Harry Potter RPG

[Libre]
Dans les gradins Stade de Quidditch - Gradins, samedi 03 novembre 2125

Owen Carter

Homme

64 ans

Sang-mêlé

Britannique

Owen Carter Quidditch
Intendant des greniers

Message publié le 22/01/2026 à 18:06

Voûté, les avant-bras posés sur ses cuisses et les mains liées dans un ballet de nervosité latente, Owen Carter surveille tour-à-tour les écrans et l'expression incertaine du jeune Gryffondor. Le chuchotement du jeune frère d'Elliot force le Colosse à se pencher, mais il ne prend pas la peine de répondre à sa deuxième question.  Mh ? Les balais étaient trop p'tits. Beaucoup plus p'tits qu'les 400 qu'vous avez à l'école. Beaucoup moins maniables aussi. L'OCQ400 conçu par Owen lui-même pour les onze ans de sa première fille, Freya, possède ce qu'il faut d'amplitude et de manœuvrabilité. Il s'en est assuré, capable de le conduire les yeux fermés, avant d'en offrir une totale flotte à Poudlard en guise de remerciements.

 

Pas sûr de comprendre le reste, il fronce ses sourcils broussailleux, jusqu'à entendre que Spike Ryder (qui tourne allégrement autour d'Alison) prétend qu'un vertige est définitif. Mais oui, y'a des solutions, commence à dire l'ancienne vedette, les yeux rivés sur sa cadette qui se fige, mortifiée. À travers la brume, la silhouette encapuchonnée transparaît. On dirait que l'écran a perdu ses couleurs, et très vite, Alison aussi.

 

— Y'a- Attends. Il s'arrête. Attends c'est un détraqueur ? Ils lui ont foutu un détraqueur ?! Lorsque sa fille lâche sa baguette, le géant se lève, furieux. Un instant, il cherche Freya du regard sans la trouver. Ses prunelles dardent à nouveau la face blême de sa cadette, puis le terrain jonché de ruines devant eux, puis encore sa progéniture alors qu'elle s'écroule au sol. ALISON !! gueule Owen en se précipitant vers l'avant du gradin. Soudain, sa silhouette de 2 mètres 46 heurte un autre sorcier. ALISON ! Il s'en fiche, il n'a d'ailleurs presque rien senti. Ses mains agrippent le rebord de bois de la tribune qui se fendille. PAPA ! crie Freya en arrière-plan. Elle surgit et lui retient le bras, presque suspendue à son biceps nervuré de colère. 

 

PAPA ARRÊTE, ARRÊTE, REGARDE, REGARDE L'ÉCRAN ! Ils sont là, ils la protègent !

— ILS ONT MIS UN DÉTRAQUEUR FREYA ! UN DÉTRAQUEUR !!
— J'sais. J'sais bien mais Papa, calme-toi, S'TE PLAÎT CALME-TOI !

 

Personne n'a besoin de ça.

 

À l'écran la rouquine reprend ses esprits et ramasse sa baguette pour la tendre vers la créature. Owen se fige. Sous ses doigts, le bois est fendu. Freya aide Sasha à se redresser tout en surveillant son père et sa sœur. Sasha ça va ? demande-t-elle distraitement.

Marley Carter

Homme

12 ans

Cracmol

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 22/01/2026 à 23:34

Marley connaît le Sasha et la Kalina des récits de Charlie. Ils sont un grand frère et une petite sœur, et viennent d'un village moldu en Ukraine, où ils ne sont plus en sécurité à cause de la guerre. L'année dernière, Sasha est venu suivre les cours de Poudlard, et cette année, Kalina l'a rejoint, comme elle avait enfin l'âge d'entrer à l'école sorcière. Le rouquin observe alors le grand frère et sa petite sœur, et les imagine "en guerre", un concept qu'il saisit encore mal du haut de ses douze ans, mais surtout, à cause de son inculture de ce qu'on appelle Le Monde Civilisé. Lui n'était peut-être pas éduqué à la manière des autres, sauf qu'il ne faisait pas la guerre, au moins. Leurs conflits étaient contre la météo capricieuse, ou les termites, le mildiou, et quelques créatures magiques réputées pour loger à Puck's Glen.

 

Il écoute Freya rassurer Sasha, le visage sérieux, et suit des yeux le regard de ce dernier vers son père tandis qu'il s'excuse pour leur mère. Marley n'a aucun souvenirs de sa mère. Il n'avait d'ailleurs aucun souvenirs de son père non plus avant de le rencontrer, et même de ses trois sœurs. Il ne souffrait pas d'une quelconque absence, sauf qu'il se sentait seul parfois. 

 

Aujourd'hui, cette solitude continue d'étrangement le suivre. 

 

Encore une fois, sa grande sœur rassure Sasha. Il a constaté que Freya préfère quand les gens ne s'inquiètent pas pour elle ; qu'elle le répète souvent. Et puis soudain, ses iris gris-bleu sont attirés par le sourire de Kalina et ses yeux clairs, et le bracelet qu'elle lui montre en expliquant d'un joli accent qu'il vient de Charlie. Sentant le bras de Freya lui envelopper l'épaule, il lève la tête dans sa direction. T'es fier d'Alison, Marley ? Tu trouves que Charlie est gentille ? demande-t-elle pour l'aider à comprendre. Il s'apprête à parler, la bouche ouverte, quand subitement, il remarque le changement d'expression de Sasha, et ensuite de Freya. 

 

— Putain. Marley ne se laisse pas surprendre par le rugissement du Gryffondor. Immédiatement, sa grande sœur se penche vers lui et prend ses épaules. Marley. C'est important. Reste avec Kalina ok ? Ramène-la à notre banc, d'accord ? J'vais voir Papa. À côté d'eux, Sasha est déjà parti et Kalina hurle des mots ukrainiens. Freya se jette aussi dans la rangée du dessous et les autres sorciers commencent à se lever pour voir la scène des écrans, et pour voir aussi Owen Carter qui vient juste de crier le prénom de sa fille. Je reste avec toi, dit Marley d'une voix assurée en se rapprochant de Kalina. Il sait ce qu'il doit faire. Son regard surveille Alison, dont il ne comprend pas la situation. Les tribunes sont secouées d'exclamations d'horreur venant des différents spectateurs. 

 

Sans réfléchir davantage, le rouquin saisit la main de la petite sœur de Sasha. Vient, on va au banc de mon père avec Charli le garçon, prévient-il, en donnant l'impulsion pour qu'elle se mette debout. Son odorat est saturé mais ses narines s'ouvrent par réflexe. Il inspire de courtes bouffées d'air tandis qu'il guide Kalina à travers les élèves agités. Ils évitent une banderole de peu car Marley tend son bras libre pour la repousser. En descendant les marches menant vers l'avant du gradin, le benjamin Carter jette un œil à la fillette qu'il tient au bout de sa main serrée fermement. C'est bientôt, dit-il, aussi prévenant que sa famille a pu l'être avec lui depuis son arrivée à Pré-Au-Lard. Ton frère est là, et Freya, et mon père, et là Charli. Son doigt désigne le bord de la tribune et le banc à sa proximité. Il continue d'obéir aux ordres, et amène Kalina devant le jeune Gryffondor. On doit s'asseoir là Kalina. Une fois l'Ukrainienne placée entre lui et le brun, Marley surveille Freya qui vient d'aider Sasha à se redresser. 

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 23/01/2026 à 17:34

Tes épaules s'affaissent un peu. Ton problème c'est pas vraiment la taille des balais. Loin d'là. C'est même l'balai lui-même. T'sais qu'vous en avez des supers. Conçus par le type à qui tu parles d'ailleurs. Tes oreilles rougissent à la réalisation. Pis, alors qu'il annonce que y en a des solutions - pour ton vertige -, tes yeux s'arrondissent, et ta poitrine s'enfle terriblement. Dressé sur le bout de ton banc, t'es suspendu à c'que va dire Owen Carter, qui pourrait peut-être bien changer le cours de toute ton existence. Mais t'attends, et t'attends encore, et rien : le colosse est figé, comme aspiré par l'écran géant au-dessus de leur tête.

 

- Un quoi ? Tu prononces sans comprendre en levant la tête à ton tour.

 

Alison est dans la brume, immobile, et face à elle une silhouette haute encapuchonnée. Des mains longues et décharnées s'étirent des manches pour se diriger vers la sorcière, qui semble ne pas pouvoir réagir. Même toi t'es capable de capter que y a un truc qui va pas dans ce qu'est en train d'se passer, parce que la créature a juste l'air tout droit sortie d'un film d'horreur, et que tu te resserres sur toi-même comme pour te rassurer. Tout autour, des murmures, quelques cris indignés, mais au-dessus de tout ça le hurlement d'Owen Carter lui-même, mêlé à un autre qui vient du haut des gradins.

 

Un peu abasourdi, tu vois le géant se jeter vers l'avant et descendre les marches jusque la balustrade, heurter un garçon que tu reconnais à retardement. Sasha Shevchen, ton binôme de première année. Il semble catastrophé, tout comme le père d'Alison que Freya peine à calmer. T'oses pas tellement bouger, pas bien certain d'avoir le droit d'être là de toute façon. Sur l'écran, la championne de Poudlard a repris ses esprits, et brandit sa baguette dans la direction de la créature - dont t'as pas retenu le nom. Deux fois elle prononce une formule, deux fois une lueur blanche s'étire de sa baguette pour tenter de la défendre.

Sur le bord de ton banc, t'observe avec attention tandis que la sorcière se bat, captivé par la scène, et terrifié à l'idée qu'Alison puisse être en véritable danger : après tout, pour que des sorciers plus expérimentés que toi réagissent ainsi, c'est qu'il doit y avoir de quoi s'inquiéter. Tu es distrait par l'arrivée de Marley, qui tient une fille par la main. Tu la reconnais, elle aussi. C'est la sœur de Sasha. Celle qu'il a débarqué à Poudlard au banquet de rentrée, et qui crèche depuis dans la tour Gryffondor. Tu lui adresses un sourire, et un signe de main, mais ton regard est très vite accaparé de nouveau par l'écran géant.

 

- J'crois qu'elle va l'battre ! T'annonces avec espoir comme pour te rassurer, et peut-être un peu pour rassurer Marley. Apparemment c'est un détracteur, mais j'sais pas c'est quoi.

Flora Brightfield

Femme

13 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Pastelle
Pastelle

Modération

Message publié le 23/01/2026 à 20:57

– ALISON !!!

 

Flora rejoint le public dans un cri du cœur. Pas pour suivre le mouvement, mais parce qu'elle a évidemment peur pour la vie de sa camarade, à la merci d'un fantôme noir absolument terrifiant.

Elle revoit Alison, les genoux en sang, lors d'un cours de soutien dans ce même stade, où il s'agissait de se battre pour son équipe. Flora avait pensé, à ce moment-là, que cette fille ne devait avoir peur de rien, que c'était une battante, puisque, jusqu'au bout, elle avait tenu le coup sans faillir et que, quoiqu'il arrive, elle saurait trouver la force de se battre.

Aujourd'hui, elle se bat seule dans ce stade enchanté. Personne n'est à ses côtés pour l'aider à porter ses fardeaux. Ceux-ci ont même été dévoilés devant tout le monde : son épouvantard. Quoi de plus vulnérable que d'afficher ses plus grandes peurs au vu et au su de tous ?

Soudain, lorsqu'elle voit un énorme gaillard défoncer les couloirs des gradins, criant désespérément après la championne, - ayant même carrément fauché un étudiant - Flora comprend l'illusion qu'elle a vue un peu plus tôt, lorsque la Serpentard faisait face au résultat de son épouvantard. Elle ne l'avait pas reconnu, se demandant même comment elle a pu louper une armoire à glace pareille. L'épais bonhomme qui dégage tout sur son passage pour espérer se frayer un chemin dans l'arène, le même qui se retrouve dans les peurs les plus profondes d'Alison, c'est Owen Carter, le père d'Alison.

Flora a bien cru qu'il débarquerait dans les ruines pour tout faire péter et renvoyer le fantôme parmi les morts, mais c'est à ce moment-là, au tout dernier moment, qu'un Patronus fait son apparition pour sauver Alison, en plus du bouclier de lumière qu'elle est parvenue à créer pour repousser le monstre. Alison n'est pas seule !!

 

Soulagées, Nellie et Flora brandissent leur banderole avec encore plus de fougue, euphoriques face à la situation en faveur de la rouquine, qui continue sa progression sans s'arrêter - ah si, elle s'est arrêtée... pour manger... son bracelet ? Bah, bon appétit, du coup.

Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 27/01/2026 à 21:33

Kalina était restée hébétée, les yeux rivés sur son frère qui s'était précipité en contrebas. Elle avait étouffé un cri quand elle l'avait vu percuté par un homme immense, et porta une main à sa bouche ouverte pour la couvrir. Quelques instants plus tard, elle sentit Marley qui prit sa main et se laissa emmener, sans pouvoir détacher ses yeux de ce qui se passait plus bas. Pourquoi Sasha s'était-il jeté ainsi ?

 

- O... Ok, acquiesça-t-elle en suivant Marley, et bientôt, ils avaient rejoint le banc où un garçon - Charli, mais pas Charlie, un autre Charli - les accueillit d'un signe de la main. Salut. Ok.

 

Il lui semblait que son anglais s'était enfui avec Sasha. Le teint livide, elle s'assit à côté de Marley sans lui lâcher sa main. Elle ne suivait plus vraiment ce qui se passait, son regard examinait la foule tout autour, comme si elle réalisait qu'elle n'avait jamais été entourée d'autant de monde simultanément. Comme si elle ne pouvait le voir que maintenant que son frère s'était jeté aveuglement dans cette émotion collective qui lui échappait.

Elle tremblait.

 

 

 

 

Sasha, lui, avait vu trente-six chandelles avant de réaliser ce qui venait de se produire. Son sang battait toujours sauvagement à ses tempes quand il rouvrit les yeux, hagard, et qu'il rassembla maladroitement ses membres pour se remettre debout - quelqu'un l'aidait et il se rendit rapidement compte que c'était Freya.

 

Son absence n'avait duré qu'une poignée de secondes, et soudain la foule tonitruante explosa de nouveau à ses oreilles, les lumières des écrans géants l'inondèrent, et le brouhaha des conversations autour de lui le laissèrent confus quelques instants.

 

- Quoi... ?

 

Il fronça les sourcils. Ses yeux passèrent de Freya à l'écran : Alison n'était pas vidée de son âme par un Détraqueur : debout, elle prononçait un sortilège suffisamment puissant pour repousser son adversaire. Elle avait des couleurs et paraissait elle-même : déterminée. Sasha déglutit, se demandant s'il avait rêvé ou s'il avait été simplement trop idiot pour imaginer ce qui ne pouvait se produire dans l'enceinte de Poudlard. Puis il constata en clignant des yeux la masse énorme, de plus de deux mètres, qui l'avait presque assommé en le percutant. Qu'avait-il fait ?

 

- Ca va, il finit par lâcher, absent, et bientôt Freya s'intéressa de nouveau elle aussi à Alison qui poursuivait son épreuve.

 

Le regard de Sasha, encadré de perles de sueur, alla d'abord derrière lui, à la recherche de Kalina. Il la vit redescendre les marches en compagnie de Marley, et décida qu'il ne pouvait rien lui arriver de mal. Il revint ensuite à l'aînée des Carter, visiblement soucieuse, occupée à devoir gérer encore un autre Carter : son père. Owen et Freya étaient absorbés par l'épreuve, Owen le visage marqué par la colère. Le Gryffondor resta silencieux, comme sous le choc, à contempler le mastodonte qu'était le père d'Alison, de Freya, de Charlie. Il lui avait dit : ton papa est là maintenant, tout ira bien. Mais maintenant qu'il le voyait de près, quelque chose le dérangeait. Soudain, Sasha parut s'éveiller, et il s'ébroua pour sortir de sa torpeur.

 

- Charlie, dit-il subitement à Freya, et répéta un peu plus fort pour couvrir les cris de la foule qui haranguait la championne. Charlie. Elle va être sous le choc. Je vais la chercher.

 

Il s'éclipsa, le pas incertain, dans la direction des Serdaigles qui s'étaient regroupés d'un côté des gradins.

Marley Carter

Homme

12 ans

Cracmol

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 28/01/2026 à 11:15

Puisqu'elle serre sa main, Marley ne la lâche pas, au contraire, soudain investi de la mission d'avoir les doigts de Kalina bien enfermés entre les siens. Il y jette un regard curieux, puis à l'Ukrainienne, car il n'a jamais fait ça ; prendre soin d'autre chose qu'un petit animal ou une plante malade. Mais ça revient au même, le garçon n'y voit pas tellement de différences, surtout qu'elle reste presque muette. 

 

Il tourne son visage sérieux en direction des écrans désignés par Charli et voit sa sœur Alison un genou au sol, le bras tendu vers la créature aux vêtements de lambeaux. Un détracteur ? Je connais pas, dit-il, ignorant. La Serpentard projette un premier halo qui s'évanouit aussitôt, puis un second, plus consistant cette fois. Marley soulève son nez, plein d'espoir. Ses phalanges pétrissent légèrement celles de Kalina. Alors que l'ombre noire disparaît, il sourit, soulagé. OUI ! La rouquine se redresse. De sa main libre, Marley presse l'épaule du Gryffondor pour partager sa joie. 

 

Devant eux, les adultes sont collés à la rambarde, leurs silhouettes tendues malgré la victoire d'Alison. Sans prévenir, le grand frère de Kalina s'éclipse. C'est à ce moment là que Marley réalise qu'elle tremble contre lui. Kalina ? Il cherche son regard, et y trouve la panique. Cette même panique qu'il ressentait les soirs de pleine lune avant de rencontrer son père et Freya.

 

— Kalina, tu dois respirer doucement, comme ça, répète l'Écossais en mimant les techniques apprises par les Carter. Il inspire longuement, retient un peu son souffle, et expire devant lui. Tu dois concentre sur ta respiration d'accord ? Leurs paumes deviennent moites à force d'être collées, mais Marley n'éloigne pas la sienne pour autant. Il observe la réaction de la fille. T'es pas tout seule, je suis là, et aussi Charli, et Freya et Papa, alors ça va ? D'ailleurs, il croise le regard de la Poufsouffle, qui les surveille d'un œil distrait. Sauf qu'à distance, Freya voit seulement que les trois enfants sont bien assis sur le banc, et ne remarque pas l'angoisse de Kalina. 

 

Charli et Marley vont devoir gérer. C'est parce qu'elle a peur, explique Marley à Charli. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 29/01/2026 à 14:34

Faut j'survive à la première épreuve pour aller au bal. Sur l'moment, Ferguson s'était pas dit que la réplique pouvait être vraiment sérieuse. Le danger que le tournoi représentait restait encadré à tout instant. Par le personnel, mais aussi par le département des Jeux et Sports Magiques, et même plusieurs agents du département de la Justice Magique dépêchés pour l'occasion. N'empêche que d'voir Alison pénétrer les ruines sur les écrans géants, sa baguette en main pour seule défense, ça lui fait pas rien.

 

Il accorde pas vraiment d'attention aux deux autres candidats, dont ses potes commentent les faits et gestes à côtés. Sam adopte une position assez similaire à la sienne, les yeux fixés sur la silhouette solitaire d'Alison Carter qui s'avance parmi les étranges monticules rocheux. Une brume épaisse semble l'avaler par instant, et il la voit prononcer un sortilège. Quelques secondes suffisent à voir se profiler quelque chose devant elle. Quelque chose de grand, et d'imposant, qui la domine de plusieurs têtes. Figé sur son siège, Ferguson observe alors qu'Alison fait soudain face à Owen Carter lui-même.

 

Par réflexe, le batteur se tourne vers le gradin d'en face, comme beaucoup d'autres autour d'eux, mais le colosse est bien situé sur son banc avec le reste de sa famille. L'apparition, illusoire, n'est qu'une projection de l'esprit d'Alison, pleurant visiblement sa femme morte entre ses bras. Un sourcil haussé, les lèvres entrouvertes, Ferguson échappe un juron au même instant que Sam tandis que d'autres élèves pointent du doigt les écrans et chuchotent entre eux. That's fucking unfair, râle Gus en grimaçant devant l'état déplorable de la dépouille.

Livide, sans aucun doute affectée par la vision, Alison ne se laisse pourtant pas démonter et braque rapidement sa baguette vers l'avant pour prononcer la formule, métamorphosant Owen et Kate Carter en pantins grotesques pris dans une chorégraphie étrangement mécanique. Personne, dans l'assistance, ne rit devant le ridicule de cet épouvantard, qui ne devient plus qu'un souvenir. Gus inspire, s'avance plus encore contre ses propres genoux. Bien joué. Allez. Du côté des autres champions, Malimba semble être victime d'une fumée étrangleuse tandis que Blanchard avance dans une brume étrange.

- Putain c'est... un détraqueur nan ? L'exclamation, provenant de ta gauche, le fait mater l'écran du français quelques secondes.
- Sérieux ? C'est légal ça ?

Apparemment oui. Parce que le champion de Beauxbâtons fait visiblement face à un putain de détraqueur, discernable malgré le brouillard.

 

- P't-être c'est son épouvantard, avance Sam.

Mais il s'avère rapidement que non. Pis l'pauvre mec galère fort à s'en protéger. Puis.

- L'mec sait faire un putain d'patronus corporel ? 

L'étonnement est carrément général. C'est-à-dire que c'est pas écrit sur l'front du type. Le détraqueur est repoussé, pour mieux s'présenter dans les minutes suivantes du côté d'Alison. Ferguson retient carrément sa respiration, les deux poings serrés.

- Putain ça craint. Elle a pas l'air d'réagir, commente Sam à côté d'lui.
- Elle va réagir.
- Elle bouge pas Gus.
- Bouge Alison putain, il encourage le ton bas tandis que la créature s'approche.

Ils foutent quoi les agents du ministère ? Les professeurs embusqués dans les ruines ? Fergus se lève soudain tandis que le détraqueur se penche pour un baiser qui serait fatal à la sorcière, tandis qu'au même instants plusieurs hurlements résonnent de l'autre côté des gradins. Sam lui attrape le bras au même moment qu'apparait, comme de nulle part, un patronus corporel un peu informe et physiquement imposant. Il éloigne le détraqueur en quelques secondes. Alison, allongée au sol, est blanche comme un linge et visiblement frigorifiée. La chose, pourtant, va revenir à la charge.

- R'lève toi Carter, r'lève toi.
- Putain c'est chaud.
- Allez Alison.
- Elle s'relève ! Mate.

Mieux que de se relever, Alison brandit sa baguette magique et beugle son sortilège, une première fois puis une deuxième, avec un acharnement qu'il reconnait. Un halo lumineux s'étire en bouclier, bientôt épaulé du même patronus que tout à l'heure. Combinés, ils font définitivement filer le détraqueur : sans doute dans la direction de Malimba, qui semble actuellement aux prises avec une vipère de plus de sept mètres de long.

- Yes ! 
- BIEN JOUÉ ALISON !

Le groupe encourage, avec le reste du gradin bondé d'élèves de Poudlard tout aussi impliqué par l'avancée de la championne de l'école. Ferguson se rassied, carrément soulagé. Si elle survit, il l'invite au bal en personne ok ? Putain d'bordel de merde.

- J'crois que Blanchard est tombé sur son épouvantard lui aussi.
- What the fuck ?

- J'crois qu'il a peur d'être classe, explique Ambrose en se marrant, rapidement rejoint par tous les autres.

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 29/01/2026 à 15:07

L'anxiété de Charlie se communique à Basil, qui tente maladroitement de la rassurer.

- Nan. Mais c'est plutôt une bonne chose ! J'ai plus de visions de trucs qui s'passent mal que d'trucs qui s'passent bien !

Sourire étroit accroché aux lèvres, il s'agite un peu sur son banc pour essayer d'apercevoir ce qui se passe plus bas, en vain. Rien ne semble avoir commencé, et tous s'impatientent en chuchotant des pronostics quant à ce qui va se dérouler dans les prochaines minutes. Mekapteur paré à l'action, Basil se détourne du spectacle bourgeonnant d'agents du ministère et de journalistes en plein interview aux pieds des gradins, pour adresser de nouveau la parole à Charlie :

 

- T'as pu lui r'filer ton bracelet ? Ça va lui porter chance c'est sûr, tu verras.

De toutes les possessions dont Basil bénéficiait, le cadeau offert par Charlie plusieurs mois plus tôt, à l'occasion de son anniversaire, faisait partie de ses favoris. Il lui semblait que sa situation à Poudlard n'avait fait que s'améliorer depuis qu'il avait rencontré Nikolaï, mais plus encore depuis qu'il discutait régulièrement avec Charlie Carter. La preuve de leur amitié semblait s'illustrer dans l'unique bracelet qu'il avait au poignet, et qu'il voyait comme un bouclier personnel face à l'adversité.

- Oh. Ça s'allume, il annonce en repérant du mouvement sur les écrans.

Mais alors un bourdonnement le saisit, au creux du ventre, entre ses deux oreilles, derrière la nuque. Ses yeux figés sur l'image des champions pénétrant dans l'arène de ruines, il voit distinctement une main, décharnée, approchant d'un visage. Entend un râle saisissant. Ressent un froid intense qui lui mord la peau. Il a un léger hoquet de stupeur, manque lâcher le Mekapteur. L'instant ne dure pas une seconde, mais la sensation reste, vive. Une moiteur s'accroche à lui et le fait frissonner..

Il n'a pu distinguer aucun visage, mais il comprend de qui il peut s'agir, par élimination simple. Une fille. Une fille blanche. Alison, tout là haut, marche, les pieds cerclés de volutes d'une brume légère, inquiétante, et il ouvre des yeux ronds comme des billes. Doit-il en parler ? Le tournoi est encadré. Les champions étroitement surveillés par les professeurs, les directeurs des écoles, des membres du ministère de la magie... le désespoir semblait pourtant bien réel.

- J'viens d'avoir une vision, il admet finalement à destination de Charlie. J'sais pas trop c'était quoi ok ? J'ai pas bien compris. Mais y avait une créature, et elle approchait d'Alison.

Le décor était identique à celui des ruines, Basil n'avait aucun doute là-dessus. De même qu'il était certain que la créature approchait d'Alison. Pour le reste ? Pour le reste il n'était sûr de rien.

- Elle va s'en tirer y a pas d'raison, il ajoute plus fermement en apposant brièvement sa main sur celle de Charlie, encore tremblant de sa vision.

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 29/01/2026 à 15:22

Marley non plus sait pas c'est quoi un détracteur, mais c'est sûr que Marley peut pas connaitre beaucoup de créature magique - vu qu'il sait pas faire de magie. Il a l'air de s'y connaitre vachement plus en serpent, par exemple. La sœur de Sasha, elle, ne semble pas vraiment prêter la moindre attention à ce que vous pouvez bien dire, le visage livide et les yeux un peu écarquillés. Elle a l'air plutôt terrifié, alors même que c'est pas elle qui fait face à un détracteur ou quoi.

- Psst, elle a quoi ? Il demande en montrant Kalina de la tête, s'adressant à Marley.

P't-être bien qu'elle a froid, vu comme elle tremble. Tu trouves pas qu'il fasse particulièrement froid. À moins qu'elle tremble parce qu'elle a peur, sauf que y a pas trop d'raison d'avoir peur. Des fois tu trembles aussi, perché sur un balai à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, mais t'as des vraies raisons d'trembler ! Tu pourrais t'écraser au sol comme une merde et t'éclater sur le gazon en plein d'morceaux immondes qu'on pourrait jamais r'mettre ensemble, ce genre de drame.

Kalina elle a juste pas l'air de savoir respirer. Les yeux froncés, tu regardes tour à tour Marley et la petite fille - elle est vraiment petite, et toute frêle aussi, comme si l'vent pouvait l'emporter -. Ils s'tiennent toujours pas la main, super fort t'as l'impression, comme s'ils étaient amoureux. L'regard dirigé sur Marley, qui t'annonce ce que t'avais déjà deviné depuis plusieurs secondes tout seul comme un grand - comme quoi t'es giga fort -, et t'hausse un sourcil sceptique. À la limite du méprisant, peut-être bien.

 

- Peur de quoi ? On est tranquille sur un banc il va rien s'passer hein, tu balances à l'intention des deux autres enfants. Pis d'te pencher un peu pour regarder Kalina : T'as peur parce que ton frère il est parti ?

 

La honte un peu. Jamais t'as fait ça. En tous cas personnne a pu l'savoir quoi. Sauf Kay. Mais ça c'est vraiment une autre histoire qu'a rien à voir.

- Il est juste là-bas, tu l'montres vite fait sans l'montrer parce que t'as pas la moindre idée d'où Sasha  est parti. T'es mieux avec nous t'sais, on est vachement plus fort que lui, t'annonce avant d'glisser à l'intention de Marley. On était en duo quand j'suis arrivé à l'école, pour les épreuves de rentrée, et j'peux te dire qu'il me doit complètement la victoire. Même que j'étais qu'en première année. J'ai cru c'était un redoublant, tu pouffes un peu dans ta main.

Charlie Carter

Femme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 30/01/2026 à 12:10

La benjamine des filles d'Owen se rappelle parfaitement du jour où Basil a prédit la disparition de Lord Ribbit, son crapaud de compagnie depuis la 1ème année. Elle fixe le sourire crispé du Gryffondor avec cet air anxieux qu'elle traîne ces dernières semaines, et essaye de lui rendre une moue avenante, en vain. La foule d'élèves continue de s'amasser, curieuse, pressante, impatiente. Son brouhaha donne mal au ventre à la Serdaigle. Elle ne pense même pas à chercher les membres de sa famille qui sont pourtant venus aujourd'hui à l'école. En temps normal, elle aurait fait une fête de voir les trois têtes rousses des Carter dans l'enceinte de Poudlard. Aujourd'hui, son regard vogue désespérément en attendant le discours d'ouverture du tournoi.

 

— Oui j'l'ai vue tout à l'heure, je lui ai donné, souffle-t-elle fébrilement juste avant que le directeur Woodcraft ne prenne la parole. L'apparition d'Alison sur les écrans détourne son attention et Charlie ne remarque pas la stupeur de Basil. Elle fixe l'allure déterminée de la Serpentard, puis les deux autres candidats et la brume angoissante. Qui sait ce que cache le dédale de pierres ? La clameur des tribunes résonne jusqu'à son cœur. BAM BAM BAM - les étincelles jaillissent et Alison s'élance. Elle ne fait pas trois mètres que Basil se penche en direction de la Serdaigle, soucieux. Elle l'écoute, le teint soudain davantage livide encore qu'auparavant. Il tremble et sa main recouvre le gant de Charlie qui commence à paniquer. Quoi ? Elle ravale sa salive, se remémorant les informations du garçon. Quelle créature, c'était quoi ? L'imagination de l'adolescente s'emballe tandis que sans qu'elle ne s'y attende, son père apparaît dans l'arène, portant une femme qu'elle reconnaîtrait entre mille. Maman... geint-elle en fixant le corps déchiqueté de sa mère, une larme au bord de ses yeux horrifiés. 

 

Qu'est-ce qu'ils font là ? Elle a du mal à comprendre, son esprit n'arrive plus à réfléchir. Qu- les mots lui manquent. La vision se plante à l'intérieur de sa tête comme un poignard, de Kate Carter qui perd son combat contre un loup-garou et trouve la mort sous ses crocs sanglants. C'est cruel : c'est cruel de voir son père, un colosse déchu au visage creusé par la tristesse, porter à bout de bras le cadavre blafard de sa mère.

 

Des fourmillements tapissent les jambes de Charlie,

même quand les deux silhouettes deviennent des patins dansants. 

 

Cramponnée à la main de Basil, elle laisse les larmes inonder ses joues sans vraiment réussir à reprendre son souffle alors qu'Alison s'éloigne du premier obstacle. Un épouvantard !! Elle entend le mot parmi les élèves aux alentours, encore sous le choc. Elle entend aussi les encouragements hurlés pour sa sœur, et aperçoit quelques bannières peintes au nom d'ALISON CARTER, dont la plus grande, brandie par Flora et Nellie. Rien de tout cela n'arrivera à la réconforter tant que l'épreuve ne sera pas terminée, mais cependant, la liesse générale l'aide à se sentir moins seule. 

 

Charlie jette un œil distrait aux autres écrans, sauf que très vite, la situation se complique à nouveau du côté de la Serpentard. C'est quoi ? demande la Serdaigle qui sent sa gorge se nouer. C'est ça ? C'est c'que t'as vu ? Elle comprime les doigts de Basil, suspendue à l'image. 

 

— C'est quoi, elle fait quoi ? Pourquoi elle fait rien ? Tout semble échapper à Alison. Elle lâche sa baguette et Charlie se lève en entendant cette fois le mot détraqueur parmi les rumeurs des élèves. Oh non. Non.. pas ça, pas un détraqueur ! couine-t-elle, deux filets de larmes sous les yeux. Les genoux de sa sœur heurtent le sol avec lourdeur, puis son épaule, et sa tête blanche - pantine, et la Serdaigle voit la créature encapuchonnée s'approcher, tendre une main décharnée, et sa respiration se coupe face à l'évidence. Quelqu'un doit intervenir ! Les émotions sont trop fortes pour Charlie, les scènes trop violentes. 

 

Même après qu'un patronus ait aidé Alison, et que cette dernière s'en soit sortie in extremis,

elle reste figée dans un état de torpeur. 

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 30/01/2026 à 21:37

Frustré de ne pas pouvoir rassurer Charlie davantage, Basil se contente de faire office de pilier de soutien tandis qu'Alison évolue entre les ruines, cernée de cette même brume qui semble harceler tous les champions. Focalisé sur les écrans, il espère une seconde vision plus précise que la première pour être en mesure d'alléger l'appréhension de son amie, en vain. Son Mekapteur demeure à ses côtés, presque oublié, ses rouages tournant dans le vide à l'infini. La priorité du garçon n'est pas vers son article pour le journal de Poudlard, pour l'instant.

 

La première rencontre de la sœur de Charlie saisit la foule presque autant que celle du champion français, qui échappe à l'attention des deux adolescents. L'apparition est personnelle. Horrifiante. Le père de Charlie, tenant sa femme décédée entre ses bras, son corps déchiquetée par des morsures et griffures bestiales. Basil appose sa main sur celle de son amie, le visage blanc et le cœur battant dans sa poitrine. Par Merlin. Il n'imagine pas ce que cela lui ferait de voir son propre père étalé sur la pelouse après son accident de voiture. Plutôt, il imagine très bien.

Incapable de trouver les mots, Basil se contente d'être là et de vivre les choses avec Charlie, conscient qu'il ne pourra guère lui apporter plus de réconfort que cela.

- C'est un épouvantard, il informe simplement la Serdaigle alors qu'elle semble complètement perdue, engluée dans sa propre stupeur. Elle l'a vaincu Charlie, elle avance, regarde.

L'épouvantard, par ailleurs, semble trouver la championne de Uagadou dans les quelques minutes suivantes, prenant les traits d'une vipère immense et terrifiante. Basil prend cette fois le temps de prendre quelques photographies, davantage pour s'occuper les mains que par souci d'investissement dans la mission qui lui a été donné. Il abaisse son objectif alors que parait dans le brouillard, face à Alison, une créature similaire à sa vision. Ses deux mains décharnées, son corps flottant au-dessus du sol tel un spectre tout droit sorti des enfers.

 

- Par Merlin. C'est... oui, c'est ça. C'est lui. Qu'est-ce que c'est ? Basil n'en est pas certain. Il est sûr d'en avoir déjà vu, mais il n'en connait pas le nom.

Les yeux accrochés à la scène, sa main trouve de nouveau celle de Charlie, qui le serre si fort qu'il ne sent presque plus le sang circuler à l'intérieur. Il s'en fiche pas mal. La respiration coupée, il semble englué aux écrans tandis qu'Alison tombe au sol. Sauvée in-extremis par le sortilège d'une personne située à l'intérieur des ruines - un professeur sans doute -, la Serpentard se relève finalement pour faire face au détraqueur - son nom est sur toutes les lèvres autour d'eux. De l'autre côté des gradins, les hurlements d'Owen Carter ne parviennent pas à détacher l'attention de Basil de ce qui se passe.

 

- Elle se défend Charlie, elle se défend ! C'est bon, regarde ! Il a fuit pour de bon !

Mais Charlie, ses doigts toujours serrés autour des siens, n'a pas la moindre réaction. Pas même alors que la créature disparait dans la brume, et qu'Alison se remet à marcher. Entièrement tourné vers elle, il affiche un air concerné devant son visage presque inerte. C'est comme si elle n'était plus vraiment là. Plus vraiment elle.

 

- Charlie, Charlie ! Elle a réussie Charlie, Alison a réussi à le faire fuir t'as vu ? Il insiste tandis que la joie s'étale dans la tribune, loin de se soucier d'eux. Elle va bien ok ? Elle s'en est sortie, elle va réussir l'épreuve !

Un peu désespéré, Basil serre à son tour les doigts de Charlie Carter pour tenter de la ramener sur terre, et il n'est pas qu'un peu soulagé d'apercevoir Sasha Shevchen débarquer dans le gradin comme une furie. Lui aussi est un ami de Charlie, il le sait.

 

- Sasha ! Il lève sa seule main libre pour l'agiter dans sa direction dans une tentative de l'attirer. Y a Sasha qu'est là, j'crois qu'il te cherche, il s'adresse à Charlie rapidement.

Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 31/01/2026 à 13:18

Kalina était restée mutique de longues secondes. Effectivement, elle avait fini par retrouver Sasha des yeux, mais son regard allait de lui aux écrans de façon régulière, jusqu'à ce qu'elle ne tournât la tête vers les deux garçons à ses côtés. Elle ne lâchait pas Marley : son frère aurait voulu qu'elle lui tînt la main jusqu'à ce qu'elle fût tout à fait sûre d'être en parfaite sécurité. Mais elle contempla drôlement le petit garçon qui lui disait de respirer. Kalina secoue vivement la tête pour montrer qu'elle avait compris, mais elle était incapable de vraiment se concentrer sur sa respiration. Elle fronça les sourcils en dardant subitement son regard sur l'autre garçon.

 

- J'ai pas peur que mon frère est parti, elle rétorqua, retrouvant subitement sa voix, un peu vindicative. Mais c'est normal les épreuves si dangereux ?

 

Elle n'avait pas relevé, au sujet de Sasha qui avait eu besoin d'aide pour les épreuves de première année. Même si le doute s'était instillé en elle un instant, elle se força à rester intérieurement fermement campée sur ses croyances : si son frère avait eu besoin d'aide, c'était parce qu'il avait pas compris un truc en anglais, ou un truc comme ça, et certainement pas parce qu'il était moins fort que des petits comme eux.

 

- C'est car il t'a laissé gagner, décréta-t-elle, tandis que les clameurs de la foule ne désemplissaient pas, et Kalina reporta son regard vers Marley, pour ajouter, sur le ton de la confidence. Mon frère il sent quand il y a vrai danger.

 

Et elle était sûre que pour Sasha, le danger quelques instants plus tôt avait été réel. Il ne se serait pas jeté ainsi autrement. Kalina le chercha de nouveau du regard, et le trouva en train de gravir les gradins loin sur leur gauche.

 

 

 

 

 

- Charlie !

 

Il lui avait fallu un bout de temps pour la repérer. Un moment, Sasha avait même douté qu'elle fût vraiment là, mais il connaissait trop bien Charlie pour savoir qu'elle n'aurait pas manqué l'épreuve d'Alison, même dans le cas où sa grande soeur aurait été odieuse avec elle dernièrement. Il ne savait rien de la relation récente entre elles, d'ailleurs : leurs échanges avaient été relativement limités depuis que Charlie lui avait raconté tout ce qui était arrivé à sa famille durant l'été. Depuis qu'il avait reçu sa lettre, Sasha n'avait plus osé prendre les devants ; ils avaient échangé quelques mots quand ils se croisaient dans les couloirs, et c'était à peu près tout. Ces rencontres inopinées ne cessaient de lui rappeler le sentiment de culpabilité qui lui collait à la peau depuis qu'il savait que l'épouvantard de la petite fille était une panthère. Qu'est-ce qui lui avait pris de se confier à si jeune que Charlie ?

 

Mais toutes ces considérations étaient balayées dans l'urgence soudaine que Sasha ressentait. Il gravit quatre à quatre les gradins qui la séparaient de lui, bousculant sans excuser quelques personnes sur son passage, pour la trouver en compagnie d'un jeune Gryffondor discret, mais qu'il connaissait grâce à quelques cours inter-années, qui lui faisait un signe de la main. Il le remercia d'un hochement de tête tandis qu'il arrivait enfin à leur hauteur - le souffle un peu court, et le corps un peu tremblant.

 

- Charlie, souffla-t-il quand il vit les larmes qui roulaient sur ses joues. Charlie, viens là.

 

Il passa autour d'elle un bras protecteur pour la serrer brièvement contre lui - dans l'espoir peut-être que le mouvement, même un peu brusque et pataud, la tirât de son état de choc.

Sasha s'était depuis longtemps rendu compte qu'il la connaissait mieux qu'Alison : avec Charlie, il pouvait ne pas craindre d'être à peu près lui-même, il pouvait dire ce qu'il pensait sans être jugé, mais c'était précisément ce qui avait rendu leur relation problématique. En même temps, à cause précisément de ce qui s'était passé entre eux, il se sentait investi de la mission de la protéger. Sinon physiquement, au moins émotionnellement.

 

- Charlie, c'est mieux qu'on rejoigne Freya et les autres, annonça-t-il. Que vous soyez tous ensemble. Ok ?

 

Ce qu'il fallait surtout, c'était que Charlie retrouvât une figure qui lui inspirait la sécurité nécessaire pour traverser cette épreuve. Il ne savait si elle trouverait cela chez ce père qu'elle n'avait pas beaucoup côtoyé, mais il était sûre que la présence de Freya au moins lui ferait du bien.

Sasha balaya les gradins des yeux : Kalina était sagement restée avec Marley, Owen et Freya étaient toujours en contre-bas. Sasha serra les dents. Quoiqu'il pensât du demi-géant, soudain, il partageait sa colère. Mais il prit une inspiration pour conserver son calme.

 

- Ta soeur est super forte, c'est impressionnant mais elle va s'en sortir, affirma-t-il, avant de jeter un coup d'oeil vers Basil. Viens avec nous si tu veux.

 

Il n'avait pas manqué de remarquer leurs doigts entrelacés, et pour ne pas brusquer Charlie, ne l'avait pas forcée à se mettre en mouvement pour le moment.

Charlie Carter

Femme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 02/02/2026 à 14:45

La voix lointaine de Basil se superpose au tonnerre d'applaudissements d'une foule soulagée pour Alison. De partout, des filles et des garçons l'encouragent, la félicitent, et scandent son prénom. Mais Charlie n'entend rien ou presque, ses pensées toujours bloquées sur les scènes de sa mère lacérée, de son père détruit, puis de sa sœur aux mains du détraqueur. Debout, plantée aux côtés du Gryffondor, elle ne lâche plus ses doigts et n'essaye pas de retenir les larmes chaudes qui dévalent ses joues. Elle veut digérer les images, en vain. La mention de Sasha ne lui provoque rien. 

 

Sous le choc, la Serdaigle fixe les écrans sans vraiment les regarder, jusqu'à ce qu'un bras protecteur ne l'encadre, cachant momentanément son champ de vision. Elle cille deux ou trois fois, perdue, et se contente d'acquiescer aux paroles de l'Ukrainien lorsqu'il suggère de rejoindre sa famille.

 

Entourée de Basil et Sasha, ses esprits reviennent doucement. 

 

Les trois étudiants se mettent en route vers l'autre côté des tribunes, chacun des garçons tenant une main de la benjamine des filles Carter, l'Ukrainien en tête de cortège.

 

"Hey, c'est Charlie !"

"Charlie ça va ?!"

"C'est la sœur d'Alison, regarde !"

"Qu'est-ce qu'elle a ?!"

 

Mais Charlie ressasse ce qu'elle a vu, et son cœur s'emballe de nouveau, et les sanglots l'étranglent. Ils sont obligés de s'arrêter. Honteuse, elle se cache contre la silhouette de Sasha. Elle n'a plus onze ans, plus douze, plus treize, elle est supposée être aussi forte qu'Alison maintenant. Sauf qu'elle se sent terriblement chancelante, perméable à l’agressivité du monde, loin d'avoir les épaules pour tout porter, alors même qu'elle ne porte quasiment rien. J'veux pas voir ça, j'voulais pas voir, geint-elle en reniflant sous la cape du Gryffondor. But, once you see something, you can't unsee, et Kate Carter, le teint cadavérique, portée à bout de bras par son père voûté et abattu s'imprègne, et s'imprègne,  et s'imprègne dans sa rétine. 

 

Comment sa sœur peut-être supporter d'avoir un tel Épouvantard ? 

Marley Carter

Homme

12 ans

Cracmol

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 02/02/2026 à 16:07

Assis aux côtés de Kalina, le jeune Écossais écoute Charli parler sans réussir à tout comprendre. Il se contente d'analyser l'attitude des deux Gryffondor, et fronce des sourcils lorsque la frêle brune se tient soudain sur la défensive. Il était pourtant persuadé qu'elle avait peur à cause du départ de son frère, parce qu'elle se retrouvait seule, comme lui les soirs de pleine lune à Puck's Glen. Mais il ne dit rien, ayant davantage l'habitude d'être muet que bavard. Son regard suit la direction donnée par le deuxième année. À nouveau, il ferme sa main libre en tunnel et y colle son œil pour chercher Sasha. C'est vrai, il est là-bas ! s'exclame-t-il d'un seul coup en trouvant la silhouette du frère de Kalina au niveau des gradins d'élèves en face d'eux. Il est avec Charlie. Tu vois, Kalina ? Sa tête s'éloigne de la lunette improvisée qu'il s'applique à ne surtout pas bouger d'un millimètre. 

 

— Moi j'sais pas les épreuves. Peut-être que tu sais, Charli ? D'ailleurs, Marley se rend-il vraiment compte de la dangerosité du tournoi ? Seulement en observant la réaction des autres, ses poils de nuque hérissés par la terreur de Freya, le cri de son père et le bond de Sasha. Sur ses gardes malgré lui, le cracmol continue de balayer les alentours d'un œil sérieux, ne prêtant pas autant d'attention aux écrans que ses voisins. Le danger sent là, ajoute-t-il en désignant son nez d'un doigt posé sur celui-ci. Et là. Il complète en se donnant une tape entre les omoplates pour imager ce fameux frisson d'alerte qu'il ressent parfois. 

 

"elle mange son bracelet ?" murmurent plusieurs personnes autour d'eux. Quoi ? Marley tend le cou et aperçoit sa grande sœur en train de croquer les perles accrochés à son bras. C'est des bonbons, dit-il à Charli et Kalina en secouant ses jambes car Alison vient de sourire avec confiance à l'écran. Charlie a mis des bonbons pour le bracelet, pour le sucre, explique-t-il alors aux deux Gryffondor tandis que les trois candidats avancent vers leur troisième et dernier obstacle. 

Basil Banks

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 03/02/2026 à 09:33

Si Basil reste assez surpris de l'étreinte de Sasha envers Charlie, il n'en montre rien. Pour cause. Inquiet à l'égard de son amie, il se contente de maintenir sa prise sur elle tout en défiant du regard les curieux alentours. Ça commence à chuchoter, et plusieurs élèves semblent se questionner quant à l'arrivée soudaine de l'ukrainien. Soulagé par la décision prise par ce dernier, Basil hoche gravement la tête en se redressant pour suivre les deux autres, sa main toujours emprisonnée dans celle de Charlie.

J'veux pas voir ça, j'voulais pas voir, se plaint-elle en sanglotant dans le dos de l'autre garçon. Les lèvres de Basil se tordent, et son autre main gagne l'épaule de son amie pour serrer légèrement. Il ne connait que trop bien ce sentiment, lui qui a vécu l'accident de son père en boucle avant même que celui-ci ne se produise, et il trouve parfaitement injuste que Charlie ait eu à témoigner d'un tel moment.

 

Il n'existe aucun mot qui puisse effacer la peine engendrée par ce genre d'instant. Sa mère avait eu beau passer des nuits entières serrée contre lui à le bercer que ça n'y avait rien changé. Il n'oublierait jamais ni le vacarme du bris de verre, ni la sensation oppressante, ni le goût du sang. Basil avait souvant pensé que ses visions n'existaient que pour lui montrer les pires horreurs, quand elles ne restaient pas étonnement incompréhensibles.

 

L'existence des épouvantards semblaient finalement dédiée à faire vivre ces mêmes horreurs à celles et ceux qui ne l'avaient pas mérité. Comme Charlie Carter. Ils parviennent finalement en bas, et on les autorise à grimper dans le gradin occupé par le père de Charlie - et les familles des autres champions. Hésitant, Basil se demande s'il ne sera pas de trop, tout là haut. S'il a sa place au milieu de tous les Carter, alors qu'il ne connait que Charlie.

 

Complètement intimidé, ses lèvres se verrouillent tandis que sa main demeure dans celle de son amis.