Harry Potter RPG

Liste des messages de Ferguson Decker

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

La fin de l'épreuve

Message publié le 11/02/2026 à 21:10

Le public se lève comme un seul homme alors qu'Alison se saisit d'une relique parmi trois disponiles. Elle est la première au cœur des ruines, et donc la championne de cette épreuve. Seules les délégations de Beaubâtons et de Uagadou, ainsi que les familles de leur champion respectif, sont resté assis les yeux rivés sur les écrans.

 

- Elle a réussi !

- Putain ouais. Putain j'le savais. Putain.

 

Ferguson hoche la tête avec véhémence tandis que le reste de la bande se tape des highfives. Ils font partie de ceux qu'ont décidé d'encourager Alison, d'abord parce qu'elle représente Poudlard, mais aussi parce qu'aucun d'entre eux n'a le moindre problème avec sa nomination pour le tournoi. D'autres sont plus gardés, la jalousie les poussant à rajouter une pression supplémentaire sur les épaules de la sorcière lorsqu'ils la croisent dans les couloirs ou dans les cours.

Certains sont juste heureux de voir leur école se hisser à la première place dans cet évènement d'envergure couvert par les médias.

La seconde place est accordé au français, tandis que la championne de Uagadou doit se contenter de la dernière relique, et d'une sortie bien moins acclamée que celle des deux autres. En quelques minutes après l'annonce du directeur Woodcraft, les gradins se vident et se déversent sur la pelouse dans un épais brouhaha. Ferguson n'a pas même le réflexe d'allumer une cigarette alors qu'il file Sam à travers la foule. Il en a oublié Owen Carter et le possible autographe qu'il aurait voulu demander, en tout début d'épreuve.

 

Les yeux rivés sur Alison alors qu'elle répond aux questions des journalistes, puis aux félicitations de quelques professeurs, Ferguson la siffle mains à la bouche alors qu'elle arrive à leur niveau. À ses côtés, les autres font de même, certains applaudissent encore, et Sam les pousse un peu pour leur faire comprendre d'arrêter leurs conneries.

 

- Ça va, ça va, on s'entend plus. Bravo Alison, t'as carrément géré !

 

Le sourire qu'affiche Ferguson en apprenant qu'Alison a pensé à retirer ses piercings disparait à la mention du détraqueur.

 

- Ouais ben t'aurais pu qu'personne t'aurais jugé, il répond du tac au tac, morose.

- Blanchard a réussi à l'faire fuir avec un patronus corporel, annonce Sam avec des yeux écarquillés.

- C'était dingue.

- C'qu'est dingue c'est qu'ils aient foutu un détraqueur là-dedans.

 

Ça va ? Qu'il demande pas à Alison, parce que y a trop d'témoins et qu'il assume pas d'avoir eu autant les jetons. Carrément il a cru qu'elle allait y passer. Pendant deux secondes et demi.

 

- Ça va ? Demande Sam à sa place, visiblement moins emmerdé que lui. C'était rude hein, mais franchement t'peux être fière de toi.

- Grave. Lui il est grave fier en tous cas. Pour aucune fucking raison. C'est quoi la r'lique ? Il demande.


Le tournoi clandestin

Message publié le 10/02/2026 à 03:46

Fergus s’arrête à peine deux secondes dans le couloir, le temps de ranger sa clope derrière l’oreille et de jeter un regard en coin à Edgar pendant qu’il débite ses idées. Les toilettes. Les fantômes. Les serres. L'type a vraisemblablement autant envie qu'lui d'briser un peu les règles s'il tient à s'planquer pour un simple duel. Ça l'arrange.


- T'as b'soin d'tentacules pour t'ambiancer Norton ? J'ai mieux à t'proposer qu'un tête-à-tête avec Ravental.
 

Il reprend sa marche sans vraiment vérifier si l’autre suit, direction les escaliers. Il est assez bien placé pour savoir que Milbourne a l'œil sur à peu près tout ce qui se fait entre les murs de Poudlard, alors les salles désaffectée sont pas la meilleur idée. Probablement qu'le tournoi dont ils viennent de sortir fait partie des incartades tolérées
 

- On va prendre l'air un peu. Mais genre loin des serres. Loin d'tout en fait.

L'avantage du parc savez, c'est qu'il est vide de fantômes, d'armures et d'tableaux pour vous balancer. Faut juste savoir esquiver les rondes de la garde-chasse et les quelques allées et venues de certains professeurs - comme Ravental. Ils ont tôt fait d'arriver dans le hall, et sitôt dehors Fergus plante sa clope entre ses lèvres pour l'allumer par manumagie. La flamme est un peu longue, probablement dangereuse pour ses quelques poils de moustache. Mais la force de l'habitude l'empêche de se cramer le pif.

 

La fraîcheur de l'air leur agresse la peau, mais c'est visiblement loin de déranger le batteur, dont les pompes continuent de mordre le sentier. Déterminé, il a tout du type qui sait très bien où il va. Il s'emmerde pas franchement à faire la conversation, à part pour demander à Edgar : t'en veux une ? À propos d'sa cigarette. Ou encore : sérieux c'est quand la dernière fois qu't'as négocié avec un fantôme ? Z'ont littéralement l'éternité d'vant eux. On peut pas les avoir à l'usure t'vois. Puis, alors qu'ils ont presque contourné toute une partie du lac, Ferguson s'engouffre entre les branchages d'un bosquet épais.

 

- La seule règle c'est d'pas cramer les arbres, il annonce en jetant sa clope, qui disparait dans le néant après un simple mouvement de poignet.

Il dit ça en connaissance de cause. Z'ont été cons, gamins, savez ? Il a pas tant changé en réalité. Sa baguette récupérée depuis son étui, il affronte l'regard d'Edgar en levant le menton :

 

- Toujours chaud ou tu trouves ça manque de tentacules pour t'exciter ?

Ferguson Decker a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Combustion
Difficulté
4
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

La flamme est un peu longue, probablement dangereuse pour ses quelques poils de moustache. Mais la force de l'habitude l'empêche de se cramer le pif.

Autres résultats possibles

La flamme est impeccable. Brève et efficace. Force d'habitude.

Comme souvent lorsque Gus a balancé trop de sorts dans la dernière heure, le geste échoue, et il se résout à sortir son zippo pour cramer son tabac.

Comme souvent lorsque Gus a balancé trop de sorts dans la dernière heure, le geste échoue, et il se résout à sortir son zippo pour cramer son tabac. Parvient à se brûler dans le procédé, et pousse un bref juron qui se perd dans l'immensité du parc.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 01/02/2026 à 21:42

Ferguson reste la mater, incapable de se souvenir de ce dont elle cause. Est-ce qu'il a vraiment fait ça ? Ça lui r'ssemble, c'est ça la vérité. Alors, sans doute. Même qu'il aurais jamais du demander parce qu'il aurait du s'attendre à ce genre de réplique. À quoi il pense putain ? Il commente pas, resserre le poing dans le fond de sa poche tout en filant des yeux une Alison sur le point d'se tirer. Il attend même plus d'réponse à ce stade, pourtant elle vient quand même. Peut-être que ouais. Pour l'expérimentation

 

Il répond rien et s'contente de la r'garder se préparer. Elle a a l'air crevé. Il l'est aussi, en vérité, mais il espère profiter de la bienveillance du concierge pour s'en cramer une dernière avant d'se rentrer. L'a besoin d'prendre l'air. De s'éloigner. Il s'lève à son tour pour rassembler ses affaires. Y en a suffisamment peu pour qu'ça lui prenne moins de cinq secondes. Sa veste enfilée par-dessus son tee-shirt, il récupère une cigarette qu'il perche à son oreille.

 

- T'as raison. C'était une autre vie, il s'contente de commenter avec une brutalité gauche.

 

Une vie sur laquelle il aurait mieux fait d'pas revenir. Une vie dans laquelle Alison Carter prenait l'temps d'lui donner l'heure. Sans doute qu'il doit se sentir privilégié qu'elle soit resté lui filer un coup d'main pour tous ces calculs, alors même qu'elle peut pas supporter sa présence. Il récupère les deux tasses de chocolat vidées de leur contenu, pour les refoutre sur le plateau refilé par Babor moins d'une heure plus tôt.

 

- J'ramène ça en cuisine. J'vais tenter d'm'en fumer une dernière.

 

C'est la seule salutation dont il la gratifie, trop occupé à essayer d'se tirer loin d'ici. Il a fait son exo. Wickerson le fera pas chier. Sans doute qu'il devrait la remercier. M'enfin, elle va sans doute se taper des points bonus pour toute cette merde, alors elle doit gagner au change. Y a une raison pour laquelle elle a supporté sa présence autant d'minutes d'affilés, et c'est clairement pas leurs souvenirs ensemble.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 31/01/2026 à 11:07

Mims. Ferguson sait pas si c'est mims, et s'demande vaguement l'espace de cinq secondes si Alison s'foutrait pas royalement d'sa gueule. Manque probablement l'ton sarcastique qu'emploie généralement Sam quand elle annonce qu'un truc est mims. Même qu'elle lui donne raison. Même qu'il sait pas s'il a raison. L'fait est qu'il a pas vraiment décidé, pas vrai ? L'a juste réagit. Pas franchement à l'aise de s'étaler sur un moment qu'est pas pour l'rendre fier, Fergus espère qu'Alison va changer d'sujet.

 

Il chope un cookie, qu'il trempe dans son chocolat pour l'ramollir avant de l'engouffrer aussi rapidement que les autres.

 

Il grogne un peu en entendant sa question. Pourquoi elle demande hein ? Sont pas en train d'jouer à un foutu jeu. Rien l'force à dire la vérité. Une partie de lui peut d'ailleurs pas s'empêcher d'avoir envie d'raconter d'la merde, rien qu'pour dissimuler la réalité. Mais ce soir particulièrement, mettez ça sur la putain d'lune ou l'regard que lui jette Alison Carter, Fergus se contentera de la réalité.

 

- Ouais.

Pendant quelques semaines après leur date de la Saint Valentin, Ferguson s'était imaginé qu'il aurait la chance d'un second date, savez ? Il avait arrêté d'la siffler, comme elle avait d'mandé. Il avait pas arrêté de l'emmerder pour autant, balançant des r'gards équivoques au travers des couloirs ou des cours. D'après lui, ils partageaient un secret. L'genre qu'elle dévoilerait jamais devant ses copines, pas plus qu'il l'avait déballé à ses potes.

 

Mais il s'était rien passé d'plus, et Alison Carter avait recommencé à l'envoyer chier avec humeur, plus sèchement même qu'avant parfois. L'année s'était terminée comme ça. L'été avait vu Fergus se confier à Sam, vite fait, alors qu'ils aidaient son daron à retaper la baraque de leur voisine. Il est toujours pas sûr qu'elle l'ait cru, mais surtout elle lui a pas apporté la moindre information supplémentaire au sujet d'Alison, ou de la meilleure manière de s'y prendre avec elle.
 

- Ah ouais ?

 

Il en a déjà embrassé plusieurs, des filles, mais c'est bien la première qui lui annonce qu'il embrasse bien. La plupart préfèrent lui réclamer d'en parler à personne en affichant une gueule à moitié dégoûtée. Comme si dans l'fond elles avaient pas vraiment voulu faire ça, qu'elles avaient glissé, que ça les répugnait que ça puisse se savoir.  Tu gères, tu t'es bien débrouillé, Alison avait pourtant débité. J'vais pas oublier que t'existes pendant au moins une semaine.

 

Ça avait duré quelques jours peut-être bien, après quoi Alison Carter était redevenue une sorcière très occupée à ne pas l'regarder, ne pas rire à ses vannes, ne pas lui parler, ou seulement pour l'envoyer chier. Silencieux, Ferguson frappe sa tasse du bout de l'index avec une nervosité étrange, comme pesant le pour et le contre de la question qu'il meurt d'envie d'poser. Une question qu'il aurait pu sortir des dizaine de fois dans les mois précédents, plutôt que le ramassis habituelle de conneries dont il avait continué à la charger.

- T'as jamais eu envie d'recommencer ?

C'est peut-être ça qu'il avait attendu tous ces mois. Un signal de la part d'Alison qui lui permette de savoir si c'était ok de la choper au milieu d'un couloir pour la planquer dans une alcôve et lui dévorer les lèvres exactement comme dans cette foutue salle de bain. Mais voilà, elle a pas donné l'moindre signal, et Ferguson a pas eu les couilles. Parce que s'il existe plus imposant qu'un Abraxan cuvant son whisky, c'est Alison Carter qui lui fait comprendre de mille et une façon qu'il doit arrêter de l'emmerder.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 30/01/2026 à 21:01

Est-ce que c'est à lui qu'elle fait référence ? Ferguson, l'espace d'un instant, en est plutôt convaincu. Alison l'a suffisamment traité d'gros con dans les cinq dernières années pour qu'il le croit. D'autant qu'il est pas l'dernier quand il s'agit d'boire et d'fumer, même avant un match. On vit qu'une fois, savez ? Pourtant, il est à peu près sûr d'avoir jamais fait ça en compagnie d'Alison, pas plus qu'il ait pu miraculeusement tenir droit suite à ce genre d'écart occasionnel, qui lui aura plutôt valu l'banc de touche et l'sermon d'une Sam hors d'elle qui lui rappelle qu'il pourrait crever d'être aussi con, Gus.

 

Alors, à retardement, bien après qu'Alison ait changé d'sujet par ailleurs, Ferguson réalise que le type dont elle parle a sans doute rien à voir avec lui. En fait, s'pourrait bien qu'il s'agisse de son père. Owen Carter a fait couler pas mal d'encre dans les journaux sportifs de l'époque, avant comme après la disparition mystérieuse de sa femme. Mais après, justement ? Après Owen Carter se pointait mater des matchs les yeux un peu rouges, baignant dans des odeurs d'alcool que tous reportaient. D'venait violent d'vant les caméras. Coulait doucement et sûrement au fond du trou, pour l'plus grand bonheur de la presse.

- Nah. J'sais pas. Wickerson a l'air d'croire qu'c'est un lot d'bullshi ay ?

 

Ça reste malgré tout basé sur la complexité d'calculs importants, basés sur des données qu'ils ont pas franchement sortis d'leur trou d'balle. Alors. Même s'il a envie d'croire que Wickerson dit vrai et qu'rien dans c'portrait dressé lui ressemble, Ferguson peut pas s'empêcher d'voir que ça colle quand même pas mal. Qu'ça colle beaucoup même. Pis qu'ça l'emmerde. Ça l'emmerde pas, Alison, ou elle le montre pas. Fergus éloigne un peu l'parchemin, et l'manuel aussi, pour choper son chocolat de nouveau et le boire tranquillement.

Une grimace lui tord les lèvres à la mention des contractions d'utérus, et il doit s'retenir d'un commentaire au sujet d'la douche chaude. Nan parce que si y a que ça. Mais voilà. Alison et lui ont déjà partagé mieux qu'une douche chaude. Ils ont partagé une putain d'piscine brûlante dans laquelle elle l'a laissé la mater, et plus encore, et il en a rien fait. Ça l'prend de court quand, moins d'une minute plus tard, la sorcière fout ça sur la tapis comme si son cheminement d'pensée l'avait mené précisément au même endroit. Son regard dressé vers Alison, il essaie d'garder un air neutre, malgré la gêne subite.

 

L'souvenir est encore brûlé contre sa rétine, et alimente suffisamment d'ses rêves pour que ça effleure pas même une bribe de vérité. Ses seins tout contre lui. Ses lèvres. La courbe de ses hanches. Elle se serait laissé faire s'il s'était pas écarté. Il le sait. Maintenant, il a la confirmation qu'elle sait qu'il le sait aussi. Alors plutôt que d'mentir, Ferguson la jauge un peu, aussi défiant qu'incertain. Ce soir là fait comme partie d'un mirage qu'il s'imagine parfois être jamais arrivé. Pourtant c'est bien arrivé. Peut-être bien même que ça aurait pu tout changer, pas vrai ?

 

- J'en sais rien, il admet finalement en haussant les épaules. J'sais pas j'ai flippé j'crois. Tranquillisé dans cet instant un peu suspendu, Ferguson se confie, sans filtre, sans trop savoir pourquoi. J'te l'ai dit j'étais puceau. C'était juste too much t'vois.

C'est la conclusion a laquelle il est venu tout seul après coup, celle sur laquelle il est resté parce qu'il en a pas trouvé d'autre. En a pas cherché d'autre. Fergus refuse de s'rappeler d'la sensation brutale qui l'a saisi, alors qu'ils s'apprêtaient à aller plus loin tous les deux. L'manque d'air. La nécessité d'fuir. Tout ça c'était juste parce que c'était too much. Juste parce que c'était Alison Carter qui s'offrait sur un plateau, qu'il la voulait d'puis trop d'années. Rien d'autre. Tout l'monde devait r'ssentir ça. Il avait pas d'mandé pour vérifier.

 

- J'avais envie, mais j'étais pas prêt, il conclut simplement.


Dans les gradins

Message publié le 29/01/2026 à 14:34

Faut j'survive à la première épreuve pour aller au bal. Sur l'moment, Ferguson s'était pas dit que la réplique pouvait être vraiment sérieuse. Le danger que le tournoi représentait restait encadré à tout instant. Par le personnel, mais aussi par le département des Jeux et Sports Magiques, et même plusieurs agents du département de la Justice Magique dépêchés pour l'occasion. N'empêche que d'voir Alison pénétrer les ruines sur les écrans géants, sa baguette en main pour seule défense, ça lui fait pas rien.

 

Il accorde pas vraiment d'attention aux deux autres candidats, dont ses potes commentent les faits et gestes à côtés. Sam adopte une position assez similaire à la sienne, les yeux fixés sur la silhouette solitaire d'Alison Carter qui s'avance parmi les étranges monticules rocheux. Une brume épaisse semble l'avaler par instant, et il la voit prononcer un sortilège. Quelques secondes suffisent à voir se profiler quelque chose devant elle. Quelque chose de grand, et d'imposant, qui la domine de plusieurs têtes. Figé sur son siège, Ferguson observe alors qu'Alison fait soudain face à Owen Carter lui-même.

 

Par réflexe, le batteur se tourne vers le gradin d'en face, comme beaucoup d'autres autour d'eux, mais le colosse est bien situé sur son banc avec le reste de sa famille. L'apparition, illusoire, n'est qu'une projection de l'esprit d'Alison, pleurant visiblement sa femme morte entre ses bras. Un sourcil haussé, les lèvres entrouvertes, Ferguson échappe un juron au même instant que Sam tandis que d'autres élèves pointent du doigt les écrans et chuchotent entre eux. That's fucking unfair, râle Gus en grimaçant devant l'état déplorable de la dépouille.

Livide, sans aucun doute affectée par la vision, Alison ne se laisse pourtant pas démonter et braque rapidement sa baguette vers l'avant pour prononcer la formule, métamorphosant Owen et Kate Carter en pantins grotesques pris dans une chorégraphie étrangement mécanique. Personne, dans l'assistance, ne rit devant le ridicule de cet épouvantard, qui ne devient plus qu'un souvenir. Gus inspire, s'avance plus encore contre ses propres genoux. Bien joué. Allez. Du côté des autres champions, Malimba semble être victime d'une fumée étrangleuse tandis que Blanchard avance dans une brume étrange.

- Putain c'est... un détraqueur nan ? L'exclamation, provenant de ta gauche, le fait mater l'écran du français quelques secondes.
- Sérieux ? C'est légal ça ?

Apparemment oui. Parce que le champion de Beauxbâtons fait visiblement face à un putain de détraqueur, discernable malgré le brouillard.

 

- P't-être c'est son épouvantard, avance Sam.

Mais il s'avère rapidement que non. Pis l'pauvre mec galère fort à s'en protéger. Puis.

- L'mec sait faire un putain d'patronus corporel ? 

L'étonnement est carrément général. C'est-à-dire que c'est pas écrit sur l'front du type. Le détraqueur est repoussé, pour mieux s'présenter dans les minutes suivantes du côté d'Alison. Ferguson retient carrément sa respiration, les deux poings serrés.

- Putain ça craint. Elle a pas l'air d'réagir, commente Sam à côté d'lui.
- Elle va réagir.
- Elle bouge pas Gus.
- Bouge Alison putain, il encourage le ton bas tandis que la créature s'approche.

Ils foutent quoi les agents du ministère ? Les professeurs embusqués dans les ruines ? Fergus se lève soudain tandis que le détraqueur se penche pour un baiser qui serait fatal à la sorcière, tandis qu'au même instants plusieurs hurlements résonnent de l'autre côté des gradins. Sam lui attrape le bras au même moment qu'apparait, comme de nulle part, un patronus corporel un peu informe et physiquement imposant. Il éloigne le détraqueur en quelques secondes. Alison, allongée au sol, est blanche comme un linge et visiblement frigorifiée. La chose, pourtant, va revenir à la charge.

- R'lève toi Carter, r'lève toi.
- Putain c'est chaud.
- Allez Alison.
- Elle s'relève ! Mate.

Mieux que de se relever, Alison brandit sa baguette magique et beugle son sortilège, une première fois puis une deuxième, avec un acharnement qu'il reconnait. Un halo lumineux s'étire en bouclier, bientôt épaulé du même patronus que tout à l'heure. Combinés, ils font définitivement filer le détraqueur : sans doute dans la direction de Malimba, qui semble actuellement aux prises avec une vipère de plus de sept mètres de long.

- Yes ! 
- BIEN JOUÉ ALISON !

Le groupe encourage, avec le reste du gradin bondé d'élèves de Poudlard tout aussi impliqué par l'avancée de la championne de l'école. Ferguson se rassied, carrément soulagé. Si elle survit, il l'invite au bal en personne ok ? Putain d'bordel de merde.

- J'crois que Blanchard est tombé sur son épouvantard lui aussi.
- What the fuck ?

- J'crois qu'il a peur d'être classe, explique Ambrose en se marrant, rapidement rejoint par tous les autres.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 29/01/2026 à 10:48

- Huh ? Tête relevée, Ferguson s'étonne d'entendre le prénom de l'elfe qui les a servi dans la bouche d'Alison. Ouais, ouais c'était Babor.

 

Les poufsouffles multiplient les excursions dans les cuisines, et s'il n'ignorait pas que la salle commune de Serpentard les jouxte, il avait du mal à s'imaginer l'étudiante s'y rendre suffisamment dans l'année pour apprendre le nom de ses elfes. Il faut dire qu'Alison ne partageait pas vraiment leur passion pour la bouffe - elle manquait la plupart des repas, c'est vous dire. À ce demander comment elle faisait pour fonctionner correctement.

 

- J'avais faim, il explique au sujet des cookies, haussant les épaules. M'suis dit qu'toi aussi vu qu't'as manqué l'dîner.

Tout l'monde aime les cookies, pas vrai ? D'ailleurs, Alison ne fait pas exception, en dévore un en quelques secondes. Ça lui arrache un sourire satisfait tandis qu'il s'enfile le sien dans le même temps record, finalement distrait de son parchemin. Il manque de s'étouffer dans sa gorgée de chocolat chaud à sa réplique suivante, et repose la tasse fumante avec des yeux ronds comme des billes.

 

Son imagination est sans doute son pire ennemi, car lui aussi rêve beaucoup d'Alison. Plus notablement depuis la Saint Valentin d'ailleurs. Les oreilles rouges, et les lèvres un peu serrées pour s'empêcher de sortir des conneries plus grosses que lui, Ferguson se focalise sur l'explication, bien moins fantasque, que lui donne la sorcière. Les sourcils un peu haussés, il émet un rire léger. Il a beau aimer les créatures magiques, il a pas tenté la moindre approche. Sont balèzes, voyez. Vachement impressionnants.

D'la dimension d'un putain d'éléphant.

- Nah. Pis j'sais pas si j'aurais les couilles d'en grimper un, il admet sans trop réfléchir. C'est pas le genre de révélation qu'il aurait fait à grand monde. Ça veut dire c'que ça veut dire. Ferguson Decker a peur. Parait qu'ça boit du whisky, il annonce comme si ça pouvait faire guise d'explication. J'sais pas comment ça fait pour voler droit. Pis, à destination d'Alison qui l'remercie pour la seconde fois pour son chocolat chaud, il hoche la tête. D'rien.

La tension absente, la gêne effacée, il reste qu'eux qui s'font face dans une simplicité assez rare pour être soulignée. Ferguson attrape sa tasse pour boire de nouveau, apprécie l'réconfort apporté par la boisson. La présence d'une Alison Carter qu'est pas en train d'lui hurler dessus ou d'le regarder de travers a rien à voir avec la chaleur qui s'répand dans tout son corps, voyez. C'est l'chocolat. Il chope un autre cookie pour le graille aussi rapidement que l'premier avant de se remettre au travail.

- Ouais, ouais attends. Il cherche, activement, s'arrête sur une page qui comporte les bon nombres avant d'fouiller au milieu des paragraphes. Heu. Mercure. C'est ça ? Une magie à l'image d'un caractère passionnel, extrême et dangereuse car souvent emportée par des émotions non maîtrisées. Il repose le manuel en braquant un regard dépité vers Alison. Positif tu disais ? On doit avoir l'pire portrait d'toute la classe. Solitaire, méfiant, furieux. C'est ça l'grand topo ?

Il referme le livre un peu sèchement, puis jette un regard vers Alison. Elle a un peu d'chocolat au bord des lèvres, et il arrive pas à s'empêcher d'focaliser dessus. S'humecte les siennes par mimétisme.

 

- Ça va mieux ? Il demande finalement en balançant l'menton vers l'avant s'croyant d'une nonchalance extrême.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 26/01/2026 à 19:34

Sa langue a claqué a sa question sur les règles tandis qu'il secouait la tête à la négative. N'empêche qu'il la laisse finir son putain d'paquet d'bonbecs alors qu'il en a plus en réserve. Alors. Rapprochée de lui, Alison se met à lire à voix haute ce sur quoi il est tombé, l'air assez d'accord avec ce qu'est marqué. C'est du bullshit. Moi aussi j'aime bien les trophées, il renifle en s'affaissant vers l'arrière. Tout l'monde, nah ? Même qu'il en a jamais eu, ça lui plairait bien. Il est pas passé loin au tournoi d'duel y a deux ans, savez ? S'il s'était pas fait virer pour faute...

 

Ça pue la joie c'portrait astronomique, nan ?

 

- J'sais pas c'est quoi, introspectif, introverti. Puis, après explication, d'rester silencieux en fronçant les yeux. J'parle à des gens, j'parle à plein d'gens. Toi aussi t'parles à plein d'gens. L'a raison Wickerson, c'est n'imp ce truc pas vrai ? 

 

À moins qu'ça touche particulièrement juste, dans l'fond. Fergus parle a plein d'gens. Il raconte des tas d'conneries. Mais c'est bien là tout c'qu'il raconte. Il est pas timide de manière générale. Tout l'contraire. Mais dès qu'il s'agit d'parler d'lui, d'vraiment parler d'lui, y a plus personne. Bougon, Ferguson poursuit l'devoir sans conviction aucune, désireux de s'extirper de là le plus vite possible, et en même temps incapable de s'arrêter. Les lignes font pas qu'le décrire lui. Elles décrivent aussi Alison. Sauf qu'il imaginait pas Alison comme ça. Il imaginait Alison sûre d'elle, avec toutes ses copines, ses grands airs, sa répartie.

 

Il imaginait Alison très loin au-dessus des inquiétudes qu'il peut bien avoir au sujet d'lui-même et de ce qu'il représente aux yeux du monde. Crasseux d'une histoire qu'personne aura jamais envie d'entendre, dépourvu d'potentiel, l'genre de merde qu'on trouverait quelque part entre la semelle d'une chaussure et l'caniveau ; Ferguson s'est jamais sentie l'âme d'une personne importante qui vaut la peine d'être connue. Il a toujours eu l'impression de devoir se battre pour s'faire une place dans l'monde, comme s'il aurait jamais du y exister. L'impression d'salir les gens qu'il touche. L'impression d'pas compter.

 

Impossible qu'Alison puisse ressentir même la moitié d'un truc pareil. Ils sont diamétralement opposés.

 

Alors au milieu des calculs et des réflexions, Fergus essaie d'creuser pour déterminer les failles du bordel. Une phrase unique qui pourrait permettre de tout faire s'écrouler comme un château d'cartes. Il trouve rien. S'rappelle d'Alison Carter vomissant dans un seau au fond d'un placard à balais. Il a connu Alison Carter fun. Il a connu Alison Carter insupportable. Il a connu Alison Carter furieuse, quasi assassine. Mais cette Alison Carter là qu'il a vu qu'une seule et unique fois, il la connait pas du tout. Alors sans doute que y a pas mal de chose qu'il connait pas du tout sur elle, comme elle sur lui.

 

- Mh ?

 

Tête relevée vers la sorcière, qui s'est affaissée sur la table dans les dernières minutes. La demande le prend de court, et il ouvre la bouche pour rétorquer un truc sec. Un truc genre flemme aussi, j'suis pas ton chien, voyez. Mais il capte son regard fatigué. Sa gueule en vrac. Sa posture un peu crispée sur elle-même. Alors il sort pas du tout ça.

 

- Ok. Ça f'ra du bien d'faire une pause d'façon.

 

Il laisse ses quelques affaires sur place, y compris sa veste, et s'aventure en simple tee-shirt dans les couloirs. Ces derniers se sont pas mal vidés, à l'approche du second couvre-feu qui doit les trouver dans leurs dortoirs. Pas suffisamment pour que le château soit entièrement silencieux cependant. Les torches sur les murs dansent contre son visage alors qu'il gagne les cuisines, récupère en quelques minutes à peine un plateau entier. Tant qu'à faire. Deux chocolats fumants jouxtent une assiette de cookies, généreusement servis par les créatures sur place.

Sur le chemin du retour, Ferguson se fait plus discret, comme s'il n'était pas vraiment autorisé à faire ce qu'il fait. Ça l'est. Juste, il a pas tellement envie d'répondre à d'éventuelles questions au sujet de ce qu'il a dans les mains, ou de la personne à laquelle il l'apporte. D'abord parce qu'il voudrait pas qu'les gens s'fassent des idées, ensuite parce que merde la honte un peu non ? Qu'il le fasse pour les potes c'est une chose, mais pour Alison Carter qui l'traite comme de la merde toute l'année c'est un peu un comble. Il manque d'ailleurs de se raviser plusieurs fois sur le trajet, mais parvient tout de même à destination.

 

Les joues rouges et le pas pressé, il dépose le bordel avec un peu trop de brutalité, comme s'il se dépêtrait de la chose le plus rapidement possible, et s'installe sans un regard vers la principale concernée par la livraison :

 

- T'as avancé ? Qu'il demande plutôt en reprenant son crayon pour se mettre à le faire tournoyer entre ses doigts, focalisé sur son parchemin sans parvenir à en lire une seule ligne.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 26/01/2026 à 10:19

Il peut pas s'empêcher d'épier sa réaction. Peu parlante, pour qui ne la connaitrait pas vraiment. Le ton de sa voix met pourtant Ferguson sur la piste. Alison Carter est déçue. Qu'importe ce qu'elle peut bien dire au sujet d'avoir à survivre à la première épreuve avant de penser au bal. Aucun doute qu'elle y survivra. Comme elle survivra au fait qu'un tocard en soit vraiment un. Ferguson se fige brutalement tandis qu'la main de la Serpentard lui touche la jambe, et il réprime l'envie d'se remettre à bouger immédiatement lorsqu'elle la retire. Juste pour voir c'qui pourrait bien s'passer, savez ? 

- S'tu survies pas j'fous l'feu au bal en ton honneur Carter, il annonce sans la quitter des yeux, à moitié sérieux. Mais y aura pas b'soin parce que tu vas tous les niquer t'sais.

 

Ferguson reprend l'travail, sa jambe toujours agitée - bien plus faiblement par ailleurs, et complètement involontairement. Il peut juste pas vraiment s'en empêcher, quand on lui d'mande de s'tenir sage pour plancher sur des calculs célestes plus d'une heure de temps. Bientôt vient l'moment d'interpréter les premières lignes, et bien que Fergus ait également chopé un manuel pour chercher la signification de leurs résultats, c'est Alison qui tombe sur les premières explications. Il suit du r'gard ses propres pages pour essayer d'trouver un lien.

 

C'est pas fameux, mais on peut pas dire qu'ce soit pas véridique. Wickerson leur a quand même servi tout un discours sur la nuance et l'recul à avoir quand on s'penche sur ce genre d'inepties de pseudo-science qu'il aurait bien viré du programme, il a concédé qu'ça pouvait avoir un fond d'réalité. Lointain pour certaines, important pour d'autres. Vos expériences de vie sont ce qui forgent votre personnalité, pas le seul alignement des planètes, comprenez le bien. N'empêche que les mots font écho chez Ferguson, d'une manière qui lui plait pas franchement.

 

- Mf.

 

Sourcils froncés, il s'agite un peu sur son siège comme si le manuel et le dictionnaire représentaient une quelconque force hostile. Il lit : tendance à refuser la confiance, même aux proches. Paradoxe des attentes à la fois hautes et nuancées : le sujet n'estime pas mériter recevoir de récompense. S'il les recherche, il refusera leur pleine valeur. Fergus comprend rien à leur charabia. Ça veut rien dire du tout. Distrait par un espèce de sursaut du côté d'Alison, il lève les yeux vers elle. Un bras contre son ventre, une grimace plaqué sur le visage, elle énonce l'évidence : elle douille.

 

- Ow. Ferguson laisse tomber son manuel et l'observe sans trop savoir quoi dire ou quoi faire.

Lorsque Sam a ses règles, elle esquive les sorties avec eux. Préfère rester plantée dans un fauteuil de la salle commune pour lire ou juste bouffer des trucs sucrés. De préférence devant la ch'minée. Maladroitement, Fergus fouille sa poche pour y récupérer son sac de fizbizwiz, plutôt très entamé.

 

- T'en veux ? Des fois ça aide, il tente en haussant les épaules, pas bien sûr de lui. Sinon on peut finir à un autre moment. C'est que pour lundi hein.

Z'ont fait l'principal. Ce qu'ils pouvaient faire que ce soir. Les calculs, ils peuvent les remettre à plus tard. Même si Fergus espère un peu qu'elle pourra les finir avec lui.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 26/01/2026 à 00:05

- Bon'appétit, répète Gus pour lui-même, les yeux rivés vers le fond du couloir.

La réponse d'Alison est pas facile à entendre. Il a rien à en dire. Après tout, c'est elle qui décide d'avec quel tête de gland elle veut bien s'afficher. Brièvement, il s'remémore leur date, des mois plus tôt. L'aurait pu l'être, la tête de gland, peut-être bien. Dans une autre vie. S'il avait eu un accent français, ou ukrainien ? Mais lui il a qu'son accent d'Bristol, et c'est pas l'genre qui fera jamais rêver Alison. Elle a été assez claire sur l'sujet. Alors Fergus s'contente du silence, la tête basse et les sourcils froncés.


L'inquiétude de la Serpentard le gagne alors qu'elle parle de pas survivre la première épreuve, mais Fergus ravale tous les mots qu'il aurait bien voulu sortir à propos d'ça. Ils entrent dans la salle d'études, et bientôt l'bras d'Alison lâche le sien pour qu'ils s'installent à une table. Les gestes de Ferguson sont à l'opposé de ceux de la sorcière. Rapides. Secs. Grossiers. Ses affaires s'résument à un parchemin froissés, un stylo mordu à l'extrémité auquel il manque le bouchon, et sa baguette qui s'en va rouler plus loin.

 

Il retire sa veste, s'retrouve en simple polo au milieu d'la pièce à peine chauffée. Face à lui, Alison a retirée sa cape pour se retrouver dans une tenue qu'il lui connait pas. Il a l'réflexe idiot d'un sourire qui s'étire, s'efface aussitôt. Il a l'impression d'voler du temps privilégié. Du temps qu'il devrait pas avoir, en tête à tête avec Alison Carter. Aussi ridicule que ça puisse paraitre. Ses doigts frappent la table sur un rythme inexistant tandis qu'il accroche mécaniquement son crayon sur son oreille.

 

- Pfff.

 

Une main saisit le parchemin qu'il zieute sans grande conviction. Même pas en rêve il sait par où commencer. Sont sensés obtenir quoi d'abord ? Dépassé, il laisse Alison le guider, une jambe en sursaut constant sous la table, et les neurones en complète ébullition. On l'aura rarement vu mettre autant d'énergie à essayer d'vraiment comprendre l'intitulé d'un devoir. Pour lui, y a même pas de fucking points bonus en jeu.

Au milieu de rien, et au bout de près d'une heure à résoudre des calculs pratiquement impossibles, Fergus s'affaisse un peu en arrière, crevé. Son regard se rabat sur le visage d'Alison, constellé de tâches de rousseur, ses lèvres mordillant distraitement le bout d'son crayon de papier. Elle est différente de d'habitude, il trouve. Elle a pas l'maquillage, ni les fringues, ni la posture d'Alison Carter. Elle lui rappelle avant

 

 Quand ils étaient mômes et qu'elle courait dans les couloirs en lui balançant des bombamousses pour s'venger de celles qu'il lui avait envoyé la veille. Quand il croyait encore qu'ça voulait dire qu'il avait toutes ses chances tant qu'il continuait à l'emmerder.

 

- Il a d'mandé à d'autres filles. Pour l'bal, Il annonce soudain. J'l'ai vu faire. 


Bien lunés... ou pas

Message publié le 25/01/2026 à 22:14

C'est pas la soirée qu'il avait prévu. Loin d'là. C'est même plutôt l'opposé. Il aurait du être seul, profiter d'pouvoir sortir après l'couvre-feu. Bâcler l'exo d'Wickerson et fumer un p'tit joint derrière les serres peut-être bien. L'a fallu qu'Alison se pointe. L'un dans l'autre il a au moins l'assurance que l'prof d'astro lui lâche un peu les basques s'il rend un vrai devoir bien fait. Parce qu'Alison est à peu près sa seule chance de rendre un vrai devoir bien fait, pas vrai ?

 

Fergus calcule pas grand chose alors qu'ils s'rentrent, dans un silence aussi mordant qu'le froid ou plus. Il calcule rien jusqu'à c'qu'un groupe de français les approchent. Les mêmes français qui tournaient autour d'Alison pendant l'cours improvisé de vol. Le regard de Ferguson va de l'un à l'autre tandis qu'il froisse un peu son parchemin pour le fourrer dans sa poche. À l'intérieur du tissu, les poings s'serrent. Il capte assez de l'échange pour avoir envie d'frapper l'mec.

 

D'où tu d'mandes à une meuf si elle veut aller au bal avant de te d'mander si elle est pas accompagné par son mec hein ?

Mais il l'est pas. Son mec. Il est même rien du tout, et elle peut pas l'blairer. Alors il ferme sa gueule. À voir l'comportement d'Alison, il a sans doute raison. Parce qu'elle s'marre et qu'le gars s'marre avec elle, et que globalement ça veut dire qu'elle l'aime bien, pas vrai ? Fergus s'contente de tous les zieuter tour à tour et d'rester silencieux, les dents serrés. Il est surpris par l'mouvement d'Alison qui le prend soudain par le bras. Détourné du groupe de français, ils marchent de nouveau.

 

- T'as répondu quoi ? Il demande, parce que les derniers mots qu'elle a prononcé étaient en français. T'parles français toi ?

 

C'est qu'il en oublierait d'fermer sa gueule et d'prétendre qu'il existe pas. Il s'dégage pas alors qu'elle reste perchée à son bras, alors même que les types ont disparus d'leur champ d'vision d'puis longtemps.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 24/01/2026 à 09:39

Le claquement du briquet se ponctue de l'embrasement du bout d'sa clope, sur laquelle il tire brusquement. Fergus calcule pas vraiment Alison, occupée à prendre des notes au sujet de... de quoi d'abord, il sait pas : le parchemin il a pas pris des notes tout seul d'abord ? Vrai qu'elle a parlé d'codes et d'calculs. Merde. Sont pas sortis du sable avec ces conneries. Le silence s'installe, rompu par le seul grattement de la plume d'Alison contre le papier, et le bruissement de la feuille roulée autour de sa cigarette.

 

À tout moment, la sorcière redresse la tête pour l'engueuler d'faire un break. D'ailleurs, elle tarde pas à l'faire. Dans la s'conde ou il le pense, vraiment. Mais c'est juste pour s'mettre à dégueuler sur lui toutes les raisons pour lesquelles elle a zéro envie d'être là, sans qu'il ait rien d'mandé. Alors il reste con Gus, la clope fichée entre ses lèvres, ses yeux ronds posés sur Alison, les bras ballants. Il récupère la cigarette entre ses doigts et la jette brusquement, pour la faire disparaitre dans le néant d'un

evanesco.



Quoi qu'il fasse c'est comme ça qu'ça terminera toujours, finalement. Même qu'il s'tient à carreau, même qu'il l'emmerde pas. Il s'ra jamais qu'un gland à ses yeux, un gland sur l'quel on peut s'faire les nerfs. C'était dans sa tête qu'il s'imaginait avoir son attention, quand il venait l'emmerder. Il a pas b'soin de l'emmerder pour l'avoir, voyez ? Elle est constamment prête à lui en foutre plein la gueule gratos. Comme un espèce de punching ball posé là.
 

Il prend les coups parce qu'il sait bien faire ça, Fergus, la laisse aller au bout de sa crise. Elle a ses règles. Silencieux, il la r'garde étrangement sans trop savoir comment réagir. Il a pas l'habitude que la merde vienne d'elle sans qu'il ait rien fait pour l'mériter. Moins de dix secondes suffisent à faire décider à la sorcière qu'elle finira l'exercice toute seule, pis qu'elle lui en veut d'pas rester l'aider. Mais c'est lui qu'est bizarre et qui la fait péter un câble.

 

Évidemment.

 

- J'ai b'soin d'toi pour les calculs. J'saurais pas faire sinon, il s'contente de répondre. en bougeant enfin pour récupérer son parchemin au sol. J'essaie juste de faire l'exo ok ? 

 

Elle a tapé dans l'mille bien sûr, mais ça Fergus le montre pas. Parce que ça servirait à rien pas vrai ? Il essaye d'faire les choses mieux, d'faire les choses biens, mais elles s'ront jamais assez bien pour Alison Carter. Si c'est pas parce qu'il la siffle dans les couloirs, c'est parce qu'il sent la clope. Si c'est pas parce qu'il lui balance des conneries en cours, c'est parce qu'il dit rien. Dans son monde à elle, c'est lui qui peut pas la blairer, et Fergus se sent juste naze de pas pouvoir en faire une réalité.


- On finit ça au château ? Il termine en commençant à marcher comme si de rien n'était, le pas pressé.

Ferguson Decker a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Disparition
Difficulté
4
Résultat D20
5
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

evanesco.

Autres résultats possibles

evanesco.

evanesco, en vain. Elle échoue dans l'herbe sans un bruit.

evanesco, en vain. Elle échoue dans l'herbe sans un bruit mal éteinte.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 23/01/2026 à 23:25

L'a rarement été aussi assidu. C'est-à-dire qu'il fait toujours des efforts pour pas niquer les notes d'Alison Carter - d'la même façon qu'il fait toujours un effort pour pas niquer les notes de Sam ou d'Ambrose, voyez. M'enfin d'habitude, il se cantonne à tenter d'pas tout niquer en s'tenant à peu près sagement et en sortant moins d'conneries que d'ordinaire. Exceptionnellement, Fergus est concentré sur la lecture des parchemins, la réalisation de calculs complexes, et celle du rituel lui-même, comme s'il prenait soudain l'exercice extrêmement au sérieux.

 

Il galère, faut pas croire.

 

Mais s'focaliser sur l'exercice l'empêche vraisembablement d'se focaliser sur autre chose, aussi y met-il toute son énergie. Bientôt, un nouveau cercle est dessiné : loin de se situer à l'endroit initialement supposé par Ferguson - le hasard n'avait pas bien fait les choses -, il les aura fait se déplacer de plusieurs mètres au-dessus du lac. Toujours éclairé par la lanterne sommairement accrochée aux branches de l'arbre et par le feu magique lancé par Alison, les deux élèves se positionnent aux côtés du tracé, avec l'assurance - pour Alison davantage que pour Ferguson - d'avoir fait les choses dans l'ordre.

 

Mais voilà.

Le cercle ne mesure pas même un mètre d'envergure, et il parait complètement absurde de vouloir les y faire entrer tous les deux. Ferguson le réalise alors qu'il fait un pas vers l'avant pour imiter Alison, leurs baskets se touchant soudain. Ils sont franchement proches. Franchement trop. La tête baissée, comme fasciné par le bout de ses chaussures, Fergus lève un bras, et se sent aussitôt parfaitement ridicule. Soupire en cherchant à regarder ailleurs. Gesticule d'une jambe sur l'autre en essayant de s'imaginer ailleurs. Ailleurs loin. Parce que c'est juste oppressant en fait, d'être aussi près. D'avoir son visage pratiquement collé au sien. 

D'sentir sa respiration s'emmêler dans la sienne.


Bien sûr, Alison s'agace, parce qu'il parvient pas à rester immobile assez longtemps. Elle finit par lui choper le poignet avec fermeté, et , Ferguson se fige. Inspire par le nez en essayant d'pas se braquer. Ses yeux s'fixent à ceux d'Alison une seconde de trop, et il arrête complètement d'respirer. S'met à compter dans sa tête. Pour pas vriller. Pour pas s'tirer parce qu'ils ont juste l'air con, baguette pointée vers le ciel, à attendre que... quoi d'abord ? C'est parfaitement ridicule. Alison arrête pas d'répéter qu'ils sont pas symétrique Gus. Gus, arrête de bouger tu veux !

 

- J'essaye, ok ?! Il s'énerve soudain. J'essaye. Alors finalement, au bout d'une éternité, bordel, la magie opère.

 

Aussitôt, Fergus se décroche et quitte le cercle, cherche ses clopes dans sa poche dans un mouvement un peu frénétique.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 23/01/2026 à 19:38

Frustré, et même plutôt agacé, Ferguson inspire brutalement comme pour rétorquer quelque chose à la Serpentard, mais se refuse de le faire à la dernière minute. Au lieu de ça, il se contente de secouer la tête et d'énoncer un vague nah, un peu sec et fuyard. Il a pas fumé. Il aurait du fumer. Ça aurait eu l'mérite de le détendre. Même qu'Alison peut pas s'empêcher d'y aller de son petit commentaire au sujet de son cercle, et même s'il s'avère qu'elle a complètement raison, Fergus hausse simplement les épaules.

 

Foutu pour foutu.

 

Le silence est bref, cependant, car la sorcière enchaine, aussi studieuse qu'a son habitude, et au moins aussi déterminée. Elle semble accepter l'idée de sa présence, bien qu'elle l'irrite très visiblement, et Ferguson estime qu'il voit là sa meilleure chance de remplir un devoir qu'il n'aurait, sinon, jamais maîtrisé. Son air est un peu ahuri cependant alors qu'elle évoque Orion, puis Bételgeuse, et Cassiopée. Il cherche vaguement dans ses notes de quoi capter ce qu'elle est en train de raconter, même si son attention est davantage portée sur le parfum qu'elle dégage, et sa présence générale qu'il avait pas prévu.

 

Son prénom le fait redresser la tête, et il cligne des yeux bêtement.

 

- Ouais ! Ouais ok.

 

Ok quoi il sait pas. Il a pas tout compris pour les calculs. Déjà qu'il est pas bien rôdé en astronomie, c'est à peine s'il a suivi l'cours de lundi en fait. Pis Wickerson l'a suffisamment r'marqué pour l'forcer à v'nir ce soir, et il s'attendait pas à tomber sur Alison, et il s'intéresse ok ? Enfin il s'intéresse surtout à pas trop l'énerver plus qu'elle a déjà l'air énervé, et a pas faire tout foirer comme il sait l'faire, et aussi à une échappatoire possible sans s'coller du recopiage de merde pendant des heures... Toujours dans l'silence le plus total, Fergus la regarde lancer son sortilège, pis r'baisse la tête vers son parchemin.

 

Il s'intéresse ok ?

- De quoi ? Ben non. J'relis c'est tout. J'ai pas tout capté l'truc. C'est heu... ah oui, Orion. Son doigt s'balade sur les pointillés d'un tracé vieux d'plusieurs jours, et il relève la tête pour chercher son équivalent dans le ciel. Là. Donc Bételgeuse, c'est ça ? Il a aucune idée de ce qu'il dit, mais si elle pouvait juste arrêter de le fixer ce serait cool. 

Pour s'donner un truc à faire davantage que parce qu'il sait ce qu'il fait, Fergus lève sa baguette et la place en l'air pour se donner une idée d'un angle - entre quoi et quoi il sait vraiment pas. Il s'rappelle vaguement du prof qui fait la démo au tableau, et rabaisse son instrument pour chercher du regard les affaires d'Alison. Parce que bien sûr Alison a ramené tout c'qui faut. Pis d'se mettre au boulot pour de vrai, lentement mais sûrement, en utilisant l'sextant, et en faisant des calculs impossibles qui leur fait tracer des droits imaginaires dans l'ciel.

 

Tout le long, Fergus regarde pas vraiment la sorcière, et se contente de voguer du parchemin vers la carte, et vers le matos qu'il s'avère finalement savoir utiliser en y mettant un peu du sien, et en s'intéressant vraiment. Du moins suffisamment pour qu'ils avancent, et que tout ça soit vite fini pour eux deux.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 23/01/2026 à 16:45

Les yeux plissés pour lire dans la pénombre, Ferguson jure encore tandis qu'il réalise qu'il aurait du vérifier son parchemin avant de venir jusqu'au lac. Parce qu'il a zappé beaucoup trop de matériel. En fait, il a pris qu'sa baguette magique. Pouvait pas lui rappeler qu'ça suffisait pas dans son message de merde Wickerson ? Est-ce qu'il peut pas juste faire comme ci ? L'a pas l'temps d'y réfléchir bien longtemps. Des bruits pas s'approchent, le faisant relever la tête vers une silhouette familière. Enveloppée dans son épaisse cape aux couleurs de Serpentard, une simple paire de baskets aux pieds, Alison Carter balance une lanterne au bout de son poignet, les yeux rivés sur lui.

 

Surpris, Ferguson a pas l'temps d'en placer une qu'elle aboie dans sa direction tout en accrochant sa lampe à une branche.

 

- Huh ?

 

Sérieux ? Elle est là pour l'astronomie aussi ? Ben merde. Ça va pas l'faire ça. Ça va même pas l'faire du tout. Parce qu'il s'tient l'plus loin possible d'Alison Carter d'puis des jours, c'est pas pour s'coller un putain d'tête à tête sous les étoiles. Il reste étonnamment silencieux tandis qu'elle l'assassine du regard, s'tâte à s'tirer sans rien ajouter. Sauf que Wickerson manquerait pas d'le cueillir. Même la présence de la meuf qu'il esquive soigneusement depuis près d'une semaine suffit pas à lui donner l'envie d'se taper des kilomètres de parchemin. Il réprime un rire alors qu'elle s'brûle avec ce qu'elle boit à même sa gourde. S'pince les lèvres à la place en matant ailleurs, les mains tenait son stupide cours et sa baguette toujours figé dans la même position d'puis le départ.

 

- Heu...

 

Les flammes leur lèchent le visage dans d'étranges gerbes bleutées, ponctuant l'absurdité d'la scène.

 

- J'sais pas trop, il concède finalement en abaissant son parchemin et en haussant les épaules, visiblement imperméable aux humeurs d'Alison. J'crois qu'j'ai oublié mon matos.

 

Là. Elle peut copieusement s'foutre de sa gueule. Y a rien d'autre à faire. Ses doigts replient machinalement son cours dans un des coins tandis qu'il cherche la lune du regard. En quête d'illumination peut-être bien, ou alors pour s'faire oublier un peu.

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