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Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
— D’accord, d’accord, concédé, pas de « je te l’avais bien dit », je promets solennellement, je réponds en levant les mains dans un geste pacificateur.
Je pourrais en rire, et en un sens, je le fais, mais doucement. Juste assez pour alléger l’atmosphère sans l’étouffer. Il est doué pour ça, Aldebert. Tout faire passer pour une plaisanterie, s’entourer d’un jeu de mimiques et de bravades qui laisse croire que rien ne l’atteint vraiment. Bien qu'on ne soit pas spécialement proche, je le connais assez pour savoir que ça fait partie du personnage. Mais je le connais aussi suffisamment pour voir ce qui dépasse de son masque.
C'est un élément que je mets un point d'honneur à maîtriser : l'observation. Il n’est pas nécessaire de connaître quelqu’un intimement pour en apprendre beaucoup sur lui. À Poudlard, les visages finissent toujours par devenir familiers, même ceux avec qui l’on échange peu. Il suffit de les voir évoluer dans les couloirs, de noter leurs habitudes, leur démarche, la façon dont ils interagissent avec les autres ou dont ils occupent l’espace. Un élève qui baisse la tête en traversant la Grande Salle mais s’anime dès qu’il rejoint ses amis, un professeur dont les pas résonnent avec assurance sauf lorsqu’il pense être seul, un regard qui s’attarde un peu trop sur une porte avant de s’engouffrer à l’intérieur… Chaque détail est une pièce du puzzle. Je ne prétends pas tout comprendre, mais en tendant l’oreille aux silences et en prêtant attention aux gestes, il est souvent possible de voir ce que les mots ne disent pas.
Il ne veut pas être ici. Personne n’aime les bilans médicaux, bien sûr, mais il y a une différence entre l’agacement qu’on peut ressentir face à une formalité ennuyeuse et cette tension sourde qui s’installe sous la peau quand on redoute ce qu’on pourrait découvrir. Il a beau s’installer avec toute la désinvolture du monde, bras négligemment jetés sur les accoudoirs, jambes croisées comme s’il assistait à un spectacle, je vois son regard qui accroche une fraction de seconde de trop sur le bureau, les fioles bien alignées sur l’étagère, la lumière qui filtre à travers les rideaux immaculés. Comme si chaque détail devenait une échappatoire potentielle à ce qui l’attend.
Alors, je garde mon ton léger, le plus neutre possible, pour lui laisser une porte de sortie s’il veut en faire une simple formalité.
— Ça se passe simplement, je dis en m’installant face à lui. D’abord, quelques questions. Ensuite, un ou deux tests, rien d’envahissant. Pas d’éclats de lumière dans les yeux, pas de sortilèges étranges.
Les adultes ont une manière bien particulière d’aborder ces consultations. Ils pensent être plus rationnels que les élèves, mais en réalité, ils se comportent souvent de la même façon. Les enfants entrent ici en cherchant déjà la sentence dans mes yeux. Certains exagèrent leur douleur pour se donner un peu plus d’importance, d’autres minimisent leurs blessures en espérant qu’un simple « ça ira » suffira à leur éviter une potion au goût douteux. Ils ont peur de l’inconnu, peur du verdict, peur que quelque chose d’insignifiant se transforme en catastrophe sous mes mots.
Les adultes, eux, ont simplement perfectionné l’art du déni. Ils plaisantent, roulent des yeux, minimisent tout. Comme si en riant assez fort, ils pouvaient rendre une vérité gênante inexistante. Comme si ne pas nommer un problème lui ôtait toute son importance.
Aldebert est de ceux-là. Je ne lui en veux pas. Mais je ne le laisserai pas esquiver non plus.
— Tu dors bien ?
La question est posée avec légèreté, presque comme si elle m’intéressait à peine. Mais je sais que la fatigue est souvent à la racine de ces petits dysfonctionnements magiques, surtout chez ceux qui passent trop de temps à ressasser les choses.
— Des migraines ? Des vertiges ? Des sensations étranges quand tu fais de la magie ? Des fourmillements au bout des doigts ?
J’observe sa réaction. Certains froncent les sourcils, d’autres répondent trop vite pour être honnêtes. Il y a ceux qui hochent la tête, ceux qui prétendent que tout va bien avant d’ajouter un détail « anodin » qui en dit long sur le reste.
Je croise les bras, un sourire au coin des lèvres, et je lui laisse une dernière porte de sortie.
— Et en dehors de tes petits soucis de baguette, tu as remarqué autre chose ? Ou alors tu veux me dire que tu te portes comme un hippogriffe en pleine santé et qu’il ne faut pas que je m’inquiète ?
Je ne le force pas. Il répondra ce qu’il veut, de la façon qu’il veut. Mais je suis là pour écouter.
Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
L’obscurité de Pré-au-Lard semblait plus pesante que d’ordinaire. Kaelen avançait d’un pas fluide et silencieux, les sens en alerte, tandis que Karl le suivait sans trop tarder. Le vieil homme était peut-être loin de ses plus belles années en matière d’agilité, mais il avait l’expérience et l’instinct de celui qui connaissait ce genre d’affaires sur le bout des doigts.
Les deux silhouettes qu’ils filaient s’engouffrèrent dans une ruelle à quelques mètres d’eux. Kaelen ne ralentit pas, ne précipita pas non plus ses mouvements. La patience était une arme aussi efficace que sa baguette dans ce genre de situations. Un excès de précipitation, et l’élément de surprise s’effondrerait.
Arrivés à l’ombre d’un renfoncement, il attrapa la fiole de Polynectar qu’il avait gardée dans sa main et l’observa un instant. Le liquide avait cette consistance huileuse si caractéristique, légèrement fumante sous la faible lueur d’une lanterne lointaine. Il ne savait pas exactement à qui appartenaient les cheveux qu’il s’apprêtait à ingérer – une précaution qu’il préférait éviter d’ordinaire – mais il savait aussi que cette mission ne laissait que peu de place à l’improvisation.
Il avala le contenu en même temps que Karl. La transformation fut immédiate. Une sensation de brûlure lui traversa les veines tandis que sa peau se resserrait, ses traits s’altéraient, ses membres se remodelaient. Un simple regard vers ses mains confirma ce qu’il savait déjà : il n’était plus Kaelen Rowle, l’Auror dont les visages du milieu criminel connaissaient peut-être la silhouette. Non, cette fois, il serait un parfait inconnu.
Ils reprirent leur filature, restant dans l’ombre jusqu’à atteindre leur destination : un bâtiment de trois étages, ses fenêtres noires comme du charbon. Une fraction de seconde plus tard, une lueur pâle éclaira une petite lucarne au dernier étage.
Karl s’élança aussitôt.
— Ah, c'est donc là leur quartier général !
Kaelen retint un soupir en voyant son comparse poser directement la main sur la poignée de la porte. Trop rapide, trop direct. Un piège était toujours une possibilité. Mais avant qu’il n’ait eu le temps de le freiner, Karl enchaîna déjà avec un Alohomora.
La porte s’ouvrit.
Trop facilement.
Kaelen ne bougea pas immédiatement, ses instincts en alerte. Les criminels, surtout ceux impliqués dans des trafics de cette envergure, ne laissaient pas leur cachette accessible à la première personne venue. Soit ils avaient été négligents, soit…
Il jeta un regard à Karl, qui haussa simplement les épaules avant de l’inviter à entrer.
Kaelen hésita un instant, puis avança prudemment. Il ne laissa rien paraître, mais son emprise sur sa baguette se raffermit imperceptiblement. Un piège ou une opportunité, il allait vite en avoir le cœur net.
Kaelen leva sa baguette et prononça l’incantation d’une voix mesurée. Une pulsation magique se propagea dans l’air, un léger frisson parcourut son échine alors que l’effet du sort se matérialisait. Il perçut plusieurs présences dans le bâtiment : deux, clairement humaines, stationnaient dans une pièce à l’étage, tandis qu’une autre, plus mouvante, allait et venait dans un espace plus restreint. Impossible de savoir si ces personnes étaient armées ou sur leurs gardes, mais au moins, il savait qu’ils n’étaient pas seuls.
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1. Le colosse aux allures de videur
La transformation fut brutale. Kaelen sentit son corps s’alourdir, sa mâchoire se durcir et une barbe naissante effleurer sa peau. Ses épaules étaient larges, ses vêtements trop serrés. Il avait désormais l’apparence d’un videur massif, intimidant… et tout sauf discret.
2. Le gringalet nerveux
Ses membres s’affinèrent, son équilibre changea. En levant la main, il aperçut de longs doigts osseux. Son reflet lui renvoya un visage anguleux, un nez crochu et des yeux vifs. Son dos légèrement voûté achevait de lui donner l’air d’un homme habitué à se faire oublier.
3. L’élégant bureaucrate
Une rigidité nouvelle s’installa dans ses traits. Sa peau était lisse, impeccable. En baissant les yeux, il remarqua que sa cape contrastait avec son allure soignée : un homme en costume-cravate, posture droite, regard assuré. Une apparence passe-partout, idéale pour se fondre dans la foule.
4. Le jeune garçon insignifiant
Kaelen rétrécit brusquement. Ses vêtements devinrent trop amples, ses mains plus fines, son visage lisse et juvénile. Un adolescent, probablement un élève de Poudlard. Discret, certes, mais une apparence qui risquait d’attirer d’autres types de soupçons.
Et parce que les règles ne précisent en rien que les organisateurs ne peuvent pas participer ...
Pour ma part ce sera :
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Bonne chance à toutes et à tous !
Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Avec @Hippokoko
Dans la pénombre de son appartement, Kaelen Rowle ajustait méticuleusement son costume devant le miroir. Son reflet lui renvoyait l’image d’un homme aux traits tirés, marqué par les séquelles invisibles des derniers mois. Il tirait sur le revers de sa veste avec une précision mécanique, comme pour s’accrocher à un semblant de contrôle. La soirée qui l’attendait n’avait rien d’un choix : il s’y rendait par obligation, non par envie. Ses collègues n’avaient cessé de lui rappeler qu’un quarantième anniversaire était une étape incontournable, une célébration qui, selon eux, méritait d’être honorée. Il n’avait pas eu la force d’opposer une résistance.
Mais au fond, ce n’était pas la perspective d’une fête qui lui pesait. C’était autre chose. Une ombre, une douleur persistante qui n’avait cessé de l’habiter depuis la Coupe du Monde de Quidditch. Les trois assassinats, le chaos, la violence... Tout cela n’était jamais bien loin de sa mémoire. Ce soir encore, alors qu’il nouait sa cravate avec une rigueur presque militaire, les images revenaient, furtives et acerbes. Il expira longuement avant d’attraper son manteau et de quitter son appartement, abandonnant derrière lui son dernier refuge de solitude.
L’immeuble de son collègue se trouvait à quelques rues de là. Sous un ciel nocturne embrumé, Londres s’étendait, impassible. Les réverbères diffusaient une lumière tamisée qui se reflétait sur les pavés luisants, conférant à la ville une ambiance presque irréelle. Kaelen progressait d’un pas mesuré, son regard oscillant entre l’indifférence et l’agacement. L’envie de rebrousser chemin l’effleura un instant, mais déjà, il se trouvait devant la porte du bâtiment. Il inspira profondément avant de frapper.
L’intérieur de l’appartement baignait dans une atmosphère festive. Les guirlandes lumineuses aux reflets dorés serpentaient le long des murs, tandis que des tentures brodées aux motifs anciens habillaient les fenêtres. La pièce principale résonnait d’un murmure de conversations feutrées, ponctué par les éclats de rire des invités. Dans cette assemblée de costumes impeccables et de robes étincelantes, Kaelen se sentait étranger, comme une note discordante dans une mélodie trop bien orchestrée.
Les dorures des murs et le raffinement du décor ne lui inspiraient rien. Son regard se perdit un instant dans la foule, scrutant inconsciemment les visages, cherchant... quoi ? Une menace ? Un fantôme du passé ? Il ne savait pas. Mais l’habitude d’analyser, d’anticiper, de prévoir, ne le quittait jamais vraiment. Il demeura en retrait, observant le ballet mondain avec une distance presque clinique.
Finalement, ses pas le menèrent vers le buffet, refuge silencieux d’un homme qui n’avait rien à célébrer. Il contempla les petits fours alignés avec une perfection quasi militaire, son esprit vaguement amusé par l’ironie de la scène. Puis, sans un mot, il attrapa un verre de whisky pur feu, portant le liquide ambré à ses lèvres comme on s’accroche à un fragment de répit. Peut-être qu’avec une gorgée, puis une autre, il parviendrait à éteindre, ne serait-ce qu’un instant, le poids des souvenirs qui le hantaient.
Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Les groupes se formèrent rapidement et, sans attendre, les premiers sortilèges fusèrent. Les premiers échecs aussi. Le renvoi de Ferguson aurait pu rester un incident mineur dans le déroulement du cours, mais en réalité, cela signifiait surtout qu'Edwin allait devoir être sur tous les fronts.
Alors que Spike s’en sortait à merveille avec son mannequin, un sifflement aigu attira son attention. Trois flèches jaillirent à toute vitesse en direction de Miss Chadwick.
Avec une précision millimétrée, Edwin interposa un bouclier juste à temps entre Sam et les projectiles. Les flèches se désagrégèrent aussitôt en gouttelettes d’eau, s’évaporant avant même de toucher leur cible.
— Soyez plus réactive, Miss Chadwick ! Plus créative également ! Ligoter un ennemi ne suffira pas toujours.
À peine eut-il prononcé ces mots qu’un autre mannequin réagit. Voyant son attaque stoppée par une nuée d’oiseaux, il transforma celle-ci en un nuage de sable qu’il projeta à haute vitesse sur le groupe d’élèves face à lui.
De l’autre côté de la salle, un bruit sec retentit. Libéré de ses entraves, le mannequin affrontant Ryder riposta violemment : trois chaises et un bureau s’envolèrent brutalement dans sa direction, filant à toute allure comme des projectiles.
Edwin serra les dents. S’il avait prévu de corser cette seconde phase de l’exercice, il commençait sérieusement à se demander s’il n’y était pas allé un peu trop fort sur les enchantements.
——- Notes HRPG ——-
Désolé chers élèves, mais vous allez devoir modifier votre dernier message pour prendre en compte la réaction du professeur de métamorphose à l’échec de Sam. Il ne laissera aucun de vous être blessé s’il peut l’empêcher. Pour vos messages futurs, je vous invite à laisser l’opportunité à Edwin de s’interposer entre vous et une potentielle blessure grave (genre une flèche… un rocher ou que sais-je encore). Pour celles et ceux ne voyant pas de problème à envoyer leur personnage à l’infirmerie, je vous invite à me le signaler à la fin de votre écrit, auquel cas je ferai lancer un dé à Edwin afin de voir s’il parvient à s’interposer… ou pas.
Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
La porte de la Tête de Sanglier grinça légèrement sous la pression de Kaelen, laissant entrer un souffle d’air froid dans l’établissement. Son regard acéré balaya rapidement la pièce, capturant chaque détail en un instant. L’ambiance bruyante contrastait avec le calme relatif des rues d’Hogsmeade à cette heure avancée. Il n’était pas ici par hasard.
Karl l’avait fait appeler plus tôt dans la journée, et Kaelen connaissait suffisamment l’homme pour savoir qu’il ne le dérangeait jamais sans raison. Leur relation, bien que discrète, reposait sur une forme de confiance mutuelle. L’un ne posait pas trop de questions, l’autre ne donnait jamais d’informations inutiles. Karl lui avait déjà rencardé quelques petites affaires par le passé, des choses qu’un homme comme lui n’était pas censé remarquer, mais qu’il notait tout de même. Aujourd’hui, il semblait que ce soit du même acabit.
D’un pas mesuré, Kaelen se dirigea vers le comptoir. Il capta le regard de Karl, un échange bref, presque imperceptible pour un observateur lambda. Suffisant pour comprendre qu’il n’aurait pas à attendre longtemps avant d’avoir des détails. L’habitude lui dictait d’observer, de noter les éléments qui lui semblaient inhabituels avant même que Karl ne lui en dise plus.
Quelques visages lui étaient familiers, des habitués qu’il croisait parfois lors de ses passages. D’autres, en revanche, attiraient davantage son attention. Deux hommes, installés à une table légèrement en retrait, faisaient preuve d’une discrétion qui tranchait avec l’exubérance ambiante. Ce genre de comportement lui semblait toujours suspect. Trop discrets. Trop attentifs à leur environnement. Le genre de clients que Karl n’aimait pas voir traîner trop longtemps sous son toit.
Prenant place près du comptoir, Kaelen se contenta d’un simple signe de tête en direction du barman, sachant que la suite viendrait naturellement. Il avait appris à ne pas forcer les choses avec Karl : ce dernier ne parlait jamais avant d’être certain que personne d’indésirable ne pouvait entendre.
Détendu en apparence, il laissa son attention vagabonder, écoutant les conversations alentour, s’imprégnant de l’atmosphère tout en restant vigilant. Il n’était pas ici pour boire un verre ou pour profiter de l’ambiance de la Tête de Sanglier. Il était là parce que Karl l’avait appelé. Et Karl ne le faisait jamais pour rien.
Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Je reste immobile, mes yeux fixés sur elle alors qu'elle parle, chaque mot prononcé avec une froide détermination. Son regard d'acier, les nuances sombres de ses mèches, son ton implacable... Tout en elle reflète cette volonté de contrôle absolu, cette peur viscérale de se laisser submerger. Anya ne veut pas de guide, elle veut une méthode. Je le comprends, mais je ne peux m’empêcher de noter à quel point elle semble tendue, prête à ériger un mur plus épais autour d’elle-même.
Je me redresse légèrement, appuyant mes paumes sur le bord du bureau. Elle évoque le contrôle des émotions, le pouvoir des potions et des pensines. Canaliser, comme elle dit. Mais je sens que ce qu’elle décrit va bien au-delà de la simple maîtrise. C’est une bataille contre une partie d’elle-même qu’elle considère presque comme une ennemie. Et son refus catégorique de relâcher quoi que ce soit me dit que, malgré sa force, elle est terrifiée.
— Anya, je t’entends, dis-je finalement, en prenant soin de maintenir mon ton posé. Tu veux des réponses concrètes, des exercices précis pour avancer seule. Et je respecte cela. Ce que tu fais, venir ici pour chercher une solution, c’est déjà un acte de force.
Je fais une pause, mes yeux quittant un instant les siens pour se poser sur les reflets du soleil couchant à travers la fenêtre. Le parc est paisible, mais cette quiétude contraste vivement avec le tumulte que je perçois chez elle.
— Je vais te donner des exercices, des techniques que tu pourras essayer. Mais avant cela, je veux que tu comprennes une chose.
Je repose mon regard sur elle, le rendant aussi direct et clair que possible.
— La métamorphomagie n’est ni sauvage, ni indomptable. Elle n’est pas une rivière en crue que tu dois contenir à tout prix. Ce que tu vis, cette sensation de chaos, c’est une réaction. Un écho. Tu ne pourras pas toujours tout compartimenter, tout canaliser. Parfois, c’est dans le relâchement, même partiel, que tu trouveras la vraie maîtrise.
Je la laisse digérer ces mots un instant, conscient qu’elle n’est probablement pas prête à entendre cette partie de ma réponse. Mais je veux planter cette graine, qu’elle y revienne quand elle sera prête.
Je me dirige vers une étagère et saisis deux volumes. L’un est un manuel technique sur la métamorphomagie avancée, l’autre un traité sur la gestion des émotions liées aux dons magiques. Je reviens vers elle et pose les livres devant elle.
— Ces exercices te permettront de travailler sur ta connexion avec ta magie. L’approche est progressive, rien d’invasif. Mais je te conseille aussi d’y aller avec prudence. La canalisation, comme tu l’appelles, peut fonctionner à court terme. Mais à force de contenir, tu risques de créer une pression que tu ne pourras plus gérer un jour.
Je fais un pas en arrière, lui laissant l’espace nécessaire pour réfléchir, pour décider.
— Fais ce qui te semble juste pour toi. Je suis là si tu as besoin d’ajuster ou d’approfondir ces méthodes. Et Anya, n’oublie pas : ta magie, ce que tu ressens comme un chaos, fait partie de toi. Elle ne te définit pas, mais elle mérite d’être comprise, pas combattue.
Je me rassois, croisant les mains sur le bureau, lui indiquant sans un mot que je reste disponible si elle a des questions. Mais le reste, je le sais, dépendra entièrement d’elle.
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tout va trop vite.
Tu n’as pas le temps de réagir, pas le temps de réfléchir. Une voix chantonne ton nom et avant même que ton cerveau ne connecte les points, Charlie Carter est déjà là. Trop proche. Trop vive. Trop imprévisible. Tu t’attendais à tout, sauf à ça. Un baiser furtif sur la joue. Une explosion d’énergie pure. Une avalanche de mots et d’émotions que tu n’as pas le temps de trier. Ton cœur rate un battement.
Merde.
Ton regard s’accroche au sien, mais elle ne remarque rien. Elle continue, fluide, insouciante, tandis que toi, tu luttes pour rester dans ton rôle. Elle parle de Lord Ribbit, de photos, de bracelets, et toi, tu ne fais que subir. Jusqu’à ce que son poignet attrape le tien. La pression est légère. Geste anodin pour elle, coup de tonnerre pour toi. Tu baisses les yeux, et avant même d’avoir compris ce qui t’arrive, un bracelet aux couleurs éclatantes ceint ta peau. Tu es piégé.
Tu avales ta salive avec difficulté. L’air te semble plus lourd. Elle s’éloigne. Elle s’échappe. Une dernière phrase, un éclat d’espièglerie, et elle disparaît.
Et toi, tu restes là. Tu devrais bouger. Frapper à cette foutue porte. Mais tu es figé. Ton poing se serre, ton souffle se bloque.
Et c’est là que tu le sens. Un frisson. Une chaleur sous la peau.
1 : Tu maîtrises ton pouvoir.
Tu inspires lentement. Tu canalises. L’onde passe, menace de déborder, mais tu la retiens juste à temps. Tu rouvres les yeux. Rien n’a changé.
2 : Tes cheveux virent au rouge cramoisi.
Tu n’as pas besoin d’un miroir pour savoir. Tu sens le changement, la trahison de ton propre pouvoir. L’urgence te percute de plein fouet. D’un geste sec, tu arraches le bracelet de ton poignet, le fourres dans ta poche. Tu dois te calmer. Tu dois retrouver le contrôle. Vite.
À toi de jouer @Azaël
On prends les même et on recommence !
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Bonne chance à toutes et à tous !
J'suis pas à la bourre du tout ! C'est parti pour le résultat du mois de décembre 2024 (et bonne année) !
Pour la nouvelle année, aucune grille ne remporte quoi que ce soit...
La cagnotte pour le mois à venir s'élève à 550 mornilles !
A vos grilles, le prochain tirage devrait avoir lieu sur la nouvelle plateforme 😇
Bonjour Jessy !
Je viens de créer le poste demander et de l'attribuer à Jessy Brown selon ta demande.
Amuse toi bien et n'hésite pas à revenir vers nous si tu as la moindre question 😊
Belle journée à toi,
Gabriel
Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Alison est la première à arriver. Droite, disciplinée, son regard balaye déjà la pièce à la recherche d’indices sur ce qui l’attend. Je devine en elle ce mélange d’assurance et d’incertitude, cette lutte entre le contrôle et l’adaptabilité qui la pousse parfois à trop intellectualiser la Métamorphose au lieu de la ressentir. Son sérieux ne m’étonne pas.
— Ta baguette suffira pour aujourd’hui, mais j’espère que tu es venue avec autre chose.
Elle m’observe, curieuse. Je laisse planer une pause avant d’ajouter, un léger sourire en coin :
— Réflexes, créativité… peut-être même un brin d’audace ?
La salle continue de se remplir, et bientôt, une silhouette rapide et décidée franchit la porte : Avery. Son entrée est sobre, efficace. Pas de grands éclats, mais une présence affirmée. Son regard balaye aussitôt la pièce, et je lis dans son expression cette curiosité attentive qui la caractérise. Elle a beau avoir hésité à venir – je le devine –, la voir ici me confirme qu’elle est prête à se mesurer aux défis du jour.
Je n’attends pas de réponse, car déjà Sasha entre à son tour, cravate légèrement de travers, démarche bourrue. Son regard glisse sur Alison mais il l’ignore délibérément en me saluant d’un sobre Sir avant d’aller s’installer au fond de la salle. Une habitude. Toujours en retrait, jamais là où il ne pourrait pas voir venir ce qui l’entoure. Il ne cherche pas à attirer l’attention, mais j’ai bien noté ses progrès en Métamorphose ces derniers mois. Il a du potentiel, même s’il préfère garder une distance prudente avec le personnel de l’école.
L’arrivée de Ambrose et de ses comparses Gus et Sam dynamise aussitôt l’atmosphère. Ambrose est poli, charmeur sans effort, sa baguette tournant déjà entre ses doigts avec impatience. Il est ici pour prouver quelque chose, c’est évident. Sam, plus discrète, suit le mouvement, mais son regard s’attarde sur Spike avec une ombre d’agacement. Je devine immédiatement ce qu’elle pense avant même qu’elle ne murmure quelque chose à Ambrose à son sujet.
Puis, Julian fait son entrée. Contrairement à d’autres, elle ne cherche pas à s’effacer dans le décor. Elle bouscule quelques élèves en arrivant, s’arrête un instant devant la porte, comme si une partie d’elle hésitait encore à franchir ce seuil. Mais elle le fait, et la façade se met en place aussitôt. Quant à Gus, il entre avec sa désinvolture habituelle, attirant l’attention sans même avoir besoin de parler.
Il ne manque pas de me gratifier d’une révérence exagérée avant de siffler en voyant Alison. Je lève à peine un sourcil. Et puis, bien sûr, il ouvre la bouche.
— Ben si faut une tenue spéciale, parait que les filles s'battent nues pour déstabiliser l'adversaire. J'me suis inscrit juste pour ça, nous laisse pas tomber Alison !
Une vague d’exclamations et de rires secoue la classe. J’attends, immobile, laissant l’écho de sa remarque s’évaporer avant de parler d’un ton posé.
— Merveilleux. J’ai donc une classe qui se soucie du tournoi, de ses enjeux… et de sa mode vestimentaire. Decker, ton enthousiasme est noté, mais rassure-toi, personne ne finira nu aujourd’hui.
Je me redresse légèrement et balaie la classe du regard, m’assurant que l’attention revienne vers moi.
— Bonjour à tous.
Le silence se fait. J’incline légèrement la tête.
— Vous êtes ici parce que vous avez fait un choix : celui de ne pas vous contenter du strict minimum.
Je fais quelques pas dans la salle, observant les visages attentifs – ou moins attentifs.
— Certains d’entre vous visent le Tournoi des Trois Sorciers, d’autres veulent simplement progresser. Quoi qu’il en soit, la Métamorphose appliquée au combat est une discipline exigeante. Elle demande non seulement de la technique, mais aussi de la réflexion et une grande capacité d’adaptation.
Je m’arrête près du premier atelier et croise les bras derrière mon dos.
— Aujourd’hui, vous allez apprendre à utiliser la Métamorphose autrement. Pas comme un exercice académique, mais comme un véritable atout stratégique en duel.
Je lève ma baguette et la pointe vers le premier espace, où se trouvent les mannequins enchantés.
— Premier axe : l’offensive.
Un mouvement précis et l’un des mannequins se transforme en un roc épineux.
— Votre adversaire ne s’attendra pas toujours à ce que vous modifiiez son environnement. Apprenez à penser vite, à transformer ce qui vous entoure à votre avantage.
D’un autre geste, le rocher redevient un mannequin.
Je pivote vers la seconde zone, où sont dispersés meubles, tapisseries et autres éléments.
— Deuxième axe : la défense.
D’un sort bien placé, un vieux bureau devient un mur de pierre.
— Une barrière de protection. Un piège. Un abri. La Métamorphose peut être bien plus utile qu’un simple bouclier si vous apprenez à l’exploiter intelligemment.
Enfin, j’avance vers le dernier atelier, où les cages renferment quelques rats et grenouilles.
— Dernier axe : la précision.
Je pointe un rat, et d’un sort rapide, il se change en coupe en argent avant de retrouver son état initial.
— Transformer une cible en mouvement demande plus de concentration et de rapidité. Ceux qui se sentent prêts peuvent s’exercer ici.
Je baisse ma baguette et croise les bras.
— Bien. Trois ateliers, trois axes de travail. Vous allez être répartis en groupes.
D’un mouvement de baguette, des parchemins apparaissent devant chaque élève avec leur affectation.
Atelier Offensive : Ambrose, Julian, Sasha
Atelier Défensif : Alison, Sam, Avery
Atelier Précision : Spike, Ferguson
Je les observe, guettant leurs réactions.
— Une fois que vous avez rejoint votre groupe, vous avez cinq minutes pour réfléchir à la meilleure approche de votre exercice. Nous verrons ensuite ce que vous valez réellement.
Je recule d’un pas, laissant la place au mouvement, au doute et aux premières stratégies.
— À vous de jouer !
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Notes HRPG :
Merci à toutes et tous pour votre ponctualité ! Vous pouvez dès à présent vous atteler sur les différents ateliers auxquels vous avez été affecté. Chacun de vos message devra être accompagné d'un lancé de sortilège de niveau BUSE ou ASPIC (uniquement des sortilèges de la matière Métamorphose bien évidement). Edwin interviendra ponctuellement après vos messages, je vous demande de jouer le jeu et d'y aller à fond sur les échecs critiques ! Notez que vous êtes autorisés à tenter de contrôler une situation qui déraperai au sein de votre groupe, mais pas d'intervenir au sein des autres groupes.
Je reste à votre entière disposition sur Discord ou par messagerie privée si vous avez des questions ou remarques. Les groupes changeront d'atelier d'ici une à deux semaines en fonction de votre activité.
Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Je soutiens son regard sans ciller. Il me balance des faits, froids, précis, presque mécaniques. Il veut expédier cette entrevue, comme on signerait un formulaire sans le lire. Je croise les bras, prenant le temps de réfléchir avant de répondre. Ce n’est pas mon rôle de le convaincre de quoi que ce soit, encore moins de jouer les psymages improvisés. Mais il faut qu’il comprenne une chose : ce suivi n’est pas une punition, ni un poids qu’on lui impose par pur plaisir bureaucratique.
— Je vous crois, dis-je simplement. Vous savez ce que vous faites, comme je le disais : vous connaissez votre condition mieux que personne. Et je ne doute pas non plus que vous ayez pris toutes les précautions nécessaires.
Un instant, je marque une pause, le laisse digérer mes mots.
— Mais ce n’est pas le problème, Daryl. Ce n’est pas vous que je remets en question. C’est ce que votre condition implique, indépendamment de votre maîtrise, indépendamment de vos choix. Vous êtes un homme intelligent, vous savez aussi bien que moi qu’il ne suffit pas toujours de contrôler une situation pour éviter les risques.
Je m’adosse contre mon bureau, croisant les chevilles avec calme.
— Ce que je veux savoir, c’est comment vous encaissez. Comment vous vous en relevez, mois après mois. Ce n’est pas la potion qui m’intéresse, mais ce qu’il reste de vous avant et après la pleine lune. Combien de temps il vous faut pour récupérer. Comment vous luttez contre la fatigue. Comment vous gérez l’impact nerveux que ces transformations ont sur vous.
Je poursuis, gardant mon ton mesuré. Peu de gens doivent lui poser ce genre de questions, du moins pas sous cet angle.
— Et surtout… où vous vous transformez.
Je marque une pause avant de poursuivre, plus posée :
— Poudlard est un environnement particulier. Ce n’est pas un poste isolé au fin fond d’un bureau du Ministère. Vous serez entouré d’élèves, d’autres professeurs, de personnel. Vous avez prévu un endroit sûr ? Un lieu où vous ne risquez pas de croiser qui que ce soit ?
Mon regard ne le quitte pas. Ce n’est pas une accusation, simplement une nécessité. Un loup-garou doit penser à tout. Lui le sait, et moi aussi.
Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Je l’observe prendre place avec sa prestance habituelle, ses gestes mesurés et sa théâtralité qui ne le quitte jamais, même dans une situation qui lui est manifestement inconfortable. Il a cette manière de s’installer comme s’il se préparait à jouer un rôle, et pourtant, il n’a jamais semblé aussi vulnérable que maintenant, sous le poids d’un silence qu’il redoute autant que l’examen lui-même.
J’esquisse un sourire à sa boutade. Oh, je veux bien le croire, qu’il monte et descend ces escaliers sans jamais s’essouffler. Mais ça ne veut rien dire, pas vraiment. La fatigue, l’usure, ce sont des choses plus subtiles que cela. Elles s’insinuent dans les détails, dans les hésitations imperceptibles, dans ces aveux qui sortent plus bas qu’ils ne devraient, comme s’ils risquaient de prendre trop de place s’ils étaient dits à voix haute.
Et voilà qu’il me parle de sa baguette.
Je relève aussitôt la tête, mon regard accrochant le sien un bref instant avant qu’il ne l’esquive. Un problème de concentration, il dit. Je pourrais le croire, s’il n’avait pas cet air-là, celui de quelqu’un qui essaie de minimiser quelque chose qui le ronge plus qu’il ne veut bien l’admettre.
— Des sortilèges qui ratent, je répète doucement, m’accordant quelques secondes pour réfléchir.
Je n’aime pas ce genre de choses. Pas parce que c’est alarmant en soi – ça pourrait être mille choses anodines, un simple contrecoup du stress, de la fatigue – mais parce qu’Aldebert n’est pas du genre à parler de ses propres faiblesses à la légère. S’il en parle, c’est qu’il y pense. S’il y pense, c’est que ça l’inquiète. Et si ça l’inquiète, je ne peux pas juste balayer ça d’un revers de main.
Je prends une inspiration, croise les bras, et d’un ton plus sérieux, je réponds :
— Ce n’est peut-être qu’un manque de concentration, en effet. Tu as eu un été… chargé. Mais si tu es là, c’est aussi pour s’assurer que ce n’est rien de plus, n’est-ce pas ?
Je m’approche, avec cette douceur calculée que j’adopte avec ceux qui n’aiment pas qu’on prenne trop soin d’eux. Je sais reconnaître quand il faut pousser, et quand il faut laisser l’autre arriver de lui-même à la conclusion qu’il a besoin d’aide.
— Ce que je te propose, c’est qu’on vérifie tout ça en douceur. Pas de grande cérémonie, pas d’examen intrusif. Juste quelques tests simples pour voir où tu en es. Ensuite, on en reparle, et si c’est vraiment une histoire de concentration, tu pourras me dire « je te l’avais bien dit » et je serai ravie de l’entendre.
Un sourire, léger, sans pression. Juste une invitation à me laisser faire.
— Ça te va ?
13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Tu observes Basil, et quelque chose te frappe dans sa posture. Ce n’est pas seulement de la colère, ni même de la fierté mal placée. C’est autre chose, un truc plus subtil, plus ancré. Une sorte de lassitude. Comme un môme qui sait déjà comment ça va finir, qui a appris à s’attendre au pire et à le prendre en pleine figure sans broncher.
Et merde.
T’es pas un mec bien, pas toujours. T’aimes la magouille, tu sais jouer avec les règles. Mais t’aimes pas ce genre de jeu-là. Celui où tout le monde s’acharne sur le même gars, encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’essaie même plus de se défendre. Tu l’as déjà vu arriver à d’autres, des élèves qui finissent par marcher en rasant les murs, qui baissent les yeux dès qu’on leur parle, qui finissent par croire que c’est normal.
T’aimes pas l’idée d’avoir contribué à ça.
Alors tu fais un pas de plus vers lui, pas trop près, juste assez pour qu’il capte que t’es sérieux.
— Pas que je sache, réponds-tu en tapotant du bout des doigts le paquet de friandises posé entre vous. Mais bon, c’est vrai que vu ton passif avec les bonbons explosifs, je peux pas te garantir qu’ils vont pas se mettre à danser la gigue ou te transformer en canari.
Tu lances ça sur un ton léger, mais t’es attentif à sa réaction. Il fronce un peu les sourcils, méfiant. Tu soupires en ouvrant le sachet et en piochant un bonbon au hasard.
— Si je survis, c’est que c’est bon.
Tu le fourres dans ta bouche sans réfléchir, croisant les bras en mâchant tranquillement. Un goût de caramel explose sur ta langue. T’aurais préféré chocolat, mais bon, on fait avec. Tu hausses une épaule et poses le sachet un peu plus près de lui, l’air de rien.
— Écoute, Basil. J’savais pas que c’était toi, chez Honeydukes. Je voulais juste… me sortir de là, tu vois ? C’était pas personnel.
Tu le fixes quelques secondes, assez pour qu’il comprenne que tu ne cherches pas à l’embobiner.
— Mais je suis pas con. J’ai vu comment les autres te regardent, et j’aime pas ça. J’aime pas l’idée d’avoir fait pareil, même sans le vouloir.
T’hésites un instant avant d’ajouter, plus doucement :
— Je ferai en sorte que ça remonte pas aux profs, ok ? Et si ça arrive… j’dirai la vérité.
Tu vois ses doigts tressaillir légèrement. Il hésite encore. Son regard oscille entre toi et les bonbons.
Alors tu décides de lui laisser une porte de sortie. Pas une pitié gênante, juste une manière de reprendre le contrôle sans se sentir redevable.
— Mais si t’en veux pas, j’vais pas me priver, dis-tu en attrapant une autre Chocogrenouille avec un sourire en coin.
Tu la déballe tranquillement, sans le regarder directement. L’air de dire fais ce que tu veux.
Tu ne sais pas s’il prendra les bonbons. Mais au moins, t’auras fait un pas dans la bonne direction.
Vos portefeuilles ont été débités !
Avec tout ce travail, j'en ai oublié de poster ma propre grille, vous y croyez vous ?!
Si mes numéros sortent je sens que je vais l'avoir de travers...
Le résultat du tirage est donc :
2 - 4 - 5 - 12 - 19
Et puisqu'aucune grille n'a remporté quoi que ce soit... ce sont 605 mornilles qui sont mises en jeu pour le mois prochains !
A vos grilles - dont la mienne :
3 - 9 - 14 - 18 - 19
Bonne chance tout le monde !
Oula.... faut se contenir... faut se contenir... restons SOFT !
J'étais pas prêt... j'me croyais barricadé, mais ton sourire à ouvert mon coeur plus surement qu'un Alohomora.
Pour le prochaine, ce sera Chocogrenouille !
Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
L'enseigne grinçante de la Tête de Sanglier se balançait doucement sous l'effet du vent nocturne, projetant une ombre vacillante sur le seuil. Kaelen poussa la porte de l’auberge et pénétra dans l’obscurité enfumée de la salle principale. À peine son pied eut-il franchi l’entrée que le brouhaha ambiant se mua en un silence lourd. Les regards se tournèrent vers lui, chargés d’hostilité.
Il savait qu’il n’était pas le bienvenu.
Les sorciers rassemblés ici n’étaient pas des criminels, mais ils partageaient une idéologie bien ancrée : la séparation stricte du monde magique et du monde moldu. Cette réunion semi-clandestine visait à structurer leur opposition à l’ouverture croissante entre les deux sociétés, un sujet qui divisait profondément le monde sorcier.
Kaelen se dirigea d’un pas mesuré vers une table vide, glissant son regard sur les visages tendus qui l’entouraient. Il s’assit, croisant les bras sans un mot. Il savait qu’on attendait qu’il parle, qu’il se justifie. Pourtant, il préféra écouter d’abord.
Un homme aux tempes grisonnantes, à la stature imposante, se leva et brisa le silence :
— Nous savons pourquoi tu es là, Rowle. Le Ministère envoie ses espions maintenant ? Ou peut-être es-tu venu voir de tes propres yeux ce que ressentent ceux qu'on ignore ?
Kaelen soutint son regard sans ciller. Visiblement, le vieux Mitch avait tenu parole et n'avait caché à personne ni son identité, ni la raison de sa présence.
— Je suis ici pour comprendre, répondit-il d’une voix posée. Et parce que vous représentez une partie de notre monde que le Ministère ne peut pas se permettre d’ignorer.
Un murmure parcourut l’assemblée, partagé entre méfiance et curiosité. L’homme ricana, avant de secouer la tête.
— Comprendre ? Alors écoute bien, Auror. On dit que l’avenir est au rapprochement entre Moldus et Sorciers. On dit que nous devrions abandonner nos traditions, nos secrets, pour embrasser un monde qui nous a craints et persécutés pendant des siècles. Mais que gagnons-nous en retour ? Rien, si ce n’est la disparition progressive de ce que nous sommes.
Des hochements de tête approbateurs accueillirent ses paroles. Une sorcière aux cheveux noirs et au regard perçant prit la parole à son tour :
— Ils ne nous comprendront jamais, pas vraiment. À chaque fois que nous avons tenté de coexister, ils nous ont traqués, brûlés, forcés à nous cacher. Et maintenant, nous devrions nous exposer davantage ? Faire confiance à des gouvernements moldus qui ne tolèrent même pas les différences entre eux ?
Un silence pesant suivit ces paroles. Kaelen posa lentement ses mains sur la table et se pencha légèrement en avant.
— Et si nous refusons ce rapprochement, alors quoi ? demanda-t-il. Nous restons dans l’ombre à jamais ? Nous nous enfermons dans une société figée, refusant d’évoluer sous prétexte que nous avons souffert autrefois ? L’ignorance nourrit la peur. C’est parce qu’ils ne savent rien de nous qu’ils nous ont combattus dans le passé. Et si nous changions cela ?
Quelques murmures s’élevèrent dans la salle. Certains visages, auparavant fermés, montraient maintenant des signes de réflexion. Kaelen continua, posant ses mots avec soin :
— Nous vivons dans un monde où les frontières entre magie et science s’amenuisent. Les Moldus ne sont plus les êtres naïfs et superstitieux qu’ils étaient il y a quelques siècles. Ils progressent, ils cherchent à comprendre. Nous avons la possibilité de leur montrer ce que nous sommes, de bâtir un avenir où nous n’avons plus à nous cacher. Où nous pouvons apprendre d’eux, autant qu’ils peuvent apprendre de nous.
Un homme plus jeune, assis non loin, prit soudainement la parole, la voix amère :
— Et que se passe-t-il si nous nous trompons ? S’ils nous tournent le dos ? S’ils nous utilisent, nous manipulent ? Nous ne sommes qu’une poignée face à des milliards d’eux. Nous perdrions tout contrôle.
Kaelen inclina la tête, reconnaissant l’argument.
— C’est un risque, admit-il. Mais rester figés dans le passé l’est tout autant. Refuser d’avancer, c’est condamner notre propre société à s’étioler, à devenir une légende poussiéreuse. Nous devons évoluer, non pas en nous dissolvant, mais en trouvant un équilibre. La question n’est pas de savoir si nous devons nous ouvrir aux Moldus, mais comment le faire intelligemment.
Un silence accueillit ses paroles. Les discussions allaient reprendre, plus animées cette fois. Kaelen se savait encore loin de convaincre tout le monde, mais il avait semé le doute. Et parfois, c'était tout ce dont il avait besoin pour commencer à renverser la tendance.
Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Les ruelles pavées du Chemin de Traverse résonnent sous mes pas. Ce n’est pas une visite que j’ai l’habitude de faire, mais après plusieurs semaines à Sainte-Mangouste, il m’a bien fallu admettre l’évidence : ma baguette a besoin d’une mise à jour.
Lorsque j’étais élève, elle m’avait semblé parfaite : souple, précise, d’une légèreté qui me permettait d’exécuter des sortilèges sans trop y penser. Mais en pratique, lorsqu’il s’agit de maintenir un sort de stabilisation ou une incantation de régénération durant plusieurs minutes, son manche finit par me glisser des doigts. Ce n’est pas une question de transpiration ni d’un mauvais maintien, c’est juste une réalité que je n’avais pas anticipée : certaines baguettes sont conçues pour le duel, d’autres pour la transformation, et la mienne, bien que d’excellente facture, n’est pas adaptée à un usage prolongé.
J’inspire doucement avant de pousser la porte de la boutique. Une clochette tinte. L’air y est toujours le même, chargé de cette odeur de bois ancien et de magie statique. Les murs sont encombrés de boîtes de baguettes empilées jusqu’au plafond, comme figées dans un équilibre précaire que seul Ollivander sait maîtriser.
Je me dirige lentement vers l’établi. Du bout des doigts, je caresse mon manche en bois d’aubépine. Je me suis attachée à elle, bien sûr. Il n’est pas question d’en changer, simplement de l’améliorer. Il me faudrait une prise plus confortable, peut-être une texture permettant un meilleur maintien, quelque chose qui respecte l’équilibre de la baguette sans l’alourdir.
Je sors un carnet de ma poche et déplie une page sur laquelle j’ai griffonné quelques idées. Un enrobage en cuir de dragon, fin et résistant, offrirait une bonne prise sans interagir avec la magie de l’aubépine. Peut-être aussi un léger renforcement au niveau du point d’équilibre, pour que mes doigts trouvent naturellement leur place. J’avais envisagé de la réduire en taille, mais ce serait perturber son cœur, et je n’ai pas envie de voir ses capacités modifiées.
Je dépose ma baguette sur le comptoir. Son bois lisse capte la lumière tamisée de la boutique, révélant ses fines nervures. Pendant un instant, je ressens cette connexion silencieuse qui me lie à elle depuis tant d’années. Elle a vu mes échecs, mes réussites, elle a partagé chaque instant de ma carrière. Il ne s’agit pas seulement d’un objet, mais d’une extension de moi-même.
Je sais que les artisans de chez Ollivanders sauront quoi faire. Ils comprendront. Ici, les baguettes ne sont pas de simples instruments, elles sont des compagnes de vie. Il ne me reste plus qu’à attendre que la magie opère.
Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Le plancher grinçait sous ses pas lents. Kaelen avançait prudemment dans l'obscurité de la Cabane Hurlante, son regard balayait chaque recoin de l'endroit en quête d'un indice que les autres Aurors auraient pu manquer. Il savait que ce lieu était marqué par l'Histoire, mais ce qui l'intéressait ce soir, c'était le présent : un meurtre sans mobile, sans témoin, sans la moindre piste tangible.
Un courant d'air froid fit vibrer les lattes du plancher. Kaelen resserra les pans de sa cape et gravit les escaliers menant à l'étage supérieur. Chaque pas était pesé, chaque ombre était analysée. L'odeur de poussière et de bois humide emplissait l'air, donnant à l'endroit une aura encore plus oppressante.
Il poussa la porte d'une chambre dont la tapisserie était depuis longtemps déchirée. Le silence était pesant. Ses yeux balayèrent la pièce lorsqu'un reflet attira son attention. Une petite plaque dorée était fixée au mur. Il s'en approcha et y déchiffra les inscriptions gravées :
Ici, les masques tombèrent et la vérité fut mise à nu Ici, l'innocence brisée retrouva son droit Ici, les ombres du passé murmurèrent leurs secrets Ici, s'éteignit un astre dans la nuit de la guerre
Kaelen passa le bout des doigts sur le métal froid. Il connaissait cette histoire, bien sûr. La guerre, la vérité dissimulée pendant des années, les sacrifices, et la chute des illusions. Il se demandait ce que cela faisait d'être au cœur d'une légende, d'avoir vu la réalité s'effondrer pour laisser place à l'inattendu.
Un frisson remonta le long de son échine.
Et si le meurtre récent était lié à cet endroit non pas pour son isolement, mais pour son passé ? Quelqu'un, quelque part, se souvenait peut-être d'un secret qu'il valait mieux laisser enfoui.
Les doigts de Kaelen se crispèrent sur sa baguette. Il ne croyait pas aux coïncidences.
Une ombre passa sur le mur, projetée par la lune. Il détourna les yeux vers la fenêtre brisée, mais il n'y avait rien.
Il était seul.
Du moins, c'est ce qu'il espérait.
Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
La lumière froide du matin filtre à travers les hautes fenêtres de la salle, projetant sur les murs de pierre une lueur pâle et diffuse. Dehors, le ciel est d’un gris uniforme, la neige tombée dans la nuit recouvre encore les toits et les remparts de Poudlard, étouffant le bruit des premiers élèves qui s’aventurent hors de leur salle commune. Il fait froid, mais ici, une chaleur douce règne grâce aux torches enchantées et au poêle que j’ai ensorcelé pour qu’il diffuse une température agréable.
D’un pas tranquille, j’entre dans la pièce, observant les préparatifs que j’ai mis en place la veille. Les pupitres sont repoussés contre les murs, libérant un vaste espace central où les élèves pourront se mouvoir librement. J’ai divisé la salle en trois zones distinctes, chacune destinée à un aspect précis de la Métamorphose en combat.
D’abord, l’arène d’entraînement, où se dressent plusieurs mannequins enchantés. Contrairement à ceux qu’ils ont l’habitude de voir en cours, ces derniers réagissent aux attaques : certains reculent sous l’impact, d’autres ripostent s’ils détectent une transformation incomplète. Le but est simple : leur faire comprendre que la métamorphose n’est pas un luxe, mais une nécessité en situation de combat.
Ensuite, l’atelier de transformation environnemental. De vieux meubles, des morceaux de tapisserie, des pierres et même des cages rouillées attendent d’être modelés. Une barrière dressée au bon moment, un projectile improvisé, une sortie dégagée en un instant… Ceux qui maîtrisent ces sorts auront toujours l’avantage sur un adversaire qui se contente de lancer des maléfices.
Enfin, au fond de la salle, l’espace d’expérimentation avancée. Quelques cages renferment des rats et des grenouilles, sous surveillance étroite. Il ne s’agit pas de les blesser, mais de s’exercer à métamorphoser des êtres en mouvement, ce qui demande bien plus de précision qu’une cible immobile. Je ne forcerai personne à s’y essayer, mais je sais que certains seront curieux.
D’un mouvement de baguette, j’allume les dernières torches. La lueur dansante vient chasser les ombres, et je jette un œil à l’horloge. Ils ne devraient plus tarder. Mon regard glisse vers la grande armoire au fond de la salle. Son contenu reste pour l’instant un mystère, une surprise que je leur réserve pour la fin de la séance. Je croise les bras dans mon dos et me tiens droit, mon regard fixé sur la porte. Qui parmi eux comprendra aujourd’hui que la métamorphose n’est pas une simple discipline scolaire, mais un art de la stratégie, une arme aussi puissante qu’un sortilège de duel ?
L’heure tourne. J’attends.
Sont attendus pour ce cours
Alison Carter, Ambrose Rosendale, Avery River, Ferguson Decker,
Julian Rosenberg, Sam Chadwick, Sasha Shevchen & Spike Ryder
Prochain message le 15/02