Femme
25 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms : Frey', Yaya
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 16/05/2025 à 15:13
L'ancien employé, Blaine, aidait rarement Freya le samedi, mais plutôt en semaine. L'Écossais cracmol avait rejoint l'équipe d'OCQ au premier départ de Kate en 2100, pour soutenir son ami d'enfance, Owen Carter. Dernièrement, il venait tenir le magasin quand Freya devait passer du temps à l'atelier, avec les fournisseurs, ou encore en campagne de sponsoring. Il n'avait pas spécialement connu Sasha, croisé quelques fois, et était resté d'un naturel impassible face à ses origines ou son histoire. Fenella se comporte de manière totalement différente, attentive au Slave, intéressée par l'altercation dont il parle.
— Tsss, les Serpentard, toujours eux hein, commente-t-elle en pliant ses doigts pour mimer les crochets d'un serpent tandis que Freya inspecte son travail sur les blessures de l'élève. J't'en prie. Quoi, la classe d'Alison ? Première Serpentard depuis un grand nombre de générations chez les Carter, la répartition de la cadette avait posé question au sein du foyer de sorciers écossais. Me regarde pas comme ça, j'suis Serdaigle, les meilleurs. J'parie qu't'es tombé chez Poufsouffle, rétorque l'inconnue en croisant les coups d’œil nerveux de Sasha.
— Gryffondor.
— Ah ! Intéressant...
— J'ai jamais vu un Poufsouffle chercher un job étudiant, ricane Freya, moqueuse envers sa propre maison, oubliant qu'elle-même a fourni des efforts considérables très tôt pour aider son foyer en venant travailler le weekend. Elle hausse les épaules et reprend leur conversation. Donc, ils voulaient quoi, les Serpentard ? T'en as parlé à la Direction ? Pendant ce temps, Fenella attrape un tablier noir brodé OCQ en lettres dorées suspendu derrière la porte qui sépare la boutique de l'arrière-boutique, et l'enfile au-dessus de son gros pull en laine.
— T'as qu'à dire que t'as rangé les battes !
— C'est bien ça ouais. T'as qu'à dire que la poudre d’agressivité sponsorisée par Blackburn est trop efficace. Elle étire ses lèvres en coin, ravie par l'argument, et se redresse à son tour pour saisir son tablier sur lequel s'étale son prénom en calligraphie plus ronde, sous le nom du magasin. Ce faisant, elle en jette un à Sasha. Tiens, regarde c'que j't'ai fait.
— La classe ! affirme Fenella quand le sixième année déplie son tablier et découvre son prénom brodé dessus, à côté d'une mention "En Formation". Déso, ça arrive un peu tard, mais j'ai pas le temps avant. Bon j'vous laisse ouvrir j'dois descendre faire un point sur le stock de matière pour Jun. Sasha, tu dois encore mettre les nouveaux badges en rayon, oublie pas. Fen', c'est ok ? Parfaitement ok cheffe ! plaisante l'ancienne-nouvelle vendeuse, visiblement réjouie de passer la journée chez OCQ.
Et tandis que la Poufsouffle emprunte l'escalier de colimaçon qui tourne jusqu'au laboratoire d'invention, Fenella s'empresse de sortir sa baguette pour actionner les lampes et tous les petits objets censés être en mouvement dans la boutique. Dehors, une famille attend l'ouverture, ainsi qu'un duo d'hommes d'environ 25 ans. Pendant qu'elle s'active, la sorcière discute. Alors, t'es bien ici ? C'est cool non ? Freya est cool. Pis c'est l'ambiance Saint Valentin là, c'est doux, j'aime bien, les gens viennent chercher des cadeaux. T'as une chérie à Poudlard ? Ou un chéri hein, j'm'en fous. À 10h pile, la double porte s'ouvre et les clients entrent, animant la boutique d'un brouhaha joyeusement tinté par la folk écossaise diffusée à bas volume.
— Bonjour ! chantonne naturellement Fenella, comme si elle n'avait jamais arrêté de travailler ici. Bonjour Messieurs ! Bonjour, oh, jolie écharpe, tu sais que maintenant on a les modèles qui scandent des hymnes ? Un enfant écarquille ses yeux et la Serdaigle débute son samedi de ventes.
Message publié le 16/05/2025 à 12:34
La réaction de Sasha suscite l'intérêt de Freya qui s'approche pour essayer de comprendre s'il s'agit d'un accident ou d'une blessure volontaire. Elle observe sa lèvre fendue tandis qu'il parle. Les clients ? Tu commences à les connaître, ils vont t'poser des questions. D'autant plus à Pré-Au-Lard, capitale des ragots du Monde Sorcier. L'étudiant avait pu découvrir le caractère curieux des habitants du village dès le début de son contrat chez Owen Carter Quidditch, quand il a reçu la visite de ceux qui voulaient savoir si un réfugié travaillait au magasin le samedi, comme la rumeur le prétendait. Une dame avait alors commenté son accent sans se soucier d'être juste en face de lui, et Freya avait dû intervenir pour l'éconduire gentiment.
— T'as fait ça comment ? questionne l'aînée des sœurs Carter, habituée à éviter les détours avec l'autre adolescente qu'elle fréquente. À cet instant, la clochette de l'entrée retentit, bien qu'il reste encore 15 minutes avant l'ouverture. Derrière eux, une jeune femme à la chevelure cuivrée surmontée d'un béret d'hiver passe le seuil, un bouquet coloré en mains. Hello ! s'exclame-t-elle en souriant tandis que Freya répond, le visage lumineux à son tour. Salut Fen', viens au chaud, ferme la porte !
— J't'ai pris des fleurs, pour la déco de la Saint Valentin ! On pourra les mettre sur le comptoir.
— C'est trop gentil ! Tiens, donne-les moi, enlève ta cape, et j'te présente Sasha du coup, le nouveau job étudiant.
Déboutonnant sa cape épaisse pour laisser apparaître encore un gros cardigan vert bouteille, l'inconnue aux yeux gris-bleu incline poliment sa tête devant Sasha. Contente de te connaître Sasha, moi c'est Fenella, mais on m'appelle Fen', ou Fanfan. Elle porte une jupe orange élégante, plissée jusqu'aux mollets, et des bottines en cuir.
— Elle va remplacer Blaine. Elle a déjà bossé ici, en fait j'l'ai embauchée l'année dernière, elle était en septième année au chateau, elle venait le samedi comme toi. Elle a grandi à Pré-Au-Lard avec nous, ses parents ont un élevage de veaudelunes.
— J'ai pris un an pour me préparer à passer les examens du Ministère avant d'essayer de me spécialiser dans le contrôle et la régulation des créatures magiques, précise Fenella en penchant légèrement la tête de côté.
— Tu t'es battu ? demande-t-elle alors sans tergiverser.
— C'était justement ma question quand t'es arrivée. Anyway, j'vais pas te laisser avec ça Sasha, tu viendras dans l'arrière-boutique après et j'te soigne. Fen', t'as qu'à poser tes affaires derrière aussi, j't'explique vite fait la journée.
— T'es mignon quand même, allez, fais pas cette tête, sourit l'Écossaise avant de s'activer pour rejoindre Freya. Les deux jeunes femmes discutent des nouveautés et des priorités du weekend jusqu'à ce que le Gryffondor ne se montre enfin. "Attention, afflux imminent de pilotes en herbe et de fans surexcités ! On respire, on aligne les badges, et on cache les posters trop grincheux !", chantonne l'horloge alors qu'il reste dix minutes de calme dans le commerce.
Désignant l'un des fauteuils jouxtant la table basse, Freya demande à Sasha de s’asseoir. Ça va prendre deux secondes. Par contre, j'veux toujours savoir c'que t'as fait. Légèrement en retrait, Fenella attrape la pile de flyers Gnomes Sans Frontières qu'elle parcourt rapidement.
— C'est ta sœur qu'a mis ça là ?
— Non mais ça pourrait. C'est une vieille bique qu'a filé ça ce matin à Sasha.
— Ça se voit qu'ils ont jamais eu un congrès gnome inter-jardins dans leur champ ces gens-là, rigole-t-elle tout en prêtant un œil distrait à la magie de l'aînée Carter qui écarte les doigts pour lancer le charme directement depuis ses paumes.
— Episkey.
La plaie de la lèvre se referme partiellement, un filet de croûte apparaît sur la peau, propre mais visible. La tempe cesse de gonfler, la douleur diminue, mais un bleu reste marqué. Déjà mieux, se satisfait à haute voix la rouquine en frottant ses mains.
Freya Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Sortilège du Bisou Magique
- Difficulté
- 5
- Résultat D20
- 13
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
La plaie de la lèvre se referme partiellement, un filet de croûte apparaît sur la peau, propre mais visible. La tempe cesse de gonfler, la douleur diminue, mais un bleu reste marqué. Déjà mieux, se satisfait à haute voix la rouquine en frottant ses mains.
Autres résultats possibles
Message publié le 15/05/2025 à 13:11
"Un bon balai vaut mieux qu’un mauvais rencard !" affiche le panneau ensorcelé dans la vitrine d'OCQ en référence à l'approche de la St Valentin. Depuis quelques jours, tout le village revêt l'ambiance mièvre de cette fête d'origine britannique bien utile pour booster les ventes après Noël. La boutique de vente de balais magiques et matériel de sports volants n'y échappe pas, proposant une sélection de cadeaux mis en valeur par des petites pancartes aux messages audacieux. Ainsi on peut lire à côté des vifs d'or "Attrape son cœur… et ne le relâche jamais", ou encore "Avec toi, je joue sans filet" non loin des protections, sans compter les miniatures tournoyantes ornées de rubans, les cercles de souafles transformés en cœurs dorés et le stand de poudre à dessiner des traînées roses derrière les balais.
Mais l'attraction principale reste l'OCQ500 sorti un mois plus tôt, et son égérie, le batteur Elliot Blackburn, omniprésent sur les murs du magasin de la Grand-Rue.
Indisponible à la vente jusqu'à l'été, l'OCQ500 attire une foule de curieux, de sportifs, de fans d'Owen Carter, ou du joueur Gallois, et suscite les pré-commandes. De manière moins prévisible, des chercheurs en magie viennent aussi l'observer, admiratifs de l’innovation qu'il représente dans le domaine de la synthèse énergétique.
Quand Freya entend la clochette tinter ce samedi matin, elle l'associe à Sasha et continue de s'affairer le temps qu'il traverse le magasin jusqu'à l'arrière-boutique. Occupée à ranger le stock des cartons de badges "Futur pilote OCQ500" en les déplaçant à l'aide de sortilèges informulés lancés du bout des doigts, elle détourne à peine le regard et salue l'étudiant. Hi Sasha, ça va ? demande-t-elle par automatisme, bien qu'elle soit généralement trop débordée pour vraiment écouter la réponse. "Rappel : certains posters sont d’humeur massacrante. Ne jamais coller deux Blackburn grincheux l'un à côté de l'autre afin éviter les affrontements muraux. Le modèle torse-nu bras croisés souffle dans son cadre depuis dix minutes !" déclare l'horloge en même temps que le Gryffondor parle. Freya fronce les sourcils, jette un œil rapide au garçon, puis à l'heure qui tourne, tandis que deux des nombreuses aiguilles de l'horloge situent Charlie et Alison à Poudlard, probablement chacune en classe de soutien.
— Pose-les là. Son geste arrache à distance les flyers des mains de Sasha pour les abandonner sur la table basse décorée d'une centaine d'anciennes cartes de Quidditch à collectionner. Elle ne prête pas attention au visage du sixième année tout de suite, pressée de lui donner les premières tâches de la matinée. Faudrait juste balayer ça avant qu'ils aillent dans le magasin, dit-elle en désignant une nuée de copeaux enchantés qui dansent joyeusement autour de l'atelier.
— J'ai pas eu le temps de nettoyer les traces de nez sur la vitrine et on a reçu des badges à mettre en rayon au plus vite. Son index pointe plusieurs cartons annotés "Mon cœur bat pour un batteur", "J'ai le béguin pour un poursuiveur" et "Toi + moi = balai tandem" disposés près d'une pile de courrier arrivé à l'aube. Elle repousse une mèche épaisse de cheveux roux en arrière sur sa tête en soufflant, moi j'vais gérer les posters. Sans un regard à l'Ukrainien, Freya rejoint le coeur de la boutique où deux photos du Gallois installées côte-à-côte s'affrontent à coups de grognements et de ricanements moqueurs. Ça suffit vous allez stresser les clients, déplore l'aînée des Carter en décrochant le parchemin avec Elliot torse-nu, et arborant désormais un sourire enjôleur. Face au portrait de son ancien petit-ami, elle serre la mâchoire. Tu voulais juste un peu d'attention, bien sûr, siffle-t-elle entre ses dents.
Après une courte hésitation, elle décide de fixer le poster dans le coin des bougies senteur "Vestiaires une jour de victoire", "Premier vol un matin de printemps" ou encore "Minuit sur le terrain d'entraînement" pour l'apaiser.
C'est en vérifiant l'expression du premier Elliot que Freya remarque l'attention des affiches, désormais tournée vers Sasha en plein travail. Elle s'interroge. Qu'est-ce qu'ils ont tous ? Fais-voir ton œil ? C'est quoi ça ? Et ta bouche ?
Message publié le 27/04/2025 à 23:54
— J'ai eu des nouvelles de Papa.
— Quoi- quand ?
— Il revient bientôt ?
La nouvelle est tombée un dimanche à l'heure du goûter, juste avant le départ d'Alison et Charlie. C'est rare qu'elles se réunissent toutes les trois depuis l'admission à Poudlard des filles, et encore plus cette année, placée sous le signe de la déchirure côté Carter. L'anniversaire de Charlie avait été un bon prétexte pour faire venir ses sœurs aujourd'hui, et leur montrer le courrier reçu en début de semaine.
D'une main tendue vers le buffet du salon, Freya informule un sortilège qui fait venir la lettre jusqu'à elle. Bientôt, les fille d'Owen sont penchées au-dessus de son écriture nerveuse, interprétant chacune les mots de leur père à leur façon. Attends, il donne une adresse là- c'est juste pour le contacter. Mais il revient pas alors ? Les informations sont maigres, griffonnées rapidement, sans aucun soin de mise en page. Loin de satisfaire la progéniture Carter, le parchemin créé soudain la discorde tandis qu'Alison veut d'abord se rendre à l'adresse mentionnée par Owen, avant de se raviser.
— Nan mais t'as raison, on va pas s'arracher alors qu'il s'en bat les couilles de nous.
— Il s'en bat pas les couilles !
— Charlie ! Et arrêtez, bien sûr qu'il s'en fiche pas.
Plus facile à dire qu'à croire. L'aînée ravale sa salive en lisant pour la centième fois les quelques phrases du papier, interrompue par Alison. Il écrit juste pour nous demander de faire suivre son courrier, c'est du foutage de gueule, ça fait DIX MOIS qu'il est parti ! Freya pose ses poings sur ses hanches. Pas devant Charlie, Alison. Ça fait cinquante fois que je te le demande !
— Quoi, c'est bien TOI qui voulais le dénoncer au Ministère y'a quinze jours j'te rappelle !
— J'voulais pas le "dénoncer", j'voulais signaler sa disparition !
— Arrêtez ! s'écrie Charlie. Entre temps, la benjamine s'est emparée du parchemin, les larmes aux yeux. Elle refuse d'entendre une énième dispute mêlant Alison et Freya. Y'a sûrement une raison s'il a mis que ça, raisonne-t-elle, en cherchant un indice, comme si la lettre pouvait cacher un secret. Freya, essaye un Revelio, suggère alors Alison, une once d'espoir au fond du regard. La Serdaigle s'empresse de reposer le papier au centre de la table. Ok, consent l'aînée en frottant ses paumes l'une contre l'autre. Elle se concentre, souffle un coup, et survole l'écriture d'Owen Carter.
— Specialis revelio, prononce-t-elle, faisant apparaître un filet vaporeux autour du courrier. Soudain, le filet s'évanouit, preuve qu'aucun charme n'a été lancé sur l'objet. Au moins, les sœurs Carter sont fixées.
Freya Carter a lancé un sortilège !
- Sortilège
- Le Révélasort de Scarpin
- Difficulté
- 15
- Résultat D20
- 19
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
— Specialis revelio, prononce-t-elle, faisant apparaître un filet vaporeux autour du courrier. Soudain, le filet s'évanouit, preuve qu'aucun charme n'a été lancé sur l'objet. Au moins, les sœurs Carter sont fixées.
Autres résultats possibles
Message publié le 01/04/2025 à 19:07
— Womatou, comme moi tiens.
D'un côté, Jun reste immobile, les mains jointes dans une posture que l'on pourrait qualifier de méditative, observant scrupuleusement la moindre réaction d'Elliot sans sourciller. De l'autre, Freya s'affaire à ranger des trucs, ça-et-là, s'arrêtant quelques secondes à chaque nouvelle baguette de bois pour prêter un œil attentif au batteur des Catapultes, avant de s'en retourner à ses housses de protection et son matériel de vol. Mais soudain elle se fige et tourne la tête vers son ancien petit-ami. Du chêne blanc, toi ?
— C'est le bois de prédilection de Freya, explique Jun en s'abaissant afin de fouiller l'intérieur de la malle enchantée. À nouveau, sa voix résonne au-dessus du vide provoqué par le sortilège d’agrandissement. Le Roi de la forêt : loyauté, fidélité magique, valeurs primordiales, courage, ajoute la rouquine en dévisageant Elliot, curieuse de connaître sa réaction s'il réalise qu'ils ont des compatibilités similaires, du moins, en essence de bois. Un brouhaha résonne dans la malle et l'Asiatique se penche encore. En parlant de valeurs, l'organisation n'en fait pas partie, commente-t-il, vite rejoint par la sorcière qui se penche de l'autre côté pour l'aider à trouver la baguette de chêne blanc.
— C'est très organisé ! C'est juste ma propre organisation ! Son buste disparaît brièvement, puis elle se redresse, prend appui sur les rebords de la malle, et prévient son assistant. Pousse-toi, j'vais dedans. En un bond, Freya se fait avaler entièrement par le bagage sous le regard déconcerté de Jun. Eh, j'ai retrouvé la boussole à énergie, s'écrie-t-elle immédiatement. Ça tombe bien, j'en avais besoin le mois dernier, plaisante son interlocuteur entre deux claquements retentissants. On aura peut-être ton échantillon pour Noël, ajoute-t-il à l'intention d'Elliot, un sourire détendu aux lèvres.
— Je t'entends hein !
— Mais j'ai rien à te cacher !
— Tu me décrédibilises sans aucune gêne là !
— Je me ferai pardonner.
— Ouais, ouais.
Elle ressort victorieuse, brandissant une baguette poussiéreuse que Jun attrape et époussette rapidement avant de la tendre à l'égérie de l'OCQ500. Vas-y, et au pire, on a le balai sous la main. Il récupère dans le même temps les morceaux de bois incompatibles avec le brun, pour les aligner proprement sur un linge qu'il commence à rouler, s'arrêtant lorsqu'il s'agit d'observer l'effet du chêne blanc.
— Freya t'as parlé des cœurs ? Basiquement, on peut utiliser les créatures qui appréhendent l'espace en trois dimensions. En gros, celles qui volent,bien sûr- et celles qui nagent ! coupe la jeune femme en repoussant une mèche épaisse de ses cheveux vers l'arrière. Mais attention- oui, attention, il y a une charte d'éthique sur l'OCQ500.
— Pas de créatures sacrifiées pour des balais, pas de créatures illégales ou menacées. Que des prélèvements autorisés en réserves naturelles, ou sur le lieu d'habitat de l'animal, sans nuire à sa qualité de vie. Sinon, Charlie me tue, ajoute-t-elle en enfonçant son index contre sa gorge comme si c'était l'extrémité d'une baguette menaçante. Nan sérieux, ça a de l'importance, puis ça aura le mérite de t'redonner des points de karma. Elle appuie sa plaisanterie d'un clin d’œil tandis que Jun demeure sérieux.
— On a quand même le choix au final, on a trouvé beaucoup de collaborateurs qui ont accepté de changer leur façon de travailler pour coller à la charte.
Message publié le 17/03/2025 à 11:23
L'air gamin d'Elliot ramène Freya au début des années 2110, quand l'insouciance lui permettait de partager les rires du Gryffondor. Elle grave son expression dans un coin précieux de sa mémoire, où demeurent leurs souvenirs d'école, et chaque fragment de sa "vraie" personnalité qu'elle arrive encore à saisir maintenant. Elle sait qu'il existe quelque-part au fond de lui un garçon sensible, attachant, contrairement à l'image que lui donne la presse et qu'il se donne en réponse au phénomène médiatique. Elle voudrait croire qu'il est plus accessible qu'il n'y paraît. Qu'il ouvrirait ses murailles défensives pour elle seule. Mais une fois redescendue sur Terre et débarrassée du t-shirt Blackburn, la rouquine se résonne farouchement à coups de c'est mieux comme ça.
Dans la tente destinée à accueillir le matériel de vol, elle et Jun débriefent de la séance, des réactions du bois, et de sa petite démonstration au batteur des Catapultes. T'as bien choisi ; avec son caractère ça passe ou ça casse. On fera en sorte que ça passe, on aura plus rien à prouver, rassure le Japonais face à l’inquiétude de l'héritière Carter. Elle connaissait pertinemment l'énergie explosive d'Elliot avant de proposer le contrat à son manager, mais n'a-t-elle pas fait une erreur ? Et s'ils ne trouvaient pas à temps une association de matériaux qui lui conviennent ? L’irruption soudaine du sportif interrompt ses pensées. Calme-toi Elli, sourit Freya, emballée par l'engouement d'Elliot.
— Ça dépend, tu t'entends bien avec ta baguette ? demande simplement Jun en fixant le brun. L'histoire du bois, c'est plutôt une compatibilité entre vos énergies. On doit trouver l'essence qui canalise parfaitement ta magie pour la fusionner à celle du coeur. Et c'est là que le bois va capter la moindre de tes intentions. Mais il y a des bois qui sont trop faibles pour supporter un vol. C'est quoi ton- du cerisier nan ? interrompt la jeune femme occupée à trier les balais alignés sur plusieurs socles en métal.
— Ah cerisier ? On l'utilise beaucoup au Japon. Ventricule de dragon ? s'intéresse Jun, son visage perdu en pleine réflexion. Il a une énergie similaire au cyprès, à l'ébène aussi. J'te dirais bien laurier mais ça risque de faire des dégâts. Ou alors le noyer, t'aurais sûrement de bons résultats, après un sérieux temps d'adaptation, c'est farouche le noyer. Tu l'as depuis quand ta baguette ? Concentré, l'assistant synthétiste poursuit son interrogatoire en occultant le reste. Soudain, il amorce quelques enjambées dans la tente et se penche au-dessus d'une malle, sa voix résonnant comme face à un puits. On peut déjà tester deux ou trois essences, ce sera jamais mieux qu'au labo, enfin ça va nous donner une direction. Certains bois vont absorber ta magie, d'autres vont l'amplifier au contraire.
— Tu veux faire ça ici ?
— Juste un essai, répond l'homme en se redressant avec plusieurs baguettes entre les mains. Elles sont comme vides, elles ont un coeur neutre, explique-t-il alors qu'il les étales sur un plan de travail. Freya s'approche, observatrice, tandis que Jun continue et désigne tour à tour des morceaux de bois. Cerisier pour te faire un référentiel, ébène, cyprès, laurier mais j'ai des doutes, et noyer. Si tu fais de la manumagie, fais-les léviter vers ta paume, t'auras déjà une idée, sinon prends-les et ressens juste ce qu'elles te renvoient.
— Tu pourras pas jeter un sort avec, explique la fille d'Owen au batteur, impatiente de connaître le verdict. C'est plutôt un feeling, si ça pulse, si ça brûle, si ça te fait rien. Si c'est pas probant maintenant, on retentera au calme au laboratoire, complète le Japonais en attendant qu'Elliot se lance.
Message publié le 05/03/2025 à 11:49
Hilare, Freya reste vigilante et récupère Elliot en tenant son avant-bras contre elle, au moins le temps qu'ils se stabilisent à deux sur le balai. Dans le t-shirt du Gryffondor, dans les bras du Gryffondor, elle sent une chaleur confortable l'envahir, qu'elle expire en tapotant amicalement le poignet de la célébrité. Bon, châtaigner-ventricule de dragon, on va éviter hein, rigole l'aînée Carter qui aurait pu prédire le sketch avant qu'il ne se déroule sous ses yeux.
Certes, elle et Jun possèdent une connaissance accrue de l'OCQ500, mais les modèles d'aujourd'hui ont été sélectionnés pour leurs qualités esthétiques davantage que leur compatibilité avec le joueur au fort caractère. Et tandis que le balai de châtaigner finit par s'ébrouer et se poser au sol, la Poufsouffle ricane encore en se remémorant le rodéo d'Elliot. Ça sera difficile de choisir quel moment j'vais afficher sur la vitrine du mag', plaisante-t-elle, toujours à quelques mètres au-dessus des équipes techniques.
— Moi j'ai c'qu'il faut ! signale la photographe, soutenue par le producteur du Gallois qui lève son pouce dans leur direction. On va arrêter là, confirme-t-il alors que Freya jette un regard vers le ciel sombre d'un début de soirée hivernal en Écosse. Elle n'a pas tellement envie d'arrêter là. Elle n'a pas ce qu'il lui faut.
En bas, le staff agite ses baguettes pour commencer à retirer le matériel. Accroche-toi, j'te fait une vraie démo, prévient la Poufsouffle à son ancien camarade de classe en tournant légèrement la tête avant de descendre auprès de Jun. On revient, on fait juste un tour. Ce dernier sourit. Accroche-toi, avise-t-il à l'intention d'Elliot en lui renvoyant son clin d’œil de tout à l'heure. D'un geste leste, l'asiatique tourne sa baguette et couvre les deux passagers d'un voile de chaleur protecteur. Prêt ?
La sorcière frôle l'herbe et tape du pied pour donner l'élan au balai de remonter en trombe, le coeur fiévreux. Elle entame quelques lacets et l'OCQ500 s'éloigne lentement des tentes. Freya prend le temps de s’imprégner du point d'équilibre décalé vers l'arrière par la présence du brun dans son dos, puis elle se penche en position plus sportive, et laisse la vitesse s'emparer d'eux jusqu'aux premières montagnes rocheuses. Le vent froid cingle leurs visages mais elle ne sent qu'une bouffée d'adrénaline inonder chacun de ses muscles concentré à la tâche, le sortilège de Jun les préservant de se transformer en glaçons.
Rapidement, ils filent entre les crêtes couvertes de neige au sommet, abandonnant la cime des pins qui devient une ombre floue sous la silhouette du balai. L'enchaînement de reliefs est si fluide que le paysage ressemble davantage à un dégradé blanc, bleuté, gris et sombre, où parfois surgit le rugissement d'une bourrasque à leurs oreilles.
— Accroche-toi mieux ! crie-t-elle au Gryffondor avant de piquer le long d'une falaise en sentant Elliot s'appuyer lourdement contre elle. Freya résiste, les cuisses contractées, ses pieds forçant sur les étriers, et lâche le manche du balai en se retenant aux genoux du Gryffondor pour lui faire comprendre qu'elle ne dirige plus rien.
L'OCQ semble chuter un instant, comme une masse morte qui tournoie, mais très vite, les énergies du coeur et du bois combinées à la volonté de l'aînée Carter reprennent le dessus, et l'engin redresse tout seul sa trajectoire, renversant leurs estomacs au passage. Wouuuuuhouuuuuu ! hurle la jeune femme, exaltée, tandis qu'ils traversent une arche rocheuse et surgissent de l'autre côté en dérangeant un rapace en pleine chasse. À peine remise de ses émotions, Freya récupère le contrôle en reposant ses mains sur le chêne blanc qu'elle tire afin d'incliner le balai. Ok c'est pas fini Blackburn, prononce-t-elle à la manière d'Elliot lorsqu'il l'appelle Carter.
La fille d'Owen fonce en direction de la forêt, bien décidée à impressionner le batteur des Catapultes quant aux capacités de l'OCQ500. Face aux troncs des pins écossais qui se dressent vers la brume hivernale, la rouquine slalome, un sourire enthousiaste aux lèvres. Pour la deuxième fois, elle lâche le manche, et croise ses bras devant sa poitrine, laissant le balai éviter lui-même les arbres. Anticipation d'obstacles, commente-t-elle avec fierté pendant qu'ils glissent entre les branches et les fougères.
— J'pourrais fermer les yeux, ajoute l'ex-petite amie d'Elliot en saisissant les mains de ce dernier qu'elle pose sur ses paupières, gorgée d'une audace qui rappelle leurs courses de deuxième ou troisième année. À l'aveugle, Freya lègue sa confiance au bois de chêne blanc et à la plume de phénix en son coeur, et l'engin s'occupe du reste. Elle s'appuie un peu contre le brun, une fossette au coin de sa bouche, tandis qu'ils dévalent la forêt en pente jusqu'à suivre le cours d'un ruisseau gelé par endroits. L'idée, c'est surtout de pas opposer de résistance... Jun te fera une initiation d'façon, conclue brutalement la jeune femme en relâchant les doigts d'Elliot pour reprendre le manche alors qu'ils sortent de la forêt.
Bientôt, les tentes apparaissent au loin, puis l'équipe technique, et le staff du sportif.
Message publié le 04/03/2025 à 09:11
C'est précisément ça, la Magie d'Elliot sur Freya. En trois pirouettes et deux provocations cinglantes, il lui fait oublier le reste du Monde et dissipe l'irritation. À Poudlard déjà, le Gryffondor usait d'humour, parfois lourd, pour fendre les carapaces installées par la jeune Carter entre eux. Ça fonctionnait, jusqu'à ce qu'elle le voit embrasser Stinky Vicky au bal de Noël de leur quinze ans, puis d'autres filles peu après, et qu'elle ne s'éloigne totalement du joueur prodige en comprenant qu'il n'attendrait pas qu'elle retrouve le goût de rire à ses blagues, ou celui de succomber à ses baisers.
Ils ont suivi des routes aux tracés diamétralement opposées dans la sphère médiatique, elle fuyant les interviews, et lui plongeant sur le devant de la scène à chaque occasion, sous les projecteurs hostiles des tabloïds. Pourtant, Freya continue de voir la partie immergée de l’iceberg nommé Elliot Blackburn. Attachée à une facette plus sensible de la personnalité du sportif, elle continue de succomber aux rires sincères déclenchés par leur proximité, à la manière dont il sait parfaitement comment la sortir du brouillard, et cette complicité enfantine, visible à travers les gros appareils d'Altitude.
En l'air avec le batteur gallois, la rouquine se prend au jeu, enfin aussi rayonnante qu'une gosse de 12 ans qui chamaillerait entre potes sur un balai. Elle ignore les équipes au sol et prépare sa vengeance en prenant un peu de hauteur, un éclat vif au fond de ses prunelles noisette. Tu vas le regretter Blackburn, siffle-t-elle à son tour en rabattant ses cheveux vers l'arrière.
Freya possède deux avantages face au Gryffondor : une connaissance accrue de l'OCQ500, et la manumagie.
S'il reste impossible d'ensorceler même le moins cher des balais à distance en 2124, la fille d'Owen Carter a travaillé jours et nuits sur les stabilisateurs de vol, et s'est entraînée avec pour les ajuster au mieux. Elle mordille sa lèvre inférieure en avisant le bois et le coeur du modèle qui porte Elliot, et le sien, puis s'approche du centre. J'ai une idée de cliché, suggère la sorcière en se hissant, debout sur les étriers. Son pied droit glisse soudain vers le nez de l'OCQ qu'elle frappe vigoureusement afin de lui donner l'impulsion de faire un 360 tandis qu'elle chute légèrement, mais qu'il revient sous ses fesses au dernier moment.
Impressionnée, l'équipe applaudit ; Jun en première ligne. Freya sourit et réduit la distance entre elle et la célébrité des Catapultes. À toi ? Elle passe devant Elliot pour enfoncer un peu le nez de son balai qui réagit, nerveux, proche d'entamer un flip.
Message publié le 25/02/2025 à 09:21
Un rire nerveux siffle entre les dents de Freya qui retient les larmes de lui monter aux yeux. Merci, souffle-t-elle, deux émotions carrément contradictoires au bord de ses cils orange. D'un côté, l'impression d'avoir tout gâché avec Elliot, sans réussir à vraiment mettre des mots dessus ; mais leurs retrouvailles ne sont-elles pas plutôt catastrophiques depuis octobre ? De l'autre, cette façon qu'elle a de s'accrocher aux détails, comme son rire au milieu du brouillard, et sa manière d'être présent, professionnel en toutes circonstances. La jeune femme reste un moment plantée à l'écart du shooting, les yeux posés sur la silhouette du batteur.
Pleines de bonnes résolutions en arrivant, elle s'en veut de constater qu'une fois de plus, Elliot Blackburn débarque et balaye tout d'un revers de bras, sans même s'en rendre compte. "T'es ridicule" ma pauvre fille, se flagelle-t-elle intérieurement, hantée par le sourire démoniaque de sa sœur.
— Ils assurent.
— Mh ? Jun sort Freya de ses ruminations, couvrant ses épaules avec un large plaid de tartan vert tandis qu'elle acquiesce et tourne son attention vers le travail parfaitement orchestré des équipes du studio Altitude. J'ai hâte de voir le résultat, commente le Japonais avant d'engager une conversation plus technique à propos des réactions qu'ont les différents balais entre les mains du Gryffondor. Sans surprise, une majorité des prédictions de compatibilité ou d'opposition bois/coeur/joueur qu'il avait faites s'avèrent confirmées lorsqu'Elliot grimpe sur chaque modèle d'OCQ500. Tu vois, heureusement qu'on a réduit l'effet de balance sinon il serait au sol avec le Griffon, remarque-t-il sous le regard approbateur de l'aînée Carter. Elle sait que le synthétiste, doté d'une mémoire exceptionnelle, enregistre la moindre information utile à l'aboutissement de l'exemplaire unique d'Elliot. Les minutes passent, presque une heure, et Freya se reconcentre sur le but initial de l'après-midi : obtenir des images pour promouvoir la sortie du prochain bijou OCQ.
Elle finit par tourner le dos à la photographe et ses mimiques insupportables, occupée à ranger convenablement les premiers balais, quand soudain, son ancien petit-ami la rappelle à l'ordre. Quoi ?
Sa stupéfaction semble authentique tant elle avait oublié (volontairement), cette histoire montée autour d'un match de fléchettes et quelques pintes. C'est une bonne idée ça Freya, ajoute Jun qui rattrape le t-shirt, enthousiaste. Nan. Nan, nan, nan, c'est précisément pas une bonne idée, s'empresse-t-elle de répondre la sorcière, déjà écarlate.
— Regardez ma tête. J'vais juste avoir l'air de rien.
— Bon vous faites un peu fatiguée, mais y'a du maquillage si- pas de maquillage, interrompt la rouquine en jetant un regard assassin à Elliot qui se marre bien. Il lâchera jamais. Il serait capable de rester planté ici jusqu'au soir pour avoir ce qu'il veut, elle le connaît un peu. Il se fiche de faire attendre les équipes, tandis qu'elle, gênée d'attirer l'attention, elle commence à sentir l'étau se refermer. C'était vraiment dans le contrat ?
Freya serre les dents,
et enfile le maillot des Catapultes au nom d'Elliot Blackburn.
On lui retire l'écharpe orange, on lui ajuste le vêtement, on arrange ses cheveux, et la Poufsouffle se sent marionnette entre les mains des assistants, tandis que Jun s'occupe de lui préparer un balai. Chêne blanc, commente-t-il alors que la Gérante d'OCQ essaye de retrouver une couleur normale en respirant lentement, en vain.
— T'es content ? houspille-t-elle sans réelle colère envers le joueur pendant qu'ils rejoignent le centre de la zone déjà bleutée par la lumière descendante de l'hiver écossais. À peine son pied posé sur l'étrier, le balai s'envole à quelques mètres et Freya dessine une boucle, le temps de se stabiliser en face de l'objectif aux côtés de la célébrité. Et comme il peut pas s'empêcher de dire qu'elle a l'air coincée, qu'elle devrait se détendre, et qu'il la cherche du bout de son balai contre le sien, moqueur, la rousse lève les yeux au ciel.
Message publié le 20/02/2025 à 18:10
Freya tend machinalement sa main, un peu bête face au comportement d'Elliot. Elle voulait mettre des distances entre eux mais se prend finalement une douche froide quand c'est lui qui semble ailleurs, soûlé d'être là. Ça l'affecte plus que ça ne devrait, car la fille d'Owen Carter connaît les revers de la célébrité, et les dommages irréparables causés par cette pression du qu'en-dira-t-on.
— Pas pour le shooting non malheureusement. Il me manque du matériel sur place,... interrompu tandis qu'Elliot s'éloigne avec la photographe, le Japonais offre un sourire affectueux à Freya.
— Tout va bien se passer, détends-toi. Elle détourne son regard du joueur de Quidditch au moment où la jeune femme au Mekapteur se penche et chuchote quelque-chose à son oreille. Mh-mh, marmonne vaguement Freya avant de se frotter le visage, fatiguée. Merci de me soutenir, ajoute la rousse en rendant son sourire à Jun, reconnaissante du temps qu'il a encore passé dans l'atelier avec elle cette nuit. Elle rabat ses mèches en arrière, qui ne le resteront pas longtemps, bientôt chahutées par le vent écossais.
Dehors, une équipe d'un peu moins d'une dizaine de personnes attend le batteur des Catapultes de Caerphilly. Deux assistants contrôlent les conditions météorologiques à l'aide de sortilèges qu'il faut renouveler fréquemment. Trois personnes s'occupent des lumières et du reflet. Un apprenti est chargé de donner les balais dans l'ordre prévu par Freya et une assistante s'occupe du matériel de la photographe. Quant à Jun, il se place en observateur, l’œil alerte.
Pour le moment, c'est l'apprenti qui flotte dans les airs, juché sur le premier balai, pendant que les autres magiciens rectifient leurs réglages, rejoints par la photographe.
Freya en profite et s'empare prudemment du bras d'Elliot pour l'écarter un peu du groupe. Dès qu'ils ont fait quelques pas, elle le relâche, son écharpe orange devant le nez. Hey, euh. J'vois bien qu'ça t'amuse pas tout ça, commence-t-elle, hésitante. Sa Rangers shoote mollement l'herbe autour de ses pieds.
— On a autre chose à faire. Comme, de boire des bières à l'Alambro et se lancer des gages débiles en regrettant l'école. J'veux dire, t'as autre chose à faire, j'ai autre chose à faire, chacun de son côté, rectifie l'aînée Carter, une légère coloration rouge aux joues. Elle enfonce ses mains dans ses poches, ignorant les prunelles déstabilisantes du sportif, pour se concentrer plutôt sur les équipements OCQ500 flambant neufs qu'il porte.
— On peut y'aller ? Tout est prêt ici, on n'attend plus qu'Elliot ! La mâchoire de Freya se serre. Elle rajuste une sangle sur l'épaule du Gryffondor en silence. Elle peine à trouver les mots, elle-même presque au bout du rouleau.
Message publié le 19/02/2025 à 19:54
Beaucoup d'évènements dépassent Freya dernièrement. À commencer par l'absence de son père qui s'avère interminable cette fois. Depuis des mois, les sœurs Carter nagent en pleine improvisation, mais visiblement dans des bains différentes. Pendant que Freya se noie sous des responsabilités toujours plus nombreuses, Alison plonge au milieu des requins. L'aînée fixe Spike, dubitative quant à son honnêteté.
Les journaux sportifs parlent d'un étudiant brillant.
Derrière l'élastique, la dentelle.
— Bon bah réponds, on va pas attendre 107 ans là, s'impatiente la cadette avec ses airs de poupée colérique. Owen saurait comment gérer cette situation. Les proches des Carter peuvent témoigner de son implication à l'éducation des trois rouquines, sévère et tendre à la fois. Il avait élevé des filles éloquentes, curieuses, polies et admiratrices de leur père, même Alison qui refuse de l'avouer.
Freya soupire. Pis, t'sais, j'suis peut-être une femme, mais j'peux prendre le réseau de Cheminette seule, j'ai pas besoin d'un gars pour me protéger, duh !
— Alison, t'es où depuis l'année dernière, dans une grotte ? Reviens sur Terre avec nous parce que l'actualité se complique, et moi j'ai besoin que mes sœurs soient conscientes du danger. Disparition, ça te parle ?
— Ouais. Ma mère, mon père, tu te rappelles ?
— Alison.
— Freya.
Ses mains sur les hanches, la Serpentard soutient le regard contrarié de son aînée, jusqu'à la faire craquer. Freya abandonne, pointant du doigt les deux adolescents, tandis qu'elle souffle. Me faites pas regretter ma décision. Déjà tout sourire, Alison trépigne d'insolence, sans même remercier sa sœur.
— Rentrez avant 20h, sinon je préviens Poudlard.
— Oui, allez c'est bon.
— J'rigole pas. Spike, mh ? Height p.m. grand maxi.
— La honte putain.
— C'est pas la honte Alison, que d'avoir quelqu'un qui se préoccupe de ta vie.
Une certaine amertume dans la voix, Freya jette un œil en arrière, espérant probablement voir Elliot surgir des vestiaires. Mais pas d'Elliot. Elle ravale sa salive. Allez j'y vais, il doit y'avoir du monde au magasin.
— Ciao.
— Salut. Salut Spike, conclue-t-elle brièvement, incapable d'assumer l'échec de cet après-midi en compagnie de sa sœur. Elle aussi avait une surprise pour Alison.
La porte du centre claque et Alison mordille sa lèvre, excitée par les heures de liberté qu'ils ont devant eux, elle et Spike. Tu vas t'changer ? Demande-t-elle, recollée au mur, la tête un peu penchée.
Message publié le 17/02/2025 à 11:57
Situé initialement à Glasgow, le studio Altitude possède une expérience solide en photographie magique d'extérieur et se spécialise dans les sports aériens. Ils ont bâti leur réputation sur des portraits de joueurs célèbres, à l'instar d'Owen Carter voici une trentaine d'années. Photographes attitrés de l'équipe nationale d'Écosse depuis cette période, ils travaillent aussi ponctuellement avec des clubs de Ligue comme celui des Catapultes de Caerphilly.
La séance d'aujourd'hui se déroule au milieu des majestueuses Highlands écossaises où plusieurs tentes ont été dressées pour accueillir le matériel, le staff et la star du shooting. "Elliot Blackburn ? Ouuais, ouais, ouais, on peut dire que j'le connais !", s'était empressée d'affirmer la photographe en envoyant un sourire de connivence à Freya qui voulait seulement s'assurer du bon déroulement de leur après-midi. Comment ça, ouais ouais ouais, on peut dire qu'elle le connaît ? se répète la jeune femme en vérifiant une dernière fois l'ordre des différents OCQ500 alignés sous la tente du matériel.
— Tu devrais mettre le cerisier avant le sycomore, il prendra mieux la lumière, le soleil va descendre vite, recommande calmement Jun, l'assistant synthétiste d'Owen Carter Quidditch. Il se tient derrière Freya en simple observateur, aussi placide qu'elle semble agitée. Tu crois ?
Un doute palpable subsiste entre ces deux là, et on ne parle plus de l'ordre des balais.
Si Elliot représente l'un des opposés de Freya, alors Jun représente l'autre.
Sensible, élégant, il intellectualise et poétise la vie.
— "Il est là, il est dans sa tente", interrompt un membre du staff avant de disparaître pour préparer les sortilèges météorologiques qui écarteront l'humidité du terrain. Un vent désordonné souffle sur la colline bordée d'immenses rochers. L'écharpe orange de Freya Carter se déroule et s'enroule toute seule tandis qu'elle rejoint l'espace privilégié d'Elliot, accompagnée du Japonais. Salut ! Déjà j'te présente Jun, précipite la rousse, visiblement vêtue du même genre d'accoutrement que d'habitude et pas prête à passer devant l'objectif.
— Bonjour Elliot, enchanté, affirme le synthétiste en tendant une main cordiale au joueur pendant qu'un assistant sort plusieurs tenues de leur housse de protection, et qu'un autre apporte à boire et à manger sur une petite desserte. Bon, t'as tout c'qu'il te faut ?
Elle s'est briefée pour rester distante. Terminé de flirter avec le danger.
Alison a raison, Freya est ridicule. L'approche des fêtes de Noël vont la rendre encore plus mièvre alors la Poufsouffle préfère ériger maintenant une solide barrière entre elle et Elliot Blackburn.
— On discutera après, pour ton balai. J'imagine que t'as hâte de d'être fixé sur un bois et un coeur.
— Bonjour Elliot ! surgit soudain la photographe sous l’œil surpris de Freya. On va peut-être le laisser se changer par contre hein ?
Message publié le 07/02/2025 à 11:42
— Carter comme mon père, rectifie aussitôt la jeune femme. Il était capitaine de l'équipe nationale d'Écosse dans les années 80-90, au poste de batteur. Les gens de cette époque le connaissent ici parce qu'il était à Poudlard et qu'il est revenu s'installer à Pré-Au-Lard pour ouvrir le magasin et vendre sa marque. Une histoire dont les clients parlent d'eux-mêmes d'habitude, mentionnant le parcours incroyable d'Owen, mais aussi sa chute, et la fermeture de leur boutique à Londres en 2114. Tandis qu'elle démêle les lacets d'une robe de quidditch brodée des initiales OCQ, Freya acquiesce et lance un sourire enthousiaste à l'adolescent. Ouais bien sûr, j'connais les noms des joueurs de toutes les équipes nationales depuis que j'suis petite, et les régionales britanniques. C'est la base hein, conclue-t-elle d'un clin d’œil pétillant avant d'attirer sa plume et un carnet en tendant la main.
— Attends, dis rien, ajoute la sorcière, concentrée à la fois sur son stock de genouillères et sur un exercice qu'elle aime particulièrement. Bulgarie, mh ? Ses lèvres se tordent en une moue de réflexion pendant que la plume commence à gratter quelques chiffres à la suite des autres notes. Hrebeniuk, Kovalenko le Marteau, Zaitsev du coup, Kalchev.. mh, deuxième batteur, Petrenko, gardien, Rusev, et ils ont récupéré Zabolotnyi cette année. Freya hoche du menton d'un air satisfait en contrôlant les quantités reportées sur son carnet. Elle jouait souvent à réciter le nom des sportifs avec son père auparavant, et s'évertue à garder en mémoire chaque changement, même s'il ne l'a plus défiée depuis longtemps.
Bien consciente des perturbations engendrées par les conflits dans le monde du quidditch des pays de l'Est, la commerçante s'abstient de commenter la composition des autres équipes slaves, et remarque l'absence des Russes quand Sasha évoque ses connaissances. De toute façon, il change de sujet. Elle tourne la tête vers l'extérieur où un rideau de fausse neige attend d'accueillir les visiteurs. Là, ils vont pas tarder.
Réalisant ça, et la montagne de travail qu'elle devrait être en train d'abattre en arrière-boutique, l'aînée Carter décide d'abréger l'entretien. Bon écoute, Sasha. Solennelle, Freya avance vers le garçon et abaisse le carnet pour se focaliser sur lui, et la réponse qu'elle prépare intérieurement.
— T'as l'air vraiment motivé, c'est bien, confirme-elle en dégageant d'une main la grosse mèche de cheveux roux désordonnés qui chatouille sa tempe. Moi j'peux te faire bosser, mais Noël ça va être trop tôt, faut d'abord qu'on passe la période, et qu'on voit c'que ça donne au niveau des ventes. On a beaucoup de pré-commandes pour le prochain modèle de balai qui sort mi-janvier. J'aurai sûrement besoin d'un petit contrat justement, parce que ma sœur est à Poudlard aussi, mais elle pourra pas trop m'aider, elle passe ses BUSES cette année. Toi en sixième tu seras un peu plus light normalement. Donc à toi de voir si ça te tente de bosser le dimanche ? Elle scrute la réaction du blond vénitien, soudain pressée de rejoindre la réserve pour venir à bout de quelques coches sur sa liste de choses à faire aujourd'hui. La porte s'ouvre dans un joyeux tintement et une sorcière entre, un morceau de parchemin en main. Bonjour m'dame Forbes, vous venez chercher la commande ? J'arrive tout de suite !
Les prunelles noisettes de Freya Carter sondent Sasha. T'es dans quelle maison ? Il me faudra bien l'autorisation de ton directeur hein.
Message publié le 06/02/2025 à 20:24
Comme l’entièreté du monde sorcier britannique, Freya a été informée de l'accueil des Slaves réfugiés de guerre dans l'école depuis les deux dernières années. D'autant plus qu'à Pré-Au-Lard, village directement concerné par les élèves de Poudlard, la nouvelle avait circulé vite et provoqué de vives discussions entres les habitants et les commerçants. Une arrivée aussi massive d'adolescents issus des combats peut-elle se dérouler sans conséquences ? Les avis divergent toujours et l'opinion générale évolue mal à cause de nouvelles tensions causées par les évènements locaux plus récents.
— D'accord. Lorsque Freya comprend à l'accent de Sasha, son absence d'autorisation parentale et son intégration en sixième année, qu'il fait partie des expatriés en question, elle y voit une occasion de bousculer les mentalités- à commencer par la sienne, car on s'enfonce trop facilement dans les préjugés quand on ne connaît pas les gens. Ramassant grâce à un sortilège (envoyé du bout de ses doigts) un gant de protection orphelin sous une étagère, elle remarque l'initiative du blond vénitien et l'observe quelques secondes. Oui, on a beaucoup de monde en ce moment, prend-elle le temps de confirmer, habituée aux commentaires banals des clients. À la radio, le présentateur annonce "All I want for Christmas is brew", une version triviale de l'éternel tube de Noël moldu américain, repris par un groupe punk-folk de sorciers irlandais pendant que l'étudiant s'évertue à dompter les vifs d'or pour enfants. Souvent, les jeunes qui postulent spontanément restent plantés devant le comptoir, attendant une réponse en la fixant bêtement, et Freya soupçonne parfois qu'ils espèrent un refus afin de pouvoir dire qu'ils ont au moins cherché un job, mais jamais trouvé.
Face aux questions du Slave, elle constate une volonté sincère et appréciable de s'intéresser au magasin. Sans s'apercevoir du malaise provoqué par sa maladresse, l'aînée Carter s'affaire à fouiller le rayon des gants pour dégoter celui qui manque en rétorquant très naturellement. Non j'suis pas seule. J'suis seule à gérer, mais j'ai des employés. Heureusement d'ailleurs, souffle-t-elle, ses phalanges courant entre les paires d'accessoires en cuir végétal.
— Oublie les voleurs, tu t'intéresses au quidditch ? Sa voix couvre le refrain graveleux de la chanteuse punk. Tu connais des noms de joueurs d'ici ou de chez toi ? persévère Freya en sortant enfin la tête du compartiment, un deuxième gant orphelin en main. Elle les rassemble d'un geste familier, son regard noisette posé sur Sasha. Est-ce que t'as déjà entendu parler d'Owen Carter ?
Son sourire se veut encourageant. La grande sœur d'Alison et Charlie réfléchit tandis qu'elle improvise un entretien d'embauche à l'étudiant. Ils auront besoin d'aide avec la sortie de l'OCQ500, ça fait plusieurs semaines qu'elle y pense.
Message publié le 06/02/2025 à 09:25
Freya ne semble pas réagir quand la radio entonne joyeusement "Jingle Snitches" pour la toute première des douze fois de cette journée. Elle fixe l'adolescent avec l'intuition qu'il cherche du travail avant même qu'il ne prononce la fin de sa phrase. Les étudiants de Poudlard viennent souvent en quête d'un job dans les commerces du village de Pré-Au-Lard, pratique d'accès et recommandé par les anciens. La sorcière écoute l'élève aux cheveux mouillés en reproduisant sans le vouloir ses mimiques de concentration tandis qu'il s'applique à articuler. Elle acquiesce silencieusement et jette à son tour un coup d’œil aux listes de commandes empilées sur le comptoir à côté d'une plume qui se repose avant un long samedi de ventes. "Ouverture des cadeaux, J-9 !" annonce le panneau derrière la sorcière.
— Uhuh, je vois. Freya a manqué la longue liste des compétences du Slave, l'esprit soudain occupé par une autre liste : celle de toutes les choses qui lui reste à faire ce weekend. Elle croise l'air embêté du garçon, puis remarque un rayon mal rangé et s'empresse de traverser la boutique pour agiter ses mains devant les accessoires afin de les reclasser du plus petit au plus grand. T'es majeur ? Sinon il faut l'autorisation d'un parent ou directeur ou directrice de Maison si tu veux un job en dehors de l'école, prévient-elle en lançant un regard à Sasha sans encore avoir franchement décidé d'une réponse. Entre temps, la jeune femme s'affaire en face des écharpes de supporters, souvent ensorcelées pendant la journée par des malins d'équipes adverses qui s'amusent à les piéger. Elle les désenchante une à une en attendant d'avoir un peu plus d'informations sur son visiteur. T'es arrivé cette année ? Je t'ai jamais vu avant.