ouvre ne retentisse de nouveau. Cette fois-ci, c'est un homme qui entre. Son regard se perd, il semble chercher quelque chose -ou quelqu'un. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que son regard est mauvais.

Il se dirige vers le comptoir, où il est accueilli par le serveur. 

Je ne bouge pas.

Mon regard va de l'homme au comptoir à la jeune femme qui a pris place à une table près de la fenêtre. Bizarrement, l'homme aussi paraît la regarder. Ils se connaissent ? 

Un instant en suspend.

Autour de moi, les conversations n'ont pas tari. Elles continuent, comme un flot inarrêtable. Personne ne semble avoir réellement fait attention aux nouveaux venus.

Du bout de ma cuillère, je coupe une nouvelle part de tarte que je mâche lentement.

C'est quand même bizarre, tout ça. Mais l'instinct ne suffit pas à justifier une intervention. Alors je reste tranquille, ne pouvant m'empêcher de regarder, de loin, les deux femmes près de la fenêtre. Si ça tourne mal, peut-être que je me lèverai. 

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Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

Je penche légèrement la tête sur le côté, intriguée par le sourire qu'affiche mon interlocuteur après avoir regardé le buffet dont nous nous sommes quelque peu éloignés. Et, sans que je ne m'y attende, voilà qu'un plateau vient à nous, attiré par un sortilège bien placé. Le freinage semble assez brutal ; un rebond manque de faire s'écraser quelques petits fours au sol. Mais dans une grande dextérité, Kaelen parvient à les récupérer in-extremis. 

 

-Je constate que tu es plutôt habile, je remarque avec un sourire amusé au coin des lèvres. Mais t'as raison : ça nous évitera le trajet et nous permet en même temps de profiter pleinement de ce buffet !

 

Puis Kaelen reprend un air plus sérieux, rattrapant les fils de la conversation. 

Un petit four, une gorgée d'hydromel et j'écoute avec attention l'Auror qui déroule le fil de sa pensée. Et je me perds dans les miennes. Il a l'air d'un type presque un peu rigide, avec un goût prononcé pour le contrôle et une peur du chaos qu'il dit détester. Je peux comprendre cette envie d'avoir du contrôle. Ne pas aimer que les choses nous échappent. Finalement, c'est un peu ce que je fais tous les jours : manipuler pour mieux contrôler. A ma façon, j'aime aussi garder les choses en ordre comme je l'entends : entretenir les croyances des gens pour mieux tirer mon épingle du jeu. Mais finalement, est-ce réellement parce que j'aime ça ? Ou que j'en ai pris l'habitude et que je m'y retrouve notamment financièrement ?

Je laisse planer un silence après la dernière phrase de Kaelen.

Mes yeux fixent mon verre, le liquide à l'intérieur.

Il a l'air d'attendre une réponse de ma part. Un partage d'idées, de pensées, de réflexions. Un test ? Savoir si on se ressemble ou pas ?

 

-Je pense que t'as raison, je commence en relevant les yeux sur lui. Le contrôle n'est qu'une illusion. On ne contrôle absolument pas notre environnement et les gens qui s'y trouvent. Tout ce qu'on peut faire... c'est se contrôler soi. En espérant que ça impactera assez ce qu'il y a autour de nous pour que tout se déroule comme nous l'avions prévu.

 

Me persuader moi-même que je crois à ce que je vends, me mettre en condition que ce soit à travers mon attitude, mes mots, les objets que je ramène (encens, bougies...) pour espérer continuer à entretenir ces croyances chez ceux qui me sollicitent. Mais finalement, il suffirait que l'un d'eux soit devenu, entre temps, terriblement cartésien pour que tout s'effondre et que mon petit numéro de soi-disant médium ne fonctionne plus. Je n'ai aucun pouvoir là-dessus.

 

-Mais je peux comprendre que l'ordre et le contrôle soient plus rassurants que le désordre et le chaos. En règle générale, je n'aime pas beaucoup être déviée de mes plans initiaux lorsque je me lance, quel que soit le domaine. Ca... me perturbe quand tout ne se déroule pas comme je l'avais prévu. Bien sûr, j'ai une marge de tolérance. Je sais que rien ne se passe absolument comme on le prédit.

 

Je fais une pause et en profite pour boire une nouvelle gorgée avant de hausser les épaules.

 

-Mais puisque le contrôle sur le reste n'est qu'une illusion, j'ai appris à m'adapter.

 

C'est une nécessité absolue dans mon boulot. Je ne sais jamais d'avance sur qui je peux tomber et, quand on travaille avec l'humain, les plans bien définis à l'avance ne fonctionnent jamais. Il faut toujours les revoir, faire des circonvolutions pour en arriver là où on souhaite.

 

-Et toi, tu sais t'adapter ? Ou tu restes figé face à l'imprévu ? 

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

Kaelen semble du même avis que moi concernant l'indéniable plus-value des petits-fours. Il faut avouer qu'un bon buffet bien garni, c'est toujours un argument supplémentaire pour faire pencher la balance en faveur du "oui, je viendrai"

Je reprends un deuxième encas tandis que mon interlocuteur, après une courte pause, dit se débrouiller en cuisine. Je ne peux m'empêcher de hausser un sourcil, l'air interrogateur, lorsqu'il affirme préférer savoir ce qu'il mange. Dans l'absolu, il n'a pas tort. En cuisinant soi-même, on est maître de ses ingrédients et condiments et on met tout ce qu'on aime dans la quantité qu'on estime raisonnable (ou, parfois, pas du tout raisonnable diététiquement parlant  mais tout à fait raccord avec nos envies du moment). 

Mon sourcil s'abaisse lorsqu'il enchaîne sur la question du contrôle. C'est effectivement ce que je pensais : rester maître de ses ingrédients et garder le contrôle sur ce qu'on ingère. 

Puis je le vois reporter son attention sur moi, une étincelle de curiosité au fond du regard. Je prends un temps de réflexion avant de répondre à sa question. 

 

-Tu vois ta relation amoureuse un peu compliquée, entre amour et haine où un jour tout va pour le mieux et le lendemain tout explose ? Où t'as l'impression de tout faire pour que ça fonctionne sans que ce soit réciproque ? Ben c'est un peu ça. Quand c'est le jour des pâtes, tout va bien ! Par contre sur le reste... disons que si je t'invitais, je t'inviterais davantage au resto que chez moi.

 

Je regarde un instant ma coupe désormais vide que j'ai posée sur un coin du buffet. Mes yeux errent le long de la table jusqu'à apercevoir une bouteille entamée qui n'attendait que moi. En quelques pas, je m'en saisis et en verse une rasade dans ma coupe avant de la lever devant les yeux de Kaelen, l'air de dire "tu en veux ?"

 

-Mais c'est vrai que c'est un certain budget mensuel, je reprends, en haussant légèrement les épaules. Je me débrouille quand même. Et toi, d'où te vient cette nécessité de garder le contrôle sur les choses ? C'est pour ça que tu es devenu Auror ?

 

A mon sens, le métier d'Auror plus que n'importe lequel permet de garder un contrôle à la fois sur soi -on y est bien obligé- mais aussi sur son environnement et son contexte. On fait tout pour que les choses autour de soi finissent par se plier à la loi implacable de l'ordre établi et, justement, la mission des Aurors c'est ça : le contrôle sur ce qui pourrait perturber la bonne paix sociale.