Harry Potter RPG
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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Alors que Charlie Carter se dirigeait vers son bureau, Brooks avait déjà oublié le lapsus de la gamine. C'était le genre de choses qui arrivaient régulièrement en tant que professeur, notamment auprès des plus jeunes. Il fallait dire qu'ils étaient bien loin de leurs familles et de leurs parents à Poudlard, et qu'ils se raccrochaient à ce qu'ils pouvaient afin de conserver quelques repères. Ce qu'il n'avait pas oublié, cependant, c'était la réaction de la jeune fille. Il avait bien vu ses joues rouges, ses yeux bien trop brillants. Et il préférait éviter de faire pleurer les deux Carter en deux jours, aussi retint-il tout commentaire cynique concernant le temps qu'elle mettait à en arriver aux faits.

 

Et grand bien lui en prit, parce que la plus jeune des Carter avait visiblement besoin de bienveillance plus que d'autre chose, et tandis qu'elle s'ouvrait à lui il fit venir une chaise d'un geste de la main afin qu'elle puisse s'asseoir en face de son bureau.

 

- Vous savez que le philtre de paix n'a que peu d'effets sur le long terme ? demanda-t-il tranquillement en ne détournant pas un seul instant son regard de la petite fille.

 

Et c'était sans compter sur l'addiction qui pouvait en découler. Certains pensaient que les potions étaient sans aucun danger, et n'hésitaient pas à en user à tort et à travers. Or, n'importe quel médicomage digne de ce nom ne voyait là qu'une automédicamentation dangereuse et un peu trop banalisée. Exactement comme celle dont lui faisait part Charlie Carter. Treize ans, et déjà soumise à une prise régulière de philtre de paix pour pouvoir dormir. Les cernes sous ses yeux et ses traits tirés en disaient longs sur les nuits courtes qu'elle avait passées en se passant de sa potion. 

 

- J'écrirai à votre soeur. Je ne pense pas que vous laisser prendre régulièrement un philtre de paix soit une bonne idée. Bientôt vous ne pourrez plus dormir du tout sans en prendre. Ni même vous sentir apaisée sans un artifice. Vous êtes trop jeune pour vous rendre esclave de ce genre de potion qui influe sur votre comportement.

 

Comportement qui était d'ailleurs en cours de changement grâce aux merveilles de l'adolescence. Il réfléchit un instant, avant de faire signe à la jeune fille de le suivre.

 

- Venez dans mon bureau, j'ai peut-être de quoi vous aider.

 

La pièce était attenante à la salle de classe, et paraissait ridiculement petite à cause de toutes les étagères sécurisées encombrées de fioles qui s'y trouvaient. Il fit alors venir à lui une fiole au bouchon qui s'ôtait, pour laisser apparaître une pipette.

 

- C'est une potion de sommeil sans rêve. L'effet est immédiat, expliqua-t-il. Vous pourrez en prendre ce soir, à l'infirmerie. Et uniquement ce soir.

 

Il fallait en effet que cette petite se repose pour de bon. 

 

- Mais, Charlie, les potions du genre ne peuvent que masquer ce qui ne va pas pendant un petit temps. Ce qu'il vous faut réellement, c'est agir à la base du problème. Si vous avez besoin de parler, tous les adultes du château sont là. Je suis là, précisa-t-il avec sérieux. Il n'était peut-être pas le professeur le plus connu pour venir en aide à ses étudiants. Mais en aucun cas il ne les laisserait seuls face à leurs problèmes. 

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Spike Ryder

Joueur de Quidditch Professionnel 16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Parc de Poudlard, non loin du terrain de Quidditch, Mercredi 06 Septembre 2124

Wah. T'as réussi à tirer un sourire à Anya Nikitovna. C'était pas le sourire le plus franc du monde, mais tu l'as bien vu, avec ta gueule de con et tes cheveux roses. Faut croire que la connerie ça paie. Tu cales un peu mieux le manche de ton balai sur ton épaule, tandis qu'elle t'annonce que t'es mieux en brune. Tu peux pas t'empêcher de sourire plus largement, tandis que tu laisses pousser tes cheveux dans la foulée pour les laisser reprendre leur couleur naturelle. Bientôt, tu ressembles à t'y méprendre à la fille qui te fait face.

 

- En brune, comme ça ? J'suis bonne là ?

 

Mais vu que t'es pas tellement suicidaire et que tu te doutes que la meuf a niqué son quota de sourires pour la journée, tu reprends rapidement ta forme véritable. En fait ça te prend moins de temps qu'à elle de reprendre sa couleur naturelle de cheveux. C'est qu'elle a vraiment l'air de galérer violemment. A son âge, pourtant, elle devrait pas rencontrer ce genre de souci sur des transformations aussi basiques. Et elle s'en rend compte. Bizarrement, t'as pas trop de mal à être sérieux quand il s'agit de métamorphomagie. T'en as tellement pris dans la gueule à cause de ton manque de contrôle que t'as appris relativement vite à rester "normal".

 

- Quand j'étais gosse j'maîtrisais moins.

 

Mais c'est pour tout le monde pareil. Sauf peut-être pour Flynn, qui a eu le droit à tes cours intensifs dès que t'as capté qu'il était comme toi. Ton frère n'a même pas eu besoin de chercher à comprendre son don, tu lui as tout filé sur un plateau. Et il a tellement bien appris qu'il gère largement mieux que toi. 

 

- Pis quand j'stresse. Genre avant un grand match, ça s'barre un peu en couilles. Mais ça r'vient vite, c'juste pendant quelques minutes. Une fois que j'suis sur l'terrain c'normal. Tu maîtrises mieux normalement ?

 

Tu pensais pas qu'on pouvait revenir en arrière sur sa maîtrise du don. Si la meuf savait gérer avant, tu comprends pas qu'elle soit dans l'incapacité de le faire maintenant.

 

- Tu stresses ? J'crois qu'les changements dans la vie ça peut jouer aussi. Pis certaines potions. T'prends des potions ?

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Bartholomew Beckett

Bibliothécaire de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
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Bibliothèque de Poudlard, Dimanche 03 Septembre 2124

Si vraiment Bartholomew devait être sincère, il dirait que, des deux, Horace était sans aucun doute celui avec le plus de charme. En tous cas, il était totalement sous ce dernier dès lors que son ami entrait dans son champ de vision. Il n'était peut-être pas le plus objectif, mais c'était quelque chose contre lequel il ne pouvait pas lutter. Partager toute sa vie avec Horace Milbourne avait fait de lui le plus heureux des hommes, bien qu'il n'eût jamais été capable de lui dire ce qu'il pouvait réellement ressentir à son égard. Le perdre serait sans aucun doute la pire chose qui pourrait lui arriver, aussi le statu quo lui convenait finalement plutôt bien. 

 

A la mention du WAC, le bibliothécaire se fendit d'un sourire bienveillant. Il aimait que les nouveaux professeurs s'investissent à ce point dans leur travail auprès des élèves. 

 

- Je me disais bien que Molière reviendrait dans l'affaire ! Mais oui, je me demande bien ce qu'on attendait pour faire un truc pareil... Faut croire que la flemme nous gagne parfois, éluda-t-il la question rapidement. Bien sûr qu'on en sera ! Après tout, c'est encore nous qui connaissons le mieux les élèves !

 

C'était effectivement une évidence. Depuis qu'ils étaient entre ces murs, ils avaient vu défilé tellement de générations qu'ils seraient bien incapables de les compter. Et pourtant, une chose demeurait : Bartholomew ne pouvait s'empêcher de s'investir au plus près avec ces petits fripons en quête de connaissances et d'idées farfelues.

 

- Miss Aisling... Je me souviens d'elle quand elle était encore élève. Y'a pas si longtemps d'ailleurs. Brillante, véritablement brillante ! 

 

Et sûrement un peu trop charmante pour son propre bien. Quoiqu'elle avait l'air de bien le vivre, de s'en servir, même, lorsque cela pouvait aller dans son sens. Elle savait se servir de son plein potentiel, voilà ce que cela disait à Bartholomew.

 

- Va pour la soirée quiz. Avec un bon vieux burger de dragon.

 

Rien ne valait les soirées Burger-quiz de l'auberge. D'autant plus, qu'encore une fois, les deux faisaient partie de la même équipe. 

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Alaric Bloodworth

Direction du Département des Transports Magiques 51 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Des pâtes fantômes. Est-ce qu'un jour Leo comprendra qu'il ne s'agissait là que de simples pâtes, auxquelles Alaric ajoutait un sortilège de désillusion afin qu'elles paraissent disparaître selon l'angle de vue ? L'homme n'avait jamais eu le coeur de lui expliquer, et il n'en avait toujours pas l'intention. Aussi se contenta-t-il d'acquiescer d'un simple signe de tête lorsque Leo proposa d'inviter Summer à manger également. Après tout, un repas de famille n'avait jamais fait de mal à personne, n'est-ce pas ? D'autant plus lorsque ladite famille était si réduite. 

 

Une fois en cuisine, Alaric se contenta de donner quelques consignes claires entre deux monologues de Leo qui savait meubler le silence comme personne. Habitué, son père ne prenait que peu la peine de réellement l'écouter, se contentant d'acquiescer de quelques "mmh mmh" afin que l'autre se sentît écouté, tandis qu'il se concentrait davantage sur le repas à préparer. Et tandis que Leo tournait en rond et brassait plus d'air que n'importe quel ventilateur, Alaric, lui, avait déjà bien avancé. Mais il stoppa net tout mouvement dès lors qu'il entendit parler du copain de Summer.

 

Summer n'avait pas de copain. Du moins ne lui en avait-elle jamais parlé. Lui aurait-elle réellement caché une chose pareille ? Les paupières plissées, il observa Leo dont le comportement hurlait à la bourde, et venait confirmer que ses enfants lui cachaient bel et bien quelque chose. Les pâtes fantômes n'étaient alors plus qu'un lointain souvenir : il fallait qu'Alaric sache.

 

- Comment ça, son copain ? Depuis quand elle a un copain ? Il s'appelle comment ? Il a quel âge ? Il fait quoi dans la vie ? Tu l'as déjà rencontré ? Leo, je suis sérieux, c'est le moment de parler, ajouta-t-il en agitant sa cuillère en bois d'un air sévère.

 

Par la barbe de Merlin, il n'était pas prêt à voir sa petite fille en couple pour de bon. Et si c'était sérieux ? Et si elle comptait se marier ? Et si elle était tombée enceinte ? Non, vraiment, tout cela n'avait rien de rassurant. 

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Nikolaï Polyanski

14 ans Sang-Pur Russe Notoriété

Gryffondor
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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Nikolaï n'était pas réellement rapide. Il avait simplement eu l'occasion de développer ses réflexes durant de nombreuses années. Sans cela, il serait probablement mort et enterré. Aussi ne répondit-il pas à l'étonnement de son camarade, se contentant de froncer un peu plus les sourcils lorsque l'autre admit qu'il avait vu le frisbee arriver avant qu'il ne soit réellement là. Il avait rencontré quelques personnes comme Basil en Russie. Des enfants, comme lui, recrutés précisément pour ce genre d'aptitudes qui pouvaient s'avérer plus qu'utiles durant une guerre. Et pourtant, le gamin qu'il avait devant lui n'avait visiblement jamais vécu cela. Il n'avait même pas la moindre idée du pouvoir qu'il renfermait, c'était évident.

 

Il suffisait de le voir se laisser marcher dessus par les autres pour le comprendre. Jamais aucun enfant de chez lui n'accepterait de se faire traiter de la sorte. Et même sans comprendre tous les mots utilisés, Nikolaï comprenait parfaitement au ton employé qu'il n'y avait rien de très respectueux. Pourtant, Basil ne semblait pas s'en préoccuper, puisqu'il reprenait l'échange là où ils l'avaient laissé. Nikolaï mit bien quelques secondes à la fin de la phrase du garçon pour comprendre réellement ce qu'il lui demandait. 

 

- Photo ? Non, trancha-t-il aussitôt.

 

Il était une arme secrète. Jamais sa photo ne devait être divulguée. Ni chez lui, ni ici. Pourtant, les autorités anglaises l'avaient pris en photo. Mais il n'avait alors pas eu le choix. En ce qui concernait un garçon de son âge, il l'avait, et il était hors de question de désobéir davantage encore à sa chère patrie. Mais s'il ne prit pas la peine d'expliquer son refus - à quoi bon, il n'avait pas ce genre de temps à perdre - il revint tout de même sur les événements précédents.

 

- Toi trop gentil. Les autres rient de toi. Il faut se défendre. 

 

Comment pouvait-il se montrer aussi faible et être toujours en vie ? Voilà qui relevait du miracle.

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Nikolaï Polyanski

14 ans Sang-Pur Russe Notoriété

Gryffondor
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Au fond du couloir du troisième étage, à droite après la salle d'Histoire de la Magie, Lundi 18 Septembre 2124

Nikolaï ne cilla pas lorsque l'Auror lui indiqua que son anglais était mauvais. Ni même lorsqu'elle annonça qu'elle l'aiderait pour ses devoirs. Il se moquait bien de ses résultats scolaires. Ils n'avaient strictement aucun sens à ses yeux. Mais si c'était là ce qu'ordonnait celle à qui il devait obéir, il s'y plierait sans rechigner. 

 

- Bien Madame, répondit-il d'ailleurs avec cette conviction militaire qui ne le quittait pas.

 

Il aimait bien l'idée qu'elle parle russe elle aussi. Sans doute que les échanges en seraient facilités. Peut-être pourrait-elle lui expliquer ce qu'il faisait réellement là, parce qu'il n'en avait toujours pas la moindre idée. On lui avait parlé d'une vie normale. Mais ici, à Poudlard, rien ne semblait normal à Nikolaï. Bien au contraire, il avait l'impression d'avancer dans un monde totalement imaginaire qui n'avait aucun sens. Ce qui en avait, en revanche, c'était bien les questions de Miss Dennison qui semblait parfaitement savoir mener un interrogatoire. 

 

- Parler ukraine, biélorusse, et un peu allemand, pour comprendre ennemis, avoua-t-il simplement. Il s'agissait là d'informations qu'il avait déjà donné aux autorités. En revanche, en ce qui concernait les cartes, il planta son regard dans celui de son interlocutrice avant de répondre. Moi pouvoir, mais pas faire. 

 

Ils avaient déjà pris les informations qu'ils désiraient directement dans son esprit. Les initiations à l'occlumancie qu'il avait eu n'avaient guère été concluantes, puisqu'elles appelaient à la magie qu'il refoulait en permanence. Les deux conditions étaient tout simplement inconciliables, et il n'avait donc pu empêcher quiconque de prendre les informations directement dans sa tête. Il préférait cependant garder ses lèvres scellées en signe de loyauté.

 

Les questions suivantes n'étaient pas plus attrayantes. Il garda le silence de longues secondes, se contentant de fixer la femme avec l'air impassible qui le caractérisait. Elle n'était cependant pas si facilement impressionnable, et il finit par céder.

 

- Sentir est pour les faibles. Je sens pas. Je tuer personne, ni la nuit ni le jour. Plus maintenant. Mais faire beaucoup de sport. Pour sortir l'énergie.

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Brooks fronça les sourcils en entendant les explications de la gamine. Lui donner un philtre de paix pour qu'elle dorme en attendant de trouver mieux à Noël, il avait rarement entendu connerie si énorme. Si la situation familiale des Carter n'échappait guère au professeur, jusqu'ici il n'avait jamais jugé utile d'y creuser. Mais là, la gamine était carrément mise en danger par l'ignorance de sa grande soeur, et il ne pouvait laisser les choses ainsi. Par chance, ils faisaient tout de même appel à un vrai potionniste. Manquerait plus qu'ils se contentent du premier fournisseur louche du coin. 

 

Il ne prit cependant pas la peine d'expliquer quoi que ce soit à la gamine. Elle était trop jeune, et elle n'était sûrement pas celle à blâmer. En revanche, ce qu'il pouvait lui expliquer c'était la façon dont fonctionnait la potion de sommeil sans rêve.

 

- Vous serez bien vivante, Miss Carter. La potion va faire l'effet d'un somnifère. Quelques minutes après l'avoir bue, vous vous endormirez, et vous ne rêverez pas pour cette nuit-là. Pas de rêve, donc pas de cauchemars. Un sommeil réparateur, pour que vous soyez en pleine forme demain. Vous ne vous en rendrez même pas compte. Il y a bien des nuits où vous ne vous souvenez pas d'avoir rêvé, non ? C'est pareil.

 

Les interrogations de la petite fille mettaient en avant son jeune âge. Et Brooks ne pouvait qu'espérer qu'elle reste innocente encore longtemps. C'était, après tout, quelque chose qui avait tendance à manquer dès lors que ça avait disparu, sans pour autant qu'on puisse en estimer la précieuse valeur lorsqu'on la possédait encore. Le fait, cependant, qu'elle refuse de parler de son père sous prétexte que sa soeur ne l'y autorise pas laissa le professeur perplexe quelques secondes.

 

- Votre soeur ne veut pas que vous parliez de ce qui vous tracasse alors même que cela pourrait vous permettre d'aller mieux ? Êtes-vous sûre d'avoir bien compris, Miss Carter ? Je doute fort que votre soeur ne place pas votre bien-être au-dessus de tout le reste, n'est-ce pas ?

 

Il devait absolument se renseigner un peu plus sur la dynamique familiale. Si la soeur aînée n'avait pas officiellement la garde des ses soeurs plus jeunes, cela expliquerait qu'elle préfère passer sous silence les absences de leur père, de peur de voir les plus jeunes placées en foyer en attendant un changement plus stable. 

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Charlie Carter était sans aucun doute la représentation de l'innocence des enfants. Et si cette naïveté avait quelque chose de très mignon, elle avait également quelque chose de dangereux dès lors qu'elle s'apparentait à un déni pur et dur de la réalité. Il ne serait cependant pas celui qui briserait les rêves de la petite rouquine, n'ayant nullement l'intention de revêtir l'affreux costume de croque-mitaine que certains adultes se plaisaient à porter en toutes circonstances. Alors il se contenta d'un sourire emprunt de bienveillance et de compréhension, afin de la laisser aller à quelques confessions. 

 

- C'est bien ce qui m'inquiète, que vous preniez cette habitude. Les potions comme le philtre de paix peuvent vite devenir addictives, expliqua-t-il tranquillement à la jeune demoiselle. 

 

Et plus la petite Carter expliquait ce qui faisait qu'elle ne pouvait pas parler de son père, et plus il se disait que c'était bien trop de responsabilités pour une enfant aussi jeune que de faire en permanence attention à ce qu'elle pouvait ou ne pouvait pas dire. Il poussa un léger soupir, maudissant intérieurement les retombées que la célébrité d'un parent pouvait avoir sur sa descendance. Cela couplé à l'absence évidente dudit parent, et cela donnait... Une enfant avec des problèmes pour s'endormir, en plus des évidents problèmes de confiance en elle et en les autres qu'elle développait sans même s'en rendre compte. 

 

- Charlie, je veux que tu gardes bien en tête que les adultes du château ne veulent pas de mal à ton père, ni à ta famille, bien au contraire, reprit-il calmement, en prenant soin de peser chacun de ses mots.

 

C'était finalement un rendez-vous avec l'aînée de la fratrie qui s'imposait. Avec le père également, si cela était possible, bien qu'il en doutait sérieusement étant donné la situation de la plus jeune. En attendant, il était hors de question de laisser cette petite fille seule face à ses insomnies, aussi se sentit-il obligé d'insister quelque peu.

 

- Cette potion ne te fera aucun mal, je peux te l'assurer. Maintenant, toi, peux-tu me faire confiance et accepter de la prendre ce soir avec la médicomage de l'école ? demanda-t-il à la demoiselle, son regard plongé dans le sien.

 

 

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

Brooks passait pas mal de temps dans les serres du château. Non seulement il s'entendait très bien avec son collègue de botanique, mais même lorsque ce dernier ne s'y trouvait pas, il avait son autorisation afin de pouvoir récupérer les ingrédients qu'il souhaitait directement dans les serres. Et c'était bien ce qu'il faisait en ce week-end de novembre. Si le froid avait gagné l'extérieur, la serre tropicale recréait parfaitement la chaleur humide nécessaire aux plantes exotiques qu'il était venu ramasser. 

 

Il prenait grand soin de ne pas mélanger les plantes entre elles, ni même les extraits d'essence qu'il pouvait récolter dans des tubes parfaitement étiquetés d'un simple coup de baguette magique. Et lorsqu'il termina sa récolte, et sortit de la serre, il manqua de rentrer directement dans un élève. Aussitôt, ses narines se froncèrent en sentant l'odeur qui l'accompagnait. En un claquement de doigts, il récupéra la cigarette arômatisée du jeune homme pour l'éteindre aussitôt. 

 

- Monsieur Stone... Prêt à prouver une fois de plus que vous portez bien votre nom ? ironisa-t-il froidement à l'attention de l'adolescent.

 

Il soupira, visiblement las de devoir s'occuper de ce genre de cas.

 

- Videz vos poches. Allez, j'ai pas qu'ça à glander, le pressa-t-il alors même que l'adolescent le regardait de son habituel air bovin comme si son professeur n'était rien de plus qu'un train qui passait aux abords de son pré.

 

Et au milieu des miettes de tabac - et autres plantes - une lettre atterrit dans les mains de Brooks qui haussa un sourcil.

 

- Vous savez lire, Monsieur Stone ? Tout n'est donc pas perdu ? se moqua-t-il ouvertement de son étudiant. Cependant, ses yeux avaient accroché quelques lignes de ladite lettre, et son envie de l'enfoncer un peu plus disparut presque instantanément. Il poussa un nouveau soupir. Bon, j'fais quoi de vous ?

 

 

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Bartholomew Beckett

Bibliothécaire de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
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Bibliothèque, Mercredi 27 Septembre 2124

Malgré la bonne humeur permanente de Bartholomew Beckett et sa volonté de faire de la bibliothèque de l'école un endroit convivial des plus charmants, il se devait d'instaurer quelques horaires durant lesquels n'étaient acceptés à la bibliothèque que les travailleurs acharnés, afin d'éviter que ces derniers ne se retrouvent entassés dans la zone insonorisées du fond lorsque les examens approchaient. Et c'était l'une de ces heures. Probablement pas les heures les plus passionnantes si on lui demandait son avis, mais il savait s'en contenter, volant en aide à tous les étudiants qui avaient besoin de lui pour trouver des ouvrages bien particuliers ou un petit peu d'aide sur où ils devraient chercher tel ou tel détail précis qu'ils souhaiteraient ajouter à leurs devoirs.

 

Mais l'heure tournait, et bientôt il pourrait ressortir son vieux gramophone magique et laisser les étudiants reprendre leurs aises au mileu des fauteuils et des poufs rangés pour le moment. Ce fut d'ailleurs l'arrivée de Sasha Shevchen qui sonna la fin de cette interminable attente. Avec un sourire pour le garçon, il hocha la tête, récupéra le parchemin de Brooks, et tapa dans ses mains à la cantonade.

 

- Fin de l'heure d'étude ! Ceux qui n'ont pas fini sont invités à rester dans la zone insonorisée, les autres peuvent... Faire ce qu'ils veulent tant que vous respectez les livres. 

 

Et ainsi de nombreux étudiants se mirent à récupérer les fauteuils et les poufs pour les installer autour de tables basses, tandis que Bartholomew attira son gramophone d'un coup de baguette magique.

 

- Brooks m'a prévenu de ta venue. T'inquiète pas, mon garçon, je n'ai pas l'intention de te faire épousseter les bouquins les plus anciens du coin, on a mieux à faire !

 

Un petit brouhaha naissait déjà derrière lui sans qu'il ne s'en préoccupe, bien plus intéressé par le fait de trouver la bonne musique pour sa petite répétition.

 

- J'ai besoin de danseurs pour l'ouverture du bal. T'inquiète pas, Horace et moi gérons le plus gros du boulot, et on a trouvé une bonne petite équipe pour nous aider. Mais il nous manque un garçon. Et c'est là que tu entres en jeu ! J'vais t'apprendre les pas, et tu viendras t'entraîner toutes les semaines avec nous. Je sais, c'est super cool comme punition, tu m'diras merci plus tard. En piste l'artiste !

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Alaric Bloodworth

Direction du Département des Transports Magiques 51 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Tandis que Leo essayait désespérément de changer de sujet, Alaric le fixait, les bras croisés sur sa poitrine, le poing toujours fermement refermés autour de sa cuillère en bois, attendant patiemment que l'autre se rende compte de lui-même qu'aucune technique de diversion ne saurait le détourner de son objectif du moment. Par chance, cela prend moins de temps que ce qu'il ne pensait. Il fallait dire que Leo n'était pas toujours constant dans sa lenteur de compréhension, et aujourd'hui, il se trouvait dans sa lenteur rapide. 

 

Quoi que peut-être pas. Parce que même s'il revenait sur le sujet qui intéressait Alaric, il s'enfonçait dans un mensonge qui n'avait rien de crédible. Et il commençait à jouer sérieusement avec la patience très limitée de son père, qui commençait à présent à tapoter son bras de la cuillère en bois, signe qu'elle risquait de voler en direction de Leo à tout moment s'il ne se mettait pas à table - et il ne parlait pas de s'attabler devant les pâtes fantômes. 

 

Et malgré les divagations évidents de son fils qui refusait de tout balancer d'une trait, il put réunir quelques informations par-ci par-là. Victor, dans l'armée. Et le gars raconte des histoires. S'il racontait des histoires à sa fille, il allait vite le regretter, pour sûr. Alaric plissa légèrement les yeux en observant Leo, et prit quelques secondes avant de lui répondre, d'une voix lente.

 

- Si tu veux que je garde le secret tu me dis tout ce que tu sais. Armée moldue ou sorcière ? Quel genre d'histoires il raconte ? Tu crois que c'est un mythomane ? T'as son nom de famille ? Me mens pas, Leo, je sais quand tu mens, tu sais que je sais ! Et j'fais aucune tête, ok ? J'm'inquiète pour ma fille, comme n'importe quel père digne de ce nom !

 

Ou peut-être comme n'importe quel père carrément trop protecteur. N'empêche qu'il ferait pareil pour Leo. Parce qu'il est bien trop vulnérable pour être laissé à la portée de n'importe qui, bien qu'il doute fort que quiconque puisse supporter son fils suffisamment longtemps pour se mettre en couple avec. 

 

- Raaaah pis laisse ces oignons dans la poubelles, tu vas pas les remettre dans la poêle ! Touche à rien, je gère le repas !

 

 

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Nikolaï Polyanski

14 ans Sang-Pur Russe Notoriété

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Au fond du couloir du troisième étage, à droite après la salle d'Histoire de la Magie, Lundi 18 Septembre 2124

Le prenait-elle pour un idiot ? La question se posait réellement. Les anglais avaient cette étrange tendance à penser que ceux qui obéissent aux ordres ne sont pas capables de réfléchir. Ils ne pourraient avoir plus tort. La Russie ne formait pas des imbéciles, et les soldats, bien que parfaitement obéissants, n'en restaient pas moins capables de réfléchir par eux-mêmes. C'était nécessaire, si, par exemple, ils se trouvaient séparés de leur bataillon et de leur supérieur. En ce qui concernait Nikolaï, ses supérieurs n'étaient jamais avec lui sur le champ de bataille, histoire de ne pas faire partie des victimes collatérales. Il paraissait donc évident qu'il était bien conscient de ce qu'il représentait, que ce soit en tant qu'arme ou en tant que mine d'informations.

 

Pourtant, il ne comprenait pas où elle voulait en venir. Le bureau des Aurors l'avait déjà interrogé plusieurs fois. Ils s'étaient d'ailleurs bien assurés de ne passer à côté d'aucune information, en allant les chercher directement à la source sans qu'il n'ait pu y faire quoi que ce soit si ce n'est serrer les dents alors qu'il trahissait involontairement son pays. 

 

- Je ne sais pas. Je ne pas comprendre pourquoi devoir aller à l'école. Je ne suis pas comme les autres enfants ici, répondit-il très sincèrement.

 

Il observa à nouveau cette femme étrange, et ses questions qui l'étaient tout autant. Evidemment, qu'il comptait retourner à la guerre. Il était né pour cela. Pour servir sa chère patrie, même si cela signifiait le payer de sa vie. Il était très bon sur le terrain, même lorsque l'Obscurus n'était pas libéré. Il était vif, agile, parfaitement entraîné, et d'une obéissance absolue. Le soldat parfait. Il ne lui manquait plus qu'une force digne d'un adulte pour être le prototype exact de ce que recherchaient ses supérieurs. 

 

- Pas de honte. Je suis très bon soldat. Je faire tout comme il faut. Eux savoir. Vous avoir fait de moi un traître. Honte sur vous, ajouta-t-il soudainement, ses yeux glacés rivés dans ceux de son interlocutrice.

 

Il ne nourrissait pas le moindre sentiment de honte de son côté. Il n'était pas responsable des informations qu'il avait partagé contre son gré. Aucune torture n'aurait eu raison de sa loyauté. Seul son manque de magie était à blâmer quant à son incapacité à devenir un Occlumens digne de ce nom. Ses piètres tentatives de protection avaient été soufflées avec une telle facilité qu'il n'était même pas sûr que les Legilimens les aient remarquées.

 

- Alors, vous dire à moi pourquoi je suis ici ?

 

 

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Nikolaï Polyanski

14 ans Sang-Pur Russe Notoriété

Gryffondor
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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Pourquoi devait-il se défendre, lui posait-il vraiment cette question ? Nikolaï avait bien compris depuis son arrivée que les anglais étaient des gens bien différents des russes. Qu'ils n'avaient même probablement strictement rien en commun, mais le sens de l'honneur devait tout de même exister chez eux également, non ? Cela venait avec l'amour de la patrie et la loyauté. Quiconque bafouait l'honneur d'un russe bafouait l'ensemble de la nation. Voilà pourquoi chacun chérissait son honneur avec la plus grande des attentions. 

 

Mais Basil Banks ne semblait pas se rendre compte qu'en réagissant ainsi, il jetait le déshonneur non seulement sur lui-même, mais aussi sur sa famille, et donc sur sa maison. Nikolaï le fixa un instant avant de répondre.

 

- Si, très grave. Eux rient, alors toi faible. Et les faibles meurent, expliqua-t-il avec une rudesse étrangement pédagogique. 

 

Cela paraissait pourtant évident. C'était comme d'expliquer les choses à un tout petit enfant. Ils avaient pourtant le même âge. Mais l'étrangeté de Basil Banks ne résidait pas uniquement dans cette étrange apathie qui semblait le prendre dès lors qu'on le bousculait, puisqu'il annonça quelque chose qui fit froncer les sourcils à Nikolaï.

 

- Non pas être oui. Toi voir mal les choses, affirma-t-il d'un ton sec qui mettait fin à toute possible conversation à ce sujet. 

 

Mais à la question suivante de Basil, Nikolaï haussa un sourcil. C'était sans doute la première fois qu'il laissait paraître un quelconque étonnement, mais il fallait dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'élèves qui acceptaient de le côtoyer. Il leur faisait peur, et cela ne le dérangeait pas outre mesure : il préférait sa tranquillité aux piaillements bruyants d'enfants qui ne connaissaient rien à la vie. Mais il savait que Basil ne lui demandait pas de venir avec lui par bonté d'âme, uniquement pour le protéger. Et ce ne serait pas lui rendre service.

 

- Si toi garder tête haute, pas baisser les yeux, et répondre fort quand on te parle, pas besoin de te battre pour te défendre, lui dit-il très sérieusement.

 

Il suffisait souvent de les regarder avec insistance pour que les anglais finissent par baisser les yeux. Nikolaï l'avait vite remarquer : ils faisaient beaucoup de bruit, prenaient beaucoup de place, mais n'avaient strictement rien de réellement impressionnant. Ils n'étaient que de la poudre aux yeux.

Message publié Mardi 03 Décembre 2024 à 11:28

Les 50 mornilles sont là alors j'peux rejouer !

 

2 - 7 - 13 - 18 - 20

 

La bise, mais de loin !

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Spike Ryder

Joueur de Quidditch Professionnel 16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Dans la salle d'Études des Moldus, Jeudi 19 Octobre 2124

T'as jamais été bien humble ou bien modeste. Encore moins bien timide. Le truc, c'est que depuis que t'as signé ton contrat professionnel, c'est sans doute encore bien pire qu'avant. T'avances dans les couloirs de Poudlard comme si tu possédais les lieux, et personne ne peut effacer le sourire suffisant qui reste accroché à tes lèvres en permanence. T'es une putain de star, voilà ce que t'es. Et bientôt, le monde entier reconnaîtra ton talent hors norme. Tu vis clairement sur un petit nuage, toujours plus persuadé que rien ni personne ne peut rien contre toi. 

 

Et quand Alison Carter débarque d'une salle devant toi, tu t'arrêtes sans te faire prier. Ton sourire arrogant se fait un peu plus charmeur, tandis que tu la mates des pieds à la tête sans vraiment prendre la peine de te cacher. Faut dire que la meuf se trimballe une sacrée réputation. Il paraît qu'elle suce cet imbécile de Shevchen. Pour sûr qu'elle doit savoir y faire à force d'entraînement. Tu croises les bras sur ta poitrine, laisses ton regard s'abaisser sur ses seins une bonne seconde avant de revenir vers ses yeux.

 

- Salut Alison. 

 

Elle pourrait franchement faire l'affaire. Tu repenses à Blackburn qui se tape la médecin de l'équipe. Tu pourrais bien te taper la fille de votre sponsor. Ce serait stylé. Et puis, ça éviterait à tous les mecs de l'équipe de te traiter comme un gamin. Ton sourire s'élargit en l'entendant te demander ton aide.

 

- Bien sûr. Tu m'donnes quoi en échange ? 

 

Vu sa réputation de fille facile, tu devrais pas avoir trop de mal à marquer ce but-là. Franchement, t'es carrément mieux que Shevchen, n'importe qui peut s'en rendre compte. 

 

 

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Spike Ryder

Joueur de Quidditch Professionnel 16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Parc de Poudlard, non loin du terrain de Quidditch, Mercredi 06 Septembre 2124

Tu hausses un sourcil, pas franchement impressionné quand elle te dit qu'elle a toujours parfaitement maîtrisé son don alors même qu'il se barre en couille de manière évidente sous tes yeux depuis tout à l'heure. Et puis, il y a une différence entre maîtriser et éviter que ça arrive de manière inopinée, et maîtriser et pouvoir en faire absolument tout ce qu'on veut. T'as vite compris que si t'étais capable de modifier ce que tu voulais quand tu le voulais, tu n'aurais aucun mal à faire en sorte que rien ne se passe. L'inverse en revanche n'était pas vrai. Lorsque tu te contentais de tout enfouir pour un semblant de normalité, y'avait toujours un truc qui ressortait et qui te retombait sur le coin de la gueule. Souvent la main de ta mère d'ailleurs.

 

- Nah j'prends pas d'potions, surtout avant les matchs. Ils peuvent considérer ça comme du dopage. D'la drogue quoi. Tu d'vrais ptet d'mander à Brooks ou à Pope ? Ils sauront t'dire c'que ça fait.

 

Tandis qu'elle parle de tes potes, tu jettes un regard derrière toi, pour constater qu'effectivement, ils ont disparu. Tu hausses les épaules, pas franchement plus perturbé que ça, avant de reporter toute ton attention sur Anya. C'est la première fois qu'elle t'adresse autant la parole. Peut-être même la première fois que tu la vois autant parler avec qui que ce soit. Sûrement que c'est vraiment la merde pour elle pour que la meuf daigne s'adresser à quelqu'un d'autre. 

 

- C'pas grave, j'vois d'jà assez leurs gueules toute la journée.

 

C'est dit d'un ton léger, avec un sourire arrogant sur les lèvres. Mais tu reprends vite ton sérieux. Parce que la méta, c'est quand même un sujet important. T'en as suffisamment pris dans la gueule à cause de ça pour pas juste tourner ton dos à quelqu'un qui vit la même merde.

 

- Quand tu dis qu'tu maîtrises... Genre t'maîtrises les changements ? Ou juste t'maîtrises l'fait d'rien changer ? Parce que j'te jure que juste faire comme si t'étais normale, ça marche pas. 'Fin pas longtemps quoi. Faut qu't'apprennes à changer tout comme tu veux. Sinon... ça finit par s'barrer en couilles. Pis c'pas d'la faiblesse. C'juste qu'on est spéciaux. 'Fin moi en tous cas j'suis carrément au d'ssus des autres clampins, j'sais pas pour toi, t'ajoutes d'un air de défi.

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Spike Ryder

Joueur de Quidditch Professionnel 16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Cachots de Poudlard, Mardi 10 Octobre 2124

Tu hausses un sourcil quand Flynn indique clairement qu'il en a quelque chose à foutre de Hollowbane et de son insigne tout beau tout brillant. Le gosse est vraiment trop gentil pour son propre bien. Tu pousses un soupir, emprunt d'une certaine lassitude, n'ayant aucune envie de lui faire une fois de plus un cours complet sur la sélection naturelle. Peut-être que tu ferais mieux de te faire à l'idée qu'il ne parviendra jamais à se montrer réellement égoïste. Par chance, tu peux l'être pour vous deux. 

 

- Va pour la salle des trophées pour l'instant. T'as raison, on y sera au calme.

 

T'as pas tellement envie de te faire choper toi non plus. Et c'est pas pour protéger Hollowbane, c'est juste parce que t'aimes bien traîner les couloirs du château la nuit. C'est comme si vous possédiez les lieux. Rien à voir avec toute l'agitation qui y règne en journée. Alors vous voilà à remonter les escaliers des cachots pour atterrir dans le grand hall du château, avant d'emprunter toujours plus d'escaliers. 

 

Evidemment, t'as pas hésité une seule seconde avant de lancer un Lumos. La pointe de ta baguette s'allume aussitôt d'une lueur tranquille, suffisante pour vous éclairer, qui réveille cependant parfois quelques tableaux sur votre chemin, qui se mettent à râler légèrement. Tu grimpes alors les marches, pour te diriger vers la salle des trophées qui reste ouverte, à n'importe quelle heure. Dès que tu refermes la porte derrière Flynn, tu ne peux pas t'empêcher de regarder autour de toi avec une certaine envie.

 

- J'aurais l'mien d'trophée ici avant d'partir, t'peux en être sûr.

 

C'est un truc que t'arrives pas à t'ôter de la tête. Laisser ta trace. Faut que tu brilles, plus fort que les autres. Pas moyen que tu finisses comme tes parents. Toi, tout le monde te regardera avec admiration. C'est déjà un peu le cas grâce au Quidditch. Vachement le cas, en fait. Mais c'est pas suffisant pour toi.

 

- Mais nah, j'ai pas d'autre idée pour ce soir. On est pas obligé d'toujours faire quelque chose de fou, t'sais. D'toute façon si on veut que l'plan marche pour Crescent faut qu'on s'fasse petits, que personne pense à un coup d'notre part.

 

Tu te balades entre les vitrines, observant les médailles et autres coupes aux noms exposés depuis de nombreuses années. 

 

- Tu sais de qui t'vas prendre l'apparence pour rentrer chez les Gryffondors ?

 

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Spike Ryder

Joueur de Quidditch Professionnel 16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Dans la salle d'Études des Moldus, Jeudi 19 Octobre 2124

Tu regardes autour de toi d'un air détaché, sans laisser paraître quoi que ce soit, alors même que toutes les erreurs de ta camarade te sautent aux yeux comme le ferait un troll au milieu de la Grande Salle. Et elle ose dire qu'elle est pas trop mal. Franchement, tu vois pas quel prof digne de ce nom donnerait la moyenne à un truc pareil. Tu t'appuies contre la table de la cuisine, reportant toute ton attention sur Alison, les yeux rivés sur la bouche dont elle mordille la lèvre. Ouais, Alison Carter fera parfaitement l'affaire.

 

- Les cours ? J'ai pas b'soin d'aide pour les cours, j'm'en sors pas si mal t'sais.

 

T'as toujours ce sourire emprunt d'arrogance accroché sur ta gueule. Faut dire que tu parviens à maintenir une moyenne correcte, pour le Quidditch justement. On t'a vite fait comprendre que ta place dans l'équipe de Serpentard dépendait de ta moyenne, les activités extrascolaires étant réservées à ceux qui n'avaient pas besoin de cours de soutien. Alors tu fais ce qui doit être fait. Et maintenant que t'es chez les Catapultes, tu pourrais tout aussi bien quitter Poudlard pour ne plus que t'occuper de ta carrière. Mais tu sais que le Quidditch, ça peut pas durer indéfiniment. Une blessure grave et c'est fini. Dans tous les cas, il est rare de trouver des joueurs ayant plus de trente-cinq ans. Et t'as bien l'intention d'avoir un plan B une fois que tu seras trop vieux pour rivaliser sur le terrain.

 

Mais t'as pas l'intention de la laisser s'en tirer à si bon compte pour autant. Tu fais mine de réfléchir à ton tour, désignant l'ensemble de l'appartement factice d'un geste circulaire de la tête, les bras toujours croisés sur ta poitrine comme si t'étais ici chez toi - comme partout en fait.

 

- Mais crois-moi, si toi t'veux une bonne note avec ça, t'vas d'voir modifier pas mal de trucs. 

 

Tu la désignes à présent elle, d'un signe du menton, le sourire plus large encore, peut-être un peu trop confiant.

 

- Paraît qu'tu sais faire plaisir à un mec, c'vrai ? Si tu m'suces j'te fais l'appart' de tes rêves. Tu suces bien l'autre immigré, pas vrai ?

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Si seulement il suffisait d'une promesse pour éviter tout problème d'addiction, le monde serait bien plus merveilleux. Mais Brooks n'avait nullement l'intention d'insister sur ce côté-là. Après tout, à quoi bon ? Il avait informé la petite Carter des dangers, et elle semblait trop jeune pour en comprendre tous les tenants et les aboutissants. Sans doute comprendrait-elle plus tard. Il espérait cependant qu'elle ne comprendrait pas trop tard. Elle ne serait cependant ni la première, ni la dernière à se laisser avoir par les effets apaisants du philtre de paix. Si on lui demandait réellement son avis, Brooks dirait que c'était tout à fait le genre de potion qui n'était pas classée suffisamment haute dans l'échelle de la dangerosité. 

 

Il devait cependant bien admettre que la vision de secrets selon Charlie Carter était bien plus adulte que sa vision de tout le reste. La majorité des gens pensaient en effet qu'ils se protégeaient et protégeaient les leurs avec leurs secrets et leurs mensonges. Il n'y avait cependant là que de la poudre qu'ils se jetaient eux-mêmes au visage. Mais comment expliquer cela à une enfant ? Il se contenta de soupirer avec un léger sourire, emprunt d'une forme de tristesse.

 

- C'est votre père qui devrait vous protéger, Miss Carter, pas l'inverse, lâcha-t-il doucement, conscient cependant de dépasser des limites évidentes en donnant aussi ouvertement son avis sur la façon dont un parent devrait s'occuper de son enfant. 

 

Il se reprit cependant rapidement, tapant dans ses mains trois fois d'affilée, faisant ainsi apparaître un petit elfe affublé d'un bonnet de nuit, de bottes en caoutchouc jaunes, et d'une robe blanche à petites fleurs. 

 

- Monsieur Daryl a appelé Tizzy ? couina le petit elfe, visiblement très fier d'être là.

 

- Oui, Tizzy, peux-tu amener cette potion à Miss McBride s'il te plaît ? Précise-lui que c'est pour Miss Charlie Carter et qu'elle viendra la prendre ce soir à l'infirmerie, et restera y dormir. 

 

- Bien sûr, Monsieur Daryl. Tizzy s'en occupe. C'est tout ce que Tizzy peut faire pour Monsieur Daryl ?

 

- Oui, ce sera tout, merci beaucoup, répondit Brooks tandis que le petit elfe s'inclinait déjà pour disparaître en un claquement de doigts. Il adore les robes, ajouta-t-il avec un clin d'oeil amusé en direction de Charlie. Il n'avait cependant jamais eu le coeur d'expliquer à la créature que lesdites robes étaient davantage pour les femelles. 

 

Il reprit cependant rapidement son sérieux, allant s'installer derrière son bureau tandis qu'il faisait signe à la jeune fille de s'installer en face de lui. Un parchemin était déjà sorti, ainsi que sa plume autoencrante.

 

- Je suis obligé d'en parler à votre soeur, Miss Carter. Elle doit tout savoir vous concernant, et je veux être certain qu'elle soit consciente des risques auxquels elle vous expose en vous donnant cette potion sur une période aussi étendue. Et qui sait, peut-être vous donnera-t-elle l'autorisation de vous ouvrir un peu plus concernant votre père afin de vous permettre d'avancer sans philtre de paix, ajouta-t-il d'un ton léger. 

 

 

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

Brooks ne se formalisait plus depuis longtemps des familiarités que se permettaient Jimmy Stone. Le gamin était complètement paumé, et tant qu'il restait respectueux, Daryl avait bien d'autre fléreurs à fouetter que d'essayer de lui inculquer quelques bonnes manières. Et tandis qu'il voit les dernières miettes au fond du paquet de tabac, qui n'ont rien à voir avec du tabac, il les fait disparaître d'un geste nonchalant du poignet, hochant la tête de haut en bas pour approuver les dires de l'adolescents.

 

- Mais oui, j'comprends bien Jimmy, trois fois rien. Là, t'as vraiment plus rien, c'est pas plus mal, hein ? lui demanda-t-il en posant une lourde main sur son épaule. De loin, on pourrait croire à deux amis. Mais la pression qu'il mettait sur l'épaule du gamin indiquait clairement qu'il ferait mieux d'arrêter de se foutre de sa gueule pour les prochaines secondes au risque d'atteindre les limites de sa patience. 

 

Et tandis que l'adolescent essayait de se défaire de la situation, Brooks l'écoutait à peine. Il avait l'habitude de ses excuses qui n'en étaient pas vraiment, de ses explications qui n'expliquaient rien, et de sa vision du monde rendue toute rose à cause des plantes qui lui embrumaient les neurones. Il se contenta de serrer un peu plus son épaule, un grand sourire sur le visage, tandis qu'il le laissait récupérer sa lettre.

 

- Tu vas quand même pas me lâcher comme ça, Jimmy ? On s'entend bien, tous les deux, pas vrai ? Hein, mon pote ? il dit en le secouant légèrement, un immense sourire aux lèvres, avant de le relâcher pour lui donner une bonne tape dans le dos.

 

Ce fut alors qu'il se mit en route pour le château, faisant léviter ses plantes derrière lui. Et, sachant pertinemment que s'il ne lui disait pas clairement l'autre ne le suivrait pas, il ajouta, d'un ton bien plus sérieux :

 

- Allez, bouge-toi, tu viens avec moi. C'est pas une retenue, t'inquiète pas. On va juste passer du temps éducatif et de qualité ensemble, entre personnes qui s'apprécient.

 

Et dès qu'il fut certain que l'adolescent lui emboîtait le pas, il se mit à siffloter comme si de rien n'était, tout en regagnant le château et ses chers cachots. 

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Ambrose Rosendale

Préfet de Poufsouffle 15 ans Hybride Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Le tournoi des Trois Sorciers. Voilà quelque chose qui intéressait Ambrose. Le meilleur moyen pour prouver à tout le monde qu'il était bien plus qu'une jolie gueule. Evidemment, il ne pourrait jamais se départir de ce fichu charme qui lui pourrissait la vie. Il était dans son sang, et était bien incapable de le maîtriser. Mais il pouvait devenir un bon sorcier. Et un mec bien. Voilà ce qu'il voulait être aux yeux des autres. Quelqu'un de reconnu pour ses qualités réelles, et non pas juste pour une beauté qu'il n'avait pas réellement méritée. 

 

Evidemment, il n'était pas le seul de son groupe d'amis à vouloir participer. Et s'ils étaient tous bien au courant qu'il n'y aurait qu'un participant, ça ne les empêcherait pas de se soutenir mutuellement dans toute la préparation que cela demandait. Il était donc arrivé en ce samedi avec Gus et Sam, bien déterminés à prouver à tous que les Poufsouffles avaient tout à fait leur place dans ce tournois. 

 

- Bonjour M'sieur Pope ! Salut tout l'monde, salua-t-il poliment ses camarades déjà présents avec un sourire. 

 

Sans perdre de temps, il alla s'appuyer contre l'un des pupitres repoussé contre le mur, avec ses deux compères de toujours. Sa baguette tournait déjà entre ses doigts, comme s'il n'avait qu'une hâte : l'utiliser. La métamorphose, sans être sa matière préférée, restait un art dans lequel il se débrouillait plutôt bien, d'autant plus que les cours de Pope avaient toujours su éveiller sa curiosité et sa volonté de bien faire. 

 

La concurrence pour le tournois serait rude. Il suffisait de voir les élèves qui étaient déjà présents dans la salle pour savoir que le titre de champion de Poudlard ne serait pas facile à obtenir. Mais il était bien déterminé.

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Nikolaï Polyanski

14 ans Sang-Pur Russe Notoriété

Gryffondor
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Au fond du couloir du troisième étage, à droite après la salle d'Histoire de la Magie, Lundi 18 Septembre 2124

Décidément, Nikolaï ne comprenait pas pourquoi les enfants ne pouvaient pas aller à la guerre. Il était un soldat. Il avait été formé toute sa vie durant pour être le meilleur, pour servir sa patrie sur le terrain, et voilà qu'il n'avait plus le droit de le faire pour le moment, mais qu'il pourrait y retourner par la suite s'il le désirait. La guerre n'était pourtant pas une question de désir, mais bien d'honneur. Et il n'en voyait aucun à rester dans une école à attendre que les années passent tandis que les siens continuaient de se battre sans lui. D'autant plus qu'il n'était pas sûr de devenir un jour adulte. Peut-être mourrait-il ici, sans la moindre possibilité d'être ce qu'il était né pour être. 

 

Aussi ne répondit-il rien aux explications plus que bancales qui lui étaient offertes. Il n'en aurait pas d'autres, ne comprendrait de toute manière jamais ce qu'il en était réellement, lui qui avait été élevé en tant que soldat. Il ne lui restait plus qu'à obéir, en espérant ne pas mourir avant d'avoir pu retourner sur le champ de bataille. Il acquiesça donc à l'ordre qui lui était donné, se levant pour ôter sa robe de sorcier qu'il déposa soigneusement sur le dossier de la chaise qu'il occupait précédemment.

 

Bientôt, le pull de l'uniforme, la cravate, ainsi que la chemise rejoignirent la robe, laissant l'adolescent torse nu, dévoilant ainsi des muscles bien plus développés que chez d'autres garçons de son âge, mais surtout le sceau qui maintenait enfermé en lui la puissance ultime qui avait tant de valeur auprès des siens. Des cercles concentriques recouvraient son sternum, ainsi que son dos, chacun recouverts de runes légèrement luminescentes. Il se dégageait du tatouage une lumière bleutées et quelques vacillements de l'encre magique utilisée. Quatre chaînes tatouées rejoignaient une partie du sceau à l'autre, passant sur ses épaules et ses côtes. 

 

- Vous devoir resserrer le sceau ? demanda-t-il d'un ton impassible.

 

Et bien qu'il ne laissait toujours rien paraître, il savait la douleur incommensurable que cela lui procurerait si elle jugeait nécessaire de le resserrer. C'était comme si on le compressait de l'intérieur. Le prédécesseur de Miss Dennison le faisait chaque jour. Et chaque jour, c'était comme si les chaînes se serraient davantage autour de sa cage thoracique. 

 

 

 

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Nikolaï Polyanski

14 ans Sang-Pur Russe Notoriété

Gryffondor
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Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

En jetant un regard en coin à Basil Banks, Nikolaï put constater que son camarade avait immédiatement appliqué ses conseils. Il n'avait certes pas l'air aussi assuré que le russe, mais il avait le mérite de marcher la tête haute sans donner l'impression de pouvoir disparaître dans un mur à chaque seconde. Sans doute qu'en quelques mois de l'entraînement intensif que Nikolaï avait subi depuis sa plus tendre enfance Basil pourrait-il à son tour devenir un homme. Mais serait-il seulement capable de supporter un tel entraînement ? Rien n'était moins sûr. Il était cependant évident que l'esprit et le corps des anglais pouvaient être renforcés, comme ceux des russes. Il fallait simplement un peu plus de temps pour parvenir à un résultat équivalent de par la faiblesse naturelle du peuple.

 

Voilà pourquoi Nikolaï ne jugeait pas Basil : il n'était que le fruit du laxisme et de la faiblesse de son pays. Il n'était en rien fautif d'être une victime. Et lorsqu'ils arrivèrent enfin dans les cachots, les choses se corsèrent pour le petit Gryffondor qui n'en menait pas large face aux trois serpentards bien décidés de continuer à l'intimider. Nikolaï ne dit rien. Il resta en retrait, observant Basil essayer tant bien que mal de leur tenir tête alors même qu'il n'était pas convaincu de pouvoir le faire. Si Basil ne croyait pas en lui, comment pouvait-il attendre des autres qu'il en fut autrement ? Poussant un soupir, Nikolaï écarta son camarade d'un geste autoritaire afin de prendre sa place face au trio de serpentards.

 

- Vous aller voir ailleurs. 

 

La voix du russe était calme, posée. Son regard ne cillait pas tandis qu'il observait les trois garçons avec la même impassibilité qu'il avait toujours.

 

- Et sinon quoi ?

- Sinon moi crever les yeux, répondit-il avec le même calme olympien.

 

Et les trois se regardèrent, comme pour se demander si c'était là une blague ou non. Et puisque Nikolaï n'était pas connu pour son sens de l'humour exceptionnel, ils durent en conclure qu'il valait mieux ne pas tenter le diable. Ils reculèrent donc, non sans menacer une dernière fois Basil.

 

- On s'retrouve plus tard, Basilic !

 

Comme si cela pouvait leur donner un peu plus de crédibilité. Nikolaï poussa un soupir, tout en secouant la tête de gauche à droite.

 

- Toi devoir croire ce que tu dis. Sinon pas marcher. 

 

Peut-être qu'il ferait mieux d'apprendre à se battre, finalement. Parler n'avait pas l'air d'être son point fort.

 

 

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

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Bureau de Daryl Brooks, Vendredi 06 Octobre 2124

Brooks avait l'habitude que ses élèves ne soient pas très ponctuels. Mais qu'il en aille de même avec les familles qu'il convoquait, voilà qui ne le mettait guère de bonne humeur. Il n'attendait évidemment pas la venue de Freya Carter sans ne rien faire, mais il détestait l'idée de s'interrompre au milieu de la correction d'une copie. Voilà pourquoi lorsque Freya Carter toqua enfin à sa porte, il se contenta de l'ouvrir d'un geste du poignet sans quitter son bureau, la pointe de sa plume grattant toujours le commentaire assassin qu'il était en train d'y annoter.

 

- Entrez, je vous prie. Bonjour Miss Carter. Deux petites minutes et je suis à vous, annonça-t-il sans relever les yeux de ce qu'il notait.

 

Bientôt, le commentaire fut suivi de la note flamboyante de D, entourée d'un cercle vif, avant qu'il ne dépose le parchemin désolant sur la pile de ses corrections. Il se leva alors pour se pencher en avant, tendre une main volontaire à la jeune femme pour la lui serrer, accompagnant le tout d'un léger sourire avant de lui désigner le fauteuil en face de son bureau afin qu'elle puisse s'y asseoir.

 

Il avait longuement songer à la manière d'aborder le sujet avec la soeur aînée de Charlie Carter. Il n'était pourtant jamais parvenu à une façon agréable de dire ce qu'il avait à dire. Il avait donc décidé d'opter pour une clarté exemplaire, aussi crue puisse-t-elle paraître, afin d'être certain d'être sur la même longueur d'onde : le bien-être de Charlie.

 

- Je vous ai demandé de venir afin de discuter de votre soeur, Charlie. J'ai cru comprendre que vous vous occupiez d'elle d'avantage que votre père, aussi ai-je préféré m'adresser à vous directement. Charlie prend des philtres de paix régulièrement pour l'aider à dormir, vous êtes apparemment au courant ? demanda-t-il sans plus ample préambule.

 

Puisqu'elle était celle qui fournissait sa petite soeur, elle ne pouvait qu'être au courant. A moins que ladite petite soeur n'ait menti, auquel cas le problème serait plus important encore que ce qu'il pensait à la base.

 

- Ces philtres sont hautement addictifs. Leurs effets sur une personne aussi jeune que votre soeur peuvent être dévastateurs. 

 

Les mots étaient lâchés, et son regard perçant scrutait la jeune femme en face de lui avec une attention toute particulière. Celle-là même qu'il avait lorsqu'il faisait encore partie des forces de l'ordre du Ministère et qu'il devait interroger un suspect. Il y avait des habitudes dont il était très difficile de se défaire.

 

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Daryl Brooks

Direction de Gryffondor 38 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

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Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

Il est pas si con, le gosse. La preuve, il avait vite compris qu'il n'avait pas d'autre choix que de suivre Daryl et qu'obéir était pour lui la meilleure des solutions. Comme quoi, il y avait sans doute quelque chose à en tirer, pour peu de parvenir à dégager deux neurones épargnés par la beuh qu'il s'enfile à longueur de journée. Il en avait vu beaucoup, des gamins du genre. Pas méchants, qui se laissent juste aller parce que c'est plus facile. Le problème, c'est qu'ils restent jamais aux trucs doux. Ils finissent toujours par s'envoyer pire. Puis encore pire. Puis ça finissait mal. Soit parce qu'ils devaient de l'argent aux mauvaises personnes, soient parce qu'ils étaient eux-mêmes devenus de mauvaises personnes pour continuer à subvenir à leur dépendance. Une fois dans son bureau, Brooks écarta ses bras pour englober toutes les étagères qui l'entourent.

 

- Et maintenant... Tu vas faire l'inventaire, Jimmy. T'es content, hein ?

 

Il souriait, de cet air toujours faussement enjoué. Et alors qu'il chopait Jimmy par les épaules pour le faire se lever et le mener devant la première étagère qu'il aurait le bonheur ultime de trier, il agita la main au-dessus du gamin pour lancer un finite titilus, ôtant donc toute trace de substances illicites de son système, Jimmy Stone ressemblait désormais à n'importe quel adolescent : blasé, mais clean. Satisfait du résultat, il tendit alors la paume de sa main ouverte devant le garçon.

 

- T'auras pas besoin de ta baguette pour faire ça, annonça-t-il tranquillement en attendant que son élève lui remette son bout de bois. Si des étiquettes sont décollées ou abîmées, tu les refais correctement. Et tu me ranges tout ça par ordre alphabétique au passage.

 

Il s'éloigna, le temps de récupérer un énorme grimoire poussiéreux, couvert de l'écriture fine et soignée de Brooks. 

 

- Tu notes là-dedans les quantités. Et si l'idée te vient de me chourrer un truc je te jure qu'on passera encore plus de temps ensemble toi et moi. C'est compris, Jimmy ?

 

Brooks n'était pas un grand fan des punitions. Mais il savait aussi qu'elles étaient nécessaires pour poser un cadre à tous ces adolescents. Et si Jimmy n'avait rien d'un méchant, il était tout de même de son devoir d'essayer de le coller dans le droit chemin. Et de l'empêcher de fumer à longueur de journée jusqu'à se griller les neurones. L'occuper était un bon moyen de le tenir éloigné de ses mauvaises habitudes.

 

Et comme Daryl n'avait pas l'intention de le laisser faire cet inventaire pendant cinq heures, il s'attaque à une autre étagère, montrant lui-même l'exemple de ce qu'il attendait à Jimmy.