Harry Potter RPG
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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

N’oublie pas les devoirs. N’oublie pas de sourire. N’oublie pas d’être élégante, serviable et jolie. Ne te mets pas en danger, mais détruis tous tes ennemis. Délecte-toi de l’ambition que tu possèdes pour être au sommet. Si tu fais quelque chose, réussis le ou ne le fait pas. Oui, porter le poids de l’échec des adultes sur soi, ce n’est jamais très agréable. Malgré tout, ça pousse toujours plus loin, ça donne l’envie d’être mieux et de faire mieux. Et quand les opportunités ne manquent pas, il faut les saisir et non pas les ignorer. Il est toujours temps de devenir meilleur qu’hier et redoubler d’efforts si on veut se démarquer. Le tournoi est là pour ça. De toute manière, la blonde le sait, pour réussir, il faut essayer, même si ça veut dire tomber. 

Julian bouscule quelques élèves en venant. Elle s’arrête soudainement devant la salle de classe et observe le couloir un instant, comme si un détail invisible pouvait la convaincre de faire demi-tour. Mais elle n’a pas vraiment le choix. Claquant doucement ses joues froides, elle glisse une main dans ses cheveux blonds, lisse une mèche invisible et esquisse un sourire léger -celui qui fait croire qu’elle est contente d’être là.

L’air de son monde semble se figer, comme si elle retenait son souffle de cracher son mépris en voyant les personnes déjà présentes. Bonjour tout le monde ! Toujours enthousiaste, toujours chaleureuse, presque détestable. Sans attendre, elle s’en va poser ses affaires sur l’un des pupitres collé aux murs. En jetant un œil à la pièce, il est certain que le cours allait être un peu plus mouvementé qu’à l’habitude. Elle s’avance ensuite près d’Avery sans dire un mot, mais fait un doux pas en arrière finalement. Ses doigts effleurent la surface de sa propre jupe. Comme si une bouffée d’angoisse l'envahissait -parfois Julian ne sait pas quoi dire aux gens... Elle laisse son regard défiler sur la salle et ses pensées errer dans un recoin sombre.

Il y a quelque chose d'étrange qui s’immisce dans son esprit. Lentement, inexorablement, ses cheveux deviennent légèrement plus gris. Ses yeux se perdent dans le vide. Elle imagine une scène maudite, en un instant l’ombre du doute qui s'immisce, puis chasse l’image comme on claque une porte. Ce n’est pas le moment. Elle pose son menton sur les jointures de sa main, son coude soutenu par son autre bras, observant d’un air faussement détaché les petits détails anodins autour d’elle. Elle inspire doucement, puis ferme les yeux une fraction de seconde. Le calme l’oppresse plus qu’il ne la rassure. Il est trop silencieux, trop figé. Ce n’est qu’une question de temps avant que quelque chose ne le brise.

Julian prend tout de même son courage à deux mains, un sourire aux coins des lèvres. Elle se penche lentement vers sa camarade. Tu crois que l'un de nous sera le grand gagnant du tournoi ? J'imagine bien Sasha ou toi non ?

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Rue principale du Chemin de Traverse, Samedi 27 Janvier 2125

Un souffle glacé effleure ses joues alors qu’elle avance, indifférente aux caprices du froid qui cherche à s’infiltrer sous son manteau. Il fait déjà sombre en cette fin d’après-midi tardive. L’hiver a toujours eu cette manière d’imposer sa présence, de s’immiscer dans chaque espace laissé vacant. Mais Oonagh ne le craint pas. Elle a appris à l’apprivoiser, à le laisser glisser sur sa peau sans jamais le laisser vibrer. Emmitouflée face au monde. Un rire léger s’échappe de ses lèvres, un murmure à peine audible, emporté aussitôt par l’air mordant. Un éclat de chaleur dans cette atmosphère figée, aussi furtif qu’un frisson. Pleine de surprises, oui… Il paraît que c’est ce qui fait ton charme. Sa voix est basse, un rien moqueuse, teintée d’un amusement non feint. Rien dans son attitude ne laisse croire qu’elle cherche à s’attarder sur des sous-entendus trop sérieux. La blonde préfère la légèreté, le jeu subtil des mots et des gestes. Son regard glisse, effleure chaque détail du monde.

Elles avancent côte à côte, un duo contrasté qui capte forcément l’attention dans le flot des passants. L’hiver continue de déposer son empreinte sur le Chemin de Traverse, mais Aisling ne ralentit pas. Marcher, c’est éviter de s’attarder. Marcher, c’est esquiver sans en avoir le vouloir. Toujours à Sainte-Mangouste, oui. Elle est comme cette nonchalance maîtrisée. Je suis devenue fascinante à observer dans mon milieu naturel, paraît-il. Son sourire s’agrandit, mutin. Les choses changent, mais restent étrangement les mêmes. Puis elle passe à autre chose. Elle ne cherche pas à capturer l’attention d’Alaska, seulement à lui laisser le choix d’y répondre. Oonagh n’est pas du genre à s’accrocher aux fils invisibles qui courent sous une conversation. Elle les frôle, s’amuse avec, puis les abandonne sans regret. Et toi, alors ? Suis-je supposée croire que tu es toujours la même, ou tu as trouvé une nouvelle manière de surprendre ? Un frisson effleure sa peau lorsqu’une bourrasque s’engouffre sous son manteau. Elle resserre brièvement ses doigts contre le tissu, mais son regard reste ancré sur sa voisine, attendant une réponse qu’elle n’exigera jamais vraiment. Elle ne force jamais les mots, elle les suggère.

C’est dans ce silence suspendu, dans cet instant où le monde semble retenir son souffle, qu’autre chose capte son attention :

Des flocons de neige, fugaces, suspendus dans l’atmosphère.

Au début, ce n’est qu’une lueur diffuse, un éclat pâle dans le décor glacé du Chemin de Traverse. Puis, sous ses yeux, des cristaux minuscules se forment dans la brume hivernale. S’assemblant lentement. Comme attirés par une force invisible. Ils chutent, lentement, discrètement. Accompagnant le vent dans une danse silencieuse. Certains se déposent sur les épaules des passants, d’autres s’éteignent avant même d’atteindre le sol. Mais au détour d’un courant d’air, quelque chose change. Certains cessent de bouger. Ils restent là, suspendus entre deux mouvements du vent, figés comme s’ils hésitaient à poursuivre leur course. Ils ne virevoltent plus, ne se fondent plus dans la danse hivernale. Ce n’est pas une simple accalmie, ni une illusion due aux lumières dorées des réverbères. Ils flottent, délicatement retenus dans l’instant, comme prisonniers d’une pensée inachevée.

Oonagh s’arrête, légèrement fascinée. L’espace d’un battement de cils, observant ce fragile dérèglement du monde. Lentement, elle tend la main vers l’un d’eux, laissant le bout de ses doigts glisser dessus. Il ne bouge pas. Puis, au contact de sa peau, il fond instantanément, comme s’il n’avait jamais existé. Autour d’elles, personne ne semble remarquer l’anomalie. La foule continue de s’agiter. Les passants s’emmitouflent un peu plus dans leurs manteaux. Les enseignes illuminées du Chemin de Traverse crépitent dans le froid. Rien dans ce tableau ne semble vouloir prêter attention à ces flocons figés dans l’instant. Pourtant, la magie danse dans l’air, presque imperceptible.

Son sourire s’étire, subtil, presque imperceptible. Je crois que c’est la première fois qu’on me fait une démonstration aussi silencieuse d’un tour de passe-passe. Elle ne cherche pas immédiatement une explication, pas encore. La magie est un phénomène qu’elle comprend, qu’elle dissèque, qu’elle maîtrise. Mais il n’est pas toujours nécessaire de briser l’instant, pour une simple soif de connaissance. Son regard glisse vers Alaska, cherchant à capter une réaction, une lueur d’étonnement ou d’indifférence. À moins que ce soit toi, bien sûr. Ce serait un bon moyen de me surprendre. Le ton est joueur, léger, sans réelle accusation. Si ce n’est pas elle, alors peu importe. Certaines questions n’ont pas besoin de réponse. Oonagh le sait. Et elle n’a jamais eu besoin de tout comprendre, quand il ne s’agit pas de son travail. Parfois, il suffit d’observer et d’apprécier ce qui s’offre à elle. Alors elle se tourne complétement, laissant les secondes flotter entre elles comme une note suspendue. C’est beau, n’est-ce pas ? Elle ne précise pas ce qu’elle désigne. La magie éphémère, le chemin sous la neige, ou peut-être simplement le jeu d’ombres et de lumières entre elles. L’hiver murmure bien des choses. 

Et ce soir, il semble vouloir leur souffler quelque chose.

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Ses doigts sont toujours crispés sur sa baguette, mais ce n’est pas non plus une frustration insurmontable. C’est agaçant, oui. Surtout quand elle en voit certains réussir leur sort pendant qu’elle, elle reste bloquée à un misérable frémissement de tissu. C’est le jeu. Elle le sait. Mais elle ne va pas s’attarder sur ce premier essai raté. Ça ne sert à rien. Elle n’aime pas l’échec, mais elle sait aussi que perdre du temps à le ressasser ne ferait que lui faire rater la prochaine tentative. Elle a besoin d’ajuster, pas de s’énerver.

Lorsque les choses finissent par se calmer, Julian retourne vers son exercice. La blonde jette un regard vers Sasha, déjà en place, intriguée par ce qu’il fait. Il doit sûrement être un minimum fier de son sort précédent. Après tout, elle ne le connaît certes pas bien, mais ça reste le seul du groupe à avoir réussi son sort, tout de même. Faut le noter. Puis, en une fraction de seconde, il a l'air d'en réussir un deuxième en plus. Mais elle n'a pas trop le temps de se poser des questions, dès qu'elle voit les rats tomber du lustre, elle sent une brève crispation sur son visage. Ugh. Elle n’est pas terrifiée par ces bestioles, mais elle ne les aime pas non plus. Faisant un pas en arrière, Julian les suit du regard en une fraction de seconde, l’air vaguement dégoûté, avant de les ignorer volontairement. Elle se secoue la tête, et tapote légèrement ses joues avec les paumes de sa main. 

Berk, tes bestioles me dégoûtent plus que voir Spike faire du rentre-dedans à une prof. Elle n'en dit pas plus et se tourne ensuite vers Ambrose. Bon, je vais retenter le même sort. Je voudrais y arriver. Tu vas tenter autre chose toi ? La blonde n'attend pas vraiment de réponse. Elle lui fait simplement un joli sourire et pointe sa baguette en direction de son ennemi de la journée. Les rats continuent de grouiller, l’un d’eux s’approchant même un peu trop près de son mannequin. Elle grimace légèrement et l’ignore volontairement, refusant de leur accorder plus d’attention. Ils n’ont aucun intérêt pour elle. Son problème à gérer, c’est son sort. Parce qu’un échec, ça arrive. Mais deux ? Aussi… C'est vrai. 

Son regard revient sur son mannequin, déterminée à mieux faire. Elle analyse rapidement son erreur. La métamorphose n’est pas une question de force brute. Ce n’est pas un simple sort de duel où la puissance de l’incantation suffit. C’est un équilibre entre la volonté, la précision et la fluidité du geste. Donc, le problème, ce n’était pas Plasticinum, c’était elle. Elle l’a lancé d’une mauvaise manière, en voulant forcer l’effet. Ce n’est pas un sort qui marche sous la contrainte. Il faut canaliser l’intention avec finesse. Elle referme sa prise sur sa baguette et expire doucement. Elle relâche légèrement la tension dans ses épaules, corrige la position de son poignet et se reconnecte à son objectif. Cette fois, elle visualise exactement ce qu’elle veut. Le tissu doit s’allonger, s’enrouler, emprisonner, devenir corde. Elle ne veut pas une réaction hésitante, elle veut un effet net. Alors, elle recommence : Plasticinum

Le sort agit enfin comme prévu, bien que son effet soit plus restreint que ce que Julian voulait. Le vêtement se tord brusquement, s’emmêle et s’enroule autour du torse et des bras. Il entrave les mouvements du mannequin. Mais c’est un obstacle tangible, loin d’être un véritable verrou. La blonde n’est pas assez satisfaite de ça, mais c'est déjà mieux que la fois précédente.

 

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
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Quatrième étage de Sainte Mangouste, Dimanche 13 Août 2124

 Oonagh sourit à l’autre femme. Ce n’est pas une expérience facile. Si c’est assez simple d'exécution, ce n’est pas un moment agréable à passer pour la plupart des gens. Souvent, ça nous fait ressortir des sensations que l'on apprécie très peu. Comme la peur et le doute. Est-ce que ça vaut le coup que je le fasse ? Est-ce que ça sert à quelque chose que je l’aide, alors que demain, il ne souviendra pas de moi ? Des questions qui blessent et qui tiraillent pour certains. C’est le genre de choses qui peuvent traverser l’esprit face à ce genre de situation. La blonde le sait, elle en a l’habitude. Quiten n’est pas son seul patient. Elle a déjà rencontré bien plus de familles que l’on peut le croire, sujettes à ce genre de détresse mentale, face à la maladie de leurs proches. C’était quelque chose qu’elle prenait à cœur dans son travail et qu’elle ne négligeait pas. Cela n’avait aucun intérêt pour le traitement que de forcer les autres à s’y plonger corps et âme. Cela ne donnait que plus de patients, rien d’autre. 

 Mais avec Leslie, Aisling avait l’impression que ça pouvait être un peu différent. Du peu de souvenirs qu’elle avait de son ancienne camarade d’école, il lui avait toujours semblé que c’était quelqu’un de débrouillard qui savait surmonter bien des épreuves. Bien évidemment, il est très probable que la blonde se trompe. Après tout, Harrison était d’une classe au-dessus, donc elles s’étaient que peu côtoyées. Malgré tout, faisant confiance à son instinct pour une fois, elle avait fini par poser la question. Question qui avait trouvé une réponse au final, plus ou moins positive. Sans attendre, elle tend un flacon à son aînée. Connaissez-vous le sort Amotio Memoriae ? D’un geste fluide et élégant, elle sort sa propre baguette et imite le geste nécessaire à la formule.

 C’est assez simple dans les faits, mais le sortilège reste complexe. Il faut se concentrer et parfois, on doit s’y prendre à plusieurs reprises, surtout quand on n'est pas habitué. Si vous sentez le moindre problème, arrêtez le sort. Ne vous mettez pas en danger. Je sais que vous aimez votre père, mais ce n’est pas une raison pour rester plusieurs jours ici non plus. Si vous voyez ce que je veux dire. Elle lâche un beau sourire rassurant en même temps. Elle ne veut pas lui faire peur. Sinon, je peux utiliser la légilimancie sur vous et extraire le souvenir moi-même. Mais ça risque d’être beaucoup moins efficace. 

 Oonagh avance la pensine près de son patient. Au cas où le sort serait un peu plus complexe à exécuter que prévu, elles essayeront de le glisser directement dans le récipient plutôt que dans un flacon. Au moins, il ne sera pas perdu. Sans vouloir être indiscrète, pouvez-vous m’expliquer en quelques mots en quoi ce souvenir consiste ? Tous les souvenirs sont utiles en soi. Mais certains plus que d’autres, et certains sont parfois plus… délicats selon le contexte. Elle se rapproche et murmure plus qu’elle ne parle à haute voix. Disons que même si au détour d’une discussion banale, vous évoquez, je ne sais pas… la mort lointaine d’un animal de compagnie ou la fermeture d’un établissement important. Quelque chose de, dirons-nous définitif, cela peut être compliqué à gérer pour la personne, si elle ne s’en souvient pas. J’ai donc besoin d’être au courant, pour pouvoir agir en conséquence avec votre père au cas où il réagit mal. Cela n’a rien d’une menace. Sa voix est douce et cherche à être la plus chaleureuse possible. Elle pose délicatement une main sur l’épaule de la femme en face, avant de se relever et de se tourner vers le père. J’espère que tout va bien Monsieur Harrison. Vous avez l’air très en forme aujourd’hui. Je suis certaine que Jeff sera très content de le savoir. En plus, aujourd'hui, se tient son cours de cuisine thérapeutique. Je pense qu’il viendra vous apporter vos sucreries préférées, comme à son habitude. C’est un jeune patient qui vous apprécie beaucoup.

 

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L'Inconnu

125 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Juste devant la cabane, Jeudi 25 Janvier 2125

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Mort

 

Et ça fait deux

 

Il était fort.        Fort et plein de vie.      Toujours en       mouvement, tou jours à parler, 

à occuper l’espace comme s’il lui appartenait

C’était fascinant à regarder. Épuisant, parfois. Irritant, souvent.

Il était partout. Il savait tout. Il riait fort, il plaisantait, il attirait. Tout le monde l’aimait. Moi aussi… au début.

Mais il était trop bruyant. Trop présent. Il ne laissait pas de place. 

Pas pour moi. 

Il prenait tout, comme si je n’existais même pas.

Et pourtant, je l’ai regardé, étudié, écouté. Je connaissais ses habitudes, ses faiblesses, ce qu’il cachait sous son sourire éclatant. 

Parce que c’était ça, non ? Juste un masque. Comme le mien. Sauf que le sien était mieux fait. Plus crédible.

Moi, je ne pouvais pas le supporter. Il fallait qu’il s’arrête. Juste un instant. Qu’il me voie. Qu’il m’écoute. Qu’il comprenne.

Alors je l’ai fait taire.

Ce n’était pas difficile. Ce n’était même pas prémédité. Juste un moment. Une occasion. Une pulsion.

Et maintenant, il est parti. Plus de bruit. Plus de rire. Juste du silence. C’est drôle, le silence. On pense qu’il apaise, qu’il soulage. Mais en réalité, il pèse. Il s’étire. Il étouffe. Il y a trop d’espace maintenant. Et je suis là, debout au milieu, à ne plus savoir quoi en faire.

Ils ont remarqué, bien sûr. Ça n’a pas pris longtemps. Lui, il était trop important pour qu’on ne se demande pas où il est passé. Et moi, j’ai attendu. J’ai observé. 

J’ai souri. Parce que je savais. Je savais que ce serait eux, maintenant, qui rempliraient le vide avec leurs questions. Leurs soupçons. Leurs murmures.

J’ai entendu son nom dans leur bouche, comme une litanie. Ça m’a presque manqué, sa voix, son énergie. Presque.

TAP

Un bruit léger, à peine un battement. Juste une pensée qui revient, encore et encore. C'est délicieux

TAP 

TAP 

TAP

Est-ce qu’il a su, au moins ?

Est-ce qu’il a compris pourquoi je devais le faire ? Peut-être qu’il aurait ri, encore. Peut-être qu’il aurait essayé de me convaincre que j’avais tort.

Mais maintenant, il ne dira plus rien.

Est-ce que ça fait mal, d’être oublié ?

Peut-être. Peut-être pas.

Mais moi, je m’en souviendrai. Jusqu’à ce que j’en trouve un autre.

 

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Luth McBrown

Direction du Département des Mystères 86 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
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Salle de conférence du Département des Mystères, Jeudi 18 Janvier 2125

Ministère de la Magie – 9h00 

Un silence presque religieux enveloppe la salle alors que Luth avance lentement vers le pupitre central. Sa silhouette menue, mais imposante par son charisme naturel se découpe sous la lumière tamisée des candélabres enchantés suspendus au plafond. Derrière elle, des parchemins remplis de notes soigneusement rédigées flottent en suspens, attendant d’être déroulés. Ses yeux perçants balayent l’assemblée des Langues-de-Plomb et quelques personnalités importantes du Ministère, dont les visages graves reflètent la conscience d’assister à un moment clé dans l’histoire de la magie.

D’un geste mesuré, Luth s’éclaircit la gorge, pose ses mains ridées et assurées sur les rebords du pupitre. Mesdames et Messieurs,  sa voix douce mais pleine d’une autorité qui ne souffre d'aucune contestation. Nous sommes aujourd’hui réunis pour discuter d’une avancée sans précédent dans notre domaine. Une avancée qui, je le crois, redéfinira notre rapport au monde moldu. Elle laisse planer un instant de suspense, observant les réactions discrètes de son auditoire. D'un mouvement fluide, elle fait apparaître devant elle une petite boîte blanche d’apparence banale, un objet moldu - un téléphone portable. Un murmure parcourt la salle, certains échangeant des regards circonspects. Je sais ce que vous pensez. Un sourire énigmatique sur les lèvres. Depuis des siècles, nous avons tenté, en vain, d’unir ces deux forces si incompatibles en apparence. La magie et la technologie moldue ont toujours fonctionné sur des paradigmes opposés… jusqu’à aujourd’hui.

Un silence tendu s'installe, alors qu'elle effleure le téléphone de ses doigts. Luth sort de sa poche une autre petite boîte métallique. Elle la dépose sur le pupitre, sous le regard intrigué de l’assemblée. Ensuite, elle relève lentement sa manche, révélant un bracelet finement gravé de runes argentées. Ce simple bracelet, dit-elle en le détachant de son poignet pour que chacun puisse l'observer, est la clé de notre avancée. Pendant des siècles, la magie et la technologie moldue se sont opposées, incapables de coexister sans interférence. Aujourd’hui, je vous présente un moyen de les harmoniser. Sous leurs yeux ébahis, Elle le fait scintiller brièvement d’un sortilège informulé, puis se saisit du téléphone portable. Tous retiennent leur souffle. Luth appuie lentement sur l’écran, et instantanément, le téléphone s’illumine sans aucune perturbation, affichant clairement l’heure et une série d’applications fonctionnelles.

Un murmure émerveillé parcourt la salle. Certains se penchent en avant pour mieux voir, tandis que d’autres échangent des regards incrédules. Grâce à des années de recherche sur les flux magiques résiduels et les champs électromagnétiques, nous avons découvert un moyen de stabiliser les interférences magiques et d’harmoniser leur fréquence avec celle des appareils moldus. Ce bracelet agit comme un régulateur, filtrant les perturbations magiques et permettant une interaction stable. Elle tend l’appareil à un Langue-de-Plomb assis au premier rang, qui l’examine avec précaution avant d’appuyer sur plusieurs applications, toutes fonctionnelles. Mais ce n’est pas tout.  Luth lance un sortilège vers la petite boîte, qui se déplie pour révéler un boîtier plus complexe, orné de runes plus élaborées. Ce boîtier est une version plus puissante de notre technologie. Il permet de stabiliser de larges zones, comme des salles entières, en créant une bulle harmonisée où magie et technologie peuvent coexister sans conflit. Imaginez les possibilités pour la communication, la recherche ou même la médecine magique. Douglas derrière, fait apparaître une série de schémas complexes dans les airs, où s’entremêlent symboles runiques et équations moldues. Luth les pointe du doigt. En ajustant nos enchantements sur une fréquence similaire à celle de l’énergie moldue, nous avons créé un pont permettant à la magie de coexister avec leurs systèmes. Ce procédé repose sur une forme de neutralisation des perturbations magiques à l’aide de runes d’harmonisation. 

Un homme aux cheveux poivre et sel, lève prudemment la main. Cela signifie-t-il que nous pourrions utiliser leur technologie à grande échelle sans compromettre la sécurité du Secret magique ? Luth acquiesce lentement. C’est un risque, je ne vous le cacherai pas. Mais cette découverte offre des perspectives vertigineuses. Nous pourrions améliorer nos systèmes de communication, nos dispositifs médicaux, et même repenser nos méthodes de protection. Mais nous devons agir avec prudence et responsabilité. Ses yeux gris balayent l’assemblée. Je vous demande de réfléchir attentivement à cette avancée. Elle ne doit pas tomber entre de mauvaises mains. Nous devons l’encadrer, la comprendre, et l’adapter à nos besoins avant d’envisager une application concrète. Les murmures s’amplifient tandis que chacun assimile l’ampleur de la révélation. Certains semblent fascinés, d’autres inquiets. Luth, imperturbable, poursuit. La magie est une force ancienne, et la technologie est son reflet dans le monde moldu. Nous avons longtemps cru qu’elles étaient incompatibles, mais en réalité, elles ne sont que deux facettes d’une même pièce. Aujourd’hui, je vous offre une clé. À nous de décider comment nous l’utiliserons. Elle se redresse, ses mains crispées sur le pupitre, laissant à chacun le temps de mesurer la portée de ses paroles. Des tests seront nécessaires. Des ajustements devront être faits. Mais je suis convaincue que nous avons franchi une étape capitale. C'est pourquoi, certains d'entre-vous vont être choisis sous peu pour réfléchir davantage à la question et aux nouvelles possibilités qui nous sont désormais à portée de main. 

Un silence solennel s’installe alors qu’elle conclut. L’avenir nous appartient. Faisons en sorte qu’il soit à la hauteur de notre savoir. Sous un tonnerre d’applaudissements mesurés, Luth recule légèrement, laissant la salle digérer cette annonce historique. Les sorciers savent désormais qu’un tournant vient d’être pris, et que le chemin à venir sera semé d’autant de promesses que de périls.

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
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Salle Commune de Serpentard, Samedi 02 Septembre 2124

RP libre aux serpy

Ah. La rentrée. Aingeal ne savait pas si elle était heureuse d’entamer sa deuxième année d’enseignement ou si elle préférait rester en vacances. Probablement un peu des deux. Il est rafraîchissant de pouvoir faire autre chose, mais c’est vrai que s’occuper des élèves lui manque légèrement. Alors évidemment, pas tous, les plus indisciplinés pouvaient la mettre hors d’elle, mais ils n’étaient pas tous comme ça. Après tout. 

Refermant son livre, elle tourne la tête et s'éloigne de la grande fenêtre qui donne sur le lac. Il est vrai que certains trouvent la salle de Serpentard froide et glauque. Aingeal lui trouve un charme incroyable, que seuls les goûts les plus raffinés peuvent apprécier. Elle espère que la plupart des élèves de sa maison l’apprécient, parce qu’ils vont en passer du temps dans cette pièce. En parlant des élèves d’ailleurs, ils arrivent au fur et à mesure de leur dortoir. Certains se figent en la voyant, d’autres s’agitent, probablement impatients d’aller manger -principalement les plus âgés qui connaissent la chanson de chaque nouvelle année

Bien. Il semblerait que tous mes chers Serpentards soient enfin là. Le sourire aux lèvres, elle marque un petit temps d’arrêt. Pour commencer, je vous souhaite une excellente rentrée. J’espère qu’en cette nouvelle année scolaire, vous saurez marquer votre empreinte, comme seuls les Serpentards savent le faire. Ses yeux hétérochromes observent les rangs, une lueur certaine au fond de ses iris. Elle a beaucoup d’attente vis-à-vis d’eux. Elle veut qu’ils réussissent et s’épanouissent, après tout, on ne porte pas les couleurs vert et argent pour rien, ici.  Pour ceux qui ne me connaissent pas, elle tourne sa tête vers les plus jeunes, je suis le professeur Aisling, chargée de vous enseigner les défenses contre les forces du mal. Je suis aussi votre directrice de maison et je serai là pour vous accompagner et vous aider au travers de votre scolarité. Doucement, elle croise les bras et se pose contre le dos du canapé. Beaucoup l'écoutent, mais certains ont du mal à se réveiller. Il est vrai que le réveil a dû être plus difficile que durant l’été, ou que la nuit a été longue pour les plus anxieux. 

Mes adorables vipères, vous qui êtes des petits stratèges… les plus rusés de cette école. Un rire subtil et mélodieux s’échappe de sa gorge. Je sais que vous êtes ici pour devenir des sorciers d'exception, pour dépasser les limites que d’autres n’osent même pas imaginer. Elle se relève et commence à marcher, à lancer des regards aux plus âgés. Et je ne vais pas vous dire que ce sera facile. La grandeur ne s’acquiert pas sans un peu de sueur, mais je vous promets que le résultat en vaudra la peine. Nous, les Serpentard, nous forgeons notre avenir avec finesse et détermination. Pourquoi ? Parce que nous sommes ceux qui comprennent que l’ambition n’est pas un défaut, mais une qualité précieuse. Elle garde son sourire, sachant très bien que désormais tout le monde l’écoute. Ici, vous allez apprendre à réfléchir, à prévoir vos coups avant même que vos adversaires n'y pensent. La ruse, la subtilité, la maîtrise de soi, voilà vos armes. Et croyez-moi, mes chers Serpentard, il n’y a rien de plus puissant qu’un esprit affûté, prêt à saisir les opportunités qui se présentent. Son discours est peut-être plus long que l’année dernière, mais Aingeal s’en contre-fiche. Aisling, elle a quelque chose que personne n’a. Elle a la capacité à attirer les foules même si ce qu’elle dit est barbant. Elle est demi-vélane, ça ne laisse indifférent personne. C’est toujours fascinant à écouter quand ils s’efforcent d’insuffler des encouragements. 

              N’oubliez pas mes petits serpents, vous êtes irrésistibles, vous êtes forts, et vous êtes les meilleurs. Elle lance un regard à chacun d’eux rapidement, parce qu’elle y croit vraiment à ce qu’elle dit. Ne laissez jamais personne vous dire le contraire. Après tout, qui pourrait surpasser un Serpentard bien préparé ? Personne... le monde est à vos pieds, il suffit de savoir le prendre. Elle les observe silencieusement. Alors gagnez-moi cette coupe des maisons. Un clin d'œil et un dernier sourire devraient apaiser les plus douteux. Pour l’instant, nous allons nous rendre tous ensemble à la grande salle. Concernant les nouveaux venus, et je ne parle pas des premières années, j’espère que vous arriverez à vous adapter parmi vos camarades. N'hésitez pas à venir me voir. De toute manière, nous en parlerons au cours de la semaine seul à seul. Et pour ce qui est du mot de passe, je vous le rappelle, c’est Effroi Mortel. Il changera dans quinze jours. Si vous l’oubliez, demandez à vos préfets. Elle s’arrête quelques secondes, histoire que tout le monde enregistre ses paroles. Un silence passe, après quoi certains commencent à chuchoter entre eux. Des questions peut-être ? Après tout, il y en a toujours.

 

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Galen Harrington

Chef de la Brigade de police magique 39 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Blackmill, Nord du Royaume-Uni, Mardi 13 Février 2125

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Affaire de Meurtre

Le dossier confié est vague. Deux disparitions inexpliquées. Plusieurs témoins rétractés. Des roses fraîches laissées en évidence dans les bouches des précédentes victimes. Et maintenant, trois nouveaux étudiants disparus, un témoin envoyé au poste et des roses sur un banc. C’était une méthode différente, mais la signature se voulait similaire pour ne pas être entendue. Ils devaient le prendre en compte, que ça soit un cas isolé ou non. 

Pour traiter l’affaire, Galen, toujours d’une prudence sans nom, a contacté Ingram il y a peu. La brigade est efficace, mais il veut plus de monde sur le terrain et tout le monde n’est pas disponible. S’ils veulent retrouver les sorciers en vie, il faut demander du renfort aux Aurors. Surtout, avant que la situation ne dégénère. Car si aucune théorie officielle n’a encore été retenue, son hypothèse la plus sérieuse reste l’intervention d’un mage noir. Trop d’éléments troublants s’accumulent, et si quelqu’un est derrière tout ça, il est méthodique… et dangereux.

Les nuages lourds et épais couvrent le ciel au-dessus de Blackmill. C’est un village sorcier reculé. Niché entre les landes brumeuses et une forêt dense qui semble l'étouffer. L’air est froid, humide, trop peu accueillant. Malgré la lumière du jour, aucune éclaircie ne filtre la brume persistante qui s’accroche aux pavés. L’endroit ne figure pas dans les guides sorciers. Petit, discret, oublié du reste du monde. Il est bâti autour d’une ancienne place centrale, où trône une fontaine de pierre couverte de mousse. Les bâtiments sont anciens. Leurs toits d’ardoise noire ruissellent d’une humidité lassante. Les enseignes des boutiques et des auberges sont effacées. La plupart des volets sont clos, même en pleine journée.

Il n’y a presque personne dehors. Une vieille sorcière presse le pas, serrant son châle autour d’elle avant de disparaître dans sa demeure. Plus loin, un marchand ajuste son étal sans un regard vers les enquêteurs. C’est comme si leur présence était un poids dont il préfère ignorer l’existence. Le seul son audible est celui du vent soufflant entre les bâtisses, soulevant par moments des affiches usées placardées sur les murs. 

La seule activité notable se trouve près de la vieille fontaine, où le chef de la Brigade semble attendre les aurors. Il est là, bras croisés, le regard sombre, observant les panneaux décrépis sur les murs. Sa silhouette élancée contraste avec l’ambiance pesante, mais son expression fermée en dit long sur la gravité de la situation. Il analyse les alentours, glissant entre les fenêtres cassées aux ruelles presque désertes de l’endroit. L’homme relève la tête en voyant ceux qu’il attendait. Il les fixe un instant avant de parler. Vous voilà, il ne parle pas fort, mais sa voix claire et tranchante. J’espère que vous allez bien, parce qu’ici, rien ne va. Il soupire. Je suppose que vous avez pu lire le dossier donné à Noah… Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas très grave. Il ne disait pas grand-chose. Vide, comme le village. Il désigne les ruelles étroites et silencieuses qui s’étendent autour d’eux. Bref, petit topo rapide. On a eu deux disparitions inexpliquées ces derniers mois, presque passées inaperçues. On a retrouvé leur cadavre avec une rose dans la bouche. Ils ont subi des sévices physiques et magiques. Mais aujourd’hui, c’est un peu différent. S’il a laissé sa signature préférée sur les lieux de l’enlèvement, il a changé de méthode. On pense très fortement que les deux cas sont liés, mais on n’est pas certain. Sa voix est raide, comme s’il était déçu de ses découvertes. Le témoin est en plein interrogatoire, il dit avoir vu ou entendu de la magie noire. Vu qu’on soupçonne un mage noir sur les précédentes affaires, je préfère prendre des précautions. C’est pour ça que vous êtes là. Le but, c’est de retrouver les trois jeunes disparus encore en vie. Je ne prends aucun risque. Il a le visage crispé quand il dit ça. C’est certain que sa priorité est la vie humaine. Bref, trois jeunes envolés en l’espace d’une nuit. Aucun réel indice encore, aucun corps, aucun autre témoin fiable. Juste… ce silence et des roses sur un banc. Que ça soit un mage noir, une malédiction, ou autre chose. Ce qui est sûr, quelque chose rôde ici. Son regard glisse une nouvelle fois vers les très vieux avis de recherche du village. Des cas non résolus, datant de plusieurs années. La Brigade a fouillé les alentours, on a interrogé ce qu’on pouvait… mais personne ne parle. Les gens ont peur, et ça se sent. Un silence pesant s’installe une seconde. Puis, Galen se redresse légèrement et tourne les talons. Venez. Je vais vous montrer l’endroit précis. 

Sans attendre, il s’engage dans l’une des ruelles qui dirige vers l’extérieur du village, le dernier endroit où les étudiants disparus d’une vingtaine d'années ont été aperçus. Mais quelque chose d’invisible semble les observer depuis l'ombre, riant silencieusement et laissant les murmures immerger du silence oppressant de Blackmill.

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Note HRPG 

Bienvenue dans la première mission du forum ! 

Comme dit en privé aux participants, ce RP est un test. S’il s’avère peu concluant, il y a de grandes chances qu’il soit supprimé. Nous sommes là pour tester les mécaniques de jeu actuelles et un nouveau système plus stimulant. Et ce, afin qu’à l’avenir certaines quêtes ou RP’s supervisés puissent être plus intéressants, comme sur un JDR sur table -sans toutes ses contraintes habituelles.  

Pour les joueurs, je vous laisse arriver dans le village et rencontrer Galen, pour l’instant. J’expliquerai au fur et à mesure, les règles de chaque phase de la mission. Petite précision : exceptée pour la phase d’arrivée, il sera préférable pour tous, que vos écrits dans les autres phases soient assez courts. L’action dans le RP pourra alors être plus fluide. 

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

LA Avery

Elle sourit doucement à la réponse d’Avery. Pourquoi ça ne pourrait pas être Rosenberg la gagnante ? Probablement parce que, s’il est vrai que Julian aime gagner, elle sait de source certaine, qu’elle est loin d’être la meilleure. L’ambition, n’empêche pas les gens d’être lucide sur les capacités qu’ils possèdent. La blonde se connaît, elle a encore tellement de choses à apprendre avant, si elle veut porter la couronne. Cela n’a rien à voir avec la modestie. Julian n’est pas modeste… Pourquoi feindre une humilité qui ne lui correspond pas ? Elle sait ce qu’elle vaut, et elle n’a jamais eu peur de le montrer. Mais reconnaître ses lacunes, c’est une autre forme d’intelligence. Si elle veut un jour être la meilleure, elle doit être encore meilleure qu’hier.

Elle esquisse un sourire quand Gus s’exclame. On dirait que le professeur n’a pas l’air de trouver ça aussi drôle que les autres. M’enfin quand on est vieux de toute manière, on finit par en oublier la joie de vivre, n’est-ce pas ? Les adolescents plein d’hormones, eux, en général, non. Ils testent les limites, parfois sans même les comprendre, simplement parce que c’est plus amusant ainsi. Julian, elle, elle aime ces moments où l’ordre et le chaos s’entrelacent. Il y a une certaine beauté dans l’imprévisible. C’est donc avec un intérêt dissimulé qu’elle écoute ensuite le professeur parler. Trop long, même si la démonstration est intéressante. 

Puis sa tête finit par se tourner vers ses partenaires de groupe. Si Sasha a l’air d’être doué, elle n’a aucune idée des capacités d’Ambrose. Il a, certes, un visage d’ange descendu du ciel, ça ne veut pas dire qu’il est fort en magie. Il a ce genre d’aura qui peut signifier tout et son contraire. Soit il est incroyablement bon et n’a rien à prouver, soit il est parfaitement moyen et sait juste bien le cacher. N’étant pas de sa promotion, il est vrai qu’elle l'a assez peu vu à l'œuvre. Mais après tout, peu importe. Qu’il soit un génie discret ou un débutant chanceux, ça ne change pas sa propre approche.

Haussant des épaules, la blonde se met à répertorier quelques sorts pouvant être utiles, parmi ceux qu’elle connaît de tête. Elle doit être inventive ou du moins essayer de faire ce qui ne lui viendrait pas à l’esprit naturellement. Pour elle, le but est d’ingurgiter de nouveaux réflexes et d’établir des stratégies. La métamorphose étant un art de précision, ce n’est pas seulement une question de puissance brute ici. Il ne s’agit pas de jeter un sort au hasard et d’espérer que cela fonctionne. Elle doit réfléchir autrement. Sortir du cadre connu. Un entraînement n’est pas seulement une répétition, c’est aussi l’occasion d’aiguiser son instinct et ses automatismes. D’ancrer des tactiques qu’elle pourra ressortir sans même y penser. Car quand on fait un véritable duel, on réfléchit rarement longuement à ce qu’on va faire. Tout tient dans les habitudes et l’ingéniosité instinctive. Deux choses qu’on peut essayer de combler et sculpter pendant les cours ou la pratique. Et ça, Julian en est certaine. C’est pourquoi elle refuse de rester sur ce qu’elle connaît déjà. Il faut qu’elle trouve un moyen différent, plus rapide, plus efficace, de frapper.

Lorsque le temps est écoulé, elle sort sa baguette. Elle va tenter quelque chose, même si ce n’est pas très concluant. Elle doit au moins essayer. Si ça marche bien, elle pourra le ressortir. Sinon, autant passer à une autre stratégie. Elle se concentre quelques instants, expire. Au moment où elle tente de prononcer le sort, son attention est détournée. Ses deux camarades de groupe ont l’air plus vifs qu’elle. Sasha a l’air de bien s’en sortir, Ambrose un peu moins, mais c’est pas mal. Enfin, elle ne sait pas trop où il voulait en venir, mais c’est déjà quelque chose. Puis, avant même qu’elle tente à nouveau sa chance, elle ne peut s’empêcher d’étouffer un rire en regardant ce qui se passe ailleurs. Spike avec des pieds palmés, c’est toujours un plaisir. Surtout quand les deux débiles commencent à se foutre sur la gueule, alors que le prof est a deux centimètres. Puis l'ordre revient petit à petit avec l'intervention de Pope. Fallait que ça arrive non ? Secouant la tête, elle se reconcentre. Focus. Allez. Plasticinum. Ce que veut Julian avec ce sort, c’est restreindre son adversaire avec les moyens du bord, même si c’est pendant un court instant. On verra pour le reste après.  

 

La robe tressaille légèrement, son tissu frémissant sous l’impulsion du sort, puis… elle s’étire un peu et plus rien. Comme si la magie hésitait, suspendue dans un entre-deux ridicule avant de tout simplement abandonner. Aucun réel allongement, aucune entrave, juste une nouvelle fraîcheur aux habits. L’attaque tombe à plat, inutile et frustrante. Julian serre très fort les dents, les doigts crispés sur sa baguette et ses cheveux devenant plus brun. Elle déteste échouer, même si elle n’est pas parfaite.

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Alhena Peverell

Langue-de-plomb 31 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Près du hall, Lundi 12 Février 2125

Elle en a l’habitude. Chaque couloir est un fil tendu entre deux promesses. Chaque pièce, une cage dorée où s’enferment ceux qui croient tout contrôler. Chaque murmure, un son désagréable des gens qui se veulent importants. Elle connaît trop bien ces lieux. De haut en bas, de long en large. Assez pour que la fascination enfantine s’efface et laisse place à la lassitude. Une forme de vide profond qui teint le visage de chacun de ses collègues. Elle veut plus. Elle a besoin de renouveler le grandiose de son travail. 

Droite, élégante, elle avance comme une poupée qui glisse sur le sol. L’éclat des murs reflète son ombre alors qu’elle sort de la salle de réunion. Le regard fixe, froid et les pensées organisées comme une horloge parfaitement huilée. Ils ont accepté. Son projet est validé. Certainement pas une surprise. Juste un fait. Une vérité qui s’impose, indiscutable. Ce n’était qu’une question de temps. Une idée qui a germé, poussé, étouffé toute opposition jusqu’à devenir incontournable. Gravée dans l’histoire du Département.

L’ascenseur monte lentement. Trop lentement. Les lumières projettent un éclat terne sur les parois métalliques. Elle croise son reflet dans les portes polies. Ne s’y attarde pas. Elles s’ouvrent sur un autre étage. Grand, démesuré, grouillant d'activités comparé au sien. Le bruit envahit ses sens, la replonge dans la réalité soudaine. Les gens sont comme des fourmis ouvrières qu’on oublie très vite, quand on passe son temps ailleurs. C’est un théâtre mondain où chacun joue son rôle à la perfection. Des bureaucrates en mission. Des aurors en vigilance feinte. Des employés précipités vers des urgences qui n’existent que dans leur propre importance. Le monde tourne, la société s'impose, et ses règles absurdes trônent au centre comme une promesse creuse de grandeur.

Elle marche. Rapidement. L’agitation autour d’elle est une atmosphère de fond, un bourdonnement sans intérêt. Elle réfléchit lourdement à la suite des événements, dossier en main. Elle ne se préoccupe pas du reste quand ça arrive. 

Sec. Brusque.

Un corps percute le sien. Une épaule qui la heurte. Un mouvement incontrôlé. Brutalement, elle recule d’un pas. On est rentré dans son espace vital, certes par mégarde, mais ça lui refroidit toute l’échine. Elle se fige. Le froissement du papier se fait entendre. Des feuilles qui s’envolent, happées par le courant d’air, avant de s’éparpiller sur le sol en un désordre irritant. Une pluie douce de papier qui les enveloppe. Elle en a déjà marre de cette interaction avant même que ça ne commence. 

Son regard glisse sur les documents éparpillés, suit leur déroute comme si elle observait les fragments d’un échiquier renversé. Ses doigts effleurent un parchemin en chute lente. Elle le récupère au sol, le froisse entre ses mains. Soupirant, elle inspire lentement. Elle sait déjà qu’elle ne s’excusera pas. Puis elle relève la tête.

L’homme n’a pas l’air commode, mais son regard lui est familier. Est-ce qu’on se connaît... Vous travaillez ici ? Sa voix est calme, posée, gelée au plus profond de l’hiver, alors que ses yeux brillent d’interrogation. Elle doit le confondre, elle en voit des gens, ce ne serait pas étonnant. 

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L'Inconnu

125 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Londres, Vendredi 29 Septembre 2124

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Mort

La première disparue d’Angleterre 

 

Elle était si jolie, si mignonne. Elle me guérissait le cœur. Elle était mon amie. Ma confidente. Elle m’écoutait toujours. Jamais elle élevait la voix. 

Elle m’aimait, n’est-ce pas ? 

Moi, je l'ai aimé. Mais elle n’avait pas le droit de rester. Elle ne pouvait pas. Je ne pouvais pas la laisser rester, ici sur terre. 

Il fallait que je la fasse disparaître. C’était une pulsion. Elle n’était pas comme les autres. Mais c’était nécessaire. Il fallait que les gens comprennent. Qu’ils voient. Qu’ils ouvrent les yeux. Il fallait que j’aille mieux. 

Mais je regrette. Je regrette tellement. Sans elle, je suis vide. Sans elle, je ne suis plus rien. Juste l’inconnu qui parle au néant. Il me faut quelqu’un d’autre. Il me faut une autre tête qui peut me parler. Mes pensées sont seules. Elles doivent communiquer avec l’autre. Avec une autre bouche aussi apeurée que la première. 

Pardon. Ah. Ah. Non. 

Alors quand j’ai vu qu’ils avaient remarqué. Qu’ils avaient compris. J’ai souri. 

Le jeu pouvait commencer. Ils finiraient par me courser. Par chercher. Par voir plus loin que le bout de leur nez. Ce n’était pas anodin. Ce n’était pas un accident. C’était le commencement d’une folie qui dévorerait mon monde et celui des autres. 

BAM

BAM

BAM

Est-ce que tu crois que ça fait mal ça aussi ?

 

Peut-être

 

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Galen Harrington

Chef de la Brigade de police magique 39 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Blackmill, Nord du Royaume-Uni, Mardi 13 Février 2125

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Meurtre

Galen ne dit rien, se contentant de plisser légèrement les lèvres. Il se retourne vers la ruelle et soupire. D'Arcylton, il ne la connaît que de nom. D’après les rumeurs, c’est un bon élément, mais il peut se tromper. Rowle, c’est différent. Il est un peu plus connu dans le secteur, et dans le bon sens. À eux deux, c’est une bonne nouvelle. Le problème, c’est Dennison. Elle aussi, elle est connue. Mais pas dans le bon sens. Intérieurement, Galen espère que tout se passera bien. Il ne veut pas de bavure, il veut retrouver des sorciers en vie.

Il s’éclaircit la gorge et tourne la tête vers Kaelen. Ce dernier a vu juste. Galen inspire lentement, choisissant ses mots avec soin. L’autopsie des premières victimes… Hum. Des traces de magie noire ont été retrouvées. Aucune hésitation là-dessus. D’après les médicomages légistes, ils sont morts d’un Hastam Tenebris ou quelque chose dans le genre. Son ton est froid, pragmatique. Mais ce n’est pas tout. Ils avaient des brûlures sur les avant-bras et le torse. L’un des corps portait des marques de strangulation, l’autre une jambe complètement brisée. On pense qu’ils ont très certainement subi le sortilège Doloris, mais on ne peut pas en être certain. Il marque une pause. La plupart des lésions… et des soins pour les maintenir en vie… correspondent à des sorts connus, de ce qu’on sait. Mais il y a des incohérences, des choses qu’on ne peut pas identifier. Certaines blessures ressemblent aux effets des malédictions, mais leur nature exacte nous échappe encore. Son regard se fit plus sombre. En bref, plusieurs jours d’enfer avant une mort lente. La voix toujours plus grave. Il a ensuite déplacé les corps dans des endroits isolés. Ce qui n’a pas rendu la tâche facile au légiste. 

Galen s’arrête et les observe un à un. Son regard s’ancre sur Alaska. Un sorcier, c’est certain. Un seul. Un léger silence passe. Mais selon moi, il possède quelque chose, un objet ou une créature qui l’aide. Quelque chose qui nous empêche de l’attraper ou même de l’identifier. Un pli se tend entre ses sourcils, comme s’il cherchait la meilleure manière d'expliquer ce qui le perturbe. Pour chaque cas, les traces de magie sur place, aussi faibles soient-elles, étaient… instables. Comme si la magie s’était brisée d’elle-même. Les médicomages ont avancé des théories. Ils pensent que c’est dû à la torture, que les victimes se seraient brisées au point que leur propre magie aurait déraillé. Juste un détail pour eux. Il mesure ses mots. Mais je ne trouve pas ça très cohérent. Pour moi, il y a une chose qu’on ne sait pas encore. 

Il observe les réactions du groupe, jaugeant s’ils partagent son intuition. Il n’aime pas avancer sur des hypothèses, mais le leur cacher ne servirait qu’au meurtrier. Il laisse ces mots résonner une seconde, avant de reprendre le pas. 

L’air s'alourdit autour d’eux. Un vent froid s’engouffre dans la ruelle, soulevant un vieux papier contre les murs décrépis. Derrière eux, le village semble mourir sur lui-même. Le sentier s’éloigne des dernières maisons, serpentant entre des champs laissés à l’abandon. L’herbe y est haute, jaunie par l’humidité, et le sol irrégulier, boueux par endroits. À mesure qu’ils avancent, les bruits s’estompent. Plus de murmures, plus de vent. Rien d’autre que leur propre souffle et le craquement de leurs pas sur la terre froide. La route devient plus sauvage, bordée de vieux arbres noueux dont les branches s’étirent comme des doigts osseux vers le ciel couvert. L’orée de la forêt est là, à quelques mètres. L’endroit est désert, isolé.

Galen s’arrête net. Un banc en bois, délabré, posé au bord de la route. Il n’a rien à faire ici, comme un vestige oublié d’une époque où cet endroit aurait eu une fonction quelconque. Son bois est usé, sombre, veiné de fissures profondes creusées par l’humidité et le froid. L’un de ses pieds s’est enfoncé légèrement dans la terre molle, le faisant pencher de manière imperceptible, comme s’il glissait lentement vers l’oubli. Autour de lui, l’herbe est plus courte, comme piétinée à plusieurs reprises, mais le sol détrempé ne garde aucune trace nette. Le vent fait osciller les tiges desséchées qui bordent le chemin, mais rien ne semble perturber la surface lisse du banc. Il n’est d’ailleurs pas vide. Sur l’assise, trois roses rouges sont alignées. Leur tige est encore fraîche. Pas une seule goutte de pluie ne les a touchées, malgré l’humidité ambiante. Elles ne sont pas tombées ici par hasard. Elles ont été placées là avec soin.

Derrière le banc, un vieux panneau en bois, à moitié enseveli sous des ronces, se dresse en angle contre un poteau tordu. Son inscription est illisible, effacée par le temps et l’humidité. Plus loin, un muret de pierres sèches, écroulé par endroits, serpente le long du sentier avant de disparaître dans l’ombre des arbres. Quelques blocs épars ont roulé plus près du banc, partiellement enfoncés dans la terre humide. L’un d’eux semble plus propre que les autres, comme s’il avait récemment été déplacé.

Sur le côté, à quelques mètres du banc, une barrière de bois marque l’entrée d’un ancien passage vers la forêt. Ses planches sont fendues, certaines brisées en leur centre, laissant une ouverture béante entre deux poteaux encore debout. Des éclats de bois traînent dans l’herbe, et l’une des lattes porte une étrange teinte sombre, comme si elle avait été brûlée sur un bord.

Le sentier qui s’enfonce dans les bois est à peine visible sous les hautes herbes et les ronces, mais le sol y est irrégulier, comme retourné en certains endroits. Juste à l’orée des arbres, la végétation paraît plus clairsemée, la mousse grattée par endroits, et un amas de feuilles mortes semble avoir été déplacé, tassé en un monticule anormal. L’humidité est plus dense ici, l’air plus froid, et une légère odeur de terre retournée flotte dans l’atmosphère.

Plus près du banc, l’herbe s’arrête brusquement à un endroit précis, comme si quelque chose avait pesé lourdement sur le sol. La terre y est compacte, plus lisse, et le peu de gravillons éparpillés à la surface semble avoir été poussés vers l’extérieur de cette zone, dessinant une empreinte vague mais large.

Un frisson de vent s’engouffre entre les arbres, faisant bruisser les feuilles d’une manière presque trop fluide, trop artificielle. À cet instant, un craquement résonne au loin, à peine perceptible. Un bruit sec, furtif, venu du sous-bois. Non loin dans cette direction, une fumée s’élève. 

Si vous avez plus de questions, je dois retourner au village retrouver mon équipe. Nous étions en train d’interroger les villageois. Il regarde au loin. Essayez de ne pas trop déplacer les choses, même si nous avons déjà fait tout le tour de notre côté. Il sort un vieil appareil photo de son sac et le donne à Alaska. Vous savez comment ça fonctionne, n’est-ce pas ? Il tourne ensuite la tête vers Rowle puis Dennison. Et si jamais je ne suis plus au village, c’est que je suis au poste avec le témoin clé. 


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Si jamais vous n’avez plus de question pour Galen, vous pouvez considérer qu’il part de lui-même sans rien dire.

 

 

Explications du système de jeu

 

Rappel du Contexte de la Mission :


Vous êtes appelés sur une scène de crime récente dans un village sorcier reculé, Blackmill. Trois jeunes sorciers ont disparu pendant la nuit, et les seules traces de leur enlèvement sont un banc abandonné, trois roses rouges soigneusement posées dessus, et la zone alentour.

Jusqu’ici, les précédentes victimes avaient été retrouvées mortes, leur corps marqué par des sévices physiques et magiques. Cette fois, il est possible que les disparus soient encore en vie. Vous devez agir vite et récolter tous les indices avant que la piste ne refroidisse.

 

Votre objectif principal :

- Aider la brigade à comprendre ce qu’il s’est passé.

- Essayer de déterminer où ont été emmenées les victimes.

- Repérer les indices ou tout nouvel élément pouvant aider les enquêteurs.

- Sauver les victimes si vous savez quoi faire.

 

Fonctionnement de la Phase Actuelle :

 

Cette phase est une enquête active, où vous pourrez observer, analyser et interagir avec la scène en utilisant les dés ou vos sorts disponibles.

 

Règles des actions 

Vous avez un nombre limité d’actions pour cette phase, donc choisissez intelligemment ce que vous voulez examiner ou tenter

Merci de mettre en évidence l’action que vous tentez de faire dans le RP.

Il vous faut attendre la réponse d’un MJ ou d’un autre joueur pour tenter à nouveau une action.



Chaque joueur dispose pour l’instant, de 6 actions à répartir parmi les possibilités suivantes :

- Lancer un sort pour analyser un élément (ex. : révéler des traces de magie, détecter un enchantement, dévoiler des illusions).

- Examiner un élément précis (ex. : étudier le banc, observer en détail les environs, toucher un objet suspect).

- Tester une hypothèse (ex. : chercher une correspondance avec les précédents crimes, comparer une blessure).

- Tenter une interaction physique (ex. : déplacer un objet, essayer d’ouvrir un passage, suivre une piste).

- Interroger un témoin (les questions posées ne comptent pas comme des actions).


/!\ Selon vos retours, le nombre d’action pourra être ajusté. 
/!\ Les types d’actions pourront être ajustées au fur et à mesure du jeu.

 

Résultat des actions (hors sortilège), celles-ci n’ont pas besoin d’être profondément détaillées :

- Réussite critique : Vous réussissez votre action et vous obtenez une action en plus (attendez la réponse du MJ).

- Réussite : Vous réussissez votre action (attendez la réponse du MJ).

- Échec : Vous ne trouvez rien et perdez votre action.

- Échec critique : Vous perdez une action supplémentaire et/ou déclenchez une réaction indésirable.


Mise en garde : certaines actions ou même décisions prises par votre personnage peuvent amener à une conséquence, qu'importe le résultat de votre dé. Par exemple, si vous décidez d'ouvrir une porte et que vous ne savez pas qu'il y a un monstre derrière... Vous aurez ouvert la porte quoi qu'il arrive, et le monstre ne va pas disparaître parce que vous avez fait une RC. Donc, faites attention où vous marchez. 

Bonne chance !

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle Commune de Serpentard, Samedi 02 Septembre 2124

Le silence retombe quelques secondes après sa dernière explication, mais il ne dure pas bien longtemps. Aingeal s’y attendait. Il y a toujours quelqu’un pour poser une question supplémentaire, et elle sait, avant même qu’il n’ouvre la bouche, que ce sera Spike. Elle ne le connaît pas encore assez pour anticiper ses réactions, mais elle sait qu’il est impliqué dans le Quidditch. Donc ça aurait été étonnant qu’il laisse passer sa chance. Son regard se pose brièvement sur lui alors qu’il s’exprime. La rousse prend le temps de réfléchir à sa réponse. Elle laisse quelques secondes s’étirer, son regard posé sur lui avec une tranquillité mesurée. 

Les matchs sont organisés par le club, pour le club, un ton posé, mais assuré, qui ne laisse place ni à l’improvisation, ni à la contestation. Si tu veux jouer, il faudra en faire partie. Ce n’est pas grand-chose. Elle laisse ses mots flotter dans l’air un instant, suffisamment pour qu’ils s’ancrent sans qu’elle n’ait besoin d’insister. L’information est claire, et elle n’a pas l’intention d’avoir à la répéter. Elle balaie rapidement la salle du regard, cherchant les élèves qui avaient piqué son intérêt l’année passée. Ils ne sont pas tellement nombreux, Poudlard est une petite école, qu’on le veuille ou non. La rousse observe, notant au passage Avery, qui semble déjà vouloir être ailleurs. Probablement peu concernée par la question. Julian, fidèle à elle-même, arbore un sourire radieux, bras croisés, elle est décontractée. Quant à Alison… difficile de dire ce qu’elle pense, mais Aingeal aime à penser qu’elle enregistre chaque mot avec une attention plus aiguisée qu’elle ne veut bien le montrer.

Revenant à Spike, elle ajuste son ton, conservant cette douceur dans la voix qui contraste toujours légèrement avec l’autorité naturelle qu’elle dégage. Pour les entraînements, si ce n’est pas une séance encadrée par le club, il faudra voir avec le professeur de vol. Elle marque une pause. C’est lui qui gère les disponibilités du stade et décide des créneaux ouverts à tous. Elle se doute que l’information n’est pas la réponse à laquelle il s’attendait. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil avec ça. Mais ce n’est pas elle qui décide, et il vrai que certaines choses retiennent son attention plus que d’autres. Alors pour l’instant, elle se contente d’énoncer les faits dont elle se souvient.

Si tu veux effectivement qu’on discute de ton emploi du temps, viens me voir après les cours. On va essayer d’arranger ça au mieux. Elle observe les autres. Mon bureau est ouvert aux autres également, si vous avez des interrogations ou un quelconque problème. Je suis là pour vous aider tout au long de l’année. Aucune invitation déguisée, juste une option posée sans insistance. Son regard effleure une dernière fois la salle, scrutant les réactions, jaugeant l’atmosphère. Un bref silence s’installe. Elle attend une fraction de seconde, s’assurant que plus personne n’a d’autres questions. Bien. Si c’est tout, je pense que nous avons tous mérité d’aller manger. Un léger mouvement de tête. Elle entame le pas vers la sortie. Elle perçoit, sans se retourner, le léger frémissement des discussions qui reprennent. Certains élèves échangeant des regards, d’autres pèsent encore les implications de ses paroles sur le Quidditch. Elle sait déjà que ce ne sera pas la dernière fois que ce sujet est abordé. Mais pour l’instant, la discussion est close.

La rentrée ne fait que commencer. Et Aingeal se prépare déjà à une année où elle devra jongler entre fermeté et compromis. Mais ça, elle a l’habitude.

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Je laisse le RP ouvert une petite semaine si vous avez besoin d'interagir, on sait jamais. Ensuite, il passera en terminé. 

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de Classe, Dimanche 10 Septembre 2124

Aingeal dépose sa tasse de thé sur la table en bois avec délicatesse. C’est brûlant. Son regard glisse sur l’assemblée, sur les badges, sur les parchemins éparpillés devant elle. Il y a cinq minutes, à peine, elle se demandait si elle allait se retrouver seule dans cette salle poussiéreuse. Et maintenant… Maintenant, elle avait devant elle des collègues motivés, et surtout un concierge en haute couture qui parlait comme si Molière était sa révélation du siècle.

Alors que Bart continue de servir les boissons avec son énergie inébranlable, son sourire s’élève encore plus. Et, comme si c’était la chose la plus évidente au monde, il lui propose de le tutoyer. Aingeal ne laisse rien paraître, mais une ombre d’hésitation traverse son esprit. Elle les avait toujours considérés comme des figures de l’école. Les voyant de loin dans les couloirs, les entendant parler d’une voix que l’on écoute sans oser trop s’en mêler. Même si elle n’avait jamais été une élève particulièrement impressionnable, elle ne s’était jamais imaginé les tutoyer. Ne serait-ce que par habitude. Si elle voulait l'appeler Bart, c’est parce que Bartholomew c’était un peu trop long à son goût. Haussant des épaules, elle sourit chaleureusement en retour. Cela me convient très bien, évidemment. Mais elle n’est plus une élève. Elle est ici à leur même niveau. Dans cette salle, à cette table, avec un projet commun. Il n’y a aucune raison de s’attarder là-dessus.

La rousse laisse son regard glisser à nouveau sur la table. Effleurant du bout des doigts un parchemin vierge, avant de relever les yeux vers Lesley. Le voyage, donc. Elle pince les lèvres, réfléchissant, songeuse. Ce n’est pas juste une question de déplacement, ni même de simple découverte. Il faut quelque chose de plus fort, un changement de perspective qui pousse les élèves à voir au-delà de Poudlard. Oui, ça pourrait vraiment faire la différence, juste un murmure qui s’échappe de ses pensées. Il faudrait que ce soit plus qu’une simple sortie éducative, quelque chose qui marque. Ses doigts tapotent distraitement la table. Pas un juste voyage où ils vont juste regarder et rentrer. Il faut qu’ils expérimentent. Peut-être une école étrangère, ou un lieu magique qu’ils n’auraient jamais eu l’occasion d’approcher autrement. Des idées ? Elle observe son ami, un sourire à peine esquissé. Puis, j'imagine que tu seras partant pour accompagner ? Elle connaît déjà la réponse, bien sûr. Ce genre d'opportunités, c’est exactement le genre d’expérience qui l’intéresse.

Elle se tourne à nouveau vers Bart. Pour ce qui est de la salle de répétition… Elle marque un temps, ajustant ses pensées. L’idée n’est pas juste intéressante, elle est logique. Ça pourrait être un vrai atout. Les élèves pourraient s’entraîner sérieusement, avec un cadre plus adapté que les couloirs ou une salle commune. Elle penche la tête sur le côté. Si tu arrives à obtenir l’autorisation et le matériel nécessaire, on pourra intégrer ça au club. Peut-être même organiser des présentations pour les autres élèves, histoire qu’ils voient ce qui se passe au WAC et qu’ils aient envie de s’y joindre. Elle laisse planer un silence, observant les réactions des uns et des autres. Ce n’est pas une idée à enterrer sous d’autres concepts, mais bien une extension naturelle du projet.

Un instant plus tard, son regard trouve Horace. Une lueur d’amusement danse dans ses prunelles hétérochromes. Si vous arrivez à convaincre Wickerson de nous rejoindre, je vous offre une bouteille de Whisky Pur Feu ! Elle adopte un ton faussement sérieux. Et pas un fond de flasque oublié au fond d’un tiroir. Une vraie bouteille. Puis, pivotant légèrement, elle observe les deux confrères. Non. Vous savez quoi ? Le premier qui me ramène l’un ou l’autre, gagne sa bouteille. Elle s’amuse de cette situation. Si l’un d’eux parvient à faire accepter Wickerson ou Brooks dans cette aventure, elle sera la première à lever son verre en leur honneur. 

Puis, elle laisse flotter un instant de silence, avant de hausser un sourcil, elle devait faire quelque chose la dernière fois qu’elle était dans cette pièce. Oh, c’est vrai. Amendez une seconde ! Son regard analyse la salle, et son amusement s’atténue légèrement. Oui. Il y a encore trop de vide. Avant quoi que ce soit… Elle sort sa baguette et d’un simple mouvement, ajuste une petite partie de la salle. Maintenant, c’est plus propre et chaleureux comme ça. Déjà mieux. Elle hoche la tête, satisfaite du résultat. Puis se dirige vers un coin de la pièce, s’accroupissant pour attraper deux toiles soigneusement emballées dans du tissu sombre. J’avais oublié de les installer la dernière fois. Elle retire lentement le tissu, révélant deux peintures splendides, des œuvres d’un artiste célèbre, qu’elle avait depuis des années sans jamais leur trouver de place. Ils ne sont pas mal, n’est-ce pas ? Ses doigts glissent sur le cadre du premier tableau puis sur le deuxième, comme si le toucher lui rappelait quelque chose. Milbourne, vous n’auriez pas quelques tableaux en plus à nous prêter ? Quelque chose qui anime un peu ces murs. Elle sait qu’il en a forcément en réserve, et elle meurt d’envie de voir ce qu’il va proposer.

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Carrie
Message publié Jeudi 27 Février 2025 à 04:48

Vous avez les idées mal placées par ici, non ?

 

"T’as déjà touché une mandragore bien ferme ? Non ? Viens par ici, je vais te faire découvrir à quel point elles peuvent crier fort."

 

Pour le prochain : Horglup !

 

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L'Inconnu

125 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle principale, près d'une fenêtre, Samedi 24 Février 2125

RP Libre, ouvert à 2 autres personnages maximum

 

L’air est froid, mordant, chargé d’humidité et de silence. L’hiver s’accroche aux façades du Pré-au-Lard, s’insinue dans les pavés, transforme les pas en échos étouffés. Il n’y a pas grand monde dehors. Il n’y a pas grand monde dedans non plus, pas encore.

Elle pousse la porte.

La chaleur du pub l’accueille d’un coup, contraste violent avec la morsure du dehors. Une odeur de bois brûlé flotte dans l’air, mêlée à celle du cidre chaud et de la poussière. Les Trois Balais respire à son propre rythme, lent, régulier, comme un corps endormi. Quelques regards s’élèvent, machinalement. Des habitués, des visages fatigués par la journée, des inconnus à demi noyés dans leurs pensées. Personne ne la fixe vraiment. Erika est une silhouette parmi d’autres. Une présence banale dans un lieu où tout le monde finit par se ressembler. Je marche, mes pas sont mesurés, précis. Pas trop rapides, pas trop lents. Juste assez sûrs pour qu’elle ait l’air d’avoir toujours su où elle allait. Son manteau tombe sur ses épaules avec fluidité. Une cascade de tissu sombre qui souligne la lumière de ses cheveux.

Erika est blonde.

Ses cheveux glissent le long de son visage en mèches disciplinées. Son regard accroche la pièce sans s’y attarder. Ses traits sont doux, délicats. Elle n’a rien d’exceptionnel, mais elle attire juste assez. Une présence subtile, à la lisière du regard des autres. Suffisamment visible pour exister. Pas assez marquante pour être retenue. Je choisis une table près de la fenêtre. Une place qui donne à la fois sur l’extérieur et sur l’intérieur. Je peux voir la rue déserte, observer les passants qui passent trop vite pour s’attarder sur les visages. À l’intérieur, les conversations se superposent en murmures indistincts. Quelques rires, des verres qui s’entrechoquent.

Je m’assois.

Le bois est rugueux sous mes doigts. Usé. Creusé par le passage des années. Par les gestes répétés de ceux qui se sont installés ici avant moi. Avant elle.

J’ôte mes gants, lentement.

Un doigt après l’autre.

Le tissu glisse contre ma peau. Contre sa peau.

Ce n’est qu’un corps. Une enveloppe qui bouge, qui respire, qui s’anime selon mes envies. Mais parfois, parfois, c’est troublant. De la voir si nette dans le reflet du verre, de la sentir exister autour de moi. 

Elle ne devrait plus être là.

Et pourtant, elle l’est.

Un mouvement sur le côté. Quelqu’un s’approche. Attend. Un service comme un autre auquel on réponds. Je ne relève pas les yeux. Il n’y a pas besoin. Erika sourit peut-être. C’est un geste instinctif, ancré dans la mémoire de son corps. Une habitude d’humaine. Je respirer. Les bruits du pub se diluent en arrière-plan. Une chaise qui racle le sol. Une porte qui s’ouvre puis se referme. Le crépitement du feu, la respiration calme du lieu. Dans le miroir de la vitre, une femme me regarde. Blonde. Élancée. Son regard est calme, posé, presque serein. C'est moi, censé être moi, c'était elle. Celle qui est partie en premier, il y a des années.

Erika.

Je l’observe un instant. Une fraction de seconde qui s’étire dans le temps. Puis je baisse les yeux.

                                   TAP.

Un battement léger du bout du doigt sur le bois. Je ne m’en rends compte qu’après coup. Un bruit infime, insignifiant. Presque un appel. Je reprends la tasse devant moi. La chaleur diffuse s’attarde contre ma paume. Une gorgée, lentement.

Tout est normal.

Tout va bien.

C’est ce que l’illusion doit montrer, en tout cas.

Mais le silence s’étire, s’installe autour de moi. Il n’a pas de poids, pas encore, mais je le sens. Comme une tension dans l’air, un espace qui attend d’être comblé.

Il n’y a rien d’autre à faire, ici. Juste attendre.

Et peut-être choisir le prochain.

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Dawn Douglas

Adjoint à la Direction du Département des Mystères 60 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Bureau de Dawn Douglas, Mercredi 21 Février 2125

Les talons résonnent sur le sol du Département des Mystères, frappant la pierre avec une régularité mécanique. Son pas est rapide, tendu, chargé d’une énergie contenue prête à exploser. Elle serre une pile de dossiers contre elle. Les doigts crispés sur le cuir épais. Les jointures blanchies sous la pression. Son visage est figé dans un contrôle parfait, mais l’orage gronde sous la surface. Elle aurait dû s’y attendre. Luth ne cède jamais. Ce projet ne sera pas approuvé. La phrase tourne en boucle dans son esprit, sèche, définitive, tranchante comme un couperet. Un refus net. Sans appel. Comme si son travail, ses recherches, ses arguments, tout ce qu’elle avait préparé avec soin et précision, n’avaient aucune valeur. Comme si elle n’avait jamais eu la moindre chance. McBrown a écouté, bien sûr. Elle l'a laissé parler, exposer ses conclusions, poser chaque pièce du puzzle devant elle. Et puis, avec ce calme insupportable, elle a refermé la discussion d’un simple geste. Un revers de main, un regard pesé, un silence appuyé. Et tout s’est effondré.

Mais ce n’est pas seulement le refus qui la met dans cet état. C’est le regard. La directrice ne s’est pas contentée de lui dire non. Elle l’a observée, évaluée, pesée. Elle la soupçonne. Dawn n’a pas rêvé cette fraction de seconde où les yeux de la vieille femme se sont attardés sur elle un peu plus longtemps. Où la méfiance a transpercé son masque de neutralité. Elle sait. Ou elle pense savoir. Et c’est bien là le problème.

Depuis l’attentat à la Coupe du Monde de Quidditch, le Département entier est en tension. Chacun se surveille, chacun s’interroge. Personne ne sait qui a permis que cela arrive. Qui a laissé passer ce détail dans la faille de sécurité, donné librement cette information cruciale. Qui a fermé les yeux volontairement. Personne ne veut être le coupable. Alors tout le monde devient un suspect potentiel. Mais là où les soupçons flottent et se dispersent, Luth, elle, semble avoir fait un choix.

Douglas arrive à son bureau, referme la porte un peu trop sèchement. Et jette les dossiers sur son bureau. Une feuille s’échappe, glisse lentement au sol. Mais elle ne se baisse pas pour la ramasser. Son regard se perd un instant sur un tiroir verrouillé. Un simple meuble de bois verni qui ne paie pas de mine. Mais elle sait ce qui s’y trouve. Des copies. Des documents que personne ne devrait conserver. Des notes sur des recherches qui auraient dû être effacées. Il faudrait qu'elle les brûle. Dans ce climat de paranoïa ambiante, il suffit d’un détail, d’une ambiguïté, pour que l’ombre du doute devienne une condamnation. Et ils ne doivent pas fouiller son bureau si ça arrive jusque là.

Dawn ferme les yeux un instant, inspire profondément, chasse une mèche rebelle derrière son oreille. Son cœur bat trop vite. La frustration pulse dans ses tempes. Elle a toujours su se maintenir en équilibre sur la ligne fine qui sépare l’ambition de la compromission. Mais cette fois, elle a l’impression que le sol se dérobe sous ses pieds. Luth l’a tenue à l’écart, et ce n’est pas anodin. Elle pourrait se contenter d’attendre que l’attention se détourne, que le ministère trouve un autre coupable plus évident. Mais elle n’a jamais été du genre à subir. Si McBrown pense avoir trouvé sa responsable, alors elle devra en payer le prix. La rousse ouvre lentement les yeux, redresse les épaules, reprend son masque d’assurance glaciale. Elle ne laissera pas la vieille la piéger. Si on veut la voir tomber, il faudra davantage qu’un simple regard suspect.

Rien ne prouve que c’est elle.

 

Rien ne pourra jamais le prouver.

 

Et tant que cela reste vrai, elle compte bien garder le contrôle.

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Carrie
Message publié Mardi 04 Mars 2025 à 14:30

Coucou Jenn,


Je m’occupe de ta demande avec plaisir ! Je reviens avec une proposition aussi vite que possible ⭐️


À plus tard 🌺

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Aingeal Aisling

Direction de Serpentard 28 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle principale, Samedi 10 Février 2125

Les bruits familiers se fondent dans l’agitation sonore indistincte du pub. Aingeal garde le regard posé sur les verres qui s’entrechoquent au-delà du comptoir. L’ambiance n’a rien d’apaisant. Elle égaye et excite les plus alcoolisés. Mais elle s’y est accoutumée. C’est le genre d’endroit où l'euphorie est constante. Là où l’excès se mêle à la banalité du quotidien. Là où les rires s’élèvent en un instant, avant d’être noyés dans le tumulte général. Dans l’attente, l’espace d'une seconde, elle se surprend à écouter une conversation qui ne la concerne pas. Un vieux réflexe. Celui d’une oreille toujours aux aguets, d’une curiosité passive qu’Aisling ne cherche même plus à refréner. Les anecdotes se ressemblent toutes : des disputes insignifiantes, des amourettes sans importance. Toujours les mêmes histoires qu’on répète sans grande conviction. Rien qui vaille la peine d’être retenu.

Son attention revient sur son propre espace, sur la table où la rousse s’est installée sans rien commander. Elle ne se sent pas pressée. Elle n’est pas impatiente, seulement présente. Ancrée dans cet instant avec une tranquillité qu’elle s’efforce de préserver. Puis, une ombre familière glisse dans son champ de vision. Aingeal ne tourne pas immédiatement la tête. Elle préfère lui laisser le temps d’arriver, de se frayer un chemin entre les tables encombrées. Le laisser prendre place sans qu’elle ne brise elle-même le silence. Elle sent sa présence, bien avant que la chaise ne soit tirée, bien avant qu’il ne dise quoi que ce soit.

Lesley. Une constante qui s’est imposée dans son quotidien depuis quelque temps. Une présence à la fois familière et imprévisible. La professeure tourne légèrement le regard vers lui, sans précipitation. Je n’ai rien pris. Sa voix reste douce, presque lointaine dans tout ce bruit ambiant. Elle ne précise pas pourquoi, cependant. C’est inutile. Il saura bien le deviner. Elle se contente de le détailler, de le regarder s'installer avec aisance. La rousse prend note du sourire qui illumine ses traits, de sa manière toujours aussi détendue de s’intégrer à l’environnement. Il ne semble jamais s’éteindre, peu importe le contexte. La demi-vélane effleure le bois de la table du bout des doigts, avant d’être absorbée par autre chose. Ses yeux glissent un instant sur la carte qu’il tient entre ses mains, captant les choix possibles sans véritable intérêt. Elle n’a jamais été difficile sur ce sujet. Commander une boisson n’est jamais une décision qui demande une grande réflexion, encore moins ce soir.

Son regard hétérochrome remonte finalement vers lui. Ses yeux analysent sa posture, son expression, son humeur. Comme on capte les détails d’un tableau qu’on a déjà vu, mais qu’on continue d’observer pour en saisir toutes les nuances. J’ai attendu. C’est vrai. Un peu. Aingeal sourit. Mais pas trop. Elle laisse un léger silence, juste assez long pour laisser croire qu’il y avait quelque chose à interpréter. Mais rien d'insurmontable. Sa voix est calme, légèrement amusée. Elle ne lui reproche rien, elle constate. J’aime être légèrement en avance. Finissant par décroiser les bras, la rousse laisse une main glisser sur la table. Elle jette un regard furtif aux alentours. Toujours les mêmes visages, toujours la même agitation. Il n’y a rien de neuf, rien qui puisse captiver son attention au-delà du strict nécessaire. Alors, elle revient à ce qui mérite bien plus d’intérêt ce soir.

Un cocktail maison ? L’amusement est subtil, glissé dans le timbre de sa voix plutôt que dans l’expression de son visage. Pas une moquerie, simplement une constatation teintée de légèreté. Ni trop sage, ni trop audacieux. Une valeur sûre pour une belle soirée. Elle incline légèrement la tête, comme si elle l’évaluait, comme si quelque chose clochait légèrement dans cette évidence. Aingeal ne cherche pas de réponse immédiate, elle lui laisse le soin de réagir comme il le souhaite, si l’envie lui prend. Je vais prendre la même chose. Son fil de pensée se remet à tourner. Alors… comment trouves-tu l’école, maintenant que tu y enseignes ? La question est posée avec une simplicité apparente, mais son regard, lui, demeure attentif. Il y a toujours une nuance à saisir dans la manière dont les gens parlent de leur quotidien. Puis, Aisling laisse son coude reposer contre la table dans un geste souple, dénué de précipitation. As-tu déjà trouvé tes repères, ou as-tu encore l’impression d’être un étranger dans ces murs ? Un léger sourire traverse ses lèvres, presque imperceptible. Il y a mille façons de répondre à cette question. Certaines superficielles, d’autres plus sincères. Elle attend de voir vers quelle direction il choisira d’aller. Et surtout… Qui est ton élève préféré ? Le ton oscille entre amusement et malice. Une question innocente en apparence, mais qui veut détendre l’atmosphère et être révélatrice. La rousse sait comment fonctionne l’enseignement. Elle sait que, malgré toute la neutralité du monde, il y a toujours des élèves qui se démarquent. Ceux qui  retiennent l’attention d’une manière ou d’une autre. Les excellents. Les pires. Les plus surprenants. Et, au fond, la manière dont on choisit de les voir en dit souvent plus sur nous que sur eux. C’est une porte entrouverte sur notre propre perception, une indication subtile de ce que l’on valorise, de ce que l’on redoute ou de ce que l’on envie. De ce que l’on est. 

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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Quatrième étage de Sainte Mangouste, Dimanche 13 Août 2124

Elle observe, elle attend une réponse, qu’elle vienne de l’un ou de l’autre. Son regard se pose, comme dans l’expectative du soleil qui s’élève au matin. Aux premiers mots, elle sourit. Très bon choix. Un réflexe, une habitude bien ancrée. Un sourire qui n’a rien de personnel, juste une forme de politesse accordée aux patients et à leurs proches. Un éclat de chaleur dans un endroit où ça se fait souvent rare. Parce qu’ici, certains fuient l’hôpital dès qu’ils le peuvent, alors que d’autres y traînent leur douleur depuis des années. Mais les médicomages, eux, ne quittent que leur service en fin de journée. Pas la maladie, pas les maux qui hantent ces murs.

Oonagh observe la mémoire glisser dans le flacon, ondulant doucement sous la lumière. Elle a l’habitude de ce processus, de cette transition presque imperceptible où un souvenir passe d’un esprit à une matière fluide. Elle ne dit rien, se contente de récupérer le flacon avec précaution, le soulevant légèrement pour en observer les reflets mouvants. Lentement, elle le repose, s’assurant de sa stabilité avant d’acquiescer d’un simple signe de tête. C’est parfait. Le ton est posé, évident. Aucune hésitation, aucune analyse superflue. Ce n’est pas une expérience anodine, mais il n’y a pas besoin d’alourdir l’instant. Elle sait que certains ressentent un flottement après l’extraction, une légère déconnexion, mais chacun réagit différemment.

Elle relève les yeux lorsque la voix de Quinten s’élève, flottant dans la pièce comme une pensée échappée. Qui est Jeff ? Un oubli de plus, une question parmi tant d’autres. Oonagh ne laisse pas son sourire vaciller. La réponse doit être fluide, naturelle, sans accroc. Jeff est un jeune homme qui vient souvent vous voir, Monsieur Harrison. Il habite pas très loin de votre chambre. Aucune insistance, juste une affirmation simple, un fil qu’il pourra suivre ou non. Elle ne précise pas l’endroit, ni l’origine de la rencontre entre eux. Certains réagissent mal quand on leur parle de l'hôpital trop souvent. Alors, elle ne s’attarde jamais trop longtemps sur ces moments-là. Vous pourrez lui poser la question vous-même, je suis certaine qu’il passera bientôt.

Elle effleure du bout des doigts le rebord de la pensine, son regard glisse brièvement vers le flacon. L’éclat argenté du souvenir semble toujours vivant, enfermé dans cette capsule de verre. D’un mouvement fluide, elle range sa baguette, la fait disparaître dans le pli de sa manche. On y va ? Délicatement, elle pose une main sur le dos de son patient, pour le maintenir. Un contact léger, mesuré, destiné autant à l’ancrer qu’à l’inviter à se pencher vers la pensine. Aujourd’hui, nous allons voir votre atelier, mais quelqu’un de particulier sera avec vous. Votre fille. Elle sait qu’un patient peut hésiter, qu’un souvenir peut parfois engendrer une réaction inattendue. Tout va bien se passer. Elle l’accompagne dans le mouvement, ajustant sa posture, veillant à ce que rien ne perturbe le moment.

D’un simple regard, elle invite Leslie à faire de même. Elle n’a pas besoin de mots pour cela. Puis, lorsqu’ils sont prêts, elle plonge à son tour. Oonagh reste toujours près du patient lorsqu’elle entre dans un souvenir. C’est une nécessité, une façon de guider s’il faut revenir, d’intervenir si quelque chose échappe au contrôle. Même avec un simple extrait de mémoire, il arrive que certains se perdent, absorbés par ce qu’ils retrouvent. Elle inspire doucement, puis le monde bascule autour d’eux.

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Dans les collines non loin de Pré-Au-Lard, Samedi 17 Février 2125

Pourquoi elle s’est inscrite à ce cours ? C’est vraiment la question qui tourne dans la tête de Julian tandis qu’elle ferme son manteau. Elle aime l’astronomie -un peu moins les runes, vraiment, mais pas au point de troquer la chaleur du château pour une excursion nocturne. Certes, ce soir, le ciel est parfaitement dégagé et la météo clémente pour la saison. Mais cela ne change rien au fait qu’elle préfère rester tranquillement, installée dans un fauteuil plutôt que de se préparer à arpenter l'extérieur. Même si, parfois, le froid la ramène en Suède et aux bons souvenirs qu’elle garde de son pays natal. Un soupir lui échappe, alors qu’elle ajuste les boutons de son manteau d’un geste sec, avant de rejoindre le reste des élèves dans le hall. 

Elle connaît la plupart des têtes, mais la plus habituelle, ce serait celle de Sasha. Pas qu’ils soient proches, mais il fait partie de sa promotion, contrairement aux autres. Cela dit, vu qu’ils ne sont pas dans la même maison, elle ne le croise pas tant que ça. Pourtant, ce soir, c’est lui qui lui semble le plus “familier”, comme l’avait été Avery. Elle reste légèrement en retrait, les bras croisés, attendant que le professeur commence à parler. Captant des bribes de conversations venant des couloirs, sans vraiment y prêter plus d’importance. Son regard glisse un instant sur les Poufsouffles, simplement par réflexe, avant qu’elle ne reporte son attention sur Wickerson. Qui d’ailleurs, entame enfin ses explications. 

Il distribue rapidement des cartes. Julian ne bouge pas, observant silencieusement les élèves qui les reçoivent. Ambrose. Alison. Et puis, surprise, elle-même. Ses doigts se referment sur les deux cartes qu’on lui tend. Elle les observe, puis elle les range lentement dans la poche intérieure de son manteau. Wickerson indique ensuite les équipes : elle va devoir faire avec Sam et Sasha. Chadwick, ça va. Elle la trouve plutôt sympathique. Shevchen, outre son nom imprononçable, c’est une autre histoire. La dernière fois qu’ils ont été dans la même équipe, ce n’était clairement pas le moment le plus fun de sa vie. La blonde se retient donc de lever les yeux au ciel, mais ne peut empêcher un soupir intérieur. Ça ne sert à rien de râler, elle fait avec. 

Le groupe se met en mouvement, et Julian suit le pas sans grande conviction. Elle traîne un peu, sans vraiment en avoir conscience, les mains profondément enfoncées dans ses poches. Elle n’est pas à sa place ici. Ce n’est pas une question d’infériorité ou d’incapacité, juste une sensation étrange d’être parachutée dans un environnement qui n’est pas le sien. Elle se trouve au milieu d’élèves qui ne sont pas de sa promotion, qui se côtoient sûrement plus souvent entre eux. Même si elle les connaît, elle n’évolue pas dans leur cercle quotidien. Elle est là sans vraiment être là. Et puis… qui est-ce qu’elle pourrait imiter maintenant ? C’est si dur de tisser un quelconque vrai lien pour elle. 

C’est peut-être pour ça qu’elle finit, sans trop y réfléchir, par accélérer légèrement le pas pour se rapprocher de Sasha. Comme s’il représentait un point d’ancrage, un repère, aussi mince soit-il. Ce n’est pas qu’elle l’apprécie particulièrement -elle le trouve même désagréable, mais c’est toujours plus familier que d’être entourée des autres. Et, dans le fond, ce n’est qu’une excuse pour rompre ce silence qui commence à devenir trop pesant. Pourquoi y a personne d’autre de notre année ? Sa voix est calme, presque détachée, mais son regard reste fixé devant elle. Les gens ne veulent pas participer au tournoi ? C’est bizarre, tu ne trouves pas ? Ils auraient pu venir, histoire de progresser. Elle sait qu’ils ne sont pas proches. Ils n’ont rien en commun, et à vrai dire, elle le considère légèrement insupportable. C’est pourquoi, elle n’attend même pas de réponse, en réalité. 

Le groupe poursuit son avancée, quittant progressivement le chemin principal pour s’enfoncer dans la faune. -Et si, là, tout de suite, tout prenait feu ?- L’obscurité gagne du terrain. Mais la lumière blanche de la lune file entre les nuages. Autour d’eux, les paysages s’étendent à perte de vue. Lorsqu’ils atteignent finalement leur point d’arrêt, Julian balaie l’horizon du regard, mémorisant instinctivement les reliefs et les différentes voies qu’ils pourraient emprunter. Le professeur continue son discours. Et lorsque Wickerson pose sa question, elle ne prend même pas la peine d’hésiter avant de répondre d’un ton neutre. Pas de mon côté Monsieur. De toute façon, elle a déjà plus ou moins compris l’objectif. 

Elle s’éloigne ensuite du groupe principal pour discuter avec Sam et Sasha. D’un geste précis, elle extirpe la première carte. Elle l’observe attentivement quelques secondes, avant de la tendre à qui veut la prendre en premier. À moins que quelqu’un ait des objections, on devrait commencer par la balise la plus proche. Ses yeux observent les marquages de la carte topographique, et elle trace un chemin imaginaire du bout du doigt. Si on suit ce chemin-là, elle désigne une direction, c’est le plus direct et le plus simple selon la disposition des balises. Elle leur sourit. Ce qui l’intéresse vraiment, au-delà de l’entraînement, c’est tout de même les récompenses. Elle n’a pas l’intention de perdre du temps. Plus vite ils atteignent les balises, plus vite elle s’assure d’en tirer quelque chose. Sans attendre plus de réaction, elle resserre ses doigts autour de sa baguette, prenant une profonde inspiration. Elle raffermit sa poigne, fait le vide dans son esprit. Oculus Astralis 

Le cercle translucide se forme correctement, permettant à Julian de voir et comprendre juste ce qu’il faut.

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

De la farine, du sucre, des pâtes. Et la prochaine fois ce sera quoi ? Du popcorn qui explose ? Ils n’étaient pas des elfes de maison emprisonnés dans les cuisines. Ça suffit cette histoire de bouffe ! La blonde serre les mâchoires, sentant son irritation grimper d’un cran. Elle essuie son visage d’un geste sec. Le rouge de ses joues se mêle à celui de la sauce. Une chaleur désagréable lui monte jusqu’aux oreilles. Elle sait qu’elle ne devrait pas laisser ce genre de chose l’atteindre. Si l’échec en lui-même ne la dérange pas autant que ça, le ridicule qui l’accompagne, lui, est loin d’être son meilleur ami.  

Elle termine de se nettoyer. Passe rapidement une main sur sa robe. Vérifie qu’elle n’a pas d’autres traces de cette averse culinaire. Puis redresse légèrement la tête pour observer autour d’elle. Les autres continuent. C’est devenu une course contre l’ego, un défi tacite où chacun refuse d’être le premier à abandonner. Elle les entend marmonner, tenter encore et encore, comme si répéter l’exercice suffisait à garantir une réussite. C’est à la fois beau et affligeant. Beau, parce qu’il y a une certaine ténacité à vouloir prouver qu’on peut réussir. Affligeant, parce que personne n’y arrivait. Et au fond, Julian n’est pas bien différente. Elle n’a pas envie de renoncer, l’échec on apprends à le dompter. Spécialement aujourd’hui, vu ses nombreuses galères de la journée. 

Le sort est très loin d’être facile, et tout le monde semble en avoir conscience. On pourrait même dire que le prof avait envie de voir, si l’impossible était possible avec eux. Une sorte de test grandeur nature pour jauger leur ténacité, peut-être ? Et ils ont presque tous répondu à l’appel. Julian est pareil, elle refuse d’en rester là. Surtout pas après ce qu’il vient de se passer. Elle prend une grande inspiration. Referme sa prise sur sa baguette, et laisse ses épaules se détendre légèrement. Elle chasse l’irritation, se force à ne plus penser aux échecs précédents. Ce n’est pas comme ça qu’elle progressera. Un battement de cils, un souffle lent. Un instant de calme. Puis, elle lève sa baguette et prononce à nouveau, d’une voix ferme et assurée. Mutante Clypeus

Encore une fois, le bouclier se forme. Sauf qu'il ne reste pas longtemps. Du moins, pas assez pour que les projectiles puissent passer au travers. 

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Julian Rosenberg

16 ans Sang-Pur Suédoise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Il faut avouer que son oiseau n’est pas très beau. Le mannequin n’est pas franchement magnifique sous sa nouvelle forme. Mais franchement, il a des plumes et c’est tout ce qui compte pour l’instant. La blonde l’observe, les lèvres pincées, évaluant son propre travail avec un regard critique. Ce n’est pas parfait, loin de là. Mais c’est fonctionnel. Et vu son dernier échec, elle s’en contentera.

Elle abaisse sa baguette, se demandant ce qu’elle va faire ensuite. Les sorts continuent de fuser autour d’elle. Certains élèves réussissent brillamment, d’autres un peu moins. Dans l’ensemble, les choses ont l’air d’e plutôt bien se passer mais… y a toujours un mais, quand on partage une classe avec Spike Ryder. 

Julian n’a pas trop suivi ce qu’il faisait avant, mais l’agitation attire tout de suite son regard. Et les rires des autres explosent dans la pièce. Elle tourne la tête et un grand sourire s’étire sur ses lèvres. Un rat. Elle ne les aime pas spécialement, mais lui, elle l’aime bien. Spike est devenu un putain de rat et ce n’est pas juste drôle. C’est parfait. La blonde éclate de rire à son tour. Le voir là, minuscule. Coincé dans un corps qui n’est pas le sien, c’est la meilleure chose qui pouvait arriver. Son pied douloureux, son propre sort raté, tout s’évapore dans cette séance de rire générale. Les larmes lui monteraient presque aux yeux. C’est trop. Après un bref instant d’euphorie, elle reprend son souffle et secoue la tête. Tout redevient lentement à la normale, elle ne se préoccupe plus trop du reste. Elle capte à nouveau la voix du professeur. Ses démonstrations, puis ses nouvelles consignes. L’exercice suivant. Une vaste blague. C'est pas du tout un sort à la portée de n'importe qui ça...

M'enfin, elle va pas se décourager. Elle est là pour s'entrainer et surtout essayer. Il n'y a pas grand espoir de réussite, mais sur un malentendu… pourquoi pas. Elle fait craquer son cou, baguette en main. Elle inspire profondément : Mutante Clypeus 

Le bouclier se forme, mais il est instable. Elle n’arrive pas à stopper les projectiles pour cette fois-ci, dommage. 

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Alhena Peverell

Langue-de-plomb 31 ans Sang-Pur Britannique Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Près du hall, Lundi 12 Février 2125

Le problème d’Alhena, ce n’est pas qu’elle méprise les gens. C’est qu’elle méprise plutôt la terre entière. Elle déteste les humains, mais ils la fascinent tout autant. Ils sont tous si différents, ils ont tous des réactions qui dépassent la logique de la raison. Parce que l’être humain, selon Alhena, n’aime pas écouter sa raison. Il préfère vivre jusqu’à en perdre tout ce qu’il possède. Parce que la seule chose qui l’importe, c’est lui-même. Malheureusement pour elle, au fil des années, elle a fini par comprendre que c’est un peu plus complexe que ça. Que parmi la masse de cette société, si lisse, il y a des personnes que la brune déteste encore plus que les simples fourmis qui l’entourent chaque jour. 

Ceux qui sortent de l’ordinaire. Les héros. 

Peverell a montré l’enfant, dans le simple but de lui faire comprendre qu’il faut la faire dégager d’ici. Que ça soit la gamine du preneur d’otage ou non. L'innocence des enfants est la seule chose à conserver dans ce vaste monde. Le reste peut être brisé, pour être reconstruit derrière. La fillette n’a donc pas à voir ça. C’est ça le plan, du coup, non ? Alors pourquoi, ce type, sorti tout droit d’un livre de Stephen King, s’est mis à parler à l’agresseur. Qu’est-ce qu’il fait ? On est au Ministère. Il y a toutes les forces de l’ordre au bout du couloir prêtes à intervenir. Ce n’est pas son rôle. Et s’il fait tout empirer ? Elle pince ses lèvres entre elles, très bien, changement de plan.

Doucement, alors qu’ils parlent, elle s’approche de la porte et tente de la refermer sans se faire voir. L’assaillant à l’air bien trop occupé par l’autre homme, pour faire attention à ses déplacements lents. Alors qu’elle s’apprête à arriver à destination, elle tourne la tête vers celui qui l’avait bousculé. Il a une fille ? Alhena grince des dents. Pourquoi ça l’énerve d’entendre ça. Pourquoi cette idée, la terrifie. Elle s’imagine déjà une gosse qui pleure la mort de son père, parce qu’il a eu la bonne idée de vouloir jouer les héros. Est-ce qu’il a pensé à elle avant de se mettre en danger ? Peverell entend déjà les réponses que l'on aurait murmurées à sa question. Il y a ceux qui pleureront le sacrifice et diront que le paternel est l’exemple à suivre. Mais il y a aussi la vieille école. Ceux qui diront que la personne avait eu d’autres choix. L’égoïsme d’être le héros, au profit de la vie de famille qu’on laisse derrière. La brune ne sait pas vraiment où elle se trouve, dans cette idée. Peut-être que les deux visions la dégoûtent. Mais ça ne l’empêche pas de trouver la logique incohérente. 

Ses doigts ferment la porte dans un bruit presque silencieux. Elle ne peut pas la fermer à clé. La gamine peut l’ouvrir à tout moment. Mais étrangement, Alhena se dit que c’est déjà mieux que rien. Si elle fait plus, il risque de s’intéresser de trop près à ce qu’elle fait. Alors elle se concentre à nouveau sur son nouvel ami, ou sujet d'expérimentation humaine. Elle observe toujours ceux qui sont dans la pièce. C’est comme ça qu’on apprend des autres. Non ? Elle plisse les yeux. Chaque mouvement, chaque muscle de la mâchoire qui se contracte, chaque regard. Que ça soit ceux des protagonistes principaux. Ou ceux venant des employés qui enjolivent le décor par leur présence. Tout est intéressant à prendre, à stocker dans ce palais mental qui lui sert de tête. 

Tu réfléchis toujours trop Alhena

Le drame se termine. L’instant passe. Comme le danger. Comme la gamine qui file vers la nouvelle scène qui s’offre au monde. Alors que l’agitation et la tension inondent les murs du Ministère, elle s’approche de l’homme. Je suppose que quelqu’un de plus approprié vous le dira plus tard. Mais au nom du Ministère, merci pour votre intervention. Elle penche la tête. Étant donné que vous n’êtes pas de nos forces de l’ordre, je leur laisserai le loisir de vous faire toutes les remontrances du monde. Je suppose qu’ils ne vont pas apprécier plus que ça. Un silence. Ce n’est pas comme si je m’en souciais de toute manière. La brune pince les lèvres. Il est vrai qu’elle a un lourd passif avec quelqu'un qui était autrefois chez les Aurors. Mais c’était autrefois. Une autre histoire. Alhena Peverell. Est-ce qu’il va se présenter à son tour ? Elle lui tend la main quand même. Probablement trop blanche, trop frêle par rapport à lui. Merci d’avoir sauvé le temps que j’allais perdre dans ma journée. Un merci pas comme un autre. De toute manière, ça lui aurait arraché la gorge de le faire. Elle lui fait un sourire, trop glacial pour être irréaliste. Si jamais vous avez besoin d’aide un jour, n’hésitez pas. Je pourrai vous rendre la pareille.

Et après ça, elle se tourne, comme si elle allait enfin reprendre son chemin. Mais encore une fois elle ne bouge pas. La question lui brûle les lèvres. C’est une interrogation qui se glisse à l’intérieur de sa chair. Ses poings se contractent, ses phalanges se crispent. On peut presque entendre les bruits des feuilles qui se broient dans ses mains. Alhena se retourne brusquement. Sa voix, un peu plus forte et brute. Dites-moi... Pourquoi vous avez fait ça ? Sa question est aussi sèche qu’elle en a l’air. Ce n’était pas votre devoir. La brune ne comprend pas. Qu’est-ce qu’on aurait dit à votre fille si ça s'était mal déroulé ? Peut-être que ce n’était pas à lui qu’elle voulait poser la question, en réalité. Les gens meurent tous les jours, c’est ce qu’ils font de mieux. C’est un constat qu’elle fait avec une voix plus fragile. Mais ça reste un terrible constat.