Harry Potter RPG
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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans la salle d'Études des Moldus, Jeudi 19 Octobre 2124

Étudier les Moldus s'avère une tâche fastidieuse pour beaucoup d'élèves issus à 100% du Monde Magique. Née à Pré-Au-Lard, Alison n'a eu que très peu d'occasions de passer du côté non-Maj des îles de Grande-Bretagne pendant l'enfance. La plupart des concepts qui vous semblent logiques lui étaient inconnus jusqu'en troisième année où elle a choisi l'option d'Étude des Moldus afin d'être à l'aise en voyage lorsqu'elle irait visiter les capitales européennes. Devenir une femme puissante implique d'avoir une culture étendue, et ça, Alison s'y applique consciencieusement. Leur professeure insiste tout particulièrement sur l'importance de sa matière au milieu d'un contexte où les discussions politiques évoquent de plus en plus souvent la fin du code du secret magique. Que deviendront alors les sorciers incapables de comprendre et cohabiter avec les Moldus ?

 

Sérieuse, concernée par le Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire qu'elle passera en juin, la rousse prépare aujourd'hui un exposé de mise en situation de vie domestique et habitudes sociales des Moldus. Demain matin, tous les élèves de cinquième année ayant choisi l'option d'Étude des Moldus regarderont Alison représenter une scène de vie du quotidien dans un appartement factice reconstitué par leur professeure et dépourvu de magie. La veille de l'exposé, chaque étudiant doit remplir et décorer lui-même son plateau en évitant les erreurs, afin d'être prêt pour le lendemain. Il est presque 18h quand l'étudiante analyse encore les moindres détails de sa cuisine parfaitement moldue, hésitant sur la place d'une télécommande. Par Merlin, quelle sorte d'objet cette télécommande peut-elle bien démarrer ?!

 

La bouche en coeur, elle réfléchit mais se détourne aussitôt qu'elle entend des bruits de pas dans le couloir. Les classes sont terminées à cette heure, et les passages sont rares à cet endroit du chateau. Alison fait aller sa jupe courte de droite à gauche en marchant sur la pointe des pieds vers l’entrebâillement de la porte. Spike Ryder ! Spike Ryder a grandi chez les moldus ! Les sorciers qui ont grandi chez les moldus se font vite remarquer à Poudlard, ne serait-ce que par leurs expressions. La jeune femme glisse hors de la pièce, un sourire aux lèvres. Salut Spike !

 

Ils se connaissent depuis qu'ils ont 11 ans, tous les deux répartis chez Serpentard la même année. Spike est ce genre de gars qui ne prend rien au sérieux et perturbe les classes qu'Alison s'efforce de suivre. Elle a déjà ri à ses blagues, mais elle l'a aussi déjà envoyé chier quand elle n'avait pas envie de rire, ou quand il se moquait d'elle. Alison a su que Spike avait rejoint l'équipe de Quidditch de Cardiff cet été car sa sœur Freya lui a dit. "Il est dans ta classe, Spike Rider, nan ? Il a signé les Catapultes de Caerphilly, l'équipe qu'on va sponsoriser avec OCQ. Il est jeune hein. Comme Elliot finalement.", "- qu'est-ce que tu veux qu'ça me foute ?" avait-elle aboyé, réfractaire au sport qui avait mené sa famille au succès, puis à la ruine. Est-ce que Spike Rider terminera ultra-riche comme Elliot Blackburn, et qu'Alison regrettera d'avoir loupé sa chance, exactement comme sa sœur avec le Gryffondor ?

 

Alison avait froncé son nez et était retournée dans sa chambre, apprendre à lisser sa nouvelle frange. Elle déteste le Quidditch. 

 

— Tu fais quoi ? Tu peux m'aider deux secondes ? Les nés-moldus n'ont pas le droit d'aider les autres sorciers en EDM, mais le couloir est vide. Personne ne saura. La rousse fixe Spike en resserrant ses lèvres pour se donner une moue enjôleuse, espérant qu'il se décide vite à la suivre et lui donner son avis. Ce serait un Optimal ga-ran-ti. 

Message publié Mardi 19 Novembre 2024 à 18:08

Salut ! Voici ma série : 3 - 9 - 11 - 15 - 16

 

Le plus difficile sera de garder 50 mornilles sur le compte jusqu'au tirage.. 

 

Bonne chance !

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

— Nan ça m'embête pas tu peux. Basil Banks. Elle sourit gentiment, Charlie, ignorant les moqueries derrière eux et offrant même un froncement de nez enjoué au concierge qui remet à leur place les autres élèves. La dernière des Carter connaît Horace Milbourne depuis qu'elle est toute petite. Il est drôle, elle s'entend bien avec lui. Elle le regarde s'éloigner puis repose ses yeux clairs sur Basil Banks. Elle sait qu'il s'appelle Basil Banks car il est passé juste avant elle sous le Choixpeau le jour de leur répartition et la sorcière n'a jamais oublié son nom depuis. "Basil Banks", c'est amusant à prononcer ; elle se souvient l'avoir répété en boucle dans sa tête il y a deux ans pour estomper l'anxiété d'aller sur l'estrade devant la Grande Salle entière.

 

Attablée devant un livre usé d'Histoire de la Magie et plusieurs parchemins, Charlie tient une plume d'écriture dans sa main gauche et une gomme magique à droite. Comme souvent, elle a laissé ses longs cheveux roux détachés, et porte une multitudes de bracelets en perles colorées à son poignet. Ça canalise bien ses émotions quand elle les tripote. Un silence gênant s'installe entre les deux étudiants.

 

Pour le briser, la jeune fille réfléchit en faisant mine de s'intéresser à son devoir. Elle surligne quelques mots mais s'interroge quant à la manière d'adresser la parole au Gryffondor sans avoir l'air bizarre. Les autres n'ont jamais l'air de se poser autant de questions. Vous avez déjà eu les notes de l'examen de rentrée en Histoire la Magie ? chuchote-t-elle finalement, aussi ordinairement que possible. Parce que j'crois que j'ai tout confondu pour la Confédération internationale des sorciers, j'me rappelle plus exactement c'qu'il fallait écrire. En réalité Charlie a plutôt de bons résultats, lorsque ses rêveries restent au second plan. J'aurais préféré les guerres de géants, ajoute-t-elle en croisant l’œil attentif du concierge qui surveille les élèves.

 

Elle rentre sa tête dans ses épaules en s'excusant d'un petit sourire muet et tourne discrètement les pages de son cahier d'Histoire de la Magie pour montrer à Basil l'illustration du chapitre portant sur les guerres des géants, et dont les principaux personnages représentés ont des moustaches et des accoutrements ridicules dessinés à la plume par au-dessus de l'image d'origine. C'est pas moi, c'est mes sœurs, ricane Charlie à voix basse en s'assurant que son interlocuteur est amusé aussi. Elle pointe du doigt une épée transformée en glace à plusieurs étages que le géant semble vouloir dévorer. Ça c'est moi. Son ongle est colorié au feutre violet. 

 

Puis comme elle remarque seulement une ombre sur l'arcade du Gryffondor, elle demande innocemment en désignant la blessure. T'es rouge là. Tu t'es fait mal ? 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Devant et dans la salle de potions, Jeudi 21 Septembre 2124

— Merci Professeur, répond à son tour la sorcière en hochant la tête avant de quitter la salle d'un pas rapide, impatiente d'être loin de cette maudite classe. "Deux cours avec ce débile et deux catastrophes", elle rumine, les joues toujours rouges, la bouche pincée. Pourquoi les choses sont-elles si différentes entre la théorie des magazines et sa réalité ? Alison réalise qu'elle possède un contrôle relatif des évènements, contrairement aux récits qu'elle lit. C'est frustrant.

 

La question du Gryffondor brise son ressassement et l'étudiante semble presque surprise de l'entendre parler. Hein ? Là ? Tu rêves ! Premièrement, Alison saute un déjeuner sur deux depuis sa puberté, sinon elle gonflerait comme un ballon. Deuxièmement, dans quel monde pense-t-il qu'elle veuille encore voir sa tête après ça ? Sa bouche dessine une moue boudeuse jusqu'aux abords des escaliers où ses copines l'attendent.

 

Elles ont parfaitement eu le temps d'entamer des théories à propos de la manière dont Sasha est venu si brusquement l'embrasser tout à l'heure, elle le sait, elle les connaît. Elle entend leurs commérages à longueur de journée, s'en régale, et participe volontiers lorsqu'il ne s'agit pas d'elle.

 

Alison croise le regard attentif des filles, puis du Gryffondor qui lui murmure un truc. Il a raison, c'est le moment d'anéantir les ragots et faire taire ses amies. Elle inspire, trouve sa détermination au fond d'une tête butée mais ambitieuse, et sans réfléchir, plonge sa main fraîche dans la poche du garçon pour en sortir la sienne, qu'elle serre fermement.

 

D'abord, le contact des doigts rugueux et abîmés de Sasha dégoûte Alison, seulement son pied est déjà sur la première marche, alors elle ne compte pas le lâcher. Elle avale sa salive et force un sourire faussement affligé à l'intention des vipères. Déso, on a un peu traîné... Comme l'assemblée scrute leurs moindres gestes et qu'ils arrivent en haut de l'escalier, Alison fait glisser ses phalanges entre celles de Sasha avec une nervosité que seul lui pourra ressentir.

 

— Bon, il a dit quoi Brooks ?

— Rien, il sait que Sasha est un peu "sauvage", tu vois. Mais c'est normal quoi, vu d'où il vient. Il nous laisse refaire la potion ce soir.

— Anh ouais ?
— Ouais.

 

Elles n'en pensent pas moins. La rousse peut lire le doute dans les yeux fardés de sa bande de copines qui observe l'Ukrainien, puis elle, puis leurs mains liées, puis leur posture générale. Claquant sa langue au palais, la jeune femme cherche une porte de sortie. Bon, nous on n'a pas faim, on a autre chose à faire, mh ? sans laisser à Sasha le temps de répondre, elle se hisse et dépose un baiser du bout des lèvres sur sa mâchoire, et papillonne des paupières. À tout', les biatchs ! Elle l'entraîne alors le long d'un corridor interminable où ils vont devoir "faire semblant" pendant une éternité au moins sous le regard traînant de la brochette. Mais sans vraiment qu'elle s'en rende compte, ses doigts se sont plutôt bien calés entre ceux du garçon. Maintenant qu'elle le réalise, Alison rougit. 

 

— J'savais pas que t'étais Ukrainien. T'aurais pu le dire quand ils t'ont présenté comme un Russe.

 

Enfin, dès qu'ils tournent à l'angle du couloir, elle s'éloigne de lui.

 

— Bon, tu vas où tu veux mais tu te montres pas avant vingt minutes. Et sois pas en retard ce soir. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Devant et dans la salle de potions, Jeudi 21 Septembre 2124

— Bin ça change que t'es pas Russe, t'es Ukrainien, rétorque Alison en haussant ses épaules qu'elle recommence à masser en descendant vers ses biceps endoloris par la punition. En face d'elle, Sasha boude comme un ours mal léché, indifférent aux courbatures de leur longue torture. J'm'en fiche, juste pourquoi tu l'dis pas quoi ? T'as peur des Russes de l'école ? Ça lui semble absurde, à l'adolescente qui lit la guerre dans les tabloïds sans en mesurer réellement les conséquences.

 

L'incongruité s'éternise avec les prochaines paroles du Gryffondor, bien loin des préoccupations d'Alison. Vingt minutes, c'est pas assez ? Elle ouvre sa bouche mais la referme, dorénavant certaine qu'il connaît des choses qu'elle ignore sur les relations homme-femme. Vingt minutes, c'est sale ? La sorcière cogite, ses bras croisés sous sa poitrine, l'air renfrognée à son tour alors que Sasha détruit ses plans en quelques mots. Me "taper un sauvage" ?! O.M.G. t'as rien compris ! Elle rit nerveusement, détournant son regard vers l'angle du couloir par lequel ils sont arrivés, anxieuse qu'on puisse les voir se quereller. Mais Sasha s'éloigne déjà.

 

La rousse demeure stoïque pendant de longues minutes, avec pour seul mouvement de lisser sa frange. Elle aussi a faim. Sauf que contrairement à Freya qui reste fine comme un botruc en toute circonstance, Alison grossit. À quatorze ans, elle a pris des cuisses, des hanches, des seins, et surveille depuis sa ligne scrupuleusement. Frustrée par la situation, vexée de sentir les choses lui échapper, soucieuse de croiser ses amies, l'adolescente remonte sa capuche, s'enfonce dans des couloirs peu fréquentés du chateau, et ne revient qu'au bout d'une heure. 

 

Un heure, c'est assez ?

 

Elle éternue tout l'après-midi, persuadée d'avoir attrapé un coup de froid en traversant plusieurs fantômes errant sur son passage.

 

Soudain sa récompense surgit au détour d'une ogive voûtée, vers 17h. Alison Carter, je t'inviterai au bal de Noël si tu lâches ce con de Shevchen ! Un Gryffondor de sixième année l'interpelle, visiblement déjà informé des évènements du matin. Il la suit quelques minutes, le temps pour elle de savourer cette première petite victoire dans le domaine. Mh, j'sais pas. J'vais réfléchir, répond-elle avec assurance, feignant la nonchalance alors que sa poitrine tambourine. Enfin des mecs plus vieux la convoitent ! Le plan fonctionne !

 

Au dîner, on l'aperçoit bavasser vivement à table, réinventant les évènements du jour à son avantage, sa petite sœur près d'elle. 

 

C'est donc un sourire rafraîchi posé sur ses lèvres qu'Alison rejoint les cachots et retrouve l'Ukrainien plus tard. Salut Sasha, prêt à avoir ton premier Optimal en potion ? De bonne humeur, elle fait preuve de pédagogie pendant leur rattrapage du Philtre de Paix. Aussi sérieuse et studieuse que la sorcière sache l'être, elle guide son partenaire vers l'excellence sous l’œil du professeur qui inspecte les fioles rendues dans ses différents cours de la journée. À la 18ème étape, quand le liquide laisse échapper une fumée argentée, Alison soupire de soulagement. 

 

— Voilà ! On a réussi normalement. Les deux étudiants quittent la salle de classe après avoir tendu à Monsieur Brooks un échantillon tout à fait convenable du Philtre de Paix. Entre les torches vacillantes des cachots, la jeune femme se sent légère, comme si elle venait d'en boire une gorgée. Alors qu'ils approchent du mur menant à la salle commune des Serpentard, son aveux brise le silence. Au fait, t'avais raison, une heure, c'est mieux. C'est moins exotique, reprend sa bouche étirée par un sourire gêné qu'elle contient mal. 

 

— Ali-chérie, putain, il vous a enfin lâché ! Viens, on a un truc de fou à te dire !

— Ouais j'arrive.

 

Elle lève ses yeux vers Sasha. Bonne nuit du coup.

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

— Toi aussi tu dessines bien, chuchote Charlie après avoir gobé le mensonge de Basil comme un poisson gobe des miettes de pain. L'un de ses pieds rangé sous sa fesse, elle se hisse pour mieux voir les dessins, en étirant un sourire sincère, et plein de rêverie. Voici ce qui plaît à la sorcière ; les récits vrais ou imaginaires du monde sorcier. Elle ne peut s'empêcher de tourner les pages de l'ouvrage d'Histoire de la Magie du Gryffondor afin d'admirer d'autres croquis animés. Haka le terrible, ça m'rappelle Mirabella Plun-quelquechose qu'était tombée amoureuse d'un triton pendant ses vacances, et qui s'est transformée en poisson pour se marier avec ! T'as déjà eu sa carte de chocogrenouille ? J'en ai trois si tu veux. Son murmure ne dépasse pas les frontières de leur table, contrairement à celui de Basil, moins discret. Et paf, Horace revient. 

 

Elle contient son rire derrière une main posée sur sa bouche et balaye les alentours d'un regard malicieux jusqu'à ce qu'il s'éloigne.

 

— Il est gentil, t'inquiète pas, j'le connais depuis qu'j'suis toute petite, affirme Charlie à voix basse, rassurée de bénéficier d'une protection et d'une indulgence un peu exceptionnelle au sein du chateau. Il faut dire que Freya avait briefé ses deux tontons d'adoption, Horace Milbourne et Bartholomew Beckett, bien au fait des évènements familiaux. La plus jeune des Carter leur facilite la tâche en se montrant souvent agréable et studieuse, ce qui lui vaut quelques passe-droits. Tu sais qu'ils vont danser au bal de Noël avec le bibliothécaire, Bart ? Même qu'on peut danser avec eux devant tout le monde si on s'inscrit ! Elle ricane faiblement, scrutant l'effet de son annonce sur Basil Banks, puis se penche encore un peu en avant et lève le livre pour faire un mur entre eux et le reste de la pièce. J'crois qu'ils sortent ensemble !

 

Charlie devient si rouge qu'elle peut sentir ses joues brûler alors que soudain son regard heurte la manche de Basil au bord de l'encre. Attention ! s'exclame-t-elle d'un chuchotement plus fort en tirant le parchemin de son interlocuteur. Malheureusement la sorcière renverse d'un coup de coude son encrier dans le même geste et recule vivement face à la marée violette qui se répand sur son devoir. Oh nan ! Elle saisit sa baguette, horrifiée. 

 

— Tergeo ! murmure Charlie avec empressement. Sa baguette émet un sortilège faible qui écarte l'encre de son parchemin pour l'étaler tout autour. Certes, le devoir est sauvé, mais le reste de la table se trouve imbibé de violet. Mince, s'inquiète l'élève en voyant sa main droite complètement colorée. Elle implore silencieusement Basil de lui venir en aide. 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

En venant aujourd'hui au centre d'entraînement des Catapultes de Caerphilly, la co-gérante d'Owen Carter Quidditch pensait signer un contrat, éventuellement visiter les locaux et voir le matériel, probablement croiser la route d'Elliot Blackburn et le reste de l'équipe, mais en aucun cas boire un, puis deux verres autour d'une partie de fléchettes avec lui. Déjà au chateau, son ancien camarade avait le pouvoir de distraire et embarquer tout le monde dans ses extravagances, alors Freya ne devrait même pas être étonnée. Pas plus alors qu'il continue de la provoquer en même temps qu'il torture cette pauvre fléchette. 

 

La rousse sourit, satisfaite d'avoir trouvé l'équilibre pour renouer convenablement avec le sportif de haut niveau, en dépit de leur historique houleux. Ils ont posé les bases, ils vont pouvoir avancer et s'entendre pro-fe-ssio-nne-lle-ment, elle insiste. La photo sera pas publique hein, prévient-elle en parlant du gage et du shooting qu'elle devra faire avec lui. Hors de question qu'elle s'affiche dans les rues de Pré-Au-Lard, et sa sœur trouverait ça d'un lourd, Freya l'entend déjà se plaindre.

 

— Laisse-moi m'entraîner d'abord, répond la Poufsouffle quand Elliot évoque une revanche. Elle avale une autre gorgée de stout cassis en ricanant à la réaction de la fléchette, puis se moque du brun. Tu veux provoquer une émeute au village ou quoi ? J'crois qu'on va opter pour le ticket, Monsieur "j'oublie que j'ai des admirateurs en écosse aussi". Elle imagine déjà les ruelles bondées d'étudiants après que la rumeur se soit propagée qu'il est entré chez OCQ. Freya fait distraitement tourner le fond de sa boisson et hésite entre deux propositions.

 

— Soit j't'envoie un hibou, mais est-ce que tu lis encore vraiment ça ? Soit je préviens ton manager et j'prends rendez-vous avec toi, officiellement. Et on organise le truc bien, discret, avant de prévoir un évènement plus gros où il y aura des visiteurs. Honnêtement, le coeur de la sorcière penche pour une correspondance privée, alors que sa raison la ramène vers le cadre sécurisant du staff d'Elliot. Manager moi ça m'va. Elle hausse les épaules puis termine la bière et s'apprête à rassembler ses affaires, impatiente de pouvoir débriefer toute seule de ce moment passé en tête à tête avec le batteur. Mais une question l'interrompt. Quoi, moi ?

 

Qui d'autre ? Freya penche la tête vers ses poches dont elle vérifie le contenu sans vraiment être concentrée. Pourquoi a-t-il demandé ça ? Sa poitrine joue du tambour. Prise au dépourvu, elle remet une mèche flamboyante derrière son oreille et bafouille. Mh- c'est. C'est compliqué, Blackburn. Imiter le sportif qui l'appelle constamment par son nom de famille aura eu le mérite de faire rire la jeune femme. Disons, oui et non. Ses yeux noisette croisent ceux de son ex petit ami. Elle ne lui retournera pas la question, bien consciente du caractère frivole d'Elliot, et aussi car elle refuse d'entrer dans son jeu, pour la troisième fois. Affublée de sa veste kaki, Freya essaye de mettre les points sur les i. Bon, je contacte ton manager, c'est mieux. Là faut que j'y aille.

 

Elle fuit, mais tient à conclure correctement leur rendez-vous. Merci de m'avoir accordé un peu de temps, c'était cool. Et tu vas tout déchirer au match de samedi, comme d'hab ! 
 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
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Highlands écossaises, Lundi 13 Novembre 2124

Un rire nerveux siffle entre les dents de Freya qui retient les larmes de lui monter aux yeux. Merci, souffle-t-elle, deux émotions carrément contradictoires au bord de ses cils orange. D'un côté, l'impression d'avoir tout gâché avec Elliot, sans réussir à vraiment mettre des mots dessus ; mais leurs retrouvailles ne sont-elles pas plutôt catastrophiques depuis octobre ? De l'autre, cette façon qu'elle a de s'accrocher aux détails, comme son rire au milieu du brouillard, et sa manière d'être présent, professionnel en toutes circonstances. La jeune femme reste un moment plantée à l'écart du shooting, les yeux posés sur la silhouette du batteur.

 

Pleines de bonnes résolutions en arrivant, elle s'en veut de constater qu'une fois de plus, Elliot Blackburn débarque et balaye tout d'un revers de bras, sans même s'en rendre compte. "T'es ridicule" ma pauvre fille, se flagelle-t-elle intérieurement, hantée par le sourire démoniaque de sa sœur. 

 

— Ils assurent.

— Mh ? Jun sort Freya de ses ruminations, couvrant ses épaules avec un large plaid de tartan vert tandis qu'elle acquiesce et tourne son attention vers le travail parfaitement orchestré des équipes du studio Altitude. J'ai hâte de voir le résultat, commente le Japonais avant d'engager une conversation plus technique à propos des réactions qu'ont les différents balais entre les mains du Gryffondor. Sans surprise, une majorité des prédictions de compatibilité ou d'opposition bois/coeur/joueur qu'il avait faites s'avèrent confirmées lorsqu'Elliot grimpe sur chaque modèle d'OCQ500. Tu vois, heureusement qu'on a réduit l'effet de balance sinon il serait au sol avec le Griffon, remarque-t-il sous le regard approbateur de l'aînée Carter. Elle sait que le synthétiste, doté d'une mémoire exceptionnelle, enregistre la moindre information utile à l'aboutissement de l'exemplaire unique d'Elliot. Les minutes passent, presque une heure, et Freya se reconcentre sur le but initial de l'après-midi : obtenir des images pour promouvoir la sortie du prochain bijou OCQ.

 

Elle finit par tourner le dos à la photographe et ses mimiques insupportables, occupée à ranger convenablement les premiers balais, quand soudain, son ancien petit-ami la rappelle à l'ordre. Quoi ?

 

Sa stupéfaction semble authentique tant elle avait oublié (volontairement), cette histoire montée autour d'un match de fléchettes et quelques pintes. C'est une bonne idée ça Freya, ajoute Jun qui rattrape le t-shirt, enthousiaste. Nan. Nan, nan, nan, c'est précisément pas une bonne idée, s'empresse-t-elle de répondre la sorcière, déjà écarlate.

 

— Regardez ma tête. J'vais juste avoir l'air de rien. 

— Bon vous faites un peu fatiguée, mais y'a du maquillage si- pas de maquillage, interrompt la rouquine en jetant un regard assassin à Elliot qui se marre bien. Il lâchera jamais. Il serait capable de rester planté ici jusqu'au soir pour avoir ce qu'il veut, elle le connaît un peu. Il se fiche de faire attendre les équipes, tandis qu'elle, gênée d'attirer l'attention, elle commence à sentir l'étau se refermer. C'était vraiment dans le contrat ?

 

Freya serre les dents,

et enfile le maillot des Catapultes au nom d'Elliot Blackburn.

 

On lui retire l'écharpe orange, on lui ajuste le vêtement, on arrange ses cheveux, et la Poufsouffle se sent marionnette entre les mains des assistants, tandis que Jun s'occupe de lui préparer un balai. Chêne blanc, commente-t-il alors que la Gérante d'OCQ essaye de retrouver une couleur normale en respirant lentement, en vain. 

 

— T'es content ? houspille-t-elle sans réelle colère envers le joueur pendant qu'ils rejoignent le centre de la zone déjà bleutée par la lumière descendante de l'hiver écossais. À peine son pied posé sur l'étrier, le balai s'envole à quelques mètres et Freya dessine une boucle, le temps de se stabiliser en face de l'objectif aux côtés de la célébrité. Et comme il peut pas s'empêcher de dire qu'elle a l'air coincée, qu'elle devrait se détendre, et qu'il la cherche du bout de son balai contre le sien, moqueur, la rousse lève les yeux au ciel.

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Serre de préparation, Dimanche 15 Octobre 2124

Une bruine lourde enveloppe l'Écosse ce dimanche de mi-octobre, rendant impossible les déplacements en balai magique et freinant considérablement le rythme des animaux voyageurs du ciel, ainsi que l'arrivée du courrier à Poudlard. Dommage pour Alison qui attend toujours son nouveau jeu de runes et des colis d'achats par correspondance reçus au domicile Carter. Elle jurerait que Freya traîne à lui faire parvenir ses commandes exprès car elle n'a pas remis les pieds chez elle depuis la rentrée des classes, voici plus d'un mois. Si son costume d'Halloween arrive trop tard, ce sera la catastrophe, rumine-t-elle, de mauvaise humeur.

 

Alors que la plupart des élèves sont restés à l'intérieur du chateau toute la journée, l'étudiante s'est portée volontaire pour aider l'enseignante de botanique avec les orchidées explosives dans l'après-midi, espérant ainsi récolter quelques points et les faveurs de cette dernière. Péché inavouable ; elle apprécie ces travaux en petit groupe à l'ambiance plus détendue qu'une classe, où parfois les professeurs partagent un goûter et des anecdotes inédites avec leurs élèves. Alison nourrit une curiosité mal placée pour les informations qui concernent le corps enseignant de l'école, et qui pourraient facilement devenir des potins croustillants, ou peut-être un jour, si l'occasion se présente, du chantage opportun. 

 

Toujours est-il que la serre de préparation des orchidées explosives est un lieu différent des grandes serres pédagogiques utilisées en semaine. Située au même endroit mais normalement réservée à la professeure de botanique, elle ne s’ouvre qu’en de rares occasions, comme aujourd'hui, pour apprêter les décorations végétales d'Halloween.

 

De 15h à 19h, les apprentis jardiniers bénévoles ont travaillé à l'abri du brouillard extérieur, entourés d'une humidité tropicale maintenue par des sortilèges complexes pour apaiser et encourager les bourgeons capricieux des orchidées explosives à éclore.

 

Au milieu des lianes tombantes et du jazz enchanteur, Alison n'a pas pu retenir ses pensées d'aller vers Charlie et Sasha. Voici une semaine qu'elle évite le premier et suspecte la deuxième d'avoir une vie secrète plus nébuleuse qu'il n'y paraît. Que lui cache-t-elle d'autre ? Entre les sifflements joyeux de la bouilloire magique et le tintement des tasses en céramique, la cadette Carter s'interroge sur la suite à donner avec le Gryffondor, indécise. Pour l'instant, personne n'a compris qu'ils sont en froid, et Alison maintient le mensonge, même quand sa brochette d'amies fouillent les informations.

 

— Au fait, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu Sasha. Tu lui as dit pour Nikitovna ? questionne l'une d'elles devant la serre à 19h, alors que l'activité prend fin et que l'enseignante est déjà partie. La 5ème année nie, fixant justement la silhouette de Sasha qui descend vers le talus d'herbe au même moment, ignorant tout simplement les gouttelettes de bruine et la pénombre. Oh bah ! Hé, SASHA ! Pitié, faites qu'il- mais il entend parfaitement et se tourne en direction du groupe d'adolescentes. Alison force un sourire et le salue, espérant qu'il poursuive sa route. 

 

— Bon par contre nous on va manger nan ? Ça ferme dans 20 minutes.

— Allez-y, moi j'ai pas faim, affirme la Serpentard, camouflant sa gêne de voir Sasha venir vers elles.

— Tiens j'me demande c'que vous allez faire, seuls, dans la serre, chantonne l'autre, clin d’œil à l'appui.

 

Alison croise le regard confus du Gryffondor et lui attrape la main sans préambule, pour les faire disparaître derrière le battant de la serre réservée au personnel. Un gloussement général retentit, vite étouffé par la bulle chaude et hors du temps où sont amoncelées des plantes rares ; des fougères luminescentes, des chardons géants, d'autres espèces tombantes ou grimpantes, et au centre, une centaine d'orchidées dont certaines ont déjà révélé leurs pétales éblouissants grâce aux effets tropicaux et aux lueurs douces diffusées par quelques lanternes flottantes.

 

— Tu peux aller manger, j'te retiens pas, énonce la jeune femme en s'éloignant, ses prunelles évitant celles de Sasha. Comme la semaine dernière, ses cheveux roux ondulent sous l'humidité, attachés en queue haute, la frange retenue en arrière par une pince. Elle tourne les talons, son débardeur collé à sa peau transpirante, sa moue boudeuse. Son regard roule quand elle entend Sasha répondre qu'il a déjà mangé. Bah, retourne faire c'que t'allais faire alors, j'sais pas.

 

Mais tandis que l'Ukrainien reste dans la serre, Alison longe l'établi central en soupirant. 

 

— Bon, j'crois qu'on doit parler. Vas-y commence.

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Il existe bien des raisons pour lesquelles Freya peut mettre Elliot en état d'arrestation à son tour, et sans attendre. Par exemple, sa façon d'être trop à l'aise, partout, tout de le temps, même alors qu'il incendie son hôte d'un simple chuchotement. Délit de charme, c'est dit. Elle l'accuserait volontiers d'avoir volé ses pensées dernièrement aussi, avec sa façon obsessionnelle de revenir dans sa tête, encore et encore, depuis leurs retrouvailles à Cardiff. Bien sûr, la sorcière s'est refait la partie de fléchettes improvisée mille fois, analysant le moindre geste et les paroles du sportif à son attention. Bien sûr, elle a détesté se rendre compte qu'elle est toujours amoureuse d'Elliot Blackburn, et qu'il faudrait enterrer ce sentiment au plus profond de ses entrailles, pour la survie d'Owen Carter Quidditch et sa propre santé mentale.

 

— Agent Brutcell, devine-t-elle immédiatement, rouge tomate, avant de couper son visiteur dans ses élans comiques en l'immobilisant. Attends, j'ai des pierres de runes anti-intrusion, bouge pas, prévient Freya qui commence à informuler des sortilèges en tournant autour d'Elliot afin de le rendre imperméable aux enchantements des artefacts. Elle porte son pantalon cargo habituel, kaki, et un pull beige difforme. Ça lui a pris 2 minutes ce matin de décider que puisqu'elle était bien décidée à résister au magnétisme de son ancien petit-ami, elle ne ferait aucun effort particulier pour "être fraîche" - dirait Alison. Allez viens.

 

L'excitation frappe ses artères et fige le sang derrière ses pommettes alors qu'Elliot Blackburn en personne se trouve dans l'arrière-boutique de son magasin ; un endroit qu'elle chérit particulièrement. Une douce odeur de bois ancien, de cuir et de cire magique flotte sous leurs narines, que la sorcière ne sent plus. Comme beaucoup de bâtiments à Pré-Au-Lard, le local qui sert aussi d'habitation comporte de nombreux sortilèges d’agrandissement pour donner de l'espace aux clients, à l'équipe, mais aussi à la famille. Les Carter résident sur deux étages et un grenier étriqué, vendent au rez-de-chaussé, et travaillent à moitié derrière le magasin et à moitié en sous-sol.

 

— Ici le stock et le salon de repos, désigne la jeune femme devant l'étalage de balais et matériel magique qui surplombe un canapé confortable. Plusieurs affiches placardées au plafond retracent la carrière d'Owen Carter au fil de ses équipes, même si le sorcier manque sur la plupart d'entre elles aujourd'hui. Le portait du poursuiveur des années 2110 sourit à Elliot, puis pointe du doigt la table basse décorée d'une centaine d'anciennes cartes de Quidditch à collectionner, avant de disparaître vers le ciel sur son balai. Cette porte, c'est l'accès au magasin. Freya jette un œil à l'horloge enchantée qui fredonne soudain "N’oubliez pas de tester le sortilège anti-dérapage des repose-pieds du OCQ500 ! Personne ne veut glisser en pleine finale !". Elle sourit.

 

— Comme tu peux le voir, on est tous concernés par le nouveau modèle, y compris le mobilier. De l'autre côté, un petit escalier mène à une modeste poste dont le grincement ne tarde pas à retentir quand une fille de treize ans l'ouvre pour faire son apparition. Bonjour Elliot ! s'exclame joyeusement Charlie Carter, tout droit échappée du quartier familial où elle passe le week-end en compagnie de sa grande sœur Freya. Vêtue d'une cape de pyjama en matière duveteuse et les pieds nus, elle avance vers le brun qu'elle n'a pas revu depuis ses 7 ans. Tu viens prendre les photos ?

 

— Pas aujourd'hui Chacha. Elliot, tu t'souviens de ma dernière sœur Charlie ? L'aînée passe un bras autour de l'épaule de sa benjamine qui semble démêler des bijoux pris à son poignet. J't'ai fait un bracelet aux couleurs des Catapultes, annonce-t-elle en extirpant une breloque de perles verte et rouge des autres pour la tendre à Elliot. La ressemblance entre Charlie et Freya au même âge n'échappera pas au Gryffondor, pas moins que leurs proches restent souvent cois face à la version miniature de la jeune femme. 

 

— J'en ai fait un pour Spike Rider aussi. Il est dans la classe de ma sœur Alison, elle lui donnera. 

— T'as pas des prunes dirigeables à cueillir toi ?

— Si. Mais tu peux réchauffer ma cape s'te plaît ?

— Attends. Et mets des chaussures aussi, ça pourra aider à pas avoir froid. 

 

— Mais j'adore marcher pieds-nus au jardin ! Bye bye Elliot ! s'écrie la pré-adolescente qui disparaît joyeusement derrière la porte après que sa grande sœur ait ensorcelé le tissu de sa tenue pour la réchauffer. Freya se tourne vers Elliot, un sourire doux aux lèvres, qu'elle censure en montrant un dernier accès, barricadé d'une pancarte. En bas, le labo, et ici, derrière toi, l'espace de réparation ou de préparation. Dans le dos du sorcier, un établi s'étale, équipé d'outils et de fioles de vernis magiques soigneusement rangés sur les étagères du mur. Certaines brosses patientent en nettoyant leurs propres manches tandis que d'autres semblent profondément endormies. Une pince s'ajuste elle-même en silence, et plusieurs lanternes flottent au-dessus de la table, lui donnant une atmosphère studieuse.

 

— Bon, c'qui t’intéresse est en bas. T'as signé le contrat de confidentialité ? Elle sourit. 

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
A quelques mètres de la lisière, dans le brouillard, Mercredi 27 Septembre 2124

— Lord Ribbit ? pourquoi son crapaud coasse à longueur de journée, sauf quand elle le cherche partout ? Charlie gonfle ses joues de contrariété, bien obligée d'aller plus loin dans la forêt interdite pour retrouver l'animal disparu derrière  le brouillard. Loooooord ?! Sa voix s'élève et réveille les bestioles nocturnes encore endormies, et les diurnes bientôt au lit. La sorcière ignore l'austérité du climat écossais qu'elle connaît depuis toujours, un sous-pull OCQ entre sa brassière et sa chemise pour couper du vent. Elle fait vagabonder sa baguette de gauche à droite vers le sol, un faible halo lumineux au bout de celle-ci, incapable de se résoudre à abandonner Lord Ribbit en forêt interdite. 

 

— J't'appellerai Sir Croissant du Marécage si tu t'montres, promis ! J'te donnerai des mouches au miel ! Je masserai tes verrues ! Allez, montre-toi ! sa langue claque doucement pour attirer le batracien qui reste muet. Plusieurs minutes s'écoulent, jusqu'à ce que Charlie ne remarque la brume opaque autour d'elle. Sa vision s'arrête à l'extrémité de son bras, occultée par un mur blanc angoissant. D'abord, la jeune élève revient en arrière, mais heurte une grosse racine et marche dans l'eau. Oh non. Elle grimace au premier chpouic de sa chaussure mouillée, incertaine finalement d'être du bon côté. 

 

— Réfléchis Charlie, si y'avait un ruisseau tout à l'heure, on l'aurait vu. Certes. Alors la rousse change de direction et suit le sillon timide d'un chemin en se persuadant à haute voix d'avoir pris la bonne décision. Ta mère est exploratrice Charlie, t'as ça dans l'sang ! Mais son sang se glace vite, le corps parcouru de frissons difficiles à enfouir. Elle ne cherche plus Lord Ribbit ; elle cherche la sortie. Les autres Serdaigle remarqueront bientôt son absence à  table, et sa sœur aussi, admettons. La sorcière sursaute au craquement des brindilles. Elle se retourne en brandissant une lueur faiblarde avant d'accélérer le pas, puis se stopper net. 

 

 

Tsssss... Tssss...

 

 

Oh non, again. Ses jambes se liquéfient, les doigts serrés sur une baguette définitivement éteinte. Paralysée, Charlie peine à rassembler ses connaissances des serpents. "Fourchelang" surgit, inutile dans sa situation, et des méthodes vaines comme de faire fuir le rampant en tapant le sol avec un bâton- vraiment. Peut-être qu'en restant statique, il- aaaaaa- ! 

 

Son cri s'envole soudain, coupé par la violence d'une gueule immense qui emporte Charlie au moment où le serpent l'attaque. Quand elle se trouve assise sur une branche face à un sorcier quelques secondes plus tard, l'étudiante pense halluciner. Ses yeux quittent l'ordre silencieux du garçon et fixent le vide. Ils sont au-dessus de la brume, au milieu d'un arbre. Elle n'ose pas bouger mais sent bien son coeur frapper derrière ses côtes et sa respiration haleter tout bas en réalisant ce qu'il vient d'arriver. Les mains cramponnées à l'écorce, sa baguette demeure entre les phalanges de l'une d'elle, blanches d'émotions.

 

Charlie cogite. Comment l'a-t-il emmenée ici ?

 

Les questions se succèdent dans sa tête et agitent son regard et ses lèvres muettes. C'est Sasha l'Ukrainien de sixième année, n'est-ce pas ? Elle dévisage l'élève avec méfiance. Il cache un balai ? Des chaussures ensorcelées ? Il vole ? Il transplane ? Charlie hésite, ses jambes enveloppant le tronc nerveusement.

 

On dit qu'il est violent.

 

D'un geste lent, elle décide de répondre à l'une de ses interrogations en cherchant le tissu de sa robe, au niveau du dos. Manœuvre périlleuse, mais la Serdaigle parvient à tirer un pan, déchiré, comme dévoré. Son coeur rate un battement et ses yeux vérifient la distance du sol. Trop loin. Puis soudain- ribbit ! Ribbit ! elle plaque sa main contre sa bouche, horrifiée d'avoir parlé, et surtout horrifiée de constater que son animal de compagnie se trouve toujours en bas, en proie au serpent. Alors, Charlie jette un regard sérieux à Sasha pour lui faire comprendre la gravité de la situation, et pointe sa baguette vers le brouillard.

 

— Wingardium Leviosa ! la formule, c'est oui, mais l'intention, c'est encore à travailler ! Lord Ribbit s'envole jusqu'à la cime de l'arbre où une chouette le prend en chasse dans les airs. ribbit ! Ribbit ! La sorcière panique et manque de tomber en essayant de se mettre debout sur la branche.

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
A quelques mètres de la lisière, dans le brouillard, Mercredi 27 Septembre 2124

Charlie voudrait hurler, en vain, retenue captive par les grosses mains sales du sixième année. Elle craint de tomber, mais aussi de voir Lord Ribbit disparaître devant ses yeux horrifiés. Elle pointe le crapaud du doigt jusqu'à ce que l'Ukrainien ne comprenne enfin. Comme il lui ordonne fermement de rester immobile et qu'elle entend un sifflement distinctif sous ses pieds, la sorcière se fige, terrifiée d'imaginer le serpent surgir à leur niveau. Son regard rond et brillant suit le sortilège, les spirales du rapace, et la chute du crapaud qu'elle serre dans ses bras en le récupérant. Ribbit, murmure-t-elle, à demi-soulagée, l’œil désormais occupé par le combat qui fait rage entre les branches inférieures. Contre le tronc, la rousse se tient d'une main, ses cheveux emmêlés en lianes retombant de chaque côté de son visage barbouillé de boue.

 

— Oh non ! laisse échapper Charlie en sursautant quand la chouette évite les crochets du rampant et continue d'attaquer, ses serres en avant. Choquée d'assister à une scène aussi violente, elle arrête de respirer un moment, puis la brume avale les deux prédateurs et la pré-adolescente fixe Sasha. Mais ils vont mourir !

 

C'est une fin trop tragique pour la jeune Charlie qui ravale ses dernières pensées. On ne pourrait pas essayer de les séparer et de les sauver ? Elle garde Ribbit contre sa poitrine, le gonflement frénétique du crapaud en rythme avec le battement de son coeur. 

 

Comme tout le monde à l'école, la benjamine Carter a déjà vu le Gryffondor en compagnie de sa sœur, et elle sait même ce qu'elle dit de lui dans son dos. ribbit ! Chut Lord Ribbit, on veut pas terminer en garniture pour pâté de dragon ! Sasha se coltine une réputation de briseur d'os sans émotions que Charlie peine à ignorer. Collée au tronc massif de l'arbre, elle envisage plusieurs manières de descendre avant de se souvenir qu'elle était perdue, et qu'un serpent à l’œil crevé rampe quelque-part en bas. Sa baguette défie vaillamment l'Ukrainien.

 

— Faut qu'on parle, Sasha Shevchen. Son bras tremble, certes, mais sous la manche, il n'y verrait rien. Elle fronce son nez, Charlie, incertaine de comment s'y prendre. ribbit ! T'as fait quoi pour qu'on s'retrouve là ?! T'as transpla- aaaah ! elle glisse, tente de se retenir à une branche voisine trop fine qui se brise, se voit chuter au ralenti et tombe finalement dans les étages inférieurs, une branche après l'autre, chahutée comme un bout de viande jusqu'à ce qu'une tentacule de filet du Diable ne la retienne, pliée en deux, et ne s'enroule à sa jambe avec vigueur. Sa baguette tombe. Son crapaud tombe. Sa cape se renverse, cachant son visage. Oh non !

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Causer de cartes à collectionner ramène Charlie en première ou deuxième année, quand ses camarades avaient des préoccupations bien plus douces que d'apprendre la magie noire ou espionner le vestiaire des filles. Souvent bousculée par la nouvelle mentalité des gens de sa classe depuis la fin de l'été, elle apprécie de retrouver des conversations simples, et promet à Basil qu'elle lui montrera ses cartes de Chocogrenouille au complet un jour. Une fois mon père m'a acheté tout le stock de chez Honeydukes pour essayer d'avoir celles qu'il me manquait ! On avait au moins cent ou deux cents grenouilles en chocolat dans le salon ! Elle rit, un mélange aigre-doux à l'estomac en repensant aux moments passés avec son Papa.

 

— Si j'te jure, c'est un ami d'mon père, ils étaient à Poudlard en même temps, mais pas d'la même année, explique la jeune sorcière en jetant un œil joyeux à la silhouette du concierge qui se promène entre les ranges d'étudiants. Pis Bart aussi du coup. Vous avez les mêmes initiales ; B.B. Elle hausse les épaules, contente en réalité de savoir que les deux hommes veillent un peu sur elle, comme Freya lui a expliqué. C'est une façon pour elle d'accepter moins difficilement la vie loin de l'aînée Carter, et de son père. 

 

— T'sais l'année dernière au bal de Noël, Ryan voulait danser avec moi, pis finalement à la fin, il voulait m'embrasser hein. Mais bon il avait mangé du tartare de dragon, il puait trop d'la gueule, j'suis partie en courant me cacher de l'autre côté de la salle ! C'était drôle après on essayait de l'éviter partout ! Charlie se marre encore, amusée par le souvenir qui lui a valu des fous-rires pendant plusieurs semaines. 

 

Quand la catastrophe surgit et qu'Horace tend l'oreille, la Serdaigle et le Gryffondor se lancent dans une course contre la montre pour nettoyer le parchemin puis la table. Admirative du talent de Basil, la rousse arrondit joyeusement sa bouche avant de cacher ses doigts sales sous la table et prétendre travailler en silence tandis que le concierge s'approche. Il les scrute en enchaînant des grimaces censées les dissuader d'être turbulents, mais repart aussitôt, incapable de les prendre sur le fait. En réalité, Charlie pouffe de rire intérieurement, et finit par tendre sa paume violette au garçon en face d'elle. Il m'en reste là ! Vite ! chuchote-t-elle avec empressement et amusement.

 

 

Message publié Lundi 02 Décembre 2024 à 18:06

Oh bah j'imagine que Spike Ryder vient d'apprendre que son collègue et capitaine d'équipe tient l'exclusivité du nouveau balai OCQ500 qui sortira au premier trimestre 2125. Problème, Elliot veut rien dire à Spike. Ouais, il est pas certain qu'il sache tenir un secret, même si entre nous, c'est pas le plus gros secret qu'il détiendrait à propos d'Elliot, mmh ? Bref, trop de tension entre ces deux garçons !

 

 

Basil Banks, qui te met dans cet état ?

 

 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Serre de préparation, Dimanche 15 Octobre 2124

Ses phalanges porcelaine effleurent la feuille d'un plant de sureau qui abrite déjà quelques larves de fées semi-domestiques, ces créatures profitant des installations de botanique pour libérer leurs œufs à l'abri des prédateurs. Bientôt, elles s'enrouleront sur elles-mêmes et deviendront des petites créatures ailées, vaniteuses, idiotes, prêtes à servir d'ornement. Alison observe distraitement les minuscules chenilles colorées qu'ils ont étudiées en première année.

 

— Mh. Il a de mauvaises notes, c'est vraiment sa préoccupation ? L'étudiante rend son regard à Sasha au travers d'un lierre tombant dont la tige sue à grosses gouttes. Elle remarque alors les cernes de l'Ukrainien, différentes de celles des élèves qui font trop la fête. Il porte une fatigue lourde, semblable à Charlie lorsqu'elle se plaint de plusieurs mauvaises nuits d'affilée et réclame ses elixirs de paix.

 

Puis Sasha pose une question bête et Alison réalise qu'il n'a rien compris.

 

— J't'ai dit qu'on arrête, répète-t-elle dans un calme étrange. Le vieux gramophone s’interrompt, grésille et projette une dizaine d'étincelles, puis murmure l'instrumentale d'une folk au tempo lent qui remplace le jazz. À l'extérieur, la nuit noire et le brouillard étranglent Poudlard. À l'intérieur, des parois de bois, de métal forgé et de verre sont couvertes de buée. La jeune femme avance entre les plantes et continue d'observer le Gryffondor, ses yeux marron disparaissant et apparaissant derrière le feuillage luxuriant et humide d'une vigne dorée qui côtoie le dictame. Toi, tu veux plus du deal, Sasha, affirme l'adolescente après une semaine de réflexion.

 

La bouilloire enchantée tinte et s'agite, déployant une chorégraphie de céramique, pot à lait, boîte à sucre, pour servir deux tasses fumantes de thé noir écossais dans lesquelles baignent deux petites cuillères. Alison les saisit au passage et arrive en face de Sasha. T'as dit que j'nous fais remarquer, mais à quoi ça sert de prétendre avoir un petit-ami si ça doit être discret ? demande-t-elle en posant une tasse sur l'établi près de lui. 

 

Ses paumes enveloppent la céramique chaude, comme si elle ne transpirait pas déjà assez- le thé, c'est sacré. Des effluves maltées additionnées d'épices s'ajoutent aux parfums des fleurs, et ceux des produits qu'utilise Alison pour sa routine matinale. Cette fin de journée cependant, son maquillage semble moins parfait que d'ordinaire, gâché par le climat tropical. Elle arbore toujours quelques boutons d'acné au milieu des tâches de rousseur, et certains de ses cheveux frisottent de façon terriblement chaotique. 

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
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Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Parmi les ingrédients qu'elle étudie depuis deux ans, Charlie repère ceux dont elle connaît les effets, et dessine des liens invisibles entre les fioles qui s'étalent dans les étagères du bureau. Ses prunelles claires aperçoivent aussi un alignement de fioles rendues la veille par la classe de 5ème année dont fait partie sa sœur, Alison. Sur l'étiquette, les noms Carter et Shevchen se côtoient, comme au milieu des couloirs du chateau. La cadette remporte des Optimal facilement en potion, alors Charlie se dit qu'elle ne prendrait pas tellement de risque à boire son philtre de Paix. Refoulant au fond d'elle la tentation de commettre un vol, elle ramène son regard en direction du professeur et se concentre pour avoir l'air totalement sereine. J'vais jamais devenir addict, promis. Seulement jusqu'aux vacances de Noël, Freya l'a dit.

 

Plantée là devant Monsieur Brooks, la pré-adolescente se persuade d'être en attente d'une solution plus efficace, et qui va arriver bientôt. Si déjà son père pouvait revenir, ça l'aiderait. Elle tripote la bandoulière de son sac. Oui, j'sais professeur, mais pas tous. "On peut jamais être sûr avec les gens" vous savez. Une phrase qu'Alison avait martelé en tête de Charlie lorsqu'elle l'a surpris en train de parler des voyages de Kate Carter avec l'enseignante de botanique à la fin d'une classe. Sans oublier le récit de la Serpentard à propos de "ce gros con de Brooks", qui résonne toujours dans l'esprit de Charlie. Vous avez pas des secrets qui servent à protéger les gens ou à vous protéger, vous ? Parce que nous on doit protéger mon père, c'est comme ça. Elle hausse les épaules encore une fois, puis fixe la potion de sommeil sans rêves, et le visage patient du brun.

 

— Oui j'vous fait confiance pour la potion, c'est votre métier, j'vous ai jamais vu rater une potion Sir, gratifie l'élève en ponctuant sa phrase d'un léger sourire. Concernant la médicomage, Adaline Mcbride, Charlie l'apprécie également. Elle a soigné son amie l'année dernière quand les gradins du terrain de Quidditch se sont effondrés au début du match de clôture. La jeune Carter n'a eu que quelques égratignures. Son menton opine sagement. J'vais la prendre. Mais dites rien à mes sœurs alors, et surtout Freya. Elle fait le maximum, j'vous assure.

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
A quelques mètres de la lisière, dans le brouillard, Mercredi 27 Septembre 2124

— Nan, on m'appelle "Miss trop-gentille", ou "trop bonne, trop conne", version Alison, retient Charlie derrière sa bouche pincée alors qu'elle se tortille sans réussir à dégager son mollet. D'ailleurs, la liane semble même progresser vers son genou et l'envelopper avec fermeté. Hein ?! elle se tord le cou pour observer ce que Sasha désigne par "Dyavol'skiye silki" et malgré la pénombre, elle reconnaît la plante en comprenant mieux les conseils que lui donne le garçon en face d'elle. D'ailleurs, comment peut-il être aussi détendu sur sa branche ? Un temps, Charlie paraît ahurie. Puis elle récite presque par coeur. C'est un filet du Diable ! Plus je résiste, plus elle va se resserrer. Mais Sasha, tu peux la repousser juste en faisant de la lumière, elle déteste la lumière ! S'te plaît ! À donner des ordres, elle ressemble davantage encore à Alison. 

 

La petite Carter comprend rapidement les intentions du 6ème année qui s'amuse quasiment de la situation, bien trop à l'aise dans leur arbre. Quoi ?! Elle fronce son nez et se donne des airs de sa sœur en miniature pour la deuxième fois. 

 

— Premièrement, c'est Lord Ribbit, et il va se faire manger si on le sauve pas ! Ensuite, tu confonds, c'est les épaules en anglais, pas les oreilles ! même inquiète, Charlie reste pragmatique et s'imagine mal accrochée au dos du Gryffondor, à tenir ses oreilles. La tête sérieuse de l'Ukrainien pourrait agacer l'étudiante de 3ème année, mais au lieu de ça, elle l'intrigue, provoquant mille questions à la Serdaigle curieuse. Qu'est-ce que tu faisais dans la forêt interdite déjà ? Moi je cherchais Lord Ribbit, et toi ? elle scrute Sasha avec une suspicion toute relative, incapable de réellement se méfier des gens. 

 

Comme il résiste aussi durement que le filet du Diable qui coince sa jambe, Charlie gonfle ses joues un moment. C'est à dire qu'elle a tendance à trop parler. Trop en dire. Et se faire allumer par Alison ensuite. ribbit ! ribbit ! Son visage rouge cherche le batracien derrière la brume, en vain. 

 

— Bon d'accord, capitule enfin l'élève et sa tignasse renversée. J'sais comment tu t'appelles parce que ma sœur fait semblant de sortir avec toi pour attirer des vieux riches de 7ème année. Même qu'elle fait semblant qu'vous couchez ensemble, mais j'sais que c'est pas vrai moi. Alison a jamais couché avec un garçon, sinon elle m'aurait raconté. Elle a promis. Un pacte comme un autre, passé entre les sœurs Carter après que Freya leur ait raconté sa première expérience pendant l'été avant celui-ci, en guise de prévention car Alison allait avoir 14 ans. Voilà Sasha Shevchen, j'ai trop parlé. Oublie c'que j'ai dit vers la fin. Et maintenant ?

 

 

Crôôôah- un coassement sort du ventre de Charlie. 

 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Serre de préparation, Dimanche 15 Octobre 2124

Alison frémit. Une goutte dévale sa colonne, lui faisant prendre conscience de ses vertèbres une à une, jusqu'au creux de ses reins frissonnants. Elle se gratte l'épaule et masse machinalement sa nuque en regardant Sasha qui bredouille maladroitement une justification à peu près crédible. Plusieurs fois leurs regards se croisent, et l'image de léopard se juxtapose aux iris verts du Gryffondor. Elle a gardé une impression curieuse de la métamorphose, comme si ça rendait l'étudiant moins bourru qu'il ait pu suivre un protocole aussi compliqué que celui de l'animagie. 

 

Comme si ça le rendait absurdement moins primitif.

 

Le bout de sa bottine compensée fait rouler distraitement une bille d'engrais tombée au sol. Alison a bien sûr usé d'un sortilège pour nettoyer ses chaussures et les chaussons de sa petite sœur lorsqu'elles sont rentrées au chateau l'autre nuit. Il en est de même avec l'empreinte rouge de ses cinq doigts que Charlie l'a laissé refroidir sans broncher pendant qu'elles s'expliquaient.

 

La sorcière acquiesce en silence et hume sa boisson, tandis que Sasha se brûle les lèvres en face d'elle. Goodness. Son agitation lui arrache un sourire qu'elle cache à peine en tournant la tête de côté, faussement intéressée par l'éclosion imminente d'une orchidée indigo.

 

Bien loin de craindre la colère du Gryffondor, Alison l'écoute proposer toutes sortes de scénarios, à la fois désordonnés et terrifiants de réalismes. Est-ce qu'il lit aussi des fictions pour adolescentes ? Oui, elle a imaginé de nombreuses fois un garçon la "dévorer" devant sa pâle brochette d'amies. Oui, ça mettrait en valeur le précieux sex-appeal essentiel au cruel monde des Beautés Fatales qui prennent en main leur destin. Oui, ses joues rougissent, dissimulées derrière les vapeurs de thé noir dont elle succombe à une gorgée brûlante, et tousse en avalant de travers, à mille années lumière d'être la femme foudroyante qu'elle espère. Mais bon, il faut bien apprendre un jour...

 

Alison pose la tasse à son tour, et s'essuie la bouche. T'as beaucoup réfléchi à tes idées ? Mh ? questionne-t-elle avec un sourire amusé de voir Sasha céder au jeu du faux couple, et même, lui réclamer poliment. Elle s'approche de lui, et pose deux mains sur sa cravate mal fichue en levant ses prunelles dans les siennes.

 

— Charlie a raison. On se connaît pas, susurrent ses lèvres dépourvues de gloss.

 

Leurs jambes se touchent, et presque leurs bassins, et Alison défait le nœud de la cravate rouge et or qu'elle tire pour la faire glisser le long du col. J'sais plus trop c'que je veux Sasha, chuchote encore la sorcière, prise d'une humeur étrange qui balance entre le jeu et la confidence. Elle jette un œil à la bouche de l'Ukrainien en mordillant la sienne, mais s'éloigne finalement, et retourne s’asseoir sur le plan de travail central, en face de lui.

 

— T'arriverais à dire 4 trucs que j'aime, ou sur moi ? questionne Alison en passant la cravate autour de son propre cou, ses jambes nues plantées dans deux chaussettes baissées jusqu'à ses bottines qui remuent dans le vide. J'commence.

 

Inspirée des magazines qu'elle lit, l'étudiante rassemble ses idées tout en exécutant un nœud de cravate parfait à son cou. T'aimes mettre tes mains dans tes poches. Pour les cacher je pense. T'adores manger, j'ai jamais vu quelqu'un qui se goinfre autant en restant bien foutu. Trahie par son regard sur la silhouette musclée du sixième année, elle sourit et reprend. 

 

— Tu kiffes mes seins. Fin', j'crois, lâche-t-elle aussi naturellement que possible, son attention faussement détournée vers la fin du nœud. Une fois l'opération terminée, la sorcière retire la cravate de Sasha et l'élargit délicatement sans la défaire. Elle la tend au bout de son bras pour qu'il vienne. Ah, et t'aimes sûrement courir derrière des balles pleines de grelots, nan ?! Cette dernière phrase fronce ses tâches de rousseur dans une moue gentiment moqueuse. 

 

— À toi. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Serre de préparation, Dimanche 15 Octobre 2124

"Bah toi ça s'voit qu't'as jamais vu notre père hein !", avait rétorqué Charlie d'une voix goguenarde au milieu de la Grande Salle, quand l'une des amies d'Alison avait dit que Sasha était bien trop grand pour un élève de sixième année, le comparant même à un golem. "Notre père il baisse la tête dans les portes !", avait-elle ajouté sous l’œil diverti de sa sœur, qui ne pouvait nier l'ampleur de la carrure d'Owen Carter. Il aurait fait un batteur terrifiant, disait-on du sportif toutefois révélé grâce à son poste de poursuiveur en équipe régionale des Pieds de Montrose, puis dans l'équipe nationale d'Écosse. Bref, loin d'impressionner Alison ou Charlie, la montagne Ukrainienne que représente Sasha pour certaines, avec sa posture trapue et ses mains épaisses, n'arrive pas à l'épaule du premier homme de leur vie.

 

Qu'en penserait-il d'ailleurs, de voir sa fille en face du Gryffondor, tous les deux enfermés dans la moiteur d'une serre tropicale ? Alison ignore cette pensée après que la silhouette de Sasha lui ait rappelé l'intervention de Charlie en plein repas, et l'existence de son père absent. 

 

Par pure provocation, elle gonflerait davantage sa poitrine sous son débardeur humide si les ronchonnements du sorcier aux cheveux cuivrés ne la faisaient pas autant ricaner sans discrétion. Maintenant Alison imagine clairement la panthère slave sauter derrière des balles pleines de grelots. Trop tentant, se contente-t-elle de commenter alors qu'il approche et l'observe curieusement. 

 

D'un regard silencieux, ils se sondent l'un et l'autre, et l'étudiante repense aux similitudes qu'elle a trouvées entre Sasha et, selon ses souvenirs de cours, "l'animal qui convient le mieux à sa personnalité". Solitaire, observateur, impulsif. Il interrompt sa réflexion en délivrant ses premières suppositions de ce qu'Alison aime. 

 

— Ça compte, ouais, décide arbitrairement la rousse avant de grimacer machinalement, loin d'être parfaite à son goût, loin d'être aussi forte qu'elle le voudrait. 

 

À l'évocation de sa frange, elle étire un sourire coupable, cherchant même à recoiffer par habitude ses cheveux bel et bien plaqués en arrière sous une petite pince noire. Elle comme Sasha ne prend pas la cravate, Alison tend encore son bras. Tiens. Ses cuisses tremblent la seconde suivante, saisies de fourmillements quand le sixième année s'avance, se penche et lui écarte les genoux d'un geste suggestif. 

 

— Qu'est-c'- balbutie l'adolescente qui n'imaginait jamais que l'Ukrainien puisse se montrer entreprenant. Elle reste immobile, les lèvres entrouvertes de stupéfaction, le coeur tambourinant ; toujours à mille années lumière d'être la femme fatale qu'elle voudrait. Sous un air de folk mièvre, Alison fixe le visage de Sasha glisser contre son bras moite sans même réaliser tout de suite qu'il vient de passer sa tête dans la boucle de la cravate. Distribuer des baisers : bien sûr, laisser apercevoir ses sous-vêtements : why not, mimer une fellation : certainement, mais ouvrir vraiment les jambes devant un garçon, c'est une première fois.

 

Sa main s'accroche au col humide de la chemise qu'il porte négligemment en affirmant qu'elle aime ça, d'apprivoiser les mecs "sauvages". Le chuchotement de Sasha lui donne un frisson sensuel imprévisible, presque affolant. Hein ? souffle Alison, perdue entre son rôle de pouffiasse insensible et sa nature farouche. Elle rougit tandis qu'elle resserre distraitement sa cravate.

 

Il devinera rapidement qu'elle n'a aucune expérience à ce rythme là, et comprendra pourquoi elle préfère prétendre avoir un petit-ami plutôt que de sortir réellement avec des étudiants de sixième ou septième année. Car les propositions se sont multipliées autour d'Alison ces dernières semaines, surgissant au coin d'un couloir, au fond d'un regard lubrique, derrière des portes de toilettes. Et la cadette Carter éconduit ces "prétendants" qui ne sont pas ceux attendus.

 

Et voici pourquoi elle ne sait plus ce qu'elle veut, Sasha.

 

— Pas mal. À leurs odeurs mélangées aux fleurs et au thé, s'ajoute celle d'une respiration chaude, venue tout droit du désir naissant d'Alison pour son voisin de botanique. Un instant, elle hésite à l'embrasser et dévore ses lèvres, des yeux seulement. Mais une bourrasque fait claquer le métal des lucarnes de la serre et réveille alors la jeune femme. Elle ferme enfin la bouche, décidée à s'extirper dignement d'ici.

 

Ses mains heurtent les phalanges rugueuses de Sasha, trouvent une place juste à côté, et Alison glisse entre le plan de travail et le Gryffondor, pressant si ardemment leurs corps l'un contre l'autre qu'elle devine un morceau d'anatomie de Sasha qui couvre ses joues de deux plaques rouges. Pas mal, pas mal, répète-t-elle, gênée, avant de s'éloigner un peu pour boire une gorgée de thé dans la mauvaise tasse. 

 

T'es ridicule, ma pauvre fille, se flagelle-t-elle intérieurement en réalité. 

Pas mieux que Freya avec Elliot, finalement.

 

 — Ah, j'ai trouvé encore un truc que t'aimes bien. Alison inspire et affronte Sasha. Anya Nikitovna. Il paraît qu'tu la réclames devant la salle commune et qu'vous vous voyez aux cachots. Mh ? 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Questionnée sur les balais, Freya dévoile à Elliot une partie d'elle totalement mordue par le vol et l’ingénierie magique. Un sourire emprunt de passion se grave sur les lèvres de la sorcière qui attire à eux différents tableaux pour pointer plusieurs croquis. Bon, bah ouais ça marche vraiment comme les baguettes. T'as le bois et ses propriété d'un côté, et t'as les composants du coeur d'un autre côté, tu vois ? Emportée dans sa présentation du concept de l'OCQ500, elle oublie l’œil dévorant du sportif et se transforme en conférencière calée sur son sujet. Les dessins enchantés bougent quand la rousse les désigne d'un index énergique. Alors on peut pas utiliser le même bois que pour les baguettes, à cause du poids et de la résistance aux chocs. Il a fallu définir un panel d'essences assez robustes et avec une bonne longueur de coupe. Personne ne veut d'un balai volant réalisé en patchwork de petits morceaux.

 

— Pareil, y'a des composants incapables de prendre en charge le volume d'un balai, et par contre ça nous a ouvert la porte à d'autres matériaux que tu pourrais jamais mettre dans une baguette, ajoute-t-elle sans révéler lesquels, bien que ses phalanges agitent des feuilles remplies de créatures et plantes différentes. Puis j'voulais travailler éthiquement, donc on a supprimé tout ce qui s'obtient avec la traque, l'élevage intensif, ou le braconnage sauvage. J'ai rencontré des éleveurs incroyables dans leur domaine. La complexité des problèmes rencontrés par la jeune femme et son collaborateur transparaît au fil des croquis qu'elle montre en expliquant pourquoi ils se sont heurtés à des conflits d'usure rapide, d'interférences énergétiques, et de fragilité des cœurs. Les prunelles pétillantes de Freya croisent celles d'Elliot assis sur son siège, le balai en mains. Pour celui-ci par exemple, on avait un transfert d'émotions entre l'oiseau Tonnerre qui donne la plume et l'utilisateur. En gros, sans sortilège stabilisateur, tu te retrouvais avec l'impulsivité de l'oiseau à gérer, en plus de la tienne.

 

Elle s'approche et fixe pensivement le balai volant aux courbes agréablement robustes. Un mélange de matières brutes et d'alliages complexes lui donne une apparence alliant l'expérience et la solidité de l'ancien à l'expertise et l’innovation du neuf. Profilé pour le sport magique, il est pourvu d'une poignée en cuir de dragon mat cousue de fil d'argent et renforcé par plusieurs anneaux en métal brossé. J'ai plusieurs déclinaisons qui seront livrées avant le shooting. Puis on va bosser sur le tien hein. Jun s'occupera de toi ; c'est le meilleur synthétiste que j'ai jamais rencontré. Il m'a aidé à développer tout ça. Son bras désigne l'ensemble des recherches confidentielles du sous-sol d'Owen Carter Quidditch, et son regard retrouve la silhouette d'Elliot Blackburn.

 

— Bon tu l'essayes ? sourit-elle en saisissant à son tour un prototype sans runes ni ornements. Freya l'enfourche et prépare sa baguette. J'vais t'assurer, il te fera rien. C'est que la moindre blessure coûte chère pour les sportifs de haut niveau, la rousse le sait. 

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
A quelques mètres de la lisière, dans le brouillard, Mercredi 27 Septembre 2124

Des créatures bien plus effrayantes qu'un Ombrelangue peuplent les cauchemars de Charlie. Perdue entre la réalité et des chimères horrifiques créées par son esprit, elle oublie souvent le sens du danger. Suspendue tête en bas face au Gryffondor, elle observe son visage renversé qui se déforme étrangement avec le noir. Les filles du dortoir aussi ont une drôle de figure dans la pénombre, quand Charlie se réveille pendant la nuit. Est-elle la seule à penser ça ?

 

Sasha s'offusque d'apprendre qu'elle est la sœur d'Alison Carter, comme s'il n'avait pas pu le deviner à leurs visages similaires. Charlie se demande l'intérêt de lever les yeux au ciel lorsqu'on a la tête à l'envers. Elle le fait quand même.

 

— J'ai 13 ans et demi, j'm'appelle Charlie, et oui, c'est important de parler de ça. Y'a plein de détraqués partout j'te signale, donc j'dois être au courant, récite-t-elle avec un air d'avoir entendu ça mille fois, mais aucunement les réflexes associés. Puis ses prunelles deviennent suspicieuses. Est-il un détraqué ? Charlie pince sa bouche jusqu'à se faire nommer "petite soeur trop-gentille" et sourire un peu. Leurs regards s'accrochent car la sorcière n’aperçoit désormais pratiquement plus que ça dans le noir ; les deux orbites brillants du sixième année qui grogne tout bas. On pourrait croire qu'il ronronne. 

 

Docile, elle acquiesce, motivée par sa curiosité sans fin ainsi que l'idée d'être libre et de rejoindre le grand chateau rassurant avec Lord Ribbit. Crôôôah- coasse d'ailleurs encore son ventre alors qu'ils n'entendent plus le crapaud.

 

Sasha Shevchen commence un récit incroyable, habité de monstres et d'un héro dont il prend le rôle, si sûr de lui. Charlie frissonne, sentant soudain l'immensité de la sombre forêt qui les entoure. Elle devient minuscule au coeur d'un monde géant et hanté d'ombres. Est-ce qu'il est un loup-garou ? Elle inventorie les caractéristiques des créatures étudiées en classe et croisées de nombreuses fois dans les contes pour petits sorciers courageux, ou la lecture des carnets de voyages de sa mère, Kate Carter. Mais un loup-garou ne se transforme pas à volonté, et ne décide pas d'attaquer des monstres en particulier.

 

Quand Charlie réfléchit, l'Ukrainien croit qu'elle est sceptique. Nan je-

 

La suite lui cloue le bec. C'est à n'y rien capter, entre les paroles et la gestuelle. La benjamine chute et tombe sur un animal. Sasha n'est plus là. Loin d'un loup-garou hirsute, elle se trouve contre la musculature puissante et le poil court d'un félin qui surveille les alentours sans montrer aucun signe d'agressivité avec elle. Sasha, c'est toi ? chuchote Charlie, à demi-certaine qu'il s'agit de lui. Son coeur tambourine dans le dos du carnassier.

 

Il tourne la tête et elle comprend. 

 

Un animagus ? Elle connaît. Ils en parlent souvent à Poudlard car c'est une compétence mystérieuse et enviable. Normalement ça demande de longues années pour avoir la maîtrise des transformations et les enfants n'y ont qu'un accès limité, sauf en Afrique. 

 

Pas le temps de tergiverser Charlie parce que l'animal bouge. Oh- Elle cramponne d'abord ses omoplates, puis peine à trouver son équilibre sur la fourrure glissante du léopard et se redresse enfin légèrement pour prendre doucement ses oreilles, une barre d'excitation au ventre, les cheveux brouillons. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans la salle d'Études des Moldus, Jeudi 19 Octobre 2124

— Viens.

 

Hors de question qu'on les voit discuter devant la salle d'Étude des Moldus. L'aller-retour du regard de Spike entre les seins d'Alison et ses cils papillonnants lui avait donné la réponse à sa question : il accepterait. Il accepterait comme ils la laissent tous monter en premier dans l'escalier, peut-être pour mater sous sa jupe ses dentelles de femme, mais ça n'empêche ; l'asservissement doit débuter quelque-part, peu importe ce qu'en pense Viviane.

 

La porte se referme derrière eux et l'étudiante jubile d'avance en imaginant Spike corriger ses erreurs. Elle rajuste sa frange, alors qu'ils font face à l'appartement factice qu'elle vient de passer une heure à remplir consciencieusement. Agencé à la manière d'un véritable logement moldu coupé frontalement comme sur une scène de théâtre, l'espace est divisé en plusieurs pièces dont l'entrée, la cuisine et le salon au rez-de-chaussé, une chambre d'enfant, une chambre d'adulte et une salle de bain à l'étage protégé d'un sortilège anti-chute. Si les objets électriques sont dépouillés de leurs composants, ils n'en restent pas moins intéressant de les comprendre, et d'observer le fonctionnement d'un foyer non-maj.

 

Pourtant, et malgré ses efforts, beaucoup d'erreurs subsistent dans l'appartement organisé par Alison. Le grille-pain, placé sur une étagère de salle de bain comme rangement ingénieux servant à réchauffer les serviettes, le diffuseur d'huiles essentielles confondu avec une théière dernière génération et rangé à côté des tasses, l'enceinte Bluetooth qu'Alison n'a même pas identifié et qu'elle a utilisé en serre-livres, la brosse à dent électrique disposée près de l'éponge à vaisselle sur l'évier, le clavier d'ordinateur branché derrière la télévision, et enfin cette télécommande qu'elle saisit pour se tourner vers Spike.

— Bon. J'crois que j'suis pas trop mal. Sauf ça, ça, la télécommande d'un climatiseur accroché juste au-dessus de l'entrée, qu'elle n'a probablement pas remarqué. Comme Spike la fixe toujours avec son air arrogant et qu'il semble attendre quelque-chose, la rousse passe sa langue contre sa lèvre inférieure qu'elle mordille en réfléchissant. Mh, j'peux t'aider dans un autre cours. Tu crains pour quelle matière aux BUSES ? 

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
A quelques mètres de la lisière, dans le brouillard, Mercredi 27 Septembre 2124

Une étrange osmose opère entre Charlie et la forme animale de Sasha. C'est la première fois qu'elle croise une panthère, mais la sorcière ressent rarement de la peur envers les créatures du monde qui l'entoure. D'ailleurs, son culte de la faune en tout genre est tel qu'elle est devenue végétarienne à 4 ans, refusant catégoriquement d'avaler ce qui avait auparavant un coeur, courait dans l'herbe, ou nageait sous l'eau. Une "lubie alimentaire" associée par ses proches au départ de sa mère, et scrupuleusement suivie par Charlie.

 

Juchée sur le dos du prédateur, elle a l'impression qu'il sort d'un des rêves étranges que provoquent les philtres de paix. Le rythme lent et feutré de Sasha berce l'étudiante qui surveille le sol humide à la recherche du crapaud, s'imprégnant petit à petit des mouvements de son guide. Il n'y a qu'elle pour confier sa vie à un Ukrainien animagus réputé incontrôlable et tout droit sorti de la guerre.

 

De nombreux chuchotement parcourent l'école à propos des élèves venus de l'Est. Qu'ils ont vu la mort, qu'ils ont même certainement tué des gens et qu'ils peuvent attaquer sous le coup de l'impulsion, car ils sont traumatisés. C'est vrai qu'ils ont le regard froid, qu'ils restent dans leur coin, et qu'ils oublient souvent les bonnes manières. Charlie voit au-delà.

 

Elle ne quitte plus le léopard, sa baguette rangée au fond de sa robe d'écolière, et ses prunelles balayant les abords de la rivière pour trouver Ribbit. J'sais qu'on peut pas, mais ce s'rait cool que tu viennes attaquer les monstres de mes cauchemars, murmure la jeune fille, inconsciente que Sasha comprend à peine ce qu'elle dit, et qu'ils s'éloignent tous les deux du chateau à cause des instincts primitifs de l'animal. Crôôôah- gargouille encore son ventre en s'ajoutant aux autres bruits de la forêt interdite, jamais entièrement endormie. À mesure que la végétation devient hostile et serrée, et la brume sombre, Charlie se cramponne à Sasha.

 

Comme la plupart des gosses nés-sorciers, elle rêvasse souvent d'être animagus, sans réaliser vraiment les sacrifices d'une métamorphose. La rousse s'imagine avec deux longues oreilles douces et un pompon frétillant, en joli lapin sauvage des Highlands. Devant son assiette de légumes, elle secoue parfois le bout de son nez pour imiter le rongeur en riant. Soudain, le comportement du félin interrompt ses pensées. 

 

Secouée, Charlie se souvient subitement qu'ils sont au coeur de la forêt interdite. Mais au lieu de croiser la silhouette d'un serpent immense, ils poursuivent... un lapin !

 

Elle bondit entre le terrier et les crocs puissants de la panthère, des larmes aux yeux, la poitrine battante. NON ! LE TUE PAS ! ARRÊTE SASHA ! Incapable de se résoudre à voir le carnassier dévorer un lapin sous son regard, Charlie préfère se mettre en danger et lui bloquer le passage, horrifiée elle-même par la situation dans laquelle elle vient de plonger. Son corps palpitant bouche l'entrée du terrier alors qu'elle redoute la réaction du prédateur sans remarquer l'arrivée discrète d'une gigantesque Acromentule au-dessus d'eux. 

 

Tandis qu'elle essaye de sortir sa baguette, celle-ci reste bloquée au milieu du tissu emmêlé de ses vêtements. Coincée, la pré-adolescente pleurniche, trop fatiguée cette fois pour tenter de prendre une meilleure décision que d'affronter l'animosité de la forêt interdite qui a décidé de l'avaler. Sasha, redevient Sasha, s'te plaît !

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Du plus loin qu'Alison se souvienne de Ferguson, il a toujours eu un tempérament explosif, dès ses onze ans. Proches dans l'alphabet avec Sam, ils ont fini dans le même groupe un paquet de fois tous les trois lorsque les professeurs divisaient leur liste d'élèves en quatre pour les ateliers.

 

Alors les blagues du Poufsouffle et le regard désolé de sa pote, elle connaît.

 

Contrairement à sa grande sœur Freya, la cadette Carter n'est pas du genre à se laisser distraire par la médiocrité d'un cancre juste heureux de perturber le cours. Mais quand le brun abuse, elle lui fait savoir, râle, lève les yeux au plafond, lui sert une mine exaspérée (qui le calme rarement en vérité), ou (pour son plus grand plaisir) une réplique cinglante. Et depuis le début de cette année, Alison reçoit d'autres attentions délicates de la part de Ferguson ; des regards dégoûtants, de longs sifflements, et des remarques indécentes placées entre deux rires bruyants. Loin de se démonter, la fille d'Owen trouve généralement comment répondre, si elle ne se contente pas de garder la tête bien haute et l'ignorer royalement.

 

Car elle n'a jamais franchement détesté Ferguson.

 

Ce soir, la rouquine croit le Poufsouffle sur paroles pour une raison très simple : il aurait aimé être l'auteur du prank, ça se voit. Le nez froncé, la tronche écœurée, elle rabat ses cheveux en arrière, collés grâce à la pâte gélatineuse et verte couvrant son crâne. Tu crois qu'j'ai envie d'rire là ?! rétorque-t-elle sèchement à l'allusion d'un prince métamorphosé en crapaud dont l'image lui évoque vaguement ses cours d'études des Moldus.

 

La scène d'une déclaration ratée attire leur attention plus loin. Alison aurait aimé recevoir des fleurs aujourd'hui, mais les magazines trouvent cette idée terriblement patriarcale, alors elle tort ses lèvres et balaye l'air d'une main gluante. J'me détends si j'veux Gus, déclare-t-elle, les yeux posés sur l'accoutrement du cinquième année. Une veste ? Une lueur révèle sa joue gauche écarlate, semblable à celle de Charlie après sa baffe. La Serpentard observe mieux l'étudiant et croise ses bras. 

 

— T'as déjà eu un date, une fois dans ta vie ?! demande-t-elle avec suffisance, quelques marches au-dessus de lui. À son tour, Alison descend et rejoint l'Anglais en le jaugeant d'un air parfaitement supérieur. T'es déjà sorti avec une fille Ferguson Decker ? Le toiser étire enfin un sourire sur ses lèvres, le regard illuminé d'un nouveau scénario, digne des fanfictions qu'elle lit. Sans s'en rendre compte, elle lèche le bord de ses dents et réalise que la gelée verte a le goût de menthe. C'est juste du dessert.

 

Alison s'essuie la figure et reprend contenance à mesure que les secondes passent. Son camarade de classe aussi rentre d'un rendez-vous loupé, après tout. Elle plonge une main dans son décolleté pour sortir la gelée verte coincée sous sa robe de soie émeraude. Tu fais le con car t'es incapable d'être sérieux en fait, c'est ça ? Tu restes dans ta p'tite zone de confort mh ? J'ai un deal, continue la sorcière en rajustant son vêtement autant qu'elle peut. 

 

— J'retourne aux cachots, j'm'arrange un peu, et j'te prouve que c'est pas un jour comme les autres. J'serai détendue d'la culotte, si toi t'es sérieux. Tu prépares un date, t'as vingt minutes ok ? Elle le fixe sans plaisanter, prête à jouer le jeu, juste pour voir, et car ça pourra plus être pire maintenant. De la gelée sur sa bouche, Alison mordille sa lèvre inférieure, le temps que ça monte au cerveau du Poufsouffle. 

 

— C'est un date avec moi que j'te propose Gus, tu peux pas refuser. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans la salle d'Études des Moldus, Jeudi 19 Octobre 2124

L'expérience d'Alison s'arrête aux gages des jeux d'adolescents et quelques mains descendues trop loin. Sa théorie vient des magazines, entièrement construite à base de "classement des 5 meilleures positions pour le plaisir de la femme", ou encore des "10 sortilèges qui peuvent épicer l'acte si on les détourne correctement". Jusqu'à maintenant, l'adolescente n'a eu ni l'envie ni l'occasion de vérifier par elle-même, en dépit des airs qu'elle se donne volontiers.

 

Quand Spike la fixe intensément, Alison sourit, quasiment certaine qu'il la mènera vers l'Optimal. Elle le trouve craquant derrière ses mimiques arrogantes et sa silhouette sportive. Dommage qu'il soit si jeune. Terriblement jeune et immature, comme tous les gars de sa classe.

 

Son culot dépasse l'imagination d'Alison.  

 

L'étudiante pince soudain ses lèvres, maniérée, et rejette sa main de côté, la télécommande dans celle-ci. T'es sérieux là ? Pourquoi fallait-il que les garçons de Poudlard ressemblent à des gosses, et pas aux hommes des magazines ? Alison juge Spike d'un regard assassin, la langue contre ses incisives lisses et brillantes.

 

— Sasha est mon copain en fait. Tu crois que j'vais te sucer alors que j'suis en couple ?! Tu rêves hein. Un bouillonnement indiscernable secoue son ventre. Elle rapproche la télécommande de son menton et resserre ses seins entre eux en croisant ses bras sous sa poitrine. "Femme libérée, oui. Femme facile, non", se répète la sorcière qui peine encore à bien comprendre les limites de ce mantra. T'as du mal à trouver une copine Spike ? Une qui suce, probablement. La bienséance britannique de Poudlard et l'influence de Viviane la Sainte-Nitouche semble rendre toutes les filles prudes ici. 

 

D'un Optimal en études des Moldus, Alison se voit désormais devant l'opportunité de réussir où sa sœur a échoué. Pauvre Freya. C'est pas si compliqué. Elle s'éloigne vers le canapé et se penche de manière volontairement suggestive pour tapoter les oreillers. Si t'étais mon copain j'hésiterais pas à te sucer. Mais bon, Sasha fait tellement d'efforts. Il est trop chou avec moi tu sais.