Harry Potter RPG
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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, Mercredi 06 Septembre 2124

Le choix ne lui est guère laissé. Nikolaï se poste au-dessus de lui, véritable tour humaine qui projette sur Basil une ombre brute, figée. Un instant bref. La main du russe l'empoigne pour le hisser vers le haut sans la moindre délicatesse, et avec une aisance absurde. Basil tousse pauvrement, n'a pourtant pas le temps de se plaindre que l'autre le force à avancer, un bras jeté par-dessus ses épaules pour le soutenir afin qu'il ne chute pas directement sur le sol. Basil avance. Il ne sait pas pourquoi il avance, mais il avance, la gerbe au bord des lèvres et les poumons enflammés. Pantin désarticulé, il court même, sans équilibre réel, sans savoir vraiment où il va. Dans la périphérie de sa vision, d'immonde points noirs qui menacent de lui ôter la vision complètement.

 

Il ne dit rien pourtant, prend sur lui, et suit. Pour beaucoup, parce qu'il n'a plus la force de rien dire, ou alors parce que le russe l'entraine d'un pas ferme sans lui laisser le choix. C'est dur. Affreux, même. Comme un cauchemar que l'on vivrait éveillé. Basil se prend à se demander si on les voit. Si quelqu'un va se foutre de lui dans quelques minutes, quelques heures, de s'être laissé martyriser comme ça par Nikolaï. Mais il est trop tôt, bien trop tôt pour que quiconque soit dehors à profiter du spectacle pathétique qu'il doit sans doute offrir. Tout s'arrête brutalement, alors que ses baskets se figent au même instant que celles de Nikolaï, et que le russe le laisse tomber sur le sol. Marionnette aux fils coupés, il reste là à fixer la terre, avec la violente envie de vider tout le contenu de son estomac dans l'herbe à côté.

 

Rien ne sort.

 

Nikolaï a tort. Qu'il ne peut pas faire. A l'impression de le lui avoir prouvé si profondément que le russe va se détourner en crachant au sol, affirmant qu'il est faible. Mais le garçon reste. Tour immobile et rigide au-dessus de lui, il reste, campe sur ses positions. Demain plus facile, a-t-il dit. Demain. Demain Basil aura t-il retrouvé l'usage de ses jambes ? Grande question. Il a l'impression nette d'avoir été immolé vivant. Parvient à peine à respirer. Mais il a constaté par lui-même que c'était possible. A vu Nikolaï courir, et courir encore, sans se plaindre une seule fois. Faire des pompes, sans broncher, et même des abdos, et courir encore. Il semble imperméable à la peine, à la douleur, à la fatigue elle-même. Est-ce qu'il a souffert comme Basil souffre, au départ ? Il aime à penser que oui.

 

Parce qu'alors peut-être que Nikolaï a raison, et qu'un jour il sera fort comme le russe, capable de se défendre, et de courir des kilomètres sans s'essouffler.

 

- Ok, il répond alors, dans un souffle cassé.

Dans son regard, un éclat. Déterminé, malgré la fatigue. Il lève une main pour demander l'aide de l'autre garçon, qui le redresse sans effort. La journée va être longue. Il rêve de retourner s'écrouler dans son lit, pour ne pas ressurgir avant plusieurs heures. Mais ça va être l'heure du petit-déjeuner. Du cours d'Étude des moldus, puis d'Histoire de la magie. Alors il inspire profondément, pousse un long soupir, et se secoue mentalement avant d'embrayer, le corps endoloris et le sang qui lui mord les veines, avec ce petit excès d'adrénaline étrange qui le rend presque indifférent à son état.

 

- On va manger ? Il demande en guise d'invitation.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

- C'est pas moi madame !

Carrément c'est injuste. Et si Basil avait du gagner un gallion chaque fois qu'il lui arrivait des injustices pareilles, sans doute qu'il serait déjà riche. Aucun gallion n'est jeté dans sa direction cependant, seul le regard assassin de la gérante d'Honeydukes. Faut dire, il a tout pour avoir l'air coupable. Couvert de sucre, au centre même de la détonation, difficile de même imaginer qu'un autre puisse être à l'origine du problème survenu moins de deux minutes plus tôt. Cet autre cependant, s'en tire à très bon compte, planqué entre deux rayonnages, en train de pouffer dans sa main devant la soufflante que se prend un Basil balbutiant des excuses qu'il ne devrait même pas à sortir.

- C'est une honte ! Comment es-tu éduqué je me l'demande, tu te rends compte de ce que ça peut me coûter ce genre de chose hein ? Bien sûr que non. Je te reprends une fois, une seule fois dans mon magasin, et j'appelle immédiatement les autorités. On verra si tu feras le malin !

Basil ne dit rien. Se contente d'acquiescer ici ou là. De marmonner d'autres excuses, le regard fuyant et les épaules affaissées. D'énoncer son nom quand on lui demande. Son âge. De s'excuser encore. Quand finalement la tempête s'arrête et que la dame le laisse déguerpir, il file sans demander son reste. Sans vraiment regarder où il va non plus. Il court juste, sans s'arrêter. Énervé. Triste. Les deux à la fois. Tout ça c'est la faute de Denis. Toujours pareil. Tiens moi ça Basilic ! Il avait pas eu le temps de cligner des yeux que ça avait implosé directement dans ses mains.

Son bras vient essuyer son visage d'un geste pataud, et ses yeux froncés balaient le paysage. Il s'est un peu éloigné du village sans le vouloir. Au loin, on devine la silhouette de la cabane hurlante, chancelante. Récemment, quelqu'un est mort là-dedans. Il l'a su avant qu'on trouve le corps, et personne l'a cru. Basil aperçoit alors un garçon un peu plus loin. Un garçon familier. Flynn Ryder. Ses poings se serrent sans qu'il n'y prête attention. Il repense à Nikolaï, et il lève le menton alors qu'il approche. Il mange des bonbons. Les bonbons qu'il a volé. Après l'avoir accusé d'un truc qu'il a même pas fait.

- HEY FLYNN ! Son courage se dégonfle dès que l'autre se retourne, et il a un mouvement involontaire de recul. Mais il pense à Nikolaï. Alors. T'es un sale con. Là. Voilà. Basil en dit pas plus avant de le pousser et de repartir aussi sec. Énervé mais pas trop. Apeuré plus qu'autre chose à l'idée que l'autre se venge soudainement, alors qu'il a tous les droits d'être en colère. Il accélère.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Amanda semble approuver la réparation. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, que sa mère l'approuverait à son tour. Elle accepterait, sans doute, comme elle acceptait certaines tâches indélébiles sur ses pantalons, ses gants, son bonnet, ses chaussures. La seule chose que gardait Basil intact n'était jamais que son Mekapteur, dont il prenait grand soin, et qu'il parvenait miraculeusement à tenir à l'écart des farces qu'on lui faisait si souvent. S'il parvenait à maîtriser ce genre de sortilège cependant, ces problèmes seraient derrière lui, et avec eux les regards appuyés d'une maman qui, il le savait, se doutait que tous ces accidents n'étaient pas toujours dus qu'a sa maladresse naturelle. 

Le regard couve les coutures dont sa camarade fait le compliment, et il y repasse un doigt plus lentement que tout à l'heure, comme pour en retenir le moindre défaut. La prochaine fois, elle serait pratiquement invisible, il décide. Il ne s'attend pas, en se retournant, à la gerbe de fleurs que lui tend subitement Amanda, et se sent rosir jusque la pointe des oreilles.

- Oh !

Ses doigts viennent saisir le bouquet presque par réflexe, et il se tient là comme un crétin, avec ses orchidées multicolores, à ne plus savoir quoi en faire. Les lèvres pincés, les yeux un peu écarquillés, il dresse la tête vers Amanda, la rabaisse sur son bouquet, de nouveau vers Amanda avant d'enfin balbutier :

- Heu... merci ?

Jamais personne lui a offert de fleurs. Encore moins tout un bouquet. Leur flagrance est douce. Printanière. Leurs teintes joliment illuminées par le soleil qui traverse les hautes fenêtres. Ce n'est pas un énorme bouquet. Ce n'est pas un bouquet extraordinaire. Mais c'est un joli bouquet. Basil se demande s'il va faner, à force d'être serré dans sa main moite, alors il s'empresse de récupérer un encrier vide sur une table. Sort sa baguette de l'autre main, malhabile, pour y faire couler un peu d'eau, et y déposer, délicatement, les tiges.

L'opération ne dure que quelques secondes, pendant lesquelles il sent les rougeurs s'étendre sur sa nuque, ses joues.

- T'avais rien à te faire pardonner tu sais, c'était juste un accident, il énonce sans la regarder, arrangeant une orchidée pour la tourner vers la lumière. En tous cas ton sort est vraiment réussi !

 

Ignorant les ravages de la timidité subite, il décide de se focaliser sur la magie d'Amanda. Lui adresse un sourire sincère par-dessus le bouquet. Un autre garçon que lui aurait pu se plaindre que ce n'était pas aux filles d'offrir des fleurs. Mais il était Basil Banks, et il savait apprécier la valeur d'un cadeau lorsqu'il se présentait, ainsi que la gentillesse d'une camarade qu'il se plaisait à voir comme une amie. Parce qu'il ne lui venait jamais à l'idée de l'humilier devant les autres. Parce qu'elle passait du temps avec lui entre les classes. Non pour se moquer, ou le prendre en pitié, mais pour s'entrainer, rire de leurs échecs, s'encourager dans leurs réussites.

- Merci Amanda, il répète alors plus sérieusement avant de récupérer sa baguette abandonnée plus tôt sur son pupitre. Ça m'rappelle...

Les fleurs n'étaient pas sans lui rappeler un sortilège, et lorsque son regard tombe sur un chapeau abandonné sur une étagère, Basil est saisi d'une envie. Alors il pointe son arme dans la direction de l'objet avant de formuler :

- Herbifors !

Un léger frémissement soulève le chapeau, et d’un coup, quelques fleurs modestes poussent entre les mailles du tissu. Un petit bouquet coloré - pâquerettes, pensées, boutons d’or - dépasse maladroitement du bord. Ça n’a rien de spectaculaire, mais c’est joli, propre, et clairement fonctionnel. Basil se fend d’un sourire satisfait, content que ça ne lui ait pas explosé à la figure, file le récupérer pour le présenter à Amanda :

- Un vrai chapeau de sorcière pour les garden-parties. C'est pour toi !

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
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En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Il a envie de l'ignorer. Le problème c'est que Basil n'a jamais été très doué pour ignorer les gens. Ni ceux qui lui donne des surnoms idiots dans les couloirs, ni ceux qui lui volent ses affaires et partent en riant à gorge déployé, ni ceux qui projettent sur lui des boules de papier en cours, ni ceux qui se postent face à lui en salle d'étude pour singer tout ce qu'il fait. Le cœur battant parce qu'il vient de traiter Flynn Ryder de sale con, Basil ralentit, se mord la lèvre, mais ne se retourne pas. Il croit entendre des pas qui se pressent dans sa direction, et il s'imagine déjà être bousculé, balancé directement sur le sol. Imagine le visage de Nikolaï devant son échec. Ses paroles dures et froides. Toi faible Basil. Mais Flynn ne le bouscule pas. En fait, Flynn n'a même pas bougé de l'endroit où il l'a laissé. Il se contente de parler. Sans l'insulter une seule fois.

Basil se fige, cette fois. Lèvres serrées, il se retourne doucement, comme un animal méfiant prêt à fuir au premier signe d'hostilité. 

Muré dans le silence, son regard se porte sur le sachet de bonbons déposés par Flynn entre eux. La fraîcheur ambiante s'infiltre sous son blouson, et l'instant s'étire étrangement après la proposition du garçon. Basil a les yeux froncés devant l'absurdité de la situation. Est-ce que c'est une vanne ? Est-ce que Flynn attend qu'il récupère le paquet pour subitement le mettre au sol en représailles ? On ne peut pas dire que Basil connaisse vraiment Flynn. Bien qu'il soit de son année, ils ne sont pas de la même maison, et ne se croisent que dans quelques cours communs dans lesquels Basil fait son possible pour demeurer invisible aux yeux des autres. Peine perdue. Ce faisant, il se prive probablement d’interagir avec de potentiels camarades qui ne seraient pas intéressé de lui faire visiter les toilettes du deuxième étage.

Des camarades comme Charlie Carter, ou peut-être Flynn Ryder.

Son frère est un joueur de Quidditch professionnel, le genre de personnalité que personne ne peut ignorer dans l'école. Un fait qui a participé grossièrement à la catégorisation de Flynn Ryder comme d'un garçon populaire avec lequel il n'aura jamais rien à faire. Certainement pas partager un paquet de bonbons à Pré-Au-Lard.

- J'en veux pas, Basil déclare alors en haussant les épaules, relevant un menton fier. La dernière fois qu'on m'a filé des bonbons ils ont fait sauter l'rayon d'un magasin alors tu vois...

C'est dit avec un genre de rancœur amère, pourtant ses lèvres s'étirent légèrement, comme s'il avait tenté quelque part de faire de l'humour à son insu. Le silence s'étire encore, et Basil zieute les bonbons, puis Flynn Ryder, puis les bonbons de nouveau. En vrai, il en prendrait bien un ou deux. Parce que dégagé de la boutique comme un malpropre, et avec la certitude de plus pouvoir y mettre les pieds avant au moins... est-ce qu'il pourrait seulement y remettre les pieds ? Bref. Basil est à peu près sûr qu'il est pas prêt de manger de nouveau des bonbons. Il s'humecte les lèvres involontairement avant de se balancer étrangement d'un pied sur l'autre, d'inspirer, et de planter de nouveau son regard sur Flynn.

- Ils sont pas explosifs ceux-là hein ?

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, Samedi 14 Octobre 2124

Clic, clic, clic, clic, clic, font les rouages du Mekapteur entre ses doigts. Basil se contente d'observer son battement, la lueur du soleil reflété dans l'objectif. La plupart des élèves ont profité de ce samedi pour se rendre au village, mais certains flânent encore dans le parc. Ce sont surtout les plus jeunes bien sûr, qui n'ont pas encore l'autorisation de quitter Poudlard le weekend. Il y a aussi plusieurs étudiants plus âgés qui se sont entassés dans l'herbe pour étudier. Personne ne prête attention à lui, bien qu'il ait passé les trente dernières minutes à observer tout le monde, photographiant ça et là ces instants dont il a l'impression, dans la seconde où son doigt presse le bouton, de faire partie. Dans un mouvement brusque, le Mekapteur se replie sur lui-même, et Basil le glisse à l'intérieur de sa sacoche avant de se redresser.

Son regard parcourt inutilement les bords du lac, puis l'orée de la forêt interdite, à la recherche d'un certain crapaud. Depuis que Charlie lui a dit qu'il avait bel et bien disparu, Basil n'avait pas pu s'empêcher de guetter sa présence dès qu'il quittait le château. En vain. Lord Ribbit semblait s'être volatilisé. Le garçon ne perdait pas espoir, cependant, et il n'admettrait qu'envers lui-même que s'il espérait tant retrouver le crapaud de Charlie, c'était bien pour avoir une excuse de l'approcher en dehors des cours. Voyez, Charlie Carter avait cette faculté particulière d'être foncièrement gentille et terriblement joyeuse, ce qui faisait naturellement qu'elle n'était jamais vraiment seule. Ce n'était pas, bien sûr, toujours les mêmes personnes autour d'elle, mais il était rare de la trouver seule comme lorsqu'ils avaient étudiés.

Le courage de Basil avait manqué pour l'approcher, et il s'était contenté des grands sourires adressés par Charlie Carter lors de leurs quelques cours communs, ou des quelques chuchotements qu'elle lui avait glissé à l'oreille - notamment pour l'informer de la disparition de Lord Ribbit. Bref, Basil aurait aimé trouver Lord Ribbit. Pas seulement pour approcher Charlie Carter bien sûr. Mais un peu quand même.

Planté dans ses souliers un peu usé - maman avait promis qu'ils en rachèteraient une paire ensemble pour noël, Basil pousse un soupir avant de commencer à marcher dans la direction du château. Étrangement, depuis que Nikolaï était entré dans sa vie, il découvrait l'ennui. Ça ne l'avait jamais vraiment frappé avant, car il s'était habitué à faire ses journées seul. Seul avec son Mekapteur, seul avec ses parchemins, seul avec ses rêves et ses visions bizarres. Mais il ne l'était plus tant, depuis la rentrée. Chaque matin était dédié à l'entrainement, intensif, que Nikolaï tenait absolument à lui faire suivre pour être fort, Basil. Certains matins étaient plus durs que d'autres, et le garçon se plaignait de courbatures terribles aux bras, aux jambes, et même au dos. Mal c'est bien, disait Nikolaï. Quand même. Il avait mal.

En dehors des entrainements, Basil et Nikolaï cheminaient ensemble pour aller en cours, et prenaient leurs repas ensemble. Personne n'embêtait jamais Basil lorsque Nikolaï était dans les parages. Parfois, lorsqu'ils n'avaient pas cours, Basil et Nikolaï s'asseyaient ensemble pour faire leurs devoirs, ou simplement discuter. Ils ne discutaient pas beaucoup, mais ils discutaient. Enfin, c'était surtout Basil qui parlait, et Nikolaï qui l'observait durement. Aussi, lorsque Nikolaï n'était pas là comme aujourd'hui, Basil se sentait seul, et c'était parfaitement nouveau.

C'est alors qu'il parvient presque aux larges portes donnant sur le hall que Basil la voit. Charlie Carter. Charlie Carter, seule. Il se fige, comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. N'ose pas bouger d'un millimètre, parce qu'il ne sait pas quoi lui dire. Puis il repense à Nikolaï, redresse le menton, et s'avance.

- Eh, salut Charlie ! Il lance avec un aplomb qu'il ne s'imaginait pas. T'es pas à Pré-Au-Lard ? Il s'étonne, secrètement ravi que ce ne soit effectivement pas le cas.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
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Parc de Poudlard, Samedi 14 Octobre 2124

Il rougit, bien sûr, car il se sent idiot, avec sa question stupide. Voudrait balbutier que c'était pas une vraie question, une façon de parler tout au plus, mais n'a guère le temps de trouver les mots pour se justifier plus bêtement encore que Charlie enchaine. Basil hausse les épaules alors, son regard s'affaissant sur le sol, un sourire naissant sur les lèvres tout de même. Puis ses sourcils se croisent, et il redresse le menton pour l'observer avec circonspection :

 

- De quoi ?

Le directeur ? Basil n'a pas eu de rendez-vous avec le directeur. Il a eu un rendez-vous avec le directeur ? Mince, est-ce qu'il a oublié un rendez-vous avec Monsieur Woodcraft ? Paniqué, le garçon tente de se remémorer une lettre, un regard, n'importe quoi, mais rien. Ce ne serait pas la première fois qu'il oublie ce genre de chose. Une tendance que sa mère n'apprécie pas, et elle le lui fait souvent savoir. Encore perdu dans des rêves éveillés, Basil ? Souvent elle lui rappelle de faire plus attention à ce qui se passe autour de lui quand ça se passe autour de lui. Bien sûr, il est bien pratique que ce genre de désagrément soit si récurrent : comment expliquer, sinon, les écorchures et les incidents de sorts perdus dans les couloirs, alors qu'il ne prêtait pas suffisamment d'attention à son environnement.

L'arrivée d'une flopée de chouettes et de hiboux met fin aux pérégrinations mentales de Basil, et pris par l'élan donné par Charlie Carter, il jette à son tour ses bras au-dessus de lui en guettant les missiles blanchâtres délestés par les créatures. Une fiente s'écorche sur un arbre à moins de trois mètres d'eux, une autre gratifie l'herbe de sa ponctuation odorante, juste à côté de son pied. Basil s'en éloigne vivement, cligne plusieurs fois des yeux en observant les néanmoins gracieux volatiles s'infiltrer en pagaille à l'intérieur du château par une série de meurtrières dans les étages. Il y perçoit, l'espace d'une courte et intense seconde, l'ombre d'un dragon immense perché sur le sommet de la tour d'astronomie.

Un battement de cils, et l'ombre a disparue, épluchée par le soleil.

Il reporte son attention sur Charlie Carter, et des lunettes de soleil si grandes qu'il perçoit son propre reflet, bêtement planté devant elle. Ne réalise qu'au bout d'un temps qu'il est demeuré silencieux face à la réplique de sa camarade, et doit se forcer à revenir près de quatre secondes plus tôt pour écouter de nouveau sa question. Il fait ça, souvent. C'est comme de rembobiner une vieille cassette moldue, avec les mêmes interférences étranges, et les sons distordus, et les couleurs fades, fades, fades. Il s'humecte les lèvres, enfonce les mains dans ses poches, hausse les épaules une fois encore. Halloween. Basil ne s'est plus déguisé en quoi que ce soit pour Halloween depuis longtemps. Enfant, il avait insisté pour que sa mère lui fasse un véritable costume de reporter qui aurait vécu le crash d'un zeppelin dans les années 1920.

Un déguisement spécifique que personne n'avait bien sûr deviné, qui l'avait vu couvert de traces rouges et épaisses de part et d'autre du visage, jusqu'au sommet de l'arcade, avec des lunettes brisées qu'il avait insisté pour avoir - bien qu'il n'était pas certain qu'il aurait du. Depuis Poudlard cependant, Halloween n'avait plus la même saveur. Les autres enfants avait jugé amusant, la première année, de métamorphoser son costume de capitaine Brooks en véritable plant de végétation, le faisant écoper du surnom qu'on lui connaissait aujourd'hui dans les couloirs. L'an dernier, les mêmes fauteurs de troubles l'avait métamorphosé de nouveau, sans grande imagination encore, avant de le coincer dans un placard pour le reste de la soirée.

Il n'avait pas prévu de célébrer Halloween pour sa troisième année.

- Heu... j'sais pas. Il répond pourtant, parce qu'il ne voudrait pas décevoir Charlie Carter, et il a l'intuition absurde que lui annoncer son absence aux festivités aura précisément cet effet. J'y ai pas encore réfléchie, il se prend à mentir, même, avant de lui retourner la question. Et toi ?

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Basil Banks

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Deb
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En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Si Flynn Ryder était son ami, sans doute que sa répartie l'aurait fait rire. Sauf que y a pas cinq minutes, il traitait Flynn Ryder de sale con après qu'il l'ait dénoncé pour un délit qu'il a même pas commis. Alors Basil ne rit pas, resserre juste un peu les lèvres pour se retenir, et continue de regarder son camarade avec un air mêlant la défiance et l'incertitude. Il le regarde saisir un des bonbons pour le mettre dans sa bouche. Rien ne se passe. Le garçon hausse les épaules, et Basil relâche une respiration qu'il avait pas conscience de retenir. Il hésite qu'une poignée de secondes avant d'avancer à son tour sa main vers le sachet pour récupérer un fizbizwiz.

Le globe, coloré, reste entre ses doigts cependant, et Basil l'observe avec une intensité exagéré tandis que Flynn se remet à parler. Les oreilles rouges, il aimerait presque que l'autre se taise plutôt que de s'expliquer comme il le fait. Ça ressemble presque à des excuses. Sauf que personne s'excuse auprès de Basil Banks. Pire, Basil l'a traité de sale con, alors sans doute qu'il a pas besoin de s'expliquer comme il le fait. Incapable de savoir quoi répondre à un truc pareil, il se contente de manipuler le fizbizwiz entre le pouce et l'index, d'en détailler la texture avant de finalement, après un long moment, venir le déposer contre sa langue.

Bouche refermée, les joues rondes et les dents qui craque le contour du bonbon, il a toutes les excuses du monde pour ne pas répondre, alors. Une cascade de sensations surprend son palais, picore le dessus de sa langue, fait exploser entre toutes ses dents des saveurs qu'il serait bien en peine de nommer. Ça pique, mais pas méchamment. Ça pique d'une manière un peu absurde, un peu marrante, et il sent que ça se propage un peu dans tout son corps comme un frisson plutôt très amusant. Il a la vague impression que la pointe de ses oreilles et de son nez se mettent à trembler subtilement, mais l'impression disparait aussi rapidement qu'elle est intervenue.

Flynn a déballé une chocogrenouille, lui, et Basil ne peut pas s'empêcher d'avoir une pensée pour Lord Ribbit. Est-ce que Charlie Carter mangeait des chocogrenouilles ? Est-ce que Charlie Carter mangeait des chocogrenouilles devant Lord Ribbit ? Est-ce que Lord Ribbit en tirait l'impression que Charlie mangeait des membres de sa famille ? Les sourcils levés, les yeux un peu écarquillés comme un ahuri, il se concentre sur Flynn Ryder et sa façon étrange de s'expliquer sans s'excuser. De le faire mettre dehors d'un magasin de bonbons pour mieux lui en offrir. De vouloir dire la vérité

La vérité, c'est que Basil a tout de même traité Flynn de sale con, alors que c'en ai visiblement pas un.

- J'suis désolé pour heu... tout à l'heure, il annonce finalement.

Sa main vient attraper un second fizbizwiz, qu'il gobe vivement comme pour se donner le courage de continuer. Sauf que celui-ci n'a clairement pas la même saveur ni le même effet que le précédent, et Basil est brutalement coupé dans son élan. Ça pétille toujours, mais ça picote un peu plus que le précédent, et il sent un frisson étrange lui courir dans le dos. Ses oreilles bourdonnent légèrement, et un drôle de vertige l’oblige à se stabiliser en écartant légèrement les bras. Faire un pas en arrière. Ou du moins essayer. Parce qu’au lieu de sentir le sol sous sa semelle, il sent… rien du tout. Basil fronce les sourcils, baisse les yeux.
 

- Oh.
 

Ni paniqué ni fondamentalement émerveillé, Basil a l'air neutre, presque blasé, comme si son cerveau refusait encore d’accepter ce qu’il est en train de voir. Ses baskets ne touchent plus l’herbe. Son corps entier semble léger, comme s’il était vidé d’une partie de son poids. Un autre frisson lui parcourt la nuque, et il bouge légèrement une épaule pour tester l’effet. Son mouvement le fait monter d’un cran.


- Oh.


Cette fois, l'information semble avoir monté au cerveau, et il a les lèvres qui s'étirent avec un mélange d'amusement et de légère confusion. Ses bras battent un instant l’air, et il sent un léger déséquilibre qui lui fait perdre quelques centimètres d’altitude, avant qu’il ne rebondisse doucement comme une foutue bulle de savon. Il rit, d'un rire un peu enfantin pour un garçon de treize ans, Il tend une main vers le sol, comme si ça allait l’aider à se retenir d’une quelconque façon. Évidemment, ça ne sert à rien. Il flotte. Pas haut. Quelques centimètres seulement, pour l’instant. Il se tord le cou pour observer Flynn, le fixant avec une expression joyeuse. Il fait un mouvement plus brusque pour tenter de reprendre le contrôle, mais l’élan est trop fort : il monte d’un coup sec de trente centimètres, comme un ballon mal attaché. 


- Heu...
 

Sa main cherche un point d’appui, en vain. Il jette un coup d’œil aux alentours, les jambes repliées sous lui, les doigts crispés comme s’il s’attendait à être propulsé dans la stratosphère d’une seconde à l’autre.
 

- J'sais pas pour la gigue ou les canaris, mais celui-là a l'air de vouloir m'envoyer directement dans l'espace, c'est normal ?

C'est que c'était marrant au début mais il a pas prévu de devenir un satellite. La panique monte juste un peu, sans trop prévenir alors qu'il réalise que l'effet ne s'estompe pas, pas comme avec le bonbon précédent. S'il s'envole Flynn va le rattraper pas vrai ? Parce que c'est pas un sale con, finalement. Les yeux grands ouverts, Basil se met à tournoyer inutilement, prenant encore un peu de hauteur.

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Basil Banks

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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Ils sont tous un peu étranges vous savez. Les expatriés. Les premiers sont arrivés l'année dernière, et cette année encore on en retrouve. Basil les a tous photographié, y compris la plus âgée. Anya Nikitovna. Ça lui avait pris des jours avant qu'elle n'accepte enfin, parce qu'il avait lourdement insisté, et qu'il avait fini par lui offrir en échange des gouttes de son propre sang. Étranges, tous autant qu'ils étaient. Certains moins que d'autres, sans doute, mais ils semblaient tous provenir d'une autre planète, plutôt que d'un autre pays. Ils arboraient une mine sombre, des yeux froids, portaient leur uniforme comme les elfes faisaient leurs lits : au carré. Aucun n'étaient jamais en retard en cours, ni ne bronchaient lors des demandes parfois incongrus ou même injustes de certains professeurs.

 

Ils avaient tous l'air presque militaire, comme sur les vieilles illustrations de grand-père.

 

Nikolaï n'était pas en reste. Basil était davantage intrigué par lui que par tous les autres ; peut-être parce qu'ils avaient le même âge, et que le garçon faisait partie de la même maison. À moins que ce fut la posture du sorcier qui le fascinait tellement. Il semblait par instant qu'il n'était même pas humain, tant il se tenait droit, le regard droit dans le vide, ses bras flanqués d'un côté et d'un autre comme deux éléments détachés de son propre corps. Quelques jours seulement étaient passés depuis la rentrée, mais déjà Basil s'était fixé sur un objectif simple : photographier Nikolaï pour le glisser dans les pages d'un carnet justement nommé Les expatriés. Il rédigeait un article, avait-il annoncé à certains élèves. Comme un vrai reporter. Basil avait entendu ce mot de la bouche de la professeure d'Études des moldus, et l'avait rabattu aux oreilles de sa mère absolument tout l'été.

 

- Salut Nikolaï, il se présente simplement alors qu'il approche le garçon au milieu du couloir, à la sortie du cours de métamorphose.

 

Basil avait appris de ses erreurs. Approcher sans le Mekapteur était fichtrement plus efficace que le brandir à la face des gens qu'il souhaitait photographier. Ses yeux bleus plantés sur ceux, tout aussi bleus, de son vis-à-vis, il étire un sourire peut-être un peu incertain devant la mine patibulaire qui lui fait face. Il n'a pas souvent l'occasion de le voir d'aussi près, en réalité, car le sorcier ne partage pas leur salle commune - bien que la raison soit inconnu de tous ceux à qui il avait demandé. La raison de sa venue semble tourner à l'intérieur dans son crâne, souligné d'un rouge alarmant qui le pousse à bifurquer brutalement pour plutôt annoncer :

 

- C'était pas mal comme cours hein ?

 

S'il est une autre chose à noter sur Nikolaï, c'est peut-être l'absence d'élèves autour de lui. À l'instar de Basil, se faire des amis ne semble pas être parmi ses compétences les plus fortes. Alors sans doute qu'un brin de sympathie saura évei...

 

- Attention !

 

Un bras s'élève pour écarter Nikolaï d'un projectile qui n'arrive jamais, et Basil reste le regarder comme un idiot, à jeter sa tête vers le bout du couloir, et son camarade de maison.

 

- Hum. Pardon. J'ai cru voir un truc, il annonce en passant une main sur sa nuque, gênée.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Plus le temps passe, moins la sensation est agréable. Il a un peu le vertige, un peu la gerbe, et le mélange est tout sauf fameux. Pis ça l'inquiète de sentir que le sol continue de s'éloigner autant. Alors il a pas vraiment de réponse à offrir à la question de Flynn. De toute façon elle est probablement rhétorique. Sûr que non ça faisait pas partie de ses plans de devenir un foutu ballon. En fait, il avait pas d'autre plan que d'ingurgiter du sucre, aussi bêtement que ça puisse paraitre. Il hoche la tête parce que ouais, ça lui va plutôt carrément de pas finir accroché sur le clocher du village. Ne serait-ce que pour les moqueries de tous les autres élèves qui le verraient hameçonné là-haut. Comme s'il avait besoin de ça, bordel. Il s'agite encore et encore, mais y a pas moyen de retrouver le moindre semblant d'équilibre quand on est plus rattaché à rien du tout.

 

Il répondrait bien à Flynn un truc sarcastique du genre que si, il va s'installer, pis refaire sa vie parmi les nuages parce que ça a l'air bien plus douillet qu'les dortoirs de Poudlard finalement, mais Basil a jamais été un gars bien sarcastique, et la vérité c'est qu'il aimerait bien que ça s'arrête toute cette connerie. D'abord parce qu'il a vraiment la gerbe, et ensuite parce qu'il commence à monter assez haut pour se dire qu'une chute sera fatalement douloureuse, et ça c'est un truc dont il aurait préféré ne pas se rendre compte. Ses yeux paniqués essaient de suivre Flynn alors qu'il tourne sur lui-même en véritable cosmonaute, le costume en moins. Il serre ses lèvres entre ses dents pour retenir une remontée un peu acide.

- J'ai l'vertige, il annonce d'une voix un peu faible parce que c'est la seule chose qu'il se sent capable d'annoncer.

Déjà sur un balai il a le vertige. Et sur un balai il se tient droit, bien à cheval, en sécurité finalement. Alors entièrement livré à lui-même à presque trois mètres de hauteur sans la moindre idée de la manière dont il va redescendre, s'il va redescendre. C'est pas comme s'il pouvait compter sur les sortilèges anti-chute des vieux comètes de l'école. Il peut que compter sur le fait que l'effet du bonbon finisse par s'estomper de lui-même, et de préférence en douceur.

- P't-être ça me foutra en avance pour le cours, il se prend à balancer en guise de consolation faiblement humoristique au sujet de la tour d'astronomie.

Ça le fait rire un peu, sauf que rire semble booster le flottement aérien, l'emportant soudainement à plus de cinquante centimètres d'un seul coup. Il a un mouvement désespéré alors qu'il balance un juron et qu'il tend sa main dans la direction de Flynn.

 

- J'te jure j'en ai pris qu'deux, il assure alors que son index touche presque un doigt de l'autre garçon. C'est peut-être pas si con l'coup des pierres. Nieeeh. T'es trop loin Flynn. 

Merde, merde, merde. Ça monte. Pis ça tourne, c'est chiant. Il va gerber, c'est sûr il va gerber. Pourquoi y a autant de vent d'un coup ? Ça a toujours été si violent, le vent ? Puis, alors qu'il sent un frisson l'envahir et que la bile lui remonte directement sur la langue, il se sent être décroché. D'un coup d'un seul, sans prévenir, la lévitation s'arrête, le laisse retomber sur le sol alors qu'il en était à plus de trois mètres. Son corps fait un bruit un peu mou alors qu'il expire tout son air et reste un peu scotché au sol. Il se sent lourd.

Un contrecoup probablement légitime alors qu'il vient d'ignorer la gravité pendant plus de trente secondes.

Ça le prend aux tripes avec hargne, et il vomit pauvrement contre les herbes qui n'ont rien demandé. La langue tirée comme un chat qui vient de bouffer une croquette périmée, il secoue la tête avant de se redresser pour s'adosser au muret. Il ose même pas regarder Flynn. La honte bordel. Alors pour essayer de redorer son blason il essaye quand même de balancer un truc, d'une voix qu'il reconnait pas vraiment :

- J'crois j'aurais préféré qu'ils soient explosifs tes trucs.

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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Si Basil avait été surpris que l'autre garçon ne connaisse son nom, il n'en avait rien montré. Du moins s'était-il acharné à ne rien montrer. Son regard s'était quelque peu écarquillé, tandis que ses lèvres s'étaient entrouvertes à demi. Il n'était pas très doué pour cacher ses émotions, en vérité. Ce ne fut rien bien sûr à côté de l'air de stupéfaction qu'il prit lorsque Nikolaï attrapa un frisbee au vol juste avant que ce dernier ne le percute avec brutalité. Basil resta bêtement silencieux à l'observer avec deux yeux ronds.

 

- Woah. T'es rapide.

 

Il n'avait bien sûr pas répondu à la question de l'autre Gryffondor, et il n'hésita qu'un bref instant avant d'hausser les épaules.

 

- Ouais.

 

Le problème voyez, c'est que les autres élèves n'étaient pas tellement fans de cet état de fait. Que Basil voit des choses avant. La plupart du temps, ils ne le croyaient simplement pas. Parfois, ils s'imaginaient que cela faisait de lui un fouineur. Quelqu'un qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas.

 

- J'fais pas exprès. C'est comme ça, il se contenta de vaguement expliquer en récupérant le frisbee tendu par Nikolaï.

- EH BASILIC !
- Uh ?
- Renvoi l'bordel. P'tain j'vous dit ce gars est allumé. Renvoi !
- Oh.

 

Basil affaissa le regard sur le frisbee avant de le balancer au travers du couloir, dans la direction du petit groupe de serpentard. L'object échoua bêtement à moins d'un mètre de lui.

 

- Oh la la mais t'es naze hein.

 

L'autre garçon récupéra le frisbee en secouant la tête, sous les rires de ses copains. Basil rougit jusque la pointe des oreilles, murmurant un vague désolé. Les élèves l'ignorèrent complètement, s'éloignant vers les escaliers.

 

- J'avais une question, il se décide finalement à énoncer en reportant son attention sur Nikolaï. Enfin ça va t'paraitre bizarre peut-être hein, t'as l'droit de dire non et tout mais enfin... j'fais ce truc... c'est comme un article tu sais, comme un truc de journaliste quoi, avec les élèves qui sont arrivés l'année dernière et cette année, à cause de la guerre. Il sait pas si la rigidité du garçon qui lui fait face, ou son regard complètement froid, mais il a beaucoup de mal à en venir au fait, bizarrement. Bien plus encore que lorsqu'il avait posé la question à Anya, et pourtant Anya était une septième année. Enfin j'me demandais si t'accepterais que je te prenne en photo ? Pour mon article.

 

Ses yeux bleus fixent Nikolaï avec espoir. Parfois, il aimerait avoir des visions sur commande. Pour savoir par exemple si on allait répondre favorablement à ses demandes étranges, avant même qu'il n'ait posé la moindre question. Malheureusement les visions n'arrivaient que dans l'anarchie et le chaos, bien souvent pour des choses qui n'avaient pas grande importance.

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Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Pourquoi tu dis ça ? Les mots prononcés avec trouble ne font qu'écho aux trop nombreuses fois où on les lui aura balancé. Avec colère, la plupart du temps. Incompréhension. Jugement. Basil ne parvient pas à redresser la tête pour trouver le regard de Charlie, de peur de ce qu'il va y trouver. Il préfère enterrer ses pupilles sur le sol, les joues empourprées, les mains désespérément moites. Ça y est. Elle va partir. Elle va partir sans se retourner en décrétant qu'il est vraiment trop bizarre et qu'il raconte n'importe quoi. Ses doigts s'accrochent les uns aux autres. Il a chaud. RIBBIT. 

 

Le silence ne s'étend pas l'éternité qu'il mesure, pourtant. De nouveau, Charlie parle. Prononce son nom. Il peut presque entendre la suite sans avoir besoin de l'écouter. Basil, pourquoi tu dis ça, c'est n'importe quoi ! Arrête de mentir. Ils ont raisons les autres t'es vraiment trop bizarre. Mais ce ne sont aucun de ces mots là qui sortent de la bouche de Charlie. Non, c'en sont d'autres. D'autres qui font dresser les yeux de Basil vers le visage constellé de taches de rousseurs, et le font battre des cils bêtement. D'accord ? Il s'entend répéter plus qu'il ne réalise le faire.

Elle n'est pas partie. Elle n'a pas tourné les talons devant sa prédiction. Elle n'a pas emporté Lord Ribbit avec elle pour ne plus jamais te revoir Basil Banks. Éberlué, le garçon laisse échapper un long soupir, comme s'il avait jusque là tenu sa respiration. L'avait-il fait ? Peut-être bien. RIBBIT ! Par méfiance pure, il laisse s'écouler une, deux, trois secondes encore avant d'esquisser le départ d'un sourire qui vient finalement s'accrocher d'une oreille sur l'autre. Bref, mais intense, le sourire s'efface pourtant pour laisser place au froncement de sourcils concerné tandis que Basil insiste : Tu pourras pas. L'empêcher. Il déglutit. Si je l'ai vu c'est que ça va s'passer tu sais. 

Le problème de ses prédictions, c'est qu'elle ne servait jamais à rien. Parfois il les confondait avec ses rêves, toujours plus absurdes les uns que les autres. Annonçait un orage terrible qui ne venait jamais. D'autres fois elles étaient vraies, et elles arrivaient, et c'était tout. Rien de ce qu'il pouvait faire ne pouvait modifier le cours des choses. Il avait avec le temps appris à cerner plusieurs différence majeures qui existaient entre ses rêves et ses visions. C'était plus simple lorsqu'il les avait de jour, car là aucun doute n'était possible. , aucun doute n'était possible.

- Peut-être on pourrait le protéger. Avec un sort. Pour que l'oiseau le lâche tout de suite après. Il annonce finalement avec sérieux, presque surpris de sa propre témérité. Elle n'était pas partie, après tout. Elle n'était pas partie, alors elle le croyait, non ? Basil se mord la lèvre, fait courir ses doigts sur les mécanismes du Mekapteur comme pour se rassurer. Tu sais comme un bouclier qui ferait que si on l'attrape on est... électrocuté ou quoi. Une décharge. 

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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

La réponse, tranchée, ne laisse aucune place à la négociation. Basil a les épaules qui s'affaissent, et son regard se perd quelque part derrière la silhouette parfaitement rigide de son camarade de classe. Il s'attend presque à le voir partir, de sa démarche militaire, mais Nikolaï ne s'en va pas. De nouveau il lui parle, aussi durement que pour son refus précédent, mais étonnamment pour balancer une observation qui n'a strictement rien à voir avec l'article que Basil souhaite écrire. Les yeux bleus se sont perchés en hauteur - le jeune russe fait peut-être une tête de plus que lui -, et les lèvres s'ouvrent et se referment alors que la pointe des oreilles rougissent. D'avoir été étudié et jugé ainsi, peut-être. Basil n'est pas du genre à s'inquiéter beaucoup de ce qu'on pense de lui, ou de quelque première impression qu'il ferait à un camarade. Celle qu'il vient de faire à Nikolaï cependant, lui importe, bien qu'il ne sache pas en déterminer la raison.

 

Un simple haussement d'épaules fait office de réponse, cependant, et Basil se détache du regard incisif du sorcier russe pour braquer ses prunelles contre la pierre derrière lui.

 

- Pour quoi faire ? Il réplique en toute simplicité.

 

L'ignorance, c'est encore ce qui marche le mieux. Plus jeune, Basil avait tenté de se défendre. Ça ne rendait jamais la situation que pire que ce qu'elle était avant. Au moins maintenant on ne faisait que lui donner des surnoms idiots. C'est à peine si on le bousculait dans les couloirs. On ne le voyait pratiquement pas. Il était devenu ce gamin invisible dont on ne se rappelait que pendant les cours, lorsque les professeurs l'interrogeaient directement malgré sa manière de s'enterrer sur son siège.

 

- Ça va ils font que rire. C'est pas si grave.

 

De nouveau ce haussement d'épaules alors qu'il ose de nouveau affronter le regard de Nikolaï.  Anya non plus n'avait pas voulu, pour la photo. Mais il avait pu la convaincre. Est-ce qu'il pourrait convaincre Nikolaï ? Un flash lui passa brutalement devant le regard, et un instant il paru complètement absent. Il avait vu le garçon dans cette même posture militaire. Il était dans un portrait. Un portrait dont le cadre était identique à tous ceux qu'il avait fait jusqu'alors pour les autres élèves expatriés de la zone de guerre. Un sourire se glissa sur son visage, et il sembla être extrêmement soulagé soudainement.

 

- Tu diras oui ! Il annonce sans réfléchir.

Grimace dans la seconde suivante en réalisant que si le garçon n'est pas convaincu dans la seconde, c'est qu'il n'a probablement pas envie d'entendre qu'il le sera dans les jours suivants pour une raison ignorée à ce jour. Personne ne veut savoir ce qui va arriver, Basil. Sa tête s'affaisse, et c'est à peine s'il sent le coup d'épaule qu'il se prend alors qu'un groupe de Serpentard remonte le couloir dans l'autre sens.

- S'tu veux on peut marcher ensemble jusqu'au prochain cours, il offre dans un murmure, les yeux braqués sur le bout de ses chaussures.

Peut-être qu'à côté de Nikolaï Polyanski, on rirait moins de Basil Banks et de ses manières étranges.

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- T'fais quoi en fait ?
- Rien j...
- Tu calcules la distance au sol ? S'tu veux on t'jette ça ira plus vite hein.
- Non c'est juste...

- N... n... non... c'est j... juste...

- ... le livre est sensé être là.

- Le l... livre est s... sensé... être làaaaa.

- P'tain de taré.

- Si on l'brûle t'fais quoi ? Incendio !
- Ça va pas marcher.

- Incendio !

- Parce qu'il est sensé être là en fait et...


Bam. L'impulsion d'une jambe qui vient faire valdinguer le bouquin qu'il vient de lancer à plus de trois étages de distance. Le livre prend le mur, fait s'exclamer un tableau, s'en retourner un autre, un fantôme, et enfin un élève, qui esquive miraculeusement le frisbee à dents de serpent qu'il se serait inévitablement pris sur le crâne. Basil n'a guère le temps de constater les effets de tout cela, car Gideon le tient par le col et l'envoie valser jusqu'au bas des escaliers, qui dans un mouvement abrute s'accolent au pallier du second étage. Basil y échoue lamentablement.

 

- Taré.

- Grave.


Jules lui balance un mollard qui vient s'écraser sur l'avant de son uniforme et Basil reste bête à les regarder s'en aller. Finalement il se relève, et guette le rez-de-chaussée avec espoir. Le livre est contre un mur, et c'est bien tout. Il pousse un soupir avant de se pincer les lèvres et de s'engouffrer dans le couloir, les épaules affaissées. Nikolaï avait sans doute raison. Il fallait qu'il apprenne à se défendre. Le souci c'est qu'il ne se sentait pas en mesure d'imposer la même stature que son camarade, d'arborer son regard sur le monde. Les portes se succédèrent, jusque celle du laboratoire de photographie, et après un regard à gauche et à droite, il s'y enferma complètement. Trempées d'un bain à l'autre, ses photos commençaient à prendre vie - grace, notamment, aux potions de fixation temporelle que fournissait le professeur Brooks. 

Certaines images furent tirées de leur baignade pour être accrochées en hauteur par de grosses épingles grossières, d'autres changèrent de contenant pour être plongées dans des fixateurs éthérés ou autre eau de rinçage purifiante. Basil observa longuement les visages qui lui faisaient face - eux ne le jugeaient ni par sa dégaine, ni par sa façon de leur parler de ce qu'il avait pu voir ou non en les photographiant. Puis, lorsqu'il eut terminé, il quitta la pièce sans hésitation, pour rejoindre le rez-de-chaussée. Il avait pas mal de devoirs à faire, et la salle d'études semblait un meilleur endroit pour compléter ses devoirs qu'une salle commune pleine de gens qui chercheraient à le distraire d'une manière ou d'une autre. Malheureusement pour lui, l'endroit était complètement envahit.

Ses yeux se fixèrent sur la silhouette menue de Charlie Carter, quelque part au fond de la pièce, et il s'avança vers elle avec timidité.

- Ça t'embête pas si j'm'installe à ta table ?

À la table à côté, plusieurs élèves de leur année se tournèrent, et quelques rires vinrent ponctuer le silence, aussitôt éteints par un concierge visiblement de garde ce jour là.

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Un sourire intimidé a ponctué la mention de son nom complet. Personne ne l'appelle ainsi, ou alors parfois sa mère lorsqu'elle est très fâchée après lui. Charlie ne semble pas fâchée, elle. Charlie n'a jamais vraiment l'air fâchée. En fait, chaque fois que Basil croise la route de Charlie, elle lui donne l'impression d'être la personne la plus gentille du monde, sans doute incapable de s'énerver après qui que ce soit. C'est peut-être ça qui l'avait mené jusque sa table aujourd'hui. De toutes les options présentes, il était évident que c'était la meilleure. Les gens n'embêtaient pas Charlie Carter comme on pouvait l'embêter lui. Parce qu'elle n'était pas aussi étrange, peut-être, ou plus simplement parce que son père était une célébrité reconnue du monde sorcier.

 

- Merci.

C'est le seul mot qu'il avait prononcé dans les dernières longues minutes. Son manuel d'histoire de la magie avait été grand ouvert devant lui, un large parchemin soigneusement déroulé, une longue plume maladroitement trempée dans l'encre avant de venir goutter sur le papier, et goutter encore. En équilibre précaire dans sa main, il n'y prêtait guère attention, ses yeux sur les lignes étriquées qui s'amoncelaient sur les pages. Parfois il était distrait par quelques gestes de la fille qui lui faisait face. Par la présence de bracelets colorés dans un angle éloigné de son champ de vision. Parfois il glissait un regard timide vers elle qu'il rabattait aussitôt sur son étude d'un paragraphe joyeusement intitulé le gobelin à travers les âges, aussi peu intéressant soit-il.

 

Puis Charlie avait parlé, et Basil avait redressé la tête vivement. Sa plume n'avait toujours pas gratté le moindre mot sur son parchemin qui n'avait pourtant plus rien de vierge tant la mare d'encre commençait à y prendre de la place. Il ne semblait définitivement pas le réaliser, et la manche de sa chemise n'était qu'à quelques centimètres de tragiquement finir bleutée jusqu'au coude. Il secoue la tête, car non, ils n'ont pas eu les résultats, et sans doute qu'il va avoir une sale note car il n'a rien compris à tous ces cours sur la Confédération lui non plus. Basil n'a pas vraiment l'habitude qu'on lui adresse la parole pour autre chose que pour lui rappeler qu'il est taré cela dit, alors il tarde à répondre. Mais finalement c'est un sourire qui se dessine sur ses lèvres à la mention des géants, et il acquiesce :

 

- Han ouais les géants c'était cool.

 

Basil avait été fasciné par les photographies de ces guerres dans le manuel. Ils ne rentraient jamais tout à fait dans le cadre, à moins de se pencher grossièrement, et leurs proportions étaient définitivement incongrues. Comme des hommes dessinés à la va-vite par la main d'un enfant. Un éclat de rire lui échappe devant les images que lui montre Charlie du bout d'un ongle violet, et il place rapidement une main devant sa bouche avant de rencontrer le regard du concierge. Ce dernier se contenta de plisser les yeux en claquant sa langue contre son palais à répétition, un index porté devant ses lèvres comme seul avertissement. Basil hocha la tête avant de se pencher plus avant pour mieux observer la glace géante qui n'allait pas tarder à se faire dévorer.

 

- Huh ? Oh. Quelques doigts viennent lui triturer l'arcade, et il réalise qu'il y a un peu de sang, pratiquement sec. C'est rien. J'suis tombé dans l'escalier, il énonce en essuyant encore et encore du bout de ses doigts avant de chercher dans une poche de son sac de quoi faire ça plus proprement. Ne trouvant rien, il finit par simplement les frotter contre son jean. Tu dessines bien, il énonce à voix basse. Il se met à feuilleter son propre manuel pour trouver la section des géants, et lui montre quelques croquis qui semblent se battre ici et là. L'on peut aisément voir que le livre est pratiquement couvert de ce genre de chose, ainsi que parfois de quelques notes inscrites dans les coins de pages. R'garde j'avais fait Conan et pis Haka le Terrible avec sa hache ensorcelée. On disait à son propos qu'il était tombé amoureux de cette dernière, et l'avait épousé. Basil s'était disputé avec le professeur car il maintenait que la hache avait autrefois été une femme, alors que rien ne l'avait prouvé jusqu'ici. 

L'arrivée éminente de Monsieur Milbourne le fit baisser la tête brutalement, mais ce dernier se contenta de refaire claquer sa langue en leur faisant les gros yeux avant de disparaitre entre deux rayonnages. Il n'était pas bien sévère, mais Basil n'aimait guère attirer l'attention comme ça.

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Son rire est étouffée derrière une manche bouffante alors qu'il complète d'une voix hilare : Pundibilum ! Y avait même des chansons à son propos, que l'on pouvait entendre en ouvrant certaines chocogrenouilles collectors lorsque l'on était particulièrement chanceux. Basil se pince la lèvre avant d'hocher la tête, dans un sens puis dans l'autre. Nan j'l'ai pas, j'la veux bien. J'pourrais te l'échanger contre celle de Haka si tu veux. Il n'en avait qu'une, mais il savait qu'il en aurait d'autres. Alors bon. Ses yeux suivirent le concierge du regard jusque sa disparition, et il les ouvrit comme deux soucoupes en entendant Charlie lui confesser qu'elle le connaissait depuis toujours. Vraiment ? Est-ce qu'elle avait vécu à Poudlard toute sa vie ? Non, c'était stupide. Il avait du mal, parfois, à s'imaginer que le personnel de l'école pouvait avoir une vie en dehors du château.

- Tu rigoles ? J'crois pas hein. 

 

Basil avait entendu parler du bal de noël. En fait, c'était le sujet numéro un de pas mal d'élèves depuis que l'information avait fuitée, quelques jours plus tôt, d'un groupe de serdaigles qui sortaient de la bibliothèque. Rien qu'à l'idée de danser devant tout le monde, il avait rougit jusque la pointe des oreilles, et préférait ne même pas répondre à l'enthousiasme que montrait sa camarade pour un tel évènement. Il ne pouvait rien imaginer de plus humiliant que de se mettre à faire une telle chose volontairement. On se moquait suffisamment de lui comme ça pour qu'il n'en rajoute pas une couche. Il enviait Monsieur Beckett et Monsieur Milbourne de pouvoir prendre de telles initiatives sans craindre qu'on les bouscule ensuite dans les couloirs. Simplement parce que c'était deux adultes.

 

- C'est pas parce que des gens dansent ensemble qu'ils sortent. Faut faire d'autres choses tu sais.

 

Il n'avait certes pas une grande connaissance du sujet, mais il avait vu comme Sasha Shevchen avait bécoté Alison Carter à la sortie d'un cours. Charlie savait-elle que sa sœur sortait avec l'un des expatriés de la guerre ? Basil n'eut pas le temps de lui poser la question, car brusquement la sorcière tire son parchemin sous sa plume, et il est a un geste de recul. L'encrier se renverse sous leurs deux regards catastrophés, mais elle a un réflexe si rapide qu'il en devient particulièrement impressionnant. La table, elle, n'est guère impressionnée, nuancée d'un violet sombre en une longue tâche immense qui rivalise aisément avec celle qui macule son propre parchemin. Basil se pince les lèvres, ne peut pas s'empêcher d'échapper un genre de rire étouffé en regardant le désastre. 

Il guette à droite et à gauche avant de saisir sa propre baguette, et de la pointer vers le mobilier, décidé à aider sa camarade.

-

Basil parvient à bout de l'énorme tâche d'encre, non sans fierté. Il adresse un large sourire à Charlie avant de redresser à la main son encrier.

!

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Il a froncé le nez sans trop s'en rendre compte. Bart. C'est qui, Bart ? Pis ça lui vient. M'sieur Beckett. Lord Beckett, qu'il se plaisait à leur rappeler parfois en se donnant des airs faussement importants. Devaient être vachement proches de Charlie pour qu'elle l'appelle comme ça. Il arrive pas à s'imaginer un monde où il appelerait le bibliothécaire Bart, ou n'importe quel professeur par juste son prénom. Ça doit quand même faire un peu bizarre. Quant à la mention du bal de noël de l'année précédente, ça lui fait juste afficher un genre de sourire un peu crispé. Aussi amusant que ce soit d'imaginer Ryan Hedgecombe se faire repousser par les filles à cause de son haleine de tartare de dragon, ça reste un moment dont il ne garde pas le meilleur des souvenirs.

 

Voyez, Basil Banks n'avait pas pu assister au bal de noël, car il avait passé toute la soirée enfermé à double tour dans un placard à balai du quatrième étage.

 

- Few, c'était moins une, il chuchote une fois le concierge reparti.

Les yeux de Basil se posent alors sur la paume teintée de Charlie et il étouffe un rire derrière la sienne. Il jette un œil à Monsieur Milbourne, qui s'est affaissé plus loin pour répondre aux interrogations de plusieurs étudiants de sixième année, avant de braquer sa baguette sur Charlie.

- Bouge pas hein.

C'était un sort qu'il n'avait jamais testé que sur lui-même, et sans grand succès, mais il avait peut-être un peu envie d'impressionner sa camarade. Alors avec application, il prononça la formule, la voix basse et les yeux braqués sur sa cible.

 

- Encaustum Corpus !

La paume reste désespérément violette, et Basil en devient rouge jusqu'au bout des oreilles.

- Zut. Ça marche d'habitude, il murmure avant de chercher un mouchoir dans la poche de son uniforme. Tiens, essuies là à la main si tu veux.

Absurde héritage de la bonne éducation de sa mère : toujours avoir sur soi de quoi nettoyer de potentielles bêtises. Basil se pince les lèvres avant d'affaisser le regard sur son parchemin, honteux de son échec.

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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Un instant, Basil reste observer Nikolaï avec des yeux ronds, la bouche un peu entrouverte. Il n'est pas bien certain du lien étiré par le russe entre les autres garçons se moquant ouvertement de lui, et sa mort. Il faut dire cependant qu'extirpé de la guerre, l'on tire souvent une mentalité dure comme celle-ci. Il l'a lu dans diverses archives d'articles de presse, et même dans plusieurs romans. Sa fascination pour ce genre de phénomène est loin de dater d'hier. Pratiquement incollable sur la première guerre mondiale qui a ravagé le monde moldu, ainsi que sur celle qui a suivi, Basil est au fait de nombre de leurs conséquences désastreuses sur les populations. Alors, sa bouche se referme bientôt, et il se contente d'un simple mmh qui n'approuve ni ne désapprouve les dires de son camarade slave.

Il hausse par ailleurs les épaules lorsque l'autre refuse de comprendre que ses visions se produisent systématiquement, que ce soit ou non de la volonté de ses protagonistes. Nikolaï le verrait bien par lui-même, comme tous ceux qui ne l'avaient pas cru auparavant.

- Ok...

Peu certain des conseils prodigués - même la tête haute, il en faisait bien une de moins que l'ensemble de ses camarades -, Basil se contente de froncer les yeux en s'imaginant les suivre : parler fort n'est pas dans sa nature, et il serait probablement tétanisé rien que d'entendre le son de sa propre voix faire écho dans les couloirs en réponse aux provocations. Nikolaï n'avait, qui plus est, pas répondu à sa question. Alors, un instant passe. Pas tant gênant que silencieux. Étrange. Peut-être absurdement long, à moins qu'il ne dure qu'une poignée de secondes. Basil n'est sûr de rien. Simplement qu'il reste observer Nikolaï, puis le couloir, Nikolaï de nouveau, avant d'émettre un genre de raclement de gorge, et d'élaborer un geste flou qui se veut peut-être illustrer un salut.

Quelque chose comme ça.

Mais alors qu'il commence à s'en aller, pensant planter là le russe et sa posture militaire, Nikolaï commence à le suivre. Les yeux ronds de nouveau, Basil se sent étrangement soulagé de le constater, et il se pince brièvement les lèvres en ce qui ressemble peut-être vaguement à un sourire. Pour lui-même, pour le monde. Un garçon marche à ses côtés, un garçon dont personne n'oserait se moquer. Nikolaï Polyanski. Le garçon qui se tient plus droit que la tour Eiffel. Sans vraiment s'en rendre compte, Basil se redresse, les épaules vers l'arrière, le menton haut, les yeux non plus vissés sur la pointe de ses souliers, mais vers le bout du couloir. Son pas s'adapte à celui, plus rapide et plus assuré, de Nikolaï. Le silence se prolonge, et aucun d'eux ne semble vouloir le briser.

Quelques regards les suivent, lui semble t-il. Planqués dans les alcôves, entre deux armures. Sur le palier des escaliers de l'étage suivant. Dans le recoin d'un couloir. Mais la magie opère, car personne ne lui adresse la parole, ni ne tente de lui lancer le moindre croque-jambe, ni ne lui lance de boulette de papier, ni ne l'asperge d'encre, ni rien. Basil se sent comme une confiance terrible qui le pousse vers l'avant avec davantage de vigueur, jusque bifurquer vers l'escalier qui s'enfonce dans les sous-sols, les mènera en salle de potions. C'est-là, dans la semie obscurité d'un couloir sombre, que parait un groupe de serpentards, visiblement décidés à lui barrer la route. Ils n'ont pas l'air de même calculer la présence du russe à ses côtés, peut-être persuadé qu'ils ne font que marcher côte à côte, et non ensemble.

C'est là que le doute survient, dans l'esprit de Basil. Marchaient-ils seulement côte à côté depuis tout ce temps ? Ou simplement dans la même direction...

- Basilic...
- T'as zappé tes manières ou quoi ?
- T'as pas un truc à nous donner ?
- De quoi ? N... Nan.

La seconde qui suit le voit dresser le menton, tâchant de faire face tandis que les trois garçons, de son année, forment une véritable barrière entre lui et le reste du couloir. Déjà-vu. Des dizaines de fois, en réalité. Il sait pertinemment ce qu'ils veulent. Comme chaque lundi : les sous que lui envoie sa mère par courrier pour profiter de Pré-Au-Lard.

- Bah si Basil. On t'apprend rien qu'tu sais pas déjà quand même.
- L'mec voit que ce qu'il veut en fait.
- Laissez-moi passer ! Il s'exclame subitement, d'une voix forte, le menton toujours relevé.

Sauf que ça le surprend plus que les autres, qui se mettent plutôt à rire bêtement, se balançant des coups de coude.

- Laissez-moi passer ! L'imite Foley d'une voix aigüe.

- T'vas faire quoi si on t'laisse pas passer, nous photographier ?
- J... Nan...
- N... Nan...
- P'tain mais quelle grosse victime. Bon file c'que t'as là, on a pas qu'ça à foutre.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
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Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Le violet est la couleur préférée de Charlie Carter. Allez savoir pourquoi, l'information se range dans le crâne du jeune Banks, dont le sourire s'étire en creusant une fossette sur sa joue. Il se redresse brusquement lorsqu'elle le prévient qu'il reste de l'encre sur son parchemin, et la laisse œuvrer en silence, guettant les alentours de quelques brèves œillades.

 

- Bien joué ! Il la félicite à voix basse, les oreilles rouges de réaliser que ça fait de lui le seul des deux à avoir échoué.

 

Au moins elle ne s'est pas moqué de lui. Conforté dans sa première impression de Charlie, Basil a bien du mal à se concentrer pour le reste de l'étude, la jeune fille continuant de lui offrir de larges sourires par-dessus leurs deux manuels. Autant dire que les parchemins ne se remplissent guère. À la levée de l'heure de travail, Basil se lève avec l'ensemble de ses camarades, rangeant sans grande méthode ses affaires au fond de sa sacoche de cuir. La question de la sorcière le fait ouvrir des yeux ronds, et il acquiesce avec timidité.

 

- Si tu veux, Charlie Carter.

 

Amusé par sa simple initiative de l'imiter dans sa façon de prononcer son nom au complet, il pouffe bêtement avant de l'entrainer à sa suite dans les couloirs. Oubliés les groupes d'élèves qui pourraient à tout instant briser leur bulle de complicité, et le prendre à partie dans l'un de leurs stupides jeux consistant globalement à Rob a Bank. Sa main s'est liée à celle de Charlie comme par réflexe pour mieux se mettre à courir sans raison aucune. Ils n'étaient pourtant poursuivie d'aucune menace, ni d'aucune obligation scolaire.

 

Le second étage est vite atteint, et avec lui le laboratoire de photo, devant lequel il s'arrête net. Un index posé sur ses lèvres, il pousse la porte avant de se mettre à chuchoter.

 

- Faut pas faire trop de bruit, sinon ça peut altérer les bains ok ? Les photos sortiraient à moitié effacées.

La pièce n'était guère spacieuse. Elle était même plutôt étroite, ses parois envahis de plans de travail sur lesquels s'enfonçaient des bacs larges et peu profonds. Tous étaient emplies de liquides de couleur et d'aspect différents, qui semblaient pour certains mijoter, pour d'autres ne pas bouger du tout. Obscur, l'endroit n'était éclairé que par une simple lanterne rougeâtre suspendue au plafond. Aux murs étaient accrochés de nombreux fils sur lesquels étaient pendues des photographies. Certaines n'avaient pas finies d'être développées. Celles qui l'étaient étaient majoritairement des portraits des élèves expatriés de Russie. Plus occasionnels étaient les paysages pris dans le parc de Poudlard, et pour certains aux alentours de Pré-Au-Lard, et quelques rares clichés représentaient des créatures que Basil y avait rencontré. Un botruc dans le creux d'un énorme chêne. Un écureuil volant qui saute du toit de Zonko pour venir se percher au sommet d'un platane. Toutes les photographies sont en mouvement, ou presque.

- On est que quatre à utiliser l'endroit tu vois. Mais les autres sont tous plus âgés. Ça par exemple c'est une photo d'Amaya. Et ça c'est à Victor.

Les autres sont de lui, Gregory ne laissant jamais aucun cliché trainer dès lors qu'il était développé. Basil envahissait largement l'espace, et pour deux raisons : d'abord il prenait davantage de photographies que les trois autres réunis, mais surtout il avait peur de les emmener dehors et de se les faire détruire par des élèves mal intentionnés. Ça n'aurait rien eu de nouveau, voyez. Agité, Basil passe d'un bac à l'autre pour vérifier l'avancement du développement, s'arrête au devant d'une étagère accrochée au mur pour extirper une photographie parmi toute une pile qui siège là.

- Celle-là c'est ma préférée. C'était l'année dernière.

C'est Poudlard, vu de derrière le lac. Plusieurs chouettes semblent quitter la volière à tire-d'ailes, tandis que dans le parc on voit plusieurs élèves en pleine bataille de boules de neige.

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Ce message fait l'objet d'un avertissement de contenu pour les sujets suivants

Évocation de violence envers un animal

Où Basil s'était tenu en spectateur, Charlie avait été actrice principale. Rien de bien surprenant. Naturellement avenante, souriante et sûre d'elle, Charlie devait faire partie de ces enfants avec lesquels on a envie de jouer. Pas comme lui, donc, à sortir la mauvaise phrase au mauvais moment. Alors, quand l'adolescente se penche pour l'embrasser sur la joue, une rougeur vive colore sa peau jusque la pointe de ses oreilles, et Basil sent son estomac se nouer. Est-ce que c'est un piège ? Est-ce qu'une bande de Gryffondor va débarquer pour lui hurler que c'est pour de faux et qu'il a été bien bête d'imaginer que tout ça était vrai, ruinant l'intégralité des photos de la pièce dans laquelle il ne faisait normalement entrer personne ?

 

Aussi bien terrifié à cette idée qu'à celle de remettre en cause la présence même de Charlie à ses côtés, Basil inspire profondément et retient son souffle. Une, deux, trois secondes. Expire sans bruit dans l'obscurité. Charlie a l'air sincère. Il ne la connait pas bien, mais il sait que c'est une fille gentille. Pas du genre à faire ce genre de farce avec d'autres juste pour l'ennuyer. N'est-ce pas ? Il secoue la tête de gauche à droite pour indiquer que non, ça ne le dégoûte pas, un crapaud. Ce n'est pas son animal préféré, mais il les trouve amusant, avec leur posture constamment agenouillée, et leurs coassements profonds.

 

Il se permet un sourire avant de répondre, son enthousiasme grignoté par le doute qui continue malgré tout de lui travailler les méninges.

 

- C'est cool comme nom, Lord Ribbit. Moi j'ai une gerbille. Mais je l'ai laissé chez moi. Elle se plait pas au château.

 

Ou plutôt, il avait bien trop peur qu'il lui arrive quelque chose, comme ce qui était arrivé à la première.

- J'l'ai appelé Crevette, il confie dans un souffle. C'est elle là, il annonce en feuilletant les photos pour en extirper une, presque tout en dessous.

Crevette était minuscule, comme une crevette. Ce n'était cependant pas la raison pour laquelle il l'avait appelé ainsi. Le nom faisait écho à un rêve qu'il faisait régulièrement, où il se voyait au bort d'une falaise. C'était celui d'une chouette qui s'agitait sous une pluie battante, et aux yeux étrangement semblables à ceux de sa gerbille. La personne qui était avec lui dans son rêve, appelait la chouette Crevette. Alors Basil n'avait pas hésité un instant lorsqu'il avait rencontré sa seconde gerbille. La première, paix à son âme, n'avait vécu que deux mois avant d'être noyée dans les toilettes du septième étage.

- Si tu veux on peut faire ça maintenant. Il est où Lord Ribbit ?

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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Blink. Blink. Les battements de cils de Basil auraient pu être cartoonesques s'ils avaient été accompagnés d'un tel bruit. C'est cependant dans le silence le plus total que le garçon reste observer son camarade.

 

- Tu l'aurais pas fait hein ?

 

Non parce que si Nikolaï prétend qu'il doit croire en ce qu'il dit pour que ce soit crédible, ça veut dire qu'il vient vraiment de menacer un autre garçon de lui crever les yeux. Plusieurs. Avec la conviction qu'il l'aurait fait s'ils n'étaient pas partis. D'abord, pourquoi ils étaient partis hein ? Est-ce qu'ils avaient vraiment eu peur que Nikolaï leur crève les yeux ? Peut-être bien. À dire vrai, si le russe s'était adressé à lui avec ce regard là, et ce ton froid, pour lui annoncer une telle chose, sans doute l'aurait-il cru aussi.

 

Alors très vite, Basil affaisse le regard vers la pointe de ses chaussures, les sourcils froncés. Il ne sera jamais capable de crever les yeux de quelqu'un, lui, c'est sûr.

 

- Ça peut pas marcher parce que j'pourrais pas faire ça, il finit par balancer en redressant la tête et en haussant les épaules.

 

C'est bien à cause de ce simple fait que les autres garçons, et même quelques filles, se moquaient si souvent de lui. Il n'arrivait pas à être méchant. Ça faisait de lui une cible facile, qui ne répondait jamais. Parce qu'être méchant, ce serait faire exactement ce que tout le monde lui faisait. Ce serait leur donner raison. Pourquoi Nikolaï ne comprenait pas ? C'est comme ça qu'on fait la guerre, non ? Sa passion morbide pour ces sujets de l'histoire lui avait appris au moins ça. Ça commence toujours par quelqu'un qui fait quelque chose de terrible, et quelqu'un qui répond par quelque chose de plus terrible. Sauf que si tout le monde se crève les yeux, à la fin tout le monde est aveugle, et personne n'a rien gagné.

 

- T'as pas eu besoin d'le faire et ils t'ont quand même écouté, il annonce finalement en tournant la tête dans la direction qu'ont pris leurs camarades. J'aimerais bien qu'on m'écoute comme toi on t'écoute.

 

Pas juste parce qu'il ferait peur, ou qu'on penserait qu'il peut crever les yeux des gens. Juste parce qu'on s'intéresse à ce qu'il dit. Qu'on pense pas qu'il est bizarre, ou complètement taré, ou complètement débile. Basil pousse une inspiration avant de resserrrer la lanière de son sac sur son épaule et de se remettre à marcher.

 

- T'as déjà crevé les yeux d'quelqu'un Nikolaï ? Il demande avec curiosité. 

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Pas le droit. Évidemment que pour le russe, c'est la seule question qui se pose. Pas celle de savoir s'il pourrait ou non crever les yeux de quelqu'un, mais s'il en avait le droit. Ça donne à réfléchir. Lâché comme une évidence au milieu du couloir, ça ne participe qu'à rappeler combien Nikolaï est différent. De lui comme de tous les autres élèves de Poudlard. Nikolaï a fait la guerre. Nikolaï a coupé des doigts. Nikolaï a tué. Un frisson remonte l'échine de Basil, bien qu'il ne sache pas si l'information le choque ou l'attriste. Les deux, peut-être bien.

 

Il parait évident que Nikolaï n'a rien d'un enfant, et tout d'un soldat.

Basil n'est pas naïf. Il sait que la guerre fait ce genre de chose aux gens. Il a lu tant de choses sur le sujet qu'il en connait des facettes que même certains professeurs ignorent. Des détails sordides sur lesquels son regard s'est accroché malgré lui, comme s'il lui fallait savoir, comprendre. S'imprégner d'une histoire dont il n'avait pourtant jamais fait partie. Ça reste autre chose d'être au devant d'un garçon qui l'a vécu. Un garçon pas plus âgé que lui. Un garçon bien plus grand et plus fort, cependant. Un garçon capable de crever des yeux s'il le faut, et même de tuer.

- Oh.

C'est tout ce qu'il parvient à sortir. Minuscule et bête. Fragile. À la guerre il n'y a pas de bien ou de mal. Il n'y a que des ordres à suivre, quand il ne s'agit pas de simplement survivre. Basil ne sait plus très bien dans quel document il a lu cette phrase, mais elle lui est restée. L'enchaînement de la proposition de Nikolaï le fait se figer brutalement dans le couloir et ouvrir deux yeux ronds. Il a un mouvement de recul bref, comme si la phrase l'avait frappé.

- Attends quoi ?

Lui, faire du sport ? Son regard s'affaisse sur deux bras frêles qu'il a soudainement l'envie de planquer dans son dos. Une main gênée s'accroche à la lanière de sa sacoche, l'autre s'enfonce dans une poche. Il hausse les épaules.

- J'sais pas j...

Un nœud se forme au creux de son estomac. Il va se ridiculiser c'est certain. Même en s'entrainant très fort, il pourra jamais rester qu'une crevette. Tout le monde le dit. Mais la vision lui revient en tête. La vision de Nikolaï face à l'objectif, pas dans une posture de soldat, simplement figé là en toute confiance. Alors relevant finalement la tête en tâchant de se faire plus droit que d'ordinaire, il inspire avant d'acquiecer.

- Ok. Il se mordille l'intérieur de la joue, quand même, peu assuré. J'veux dire on peut essayer. Pour voir. Mais si j'suis nul tu m'coupes pas les doigts pour en faire un collier ok ?

La tentative d'humour lui fait pousser un sourire bref, nerveux. Ça va tomber à plat c'est sûr. Mais Basil se sent fier malgré tout. Fier de tenter quelque chose de nouveau. Fier de se tenir aux côtés d'un type aussi fort qu'a peur de rien ni personne, et que ce type veuille passer du temps avec lui pour l'aider à le rendre plus fort.

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Basil Banks

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Basil sourit, un peu gêné, en la voyant s’extasier sur sa gerbille comme si c’était la créature la plus précieuse du monde. Il ne sait pas trop comment réagir à ce genre d’enthousiasme… alors il ne réagit pas vraiment, se contentant d’hocher la tête en guise d’acquiescement.
 

- Ouais… elle me manque un peu. Mais bon, elle est mieux chez moi, c’est plus calme. Il esquisse un sourire bref, et quand Charlie lui demande où il vit, il hésite une seconde avant de répondre, un peu surpris qu’elle s’intéresse à ce genre de détails. Birmingham. Un appart avec ma mère. Rien d’incroyable.
 

Il observe distraitement les deux doigts de la jeune fille former une croix en l’air pour imiter l’enseigne de son magasin. Il l’a déjà vue, évidemment. Tout le monde connaît Carter Quidditch. Mais il n’avait jamais vraiment pensé que quelqu’un pouvait vivre juste au-dessus. Comme si les gens qui travaillaient à Pré-au-Lard disparaissaient une fois les boutiques fermées.
 

- J’vois. Ça doit être cool d’habiter là-bas.

Il garde la photo de Crevette dans sa main un instant de plus, puis la range dans sa sacoche en la lissant doucement du bout des doigts. Comme si Charlie l’avait rendue un peu plus importante en la regardant. Puis, tout s’accélère. Elle lui attrape la main et l’entraîne, et il suit sans réfléchir, presque malgré lui. Il faut croire que c’est une habitude avec elle. Ils courent à travers les couloirs, filant entre les étudiants interloqués. Basil sent son cœur tambouriner dans sa poitrine, mais ce n’est pas désagréable. Il n’a pas souvent ce genre de moment, où il oublie de penser.
 

Jusqu’à ce qu’un groupe de Serpentards décide de ruiner l’instant. Ses doigts se crispent légèrement autour de la main de Charlie, comme un vieux réflexe de défense. Il sent déjà la moquerie monter, prête à s’abattre sur lui. Il sait qu’il devrait baisser la tête et accélérer. Mais Charlie réagit avant lui. Elle hurle ça sans même ralentir, sans leur accorder plus d’une seconde d’attention. Comme si leurs paroles n’avaient aucun poids. Comme si c’étaient juste des bruits de fond. C’est peut-être ça, le plus impressionnant.

Basil cligne des yeux, presque déconcerté, avant de laisser échapper un rire bref et nerveux en continuant de courir. Les Serpentards n’existent plus. Juste Charlie, son énergie inépuisable, et les escaliers qui se déroulent devant eux. Arrivés au quatrième étage, il reprend son souffle en se penchant légèrement en avant, les mains sur les genoux. Il redresse la tête en écoutant l’explication sur Fiona Glenmoril, fasciné malgré lui. Il ne connaissait pas l’histoire. Il aime bien cette impression que Charlie sait des choses qu’il ignore.
 

- Sérieux ?! Un regard vers le vitrail, puis vers Charlie qui recule. Ouais, ouais. Il hausse les épaules, un sourire en coin. J’vais pas m’envoler.


Sauf que Charlie s’arrête net et lui tend un bracelet. Il reste con. Juste planté là, le regard fixé sur les perles rouge, orange et argent qu’elle enroule autour de son poignet. Il ouvre la bouche, la referme, complètement pris de court. C’est rien, un simple bracelet. Mais pas pour lui. Elle disparaît avant même qu’il ait le temps de répondre. Basil baisse lentement le regard vers son poignet. Son pouce effleure les perles, et il serre la main, comme pour s’assurer qu’elles sont bien là. Il ne sait pas quoi en penser. Il ne sait même pas si c’est normal. Mais il sait qu’il ne va pas l’enlever.

Dix minutes plus tard...





Pile ou un :

Basil est toujours là, mais plus aussi sûr de lui qu’avant. Il garde la tête basse, le regard un peu fuyant, et ses doigts tripotent nerveusement la lanière de sa sacoche. Son poignet est nu. Les Serpentards étaient revenus. Pas les mêmes, mais ça ne changeait rien. D’abord, ils s’étaient juste moqués. De lui, du fait qu’il attendait « sa dulcinée » comme un idiot. Qu’il avait l’air stupide avec son bracelet. Ils avaient ri, ils l’avaient cerné, et avant même qu’il ne trouve quoi répondre, on le lui avait arraché. Il avait essayé de le récupérer. Vraiment. Il avait tendu la main, il avait même dit "Rendez-le" d’une voix qui se voulait ferme. Mais ils avaient juste rigolé, lancé le bracelet entre eux comme une balle, et avant qu’il ne puisse attraper quoi que ce soit, il avait disparu dans une poche. Et qu’est-ce qu’il pouvait faire, hein ?


Rien. Comme toujours.


Alors il avait baissé les yeux. Il avait laissé tomber. Maintenant, il est là. Les mains vides. Et quand Charlie revient, rayonnante, Lord Ribbit entre ses doigts, Basil colle aussitôt un sourire sur son visage. Un truc faux, pas aussi large qu’avant. Mais il fait semblant. Il fait toujours semblant.
 

- J’dois avouer qu’il a la tête d’un Lord.
 

Il ne regarde pas son poignet vide. Il ne dit rien du tout sur ce qui vient d’arriver. Parce qu’il refuse de ruiner ce moment. Parce qu’elle ne comprendrait pas pourquoi il n’a rien fait. Parce qu’au fond… il ne comprend pas lui-même. Il évite son regard, désigne le crapaud avec un sourire forcé.


- On va faire un chef-d’œuvre, Lord Ribbit.
 

Pourvu qu’elle ne remarque rien.

Face ou deux : 

Charlie réapparaît, radieuse, un crapaud dans les mains. Basil reste silencieux une seconde, puis lève un sourcil.


- J’dois avouer qu’il a la tête d’un Lord.
 

Petit sourire. Il tape du bout de l’index sur son bracelet, puis pointe le batracien.
 

- On va faire un chef-d’œuvre, Lord Ribbit.

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Basil Banks

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Basil observe Charlie cajoler son crapaud, un sourire hissé sur les lèvres.
 

- Ribbit, hein ? Il incline légèrement la tête, fixant la créature amphibienne qui cligne lentement des paupières. Ouais, il a l’air d’un Lord, c’est sûr.
 

Il ajuste son Mekapteur autour de son cou, tapote distraitement son bracelet de perles colorées. Il a encore du mal à croire que tout ça est en train d’arriver, mais il est hors de question de ne pas en profiter jusqu'au bout. Il suit Charlie à travers les coursives, leurs deux silhouettes jetant des ombres furtives à revers des torches suspendus sur les murs. Lord Ribbit perché sur son crâne, elle prend une démarche grandiloquente, le menton haut, comme en pleine procession royale. Basil pouffe, secoue doucement la tête avant de se surprendre lui-même à jouer le jeu :

- J'espère que votre Majesté se sent bien à son aise ! RIBBIT !

Deux éclats de rire s'échappent au travers du couloir. Finalement, ils atteignent un recoin oublié de la tour. Une alcôve ronde où les plantes ont lentement conquis l’espace, où les livres sont empilés comme si le temps lui-même avait oublié cet endroit. Il effleure distraitement les motifs floraux sculptés dans la pierre avant de poser les yeux sur Charlie, qui s’anime en racontant l’histoire de l’endroit. Ses yeux s'ouvrent comme deux billes à la mention de l'ancienneté des parchemins, et il ne peut s'empêcher d'approcher les livres avec révérence pour en caresser la couverture.

- Ah ouais ? Basil a discuté avec bien des fantômes du Château. Ils sont de bien meilleurs compagnie que les autres élèves, en plus d'avoir des tonnes d'histoires anciennes à raconter. Helena Serdaigle ne fait pas partie de ceux qu'il a eu l'honneur de rencontrer, cependant, et il hausse un sourcil curieux : Elle est comment ? Mais c'est alors que Charlie l'approche, et il ne peut pas s'empêcher d'avoir un vif mouvement de recul. Pratiquemment imperceptible, il finit simplement par se figer alors qu'elle applique l'essence de Murlap. Oh. RIBBIT ! Basil n'a rien a ajouter à ça, à part un très doux merci... qui peine à résonner dans la pièce, alors même qu'il lui semble peser environ une brique. 

C'est qu'il n'est pas un grand habitué de ce genre d'attention, et que Charlie le prend par surprise. Hormis sa mère, aucune fille ne l'a jamais approché de la sorte - ni aucun garçon, ou alors pour lui lancer un poing directement dans la face histoire de lui apprendre à raconter n'importe quoi. Figé et silencieux, il la regarde faire, bien qu'elle soit si proche qu'il en a une vision trouble. Ses yeux clignent à plusieurs reprises avant qu'elle ne s'écarte, et il sent une chaleur vive lui mordre les joues. Lèvres pincées, il acquiesce pour une raison inconnue, se tourne brutalement vers le crapaud qui semble quémander de l'attention. Un rire lui échappe au surnom, et il prend un air un peu fier, menton relevé, qui ne lui ressemble absolument pas.

 

- Je pense... il guette les alentours, pointe du doigt l'opposé de la pièce avec un sourire aux lèvres : là ! On va tester des photos devant le vitrail.

Une lumière magnifique s'en étirait, qui ne tarde d'ailleurs pas à se répandre sur le visage de Charlie, et la peau rugueuse de Lord Ribbit. Basil dresse son Mekapteur pour analyser l'angle, indiquant de gestes de la main précis l'endroit où sa camarade doit déposer Lord Ribbit. Là, juste devant le vitrail. FLASH. L'animal trône sur son tas de grimoires, le regard impassible, comme s’il savait exactement à quel point cette mise en scène était importante. FLASH. Charlie prend la pose à la demande de Basil, main sur le cœur, l’autre tendue vers son crapaud, comme si elle le présentait officiellement au monde sorcier. FLASH. Lord Ribbit est perché sur le rebord de la fenêtre, un moment d’hésitation. Un battement de silence. Se surperpose à l'image, la vision nette de serres s'agrippant au crapaud pour l'emporter dans les airs, quelque part ailleurs

La respiration de Basil s’est bloquée un instant. Il sent son cœur battre un peu plus fort. Il cligne plusieurs fois des yeux avant de constater que rien n'a bougé. Lord Ribbit est toujours posté dans l'alcôve, Charlie riant de bon cœur en replaçant une mèche derrière son oreille. FLASH. Basil avale sa salive, abaisse son Mekapteur dont les cliquetis s'ébattent à tout rompre. Le cœur de Basil en fait de même alors que son regard croise celui de Charlie, et qu'il pèse le pour et le contre. Il ne veut pas lui dire. Il ne veut pas lui dire, sinon elle va le prendre pour un garçon bizarre. Elle ne voudra plus rester dans la même pièce que lui. Elle se moquera comme tous les autres. Mais ça va arriver. Lord Ribbit va se faire emporter par une chouette, quelque part dans le parc. Où à ce qui ressemblait au parc. Il doit lui dire. Elle lui a mis de l'essence de Murlap sur sa blessure.

- Charlie ? Il hésite encore. Puis finalement : Lord Ribbit il faudrait... il se stoppe avant d'inspirer, guettant le regard intrigué de Charlie RIBBIT ! Il va s'envoler. Enfin il est en danger. Enfin il va s'f... s'faire prendre par un oiseau tu vois. Les doigts font rouler les roues du Mekapteur alors qu'il se sent rougir encore, et son regard s'affaisse. J'l'ai vu il va s'faire prendre alors c'est sûr que ça va arriver et j'préfère te l'dire pour pas qu'tu sois trop triste quand ça arrive, il balance à toute vitesse.

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Basil Banks

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Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

C'est par instinct que Basil secoue la tête devant le paquet de bonbons, comme si sa vue seule pouvait suffire à lui remettre les tripes à l'envers. Il l'a eu, sa dose, et pas qu'un peu. Quelque part, il est rassuré de constater que Flynn s'est pas tiré, même s'il ose toujours pas le regarder. Il inspire lentement, histoire de se donner l'impression de pas être dans un état un peu glauque, avant de tâcher de se relever une jambe après l'autre. Finalement, son regard trouve l'autre garçon, alors que du revers de sa manche il s'essuie la bouche. Y a rien en vrai, mais c'est juste un réflexe. Le gars vient de lui proposer de lui payer quelque chose, et Basil sait pas vraiment quoi faire de ça. Alors il se contente de le regarder essayer de se débarrasser de la tâche de vomi étalée au sol.

Il grimace.

 

- Attends c'est pas à toi d'faire ça, il balance, un peu dégoûté.

Il sort sa propre baguette avant de la pointer en direction de sa gerbe pour formuler le sort.

La gerbe est comme absorbée par la terre, sauf que l'odeur persiste. Écœuré, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.



- T'es pas forcé d'me payer un truc hein. C'est pas ta faute si y avait un bonbon périmé dans c'que t'as acheté.

En vrai s'il l'avait pas mangé, sans doute que ça aurait été Flynn qui l'aurait mangé. Comme quoi la vie faisait bien les choses. Même sans avoir de vision, il avait évité à quelqu'un de vivre un truc vraiment merdique. Il a bien compris quand même que Flynn en démordrait pas, alors il le suit.

- J'savais même pas qu'un fibizwiz ça pouvait faire ça, il commente sur le ton de la conversation.

C'est bizarre un peu, de se balader à Pré-Au-Lard avec Flynn Ryder. Juste d'avoir de la compagnie à Pré-Au-Lard en fait. Basil sait pas trop quoi en faire. Est-ce que les garçons qui se promenaient en groupe dans Pré-Au-Lard parlaient de choses particulières ?

- J'crois que j'en mangerais plus jamais d'ma vie.

Alors qu'ils avancent, Basil reconnait plusieurs élèves, et sent comme un malaise l'envahir à l'idée qu'on puisse voir Flynn en sa compagnie. Qu'on puisse venir lui demander pourquoi ils étaient là ensembles. Est-ce que Flynn irait raconter ce qui s'était passé ? Il avait dit que non. Mais ce serait pas la première fois qu'un gars lui promet de pas raconter un truc qu'il le raconte quand même. Pour pas passer pour un gars qui traine volontairement avec Basil Banks. Ou par plaisir de lui avoir fait croire que quelqu'un pouvait être de son côté même l'espace de cinq minutes.

- T'es pas là avec des potes ? Il demande, nerveux. J'veux dire c'est ok si tu veux aller avec eux et tout. J'vais mieux.

La porte de sortie est ouverte. Parce que plus leurs pas les approche de l'auberge des Trois-Balais, plus Basil se sent pris par un mauvais pressentiment. Comme si le fait d'entrer à l'intérieur avec Flynn Ryder risquait de leur apporter que des problèmes, ou quelque chose comme ça. Mais c'est tout ce que c'est. Un pressentiment. Pas une vision. Mais parfois, ses pressentiments sont aussi forts et véridiques que ses visions.
 

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Une retenue ? Mince. Elle a raison, Amanda. Basil se pince les lèvres en observant le bureau, noirci par l'encre et plusieurs phrases qui semblent presque incrustée à l'intérieur même du bois. Des phrases qu'il préférerait que le professeur ne lise pas en s'imaginant que lui ou Amanda aient pu les écrire volontairement. Il fallait absolument qu'ils parviennent à nettoyer les conséquences de leurs échecs. Sans doute que sa camarade se fait précisément la même réflexion, car elle élève sa baguette pour prononcer un sortilège de nettoyage, d'une voix claire et déterminée. Le bureau cependant, reste inerte devant le déploiement de ses efforts, et Basil se met mentalement à paniquer.

 

- Heu... on insiste ! On est là pour s'entrainer après tout...

Un vieux proverbe disait : les paroles s'envolent, les écrits restent. Mais il était absolument sûr que ce proverbe devait plutôt s'appliquer à de belles leçons correctement apprises qu'à ce genre de phrases disgracieuses au manque de respect certain. Basil lève donc sa baguette à son tour, formule d'une voix forte et claire, comme Amanda avant lui, le geste aussi précis qu'il se rappelle devoir l'exécuter.

- Tergeo !

Le jet de sort sort de travers, dévié, et vient s’écraser mollement à côté du bureau. Rien ne se passe, sinon une légère fumée qui s’élève du sol sans effet réel. Basil cligne des yeux, baisse sa baguette et marmonne :
 

- …Ouais bon. L’honneur de M'sieur Beckett survivra pas à ça.
 

Il jette un coup d’œil gêné à Amanda, puis tente de sourire, comme si c’était pas si grave.
 

- C’était pour te laisser une deuxième chance de briller.