Harry Potter RPG
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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau des Aurors - Niveau 2, Dimanche 25 Février 2125

Kaelen observa Karl s’installer avec toute l’aisance de quelqu’un qui n’avait jamais eu besoin d’invitation. Son regard glissa sur l’exemplaire de la Gazette du Sorcier que l’autre venait de déplier avec une insistance évidente. Il ne sursauta pas lorsque le vieil homme tapota la page concernée avec une irritation manifeste.

 

Il écouta la tirade, sans broncher, sans un mot. Son visage resta neutre, mais une lueur d’amusement traversa brièvement son regard lorsque Karl insista sur l'absurdité d'apprendre la nouvelle par la presse. Il laissa un silence s’installer, profitant du moment où Karl s’adossait avec un soupir mécontent, les bras croisés. Puis, lentement, il inclina la tête et répondit, d’un ton posé :

 

- Je vois que l’information t’est bien parvenue, malgré tout. La Gazette fait bien son travail, apparemment.

 

Il fit mine d’examiner le journal comme s’il le voyait pour la première fois, avant de relever les yeux vers Karl.

 

- Je reconnais que j’aurais pu envoyer un hibou. Mais, comme tu l’as deviné, j’ai été... occupé.

 

Il s’interrompit un instant, laissant volontairement le silence flotter avant d’ajouter avec un léger sourire en coin :

 

  • - Trois mois, hein ? Voilà qui explique pourquoi tu sembles autant à cran. J’espère au moins que l’établissement tient toujours debout sans mes Gallions.

  •  

Kaelen s’adossa contre son fauteuil, croisant lentement les mains sur son bureau. Karl n’aurait sûrement pas fait tout ce chemin s’il n’avait pas envie de râler un peu, mais au fond, il devait être fier, même s’il ne l’admettrait jamais ouvertement. Peut-être même qu’il s’imaginait avoir contribué à cette promotion. Kaelen, lui, ne voyait pas de raison de précipiter la conversation. Il se contenta donc d’attendre, patient, prêt à entendre la suite.

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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

T’as d’abord cru que c’était une illusion. Un de ces effets de Fizwizbiz qui picotent jusque dans les cils et qui donnent l’impression d’être plus léger qu’un air chaud d’été. Mais non. Ce n’est pas juste une sensation. Ce n’est pas une impression.  

 

Basil flotte.  

 

Et ça, t’aurais dû le voir venir.  

 

T’aurais dû capter l’éclat légèrement plus saturé de son fizwizbiz, t’aurais dû te méfier du lot fraîchement livré chez Honeydukes, t’aurais peut-être même dû te souvenir que certains bonbons de chez Zonko avaient tendance à s’infiltrer un peu partout, mélangés à des paquets normaux. Mais non, t’as rien capté, et maintenant, il est là, suspendu dans l’air comme une foutue montgolfière qu’on a oublié d’attacher.  

 

Tu croises les bras, arquant un sourcil, retenant un sourire qui menace de naître malgré toi.  

 

Bon… J’sais pas trop ce que t’espérais en piochant dans ce sachet, mais j’suis pas sûr que « devenir un ballon » faisait partie de tes plans.  

 

Basil n’a pas l’air de paniquer. Pas encore. Il observe, il analyse, comme s’il essayait de comprendre ce qu’il est censé faire. Mais c’est pas du genre de situation qu’on contrôle en réfléchissant. Parce qu’il commence déjà à perdre en stabilité. Il tente un mouvement, et au lieu de le faire redescendre, ça l’envoie un peu plus haut. Pas beaucoup, mais assez pour que tu perçoives la tension dans ses épaules, la crispation dans ses doigts qui cherchent un point d’ancrage inexistant.  

 

Ok. Là, ça va mal finir.  

 

Tu ranges le sachet dans ta poche, t’avances, levant les mains dans un geste qui se veut calme, mesuré.  

 

Ok, on va éviter de finir accroché au clocher de Pré-au-Lard, ça te va ?  

 

Tu ne lui sautes pas dessus. Mauvaise idée. Il bouge déjà trop pour que ce soit une approche efficace. Et puis, t’as pas envie de le voir s’éloigner encore plus en essayant d’esquiver un mouvement trop brusque. Non. Tu fais ça intelligemment.  

 

Tu plisses les yeux, évaluant la hauteur à laquelle il se trouve maintenant. Rien d’alarmant. Pas encore. Mais l’apesanteur a cette sale tendance à s’amplifier si elle n’est pas maîtrisée.  

 

Ça va, t’es toujours avec nous ou t’as déjà prévu de t’installer définitivement là-haut ?  

 

Une petite pique, pour le détendre. Enfin, façon de parler. S'il se détend plus il risquerait de reprendre de l'altitude. Il tourne encore sur lui-même, et d’ici, t’as l’impression qu’il commence à comprendre que ça ne va pas s’arrêter tout seul.  

 

J’vais devoir te récupérer avant que t’atterrisses sur la tour d’astronomie, hein ?  

 

T’avances encore d’un pas, tendant une main dans sa direction.  

 

Dis-moi juste que t’as pas mangé toute une poignée de ces machins. Parce que sinon, va falloir qu’on trouve un moyen de te lester, et honnêtement, j’suis pas d’humeur à attacher un gamin à une pierre aujourd’hui.  

 

Un pas de plus. Pas encore assez proche, mais presque.  

 

Allez, tends-moi la main avant que tu deviennes officiellement le premier satellite de Poudlard.

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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau d'Edwin Pope, Vendredi 02 Mars 2125

Le silence ne le dérange pas. Il l’observe. L’accueille. Il sait écouter ce que les silences veulent dire.

 

Assis à son bureau, Edwin ne dit rien immédiatement. Il la regarde, là, recroquevillée, son col roulé comme une armure dérisoire contre ce qu’elle essaie de cacher. Il voit la tension dans ses épaules, le tremblement à peine perceptible de ses doigts. La façon dont elle refuse de lever les yeux. Il n’a pas besoin qu’elle parle pour comprendre. Il a vu ces signes avant. Chez d’autres élèves. Chez des adultes aussi. Chez lui, parfois.

 

Il referme lentement le livre devant lui, le déplace sur le côté avec une précision mesurée. Un geste simple, mais qui signifie qu’il lui accorde toute son attention. Il ne la brusque pas. Il ne la force pas. Il sait qu’un mot de trop, un regard mal placé, et elle pourrait se refermer encore plus.

 

Sa voix, lorsqu’il parle enfin, est posée.

 

Mademoiselle Rosenberg.

 

Il marque une pause. Son ton n’est ni dur ni complaisant. Juste une reconnaissance. Un ancrage.

 

Je vois que vous traversez une situation... délicate.

 

Il ne pose pas de questions inutiles. Il sait qu’elle n’a pas envie d’expliquer. Il ne la force pas à se justifier.

 

Ce n’est pas la première fois que cela vous arrive, n’est-ce pas ?

 

Une autre pause. Il lui laisse l’espace de répondre. Ou de ne pas répondre. Il ne la presse pas.

 

Je peux peut-être vous aider.

 

Sa voix reste égale. Il ne lui promet pas de tout résoudre. Il ne lui dit pas que ce n’est rien, que cela passera. Il ne ment pas. Mais il affirme une chose simple, incontestable.

 

Mais pour cela, il va falloir que vous leviez les yeux.

 

Il attend. Patient. Toujours immobile. Il ne détournera pas le regard. Et il ne l’écrasera pas non plus. Il est là. Juste là. Et il attend qu’elle décide si elle est prête à être vue.

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Infirmerie de Poudlard, Dimanche 10 Septembre 2124

Ah, évidemment, je soupire en levant légèrement les yeux au ciel. Comment ai-je pu oublier que dormir était une entrave au génie scientifique ?

 

Je le taquine, bien sûr. Mais je note quand même la nuance. Il dort, oui, mais de façon chaotique. Il s’adapte aux exigences de son métier, aux nuits passées l’œil vissé à un télescope, aux horaires inversés qui finissent par décaler l’organisme tout entier. Ça ne signifie pas nécessairement un problème, mais le sommeil fragmenté et décalé peut parfois avoir des répercussions subtiles. Des faiblesses passagères, un esprit un peu plus lent à récupérer… ou une magie qui vacille par moments.

 

Je le laisse parler, détailler son état avec une certaine assurance, et j’écoute sans l’interrompre. Il balaie mes questions comme s’il passait un contrôle de routine sans intérêt, alignant les réponses comme on récite une leçon. Aucun vertige, aucune migraine, une hygiène de vie globalement raisonnable… Il a réponse à tout.

 

Presque.

 

Car il y a ce geste, furtif mais pas assez pour m’échapper. Cette crispation discrète, cette main qui se referme et se rouvre dans un mouvement qu’il aimerait anodin. Il détourne le regard, signe immanquable d’un aveu qu’il préfère minimiser.

 

Puis il finit par le dire. Les crampes. Fugaces, selon lui. Mais elles existent.

 

Je reste silencieuse une seconde, juste assez pour laisser la dernière phrase flotter entre nous, pour lui donner le poids qu’il tente de lui retirer.

 

Des crampes, je répète doucement, sans jugement, comme une simple constatation.

 

Je pourrais le questionner immédiatement, chercher à savoir à quelle fréquence, à quelle intensité, si elles se manifestent plutôt après l’effort ou au repos. Mais je sais que le brusquer maintenant serait la meilleure façon de le voir se refermer. Alors, je me contente d’hocher la tête et de me lever tranquillement, me dirigeant vers un petit meuble où sont rangés quelques potions et onguents.

 

Ce n’est peut-être rien, effectivement, je dis en tirant doucement un tiroir. La fatigue musculaire, un manque de minéraux… ou une posture de travail pas adaptée. J’imagine que tu passes des heures dans la même position à observer les étoiles ?

 

Je reviens vers lui, posant un flacon sur le bureau avant de reprendre ma place en face.

 

On va tester quelques mouvements, voir comment tes muscles réagissent. Je veux juste m’assurer que ce n’est pas lié à un problème plus profond.

 

J’adopte un ton neutre, presque détaché, comme si je parlais de la pluie et du beau temps. Pas question de lui laisser croire que j’imagine déjà un mal incurable. Juste un bilan, un simple constat.

 

Je le regarde avec un sourire en coin, reprenant volontairement sa propre logique.

 

Et puis, quitte à être ici, autant me prouver que je n’ai aucune raison de te dire « je te l’avais bien dit », non ?

 

Je me lève et fais signe à Aldebert de se redresser à son tour. Ces tests ne sont rien de bien sorcier, et surtout, je veux éviter qu’il se sente comme un patient en observation. Je commence par quelque chose de simple :

 

Lève les bras à l’horizontale, paumes tournées vers le sol, et garde-les ainsi quelques instants.

 

Un test basique pour observer d’éventuels tremblements, un relâchement musculaire involontaire, ou même une asymétrie dans la posture. Puis, j’ajoute :

 

Maintenant, ferme et ouvre les mains plusieurs fois, lentement, puis plus rapidement.

 

Je note les tensions, les petits blocages éventuels. Parfois, ce genre de gestes simples révèle bien plus que ce que les gens pensent. Une crampe peut être anodine, mais des muscles fatigués, crispés ou un relâchement nerveux peuvent en dire long.

 

Maintenant, appuie tes paumes contre les miennes et pousse légèrement. Je veux juste voir si tes muscles réagissent de façon homogène.

 

Un test de résistance tout aussi anodin en apparence, mais qui pourrait me donner une meilleure idée de la force qu’il exerce inconsciemment sur ses muscles. S’ils sont fatigués ou s’ils présentent une faiblesse inhabituelle, je le sentirai immédiatement.

 

J’observe son visage pendant ces gestes, autant que ses mouvements. Aldebert est un homme d’orgueil, il minimisera toute gêne, mais un froncement de sourcils, un tressaillement à peine perceptible, ou une hésitation dans l’exécution suffiront à me donner des indices.

 

Je ne cherche pas à l’alarmer, juste à comprendre.

 

Parce qu’aussi brillant soit-il, aussi capable de jongler avec les étoiles et les constellations qu’il est, son corps, lui, reste une mécanique comme une autre. Et une mécanique, même bien huilée, mérite parfois un ajustement avant que quelque chose ne se dérègle pour de bon.

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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Sans surprise, mais avec un large sourire aux lèvres, Edwin observe les visages tantôt enfarinés, tantôt emplumé des élèves. Tous semblent déterminés, mais aucun ne parvient à tirer son épingle du jeu. 

 

- Terminé ! Merci d'avoir essayé, vous avez visiblement encore besoin d'entrainement pour maitriser ce sortilège...

 

Son intervention fera sans doute grincer des dents, surtout les plus motivés d'entre eux, mais il faut savoir mettre fin aux bonnes choses.

 

- J'accorde 25 points à Gryffondor, 85 à Pousouffle et 150 pour Serpentard ! Nous nous retrouverons pour le prochain cours de soutien d'ici quelques semaines... gardez l'esprit ouvert et l'oeil vif. Bon week-end à tous.

 

Il leva les sortilèges de protection, tentant tant bien que mal de cacher son propre épuisement, mais ses jambes flageolent doucement. Quelle idée...

 

----- Notes HRPG -----

 

Merci pour votre participation et votre activité tout au long de ce cours ! Les sabliers seront rapidement mis à jour.

 

Bonne semaine à vous et à très vite !

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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Edwin eut un sourire en coin, presque imperceptible, en voyant Ferguson balancer du sucre dans son thé comme s’il s’agissait d’une potion de survie. Il observa le gamin engloutir sa tasse avec une absence totale de raffinement et posa la sienne sur le bureau avec un calme mesuré. Pas de merci. Pas de reconnaissance. Juste une tension flottante, pesant l’atmosphère d’une étrange familiarité entre le défi et la provocation adolescente.

 

Lui, ça l’amusait.

 

Il croisa les bras, penchant légèrement la tête en arrière lorsqu’il entendit la question sur l’exercice. Mais c’est la dernière remarque qui lui arracha un véritable sourire. Court, fugace, mais réel. Il planta son regard clair dans celui de Gus, laissant planer un silence appréciateur avant de répondre, posant enfin sa tasse sur son bureau.

 

Une proposition audacieuse, Decker. Mais si j’étais toi, j’éviterais d’essayer. D’abord, parce que c’est moi qui te sortirais de cette forme ridicule. Ensuite, parce que si tu rates ne serait-ce qu’un détail, je pourrais bien me retrouver avec un appendice de belette pour le reste de mes jours, et là, crois-moi, on passerait tous les deux une très mauvaise soirée.

 

Il se redressa et fit un pas sur le côté, d’un mouvement souple. La baguette toujours entre ses doigts, il fit un geste fluide et fit apparaître une série d’objets hétéroclites sur le bureau : un chandelier en argent, une petite statue d’hippogriffe, et une plume encrée.

 

On va plutôt faire plus simple, et voir si ta prétendue maîtrise tient la route.

 

D’un coup de baguette, il fit léviter le chandelier et l’amena devant Gus.

 

Transformation d’objet. On va tester ta précision. Prends celui-là et transforme-le en… disons, une belette. Si elle est aussi parfaite que tu le dis, je reverrai peut-être mon jugement sur tes compétences.

 

Il haussa un sourcil, attendant.

 

Mais attention. Une transformation parfaite, c’est pas juste une question d’apparence. Faut que la bestiole respire, qu’elle bouge, qu’elle ait la bonne texture de poil et qu’elle tienne plus de quelques secondes sans perdre un bout. Alors… montre-moi ce que tu sais faire.

 

Edwin recula légèrement et s’adossa à son bureau, bras croisés, regard neutre mais scrutateur. Il voulait voir si Gus avait juste du talent brut, ou s’il savait réellement ce qu’il faisait.

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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau du Directeur de Gryffondor, Mercredi 11 Octobre 2124

Le battement sourd de ton cœur cogne dans ta poitrine alors que la porte s’ouvre sur Daryl Brooks. Dans l’encadrement, il te toise d’un sourcil haussé, l’air intrigué mais pas suspicieux. Pas encore. Tu t’efforces de garder ton visage impassible. Pas de place pour l’hésitation.

 

Il t’invite à entrer. Tu obéis sans un mot, franchissant le seuil de son bureau avec une retenue qui ne t’est pas naturelle. L’espace autour de toi respire la précision et l’ordre, tout est à sa place, méthodiquement arrangé comme dans l’esprit du maître des potions.

 

L’odeur âcre des ingrédients en train d’infuser te chatouille les narines. Sur le côté, des chaudrons couverts trônent sur leurs feux réduits, gardant leurs secrets. Tu inspires lentement. Garde ton calme.

 

Une chaise apparaît d’un coup de baguette, et d’un geste sobre, Brooks t’invite à t’asseoir. Tu hésites une fraction de seconde, puis tu prends place, lissant machinalement le tissu de ton pantalon pour occuper tes mains. Ne pas paraître nerveux. Ne pas laisser le moindre détail trahir ce que tu es réellement.

 

Brooks t’observe, attentif mais patient. Il attend que tu parles. Tu humectes tes lèvres, cherchant à articuler tes pensées avec la retenue et la justesse qui conviendraient à Basil Banks. Mais maintenant que tu es là, face à lui, la tâche te semble plus ardue.

 

Tu prends une inspiration discrète avant de commencer :

 

Monsieur… je voulais vous parler de quelque chose d’important.

 

Ta voix est mesurée, calculée, plus posée que d’habitude. Pas d’intonation joueuse, pas de bravade. Tu ne peux pas être Flynn Ryder, pas ici.  Tu baisses brièvement les yeux, comme si rassembler tes mots demandait un effort. Puis tu relèves le regard, l’air sérieux.

 

Il s’agit de… certains élèves.

 

Tu marques une pause. Tu dois faire attention à chaque mot.

 

Je… enfin, je sais bien que vous avez beaucoup de choses à gérer, et que ce genre de choses ne remonte pas toujours jusqu’à vous, mais… ça dure depuis longtemps.

 

Une tension s’accroche à ta gorge. Tu fais semblant de chercher tes mots, mais en vérité, tu retiens une colère qui ne t’appartient pas complètement.

 

Je… j’ai essayé d’ignorer. De ne pas répondre. De ne pas montrer que ça me touche. Mais…

 

Tu inspires profondément.

 

C’est tout le temps. Tout le monde ne s’en rend pas compte, mais c’est constant.

 

Tes doigts se crispent légèrement sur le tissu de ton pantalon. Tu ne dis pas tout, pas encore. Tu ne détailles pas les ricanements à peine étouffés dans les couloirs, les commentaires murmurés, les chaises tirées juste au dernier moment pour le faire trébucher.

 

Je ne viens pas vous voir parce que j’attends quelque chose en particulier…

 

Tu te redresses légèrement, ancrant ton regard dans celui du professeur.

 

Je voulais juste que vous le sachiez.

 

Le silence s’installe un instant, et tu le laisses planer, comme Basil l’aurait fait.

 

Mais à l’intérieur, ton cœur bat bien trop fort.

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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
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Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Les choses prenaient une tournure plutôt inattendue, ce qui n'était pas pour déplaire à Kaelen. Enfin, il se passait quelque chose qui sortait un tant soit peu de l'ordinaire et de l'assistance au montage et au démontage des tentes. Sa joie serait de bien courte durée — la mort n'avait rien de réjouissant en soi.

 

Quittant le stade à la hâte, accompagné de Miss Darcylton, ils se frayèrent un chemin à travers la foule jusqu'à sortir du stade. Le campement était calme, presque silencieux, si l'on oubliait les trois hommes qui se tenaient autour du directeur du département des mystères. Leurs propos n'arrivaient pas encore aux oreilles de Kaelen, mais Alaska devait avoir une ouïe plus fine que la moyenne, car elle décida en quelques instants seulement d'entrer en lice contre les trois hommes. Ou alors, peut-être avait-elle simplement aperçu les corps de deux autres directeurs du ministère de la Magie, inertes au sol. Toujours est-il que sa fougue provoqua chez l'adversaire une réaction que certains trouveraient disproportionnée.

 

En quelques instants, le campement fut ravagé par les flammes et la tête de l'une des ombres roula sur le sol. Poussant un profond soupir, Kaelen leva sa baguette pour projeter vers le ciel une nuée d'étincelles. C'était précisément pour cette raison qu'il préférait travailler seul... S'ils avaient pris quelques instants pour s'organiser, ils auraient pu coordonner leurs actions et réduire à néant toute réponse de l'adversaire. Au lieu de cela, les flammes dévoraient désormais le campement, et un message disparaissait déjà à travers la nuit, présageant l'arrivée prochaine de renforts. Pourquoi les aurors étaient-ils systématiquement si prompts à tout faire sauter ?

 

« Expecto Patronum ! » Un crabe lumineux s'élança dans la nuit, porteur d'un message d'alerte en direction de Noah. Quelques instants plus tard, Kaelen disparut dans un « Kaleidem » discret. Profitant du répit offert par l'obscurité, il se glissa sans bruit sur le côté, tentant de prendre à revers l'une des ombres dressées non loin du directeur en danger. Darcylton avait ouvert les hostilités ; elle pourrait bien assumer quelques secondes de duel isolé, non ?

 

Electrocorpus

 

Le sortilège passa à quelques centimètres de l'épaule de l'ombre derrière laquelle Kaelen s'était glissé.

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Les choses prennent une tournure compliquée pour les membres du ministère de la magie. Aucune idée de ce qui peut bien les préoccuper à ce point, mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire - le stade est bouclé et c'est de justesse que je me glisse au travers du cordon de sécurité afin de me joindre à la mêlée. Enfin la mêlée, encore faudrait-il que je puisse l'atteindre. Il y a bien ces quelques éclairs de sortilèges qui fusent là-bas au loin, mais avec la lumière générée par le Feudeymon qui ravage le camp j'suis pas sûre de bien y voir. Moi qui pensait m'ennuyer en venant ici...

 

Prodiguant à celles et ceux qui croisent mon chemin les premiers soins - sans manquer pour autant de maudire leur imprudence (jugez par vous même du culot) - je tente tant bien que mal de rejoindre la zone où les corps sont les plus nombreux au sol, mais les éclairs des sortilèges forment un barrage assez convainquant pour m'empêcher d'aller plus en avant. Grommelant que les aurors pourraient quand même se sortir les doigts histoire que les secours médicaux puissent intervenir, je me décide finalement à apporter mon aide à celles et ceux qui tentent tant bien que mal de contenir le Feudeymon.

 

- Finite Terribilis !

 

Un galop enflammé semble rediriger sa course pour venir à ma rencontre... on dirait que ma petite tentative n'est pas passée inaperçue !

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Pour un vieillard, le patron de la tête de sanglier a gardé de la ressource c'est indéniable. C'est même un peu frustrant à vrai dire, on est tous là à agiter nos baguettes sans que ça ne semble donner grand chose, et lui il se pavane et se permet même le luxe de me sauver les miches. Quel toupet... La cavalerie arrive, je remercie d'un signe de tête le vieux Mitch pour son aide et observe quelques instants le déroulement des choses. On le dira pas fort, mais en réalité ça me permet surtout de reprendre mon souffle. J'vous jure, être talonné par des bestioles en flammes ça vous retourne un peu.

 

Quelque part, voir que le directeur de Poudlard en personne ne parvienne pas à obtenir de résultat avec son sortilège me rassure... et accroit encore un peu plus mon ressentiment à l'égard du vieillard. Ça ne m'étonnerai pas que, dans quelques jours, tout pré-au-lard pense que c'est grâce à lui que le Feudeymon a été maitrisé. Le connaissant un peu, il serait même foutu de s'attribuer le mérite des duels contre ces abrutis encapuchonnés. Pas question de lui laisser la vedette, et encore moi de lui laisser le temps de relancer un sortilège, le fin mot de l'histoire : c'est toi qui l'aura !

 

- Finite Terribilis !

 

 

Et bah voilà ! Ça c'est de l'efficacité ! Les animaux enflammés se dissipent dans le vent en quelques secondes seulement... on va enfin pouvoir passer aux choses sérieuses.

 

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Mage Noir

25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Les choses prenaient un tournant véritablement catastrophique. L'afflux constant de sorciers et de sorcières aurait dû être stoppé par le Feudeymon, mais contre toute attente, il semblait que certains de ces intrus possédaient des compétences insoupçonnées. Bien que les flammes dévastatrices aient ravagé une large partie du campement, réduisant en cendres tentes et provisions, et que de nombreux civils aient souffert de brûlures plus ou moins graves, le pire était à venir. D'ici quelques instants, une nouvelle vague de sorciers allait se jeter dans la bataille. Si les Ombres avaient déjà réussi à tenir bon malgré leur infériorité numérique lors des premiers affrontements, la marée humaine qui s'annonçait allait inévitablement les submerger. Les forces adverses, bien qu'amoindries par les flammes, étaient encore trop nombreuses pour permettre aux Ombres d'atteindre leurs objectifs sans subir de lourdes pertes.

 

Frustré et empli d'une colère noire, le chef des Ombres observait la scène d'un œil glacial. Il comprit immédiatement qu'ils ne pouvaient plus se permettre de prolonger leur présence en ces lieux. Le Feudeymon leur avait certes offert quelques précieuses minutes de répit, mais cela ne suffirait pas à inverser le cours de la bataille. Il leur fallait une retraite stratégique, et rapidement. Serrant les poings, il canalisa toute la rage accumulée dans son être en lançant la formule  Abyssum Appa. Deux autres voix résonnèrent à l'unisson avec la sienne, renforçant l'incantation. La terre elle-même se mit à trembler violemment. Des fissures béantes apparurent dans le sol, s’étendant comme des toiles d’araignée autour de la zone des combats. Des crevasses profondes déchiraient le terrain, engloutissant tout ce qui se trouvait à proximité.

 

Le chef des Ombres, sans prononcer un mot, fit un signe de tête à ses hommes, leur signifiant qu’il était temps de disparaître. En un instant, un éclair de lumière verte fendit l'air, suivis du bruit sec d'un corps s'effondrant lourdement sur le sol. Le directeur du Département des Mystères gisait, désormais sans vie. Un homme puissant, réduit à l'impuissance en l’espace de quelques secondes. Leur mission était un échec cuisant... Les Ombres s’éclipsèrent dans un dernier tourbillon, laissant derrière eux un champ de ruines et de désolation.

 

=== Fin de l'Évent ===

Merci pour votre participation

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Infirmerie, Mardi 02 Septembre 2121

Un rire bref, presque surpris, m’échappe. Il a du culot, au moins. Et le plus étonnant, c’est qu’il semble enfin relâcher la pression, ne serait-ce qu’un instant. Un changement subtil, mais perceptible. Son sourire fugace, ce ton faussement léger… Voilà qu’il tente de détourner l’attention de lui-même. Classique. Mais au fond, peut-être que c’est sa manière à lui de prendre une pause, de souffler un peu, de ne pas laisser la conversation s’enfoncer trop profondément dans des terrains qu’il préférerait éviter.  

 

Je croise les bras, haussant légèrement un sourcil en le scrutant à mon tour.  

 

Un lourd secret, vraiment ? Voilà qui est ambitieux, Daryl.  

 

Je fais mine de réfléchir, exagérant légèrement le geste en penchant la tête sur le côté. Puis, avec un faux air de confidence, je m’adosse au bureau et baisse la voix, comme si j’allais lui livrer une information capitale.  

 

Très bien… Je vais vous révéler quelque chose de terriblement compromettant.  

 

Je laisse planer une seconde de silence, juste assez pour capter son attention, puis je me penche légèrement vers lui et murmure :  

 

… J’ai une sainte horreur du jus de citrouille.  

 

Un sourire en coin éclaire brièvement mon visage, un éclat de malice passant dans mon regard. Puis, reprenant un ton plus normal, je hausse les épaules.  

 

Et pour ce qui est de Poudlard… Qui vous dit que briller à Sainte-Mangouste m’aurait davantage convenu ?  

 

Je me redresse, plus sérieuse, bien que mon sourire n’ait pas totalement disparu.  

 

Ici, je ne suis pas une médicomage de plus dans une armée de guérisseurs. J’ai un rôle qui compte, un lien plus direct avec ceux que j’aide. Je ne soigne pas seulement des blessures ou des maladies, j’accompagne aussi ceux qui, comme vous, doivent apprendre à vivre avec ce que la vie leur a imposé.  

 

Mon regard reste fixé au sien, et cette fois, il n’y a plus de jeu dans ma voix, juste une sincérité brute.  

 

Vous savez mieux que quiconque que certaines cicatrices ne se referment jamais vraiment. Mais ça ne signifie pas qu’on doit les porter seuls.  

 

Je le scrute encore un instant, cherchant à voir ce qu’il fera de ces mots. Puis, d’un geste plus léger, je tends les mains devant moi en signe de reddition.  

 

Voilà, je vous ai révélé mon plus sombre secret et la raison de ma présence ici. Je crois que nous sommes quittes, professeur Brooks.  

 

Je laisse planer un silence, puis, reprenant une expression faussement désolée, j’ajoute :  

 

En revanche, je crains que cela ne m’empêche pas de vous convoquer de nouveau le mois prochain. Une guérisseuse doit faire son travail, après tout.

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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

Kaelen suivit son regard un instant, observant la manière dont la fête évoluait. La musique montait en intensité, et sur la piste improvisée, les invités semblaient se laisser porter par l’euphorie du moment. Il nota rapidement William et cette fameuse Jana qu’il ne connaissait pas, leurs regards qui s’accrochaient un peu trop pour être anodins. Il arqua légèrement un sourcil mais ne fit aucun commentaire. Ce genre de dynamiques lui échappait la plupart du temps.  

 

Son attention revint sur Serena lorsqu’elle répondit à sa question, un mélange sincère d’obligation et d’amour fraternel. Il hocha la tête avec une pointe de compréhension.  

 

Ça se tient, admit-il. Je suppose qu’avoir une fratrie unie, ça aide à supporter ce genre d’événements.  

 

Il s’apprêtait à répondre quand elle leva un petit-four comme on brandirait un trophée, avant de déclarer qu’elle était aussi venue pour ça. Son sérieux se fissura légèrement, laissant passer un bref éclat d’amusement dans son regard.  

 

Voilà un argument difficile à contester, concéda-t-il.  

 

Il observa le petit-four disparaître en un instant et croisa les bras lorsqu’elle lui posa sa question, la bouche encore à moitié pleine. Il esquissa un sourire, infime mais présent, comme s’il trouvait la scène étrangement rafraîchissante.  

 

Moi ? Je me débrouille, répondit-il après une courte pause. Quand on vit seul, on n’a pas trop le choix, à moins d’avoir une fortune à dépenser dans les tavernes.  

 

Il fit tourner son verre entre ses doigts, réfléchissant un instant.  

 

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un plaisir, mais je préfère savoir exactement ce que je mange. Disons que c’est un moyen d’avoir du contrôle sur quelque chose… et c’est toujours utile de savoir préparer quelques plats basiques, surtout après une longue journée.  

 

Il reporta son attention sur Serena, curieux.  

 

Donc, si je comprends bien, tu es du genre à fuir les fourneaux dès que possible ? Ou c’est juste une relation compliquée ?

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Infirmerie, Mardi 02 Septembre 2121

Je ris doucement en le voyant mimer ce secret comme s’il venait de découvrir une hérésie. Sa petite mise en scène aurait presque pu passer pour puérile, s’il n’y avait pas eu cette sincérité au fond des yeux, ce soulagement discret de parler enfin d’autre chose que de poils, de potions et de protocoles. Il n’était pas difficile de voir qu’il avait besoin d’une pause, même courte, dans le récit constant de sa propre malédiction.

 

Mais sa remarque suivante me cloue sur place. Juste un instant.  


Et certains pensent oublier les leurs en s’occupant de celles des autres.


Une vérité lancée sans animosité, mais avec une lucidité mordante. Je n’ai pas besoin de répondre pour sentir combien cette phrase vise juste. Il n’y a rien de blessant dans ses mots, juste un miroir tendu, avec cette honnêteté brute qui lui est propre.

 

Je me contente d’un hochement de tête, simple et silencieux. Pas pour confirmer, ni pour nier. Juste… parce que je comprends. Parce qu’il a compris.

 

Et lorsqu’il me tend la main, je la prends sans hésiter, cette fois avec un contact plus ancré, plus sincère. 


À dans un mois, Daryl.  

 

Mon regard reste accroché au sien une seconde de plus. Pas pour le retenir, pas pour lui faire dire autre chose. Juste parce que je sens, comme lui, que cette conversation a été plus qu’un simple rendez-vous médical. Elle a marqué le début d’un terrain d’entente, fragile peut-être, mais bien réel.

 

Je le laisse partir sans ajouter un mot de plus. Il a besoin d’espace, et moi, de digérer cet échange. Mais quelque chose me dit que ce ne sera pas leur dernière conversation à dépasser le cadre purement professionnel. Pas s’il continue à me regarder comme un dossier, et moi à voir en lui autre chose qu’un simple patient.

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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Blackmill, Nord du Royaume-Uni, Mardi 13 Février 2125

Il s'était attendu à des empreintes, des traces classiques. Ce qu'il voyait dépassait ce qu'il espérait.  

 

Kaelen balaya du regard les marques révélées par son sortilège. Il s’accroupit, posant un genou à terre pour observer de plus près les différentes traces. Les allers-retours autour du banc, la trajectoire hésitante qui retournait au village, et surtout… cette marque. Une chose avait été traînée depuis l’assise avant d’être brusquement soulevée.  

 

Son regard s’attarda sur l’étrange concentration de magie. Il pouvait presque la sentir dans l’air. Une sensation lourde, résiduelle, qui collait à la peau comme un frisson désagréable. Il connaissait cette signature. Il l’avait déjà vue, déjà ressentie. Une magie noire familière, presque trop.  

 

Il passa sa langue sur ses dents, crispant la mâchoire.  

 

C’est trop structuré pour être un simple rituel. Quelqu’un a répété une action ici, encore et encore. Et ce n’est pas de la magie classique.  

 

Il traça du doigt la marque carrée au sol, réfléchissant. Un objet avait été posé là, quelque chose d’important. Il leva les yeux vers le sentier qui s’enfonçait dans la forêt.  

 

Il y a un passage clair vers la forêt, mais une seule série d’empreintes bifurque vers la fumée.  

 

Kaelen se redressa, époussetant sa main contre son manteau. Son regard revint sur la marque laissée par l’objet immobile.  

 

Je ne sais pas ce qui était posé ici, mais ça a été emporté volontairement. Pas abandonné. Pas perdu. Quelqu’un savait exactement ce qu’il faisait.  

 

Il tourna la tête vers Alaska et Katherine.  

 

On a deux options. Soit on suit le groupe principal dans la forêt, soit on prend le sentier secondaire vers la fumée. Mais si cette marque carrée correspond bien à un objet magique puissant, alors celui qui l’a emporté pourrait être notre véritable piste.  

 

Son regard s’attarda une dernière fois sur l’étrange résidu magique. L’air autour de lui semblait vibrer légèrement, un frémissement invisible.  

 

De la magie noire, chuchota-t-il plus pour lui-même. Sombre, persistante. Un sort connu.  

 

Il laissa un silence planer, avant de lever sa baguette dans la direction de la fumée.  

 

On choisit quoi ?

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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Edwin  observe la scène avec une patience qui frôle la moquerie, son regard toujours fixé sur la belette à la queue entortillée. Il n’a pas bronché quand Gus a balancé son arrogance à propos d’une fortune potentielle dans l’élevage de créatures métamorphosées, ni même quand il a affirmé qu’il pouvait le refaire, en mieux. Il s’est juste contenté d’attendre, l’air de dire vas-y, impressionne-moi.

 

Sauf que la belette-cochon fait son grand retour. Identique. Parfaite dans son imperfection.

 

Pope cligne des yeux une fois. Puis il pivote lentement son regard vers Gus, sans dire un mot. Juste un silence. Un silence calculé, pesant. L’élève sait qu’il a raté. Il le sait parce qu’il ne fait même pas semblant d’être surpris. Il sait aussi qu’il a fait de son mieux. Et pourtant, Pope ne saute pas sur l’occasion pour le démonter ou pointer du doigt l’échec. Il laisse juste ce moment durer un peu, histoire que la frustration s’infiltre là où elle doit.

 

Puis il soupire doucement et se redresse, prenant sa baguette entre ses doigts comme s’il s’apprêtait à donner un jugement céleste.

 

Oh mais loin de moi l’idée de juger, Decker. Peut-être que cette belette revendique une identité unique et refuse de se conformer aux standards. Peut-être même qu’elle milite pour le droit à la singularité animale.

 

Il fait un vague mouvement de main, l’air faussement compréhensif.

 

Mais… t’étais pas censé faire du militantisme, t’étais censé faire de la métamorphose. Et c’est là que ça coince. Parce que malgré toute sa personnalité, ta belette-cochon est toujours une erreur.

 

Son regard s’aiguise légèrement, analysant Gus comme un problème en train de se résoudre sous ses yeux.

 

Et pourtant, t’as dit que cette fois, t’étais concentré. Donc si c’est pas un problème d’attention, c’est autre chose. Une mauvaise habitude ? Un biais mental ? Une faille dans ta façon d’aborder le sort ?

 

Il penche légèrement la tête, l’air pensif.

 

À moins que tu sois tellement persuadé que tu rates tout, que même en essayant, ton cerveau choisit l’échec ?

 

Un silence. Pas une pique. Juste une question posée là, comme une vérité inconfortable qu’il balance dans l’air, pour voir comment elle va être reçue. Pope sait reconnaître les élèves qui se sabotent avant même d’avoir tenté. Et Gus commence sérieusement à ressembler à l’un d’eux.

 

T’as l’air de penser que rater, c’est une fatalité. Que c’est juste “comme ça”. Mais t’as déjà envisagé que t’étais peut-être en train de te donner raison toi-même à chaque fois ? Que t’as tellement l’habitude de l’échec que t’oses même pas concevoir la réussite ?

 

Il se redresse, fait quelques pas autour du bureau. Puis, d’un mouvement fluide, il pointe sa baguette sur la belette. L’animal tremble, hésite, et lentement, sa queue en tire-bouchon se détend, s’allonge, prend la forme fluide et naturelle d’une vraie queue de belette.

 

Tu l’avais presque. Suffisait de croire que t’en étais capable.

 

Il baisse sa baguette et observe Gus.

 

À toi de voir si t’as envie d’être bon, ou si t’as juste envie de continuer à dire que t’es pas si mauvais.

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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Edwin reste immobile.

 

Il regarde Gus s’enfermer dans son silence comme on claque une porte. Le genre de mutisme qui dit tout haut *j’veux plus rien entendre* sans avoir besoin de mots. Il ne cherche pas à le briser tout de suite. Il le laisse poser ses barrières, s’enfoncer dans son siège, faire mine de se foutre du monde entier — et de lui en particulier.

 

Quand enfin la voix de Fergusson perce la tension, Pope ne lève pas immédiatement les yeux. Il reste appuyé contre la table, les bras croisés, fixant le point où la belette s’est retransformée en statuette.

 

J’ai dit que c’était une erreur, pas un échec, rectifie-t-il simplement, sans hausser le ton. Et dans l’exercice demandé, oui : une queue en tire-bouchon, c’est une erreur. Même si ça respire, même si ça bouge. Parce que t’étais pas censé faire un remix.

 

Il se redresse, calmement, et vient récupérer la statuette qu’il repose sur l'étagère derrière lui. Il prend le temps de ranger, comme s’il s’agissait de n’importe quelle fin de cours.

 

Et c’est pas une question de croire très fort à quoi que ce soit, Decker. C’est une question de refaire. De corriger. De comprendre ce qui a merdé et de pas t’arrêter là-dessus en mode "c’est stylé quand même."

 

Il se retourne enfin, sans animosité, sans ironie. Juste une neutralité factuelle, presque administrative.

 

Tu peux pas apprendre à faire quelque chose de précis si tu refuses de reconnaître ce qui n’est pas juste. Tu peux pas progresser si t’as décidé d’avoir toujours raison.

 

Un bref silence, et il enchaîne, cette fois plus direct :

 

Si tu préfères dire que la métamorphose, c’est du vent, libre à toi. Mais ça changera pas les exigences du sortilège. Et ça fera pas disparaître la queue de cochon.

 

Puis, il contourne lentement son bureau, s’y rassoit sans précipitation. Il pointe le doigt sur la plume encrée pose avec soin devant lui, la pointe légèrement noircie encore luisante. Il l’observe un instant, presque pensivement, puis la pousse au centre du bureau, entre lui et Fergusson.

 

On va retravailler ta précision.

 

Son ton est aussi neutre que tout à l’heure, mais il n’y a plus cette tension flottante dans l’air. Juste le calme d’une consigne. D’un cadre.

 

Ton objectif : transformer cette plume encrée en plume d’oiseau. Rien d’autre ne doit changer. Pas sa taille, pas sa couleur, pas sa matière. Juste… sa nature. Du bois, du métal et de l’encre, on passe à kératine et cartilage. Une plume vivante.

 

Il lève les yeux vers Gus, plante son regard dans le sien, sans provocation cette fois.

 

Ce n’est pas un sort impressionnant. Ce n’est pas un truc qui va faire marrer tes potes. C’est de la rigueur. Du détail. Et c’est exactement ce qui te manque aujourd’hui.

 

Il se penche légèrement en avant, les doigts entrelacés, posés sur le bois du bureau.

 

Si tu veux vraiment me montrer ce dont t’es capable, c’est maintenant.

 

Un temps.

 

Et si tu préfères continuer à croire que c’est moi qui suis en train de t’imposer une retenue déguisée, tu peux aussi rester assis là à bouder. Mais la plume, elle, elle ne changera pas toute seule.

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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Blackmill, Nord du Royaume-Uni, Mardi 13 Février 2125

Le feu était encore chaud.


Il sentit la densité de l’air changer, la brume se reformer après le sort de Katherine. Il resserra les doigts sur sa baguette, les sens en alerte. Pas un bruit, hormis le bruissement constant du vent contre les branches mortes. Le silence, ici, n’était pas un vide naturel. Il était imposé.

 

Kaelen s’accroupit près du tas de feuilles en combustion lente. Il tendit la main à quelques centimètres du foyer, puis la retira rapidement. La chaleur était réelle, vive, mais maîtrisée. Ce n’était pas un feu accidentel. Quelqu’un contrôlait sa lenteur, voulait qu’il perdure sans s’éteindre.


Une technique pour masquer des traces, ou pire : un appât.

 

Il se redressa, le regard rivé vers la bâtisse. Elle tranchait avec tout ce qui l’entourait. Trop solide, trop… propre. Il plissa les yeux en observant les fenêtres opaques. Aucune lumière. Aucune ombre. Mais elle n’était pas abandonnée. Il le sentait dans chaque clou, chaque planche en place.

 

Ils sont proches. Ou ils veulent qu’on pense qu’ils le sont, souffla-t-il.

 

Il s’approcha lentement de la porte, longeant le mur en silence pour ne pas se présenter directement dans l’axe d’entrée. D’un regard rapide vers Katherine et Alaska, il désigna d’un geste discret une position d’approche : un triangle, chacun couvrant un angle.

 

Il leva à nouveau sa baguette, prêt à intervenir si nécessaire. Il se concentra, ferma les yeux une seconde, puis pointa sa baguette en direction de la bâtisse :

 

Hominum Revelio 

 

 

Sa voix était calme, mais ferme. Il voulait des réponses. Et il était prêt à ce qu’elles ne soient pas belles à entendre.

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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Rues de Pré-au-lard, Jeudi 07 Décembre 2124

Il avait réagi vite, trop vite peut-être. La précipitation dictée par l’adrénaline avait pris le pas sur la lucidité, et le Metalo Scencio s’était égaré. Il n’atteignit ni le trafiquant de gauche, ni celui de droite.

 

Mais bien l’acromentule.

 

Un grognement agacé lui échappa alors que la créature, déjà lourdement blessée, se retrouvait entravée par des mailles métalliques qui achevèrent de l’immobiliser. Si cela aurait pu être une bonne nouvelle quelques secondes plus tôt, à présent, cela sonnait comme un cruel gaspillage.

 

L’instant de flottement fut fatal.

 

Les deux trafiquants se relevèrent, plus furieux que jamais, les baguettes levées. Kaelen serra la sienne dans sa main, prêt à encaisser, à contre-attaquer, à corriger le tir. Mais Karl fut le plus rapide : Radicis Perfidum claqua dans l’air, et des racines surgirent du plancher pour se nouer autour de l’un des hommes.

 

Bonne pioche. Partielle, certes, car les bras du malfrat restaient libres, et il n’eut besoin que d’un mot pour riposter.

 

Obstringere.

 

Kaelen sentit aussitôt la pression s’intensifier sur son corps. Ses vêtements se tordirent contre lui comme s’ils cherchaient à l’étrangler. La cape se resserra brusquement sur sa gorge, sa chemise lui plaqua les bras contre les flancs. Il vacilla, mais tint bon.

 

Le sort était mal maîtrisé, le pouvoir de son adversaire insuffisant pour l’immobiliser totalement — pas encore. Mais ça ne durerait pas. Il devait frapper, et vite.

 

D’un mouvement vif du poignet, il visa l’homme toujours libre de ses gestes, le regard dur.

 

Vicero  !

 

Pas le temps de tisser, d’immobiliser. Il fallait frapper fort, déséquilibrer, renverser l’avantage. La puissance brute d’un sort bien placé valait mieux que toutes les chaînes manquées.

 

Le sort frappe le trafiquant de plein fouet. Instantanément, il pousse un hurlement glaçant, les yeux écarquillés d’horreur en voyant ses entrailles — ou ce qu’il croit être ses entrailles — glisser hors de son abdomen. Il tombe à genoux, tremblant, pâle comme la mort, totalement paralysé par la panique. Incapable de distinguer la réalité de l’illusion, il est hors combat, frappé par une terreur viscérale dont il ne se remettra pas de sitôt.

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Kaelen Rowle

Chef du Bureau des Aurors 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

Kaelen hocha lentement la tête à mesure que Serena parlait, son regard attentif posé sur elle sans la brusquer, sans tenter de combler le silence qui s’était installé entre deux phrases. Il notait les nuances dans ses mots, ce glissement entre le personnel et le professionnel, cette lucidité qu’elle avait sur ses propres mécanismes, comme une illusion qu’on nourrit en étant parfaitement conscient de la mise en scène.

 

Il appréciait cela. Cette honnêteté discrète, pas complètement avouée mais perceptible, comme un aveu glissé dans un discours maîtrisé. Il avait croisé peu de gens capables d’analyser avec autant de justesse les contradictions humaines, y compris les leurs.

 

Quand elle posa sa question, il sourit, cette fois franchement — mais sans ironie. Un sourire sans provocation, simplement teinté d’un certain réalisme.

 

Je suis entraîné à m’adapter. C’est une partie du métier, répondit-il d’un ton posé. Mais...  

 

Il marqua une pause, observant le reflet doré de son verre, puis reprit :  

 

S’adapter n’est pas synonyme de souplesse, pas pour moi en tout cas. Je peux ajuster une stratégie, improviser une réaction, mais une part de moi résiste toujours. Comme si accepter l’imprévu, c’était reconnaître que quelque chose m’a échappé. Et ça... j’ai encore du mal.  

 

Il prit un amuse-bouche, le tourna un instant entre ses doigts avant de le poser sans y toucher. Son regard revint vers Serena, plus direct.  

 

Mais je travaille dessus. Parce que je sais que ce n’est pas tenable, à long terme. Le monde ne se plie pas à nos schémas. Et s’y accrocher trop fort, c’est souvent ce qui casse.

  

Il observa autour d’eux, la fête qui battait son plein, les rires, la musique, les pas de danse imprécis et heureux. Un environnement qui lui paraissait presque étranger, mais qu’il tolérait mieux qu’à son arrivée.

 

J’imagine que c’est pour ça que je suis encore là, ce soir. Une sorte de test. Voir si je peux tenir dans un espace qui m’échappe.  

 

Il pencha la tête, comme pour la jauger doucement, et ajouta dans un souffle presque complice :  

 

Tu sembles bien t’en sortir, toi, avec le flou. Même si je suppose que ce n’est pas toujours confortable. Ça t’arrive de vouloir que les choses soient... parfaitement à leur place ?

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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

T’as beau aimer les situations absurdes, y a un moment où faut savoir où s’arrêter. Et ce moment précis, c’est quand tu vois Basil virer au blanc maladif et que ses mouvements, déjà désordonnés, deviennent franchement inquiétants.  Le sarcasme, il l’a même pas dans la voix. Juste un fond d’angoisse mal maquillée derrière une phrase trop légère pour être sincère. Et t’as beau aimer te moquer, là, ça passe plus.  

 

Ok, t’as officiellement dépassé le stade de la blague, là.  

 

Il tourne toujours lentement sur lui-même, et t’as jamais vu quelqu’un aussi désespérément à la merci de l’air. C’est pas naturel, ça. Y a un truc profondément perturbant dans le fait de voir un môme flotter sans le moindre contrôle, comme un ballon qui va se barrer à la moindre bourrasque.  

 

Puis il monte encore.  

 

Non, non, non, arrête ça tout de suite.  

 

Tu le vois tendre la main vers toi, et merde, il est trop loin. Tu fais un pas en avant, tends la tienne aussi, essayes d’accrocher ses doigts du bout des tiens. Juste un centimètre, un foutu centimètre de trop. Il jure, toi aussi, et t’as un demi instant où tu considères réellement l’idée de lui sauter dessus et de le tirer vers le sol par la force.  Et puis, comme si l’univers avait décidé que le grand cirque avait assez duré, la gravité revient d’un coup.  

 

Aucun avertissement. Pas de descente progressive, pas de ralentissement. Juste un effet magique qui se dissipe brutalement et un Basil qui tombe comme une pierre.  

 

OH, MERDE !  

 

Ton premier réflexe est d’aller vers lui. Le deuxième, c’est de t’arrêter net en l’entendant s’écraser comme un pantin désarticulé. Ça fait un bruit peu rassurant, un mélange de souffle coupé et d’impact sourd, et t’as franchement pas envie de voir à quoi il ressemble après une chute pareille.  

 

T’attends une seconde. Il bouge pas.  

 

Basil ?  

 

Une autre seconde.  

 

Puis, au lieu de te répondre, il vomit.  

 

… Ah.  

 

Tu plisses les yeux, reculant instinctivement d’un pas parce que t’es pas du genre à vouloir partager ce genre d’expérience. Y a des limites à la solidarité. Tu le regardes faire, assis là comme une loque, le teint livide, le corps visiblement pas remis du contrecoup.  

 

Et franchement, tu pourrais te moquer. T’en as envie, un peu.  

 

Mais il parle avant toi, d’une voix rauque, presque étrangère.  

 

J'crois j'aurais préféré qu'ils soient explosifs, tes trucs.  

 

T’éclates de rire. Un vrai, cette fois.  

 

Putain, mec. J’suis pas sûr que ça aurait été mieux pour toi.  

 

Tu passes une main dans tes cheveux, secouant la tête en soufflant.  

 

Bon. J’suppose que t’es en un seul morceau, c’est déjà ça.  

 

Tu poses une main sur ta hanche, jaugeant son état. Il a l’air d’un gars qui vient de survivre à un duel contre son propre estomac. Ce qui, honnêtement, est une victoire en soi.  

Tu sors le sachet de bonbons de ta poche, le secoues légèrement devant lui.  

 

Tu veux que je termine le travail ou t’as eu ta dose de sensations fortes pour la journée ?  

 

C’est pas une vraie question. T’as déjà ta réponse rien qu’à voir son expression.  

 

Alors, dans un geste théâtral, tu lances le sachet derrière toi, sans même regarder où il atterrit.  

 

Allez, c’est bon, j’te dois bien ça. Viens, j’te paye un truc qui donne pas envie de t’envoler.

 

Avant de lui tendre la main pour l'aider à se relever, tu pointes vaguement ta baguette vers la marre de vomis qu'il a rendu.

 

T’agites ta baguette avec confiance… mais rien ne se passe. La flaque est toujours là, toujours aussi nauséabonde, et même si tu répètes le sort une seconde fois, l’univers semble avoir décidé de te punir pour quelque raison obscure. T’attends quelques secondes, espérant que la magie finira par agir d’elle-même, mais non. Va falloir trouver un autre plan.  

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Kaelen Rowle

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Bureau des Aurors - Niveau 2, Dimanche 25 Février 2125

Kaelen baissa légèrement les yeux au moment où Karl évoqua son retard et le manque de bûche. Un sourire discret, presque coupable, flotta sur ses lèvres.

 

- Deux mois ou pas, j’aurais accepté une part congelée. Ou au moins une photo.

 

Il ne poussa pas la plaisanterie plus loin. L’ironie avait ses limites, et il sentait que Karl, derrière son ton râleur, disait les choses importantes.

 

Quand le vieil homme enchaîna sur ses supérieurs, Kaelen laissa échapper un souffle, mi-exaspéré, mi-lassé. Il suivit du regard le geste de Karl en direction des piles de dossiers qui colonisaient son bureau.

 

- Je crois que tu les surestimes.

 

Son regard se perdit un instant sur un coin de parchemin, le pli de sa bouche s’était durci, pensif. Puis il reprit, plus doucement :

 

- À part Noah… je sais même pas s’il y en a un seul là-haut qui pense que j’ai ma place ici.

 

Il haussa une épaule, comme s’il tentait de faire passer ça pour un détail, mais sa voix s'était faite plus grave.

 

- Noah m’a dit que je connaissais le terrain, que j’avais une façon de penser différente, que c’était ce qu’il fallait. Mais parfois je me demande s’il n’est pas juste en train d’essayer de me convaincre parce qu’il a misé sur moi.

 

Il se pencha en avant, les coudes sur le bois usé du bureau, et soupira.

 

- Je fais le boulot. Je prends les décisions. Mais il y a des soirs où je me dis que je suis qu’un pion qu’on a placé là pour faire tampon. Un mec calme, sans scandale, propre sur lui, qui va pas foutre le feu au département. Tant que je signe les bons papiers et que je tiens les effectifs, tout le monde est content.

 

Il se tut un instant, observant Karl, l’air plus vulnérable qu’il ne le laissait habituellement paraître.

 

- Sauf que Noah… lui, je crois qu’il y croit vraiment. Et ça, c’est peut-être la seule chose qui me fait tenir la tête hors de l’eau.

 

Il eut un bref rire, sans joie.

 

- Bon, et puis la menace de devoir te supporter si je me plante, ça aide aussi.

 

Quand Karl pointa du doigt les dossiers, Kaelen suivit le mouvement, un brin moqueur dans le regard, mais fatigué dans les gestes.

 

- Je suis au courant, tu sais. Que je me laisse bouffer. Mais j’ai peur que si je m’arrête trop longtemps, tout me retombe dessus d’un coup. Alors je continue.

 

Il se leva enfin, saisit sa cape sans prendre la peine de ranger quoi que ce soit.

 

- Si je range, je reste. Et si je reste, tu vas encore me hurler dessus dans deux mois.

 

En passant près de Karl, il posa une main sur son épaule, une lueur plus chaleureuse au fond du regard.

 

- Allez, vieux brigand. Fais-moi oublier ce foutu bureau. Et montre-moi ce qu’il reste de ta tarte à la crème.