Femme
17 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Ali, Alouette, Lili
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 03/02/2026 à 09:23
Debout au milieu de la salle d'étude, Alison fixe l'ouverture de porte qui vient d'avaler Ferguson. Il a disparu aussi rapidement que le cookie après l'avoir ramolli dans le chocolat chaud. D'ailleurs, une vague odeur de gâteau et de lait flotte autour d'elle, et lui rappelle qu'elle pourrait facilement glisser jusqu'aux cuisines pour reprendre du sticky toffee pudding, s'enfermer derrière une tapisserie du troisième étage avec les balais d'Horace, et tout manger en oubliant le reste du monde.
Elle pourrait. Mais ça fait déjà 9 jours qu'elle tient depuis la précédente crise.
Ses pensées voguent, du moelleux au caramel vers l'attitude étrange de Gus, vers les résultats de leur devoir, et enfin vers le tournoi. Elle n'a pas envie de penser à ça. La bouffe l'aiderait. La bouffe l'aide toujours, au début - manger, c'est oublier ; c'est consommer une émotion trop difficile à regarder en face. Sauf qu'après, elle a honte, elle regrette, elle le sait très bien.
Toujours droite, l'adolescente phase. Dans une semaine, ce sera la veille de la première épreuve. Elle est loin de se sentir prête, peut-on seulement se sentir prêt au Tournoi ? En voyant Enzo et les Français se pavaner au milieu du chateau, elle jurerait qu'elle a pris la place de quelqu'un d'autre. De Spike ? Est-ce qu'elle va se ridiculiser devant l'école entière ? L'étudiante soupire lourdement et retombe, assise sur une chaise. Ne pas manger, c'est affronter ses émotions. Elle ressort son planning de préparation et le parcourt encore d'un regard accablé.
Il est largement rempli depuis sa discussion houleuse avec le poursuiveur des Catapultes. Ici et là, on peut voir des annotations rajoutées, des mots supposés lui rappeler de relire tel ou tel chapitre de livre, des révisions à n'en plus finir, des heures de sport, et zéro minute pour souffler.
Elle soufflera après vous savez.
Au moins de juin sûrement.
Message publié le 02/02/2026 à 17:25
Les mots de Spike résonnent, choisis pour blesser Alison, visant tour à tour chacune de ses plaies, certaines encore béantes. Elle n'est la princesse de personne, encore moins de son père. Ses affaires à l'épaule, elle reste un instant bête face au comportement du Serpentard qu'elle connaît depuis la première année. Son regard durcit, même lorsqu'il évoque son petit frère, comme si ça lui donnait le droit d'être un gros con que d'avoir une raison louable de le faire !
— Ferme-la Spike parc'que t'es pas l'seul ici à avoir des problèmes. J't'explique, dit-elle en retenant à peine sa voix d'être dure, tant il l'a poussée dans ses retranchements. L'index levé, Alison fixe le Serpentard avec dédain à son tour. Vas t'faire foutre si j'suis réduite à ça pour toi ! Moi j'aurais jamais craché sur ta gueule, ça t'rend crétin la célébrité j'te jure ! Son visage se déforme en une rapide moue de dégoût à cause du manque de respect qu'il lui inflige, amer. Ça peut la rendre méchante, elle le sait, et détourne les yeux une seconde mais cède vite à l'impulsion de colère en le dardant à nouveau d'un regard froid. C'est pas l'tournoi des cas sociaux d'Poudlard en fait. C'est pas un concours de qui a la vie la plus pourrie ! Et tu crois qu'en crevant tu vas l'aider ton frère p't'être ?! rétorque-t-elle en continuant de jauger Spike de haut en bas.
Certes, y'avait de bien meilleures façons d'aborder le sujet de la situation familiale des Ryder, sauf qu'il a décidé de foutre ça au milieu du tapis précisément aujourd'hui, au pire moment. T'es là pour lui justement ! Et dans trois semaines t'as la majorité sorcière, putain, toi t'vas focaliser sur l'tournoi c'est ça ?! J'ai gâché ta vie ? C'est c'que tu veux qu'je pense ?! Ses pensées vrillent, moins construites qu'elle ne le voudrait, gouvernées par ses propres démons, son cœur battant, et des rancunes beaucoup plus vieilles que sa relation avec le poursuiveur des Catapultes de Caerphilly.
Message publié le 02/02/2026 à 15:54
Malheureusement, elle n'y met pas la bonne intonation à cause de l'air qui lui manque, incapable de moduler sa voix comme d'habitude. Elle s'en rend vite compte car la baguette ne produit aucune aspiration.
— Merde, souffle faiblement Alison, la gorge serrée, le teint blanc. Le plus frustrant, c'est que la sorcière connaît bien cette formule, ce geste (et qu'elle l'utilise à Pré-Au-Lard, alors même qu'elle n'en a, en principe, pas encore l'autorisation) Alors, la sorcière essayer de garder son sang froid et pose sa main contre son nez et sa bouche pour tenter de retarder la brume qui cherche à y entrer par tous les moyens.
Protégée derrière son masque de fortune, elle essaye de prendre une bouffée aussi longue que possible et se prépare à reproduire le sortilège avec plus de nuance. Trois, deux, un, Alison pointe correctement la colonne de fumée enroulée à son buste, et se concentre à ignorer le brouillard étouffant. Aspirum, retente-t-elle en sortant tout l'air disponible dans ses poumons en espérant que ça fonctionne cette fois.
Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du dé.
Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !
- Sortilège
- Sortilège d'Aspiration
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 15
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 3
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Autres résultats possibles
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Message publié le 01/02/2026 à 23:04
L'évidence frappe Alison lorsque la brume commence à lui donner des vertiges. Il n'y a rien autour, pas de détraqueur ; seulement cette fumée qui essaye de l'étrangler. Elle inspire longuement, la tête levée vers le ciel où les tribunes silencieuses sont cachées derrière le brouillard.
L'oxygène peine à gonfler ses poumons, mais suffit à la cadette pour brandir Lilly Lovedoll sur son buste et tracer le dessin d'un sortilège qu'elle connaît bien ; celui qu'on utilise dans un foyer sorcier envahit de farine, de fumée de chaudron, de mauvaises odeurs, ou dans un jardin plein de pollen, ou lorsqu'on veut dégonfler des ballons.
— Aspirum, articule-t-elle le plus fort possible en espérant que l'intensité du charme soit suffisante pour lui permettre d'aspirer toute la brume autour d'elle.
Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du dé.
Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !
- Sortilège
- Sortilège d'Aspiration
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 2
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 10
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Autres résultats possibles
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Message publié le 01/02/2026 à 21:13
Le régime éternel d'Alison nourrit chez elle l'obsession de voir les gens s'empiffrer. L'année dernière, elle s'est découverte incapable de manger en même temps que Sasha sans discrètement l'observer ingurgiter des quantités astronomiques de viandes et de purées et de tartes, à chaque repas. Ce soir, les lèvres entrouvertes, elle fixe la manière dont Ferguson plonge avec gourmandise un cookie entier dans son chocolat chaud avant de le mâcher à peine pour l'avaler goulûment. Elle ressent presque la pâte molle et sucrée coller contre son palais, ferme la bouche par mimétisme, et se réveille enfin, réalisant qu'il vient d'avouer qu'il est toujours puceau, à l'aube de sa majorité. Ok. Est-ce que ça le fait chier ? Ça n'en a pas l'air en tout cas.
Gus - 6/10
Toujours puceau
Il serait un 7 s'il était moins lourd, honnêtement. La cadette Carter cille et décale l'air de rien son sac sur la table de manière à ne plus voir l'assiette de maudits cookies. La question du brun lui provoque un sourire, sans qu'on ne puisse vraiment dire s'il est moqueur ou surpris.
— Avant ou après qu'tu frappes le mur à 2 centimètres d'ma tête ? demande-t-elle alors, consciente d'être allée un peu trop loin, puisqu'elle pince immédiatement ses lèvres dans une moue contrite. Déso hein mais j'y r'pense souvent. Ça doit être tes émotions non maîtrisées. Tout comme il a clamé qu'elle n'était pas le centre du monde, pile le lendemain du mardi où Spike l'avait déjà fustigée, et qu'elle se sentait vulnérable, seule, en pleine crise face à son plat de pudding au chocolat. C'était y'a 10 jours seulement ; le souvenir surgit encore parfois.
Parfaitement lucide sur ses humeurs changeantes du moment, la rouquine soupire et quitte sa chaise dans un grincement sonore. J'vais y'aller sinon j'vais dire d'la merde. Et le couvre-feu approche. Elle jette un long regard au Poufsouffle, hésitant à répondre réellement à sa question.
Elle saurait pas dire s'il a rendu sa soirée meilleure,
mais il a rendu sa soirée moins morne.
Alors l'Écossaise range sa chaise et enfile sa cape chaude en soufflant. P't'être que ouais, j'ai eu envie de recommencer. De savoir c'que ça donnerait, s'il donnait autant de peu-importe-ce-qu'il-a-donné au reste, qu'à l'embrasser. Elle met sa capuche de sweat, et l'autre capuche par au-dessus, puis arrange rapidement sa frange. Le goût de l'expérimentation, tout ça. Mais bon, on dirait qu'ça s'est passé dans une autre vie en vrai. Une vie où Gus n'était plus vraiment Gus, ou du moins, pas celui qu'elle croise au quotidien. Alors j'sais pas. Elle hausse les épaules, fatiguée.
Message publié le 31/01/2026 à 08:39
Très attentive à la réponse de Ferguson, l'adolescente ne cille pas devant son regard scrutateur, au contraire, elle attend de savoir ce qu'il va dire pour justifier qu'au dernier moment, il ait abandonné l'idée de coucher avec elle en février dernier. À bien y réfléchir, c'était mieux comme ça, même si au final, ça l'avait vexée - idiote qu'elle est. Pleine de paradoxes, Alison n'aurait pas aimé non plus qu'il la consomme, sans jamais essayer de la revoir après, mais elle aurait sûrement aussi détesté qu'il veuille se lancer dans une romance à base de "princesse", et de sourires gras.
Bref, elle est compliquée, rien de nouveau jusqu'à maintenant.
L'aveu du Poufsouffle lui arrache une moue concernée, les lèvres entrouvertes et les yeux sérieux, elle l'écoute, consciente qu'il joue la carte de la sincérité. C'est mims, décide-t-elle alors d'un air entendu, ignorant la partie d'elle qui aurait pu se moquer délibérément de Gus.
Vulnérable dans son survêtement et sa culotte de règles, la Serpentard ne joue pas. Elle se rappelle d'ailleurs qu'en juillet, avec Sasha, c'est elle qui a flippé - qui n'était pas prête. T'as raison, faut pas s'forcer, ajoute-t-elle en reposant sa tasse sur la table pour attraper un cookie. En temps normal, sans le regard de Ferguson ni de personne d'autre, elle aurait trempé les gâteaux dans le chocolat chaud et aurait mangé toute l'assiette, au paradis pendant dix minutes de plénitude, jusqu'à s'en rendre malade et le regretter. Aujourd'hui, elle croque le biscuit sec en se demandant vaguement si elle sera capable de le garder à l'intérieur de son estomac, mais braque plutôt son attention vers le brun, et leur conversation intime.
— Et là, t'es toujours puceau ? demande Alison sans vergogne. Faut dire que ça reste un sujet crucial à Poudlard, que de savoir qui l'a déjà fait, qui ne l'a jamais fait, et qui le fait avec qui. À seize ans, bientôt dix-sept, elle aurait aimé avoir un peu plus d'expérience ; ça aurait pu devenir sa mission de l'automne. Sauf qu'à la place, elle s'est jetée corps et âme dans le Tournoi des Trois Sorciers.
La cadette Carter ramène sa jambe contre elle sur la chaise en terminant le cookie. C'est étrange et à la fois plaisant, de prendre cette parenthèse avec Ferguson. Elle se prête à son tour au jeu de la confidence. En tout cas, t'embrasses bien, si jamais tu te demandais. Fin, moi j'ai bien aimé comment tu m'as embrassé, annonce-t-elle, une fossette au milieu des mille tâches de rousseur constellant sa joue. C'était bourrin, mais un bourrin qu'a envie au moins. Elle conclue en riant de ses propres mots, la face un peu échaudée, l'esprit probablement soulagé d'avoir appris qu'il n'était pas dégoûté par elle.
Message publié le 30/01/2026 à 09:38
Comment pouvait-il savoir qu'elle a manqué le dîner ce soir ? La tête d'Alison s'était un peu penchée sur le côté, intriguée, mais la sorcière était restée silencieuse jusqu'à leur conversation à propos des abraxans de Beauxbâtons.
— Toi, pas les couilles ? avait-elle alors ricané en miroir à l'expression amusée du brun et ses conneries à propos du whisky. Ses yeux se sont arrêtés un court instant sur la pointe des oreilles rougies du Poufsouffle et l'Écossaise a souri. En vrai, j'ai d'jà vu des gros cons boire des bouteilles entières et t'nir un balai à peu près droit t'inquiètes, avait-elle déblatéré en parlant de son père, sans pourtant jamais le mentionner.
- -
À la lecture de l'interprétation du dernier parchemin - direction Nord-ouest, Alison écoute Gus avec attention. Ouais, Mercure. Caractère passionnel. Extrême. Dangereuse. Emportée par des émotions non maîtrisées. Elle croise le regard vexé du Poufsouffle et s'étonne qu'il prenne tant à cœur leur portrait. Ferguson n'est pas le genre de gars à chercher la page astro des magazines. T'y crois ? lui demande-t-elle, intéressée, pendant qu'elle complète leur feuille de notes sans se rendre compte du chocolat au bord de ses lèvres.
La question de Gus lui fait lever la tête. Mon utérus contracte toujours, s'tu veux savoir, et j'ai grave envie d'une douche hyper chaude, répond-elle, une fossette railleuse au milieu de la joue face à la réaction de Gus. Mais ouais, ça va mieux. La Serpentard rassemble ses affaires distraitement, puis s'interrompt, l'œil vissé sur son voisin au comportement étrange. De la 1ère à la 4ème, elle le considérait comme un perturbateur ; parfois drôle, sauf que trop lourd pour que ça devienne pas juste chiant au bout d'un moment. En fin de 4ème année, début de 5ème année, il est devenu carrément pervers, jusqu'à leur rendez-vous improvisé de la Saint Valentin. Depuis cette soirée, la cadette Carter a le sentiment qu'une facette du batteur lui échappe, sans qu'elle n'ait jamais vraiment creusé, par manque d'intérêt, de temps, ou à cause du caractère de Ferguson lui-même.
Aujourd'hui, elle recule sa chaise, prend sa tasse de chocolat entre les mains, et avant d'en boire une gorgée, elle laisse l'ambiance confidentielle de leur soirée la guider. J'me demandais. Pourquoi t'as pas essayé de coucher avec moi à la Saint Valentin ?
Message publié le 29/01/2026 à 17:15
Mais rapidement, Alison doit se rendre à l'évidence ; la brume commence à l'asphyxier. L'air lui manque tandis que les volutes continuent d'envelopper sa taille, son buste, et de progresser vers sa gorge. Essoufflée, elle s'arrête, dégoûtée d'être encore une fois freinée par un obstacle.
" trois créatures " avait dit le directeur Woodcraft pendant son briefing.
Est-ce qu'elle devra se débarrasser d'une ultime créature après ce brouillard ? Putain.
Plantée en plein milieu du chemin, la sorcière doit réfléchir en priorité à s'en débarrasser avant de poursuivre sa route. Il faut qu'elle comprenne la nature des lianes de fumée. Son regard inquiet balaye le contour des monolithes à la recherche d'une silhouette encapuchonnée. Si c'est encore un détraqueur, autant le repérer tout de suite.
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Alison Carter a lancé les dés !
- Résultat
- 1
- Jets :
- [1]
Message publié le 28/01/2026 à 09:07
Fatiguée, elle a rabattu la capuche beige de son sweat duveteux autour de son visage et n'a pas bougé pendant de longues minutes, la tête entre ses bras, les pensées voguant de constellations en chiffres en étranges chevauchées de créatures oniriques. Pendant son sommeil, le feu a continué de crépiter paisiblement. Alison s'est retrouvée à dos d'Abraxan aux côtés de Ferguson, à la recherche d'une lune, vite transformée en liquide argenté qui leur a coulé le long des doigts. À son réveil brutal, elle a eu l'impression d'avoir eu un accident de règles, mais c'était juste un mauvais tour de son esprit.
Depuis le couloir, un bruit d'enjambées pressées s'intensifie.
Vaseuse, l'Écossaise essuie le coin de ses lèvres. Elle réprime un frisson de froid, et regarde l'entrée fracassante du Poufsouffle avec curiosité. Nan j'ai dormi, rétorque-t-elle d'une voix brumeuse à sa question, tout en se frottant le visage pour se réveiller et ôter les traces de tissu sur ses joues. L'odeur du chocolat chaud et des biscuits chatouille son nez couvert de tâches rousses. Merci, ajoute la sorcière face au plateau largement garni. J'vois qu'tu t'es laissé tenté aussi. Elle dépose une tasse fumante devant chacun d'entre eux et se penche sur la sienne, reniflant à plein nez le parfum du lait et du chocolat fondu. C'était Babor, nan ? Y'a d'la cannelle, c'est l'seul qui met toujours d'la cannelle sans qu'on lui demande, commente Alison, visiblement coutumière des chocolats chauds préparés par les elfes aux alentours du couvre-feu. L'idée même d'être remplie de sucre semble étrangement l'adoucir. Et des cookies, carrément ? dit-elle en souriant à Gus, amusée de voir sa tête nébuleuse. Elle en croque un, et le mange presque de moitié, puis entièrement, en 10 secondes à peine.
— J'ai rêvé d'toi au fait. L'annonce est nonchalante pendant que la Serpentard se frotte les mains pour ôter les miettes de gâteau et saisir sa tasse sur laquelle elle souffle doucement. À cause du carrosse de Beauxbâtons, j'ai rêvé qu'on faisait de l'Abraxan. T'es allé les voir depuis qu'ils sont à côté du lac ? C'est pas des créatures qu'on peut observer tous les jours, alors Charlie et Alison s'en sont approchées quelques jours après leur arrivée. L'adolescente disparaît dans sa boisson chaude, le temps de deux ou trois gorgées prudentes. Elle repose la tasse en soupirant de bonheur. Putain. C'trop c'qu'il m'fallait là. Merci hein, répète-t-elle, parce qu'elle a sûrement oublié qu'elle l'avait déjà remercié avant. À cette heure-ci, elle n'a plus envie de se remettre au travail, les deux derniers parchemins de calculs ont l'air insurmontables.
Mais elle sait parfaitement que c'est de la force des convictions que dépend la réussite des gens, et tire à elle une feuille pour annoter des chiffres mollement. Petit à petit, les angles additionnés, soustraits, opposés et renversés donnent des numéros, et ces numéros, des mots. Le goût du renouveau et de l'expérimentation, enfin un truc positif ! se félicite Alison avant de replonger son nez à l'intérieur de la tasse de chocolat. Son doigt désigne le dernier nombre tandis qu'elle se lèche la bouche. Tu cherches celui-là ? On aura fini après.
Message publié le 28/01/2026 à 08:10
Alors que la volute de brume s'éparpille une seconde mais revient plus dense celle d'après, Alison pense au lierre agrippé à la pierre. Puis elle pense au filet du diable, et à sa mère, l'exploratrice Kate Carter, qui avait écrit un chapitre sur la meilleure façon de s'en dégager sans magie.
Ceux qui nous aiment ne nous quittent jamais vraiment,
peu importe la manière.
Ses lèvres se pincent lorsqu'elle regarde les lianes blanches en les superposant au souvenir d'une photo d'illustration sur laquelle Kate pointe du doigt une racine cramponnée à son mollet. Mais aujourd'hui, c'est juste du brouillard, alors la cadette décide d'avancer coûte que coûte vers ce qu'elle imagine être le centre de l'arène.
Dès lors qu'elle verra les trois reliques, elle pourra se détendre. La sorcière reprend donc sa route d'un pas à la fois rapide et prudent, en surveillant d'un œil la brume enroulée jusqu'à ses genoux, Lilly Lovedoll en protection devant elle.
Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du dé.
Alison Carter a lancé les dés !
- Résultat
- 3
- Jets :
- [3]
Message publié le 26/01/2026 à 13:32
L'exclamation de Ferguson arrache un sourire flatté du coin des lèvres d'Alison. Elle sait qu'il foutrait l'feu pour moins qu'ça, par simple envie de provoquer un bordel monstre, et d'être hilare face à la panique générale. Elle sait aussi qu'personne peut affirmer qu'elle va gagner avec autant de certitude, parce qu'ils savent pas ce qu'elle affrontera pendant la première épreuve, et qu'elle reste une apprentie sorcière en sixième année au-delà de ça. Mais quand même, la spontanéité du Poufsouffle a le mérite de lui faire imaginer qu'il est sincère, qu'il pense vraiment qu'elle va "tous les niquer". Ça suffit à motiver la cadette Carter jusqu'à ce que ses crampes au ventre ne soient trop fortes pour les ignorer.
Elle cille en direction des bonbons. Tu t'y connais en douleurs de règles ? demande-t-elle, un brin railleuse, n'empêche qu'elle accepte le paquet et l'ouvre sur deux côtés pour l’aplatir, façon petite coupelle improvisée. Il reste plus grand chose. Merci. J'veux vraiment finir ce soir, j'ai trop de trucs à faire après. L'adolescente lèche l'extrémité de son index et le presse contre les miettes de confiseries. Pendant qu'elle se suce le doigt, elle remarque la page ouverte du manuel de Gus et fait glisser sa chaise contre la sienne, afin de lire ce qu'il a trouvé. C'est quoi ? Ah, le Sud, bien. Alors, tendance à refuser la confiance, même aux proches. Paradoxe des attentes à la fois hautes et nuancées : le sujet n'estime pas mériter recevoir de récompense, mh, tu m'étonnes. La confiance d'Alison, ça se gagne durement maintenant. Cela-dit, j'vais pas cracher sur le trophée si j'l'ai hein. Elle jette un œil au batteur en se questionnant à propos de sa capacité à lui, à accepter les récompenses. Elle n'en sait rien.
Ils continuent de travailler comme ça un moment, l'Écossaise picorant les morceaux de sucre du sachet de bonbons, et leurs notes s'épaississant à mesure qu'ils trouvent les interprétations de leur rituel astral. Nature introspective, genre, t'es introverti toi ? juge-t-elle, pas tellement mieux placée que lui pour critiquer les gens qui s'érigent des carapaces. Mais bon.
Au sixième parchemin sur huit, Alison a niché sa joue au creux son bras. Affalée, elle se contente de regarder son voisin chercher les bonnes pages, lire les significations des séries de résultats qu'ils ont calculés, et les écrire de ses légendaires pattes de mouche sur sa copie.
Le nouveau tempérament, étrangement calme et travailleur de Ferguson, continue de l'intriguer. Gus ? demande-t-elle en brisant la concentration du brun qui tourne immédiatement la tête vers elle. Tu peux aller m'chercher un chocolat chaud aux cuisines ? J'ai trop la flemme. C'est loin. Faut retraverser l'aile entière, risquer de croiser des gens, sociabiliser avec les elfes, tout ça.
Message publié le 26/01/2026 à 10:55
Comme les lueurs du grand lac noir, le ton entre Spike et Alison change rapidement. Elle comprend qu'il est vexé au moment où il rétorque qu'elle participe pour satisfaire un caprice. Il n'est même pas fier d'elle, ou inquiet, non - juste dégoûté. Immobile dans un premier temps, elle se lève lorsqu'il lit son parchemin avec dédain. De quoi j't'ai pris ta place ?! T'as oublié qu'c'est la Coupe qui choisit ? Et d'où c'est un caprice ?! T'es fou toi hein, avec ton putain de melon de joueur de quidditch pro, pourquoi tu ne vas pas faire joujou avec ta panoplie du parfait sportif ailleurs, pense-t-elle, sans l'ajouter. La vérité, c'est que personne ne sait à quel point la cadette Carter a besoin de se prouver des choses pour avancer, qu'elle n'arrivera à rien si un évènement tel que le tournoi des sorciers ne la propulse pas au rang de gagnante aux yeux des gens.
Plantée devant Spike Ryder, elle le fixe, visage fermé. Bien sûr, qu'ils se connaissent depuis qu'ils ont onze ans, partagent la même table lors des repas, mais qu'il a jamais su qu'elle a des problèmes alimentaires- faudrait qu'il se soucie un minimum d'elle pour ça. Faudrait qu'elle se cache un peu moins aussi. J'ai mis repas parce qu'c'est l'heure des repas, c'est tout. J'vais mettre les autres trucs, rétorque-t-elle froidement, blessée qu'il puisse si mal prendre sa désignation. Alors, elle récupère la feuille et se tourne vers le fauteuil pour la ranger à l'intérieur de son sac.
— J'vais gérer. T'inquiètes pas que j'vais gérer. J'ai volé la place de personne. Elle rumine. Elle savait qu'elle attirerait la convoitise et la jalousie d'autres étudiants, mais ne pensait pas que ça viendrait de lui. T'as d'jà l'quid pour briller. À son tour d'avoir quelque-chose, de marquer les esprits. Agacée, elle balance ses affaires en vrac au fond du sac sans regarder le Serpentard.
Message publié le 26/01/2026 à 01:28
Ignorant le soupir de son voisin, Alison s’attelle à la tâche, un rapporteur dans une main, le crayon de l'autre. Il s'agit de calculer les angles, de les additionner ou de les soustraire en fonction du huitième concerné, et d'obtenir des chiffres absurdes, tant qu'on ne les a pas comparé aux horloges astrologiques. Certes, leur professeur n'approuve que guère cette discipline, qu'il appelle d'ailleurs une croyance, mais en connaître les bases du fonctionnement reste au programme de la sixième année.
Obstinée à rendre son devoirs le plus rapidement possible pour être tranquille dans sa préparation à la première épreuve, l'Écossaise ne lâche rien malgré les erreurs de report qu'ils commettent par fatigue ou par égarement, et s'acharne à mener l'exercice jusqu'au bout.
Ils ont étudié six des huit parchemins lorsque Ferguson évoque Alexandre au milieu de rien. Fatiguée, le visage un peu blanchi, Alison avale la dernière gorgée de sa tisane froide, et pose sa mâchoire au creux de sa main en regardant le brun. Ah ouais ? Mh. Elle est déçue, et en même temps, c'était prévisible. Elle n'a pas l'habitude d'avoir une place spéciale pour les gens. Ses yeux se perdent un instant sur le visage du Poufsouffle, qu'elle ne regarde pas vraiment, songeuse, quant aux autres filles que le Français aurait pu aborder. D'façon j'l'ai dit, j'attends d'savoir si j'survie avant d'penser au bal, répète la sorcière en balayant sa désillusion derrière un détachement feint. Sans prévenir, elle pose sa main contre la cuisse de l'Anglais, arrête tu m'stresses, puis la retire, pour cacher un large bâillement. Les journées rehaussées de sport le matin et d'entraînement magique à la fin de l'heure du déjeuner sont exténuantes.
Elle trouve quand même la force de tirer un dictionnaire astral de son sac, et commence à chercher l'interprétation des premières séries de chiffres qu'ils ont trouvé. Alors. Pour le Nord, on a la capacité à se faire seul, sans l'aide d'autrui. Ses ongles proprement coupés parcourent les différentes lignes que ses lèvres chuchotent à demi-mots. Elle griffonne quelques mots sur son parchemin, puis continue de feuilleter les pages de l'ouvrage. Nord-Est : sentiment d'isolation. Décidément. Elle cille, observant brièvement l'expression du sixième année avant d'écrire la suite de leur portrait astral en commun.
— Est. La cadette Carter sent une douleur de règles arriver en même temps qu'un mauvais présage tord sa bouche. Parcours de vie fait d’errances et d’égarements, que de bonnes nouvelles. Son bras plaqué contre son ventre, elle souffle doucement. Putain j'douille.
Message publié le 25/01/2026 à 23:32
La drague d'Alexandre, aussi lourde soit-elle, a remis un peu de baume au cœur d'Alison. Après tout, ne dit-on pas que les Français ont bons goûts ? S'il la trouve belle, et s'il la veut comme cavalière au bal de Noël, c'est sûrement qu'elle a le style adéquat au pays dont elle rêve pour son avenir professionnel. Est-ce que fréquenter l'un des élèves de Beauxbâtons serait une bonne façon de commencer ? Au bras de Ferguson, la cadette Carter savoure encore intérieurement le compliment sur sa beauté, une fossette de satisfaction au coin des lèvres.
— Mh ? Elle jette un œil au brun, mi-fière, mi-orgueilleuse. Ouais j'sais dire quelques trucs. J'sais dire oui, non, peu d'être, bonjour, au revoir, bon'nuit, rossignol, clarinette, bon'appétit, ...enfin, des p'tits trucs quoi. C'est Horace, c'est des amis d'ma famille lui et Bart- M'sieur Beckett. Tu savais pas ? Bref, Horace a grandi en France, il m'a appris ça quand j'étais p'tite. Leurs pas résonnent à l'intérieur des couloirs de l'aile scolaire pratiquement vide à cette heure-ci. Quelques portraits curieux tendent l'oreille, et d'autres au contraire, paraissent agacés d'être dérangés. Alison trouve un certain confort à rester au bras du Poufsouffle, alors, elle ne le lâche pas, quand bien même il sent toujours la cigarette. En fait il voulait m'inviter à aller au bal de Noël avec lui. Il a demandé si on était ensemble, et j'ai dit peut-être, pour l'embêter. Elle surveille la réaction de Ferguson en l'observant de biais, puis fixe le centre de l'allée bordée de chandeliers dans laquelle ils avancent. D'toute, j'y penserai plus tard, faudrait d'jà qu'j'survive à la première épreuve pour aller au bal, lâche-t-elle, un brin ironique. Et bientôt, ils atteignent la salle d'étude, complètement vide. L'Écossaise lâche le bras du brun pour choisir une table proche de la cheminée encore chaude et tirer deux chaises côte-à-côte.
Elle sort la pile des huit parchemins à analyser, mais aussi une trousse beige brodée de fleurs lilas, du matériel de géométrie, et sa gourde. Fais pas gaffe, j'suis en pyjama, j'avais la flemme, prévient-elle avant de retirer sa cape. Un gros sweat beige et duveteux apparaît, ainsi qu'un pantalon noir difforme mais absolument confortable, en matière éponge. La sorcière tente d'ignorer le regard du batteur, et s'installe devant les feuilles. Bon. Elle ouvre sa trousse, en sort un crayon à papier, et le porte à ses lèvres. Tandis qu'elle relis les instructions, on peut apercevoir à l'intérieur de sa trousse un petit mantra écrit à même le tissu, au feutre.
"CE QU'ALISON CARTER VEUT, ALISON CARTER L'OBTIENT."
Message publié le 25/01/2026 à 21:54
Frustrée de n'obtenir aucune réponse claire de la part de Ferguson, la sorcière lâche un long soupir en roulant des yeux, sa frange éclairée par le bouquet de flammes bleues. Finite incantatem. D'une formule liée au mouvement de ses doigts, elle annule le sortilège en quelques secondes pour se mettre en route derrière le Poufsouffle. Quoiqu'il en soit, elle préfère largement rejoindre la chaleur du chateau que de rester dehors ici. Ses pas l'entraînent aux côtés du brun, la lanterne tendue au bout de son bras jusqu'à ce qu'ils rejoignent le perron.
Pendant leur trajet silencieux (et morne), Alison a réfléchi. Quelque-chose l'emmerde. Ça l'emmerde, qu'en cinq années de scolarité, Ferguson ait décidé d'un seul coup d'arrêter de la faire chier. Pauvre idiote, se fustige-t-elle intérieurement. Avoir de l'attention était-il si important ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez elle à la fin ?! Maussade, elle salue brièvement Horace alors qu'ils le croisent à proximité de la Grande Salle. On va juste finir nos calculs en salle d'étude, le prévient-elle en soulevant son sac besace plein de feuilles annotées.
En route vers l'aile des salles de cours, au détour de l'un des viaducs, les deux élèves tombent sur un groupe de 3 Français, dont Alexandre de Nice. Ce dernier aborde la rouquine. Salut femme belle, tente-t-il lourdement dans un anglais maladroit, en se mettant en travers de leur route.
— Quoi ? lui répond froidement Alison, stoppée net, ses doigts serrés autour de la lanière de son sac. Les deux autres adolescent ricanent et prononcent des choses incompréhensibles pour Alison. Elle les darde brièvement du regard. Tu veux... euuuh.. Arrêtez d'dire d'la merde aussi là ! Mh, tu veux le bal Noël moi ? Il, ton amour ? Elle fronce les sourcils, déchiffrant péniblement les paroles du bel Alex qui pointe du doigt Ferguson après s'être désigné lui-même. Le bal de Noël ? Tu t'y prends tôt putain. Elle ricane, il rigole en miroir en se grattant la nuque d'une main gênée. Les trois élèves de Beauxbâtons recommencent à parler entre eux. Il, toi, en amour ? insiste le Sudiste. Peu d'être, rétorque la Serpentard d'un Français approximatif, toujours vêtue de sa cape émeraude. Elle hausse les épaules et s'accroche au bras du batteur afin qu'ils reprennent leur chemin vers la salle d'étude.
Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Antisort Général
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 16
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Finite incantatem. D'une formule liée au mouvement de ses doigts, elle annule le sortilège en quelques secondes pour se mettre en route derrière le Poufsouffle.
Autres résultats possibles
Finite incantatem. D'un geste maîtrisé, elle annule le sortilège pour se mettre en route derrière le Poufsouffle.
Finite incantatem. D'un geste qu'elle maîtrise habituellement, elle doit s'y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à annuler le sortilège et d'enfin se mettre en route derrière le Poufsouffle.
Finite incantatem. Habituellement, ça fonctionne. Bien sûr ce soir, rien ne fonctionne. Tant pis, elle laisse le sortilège à sa place, et se met en route derrière le Poufsouffle.