Harry Potter RPG
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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Edwin ne broncha pas. Il observa la scène avec un calme olympien, étudiant la belette mutantée du regard tandis que Gus balançait ses conneries pour masquer ce qui ressemblait quand même beaucoup à une petite erreur de calcul. La queue en tire-bouchon, franchement ? Il aurait pu y voir une tentative créative… mais non. Ce n’était pas intentionnel. Et il le savait.

 

Le Serdaigle esquissa un sourire, prenant tout son temps avant de répondre. Il avança doucement, posa les coudes sur son bureau et fixa Gus avec cet air indéchiffrable qui pouvait autant vouloir dire bravo que t’es sérieux là ?

 

Ah oui, clairement, une personnalité hors du commun. Je suis sûr qu’elle va révolutionner le monde des belettes. Faudrait que t’écrives au registre des créatures magiques pour officialiser ta découverte. Mustela porcinus, une espèce rare dotée d’un appendice en tire-bouchon. Une merveille.

 

Il laissa planer un silence avant de pointer la belette de la baguette et d’ajouter, implacable :

 

Sauf qu’on fait pas de l’élevage expérimental ici. On fait de la métamorphose. Et si tu veux un résultat propre, va falloir autre chose que des effets de style involontaires.

 

La baguette toujours posée sur l’animal, il plissa légèrement les yeux.

 

C’est quoi, à ton avis, qui a foiré ? Pourquoi est-ce qu’au lieu d’avoir une belette fonctionnelle, on se retrouve avec ce charmant croisement entre un rongeur et un cochon ? T’as visualisé la forme, les pattes, le pelage… mais t’as merdé où ?

 

Il laissa Gus cogiter, attendant de voir s’il allait simplement râler ou s’il allait se prêter au jeu. Puis il haussa légèrement les épaules, ajoutant d’un ton faussement détaché :

 

Évidemment, si tu veux te contenter d’une bestiole "édition limitée", libre à toi. Mais alors, faudra assumer qu’elle va cavaler dans les couloirs de Poudlard et que tout le monde saura que Fergusson Decker est l’inventeur officiel de la belette-cochon. Ça risque de faire jaser.

 

Son sourire en coin était un pur défi. Allait-il tenter de corriger son erreur, ou juste jouer les bravaches ? Pope, lui, attendait de voir à quel point Fergus tenait vraiment à prouver qu’il était doué… ou s’il se contentait de l’illusion d’être "pas si mauvais".

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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

T’as à peine posé les fesses sur la chaise que Basil s’installe à son tour, comme s’il avait peur qu’elle lui joue un sale tour. C’est pas subtil, mais t’dis rien. Il a accepté de rester. Et vu la tête qu’il tirait dehors, c’est déjà pas mal. Le serveur s’éloigne après avoir pris la commande, et un simple “merci” sort de Basil. Un peu sec, un peu automatique. Mais c’est sorti, c’est déjà ça.

 

Toi, t’es bien. Calé sur ta chaise, les bras posés nonchalamment sur les accoudoirs. C’est le genre d’endroit où on peut respirer tranquille, même avec l’odeur de bière au beurre flottant vaguement dans l’air. Pas d’élèves autour, pas de regards en coin. Le silence entre vous n’est pas désagréable. Il a pas encore pris cette texture gênante qui donne envie de se lever et de partir sans rien dire.

 

Quand les chocolats arrivent, tu hoches la tête en remerciement. Basil, lui, s’empare de la tasse comme si elle contenait un truc vital. Et franchement, vu l’état dans lequel il était il y a dix minutes, t’sais pas si c’est exagéré.

 

J'adore le chocolat chaud.

 

T’as même pas le temps de répondre qu’il enchaîne, ses doigts serrés autour de la tasse, son regard vissé au liquide fumant.

 

Et là… il part dans une anecdote. Une de celles que t’aurais pas vues venir.

 

La guerre. Les soldats. Le chocolat dans les bottes.

 

Tu le regardes, un sourcil légèrement levé. Pas moqueur. Juste... intrigué. Il parle avec un mélange de sérieux et de gêne, comme s’il regrettait déjà ses mots. Ses oreilles se teintent de rouge, et tu devines qu’il attend une réaction. Peut-être même une remarque qui piquera.

 

Mais t’as rien à balancer.

 

Tu te redresses un peu sur ta chaise, les doigts autour de ta propre tasse.

 

Bah... c’est pas con, en vrai.

 

Tu prends une gorgée, calmement.

 

J’veux dire, si t’es dans la merde jusqu’au cou, c’est pas une mauvaise idée d’avoir un truc qui te ramène à un truc doux. Simple.

 

T’as un sourire discret, à peine là, mais sincère.

 

J’pense que j’ferais pareil. Un bon chocolat, et après, j’affronte n’importe quoi. Même une chute de trois mètres.

 

Tu tapes doucement ta tasse contre la sienne. Pas un grand geste, pas une explosion d’énergie. Juste un petit toc discret.

 

À ta survie. Et à ton estomac héroïque.

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Adaline McBride

Infirmière de Poudlard 31 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Infirmerie de Poudlard, Dimanche 10 Septembre 2124

Je ne réponds pas. Son sarcasme, même s’il m’arrache un sourire discret, n’est pas un appel à être contredit. C’est une stratégie de survie. Une manière de détourner la gravité du moment, de la draper d’humour pour qu’elle devienne plus supportable. J’en ai vu d’autres. J’en ai vu des dizaines, des centaines même, d’élèves, de professeurs, de visiteurs de passage, tous essayant de transformer leurs inquiétudes en farces. C’est une ruse bien humaine. Et une ruse que je respecte, tant qu’elle ne devient pas un mur.

 

Une simple pression, oui, je murmure avec un sourire tranquille. Je te promets qu’on ne va pas te transformer en spécimen d’étude. Même si… je suis curieuse de voir de quoi est fait un Aldebert Wickerson.

 

Je prépare le sort avec méthode. Il ne voit pas mon visage à ce moment précis, occupé qu’il est à retrousser sa manche avec un mélange de lassitude feinte et de tension réelle. Moi, je vérifie les fioles, ajuste l’angle de la lumière magique qui flottera au-dessus de l’échantillon une fois ponctionné.

 

Ma baguette décrit un mouvement lent, précis. J’effleure son avant-bras avec deux doigts, cherche le bon point de pression, là où le flux magique se concentre en nappes fines sous la peau. Lorsqu’il évoque Balthazar, je lève à peine les yeux, le regard attendri.

 

Il faudra que tu lui dises ça toi-même. Je doute que ce soit bien reçu, mais je veux voir sa tête.

 

Un dernier sourire, puis je reviens à la tâche.

 

Tu vas sentir un picotement. Pas plus fort qu’une piqûre de moustique.

 

Je me concentre.

 

Punctura , avant-bras, point nerveux médian.

 

Un fin filament de lumière s’échappe de ma baguette pour venir se déposer contre sa peau. Il s’y fond lentement, à peine visible, jusqu’à ce qu’une goutte d’un liquide pâle, nacré, perle à la surface. Je la recueille aussitôt dans une fiole, que je scelle d’un geste net. Pas une goutte de sang, pas de douleur visible — juste une trace de magie condensée, brillante, un reflet de lui-même.

 

Je murmure ensuite :

 

Efflueo Videre .

 

La fiole s’illumine doucement tandis que le contenu se sépare, en couches fines, presque translucides. Le parchemin suspendu à côté du plateau réagit immédiatement, des symboles runiques apparaissant les uns après les autres, formant des lignes d’analyse que je suis du regard. Les signes se lisent comme une partition. J’avance doucement les yeux, attentive à la moindre anomalie.

 

Je ne dis rien tout de suite. Je veux être sûre. Il y a des indices. Rien de flagrant, rien d’écrasant, mais des schémas apparaissent dans les couches énergétiques. Un ralentissement de l’afflux magique dans les cellules motrices. Un résidu de flux instable, typique des interférences neuromagiques. Ce ne sont pas des preuves… mais ce sont des empreintes. Et elles mènent toutes à la même piste.

 

Je repose le parchemin flottant, le regard plus grave, mais toujours mesuré. Je ne veux pas trancher trop vite, ni jouer au devin. Je le regarde, le vrai, pas le patient. L’homme, là devant moi, qui vient de poser sa confiance sur la table.

 

Les résultats montrent une instabilité magique localisée. Ce n’est pas encore avancé, mais... ce n’est pas non plus rien. Je pense que la potion de Magnus t’apportera un soulagement net. Si c’est bien la Synchrolyse, elle l’atténuera suffisamment pour te permettre de fonctionner normalement. Du moins, dans cette phase-là.

 

Je laisse les mots s’installer, sans les enfoncer. Puis j’ajoute :

 

Ce qu’on vient de faire, c’est une photo, Aldebert. Un instantané. Il va falloir suivre l’évolution. Voir si les symptômes s’aggravent, ou si on peut les stabiliser.

 

Je referme la fiole, la place soigneusement dans une boîte étiquetée à son nom, que je rangerai dans les archives médicales. Il reste silencieux. Peut-être que le silence est la seule réaction possible, maintenant.

 

Alors je fais un pas vers lui, simplement, sans le brusquer.

 

Tu veux que je te laisse un moment ? Ou… que je reste ?

 

Ma voix est douce, basse. Parce que parfois, la meilleure façon d’aider, c’est juste d’être là. Pas pour répondre, pas pour expliquer. Juste pour ne pas laisser quelqu’un seul avec cette nouvelle part de vérité.

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Edwin Pope

Direction de Serdaigle 50 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Edwin ne bouge pas d’un centimètre.

 

Il a vu la baguette se lever. Il a vu la transformation s’opérer. Il a vu, aussi, les minuscules ajustements de posture, les muscles qui se contractent juste assez pour prouver que Gus *s’est vraiment concentré*. Et il a vu la plume — vivante cette fois. Aucun doute. Pas de faux pas. Pas d’encre qui perle au bout, pas de rigidité artificielle. Juste une plume, organique, souple, fidèle à la consigne. Précise.

 

Il la fixe un instant, sans jubilation, sans compliment immédiat.

 

Puis, simplement :

 

C’est exactement ça.

 

Il pose la phrase comme on pose une pierre sur un mur en construction. Pas pour féliciter. Pas pour encourager. Juste pour constater.

 

Il tend la main, ramène la plume vers lui d’un geste sans baguette, l’observe une seconde, puis la dépose sur le côté de son bureau avec le reste du matériel.

 

Pas spectaculaire. Pas glorieux. Mais c’est le genre de sort qu’un bon sorcier est capable de réussir à n’importe quel moment. Sans besoin de public. Sans besoin de colère.

 

Son regard revient vers Gus. Neutre. Mais cette fois, un tout petit peu moins distant. Moins dans le marbre.

 

Et si tu me dis que t’en as rien à foutre, je le croirai pas. T’aurais pas levé ta baguette sinon.

 

Il ne s’attarde pas sur la performance. Il ne le couvre pas d’éloges. Mais il a noté. Et Gus le sait.

 

On en reste là pour aujourd’hui, tranche-t-il finalement, laconique. Reviens mercredi prochain. Même heure.

 

Il se lève, contourne son bureau sans précipitation, et va replacer la plume dans une petite boîte en bois sculpté. Le genre de geste qui pourrait passer pour anodin, mais qui signifie — pour Pope — que l’exercice a été pris au sérieux.

 

Puis il se tourne vers Gus une dernière fois :

 

Tu peux partir, Decker.

 

Il ne dit pas à la semaine prochaine, ni bon travail, ni merci d’être venu. Juste ce qu’il faut. Ni plus. Ni moins.