Harry Potter RPG

Liste des messages de Alison Carter

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Bien lunés... ou pas

Message publié le 24/01/2026 à 07:58

Elle réalise l'exercice sans arrière-pensée jusqu'à sentir Ferguson perdre patience. Sérieux, qu'est-ce qu'il a ?! L'année dernière leur rendez-vous de la St Valentin a dérapé en direction du grand bain des préfets où ils se sont retrouvés nus, à chahuter, à rien de glisser plus loin. Ce soir, on dirait qu'elle le dégoûte. À bien y réfléchir, contrairement à ce qu'elle croyait, il a jamais essayé de la revoir après ça. Peut-être qu'elle le dégoûte vraiment ? De toute façon, c'est l'odeur de clope qui dégoûte Alison pour le moment. À la seconde où l'enchantement se rompt, ils s'écartent l'un de l'autre, et la cadette ramasse les parchemins striés de lignes. 

 

Nord, Nord-Est, Est, prend-elle le temps d'annoter consciencieusement sur chacun d'entre eux en râlant de son côté. Moi aussi j'te rassure, j'veux pas être là. J'ai mal au bide, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai froid, j'suis fatiguée, j'ai des courbatures, j'ai des crampes, et j'ai masse de trucs à revoir avant la semaine pro. Comme réussir à dégoter un épouvantard auprès d'Horace ou d'un professeur par exemple. La rouquine soupire et enfonce le tas de feuilles dans son sac besace. L'odeur de tabac lui fait froncer le nez. Et ça pue, ta clope. Franchement vexée d'avoir imaginé que le Poufsouffle noté 6/10 puisse la trouver repoussante, elle range le matériel à l'intérieur du sac en claquant sa langue au palais d'agacement. J'vais faire les calculs toute seule et j'te donnerai les résultats, comme ça t'auras pas besoin d'supporter ma présence, ok ? Moi-même j'me supporte pas là, continue de protester la cadette Carter au bord de la crise de nerfs. Sa cape va sentir la cigarette, c'est sûr maintenant. 

 

— Sérieux Gus, y'en a pour au moins une ou deux heures de calculs, et toi là, t'es trop bizarre. Elle le désigne vaguement d'un geste emporté. J't'ai dit d'me dire si t'as un problème avec moi, genre si tu peux pas m'blairer. La sorcière termine de réunir ses affaires puis saisit la lanterne. Elle s'approche du bouquet de flammes bleues mais ne l'éteint pas tout de suite. C'est à cause de c'que j't'ai dit l'autre fois ? Qu'tu m'manques de respect et tout ? questionne-t-elle en scrutant sa réaction d'un regard concerné. 


Bien lunés... ou pas

Message publié le 23/01/2026 à 21:00

Il nie. Et puis étrangement, Ferguson se met au travail le plus sérieusement du monde, comme s'il était au moins autant concerné qu'Alison par les points bonus du devoir de Sir Wickerson. Tandis qu'ils repèrent les constellations et leurs étoiles, la cadette se questionne. D'habitude aussi, le Poufsouffle fait l'effort d'au moins pas gâcher son travail lorsqu'ils sont ensemble en binôme. Alors, qu'est-ce qui cloche ? Elle reporte les lignes trouvées grâce aux angles entre les étoiles et la surface plane du lac en traçant deux droites infinies à l'aide d'un sortilège. Ça tombe juste à quelques mètres, de l'autre côté de l'arbre où la lanterne est accrochée. 

 

Et pendant qu'ils déplacent le matériel dans un silence curieux, la cadette Carter comprend. Le truc déconcertant, c'est pas qu'il est impliqué, c'est qu'il en fait plus des caisses pour attirer son attention ; l'emmerder, ou la faire se marrer. Nan, il fait plus rien. Il l'ignore presque, et elle repense fatalement à leur altercation de dimanche dernier en avalant une gorgée de tisane tiédie, ses yeux posés sur lui. Subitement, elle se rappelle de la manière dont il a quitté le hall, comme vexé, le bec cloué. 

 

Puis Alison réalise qu'elle ne l'a pas envoyé chier de la semaine, une première.

 

Sous l'éclairage combiné des flammes bleues et de la lanterne, elle se penche pour dessiner le cercle chargé en énergie magique au bon endroit. Voilà. Et maintenant ? Maintenant, l'Écossaise aimerait savoir ce qui se passe dans la tête de Ferguson en ce moment. À la place, elle reprend ses notes. Autour du cercle sont disposés huit parchemins de projection vierges. Nord, Nord-Est, Est, et cætera. Jusqu'ici, rien d'incompréhensible. D'ailleurs, Ferguson s'exécute déjà en suivant les indications de la boussole. Elle le fixe une seconde et puis continue sa lecture. Si plusieurs sorciers sont concernées par la même zone de projection, ils doivent entrer à l'intérieur du cercle et se positionner face à son centre, au plus proche de celui-ci et de manière symétrique, récite-t-elle en essayant de visualiser le résultat. 

 

Le reste est une histoire de baguettes dressées vers le ciel pour les relier aux constellations, d'une formule dont ils ne se serviront probablement qu'une seule fois dans toute leur vie, et de rester immobile au moins deux vraies minutes. Normalement si on bouge pas, les parchemins finissent par s'imprégner du thème, genre plein d'autres lignes. Faudra encore le décoder, calculer et reporter les significations des chiffres. Enfin, elle se défait de la feuille, prend Lilly Lovedoll en main, et entre à l'intérieur du cercle, la pointe de ses baskets bien collée au centre qu'ils ont matérialisé en posant un caillou à cet endroit. Tu viens ? Mets-toi en face de moi, on doit être symétriques. 

 

Assez rapidement, et il évident qu'ils vont devoir se toucher. 


Bien lunés... ou pas

Message publié le 23/01/2026 à 19:07

La relâche générale de tout Poudlard à l'approche du bal d'Halloween et de la 1ère tâche du tournoi renforce l'impression de solitude d'Alison.

 

D'ailleurs, l'attitude évasive de Ferguson agace l'adolescente. Elle le dévisage de haut en bas tandis qu'il devient subitement oisif. Mais t'as fumé ou quoi ?! demande la sorcière, parfois spectatrice des errances de certains élèves aux yeux à moitié ouverts. Jimmy par exemple, l'un des meilleurs potes du batteur de sixième année, qui attend rarement le vendredi soir pour se rouler des joints. 

 

Elle laisse tomber sa capuche en arrière et observe un peu mieux le cercle au sol. Ouais donc tu l'as fait ici au pif quoi, conclue-t-elle hâtivement en sortant un outil métallique (ressemblant très fort à un sextant) de sa besace, ainsi que son propre parchemin résumant la méthode du rituel. Le bouquet de flammes bleues qui continue de flotter au milieu des airs complète l'éclairage de la lanterne suspendue à l'arbre et permet à Alison de relire les instructions Faut trouver Orion, viser la Bételgeuse et ajuster l'angle grâce à la surface du lac. La même avec Cassiopée et c'est le deuxième sommet par contre. Elle prend le temps de se relire, puis lève le nez en direction du Poufsouffle qui n'a pas franchement l'air de l'écouter. Gus. Gus, tu comptes le faire aussi ou pas ? Moi j'veux bien t'aider mais intéresse-toi un minimum au moins. On va pas passer la nuit ici. Il agit bizarrement. Sauf que la Serpentard veut en finir au plus vite pour rentrer au chaud. Elle abandonne son parchemin contre le torse de l'adolescent et pointe sa baguette vers le ciel étoilé. Interstellas !

 

 

Au bout de quelques longues secondes, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. Sauf que le comportement de Ferguson déconcentre Alison qui arrête l'exercice et le fixe, abrupte. Tu m'fais la gueule ?

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !

Sortilège
Sortilège de la Constellation
Difficulté
4
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Au bout de quelques longues secondes, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. 

Autres résultats possibles

Immédiatement, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. 

Pendant moins d'une seconde, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. Mais le sortilège s'évanouit aussitôt.

Un filament s'échappe de Lilly Lovedoll et plonge dans le lac, inutile. 


Orgueil et dignité

Message publié le 23/01/2026 à 15:53

Elle continue de mordiller distraitement l'extrémité de son crayon en voyant Spike arriver. En dehors des cours, ils se sont vus moins souvent depuis la rentrée de septembre qu'au printemps dernier. Leur relation a beau être décousue, rythmée par des hormones capricieux et des plannings chargés, au moins avec lui, Alison sait à quoi s'en tenir. Rien : pas de fausses promesses, pas d'hygiène douteuse, et pas de violence, d'insultes, ou d'incivilités. Il la laisse expérimenter des trucs, elle ne le bassine jamais avec le quidditch ou les autres filles ; bref, ils font ça sans attaches, et jusqu'à maintenant, ça lui convenait. C'était d'ailleurs pas rare qu'ils profitent des trous dans leurs emplois du temps, comme celui-ci, pour se voir. 

 

L'Écossaise pose le livre et la feuille sur l'accoudoir du large fauteuil en fixant le brun. Carter ? Elle cille légèrement. Elle n'a pas eu le temps de penser à la réaction de Spike face à sa désignation par la Coupe, trop préoccupée par la désignation en elle-même, et par la réaction de sa famille. 

 

Son regard passe du Serpentard à son parchemin, puis du parchemin au Serpentard, tandis qu'elle change la position de ses jambes. J'ai pas peur, j'm'organise, ment-elle éhontément, le crayon au bord des lèvres. Ses prunelles sondent le visage de Spike qu'elle connaît depuis la première année. Elle sait pertinemment qu'il voulait faire le tournoi. Il n'a pas hésité une seule seconde pour jeter son nom à l'intérieur de l'artefact le soir de sa mise à disposition des étudiants. Ses groupies l'ont applaudi. T'es pas trop deg' ? lui demande sincèrement Alison. 

 

— Ma sœur pensait qu'tu s'rais sélectionné, ajoute-t-elle sans arrière-pensée. 


Orgueil et dignité

Message publié le 23/01/2026 à 14:43

Elle fixe les tâches verdâtres qui dansent sur son parchemin ; ce sont les lueurs du lac en face duquel Alison a tiré son fauteuil. Proche des vitraux, la sorcière profite d'un moment de calme pour planifier sa préparation au tournoi. Il lui reste précisément vingt jours avant le lancement de la première épreuve, tous matérialisés par des cases numérotée de 17 à 3.

 

Le salon des Serpentard est vide en ce début d'après-midi. Les élèves des autres niveaux sont en classe, et les sixième année sont dispersés entre le cours de divination, la salle d'étude, et la bibliothèque. L'Écossaise mordille l'extrémité de son crayon à papier. Pensive, elle peine encore à réaliser que c'est elle, la Championne de Poudlard. Derrière la vitre, les algues ondulent paisiblement. Parfois, une créature passe au loin, ou un petit poisson plus proche. Dans l'âtre de l'immense cheminée, un feu crépite pour réchauffer la pièce. Vêtue de son uniforme, la rouquine ressent le besoin de desserrer sa cravate, de mois en moins à l'aise avec l'idée d'être l'élue de son école - pourtant, n'était-ce pas ce qu'elle avait en tête depuis l'année dernière ? S'entraîner, mettre son nom à l'intérieur de la Coupe de Feu, et remporter le trophée ; un plan parfait, devenu terrifiant hier lorsque son nom a provoqué un tonnerre d'applaudissements. 

 

Brièvement, la pendule sonne 2:45. Ce midi, Alison n'a rien mangé. Elle devra commencer par ça ; s'alimenter convenablement. Alors, elle écrit REPAS deux fois dans chaque case de sa feuille posée sur son ouvrage scolaire, L'Abrégé des sortilèges communs et de leurs contre-attaques, lui même contre ses jambes repliées.

 

C'est un bon début.


Bien lunés... ou pas

Message publié le 23/01/2026 à 11:36

Les règles d'Alison sont arrivées ce matin sous la douche, lui rappelant ironiquement que son corps n'en fait qu'à sa tête, et qu'il peut très bien décider de s'accorder à la nouvelle lune de ce soir, juste pour l'emmerder. En carences alimentaires, elle n'a jamais eu le cycle de 28 jours des manuels scolaires comme Freya ou, plus récemment, Charlie. Mais ses efforts de sport et de nutrition des dernières semaines en vue de préparer le tournoi portent leurs fruits : de belles règles bien abondantes et douloureuses qu'elle déteste déjà. Son lot de consolation reste d'espérer qu'elle sera tranquille pour la première épreuve dans huit jours. En attendant, elle embarque une gourde de tisane avec elle vers l'extérieur froid de fin octobre. Sa besace contient aussi du matériel de mesure, des feuilles de parchemin annotées, son exemplaire du dernier Glamoured Gazer qu'elle n'a pas trop pris le temps de feuilleter, Lilly Lovedoll, et une pochette ensorcelée remplie d'au-cas-où-elle-en-aurait-besoin. 

 

Lanterne en main, cape épaisse émeraude couvrant ses mèches rousses jusqu'à ses chevilles, Alison dévale les escaliers magiques, pressée d'en finir avec son devoir d'astronomie. En temps normal, elle aurait adoré découvrir son empreinte astrale et la signification de la position des planètes en résonance à son thème. Ce soir, elle se sent bougonne, contrariée pour rien, et l’imminence du samedi 03 novembre n'arrange certainement pas la situation. Elle voudrait passer ses journées à réviser et s'entraîner, sauf qu'on lui impose de suivre le rythme scolaire sans aucune forme de faveurs. 

 

Heureusement, des gens comme Horace, et Bart, et même sa petite sœur, existent.

Ils la soutiennent, indéfectiblement, ce qui relève du masochisme parfois. 

 

— Merci, à toute, répond-elle au concierge lorsqu'il referme la porte derrière elle.

 

Bref, il fait au maximum 5°C dehors ce soir. Sa respiration forme des nuages blancs de condensation alors qu'elle s'enfonce en direction du lac avec ses baskets de sport aux pieds. Elle ne s'attend à voir personne. Bien sûr, la Serpentard a vérifié son calcul plusieurs fois pour toujours retomber sur la nouvelle lune, et bien sûr, elle s'est entraînée en cherchant le point de convergence des membres de sa famille, et de quelques camarades de classe, dont Ferguson, planté là sous ses yeux mornes. 

 

Fallait qu'il vienne, pense-t-elle, déconfite. De tous les calculs qu'elle a réalisé, ils sont les seuls sur la nouvelle lune, mais jamais Alison ne pensait voir Ferguson réaliser le rituel bonus demandé par Sir Wickerson. Au risque de me répéter, elle ne s'attendait à voir personne. Avant qu'il n'ait le temps de sortir une connerie plus grosse que lui, elle suspend la lanterne à une branche en maugréant. Si tu t'poses la question, oui, j'ai eu la nouvelle lune sur mes calculs, comme toi. Par contre j'pensais pas qu't'allais v'nir. Elle le fixe, le regard accusateur, une douleur lancinante au ventre. Et oui, j'ai mes règles, ajoute la Serpentard d'une voix qui ne laisse aucune place au doute : elle est d'humeur massacrante. Son regard analyse le cercle dessiné par Ferguson tandis qu'elle sort la gourde de tisane de sa besace pour en boire une gorgée.

 

Elle se brûle la langue. Mais putain ! Bon. T'en es où du coup ? demande-t-elle en posant la boisson au sol avant de tracer une courte spirale devant elle d'un geste de l'index. Flammae Caeruleae. Immédiatement un petit bouquet de flammes bleues apparaît à disposition d'Alison. Plutôt satisfaite, elle y réchauffe ses mains en les présentant côté paumes, prête à écouter le Poufsouffle. 

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Enchantement des Flammes Bleues
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Flammae Caeruleae. Immédiatement un petit bouquet de flammes bleues apparaît à disposition d'Alison. Plutôt satisfaite, elle y réchauffe ses mains en les présentant côté paumes, prête à écouter le Poufsouffle. 

Autres résultats possibles

Flammae Caeruleae. Immédiatement un joli bouquet de flammes bleues apparaît à disposition d'Alison. Satisfaite, elle y réchauffe ses mains en les présentant côté paumes, prête à écouter le Poufsouffle. 

Flammae Caeruleae. Une faible flamme bleue apparaît puis disparaît immédiatement. Vas-y j't'écoute hein, râle Alison.

Flammae Caeruleae. Une flamme bleue apparaît au bout de son doigt, brûlante. MAIS PUTAIN ! Elle l'éteint en se pressant furieusement l'index. Vas-y j't'écoute hein, râle Alison.


--- Alison Carter ---

Message publié le 22/01/2026 à 17:19

Au fond de ses yeux marron, un cercle argenté reflète le bouclier magique qu'elle peine à maintenir. Plus jamais, se répète Alison intérieurement. Plus jamais elle ne veut ressentir une telle détresse, un tel désespoir. Ses dents se serrent et puis soudain, la lumière s'intensifie, et emporte le détraqueur qui disparaît. Elle reste déboussolée quelques longues secondes, ne comprenant pas exactement ce qu'il vient de se passer.

 

Autour de la sorcière, l'herbe retrouve sa couleur, le lierre se déploie contre la pierre. La vie reprend.

Son regard s'arrête entre deux monolithes encadrant un sentier qui l'appelle. 

 

Le tournoi - les reliques au centre de l'arène. Alison court en suivant son intuition. 

Il n'y a plus de temps à perdre. Elle remercie sa rigueur sportive des dernières semaines et retrouve rapidement des couleurs en s'enfonçant au cœur du dédale. Les joues plaquées de rouge, d'un virage à l'autre, elle réalise : elle a repoussé un détraqueur. 

 

"Enzo Blanchard est né en octobre, Jarah Malimba en novembre, ce qui fait de toi la plus jeune participante du tournoi cette année !" avait commenté Charlie en lisant les portraits des trois Champions dans la presse locale. Est-ce qu'ils ont le détraqueurs au programme de leurs écoles ? Impossible, ce sont des créatures classées XXXXX. 

 

Alors qu'elle se questionne en progressant sur le sentier sinueux, la cadette Carter heurte un morceau de ruine et brise trois perles de son bracelet. Merde, souffle-t-elle en s'arrêtant pour ramasser les morceaux colorés. Ils sont collants. Elle hésite face à leur texture crayeuse, en porte un à sa bouche, le croque, et sourit. Putain Charl' t'es un génie ! Des bonbons. Du sucre, exactement ce dont elle a besoin. Elle n'attend pas une seconde de plus pour dévorer les morceaux de collier à l'intérieur de sa paume.

 

Cette épreuve, Alison va la bouffer avant qu'elle ne la bouffe,

ainsi va la vie. Elle poursuit son chemin. 


--- Alison Carter ---

Message publié le 22/01/2026 à 08:56

L'espoir de réussir du premier coup s'évanouit aussitôt, mais c'est mal connaître la cadette Carter que de croire qu'elle renoncera après cet échec. Le visage fermé, les phalanges blanchies autour de sa baguette, elle suit la même direction qu'en entraînement : l'acharnement. Jusqu'ici, dans l’intimité des salles vides ou aux côtés de Sam, ses efforts ont toujours fini par porter leurs fruits. 

 

— SPERO PATRONUM ! s'écrie la rouquine en dessinant un cercle devant elle. Immédiatement, Lilly Lovedoll crache un large halo lumineux, semblable à un grand bouclier qu'elle tient fermement, prête à résister le temps qu'il faudra. 

 

 

Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du sortilège.

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !

Sortilège
Sortilège du Patronus
Difficulté
14
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
3

— SPERO PATRONUM ! s'écrie la rouquine en dessinant un cercle devant elle. Immédiatement, Lilly Lovedoll crache un large halo lumineux, semblable à un grand bouclier qu'elle tient fermement, prête à résister le temps qu'il faudra. 

Autres résultats possibles

— SPERO PATRONUM ! s'écrie la rouquine en dessinant un cercle devant elle. Immédiatement et pour la première fois de sa vie, une louve féroce surgit du bout de Lilly Lovedoll, prête à décimer le détraqueur. 

— SPERO PATRONUM ! s'écrie la rouquine en dessinant un cercle devant elle. Cependant, Lilly Lovedoll n'a pas l'air de réagir. 

— SPERO PATRONUM ! s'écrie la rouquine en dessinant un cercle devant elle.


--- Alison Carter ---

Message publié le 22/01/2026 à 08:18

Comme le lierre, sa peau se grise et Alison s'abandonne, les lèvres violacées de froid. Elle allait succomber à la noirceur quand soudain un éclat de lumière en décide autrement. La chaleur revient. Éblouie, la Serpentard sort de sa torpeur, s'échappe du cauchemar. Elle fronce du nez, pousse sur ses mains pour redresser sa tête et tente de distinguer la scène. 

 

C'est là qu'elle entend la voix. 

Elle va devoir l'affronter, le détraqueur derrière le bouclier. 

 

Ses idées se remettent en place : le tournoi, les reliques au centre de l'arène, l'enjeu, mais surtout, sa propre détermination à réussir, son ambition. L'apprentie sorcière aperçoit Lilly Lovedoll gisant plus loin au sol. Elle traîne son corps affaibli, le bras tendu, et dès lors qu'elle attrape la baguette de chêne rouge, le patronus qui la protégeait disparaît. Le froid cherche à l'engourdir immédiatement. À quatre pattes dans sa combinaison OCQ aux couleurs de l'école, Alison peine à se concentrer sur ses phalanges serrées autour des détails du bois. 

 

Elle connaît la formule et le geste,

mais elle n'a jamais réussi un patronus corporel.

 

De nouveau, la honte l'envahit. Elle n'est pas digne d'être la Championne de Poudlard. La Coupe de Feu s'est trompée, et bientôt, tous les élèves réaliseront à quel point Alison Carter est juste une impostrice boulimique, moche, et inutile. 

 

Son regard abattu heurte le bracelet que Charlie lui a donné avant l'épreuve.

 

Elle pense à la Serdaigle et ses pierres de collection, à son petit frère débarqué un jour d'été avec pour seul bagage son sac à dos, à sa grande sœur aux infatigables rangers, à sa mère éblouissante - d'où qu'elle soit, à son père symbolisé par le lacet des Pies de Montrose qui retient les autres ensemble. 

 

Bien sûr, sa famille est là, dans les gradins. Alison lève la tête. 

Sans les voir, elle sent qu'ils sont tous suspendus à son destin, avec tous les élèves qui croyaient en elle. 

 

Gonflé d'un nouvel élan, elle pose un pied à terre et brandit Lilly Lovedoll en direction du détraqueur.

 

— EXPECTO PATRONUM ! hurle Alison, convaincue d'être soutenue par tout Poudlard et les Carter réunis. Mais ça n'est pas suffisant. Elle n'a jamais anéanti de détraqueur auparavant. En est-elle seulement capable ?

 

 

Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du sortilège.

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !

Sortilège
Sortilège du Patronus
Difficulté
14
Résultat D20
3
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

— EXPECTO PATRONUM ! hurle Alison, convaincue d'être soutenue par tout Poudlard et les Carter réunis. Mais ça n'est pas suffisant. Elle n'a jamais anéanti de détraqueur auparavant. En est-elle seulement capable ?

Autres résultats possibles

— EXPECTO PATRONUM ! hurle Alison, convaincue d'être soutenue par tout Poudlard et les Carter réunis. Immédiatement et pour la première fois de sa vie, une louve féroce surgit du bout de sa baguette, prête à décimer le détraqueur. 

— EXPECTO PATRONUM ! hurle Alison, convaincue d'être soutenue par tout Poudlard et les Carter réunis. Immédiatement, sa baguette crache un large halo lumineux, semblable à un grand bouclier qu'elle tient fermement, prête à résister le temps qu'il faudra. 

— EXPECTO PATRONUM ! hurle Alison, convaincue d'être soutenue par tout Poudlard et les Carter réunis.


--- Alison Carter ---

Message publié le 21/01/2026 à 19:50

L'air glacé anéantit toute trace de végétation autour d'Alison. Le lierre se recroqueville sur lui-même, fossilisé contre les grands monolithes gris. L'herbe gèle et se brise, réduite en poussière, balayée par la silhouette encapuchonnée qui approche lentement. Ses lambeaux noirs flottent au milieu du brouillard, dotés de phalanges osseuses, elles-mêmes couvertes de croûtes huileuses.

 

Lorsqu'elle les aperçoit, l'épaule de l'Écossaise heurte violemment le sol, son corps vidé de volonté, tordu par l'état de souffrance mentale que provoque la créature. Une grimace déforme le visage d'Alison ; elle n'a jamais ressenti telle détresse. 

 

Ses articulations se crispent, sa bouche se tord de douleur. Allongée, la Championne de Poudlard peine à regarder la scène qu'elle voit de travers. C'est ça, le Baiser du Détraqueur, parvient-elle péniblement à penser au pire moment. 

 

Alors elle sait ce qui arrive.

Elle va mourir, qu'a-t-elle de mieux à faire aujourd'hui ?

Rien. Il ne reste rien à faire, juste attendre et disparaître. 

 

Le râle s'intensifie.

C'est bientôt fini. 

 

 

Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du dé.

Alison Carter a lancé les dés !

Expression : 1d4
Résultat
2
Jets :
[2]

Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère

Message publié le 19/01/2026 à 16:58

Ses jambes pressées l'une contre l'autre et à moitié couvertes de chaussettes en coton sombre, Alison s'interroge en voyant la panthère grimper agilement sur la racine à ses côtés. Pourquoi Sasha ne s'en va-t-il pas ? Au contraire, il s'installe près d'elle, et l'observe un instant. Immobile, elle tente de faire taire son cœur en respirant lentement, et de ravaler la douleur au fond de sa gorge, en vain. D'ici, le félin peut sentir sa détresse, elle en est sûre, c'est pour ça qu'il reste. 

 

— J'habite juste là, murmure Alison en désignant vaguement l'arrière du 76 Grand-Rue à travers les troncs désordonnés de la lisière et la végétation broussailleuse de leur jardin. Lorsque son regard redescend sur l'animal, il a les yeux fermées, et se contente d'inspirer et d'expirer en silence.

 

Elle soupire. Tu vas rester jusqu'à c'que j'rentre, mh ? demande-t-elle toujours à voix basse, bien au fait du caractère protecteur de l'Ukrainien. La sorcière ne peut pas lui retirer qu'à plusieurs reprises, il a pris sa défense, et l'a sortie du pétrin. D'un geste las, elle laisse sa baguette retomber contre son ventre et s'éteindre, son bras posé au-dessus. J'ai pas envie d'rentrer pour l'instant. Elle rajuste sa frange, inconsciente que Sasha sait désormais quelle huile parfumée aux essence de fruits elle a fait couler à l'intérieur de son décolleté et derrière ses oreilles en se préparant tout à l'heure, tout comme il sait qu'elle a ciré ses chaussures vernies avant de partir, et que ses vêtements sentent le neuf. La tête appuyée contre le tronc du chêne, elle aussi ferme les paupières. 

 

Sa paume libre cherche toutefois le pelage doux de l'animal, qu'elle trouve rapidement, puisqu'il est juste là. Alison glisse ses doigts au milieu de la fourrure épaisse qu'il porte en collier, et caresse doucement la base de son cou. Elle pourrait craindre une réaction agressive de Sasha, mais d'expérience, il a été plus menaçant sous sa forme humain jusqu'à maintenant. Loin de se douter que ses phalanges ont encore l'odeur de la pâte feuilletée et du chocolat, elle se calme progressivement. Autour d'eux, les insectes chantent et le ruisseau serpente. La sorcière peut sentir le souffle chaud et moite du félin près de son épaule.

 

Elle oublie qu'il a été créé pour tuer. 


Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère

Message publié le 18/01/2026 à 22:53

Convaincre Alison de l'existence d'un quelconque attachement relève de l'impossible. Elle se l'est interdit depuis trop longtemps et Sasha parle d'une réalité : les paroles, et les cadeaux, et peut-être même les actes, et le temps qui passe, ne suffiront pas. Silencieuse, elle acquiesce amèrement. Bien sûr, elle a perdu la capacité d'aimer à l'âge où elle a perdu aussi l'envie de jouer du violoncelle, et que le couple sur sa boîte à musique s'est figé éternellement. Ses cils chassent le constat douloureux à coups de plusieurs battements rapides. On est quittes, répond-elle d'une voix blanche, le regard fuyant. C'est mieux comme ça, c'est mieux comme ça, c'est mieux comme ça, hurle-t-elle à son cœur affolé d'avoir raté le grand plongeon. Plonger, c'est prendre le risque de se noyer.

 

Ses prunelles s'attardent sur les poches du pantalon de Sasha dans lesquelles ses mains doivent être serrées. Contrairement à quelques élèves animés par une curiosité malsaine, elle n'a jamais fait cas des cicatrices noires striant sa peau et rendant son contact rugueux. Elle a rajusté trente fois sa cravate sans rien dire. Elle s'est sérieusement demandé si les conditions d'accueil à Poudlard étaient suffisantes pour les réfugiés. À vrai dire, Alison aurait pu se moquer et se servir du sixième année beaucoup plus qu'elle n'en a profité. Étrangement, elle a préféré le tenir à distance plutôt que de s'acharner facilement sur lui une fois leur deal rompu. Elle l'a parfois observé manger pendant les repas auxquels elle participait. Elle a prétendu devant les autres qu'il la dégoûtait, pour qu'on ne lui parle plus de lui en hiver après le bal de Noël. Ses propres pensées étaient confuses, jusqu'à ce qu'il annonce son départ au mois de mars. À quoi bon ?

 

Alors oui, elle est incapable de l'aimer. 

 

Les derniers mots de l'Ukrainien sortent la sorcière de sa torpeur. Elle le suit du regard, incapable de répondre, la poitrine en morceaux. Ça ressemble à un adieu. Il se transforme, elle arrête de respirer. 

 

Alison s'apprête à voir Sasha disparaître de sa vie,

au prochain virage des dernières marches de l'escalier. 

 

Quand elle comprend que la gigantesque panthère des neiges l'attend, la cadette Carter se met en branle un peu maladroitement. Ils rejoignent le piémont de la colline ensemble, sans une parole, sans qu'ils n'aient besoin de savoir quoi dire l'un et l'autre pour terminer leur chapitre en commun. Les feuilles craquent sous leurs pattes et pieds. Un hibou grand-duc crie parfois. Le sentier devient un chemin, et avant que le chemin ne devienne une route pavée, l'Écossaise bifurque derrière les jardins des dernières maisons de Pré-Au-Lard.

 

Au milieu d'un bras de forêt qui longe le village et que la lune peine à percer, elle rallume un sortilège au bout de Lily Lovedoll. Les insectes nocturnes chantent, la source d'un ruisseau serpente tranquillement, et les Derbies d'Alison s'arrêtent lorsqu'à travers les troncs, elle reconnaît au loin le toit de sa maison, chapeautée du perchoir de MacDuff et d'un conduit de cheminée. 

 

Elle est souvent venue ici en étant plus jeune. Elle repère les grosses racines confortables d'un chêne familier et s'y assoit, un peu comme dans un siège bas. Ses yeux marrons croisent ceux, verts, de la panthère - de Sasha, la lueur de la baguette entre eux. Il l'observe. Elle l'observe aussi. Tu veux partir ? Pars. Moi j'vais rester un peu là, murmure-t-elle à l'animal. Son bras libre se tend en direction du gros museau blanc, paume vers le bas, qu'elle secoue légèrement. Elle ne sait pas tellement s'il comprend tout sous cette forme. Tu peux y'aller Sasha, c'est ok. Veut-elle seulement vraiment qu'il s'en aille, qu'il l'abandonne ? Une douleur soudaine au cœur, Alison peine à retenir ses larmes. Vas-y. Va-t'en, souffle-t-elle, incapable, elle, de partir, finalement.


--- Alison Carter ---

Message publié le 13/01/2026 à 11:01

Lily Lovedoll n'est plus une baguette de chêne rouge et crin de licorne ; elle devient un simple bout de bois qui heurte le sol, inutile face à la tourmente d'Alison. À quoi bon, puisqu'au bout du chemin, personne ne l'attend ? Elle se remémore brutalement son Père, effondré dans le salon, trop soûl et triste pour se redresser, et qui la repousse, alors qu'elle n'a que 8 ans. Elle voulait l'aider. Papa - pourquoi fallait-il qu'il devienne si faible et qu'il ait malgré tout encore la force de rejeter sa propre enfant ?

 

Alison tombe, dans son souvenir et au milieu de l'intersection. 

Ses genoux rejoignent lourdement Lily au sol. 

 

Elle courbe l'échine, usée d'essayer d'attirer l'attention d'un père fuyant. Elle a été trop bête de croire qu'il viendrait la regarder au tournoi. Bien sûr, qu'il est absent. Ils se sont perdus après le départ de Kate, et la voici orpheline pendant que ses sœurs le pardonnent aveuglément. Il a brisé à jamais les relations d'Alison - elle est incapable d'aimer, elle restera seule. Son cœur pince si fort qu'elle y porte une main, persuadée de ne valoir plus rien. 

 

L'avenir est sombre. 

Les guerres envahissent le monde. 
L'Homme méprise la femme. 

 

C'est sans espoir. 

Sous le regard de la créature, l'adolescente commence à perdre ses esprits.

 

 

Je laisse le Maître du Jeu me guider en fonction du résultat du dé.

Alison Carter a lancé les dés !

Expression : 1d6
Résultat
3
Jets :
[3]

Bouquet de Nerfs et Pelote de Bruyère

Message publié le 13/01/2026 à 01:13

Pas d'autres filles en Ukraine ? Elle reste muette, à se demander intérieurement ce qu'il veut dire, et comment il peut avoir l'air si sûr qu'il n'y aura pas d'autres filles. Sont-elles toutes mortes, les Ukrainiennes de seize ou dix-sept ans ? Alison frissonne encore. Sasha pense-t-il que la guerre ne s'arrêtera jamais ? Qu'il est voué à une vie de combat ? Est-ce possible que le conflit dure jusqu'à ce qu'ils ne vieillissent ? Elle se trouve ignare, bien naïve face à l'enfant-soldat. L'espace d'un instant, elle regrette d'avoir dit cette dernière phrase, et de passer toujours pour la Britannique indifférente au sort des Slaves, chanceuse d'être née au bon endroit.

 

Honteuse, elle fuit le regard de Sasha, lui-même qui soudain commence à admettre l'égocentrisme de sa réaction. L'eau coule le long des doigts d'Alison, vers sa paume et son poignet. Elle devrait ôter sa main, mais l'aveu du Gryffondor la fige sur place.

 

Il voulait qu'elle l'aime.

 

Sa manche de gilet s'imbibe lentement, le bleu clair devenant bleu foncé par le bord, et le tissu collant à sa peau froide. Peu importe.

 

Il voulait la protéger. Être important pour elle. 

Qu'elle se sente bien avec lui.

Il voulait qu'elle l'aime, en retour.

 

Du plus loin qu'elle se souvienne, personne n'a jamais dit des mots aussi forts à la cadette Carter. Elle sent l'eau mouiller son coude, et sa poitrine qui palpite. Pour essayer de retrouver contenance, Alison, d'un geste vif, éloigne son bras de la racine, et tire sur sa manche. On peut, dit-elle, la voix étrangement nerveuse. On peut, forcer quelqu'un à- nous trouver important. Les paroles sont corrigées immédiatement, car bien sûr, elle connaît les particularités de l'Amortentia, ce philtre aux effets parmi les plus fascinants du monde sorcier. Mais il est impossible de fabriquer l'amour ; Sasha a raison. 

 

Dos au garçon, elle ne peut s'empêcher de penser qu'il a été terriblement maladroit, au point même, qu'on dirait qu'il ment. Elle ravale sa salive, incapable de prendre une décision, d'accepter ou non, de croire la confidence de Sasha. J'ai pas compris qu'c'était ça, avoue à son tour l'Écossaise en tordant sa manche qu'elle espère égoutter un minimum avant d'avoir trop froid. Et comme ça devient ridicule de lui parler sans le regarder, elle se tourne et fait face à ses airs bizarrement placides. 

 

— J'sais qu'tu m'as protégée, des fois. En présence de certains élèves, par exemple, dont elle n'avait jamais su que Sasha avait développé l'avidité perverse pour Alison, en alimentant lui-même la rumeur plus que de raison car il voulait d'abord se venger d'elle. T'as voulu qu'il m'arrive rien de grave, c'est gentil, mais. Mais ? 

 

La sorcière se rapproche de l'Ukrainien. Les blagues, le reste, j'ai pas compris. Moi j'croyais qu'tu voulais en profiter, comme tout l'monde, comme les autres quoi, qu'tu voulais ton souvenir - pour là-bas. Parce que ça semble tellement impossible, au final, qu'on s'attache à elle, vraiment. Il suffit de voir Spike pour comprendre ; et c'est mieux, s'illusionne Alison. Elle sonde cependant le regard de Sasha, incertaine de l'issue de leur conversation. D'façon tu vas partir, se résigne-t-elle, refermant l'une des épaisseurs de carapace qu'il avait réussi à ouvrir. 

 

— Pis tu peux pas m'aimer. Deuxième couche de carapace, épaisse. T'as juste trouvé qu'j'étais généreuse d'avoir fait un binôme avec toi, mais ça suffit pas ça, tu l'as dit toi-même, j'me suis servi d'toi comme un accessoire. 


Attention, un connard !

Message publié le 12/01/2026 à 20:52

Il a reculé. À tout moment il colle son poing dans le mur d'à côté, gueule comme un chartier, et se tire sans même lui répondre. Elle le sait, les gens le savent ; Ferguson règle ses problèmes avec des coups, des insultes et une diplomatie inexistante. Alors Alison attend. Elle voit le Poufsouffle bouillonner, mais les secondes passent, et elle n'entend rien.

 

Son regard quitte les yeux agressifs de Ferguson et glisse sur le détail de ses traits agités, sa bouche tordue d'agacement, sa jugulaire tendue. Il a pas d'problème avec elle, qu'il crache soudain, presque vexé. L'Écossaise retrouve les prunelles claires de l'adolescent, légèrement décontenancée. 

 

Elle reste silencieuse. Elle a l'impression qu'il va dire autre chose. Qu'il pense autre chose. Sa bouche marque l'attente, un peu ouverte, la tête penchée. Puis l'Anglais bouge et la Serpentard se réveille en l'écoutant répéter qu'il est désolé. Ok, répond-elle, sans réussir à interpréter l'instant. Il est désolé. Alison fixe Ferguson prendre le chemin de la sortie. Il n'a pas frappé de mur, pas insulté Kate Carter ou n'importe quel membre de sa famille. 

 

La porte claque. La frange d'Alison vacille. 

La sorcière cligne des paupières pour se remettre de ce moment lunaire. 

Elle décroise ses bras et se tourne vers un escalier qu'elle emprunte, un peu au hasard. 

 

Petit à petit, ses pensées reviennent, et la préparation au tournoi reprend sa place dans son esprit. Les jours suivants, elle n'aura pas le temps de remarquer l'absence de sollicitations de la part de Ferguson. Lorsqu'elle est là, il s'efface, mais trop préoccupée par ses révisions et sa routine sportive, elle ignore son comportement inhabituel. 

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