Harry Potter RPG
Message publié Dimanche 02 Mars 2025 à 08:36

Coucou ! 

 

Si tu veux de moi, je veux bien qu'on se lance dans un p'tit RP !

J'ai un personnage (Amanda) qui est élève à Poudlard, du même âge qu'Athénaïs.

Si tu préfères qu'elle rencontre des adultes, il y a Karl, le propriétaire de la Tête de Sanglier, Isaya, la gérante des 3B. Ou Serena (mais je vois un peu moins dans quelles conditions elle pourrait rencontrer Athénaïs).

 

Dis-moi ce qui te fait envie !

 

On peut en discuter sur discord (pseudo : Hippokoko ou Kohane sur le serveur du forum) :)

 

A bientôt !

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
La Tête de Sanglier, Jeudi 07 Décembre 2124

Il était vingt-deux heures trente passées. Karl était derrière son comptoir, les bras tendus devant lui, jambes en arrière, en train de faire ses étirements. Dans la taverne, il n'y avait plus grand-monde.

Lewis, le jeune employé de vingt-cinq ans, apportait ce qui serait sans doute les derniers verres de la soirée. Un groupe de jeunes adultes, sans doute tout fraîchement sortis de Poudlard, jouaient des coudes pour tenir tous les huit autour d'une petite table ronde en bois. Ils parlaient fort, riaient fort, faisaient parfois de grands gestes au risque d'éborgner leur voisin un peu trop proche... bref, des jeunes quoi. Karl ne le dirait jamais assez : les jeunes, de nos jours, ça n'a plus d'respect pour rien ! Et surtout pas pour ses pauvres oreilles à plus de vingt-deux heures trente.

Une vieille femme, apparemment malheureuse si on en croyait sa mine défaite, enchaînait les bièraubeurres depuis près d'une heure. Elle était installée dans un coin, dos contre le mur, et Lewis l'entendait renifler à intervalles réguliers lorsqu'il circulait dans la salle pour apporter des commandes ou récupérer des verres vides. Une fois, il lui avait même gentiment proposé un mouchoir mais la vieille avait refusé de sa voix rauque. Il n'avait pas insisté, espérant seulement qu'elle ne cracherait pas sa morve sur le mobilier. Après, c'est à lui que Karl demanderait de nettoyer, il en était sûr !

Des cinquantenaires, a priori un couple au vu des yeux doux qu'ils se lançaient et des propos susurrés qui les faisaient glousser, sirotaient leur verre d'hydromel. Karl ne savait plus depuis combien de temps ils étaient là et ils n'avaient toujours pas fini leur verre. Par Merlin, comment peut-on autant laisser traîner de bonnes rasades d'alcool ?! Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait terminé leur boisson cul-sec ! Fallait leur apprendre à boire !

Quelques autres personnes, plus ou moins éméchées, entamaient la clôture de leur soirée à la Tête de Sanglier. Il était temps pour eux de rentrer au bercail -parfois pour continuer la soirée dans la chaleur d'un appartement de Pré-au-lard.

 

Tout en faisant ses étirements, que sa fidèle clientèle avait l'habitude de voir, Karl gardait un oeil sur deux hommes âgés d'une trentaine d'année.

Il ne connaissait pas leur nom mais savait qu'ils venaient régulièrement tard dans la soirée. Au début, il n'avait pas fait attention à eux. Ils commandaient, ils consommaient, c'était bien.

Puis il avait commencé à remarquer que, parfois, une troisième personne les rejoignait. Celle-ci ne commandait jamais, s'asseyait à peine, repartait presque aussitôt et ne revenait pas. C'était arrivé une fois, puis deux, puis trois. Au bout de la quatrième, Karl s'était décidé : il était allé voir les deux hommes et leur avait dit, mot pour mot "on n'est pas chez vous ici, si quelqu'un entre, il consomme ! Sinon, j'le fous dehors de mes propres mains ! Faites passer le mot aux suivants".

Lewis lui avait dit, plus tard, qu'il n'aurait jamais osé les aborder ainsi. Qui sait de quoi ils étaient capables. Ce à quoi le vieux Karl avait répondu qu'eux non plus ne savaient pas de quoi lui était capable.

Bref, les deux hommes s'étaient pliés au règlement et depuis, le troisième individu consommait. Voilà une affaire qui roule !

Jusqu'à ce que Karl commence à se poser des questions sur ces rendez-vous nocturne.

Jusqu'à ce qu'il aperçoive, de façon totalement hasardeuse, quelques petites pastilles vertes enroulées dans un mouchoir passer d'une paire de mains à l'autre.

 

Devant Lewis, après la fermeture du bar, il s'était emporté.

Du trafic, dans son respectable établissement ?! Non mais, et puis quoi encore ?! Ils n'allaient pas lui bousiller sa réputation, ces salaupiauds !

Au début, il avait envisagé les foutre à la porte la prochaine fois qu'ils pointraient à nouveau leur nez dans l'établissement. Puis il s'était ravisé. Cette affaire pourrait bien tourner en sa faveur. Ecoutez-donc sa logique : quelques mois auparavant, il avait appris de la bouche de son ami Kaelen que le gouvernement le suspectait de ne pas être un vieil homme respectable en raison des réunions totalement légales qu'il organisait dans son établissement une fois par mois. Et si, grâce à lui, le même Kaelen parvenait à coincer quelques trafiquants de kiwicot voire arrivait à remonter jusqu'au labo de fabrication ? La carrière de son ami s'en porterait bien et lui, Karl Mitch, prouverait qu'il est un respectable citoyen, en vertu de quoi il fallait lui foutre la paix sur ses activités annexes ! Et puis, si sa réputation de héros de la nation pouvait encore perdurer un peu... Parce qu'elle était désormais loin, la coupe du monde de Quidditch où il s'était particulièrement démarqué en affrontant si brillamment un Feudeymon.

 

Il avait donc écrit à son ami Kaelen.

Il l'avait convié à venir à la Tête de Sanglier, avec sa tête la moins Auror possible histoire qu'il ne soit pas cramé dès son arrivée. Il n'avait pas donné beaucoup de détails, avait seulement signifié qu'il devait venir en forme parce qu'une petite filature n'était pas exclue, qu'il avait probablement un bon filon à lui refiler.

La lettre était partie. Il attendait. Il espérait que Kaelen répondrait à l'invitation. Et qu'il avait des talents pour se faire passer pour qui il n'était pas.

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Couloirs de Ste Mangouste, Samedi 24 Février 2125

RP avec @Morphée 

 

Une main d'enfant dans chacune des miennes, je me faufile entre les badauds londoniens. Les rues sont agitées, comme chaque jour en cette capitale qui brasse des gens par milliers.

Il est dix-sept heures et des poussières. A cette heure-là, on croise des sortants de bureaux, attaché-case en main, manteau impeccablement cintré sur leur personne. Des joggers qui ont fini plus tôt le boulot et ont enchaîné avec leur séance de sport quotidienne ou hebdomadaire. Des touristes, parce qu'il y en a toujours quelle que soit la période, le temps ou le jour de la semaine. Des parents avec enfants qui gambadent sur le trottoir gris, déblatérant les dernières nouvelles de leur cour d'école.

Je suis presque dans cette dernière catégorie.

 

Devon et Samir, mes neveux, me suivent tout en babillant, ne s'écoutant pas entre eux et ne comprenant pas que je ne peux pas suivre deux conversations à la fois.

D'un côté j'entends des histoires de billes colorées, d'un téléphone portable qui a circulé en douce alors que la directrice avait bien dit pas de téléphone dans l'école, de trucmuche qui est tombé et qui a pleuré très très fort avec son genou tout rouge. De l'autre, j'entends que ben machin est amoureuse de bidule, tout le monde le sait mais elle veut pas l'avouer et que bidule-chouette a trouvé une vidéo très drôle qu'il a montré à tous les copains, rah lala, si j'avais vu ça...

 

J'aime beaucoup mes neveux. Mais parfois, ils me saoulent un peu avec leurs bavardages d'enfants excessifs. 

Nahid, ma soeur, a insisté pour les scolariser dans leur école moldue de quartier. Pas question de leur faire cours à la maison sous prétexte qu'ils ne feront jamais le collège avec leurs camarades !

Samir a 10 ans, bientôt 11. En septembre, il rentrera à Poudlard, quittant la cour d'école et les copains. Je ne sais pas s'il en a conscience.

Devon est plus jeune -8 ans. Il encore quelques années devant lui.

Habituellement, c'est Farid, le mari de ma soeur, qui les récupère à l'école. Mais cette fois-ci, il a un empêchement. Aussi, Nahid m'a demandé si je pouvais m'en charger et les conduire jusqu'à Ste Mangouste où elle les récupèrera après son dernier rendez-vous de la journée.

 

Elle a volontairement écourté sa journée -sinon, elle peut y être jusqu'à dix-neuf, vingt heures. Une acharnée du travail comme elle, on n'en fait pas deux. Il y a quatre mois, elle a accouché d'une petite Shirin. Mais la voilà déjà repartie comme en quarante, ne pouvant pas se passer de son boulot trop longtemps.

Farid a décidé de prendre un congé parental pour s'occuper de la petite, qu'il confie occasionnellement à une nounou lorsqu'il est attendu ailleurs comme aujourd'hui.

 

C'est pourquoi je me retrouve à indiquer au mannequin que je souhaite voir ma soeur qui bosse au 4ème étage, dans le service de pathologie des sortilèges.

Nous franchissons le seuil de la porte et nous nous retrouvons dans l'immense hall de l'hôpital.

Les garçons connaissent bien le chemin apparemment car ils lâchent ma main et se précipitent vers l'escalier dont ils gravissent les marches deux à deux. Bon, ils s'épuisent après le premier étage et reprennent un rythme moins soutenu.

 

Arrivés au 4ème, je me mets en quête de ma soeur.

J'arrête une femme en blouse dans le couloir et lui demande si elle sait où se trouve Nahid Tehrani. Elle me répond qu'elle est encore en consultation et me désigne d'un geste un espace où se trouvent des fauteuil sur lesquels nous pouvons patienter.

D'une impulsion, j'indique à mes neveux d'aller s'asseoir en attendant que leur mère arrive.

Samir se jette littéralement dans un fauteuil, haletant qu'on a trop marché -il a surtout monté les marches trop vite.

Devon le suit mais s'arrête en cours de route au beau milieu du couloir.

Je le vois, le regard levé sur un type qui arrive face à nous. Ce qu'on peut dire de lui : absolument pas passepartout. Un maquillage affirmé, un style excentrique, de la couleur, beaucoup de couleur. Rien à voir avec tous les gens qu'on a pu croiser jusque-là.

Je m'apprête à dire à Devon d'aller s'asseoir et dégager la place dans le couloir. Mais je n'en ai pas le temps car il s'avance vers l'inconnu et s'exclame : 

 

-Waaah j'aime trop ton style !

 

...

Les gamins. Que voulez-vous ? Ils sont honnêtes et spontanés. 

Je le rejoins, pose une main sur son épaule.

 

-Voyons, Devon, on n'aborde pas les gens qu'on ne connaît pas comme ça ! 

 

Mes yeux se lève sur notre interlocuteur et je m'autorise à ajouter : 

 

-Même si c'est vrai que vous avez un sacré style.

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Bureau des Aurors - Niveau 2, Dimanche 25 Février 2125

Avec @Gabriel 

 

Karl ajusta sa cape carmin sur ses épaules. Il épousseta quelques poussières invisibles, passa une main dans ses cheveux blancs. Il devait être d'une tenue parfaite et irréprochable pour ce qu'il avait à faire.

Il était quatorze heures. Il avait donné son congé à Lewis et fermé la taverne après le départ des derniers clients étant venus pour un solide déjeuner -au menu : steak de dragon, purée de prunes dirigeables, fondant au chocolat et mandarine. 

Karl posa un écriteau sur la porte indiquant une fermeture exceptionnelle en ce dimanche après-midi et une réouverture qu'à partir du lundi midi. Il avait à faire.

Il roula un exemplaire de la Gazette du Sorcier et le glissa dans la poche intérieure de sa cape. Puis il prit une profond inspiration et se prépara mentalement à transplaner sur le Chemin de Traverse, zone sorcière la plus proche du centre de Londres où il pourrait passer par la cabine téléphonique pour se rendre au Ministère.

Karl n'aimait pas transplaner. Il n'avait trouvé cette pratique très plaisante. C'est d'autant plus le cas depuis qu'il se sentait vieillir, depuis qu'il avait l'impression que toutes ses articulations grinçaient et que ses genoux ne voulaient qu'une seule chose : faire leur vie loin de lui.

Il n'aimait cependant pas plus la poudre de cheminette, suite à une mauvaise expérience à base de marmonnement mal compris et donc d'une erreur de destination. 

Il avait donc pris l'habitude de transplaner mais limitait le plus possible cette pratique. Après, comme il quittait rarement la Tête de Sanglier, il avait rarement à transplaner. Là était l'avantage de vivre juste au-dessus de sa taverne.

 

Dans un CRAC sonore, il partit et réapparut à proximité du Chaudron Baveur qu'il traversa en grande hâte pour rejoindre le Londres Moldu. Il n'adressa qu'un vague bonjour à Alfred, le tenancier, qui sembla étonné de ne pas voir son collègue de Pré-au-lard poser ses fesses sur un tabouret pour une bonne bièraubeurre. Mais Karl n'avait pas le temps. Il avait à faire.

 

Marchant d'un bon pas dans les rues de Londres, il rejoignit la cabine téléphonique rouge qui paraissait être un vrai dinosaure dans cette ville si hautement technologique. Ca devait être une sorte de curiosité touristique pour les Moldus.

Il composa le 6-2-4-4-2 afin d'être amené vers le Ministère de la Magie. Une fois arrivé, il reprit sa marche rapide, grimpant les escaliers, s'arrêtant à mi étage pour reprendre son souffle, repartant de plus belle. Une fois arrivé au deuxième, il suivit les indications pour débouler dans le bureau des Aurors où un aimable secrétaire d'une petite trentaine d'années lui adressa un sourire, lui demandant ce qu'il pouvait faire pour lui.

Il fallut attendre quelques secondes, que le vieil homme reprenne son souffle et se remette de sa presque course dans le Londres Moldu.

 

-Votre responsable, commença-t-il. Je veux voir votre responsable.

 

Face au mutisme et à l'oeil interrogateur de son interlocuteur, il poussa un petit soupir d'impatience et reprit :

 

-Kaelen Rowle, c'est votre nouveau responsable, non ?

-Absolument.

-Eh ben je dois le voir !

-Monsieur Rowle est très occupé.

-Ah bah un peu mon n'veu qu'il est occupé, c'est bien pour ça que je viens !

-Non, vous ne comprenez pas, il est très occupé. Ca veut dire qu'il ne peut pas vous recevoir, d'autant que vous n'avez pas de rendez-vous.

-J't'en foutrais du rendez-vous ! Dites-lui que c'est Karl Mitch qui veut le voir !

-Ca ne sert à rien, monsieur. Si vous voulez, je note la raison de votre venue et ce qui vous pousse à vouloir rencontrer monsieur Rowle. Je lui transmets. Et s'il estime que le motif nécessite, en effet, une entrevue, il vous fera parvenir un hibou avec une date de rendez-vous.

-Oh là, c'pas un p'tit jeune comme vous qui va m'empêcher de voir ce sacripant de Kaelen ! J'ai pas besoin d'un rendez-vous, je suis Karl Mitch !

 

Sur ces bonnes paroles, il s'avança dans le couloir alors que le secrétaire, visiblement paniqué, se levait de sa chaise dans l'idée de faire barrage et ramener le vieil homme à la raison. Mais ce dernier, étonnamment rapide, s'était déjà engagé et clamait à voix haute :

 

-Kaelen ! Kaelen ! Faut qu'on parle bon sang ! 

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Amanda n'aurait jamais cru pouvoir dire ça un jour. Mais elle est heureuse de faire cette rentrée à Poudlard.

L'été s'est étiré, presque sans fin. Amanda s'est sentie presque comme étrangère dans sa famille qui est parvenue, peu à peu, à reprendre un cours de vie tranquille et banal. Son frère est parti, pour la première fois, en vacances tout seul avec ses copains. Faut le comprendre, il a 15 ans maintenant, il veut faire sa vie. Même s'il n'est pas encore tout à fait un adulte. Il est parti une semaine et demi avec trois amis, dans un mobile-home sous la responsabilité des parents de Josh, son meilleur pote.

Amanda a été un peu jalouse, elle doit l'avouer. Elle aussi, elle voulait partir loin. Faire quelque chose d'intéressant. Au lieu de ça, sa mère l'a gardée à la maison avec son beau-père. Elle n'avait pas de vacances et lui n'avait pu poser que deux semaines en août. Alors le reste du temps, elle est restée seule.

 

Elle n'a pas vraiment d'amis à Huddersfield.

A l'école primaire, elle était toujours dans les pattes de son frère Andy. La solidarité presque fusionnelle des deux enfants, à l'école comme à la maison, unis pour affronter les crises du papa-Dan lorsqu'il rentrait, ne laissait pas beaucoup de place à un tiers.

Après l'école, elle avait appris qu'elle était sorcière. Déracinement profond. Elle avait dû aller à Poudlard. Et autant dire que dans cette vaste école de sorcellerie, elle n'avait croisé aucun camarade d'Huddersfield.

Elle est donc profondément seule lorsqu'elle rentre pour l'été.

Au début, elle aimait et avait même hâte de rentrer. Parce qu'elle n'était jamais sûre que papa-Dan ait réellement lâché l'affaire. Depuis la demande de divorce et la fuite en avant, elle avait toujours peur qu'il revienne, qu'il s'en prenne de nouveau à sa mère, qu'il pique la pire crise de son histoire. Heureusement, rien de tout cela n'était arrivé et les années avaient passé.

On dit que le temps finit toujours par panser les blessures. C'est peut-être vrai.

Le temps a fait son office, a apaisé les choses. 

La mère d'Amanda a rencontré Philippe, un brave type qui a pris sous son aile Amanda et Andy comme s'ils étaient ses propres enfants. La jeune fille n'a rien à reprocher à son beau-père. Mais cet été seule a été interminable. Andy est grand, maintenant. La solidarité fusionnelle qui les unissait s'est effritée depuis qu'il n'y a plus de raison de s'unir face au danger. Et Andy est scolarisé à Huddersfield, il a ses copains sur place, ils sortent ensemble, font des virées dans des cafés, du skate et dragouillent les filles de leur âge. Amanda n'est pas invitée. Elle a vite compris qu'elle ne serait pas la bienvenue si jamais elle apparaissait sans prévenir.

Alors elle a erré seule dans les rues. Elle a envoyé quelques lettres à Miranda, sa première amie de Poudlard qui lui manque tant lors de ces deux mois. Elle a lu ses manuels scolaires. 

 

Philippe, de bonne volonté, a tenté de s'intéresser à ce monde totalement étrange et presque surréaliste dans lequel vit désormais la jeune Amanda. Mais même avec toute sa bonne volonté, il a eu du mal à entrer dans cet univers. Elle s'est sentie encore plus étrangère. Sorcière dans une famille de Moldus. Malgré l'amour et la tolérance, ils ne peuvent pas comprendre ce que c'est Poudlard, la magie, voler sur un balais, manquer de se faire assommer par un saule, prier pour que sa potion n'explose pas. Ils ne se figurent pas la salle commune, les dortoirs, les soirées de dégustation de dragées surprises. Elle peut leur en parler mais sent qu'ils ne comprennent pas vraiment.

 

C'est pourquoi, en ce mois de septembre 2124, elle est heureuse de revenir au château.

Pour la première fois, elle sent qu'elle appartient réellement à ce monde. Qu'elle est chez elle.

 

Une voix chaleureuse, prononçant son nom, interrompt sa marche dans le couloir.

Son coeur fait un bond, elle sent le rouge lui monter aux joues. Elle n'a pas l'habitude qu'on l'interpelle. En vérité, à part Miranda et deux ou trois autres élèves à qui elle parle occasionnellement, elle n'a pas tant de lien que ça avec les autres habitants de ce château. Alors qui peut bien l'appeler ainsi ?

Elle se retourne, presque mortifiée à l'idée qu'on l'a interpelée parce qu'elle a fait une bêtise.

Lorsqu'elle reconnut son interlocuteur, elle se détend un peu.

Le concierge est un type plutôt cool et bienveillant. Et puis il a un franc sourire sur le visage qui la rassure. Il n'a pas l'air de lui reprocher quoi que ce soit.

Le plus naturellement du monde, il lui demande comment se sont passées ses vacances. Avant qu'elle ne puisse répondre, des claquements secs résonnent au-dessus de leurs têtes et le concierge reprend les agitateurs tout en les séparant d'un coup de baguette.

Amanda a un petit rire dissimulé. Les élèves ne changeront jamais, il y en aura toujours pour vouloir s'amuser au-delà du règlement ! Ce n'est pas le genre de chose qu'elle ferait, tellement a une peur bleue des reproches et d'être prise sur le fait. Mais elle doit avouer que ces élèves l'intriguent, elle regarde de loin.

 

-Mes... mes vacances étaient bien, ment-elle. Je... enfin... oui, c'était bien. Et... vous ?

 

Elle se demande si c'est la bonne question à poser. Et se demande aussi si un concierge, ça part de Poudlard pour l'été. Elle n'arrive pas à l'imaginer ailleurs qu'ici. Comment doit-il être, lorsqu'il ne joue pas le concierge ?

 

-Vous êtes... enfin... vous êtes parti ? a-t-elle le courage de demander.

 

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Couloirs de Poudlard, Jeudi 08 Février 2125

A pas lents, Amanda quitte la Grande Salle.

Comme d'habitude, le repas a été aussi copieux qu'excellent. On lui a dit que c'était des Elfes de maison qui étaient en charge de contenter tous ces estomacs affamés. Au début, elle n'a pas vraiment compris ce que c'était, un Elfe de maison. Puis à force d'explications, elle s'est figuré une petite créature d'esclavage moderne en train de trimer aux fourneaux. Elle ne savait pas trop qu'en penser. A eu un instant honte de savourer autant le fruit d'un travail contraint. Puis a fini par accepter cette culture étrange dans laquelle il est normal d'asservir des créatures tant qu'on ne leur offre pas de vêtements et dans laquelle lesdites créatures se contentent voire se réjouissent de cet asservissement. Alors, elle s'est remise à apprécier et rendre hommage à ces succulents mets qu'elle a la chance de goûter chaque jour.

 

Habituellement, elle mange avec Miranda, sa seule vraie amie dans ce vaste château.

C'était encore le cas ce soir-là mais son amie s'est éclipsée bien vite, marmonnant un "j'ai un truc à voir... t'inquiète je te rejoins dans la salle commune". Amanda n'a pas eu le temps de dire quoi que ce soit ou d'émettre une quelconque protestation. Miranda était déjà en train de passer le pas de la porte de la Grande Salle.

 

La jeune Pouffy ne sait pas quoi penser du comportement de son amie. Depuis quelques temps, elle la trouve plus rêveuse, plus effacée, plus pressée de la laisser derrière elle pour aller elle ne sait où. Amanda ne sait pas tellement ce qu'elle ressent. Un pointe de jalousie ? Peur de l'abandon ? Que va-t-elle faire, si sa seule amie la laisse tomber après deux ans et demi de scolarité commune ?

Traînant le pas, elle entend les pensées se bousculer dans sa tête et son coeur battre plus fort. Un peu de stress, un peu d'anxiété, bon cocktail d'adolescence.

 

Alors qu'elle prend le chemin de sa salle commune, elle remarque, au détour d'un couloir peu emprunté, un autre étudiant.

Il lui paraît sacrément âgé, presque adulte, c'est dire ! Il l'impressionne, comme le fait tout étudiant plus âgé qu'elle. Elle ne voit pas et ne comprend pas ce qu'il fait mais il n'a pas l'air décidé à prendre le chemin de sa salle commune.

Elle ne compte pas spécialement entrer en contact avec ce garçon qui la fait se sentir encore plus petite. Mais celui-ci a dû entendre le bruit de ses pas sur le sol de pierre car il se retourne.

Elle déglutit, sent le rouge lui monter aux joues, sueur froide dans le dos, elle cligne rapidement des yeux.

 

-Oh, euh... Je... voulais pas... déranger, s'excuse-t-elle.

 

Elle se sent mal à l'aise, gauche et terriblement pas à sa place. Que va-t-il penser d'elle ?!

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Rues de Pré-au-lard, Jeudi 07 Décembre 2124

La silhouette du quarantenaire banal s'engouffra dans les affres sombres du bâtiment à la suite du jeune garçon qui cachait en réalité un Auror bien plus âgé qu'il n'y paraissait avec son physique juvénile. Vus de loin, on aurait pu croire à un père et son fils rentrant chez eux à pas de loup, tard dans la nuit. Il aurait été questionnant tout de même de voir ce jeune adolescent dehors si tard et surtout loin de l'enceinte du château en pleine période scolaire. Mais bon, l'avantage de la nuit c'était, justement, de ne croiser personne qui puisse se poser ce genre de question.

 

Karl nota dans un coin de sa tête de demander à Kaelen où il trouvait ses cheveux, comment il les choisissait et pourquoi avoir choisi ceux-là. A la limite, le quarantenaire passe-partout, c'est bien. Rien qui ne puisse attirer l'attention. Mais le gamin... quelle idée ! Pour une mission de filature en pleine nuit ! 

Silencieusement, le vieil homme talonna son ami, la baguette toujours serrée dans son poing. Il n'entendait rien. Mais n'était pas sûr de pouvoir se fier à 100% à son sens. Vous savez, à 117 ans... même s'il était très en forme pour son âge, il n'avait tout de même plus son corps de jeune adulte. Et peut-être qu'il était parfois un peu dur de la feuille.

 

Kaelen leva sa baguette et lança un Hominum Revelio qui sembla lui renvoyer quelque information.

Ainsi, Karl apprit qu'en plus de deux présences à l'étage -sans doute les deux malfrats du bar- une troisième semblait faire des allers-retours dans un espace plus restreint. Mais a priori, personne ne semblait bouger dans leur direction. Leur effraction s'était donc faite en toute discrétion. 

Le tavernier hocha vigoureusement la tête et donna une tape dans le dos de l'enfant-Auror, comme un bien joué silencieux.

Il fit quelques pas en avant et lança un Lumos dans le but d'y voir un peu plus clair.

 

La pièce dans laquelle ils se trouvaient était dépouillée de tout objet personnel. De la poussière se soulevait depuis le parquet au rythme des frémissement de l'air. Quelques meubles étaient recouverts d'un drap blanc -ce qui semblait être une commode, une table, des chaises, un meuble bas. Face à eux, ils pouvaient voir de profil l'escalier qui menait à l'étage. A leur gauche, encore engloutie par l'obscurité, une porte fermée. 

Karl dirigea sa baguette-lumière vers la porte et décida de s'en approcher.

Mais à peine avait-il fait deux pas qu'une silhouette, dissimulée jusque-là dans l'espace non comblé sous l'escalier, bondit vers lui.

La baguette du vieil homme fit volte-face et laisse voir une acromentule a priorio pas très sympa et qui semblait vouloir les empêcher de pousser plus en avant leur exploration.

 

Arania Exumaï !

 

La baguette de Karl se mit à crépiter et envoya une méchante brûlure sur l'acromentule, juste avant qu'elle ne puisse l'atteindre de l'une de ses pattes velues. Celle-ci fut repoussée vers l'arrière et poussa un autre couinement plus fort encore alors qu'elle percutait l'escalier. Aïe... ce bazar pouvait bien avoir alerté ceux qui avaient dressé l'acromentule afin de les protéger...

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque le jeune Auror confirme que c'était bien lui, tout en précisant qu'il ne pensait pas que ça aurait marqué qui que ce soit. Il faut avouer que si William ne me l'avait pas spécifiquement désigné, je ne l'aurais sans doute pas remarqué.

Je garde le silence tandis qu'il poursuit, d'un ton plus sérieux. Je n'avais pas vraiment noté les tensions qui animaient la coupe du monde. Sans doute que j'y ai passé moins de temps que les Aurors et autre staff mobilisé pour rendre cette expérience aussi unique et inoubliable que possible.

En termes d'unicité, on peut dire qu'on a été servis. Pas dans le bon sens de l'expérience.

 

Au regard de mon interlocuteur, je constate une forme de lassitude à l'évocation de cet événement. Rien ne s'est passé comme prévu et les conséquences ont été dramatiques. La vie a, malgré tout, repris ses droits mais les vivants doivent composer avec les souvenirs des morts et s'interroger chaque fois sur ce qu'ils auraient pu faire de mieux ou de différent pour changer le cours des événements. Pour autant, ressasser le passé ne fait rien avancer parce qu'on ne peut pas changer ce qui a été. J'en sais quelque chose. Je fais mon marché là-dessus. Sur ces gens qui regrettent, rongés par le remord qui aimeraient que les choses soient différentes. Alors je leur propose d'une certaine manière un accompagnement pour faire le deuil du passé en échangeant une dernière fois avec les disparus -ou ce qu'ils croient être les disparus.

 

L'Auror a une légère hésitation avant de me demander si je connais bien William.

Je retrouve mon sourire, chassant d'une pensée les sombres nuages à l'évocation du final de la coupe du monde.

 

-Il se trouve que je suis la petite soeur chérie de William, je réponds d'un ton enthousiaste. Alors, tu comprends, je ne pouvais pas ne pas être présente ce soir. Même si, je t'avoue, ce n'est pas non plus ma tasse de thé ces grands rassemblements. Je trouve les gens parfois un peu... en surface dans ce type d'événement. A parler de la pluie et du beau temps, comme un blabla incessant pour couvrir les silences.

 

Mon regard se perd entre les invités et je désigne à mon interlocuteur la femme assise dans le canapé, un verre de jus de citrouille à la main.

 

-Celle avec son ventre tout rond là-bas, c'est Nahid, la petite génie et aînée de la fratrie. William ne l'avouera jamais, mais je suis sûre qu'il s'est toujours comparé à elle. Et celui qui discute avec elle, c'est le padre. Lui aussi, sacrément doué dans son domaine -la médicomagie. Et elle, je désigne la femme qui discute avec un homme que je ne connais pas, peut-être un autre collègue Auror, en tout cas pas un ami connu de William, c'est la matriarche aux mille passions et aux mille vies. Je ne sais pas si c'est un de tes collègues qui discute avec elle, mais quand je suis passée tout à l'heure, elle lui expliquait son ancien boulot d'éduc spé et il semblait passionné.

 

Me décollant du buffet, je fais quelques pas pour me retrouver face au jeune Auror et, écartant les bras comme pour me présenter à lui, je conclus : 

 

-Et en bout de chaîne, il y a moi, Serena.

 

Je lui tends ma main libre, sourire chaleureux aux lèvres, dans un geste de sincère salutation.

 

-Tu es venu simplement pour faire plaisir à William ?

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

Leo paraît sincèrement décontenancé par la question d'Isaya qui suppose alors qu'il est réellement un gentillet naïf et innocent. 

Quelques remarques des autres clients, rires gras auxquels le jeune homme se joint mais sans avoir trop l'air de comprendre pourquoi les autres rient. Il fait comme les autres, comme la foule, parce qu'écoutez, si ça rit, c'est que ça doit être drôle.

 

Un regard, un geste impatient de la main, Isaya fait signe aux autres clients de cesser leurs rires pleins de sous-entendu auxquels le jeune Leo ne comprend, de toutes les façons, rien.

Le jeune homme renchérit sur son idée de boisson, ce à quoi la gérante lui répond : 

 

-Eh bien, écoute, si je reprends réellement les Trois Balais, j'y réfléchirai. Tu sais faire des cocktails ? Tu viendras expérimenter avec moi, si tu veux. Et on pourra dire que cette nouvelle boisson, c'est un peu ta création. Qu'est-ce que t'en dis ?

 

Puis Leo enchaîne sur un autre sujet. Qui surprend un peu Isaya. Elle ne pensait pas qu'il aurait le courage d'être si frontal.

Elle entend, comme un son lointain, un client ricaner un peu en dépit de toute la volonté que ça a dû demander au jeune homme pour venir proposer une invitation à l'issue du service. Elle lui lance un regard noir qui le fait taire. Elle ne sait pas pourquoi, elle ressent une forme d'affection pour ce garçon tout juste adulte et pourtant encore grand enfant. Il a l'air de faire ses premiers pas dans une vie de grand, tâtonne, oscille, titube. Les expériences amicales, amoureuses, sociales, celles par lesquelles la plupart des gens sont passés ou continueront de passer. Souvent, la façon dont se passent nos premières expériences en matière de relations humaines conditionnent -pour un temps du moins- la façon dont se passeront nos expériences similaires. Alors elle n'a pas le droit de laisser un type aléatoire se moquer du jeune Leo et lui faire perdre tout le courage qu'il a réussi à mobiliser en lui.

Pour autant, la part rationnelle et très professionnelle d'elle-même lui chuchote de faire attention, de ne pas aller trop loin. Mais elle la balaie d'une pensée. Il n'y a rien de... tendancieux, hein ? Et puis, c'est vrai qu'elle n'a pas souvent l'occasion de sortir en dehors de son bar. Depuis qu'il n'y a plus Rory... ils faisaient souvent des sorties ensemble. Jusqu'à ce cet idiot ne s'enferme dans son idée qu'il peut devenir un auteur à succès et qu'il ne passe ses journées penché sur un bureau à griffonner des manuscrits sans grand intérêt.

 

Posant les bras sur le comptoir, Isaya se penche légèrement en avant, comme pour confier à Leo le plus grand des secrets.

 

-C'est d'accord, lui dit-elle à mi-voix. Et tu pourras me raconter comment ça se passe au ministère.

 

Ca, il faut l'avouer, ça l'intrigue.

Leo au ministère... quelle information surprenante. 

 

-C'est quoi, ton restaurant préféré ? En dehors des Trois Balais, bien évidemment, ajoute-t-elle dans un sourire.

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

Elle sent que la réponse apportée n'était pas la réponse attendue. L'air amusé, elle constate que Leo semble avoir subi un choc particulièrement violent : yeux écarquillés, sourcils hautement relevés, bouche légèrement ouverte, les cils papillotent, clignent de façon presque infinie, signe d'un étonnement non feint. 

L'instant de surprise laisse bientôt place à un sourire, large et étincelant, qui s'étire d'une oreille à l'autre. 

Isaya relève la tête lorsque ses oreilles capte un sifflement lancé depuis la salle, suivi d'un ricanement. Elle jette un regard noir à celui qu'elle pense être le responsable mais constate rapidement que la douce moquerie n'a eu aucun impact sur le jeune homme qui semble n'en faire aucun cas. Il a l'air plutôt perdu dans ses pensées entremêlées, trop concentré pour faire attention à ce qu'il se passe autour de lui. 

 

Il entame une phrase, bégaie, s'interrompt. 

Isaya se sent un peu coupable de l'avoir mis dans une telle situation et s'apprête à lui faire une proposition de restaurant, histoire de le sortir de ses centaines de pensées emmêlées, mais le jeune homme reprend la parole et cette fois-ci, le flot n'est pas interrompu. 

Elle a un doux sourire aux lèvres.

 

-Je ne connais pas. Mais ça a l'air chouette, les pâtes fantôme. Et puis c'est un bon signe s'ils ont des chaises.

 

Le ton n'est pas moqueur. Mais amusé.

Elle essaie de se rappeler comment elle était au même âge. En réalité, à la même période de vie, la sienne était complètement différente. Elle était en voie d'être mariée à Rory et n'essayait pas du tout de vanter maladroitement les mérites d'un restaurant rempli de chaises et de pâtes fantômes. Elle ne peut donc pas tellement se projeter dans ce que doit ressentir Leo à cet instant précis.

 

-Tu repasses ici à vingt-heures et on ira ensemble ?

-Ouah p'tit gars t'as intérêt à être ponctuel ! s'écrie alors un type barbu installé à une table près du bar. Et ses deux copains s'esclaffent avec lui.

-C'est fou, fait semblant de s'indigner Isaya, poings sur les hanches, quand on pense qu'une conversation est privée, elle est en fait tout sauf privée !

-Ah, faut pas vous énerver comme ça, on a pas fait exprès d'entendre !

-Eh bien faites exprès de ne pas entendre !

 

Puis, tournant à nouveau son attention sur Leo :

 

-C'est d'accord pour ce soir vingt-heures ?

 

Elle laissera Kelly et Erwan gérer la deuxième partie de soirée et faire la fermeture. Elle a toute confiance en eux. 

Mais une partie d'elle-même se demande si elle a réellement bien fait d'accepter l'invitation. 

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Couloirs de Poudlard, Jeudi 08 Février 2125

Amanda ne comprend pas pourquoi l'autre a l'air suspicieux. A-t-elle la tête d'une menteuse ? Alors même qu'elle ne dit que la stricte vérité, elle se sent aussi mal à l'aise que si elle avait effrontément menti et préparait un sale coup en douce.

Puis ses traits se décrispent un peu lorsque l'élève éclate de rire et avoue la faire marcher.

Bon, a priori, elle a vraiment la tête de l'élève sage, comme elle pense l'être. Les bêtises, ça n'a jamais été son fort. Parfois, ça ne lui traverse même pas l'esprit. Et puis, quand elle était plus jeune, elle a rapidement appris qu'il ne fallait pas marcher en dehors des sentiers battus pour ne pas en payer les conséquences -ou plutôt pour que maman n'en paie pas les conséquences. Alors elle a toujours veillé à tout bien faire comme il fallait à chaque instant. 

 

Son interlocuteur lui explique son plan et Amanda est surprise qu'il lui révèle de façon aussi naturelle ses intentions. N'a-t-il pas peur qu'elle le balance à un quelconque autorité de ce château ? En vérité, elle ne le ferait pas. Parce qu'elle estime que ça ne la concerne pas vraiment, ce que font les autres. Et puis ça a l'air un peu marrant, son idée. Elle a fait une fois du patin à glace avec Philippe, son beau-père. Elle s'est pas mal cassé la figure mais c'était rigolo. Cette sensation de glisser avec l'idée de pouvoir s'élancer à l'infini -si la patinoire n'était pas un espace clos. Malgré les chutes et les pertes d'équilibre, la douce sensation de liberté.

 

Amanda se perd un peu dans ses pensées, n'entendant que d'une oreille l'autre élève qui lui demande si elle sait lancer un Aguamenti.

Elle vogue un instant dans ses souvenirs et ce que l'évocation d'une patinoire lui renvoie.

Puis l'autre devient insistant, elle sursaute, se secoue mentalement, bredouille.

 

-Euh... beh... ou... oui... je sais...

 

Enfin, en théorie, elle sait.

Mais en pratique... elle ne lance pas souvent des sorts en dehors des cours. Doux euphémisme pour dire jamais. Ce n'est pas tellement autorisé. Et créer une patinoire dans un couloir de l'école l'est encore moins. 

Elle fixe l'étudiant plus âgé pendant quelques secondes.

Elle comprend soudainement qu'il veut l'embarquer avec lui dans sa connerie. Elle sent son pouls accélérer. Le doux interdit qui lui tend les bras, séducteur. Elle n'a jamais rien enfreint en termes de règlement. Elle éprouve pourtant une certaine fascination pour ceux qui le font, se demandant pourquoi ils le font et s'ils n'ont pas peur de se faire attraper.

Et là, un élève qu'elle ne connaît ni d'Eve ni d'Adam lui propose de prendre part à se bêtise à venir ? Quelle idée saugrenue ! Mais elle est curieuse. 

Curieuse déjà de voir si elle peut lancer un sort réussi en dehors du cadre scolaire.

Regardant au-dessus de son épaule afin de vérifier que personne ne vienne, elle saisit sa baguette et fait un premier test.

 

Aguamenti !

 

Un filet d'eau d'une puissance moyenne surgit de la baguette d'Amanda. Celle-ci, surprise d'avoir réussi du premier coup, ne peut s'empêcher d'avoir un petit mouvement qui dirige sa baguette sur le jeune homme face à elle, lequel se retrouve trempé au niveau des cuisses. Devenue toute rouge, la Poufsouffle s'excuse : 

 

-Oups... pardon j'ai pas fait exprès...!

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Trois Balais, Samedi 24 Février 2125

Une voix interrompt Isaya dans son activité de récurage magique. Elle se tourne et découvre, près du comptoir, une jeune élève qui a attiré son attention d'un "excusez-moi". Elle ne doit pas avoir plus de treize ou quatorze ans. Peut être même que cette année est sa première année de sortie à Pré-au-lard. Isaya se rappelle sa propre période étudiante. Venant d'une famille de sorciers, elle avait entendu parler du village et savait qu'en 3ème année, elle serait enfin autorisée à s'y rendre à quelques occasions. Parfois, les élèves plus âgées venaient narguer les plus jeunes en brandissant sous leur nez les confiseries achetées chez Honneydukes et Isaya se rappelait en baver d'avance. Souvent, elle se disait "vivement la 3ème année !" et lorsque cette année était arrivée, finalement, les sorties à Pré-au-lard étaient devenues banales. Certes, c'étaient des moments hors du château qu'elle chérissait, ces instants où on peut décompresser et retrouver l'adolescente qu'on a en soi, sortir avec les copines, se prendre pour des grandes avec la chope de bièraubeurre. Mais à force, ces sorties avaient perdu de l'enchantement qui faisait briller ses yeux lorsqu'elle y songeait, à onze ou douze ans.

 

La jeune étudiante lui demande si elle n'a pas vu Lily.

Isaya hausse un sourcil, l'air interrogateur. Elle ne connaît pas de Lily et ne voit pas du tout de qui peut parler la jeune demoiselle. Celle-là même qui apporte quelques précisions : une brune, qui ne tient pas en place et a eu la charmante idée d'être répartie chez les Blaireaux.

 

-Je suis désolée, répond doucement la gérante, ça ne me dit rien. Mais peut-être que d'autres l'ont vue. Kelly ! appelle-t-elle en tendant le cou pour chercher du regard la serveuse.

 

La jeune femme arrive vers le comptoir d'un pas souple, chargée d'un plateau qui ramène des assiettes sales qu'elle dépose derrière le bar. Elle regarde sa patronne d'un air interrogateur.

 

-La jeune fille cherche son amie Lily, explique Isaya. Une grande brune qui ne tient pas en place. 

 

La serveuse prend un moment de réflexion, les yeux rivés au plafond. Sa façon de réfléchir et se concentrer. 

 

-Ah la p'tite qui vient souvent pleine d'énergie et qui repart tout aussi vite, encore plus gorgée d'énergie après un jus de citrouille ? demande-t-elle en reportant son regard sur l'élève qui attend. Ouais, j'crois qu'elle est passée mais elle est pas restée longtemps aujourd'hui. Elle a juste mangé un cookie, même pas de jus de citrouille. Désolée, je ne sais pas où elle est partie.

 

Kelly a un haussement d'épaules puis un sourire compatissant pour l'amie abandonnée. Et elle retourne à ses affaires.

 

-Tu avais rendez-vous avec elle ? interroge Isaya tout en reportant son attention sur la vaisselle qu'elle a magiquement bien récurée.

 

Brandissant à nouveau sa baguette, elle compte à nouveau s'appuyer sur son don de sorcellerie pour accélérer le boulot.

 

Wingardium Leviosa 

 

Les assiettes, les tasses et les chopes se soulèvent et, guidées par le mouvement d'Isaya, s'acheminent tranquillement vers les étagères où elles doivent être rangées. La gérante a un sourire de contentement avant de s'apercevoir qu'une tasse s'est glissée parmi les chopes. Elle a carrément la flemme de la remettre à sa place et se dit que, tant pis, ça sera un petit élément original de rangement.

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

Le jeune homme semble perplexe face à la réponse d'Isaya. Il compte sur ses doigts, comme pour vérifier son information. La gérante ne comprend pas ce qu'il peut bien être en train de compter et attend patiemment, léger sourire aux lèvres. Depuis qu'elle le connaît, elle a toujours trouvé à Leo un côté de gamin attendrissant. Il ne donne l'impression d'être le couteau le plus affûté du tiroir mais pour sûr, c'est un gentil. Et ça, Isaya l'apprécie.

C'est qu'on a souvent tendance à encenser une certaine forme d'intelligence mais on oublie de dire à quel point la gentillesse est vitale dans ce monde. Peut-être même plus que l'intelligence. Que serait la société, sans des âmes charitables sur lesquelles compter dans les bons comme les mauvais moments ?

 

Finalement, Leo étale quelques billets pour la fameuse tournée générale et déclare, tout en même temps, que ça fait dix ans, jour pour jour, qu'ils se sont rencontrés pour la première fois.

Isaya en reste bouche bée. Si elle s'attendait à ce genre d'information !

Elle ne peut pas dire si le garçon dit vrai ou pas. Elle n'a le souvenir exact du premier jour de leur rencontre. Par contre, lui semble l'avoir. Et c'est pourquoi il crie à la cantonade "AUX DIX ANS D'MISS BERGAME DERRIÈRE LE COMPTOIR !"

 

Isaya se sent subitement légèrement gênée de cette démonstration d'enthousiasme et d'affection.

D'un geste de la tête, elle fait signe à Kelly pour qu'elle s'occupe de remplir les chopines de bièraubeurre et qu'elle serve la tournée de Leo. La serveuse s'exécute, riant sous cape de cette intervention soudaine du jeune homme dans une journée en apparence si banale.

Le Gryffondor enchaîne, interrogeant la gérante sur la possibilité qu'elle reprenne la pleine direction de l'établissement.

 

-Oh, tu sais, ce n'est pas encore fait, lui répond-elle doucement. C'est une possibilité, en effet. Mais pour le moment, le fameux monsieur Deer tient encore les rênes !

 

La passation est effectivement dans les tuyaux. Mais Isaya et son patron n'ont pas encore pris réellement le temps de se poser pour en discuter ensemble. Elle sait que Michael souhaiterait que ce soit elle qui prenne sa suite. De son côté, la jeune femme s'interroge parfois sur ce projet. Elle aime les Trois Balais et en prendre la direction la comblerait d'honneur. Mais cela signifierait également être pieds et poings liés à l'établissement sur les prochaines années. Et prendre encore davantage de responsabilités. Est-ce vraiment ce qu'elle veut ?

Les quelques fois où cette question lui traverse l'esprit, elle se reprend.

Bien sûr que c'est ce qu'elle veut. Les Trois Balais, elle y tient énormément. Elle aime ce bar, cette ambiance, elle aime discuter avec les clients, les voir entrer, sortir, se rencontrer, flirter, se disputer. Elle aime ces journées qui ne se ressemblent pas et qui rythment ses semaines.

Alors oui. Il y a de fortes chances pour qu'elle prenne la suite de Michael. Même si, pour le moment, rien n'est acté officiellement.

 

-Et en effet, c'est un sacré pas, l'achat d'un appartement ! Tu l'as acheté où ? Sur Pré-au-lard ? Et que fais-tu, maintenant que tu as quitté Poudlard ?

 

La curiosité d'Isaya est sincère.

Elle n'a jamais vraiment pris le temps de discuter avec Léo. Il était un habitué comme d'autres. Avec ses côtés attachants, sa gentillesse plein les yeux, ses sourires de bonne humeur. Mais elle n'a jamais vraiment su qui il était réellement. Ce qu'il était en dehors d'être un étudiant de Poudlard.

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Salle de cours de soins aux créatures magiques, Vendredi 16 Février 2125

Le professeur Bowers affiche un sourire chaleureux en remarquant qu'Amanda est restée un peu plus à la fin du cours et écoute avec attention sa question. Il a l'air intéressé par la demande et laisse quelques secondes en suspend. Des secondes insoutenables pendant lesquelles la jeune Poufsouffle se demande si son "intéressant" était sincère ou si sa question est totalement stupide ou inadaptée. 

Puis, au lieu d'enchaîner avec une réponse (en oui ou en non), il surprend Amanda en répondant par une question. Elle est un instant décontenancée face au professeur adossé, l'air décontracté, contre son bureau.

Elle a l'impression d'entendre ses pensées s'emmêler dans son esprit. Elle a du mal à raccrocher les fils car elle ne s'attendait pas à devoir formuler une quelconque réflexion sur le sujet.

 

-Euh... eh bien...

 

Puis elle se souvient de ses lectures estivales. Elle s'est documentée, elle aime lire et se plonger dans l'univers fascinant des livres, qu'ils soient de fiction ou non -lorsque ce sont des ouvrages sorciers, pour elle qui est née-moldue, c'est presque comme si c'était de la fiction. 

 

-Vous savez... j'ai lu... dans mon livre...

 

Tout en parlant, elle ouvre son sac d'un geste fébrile. Ses mains sont moites et elle se sent gênée de ne pas réussir à sortir du premier coup l'ouvrage en question. Elle a l'impression de sentir le regard du professeur Bowers peser sur elle. Bien que bienveillant, elle n'aime pas s'afficher ainsi.

Sa fébrilité rend plus compliqué ce qu'elle cherche à faire et quelques parchemins s'échappent de son sac. 

 

-Oh zut... maugrée-t-elle en se penchant pour les ramasser.

 

Les parchemins se froissent dans sa main lorsqu'elle se relève. Elle n'a pas le temps de s'arrêter sur ce problème. Ce n'est pas grave... ses notes seront froissées, voilà tout. Lisibles tout de même.

Elle les pose sur un bureau voisin et parvient, enfin, à se saisir de son manuel Vie et habitat des animaux fantastiques.

L'air soucieux et concentré, elle l'ouvre, parcourt le sommaire et se rend à la page qui l'intéresse. Puis elle relève la tête sur le professeur Bowers en lui tendant le livre ouvert sur la double-page Hippogriffe. 

 

-Dedans ils disent que l'Hippogriffe est un animal très fier. Alors je suppose qu'il faut faire attention de ne pas froisser sa fierté. C'est... c'est un peu comme nous... on n'aime pas quand... enfin, vous voyez. Ils disent aussi qu'il faut s'incliner et ne pas avancer tant que l'Hippogriffe n'a pas rendu son salut.

 

Elle s'interrompt soudainement, pensive. 

 

-S'il ne rend pas le salut, on ne pourra de toutes les façons pas s'approcher, c'est ça ? S'il rend pas son salut, ça veut dire... euh... qu'on... qu'on n'est pas dignes ?

 

Elle se demande subitement si une rencontre avec un Hippogriffe peut redéfinir soudainement sa valeur

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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La Tête de Sanglier, Lundi 25 Septembre 2124

Kaelen semblait vouloir apaiser les choses entre lui et le vieil homme mais il ne pouvait décemment pas ignorer les ordres de sa hiérarchie. Aussi, repartit-il à la charge, arguant, avec raison, que ses supérieurs ne s'arrêteraient pas sur un échec. Si ce n'était pas lui, l'agent envoyé sur le terrain en reconnaissance, ce serait un autre. Et ça, c'était pas forcément pour plaire au vieux Karl Mitch.

Parce que Kaelen, il le connaissait. Ils avaient déjà plus ou moins bossé ensemble sur certaines affaires (enfin, le tavernier avait surtout rancardé l'Auror sur quelques activités suspectes qu'il ne voulait pas voir déborder dans son établissement). Et malgré son air bougon, Karl l'aimait bien. Ils avaient réussi à trouver une entente mutuelle permettant de tisser un lien d'amitié intergénérationnel. Alors, à bien y réfléchir, le vieil homme préférait largement être emmerdé par Kaelen plutôt que par un autre de ses collègues ou pire, par un de ses supérieurs qui pète plus haut que leur cul !

Il maugréa néanmoins parce que l'idée même qu'on puisse le soupçonner de quoi que ce soit lui hérissait le poil. Le gouvernement avait-il si peu confiance en ses positions et sa capacité à faire face à l'adversité qu'il tentait de museler tous ceux qui pourraient émettre un avis contraire au sien ?

 

-D'accord, d'accord, concéda-t-il. Mais c'est pour toi que je le fais, pas pour ceux qui t'en ont donné l'ordre. C'est juste pour qu'ils te foutent la paix et qu'ils me lâchent la grappe par la même occasion.

 

Se penchant au-dessus de son contraire vers Kaelen, il le pointa d'un index qui se voulait menaçant.

 

-Par contre, je te préviens, t'as intérêt à bien de tenir, va pas me foutre la honte devant les autres ! Et puis, j'leur mentirai pas sur qui tu es. S'ils viennent dans ma taverne, c'est parce qu'ils ont confiance en moi. J'peux pas leur mentir sur un élement aussi important. Attends-toi à ce qu'ils soient aussi outrés que moi, hein. Mais ça leur passera. T'as raté la réunion de septembre. La prochaine, c'est le 17 octobre à minuit. J'espère que tu vas facturer tes heures sup !

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Amanda se sent fière et se gargarise des félicitations du concierge. Il a même indiqué cinq points pour Poufsouffle ! Elle n'aurait pas pu être plus fière que cela. En plus, Horace indique que son aide est la bienvenue. Elle aime ce sentiment d'utilité du haut de sa petite adolescence. Qu'un homme doté d'autant d'expérience de vie qu'Horace Milbourne puisse lui indiquer que son aide est la bienvenue lui fait extrêmement plaisir.

Aussi, elle hoche vigoureusement la tête, prête à se remettre à la tâche.

Elle s'apprête à se diriger vers la Grande Salle, suivant les instructions du concierge, lorsque celui-ci hèle d'une voix forte deux balais qui se sont lancés dans un duel de maître... et font désormais les morts. Amanda ne savait pas que les balais de Poudlard avaient une telle personnalité et pouvaient être aussi fascinants à regarder.

Alors qu'Horace s'applique à réparer une toile, une voix aiguë provient d'un autre portrait, à hauteur d'Amanda : 

 

-Eh dites donc, est-ce qu'on va un jour s'occuper de moi ?

 

La jeune fille lève les yeux sur une jeune femme coiffée d'un chignon, évoluant dans un décor bucolique.

 

-Je suis trem-pée, je vais choper la crève avec tout ça ! Vous vous en fichez ?

-Je peux peut-être essayer de vous sécher, répond doucement Amanda, rassérénée par sa réussite précédente.

 

La sorcière lui adresse un regard suspicieux mais, au vu du discours tenu par le concierge en direction de son copain Melchior, elle n'ose pas émettre la moindre critique. Priant seulement pour que tout fonctionne.

 

Serrant sa baguette fermement dans sa main, Amanda tente un Consectetuer Dryer en direction de la toile humide. Avec un peu de chance, la jeune dame pourra déclarer avec beaucoup de bonheur qu'il fait désormais tout chaud et qu'elle ne s'est jamais sentie aussi bien. 

 

Le sort touche la toile qui, peu à peu, voit son humidité s'évaporer. Amanda est satisfaite de sa réussite, même si les coins demeurent encore un peu humide. On ne peut pas forcément réussir parfaitement du premier coup. Mais ça semble convenir à la jeune femme car elle affiche désormais un sourire et remercie la Poufsouffle d'un hochement de tête. 

 

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Amanda se mord la joue face à son échec. Mais ça ne semble pas décourager Basil qui lance qu'il faut retenter. Il n'a pas tort : ils ne peuvent pas laisser le bureau dans cette état-là.

Mentalement, elle encourage son camarade qui se motive à prendre sa suite. Allez, allez, faut que tu y arrives !

Mais le sort part de travers et percute une cible invisible à côté du bureau. Il reste sans effet. Amanda blêmit. Zut. Il n'y arrive pas non plus ! Intérieurement, elle imagine déjà le professeur Pope leur passer un savon à tous les deux et leur coller une belle retenue dont ils se souviendront. Elle ne pense pas qu'elle racontera cet épisode à sa mère dans ses prochaines lettres... Ce serait un coup à l'inquiéter puis la fâcher puis l'inquiéter encore. Amanda a toujours été l'élève studieuse, pas forcément brillante mais qui essaie avec toute sa volonté et, surtout, qui a toujours bien écouté ses professeurs. Basil n'est pas mal dans le genre non plus. C'est pour ça qu'elle aime travailler avec lui. Imaginer que ça puisse être eux deux qui saccagent une salle de classe... elle plaidrait que ce n'est pas leur faute, ils ont tenté comme ils pouvaient ! En plus, ils n'ont pas lancé de sorts dangereux... c'est juste que... des fois ça dérape.

 

Elle constate que le Gryffondor affiche un petit air gêné suite à son échec avant d'afficher un sourire. Ca la rassure quelque peu. Au moins, ils n'ont pas empiré la situation. Y'a toujours moyen de s'en sortir.

Elle hoche vigoureusement la tête lorsqu'il déclare lui laisser une deuxième chose.

Elle gonfle sa poitrine pour se donner du coeur à l'ouvrage.

Allez ! Cette fois, elle peut le faire ! Il en va de leur survie à tous les deux !

 

Tergeo !

 

La concentration et les efforts répétés finissent par payer. Le sort fuse et percute le bureau. Amanda se concentre comme elle peut pour tout nettoyer mais le chantier est assez conséquent, entre l'encre et ses éclaboussures et les lignes de texte tracées par la plume. Elle parvient à nettoyer le plus gros. Cependant, une trace d'encre légèrement effacée demeure et, si on regarde bien, on peut encore deviner le celui qui lit ça a des morpions magiques.

Elle jette un regard à Basil.

 

-Ca fera l'affaire, non ? De loin, on dirait qu'il n'y a plus rien ! Y'aura que ceux qui auront la chance de s'asseoir ici qui pourront peut-être lire ça.

 

Puis elle soupire, soulagée.

 

-Je nous voyais déjà en retenue, lance-t-elle en s'essuyant le front. Tu veux retenter ton sort de tout à l'heure que tu as loupé ?

 

Elle sait qu'elle joue avec le feu. Mais dans le fond, elle trouve ça tellement amusant. Y'a le petit frisson du presque-interdit. Ils ne font rien de mal, ils s'entraînent comme de braves élèves studieux. Mais leurs efforts n'apportent pas toujours le résultat escompté et s'ils continuent comme ça, il se pourrait bien que la salle de classe finissent sens dessus dessous. 

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Les trois balais, Vendredi 03 Mars 2124

Miranda a dit : "allez, viens, ça va être chouette ! Tu vas voir, Pré-au-lard c'est trop cool !"

Et Amanda a cédé.

Jusque-là, la curiosité n'a pas pris le pas sur la timidité et la peur de faire quelque chose de nouveau. Mais aujourd'hui, Miranda a été tellement insistante qu'elle l'a convaincue. Et tout ça pour quoi ? Pour s'échapper, une fois arrivées aux Trois Balais.

Elles ont passé le pas de la porte, Miranda assurant que cette auberge était THE place to be, l'endroit accueillant par définition, là où tous les étudiants voulant se retrouver autour d'un verre se rendent.

Amanda a trouvé l'ambiance effectivement chaleureuse. Un peu feutrée, rassurante. Quelques personnes déjà installées, parfois seules, parfois en groupe. Des allers-retours au rythme de la cloche d'entrée qui tintinnabule.

Elles se sont installées à une table, attendant que quelqu'un vienne prendre leur commande. Et tout à coup, Miranda a semblé voir quelque chose -ou quelqu'un- à travers la fenêtre. Elle s'est levée, l'air gêné, a dit qu'elle n'avait pas prévu ça mais qu'elle devait y aller. Elle lui a assuré revenir rapidement et lui a recommandé de l'attendre. Sans une explication supplémentaire, la jeune Poufsouffle s'est éclipsée, faisant à nouveau tintinnabuler la cloche sur son passage.

 

Voilà comme Amanda s'est retrouvée, comme une idiote, assise seule à une table, désoeuvrée.

 

Elle est immobile, comme sous le choc.

Elle ne s'attendait pas à ce que sa première sortie à Pré-au-lard se passe ainsi. 

Les mains posées entre ses genoux, sous la table, elle se sent minuscule sans cette présence connue et familière. Epaules rentrées vers l'intérieur, dos légèrement voûté, mille et une pensées traversent son esprit. Elle ne sait vraiment pas si elle va faire comme le lui a dit Miranda et l'attendre ici. Seule, elle ne se sent pas à sa place. Elle...

 

-Qu'est-ce que je peux te servir ? demande une voix douce.

 

Amanda relève la tête et voix une femme la regarder avec bienveillance.

Miranda lui a dit, lorsqu'elles sont entrées, que c'est Miss Bergame, la gérante, et qu'elle est gentille, en tout cas, elle l'a toujours été lorsque la jeune élève s'est rendue aux Trois Balais.

 

-Euh... je... ben... bafouille la Poufsouffle.

 

Elle s'emmêle les pinceaux, rougit, ne sait plus où se mettre. Elle a envie de disparaître, s'enfoncer sous terre et maudit très fortement son amie de l'avoir mise en une telle situation.

 

-Est-ce qu'un chocolat chaud ça te dit ? 

 

La gérante la sauve de son indécision. Amanda hoche vigoureusement la tête et la regarde s'éloigner vers le comptoir.

Ses yeux balaient rapidement la salle. Elle se demande si certaines personnes ont vu son malaise. Mais personne ne semble faire attention à elle.

Sur une table voisine, elle remarque une jeune femme, étudiante mais plus âgée qu'elle. Seule, avec son livre. Elle ne paraît pas dérangée par le fait d'être seule. Sans doute qu'elle a l'habitude.

En soi, Amanda aussi, aime ces moments de solitude. Mais elle n'aime pas avoir été lâchée aux yeux de tous par son amie. 

Miss Bergame revient et pose une grande tasse de chocolat chaud devant la jeune fille, le tout ponctué d'un "et voilàààà". Les effluves du cacao et la chaleur qui s'en dégage la réconfortent aussitôt. Elle pose ses mains autour de la tasse, comme pour mieux se réchauffer. Elle frissonne. Quelle première sortie à Pré-au-lard.

 

_______________________________________________

 

Isaya Bergame s'éloigne de la jeune élève visiblement perturbée par quelque chose. Elle sait reconnaître les jeunes mal à l'aise et celle-ci bat des records dans le domaine. Elle se demande si elle va réellement bien, si elle ne cache pas un malaise plus profond.

Alors qu'elle s'apprête à retourner derrière le comptoir, son regard accroche une autre étudiante, plus âgée et seule. Il lui semble l'avoir déjà vue aux Trois Balais, ce qui ne serait pas étonnant car beaucoup d'élèves viennent ici. Ca doit leur paraître plus accueillant et convivial que la Tête de Sanglier avec ce petit ronchon de Mitch.

 

Elle s'approche de l'étudiante en question et lance : 

 

-Tu es de Poudlard, non ? Tu connais cette jeune fille ? Elle n'a pas l'air bien, je ne sais pas s'il faut s'inquiéter. Peut-être que si tu lui parlais, elle t'en dirais plus. En tout cas, je suis derrière le comptoir. Si tu penses qu'il se passe quelque chose de grave, n'hésite pas à venir me voir.

 

Elle se dit que la jeune demoiselle parlera peut-être plus facilement à l'un de ses pairs qu'à une adulte surgie de nulle part. Elle espère que son message sera reçu par l'étudiante plus âgée. 

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Rues de Pré-au-lard, Jeudi 07 Décembre 2124

Karl eut un air satisfait en constatant que son sort avait fonctionné et que les deux malfrats étaient cul au sol. Il avait cependant conscience que la satisfaction et le répit seraient de courte durée car les deux hommes n'étaient ni assommés ni sonnés par tant de prise d'initiative. Bien au contraire : ils semblaient fort fort fâchés tandis qu'ils se débattaient pour se relever.

Le tavernier constata que Kaelen, toujours prisonnier dans son corps de jeune adolescent, ne s'en laissait pas conter et avait déjà pointé sa baguette sur leurs adversaires. Il n'en attendait pas moins d'un Auror ! Réflexes, rapidité et précision, voilà qui devaient le définir.

 

Enfin...

Précision...

On y reviendra.

Même s'il n'était pas forcément question de précision. Il fallait bien avouer : Karl non plus n'avait pas pensé que l'Acromentule pût encore bouger une patte après le violent coup qu'elle s'était pris. A l'instar de son coéquipier d'un soir, il avait sursauté en entendant la bestiole remuer et constata bientôt qu'a défaut d'avoir emprisonné les deux sorcier, il avait emprisonné l'Acromentule.

Cet échec et l'instant de flottement qui en résultat suffirent pour offrir aux trafiquants l'occasion de se relever et se remettre en position de combat, baguette levée.

Malgré son âge et ses os rouillés, Karl semblait conserver ses réflexes d'antan car il reporta bien vite son attention sur leurs adversaires et visa celui de gauche avant qu'il n'ait pu lui-même attaquer.

 

Radicis Perfidum 

 

Des racines de taille convenable surgirent du sol et s'attaquèrent au malfrat qui parvint, dans un ultime réflexe, à éviter de se faire immobiliser les bras au même titre que sa taille. Ainsi, il se retrouva bientôt soulevé du sol, une racine plutôt robuste entourant sa taille. Mais ses bras demeuraient libres et il comptait bien se servir de sa baguette. 

 

_____________________________

 

Tandis que Karl entamait les hostilité avec un premier adversaire, l'autre en profita pour s'attaquer à Kaelen.

 

1 - Il lança un Obstringere qui réussit parfaitement et frappa Kaelen de plein fouet avant que celui-ci ne puisse riposter. L'Auror sentit soudainement ses vêtements se resserrer autour de son corps, de façon anodine dans un premier temps puis de plus en plus fermement jusqu'à commencer à comprimer la cage thoracique.

 

2-3 - Il lança un Obstringere qui atteignit sa cible et commença à enserrer Kaelen dans ses vêtements. La pression devint de plus en plus inconfortable mais a priori, l'homme n'était pas assez puissant pour donner à son sortilège tout son potentiel de nuisance. 

 

4-5 - L'homme lança un Obstringere mais qui loupa sa cible de quelques centimètres. Sans doute perturbé par l'aspect juvénile de Kaelen, l'homme avait inconsciemment dévié son sort.

-Qu'est-ce qu'un gamin fiche ici ? demanda-t-il alors d'une voix forte.

 

6 - L'homme lança un Obstringere mais au lieu d'un éclat de magie, ce fut un bruit d'explosion qui surgit de sa baguette et, bientôt, il sentit ses propres vêtements se resserrer. Le sort n'était pas tellement réussit car il se retrouva seulement avec une tenue une taille en-dessous mais cet échec le surprit tellement que, dans un sursaut de stupeur, il perdit à nouveau l'équilibre et se retrouva à nouveau au sol, criant qu'il était restreint dans ses mouvements à cause de sa veste devenue trop serrée.

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

L'homme se présente -Kaelen Rowle.

J'avais oublié. Je ne suis même pas sûre d'avoir su son nom de famille. Mais, en effet, Kaelen, ça me parle. Je suppose que c'est ainsi que William me l'a désigné ce jour-là.

Je note sa poigne ferme lorsqu'il accepte ma main tendu. A l'image que je me fais d'un Auror, dans sa droiture, sa fermeté, sa retenue et sa capacité à mesure chaque geste pour ne pas faire foirer une mission.

Il confirme ce que je pensais : il ne se sent pas du tout à sa place ici mais il y est allé... pour faire plaisir ? Parce qu'il a cédé à la pression sociale ? Un peu les deux, en fait.

Je reconnais qu'il est parfois difficile de dire non lorsque tout le monde insiste. On ne veut pas faire mauvaise figure, et puis tout le monde nous assure que ça va être carrément trop chouette. Alors on se laisse tenter. Et une fois sur place, on a l'impression d'être trop petit, trop grand, trop visible ou trop invisible, trop tout mais jamais rien qui ne nous permette de rentrer dans les petites cases pré-établies. 

 

Mon regard se perd un instant sur les invités qui s'amusent.

Quelqu'un a augmenté le son de la musique qui n'a plus la vocation a être de fond mais plutôt à donner le rythme du pas aux danseurs qui sont plusieurs à s'être précipités sur une piste improvisée au centre de la salle. D'un oeil amusé, je remarque William et Jana qui dansent face à face, leur regard complice rivé l'un sur l'autre. Si ça ne va pas finir sur une soirée romantique tout ça...

 

Je reviens subitement à mon interlocuteur lorsque celui-ci me retourne la question. A savoir si je suis venue par obligation fraternelle ou plaisir sincère.

Il faut avouer que si ce n'était pas la fête de William, il n'est pas sûr que je serais venue. 

 

-Disons qu'une bonne partie est motivée par l'obligation fraternelle, comme tu dis. Et puis une bonne dose d'amour, aussi. Faut quand même sacrément aimer son grand frère pour accepter de venir se mêler à autant de gens inconnus, je précise sur un ton de semi-plaisanterie.

 

D'une gorgée, je termine ma coupe d'hydromel que je pose sur un coin du buffet avant de me saisir d'un petit-four.

Le regardant d'un oeil attentif, j'ajoute :

 

-Je suis venue aussi pour ça.

 

Je lève le petit-four.

 

-Quand il y a l'occasion de bien manger pour pas cher... la cuisine et moi c'est tellement une histoire de non-amour que je dois être une des plus fidèles clientes de certaines tavernes. 

 

Sur ce, je croque dans le petit-four qui disparaît bien vite.

 

-Tu cuisines, toi ? je demande, la bouche encore à moitié pleine.

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Amanda esquisse un léger sourire, à l'idée que le concierge et le bibliothécaire s'entraînent très régulièrement à quelques pas de danse. Elle a hâte de voir ce que ça va donner lors du bal de Noël ! 

Puis Horace s'apprête à lui livrer sa vision de la colère lorsqu'il est soudainement interrompu par une voix forte qui fait sursauter la jeune Howcraft. Elle lève la tête et constate qu'un des nombreux tableaux disséminés dans l'ensemble du château s'est soudainement mis à beugler. Miranda lui a, par le passé, expliqué qu'il s'agissait d'Argus Rusard, un concierge qui a exercé il y a très très longtemps. Clairement, il a l'air beaucoup moins sympa qu'Horace Milbourne. A dire vrai, il est même tout à fait antipathique. Même sous forme de tableau, il ne paraît pas plus avenant ! Quant à ses propos... il n'a clairement pas une philosophie de vie similaire à celle du concierge actuel.

 

Les événements s'enchaînant sans pause, un nouveau bruit fait sursauter Amanda : un bris de verre suivi d'un commentaire de l'esprit frappeur le plus célèbre de Poudlard. Elle n'a pas le temps d'esquisser un geste pour tenter d'éviter les éclaboussures de l'encrier géant vivement éclaté au sol par Peeves. Dans un réflexe, elle détourne la tête en fermant les yeux et sens un liquide asperger son uniforme, bientôt suivi de l'odeur caractéristique de l'encre.

 

Lorsqu'elle rouvre les yeux, Amanda constate les conséquences du triste forfait : du noir, dégoulinant des escaliers, des éclaboussures aux murs et sur quelques tableaux ainsi que sur les monticules blancs soigneusement rassemblés par les appareils ménagers.

 

-NETTOYEZ MOI CA ! JE NE VOIS PLUS RIEN ! crie soudainement un portrait représentant une sorcière bien en chair, drapée dans une robe mauve.

-Allons, arrête de faire ta drama-queen, réplique son voisin, tu n'as que quelques tâches.

-Quand je vous dis que ce château est devenu une foire ! beugle Rusard depuis son cadre. De mon temps, rien de tout ça ne serait arrivé !

-Pourtant, Peeves existait déjà de votre temps, ne peut s'empêcher de répondre timidement Amanda.

 

Enfin, elle croit.

Elle a l'impression que, dans les dires des autres, Peeves a toujours été là. Comme une sorte d'ancêtre du château, l'esprit frappeur qui est et qui demeure. 

 

-Hein, monsieur Milbourne, Peeves est là depuis longtemps ?

 

Elle tourne ses yeux vers le concierge, cherchant un quelconque soutien tandis que Rusard continue de beugler, s'affolant de l'effronterie des élèves.

 

-Une bonne nuit aux cachots et ça vous remet les idées en place ! Milbourne, quand allez-vous enfin comprendre qu'il n'y a que les bonnes vieilles méthodes qui fonctionnent ?!

-Moi je trouve pas ça adapté, les chaînes et les cachots, répond Amanda à mi-voix, en direction d'Horace.

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Cabane Hurlante, Mercredi 28 Février 2125

Kawa ne comprenait pas très bien pourquoi, ce soir-là, son maître l'avait saisi sous son bras et l'avait fait sortir de ses confortables appartements au-dessus de la Tête de Sanglier. Le félin n'émit pourtant aucune protestation, ayant l'habitude d'être porté. Il se cala entre les bras de son maître et referma les yeux, reprenant, là où elle en était sa sieste journalière. Laquelle durait en général vingt-deux ou vingt-trois heures sur vingt-quatre. A son vénérable âge de chat, on n'a plus grand-chose d'autre à faire que dormir et grignoter quelques croquettes. Karl veillait toujours à ce que la gamelle soit bien plein et époussetait ses coussins toutes les semaines. Rien n'était de trop pour Kawa, ce fidèle compagnon qui ne l'avait jamais abandonné.

 

Le tavernier s'aventura dans les rues de Pré-au-lard. Il était plus de vingt-trois heures et il avait à Lewis le soin de s'occuper de la fermeture de la Tête de Sanglier. Ce dont le jeune serveur s'était acquitté de bonne grâce.

Quelques jours auparavant, Karl était allé remonter les oreilles de son ami Kaelen, lequel n'avait plus pointé le bout de son nez à la Tête de Sanglier depuis trois mois. Depuis l'affaire de la kiwicot. En tant que nouveau chef du bureau des Aurors, il avait fort à faire. Mais le rouge-et-or était tout de même déçu de constater que son ami ne venait plus comme avant. 

Il s'était alors dit qu'il lui fallait un nouveau coup comme celui de la kiwicot. Sauf que pas de nouveaux trafiquants en vue à la Tête de Sanglier. Pas de client suspect sur lequel enquêter serait intéressant.

Puis il s'était souvenu d'une sordide affaire survenue un mois plus tôt, pas très loin d'ici. A la cabane hurlante, plus précisément.

A priori, l'affaire n'avait pas avancé. 

Alors il s'était dit que lui, Karl Mitch, avec l'aide de Kawa, son chat pisteur (en réalité juste vieux chat ronron) allait peut-être réussir à dénicher un indice qui serait passé sous les radars et pourrait alors envoyer un petit hibou à Kaelen, lui intimer de ramener ses miches sur place. Quelle superbe idée pour un héros de la nation tel que lui !

 

Il arriva près de la cabane hurlante et constata que Kawa n'avait pas l'air d'être d'humeur enquêtrice. Il était plutôt dans une volonté de roupiller de tout son long. 

Peu importe.

Il tendit l'oreille, n'entendit aucun bruit. En même temps, si tard dans la nuit, il était peu probable de trouver qui que ce soit. A part peut-être une bande d'adolescents boutonneux venus pour se faire faire peur tout en enfreignant royalement le règlement de l'école. Plus jeune, Karl aurait carrément pu être l'un d'eux.

 

La porte s'ouvrit sans difficulté et le tavernier fit descendre son chat qui sembla protester avant de se résigner. Il s'étira, bâilla, fit ses griffes sur le parquet tandis que son maître, soucieux de conserver sa tranquillité, sortait sa baguette. Des fois qu'il ferait un peu de bruit, autant ne pas alerter les éventuels passants.

 

Immugio !

Comme prévu, la porte devint une sorte de planche ne laissant filtrer plus aucun son. Karl avait quelques heures de tranquillité.

 

Il constata alors que Kawa avait trouvé un petit coin qui lui convenait et s'était rallongé, en boule, la queue enroulée autour de son corps. Il roupillait sec. Soupira, Karl lui tapota la tête pour le réveiller. Le vieux chat ouvrit un oeil paresseux.

 

-Allez Kawa, cherche ! lui intima le vieil homme. T'es un chat pisteur ou tu ne l'es pas ?

 

Si le félin avait pu parler, il lui aurait répondu qu'il ne l'était effectivement pas et ne l'avait jamais été. Mais à la place, il se contenta de lancer une oeillade à son maître avant de reprendre sa sieste.

Le tavernier poussa un deuxième soupir et se gratta le crâne. Le voilà bien embêté. Il avait tout misé sur son super chat, tout ça pour qu'il préfère dormir !

Troisième soupir.

Sa bassine d'eau froide lui manquait.

Qu'est-ce qui lui avait pris, de venir jusqu'ici ? Franchement... Il aurait quand même été bien mieux au chaud à la Tête de Sanglier. Quant à Kaelen... il n'aurait qu'à lui vanter la qualité particulièrement bonne des steaks de dragon de ces dernières semaines pour l'inciter à venir manger ? Ouais... c'était pas mal comme plan.

Un peu déçu tout de même, il reprit son chat dans ses bras et repassa la porte en sens inverse. Tout ça pour ça. Franchement.