Harry Potter RPG
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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Serre n°2, Vendredi 15 Septembre 2124

Les bras croisés sous sa poitrine, Alison observe le Russe se mettre à la tâche sans hésiter une seule seconde. Peut-être lui permettrait-il d'avoir une bonne note facilement, à défaut de lui apporter ce frisson qu'elle attendait. La professeure de botanique devra bien céder un Effort Exceptionnel s'il s’exécute rapidement et qu'ils terminent avant les autres. Son visage exprime d'abord la satisfaction, les lèvres rendues pulpeuses par une moue babydoll qu'elle maîtrise plutôt bien devant son miroir. Ça gonfle un peu sa bouche encore légèrement trop fine à son goût. Mais très vite son visage change d'expression, oval de stupéfaction face à la barbarie de Sasha Shev'machin. Il est bête ou quoi ? Elle continue de parler comme s'il ne comprenait rien, s'adressant à elle-même plutôt qu'à lui. Puis ses Derbies cirées sont arrosées de terre et Alison recule en poussant un petit cri de surprise.

 

— Hé ! Fais gaffe ! L'attention du reste de la classe se tourne progressivement vers eux, rendant la jeune fille nerveuse. Elle nettoie ses chaussures en riant avec gêne. Il est fou ce gars. Ce qui amène finalement leur professeure à observer la scène à son tour. De côté, Alison lance des regards équivoques à son amie et les deux ricanent à distance, n'ayant nul besoin de parler à haute voix pour se comprendre. Trois autres Serpentard se joignent au gloussement qui contamine petit à petit la serre quand l'enseignante hurle sur le réfugié. Tsss, siffle-t-elle doucement entre ses dents alors qu'enfin Sasha stoppe sa manœuvre. "Délicatesse", "il faudrait lui filer un dictionnaire", pense la sorcière qui se demande encore si elle doit lui faire la réflexion ou la garder pour elle. 

 

Mais le Gryffondor rugit et un pot tombe à leurs pieds, tirant Alison de sa posture immobile. Bah bravo. Faut ramasser maintenant. Elle soupire en sentant l'Effort Exceptionnel s'éloigner à mesure que l'heure avance. Elle n'est pas mauvaise élève, elle a des ambitions, elle, et enfonce ses mains à l'intérieur des gants puants et rendus rigides avec le temps. Saisissant la première branche d'aubépine à sa portée, la rousse fait taire un chou grincheux en grimaçant au contact de celui-ci. Dégueux. Miss Aisling trouverait ça humiliant et à l'opposé de l'avenir brillant qui les attend. Elle rejette ses cheveux en arrière d'un geste de la tête qui écarte sa frange. 

 

— Heu, juste comme ça, j'vais pas ramasser pour toi hein. Il rêve ou quoi ? À l'image des autres élèves, Alison déterre son chou sans grande confiance, les bras tendus afin d'éviter tout rapprochement. Ça avait l'air plus facile quand Sasha le faisait. La plante magique s'agite et recrache l'aubépine pour chercher à mordiller n'importe quoi autour d'elle. Oh putain. Un désordre général s'empare des cinquièmes années en proie aux choux mordeurs récalcitrants et ce malgré la professeure qui préconise le calme. Lâchant le légume dans son pot de destination, Alison perd sa concentration à cause du brouhaha ambiant. Elle cherche Sasha. Qu'est-ce qu'il- AÏE ! AÏE PUT- 

 

C'est le drame alors que son propre chou dévore une mèche de ses cheveux et tire dessus avec force. Aide-moi !! Aide-moi j'peux pas m'enlever ! Penchée en avant et maltraitée par sa plante, Alison retient sa chevelure fébrilement, les joues piquées de rouge, honteuse de se retrouver dans cette situation.

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Serre n°2, Vendredi 15 Septembre 2124

L'arroseur arrosé, ça n'amuse pas Alison. D'ailleurs ça ne l'énerve même pas vraiment, elle qui voit déjà le chou dévorer sa chevelure entière et puis croquer son crâne comme un vulgaire champignon. Son regard supplie Sasha, les yeux brillants de larmes maintenant qu'elle s'imagine chauve et dépourvue d'une oreille. Adieu son avenir au sommet, bonjour la honte éternelle. Elle tire sur la plante, mais rien n'y fait, jusqu'à ce que Sasha décide enfin de réagir avec poigne devant l'assemblée d'élèves spectateurs. 

 

Bousculant Alison au passage, il se lance dans une lutte chaotique contre le légume teigneux. Aïe, aïe, aïe, couine-t-elle en gesticulant, coincée entre la table et le sorcier. Et d'un geste brusque soudain, Sasha l'emporte en arrière vers les stocks d'aubépine. Le souffle coupé, la jeune femme pose une main sur sa tête sans réaliser qu'il vient de se blesser. Ses doigts glissent nerveusement le long des précieuses mèches rousses, désordonnées mais bien là. Elle expire brièvement de soulagement avant de croiser la quinzaine de paires d'yeux braqués sur eux, puis d'entendre sa professeure arriver. Écarlate, la sorcière peine à retrouver contenance, contrairement au Russe qui retourne déjà devant leur table. Est-ce qu'il va la dénoncer ?

 

— M'dam' c'est- mais alors qu'Alison s'apprête à nier pour sauver sa réputation et ses notes, il cache la vérité. rien. C'est rien. Consciente du rouge tout autour de ses pommettes, elle baisse la tête, évitant même le regard de ses amies cette fois. Pourquoi n'a-t-il pas dit qu'elle avait fait l'idiote à garder ses cheveux détachés malgré les consignes de sécurité ? Elle continue de lisser sa pauvre chevelure, muette, jusqu'à apercevoir le sang qui coule sur les doigts de Sasha. Son regard remonte vers le visage du garçon qui résiste à leur professeure. Quand Alison le voit jeter une poignée de terre dans le pot pour couvrir ses mèches rousses, elle intervient.

 

— Rien vraiment. Il - elle ravale sa salive - j'ai glissé et j'suis tombée. Mais ça va. La sorcière fixe l'enseignante avec une conviction feinte, le menton levé. Personne n'ose intervenir. Cette joute silencieuse s'apparente à une torture pour Alison qui ne supporte pas de se sentir idiote, rabaissée. Plaît-il ? La professeure de botanique plisse des yeux comme si elle avait le pouvoir de lire dans les pensées d'Alison. Cette dernière peut compter sur le soutien de son amie.

 

— Elle est tombée Miss, j'l'ai vue.

— Voilà, j'ai glissé sur la terre.

— Bon. Vous resterez tous les deux après la classe.

 

Elle jette un dernier regard suspicieux à Sasha puis claque des mains avec vigueur. Allons, allons, retournez à vos postes, ne faites pas attendre les choux ! Et voici pourquoi vous devez nettoyer vos espaces de travail ! Un peu de concentration ! La classe se remet au travail malgré qu'on entende des chuchotements se promener entre les groupes de Serpentard. Debout à côté du Russe, Alison attache ses cheveux en dévoilant deux oreilles qu'elle trouve moches, petites, au lobe insuffisant. Un jour elle les fera modifier. Son regard retourne sur les blessures de son voisin tandis que l'enseignante vient en aide aux élèves du premier rang. Ce qu'elle voit lui donne des frissons.

 

Les mains de Sasha sont déformées par des cicatrices irrégulières en forme de griffures étranges, profondément creusées dans la peau du sorcier. L'une d'entre elles porte les stigmates ensanglantés du sauvetage des cheveux d'Alison. Certaine que le Chou mordeur de Chine n'est pas l'auteur des autres marques, la jeune femme se demande ce qu'il a bien pu lui arriver. Pour la première fois, elle pense au statut de réfugié de Sasha et l'observe avec curiosité. Ses yeux marrons croisent l'air bourru du garçon. Mais la sorcière, loin d'exprimer ses interrogations, renfile ses gants et tente de reprendre le cours de leur rempotage, en murmurant quand même par précaution à son binôme. 

 

— Tu devrais te soigner avant qu'elle voit. Tu connais la formule ? Elle devrait lui dire merci ? Sûrement. Alison le sait mais se trouve figée dans une posture où son égo refuse de céder. Elle s'est jurée de ne jamais avoir l'air d'une petite chose faible devant les autres, surtout en cinquième année, et cette catastrophe dépasse déjà ses limites. Toujours rouge à cause de son teint naturel, la rousse expire en fixant la terre qui recouvre son légume ennemi. J'vois même pas l'intérêt de faire ça. Genre ça va nous servir dans la vie. J'veux pas être jardinière moi. Elle marmonne pour enterrer sa honte, comme si ça allait effacer l'image d'elle en train de se faire dévorer la tête par un chou devant toute sa classe que de réduire le cours de botanique à une vulgaire occupation paysanne. Ça n'empêche qu'il faut les rempoter, ces choux, si Alison veut prétendre aux meilleures notes cette année. Le reste des élèves avancent dans leur tâche et la jeune femme rapproche un pot d'elle, hésitante.

 

— Hé. Sinon j'les change de truc, et toi tu mets la terre au-dessus, ok ?

 

Une collaboration ? admettons.

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Bureau du Directeur de Gryffondor, Mercredi 11 Octobre 2124

Charlie est libre jusqu'à 10h le mercredi matin car elle n'étudie pas la culture moldue, matière dégradante pour les Non-Maj, selon son propre avis. Il se trouve qu'Alison commence ses cours à 10h aussi, grâce à l'arithmancie qu'elle considère inutile dans la vie quotidienne d'une femme accomplie. Depuis la rentrée, la benjamine Carter a pris l'habitude de se joindre aux révisions de sa sœur chaque mercredi avant 10h, mais celui est un peu spécial.

 

Dimanche 8 octobre, Alison a baffé sa petite sœur. Et depuis dimanche, la Serdaigle est restée marquée par les évènements qui ont suivi sur le perron du chateau. Elle n'a plus revu Sasha, comme s'il l'évitait. Elle a très mal dormi.

 

Alors, la boule au ventre, la 3ème année fredonne dans les couloirs des cachots pour se donner le courage d'affronter son premier tête-à-tête avec Alison depuis l'altercation. Prétendre que tout va bien l'aide souvent. Puis son sourire s'étire sincèrement lorsqu'elle aperçoit une silhouette familière près des salles de classe. 

 

— Bonjour Basil Banks, chantonne-t-elle, pétillante. Le garçon semble confus. Charlie parcourt les derniers mètres en sautillant, réellement heureuse de rencontrer son camarade à cet instant de la journée. Tu fais quoi- oh ! s'exclame toute seule la pré-adolescente en comprenant qu'il se tient devant la porte du bureau de Daryl Brooks, leur professeur de potion et le directeur des Gryffondor. Il est gentil, t'inquiète pas, tu le connais en plus, rassure Charlie d'un sourire doux, la voix basse pour éviter que le potionniste ne les entende à travers la porte.

 

Soudain, elle réalise quelque-chose et se penche afin d'embrasser la joue fraîche de Basil Banks. J'ai eu tes photos de Lord Ribbit à mon courrier, merci, elles sont majestueuses, comme lui ! Leurs regards se croisent et la rouquine voit l'embarras du Gryffondor. Elle baisse les yeux, une pointe douloureuse au fond du coeur. 

 

— T'avais raison au fait, il a disparu, souffle-t-elle tristement avant de remarquer le poignet nu du blond. Ses doigts attrapent un bracelet de perles aux teintes flamboyantes parmi les siens, qu'elle installe à la main du photographe. T'as oublié d'mettre mon bracelet, mais regarde, j't'en donne un de secours. Et comme on peut entendre le mur d'entrée à la salle commune des Serpentard frotter lourdement le sol en s'ouvrant plus loin, Charlie s'échappe rapidement. 

 

— J'dois y'aller, ma sœur m'attend ! On s'croise en Histoire de la Magie Basil Banks, ta matière préférée ! s'écrie-t-elle avec espièglerie avant de disparaître, l'esprit définitivement moins lourd maintenant. 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Freya observe son ancien voisin d'étude des Moldus rejoindre la pelouse avec rudesse. C'est dans cette matière qu'elle a rencontré Elliot Blackburn en première année, lui qui savait déjà tout du monde non-magique et elle qui s'émerveillait d'un rien. C'était facile d'embobiner Freya à cet âge là. Un jour, Elliot lui a fait croire que l'encre utilisée dans les stylos Moldus était un jus de plante comestible, et même délicieux. Freya se rappelle parfaitement du rire d'Elliot quand ses lèvres sont devenues bleues et que l'encre n'avait aucun parfum. Avec elle, il était moqueur mais pas méchant. En dehors, le Gryffondor traînait déjà cette réputation d'élément perturbateur depuis son admission au chateau, jusqu'à sa signature du contrat chez les Catapultes de Caerphilly en milieu de sixième année. Perturbant, il l'était. D'ailleurs la jeune femme détourne un instant le regard tandis qu'Elliot la sort de ses pensées en approchant.

 

Elle ne s'attendait pas à ce que ça lui fasse encore cet effet. Surprise par les battements de son coeur, Freya serre la mâchoire et se retient de poser les yeux sur Elliot pour fixer plutôt le looping d'un jeune poursuiveur qui rattrape le souaffle au vol. Devant les pages de magazines étalant le charme du sportif, la sorcière avait essayé de croire que les choses seraient différentes maintenant. Qu'avait-il de si spécial en plus ? Rien, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? Ok, un joli sourire. Alors Freya manque déjà de s'étouffer avec sa propre salive en saluant Elliot. Sa - koff koff - salut ! Puis c'était quoi ce ton enjoué tout sauf naturel ? Elle inspire pour reprendre ses esprits. 

 

— Ça va, ça va. Son regard glisse vers la silhouette du batteur qui reste attentif à l'entraînement de ses collègues. Bien sûr qu'elle collectionnait secrètement les premières parutions d'Elliot dans la presse. Bien sûr aussi qu'elle s'en fiche désormais, de cette vieille boîte probablement rangée sur la troisième étagère à gauche de son armoire. De toute façon Elliot s'adonne à une autre collection que suivent méticuleusement les tabloïds qu'elle lit : les femmes. Cette pensée a le mérite de protéger l'esprit de Freya derrière une carapace épaisse d'humour piquant. Elle sourit enfin. C'est trop tard pour le contrôle qualité, j'ai déjà signé. On m'avait pas parlé des doigts d'honneur par contre j'crois, faut que j'relise le contrat. Un coup de vent balaye ses mèches rousses qui ressemblent à un âtre bien chaud. Freya déporte son attention vers les joueurs en plein air, puis désigne le balai d'Elliot d'un geste du menton.

 

— T'en es content j'imagine ? Ils t'ont dit qu'on sort le 500 pour le premier trimestre 2125 ? Il sera un peu spécial...

 

Elle sonde la réaction du sportif, mais pas trop longtemps, car sa carapace pourrait se fendre. Alors, la sorcière remarque l'usure des protections en cuir qu'il porte et rebondit sur le sujet. Faut aussi que j'fasse renforcer ça. Vous les mangez ou quoi ?! 

 

 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Serre n°2, Vendredi 15 Septembre 2124

— Quoi ? Elle murmure en retour, obligée de tendre l'oreille pour comprendre les marmonnements du Russe au fort accent. Son regard automnal voyage sur la silhouette prostrée de Sasha tout en continuant de surveiller leur professeure et les élèves aux alentours. Alison n'attendait pas cette confession qui devient rapidement un appel à l'aide. Elle comprend que son voisin veut qu'elle le soigne et lui lance un drôle d'air, à mi-chemin entre une bouffée d'égo et la consternation feinte. Vraiment ? Ils seront quittes au moins. Alison soupire alors qu'en réalité ça l'arrange d'être à son tour en position de force face à Sasha. Sans elle, il se ferait remarquer par l'enseignante. 

 

— Bah on dirait qu'tu fais moins le malin en tout cas maintenant mh. Galvanisée, la jeune femme en profite pour reprendre le contrôle de la situation tandis qu'elle s'accroupit et fouille dans son sac avec concentration. C'est l'occasion parfaite finalement. Bon, montre. Alison fixe Sascha à travers sa frange rousse, baguette en main. D'un geste, elle écarte ses cheveux pour y voir mieux. Deux élèves curieux se tournent, mais heurtent l'expression hostile du réfugié qui ressemble à un animal sauvage blessé. Habituée aux coups en douce, on dirait que l'adolescente passe aisément d'une attitude d'étudiante qui n'éveillera pas les soupçons de la professeure à sa réflexion pour réaliser le sortilège de la meilleure manière. Pose ta main là. Elle lèche ses lèvres, consciente de l'enjeu. Ce petit pouvoir lui donne un sursaut de charisme. C'est sûrement ce qu'appelle Miss Aisling l'assurance et la supériorité des Serpentard. La sorcière maintient le poignet du Gryffondor. Un fond de rouge subsiste sur les pommettes d'Alison qui répète l'intonation dans sa tête avant de se lancer dès que la voie est libre.

 

— Episkey. Sa baguette dessine un cercle au-dessus de la blessure. Le charme agit et répare la peau de Sasha, sauf autour des traces qu'il portait déjà sur ses deux mains. Exigeante avec elle-même, Alison resserre légèrement le poignet de son voisin, vexée de ne pas avoir atteint la perfection. Elle pince ses lèvres. C'est à cause des cicatrices, normalement j'y arrive mieux. Ses doigts quittent finalement le poignet de l'adolescent.

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Serre n°2, Vendredi 15 Septembre 2124

La mèche arrachée forme un épi grossier sur le crâne d'Alison qui passe le reste du cours à l'aplatir régulièrement, visiblement agacée d'être aussi ridicule devant la classe entière. Vous pourrez lui répéter trente fois que les gens s'en fichent de ses cheveux hirsutes, elle reste persuadée d'avoir l'air bête comme ça mais continue de lever le menton, trop fière pour l'avouer. Trop fière aussi pour questionner Sasha à propos des cicatrices qui lui déforment les mains et dont l'image revient dans son esprit plusieurs fois jusqu'à la fin du cours. Studieuse, elle n'a toutefois pas manqué de noter les informations données par sa professeure sur le Chou mordeur de Chine afin de pouvoir réviser avant leur prochain examen.

 

Ses Derbies vernies évitent la boue formée aux abords des serres de botanique tandis qu'elle lisse sa chevelure détachée et soumise au vent écossais. La façon dont Sasha soutient son mensonge devant l'enseignante satisfait Alison. Elle acquiesce encore, les lèvres soudain pincées alors que tombe leur sanction pour l'année à venir : être ensemble dans chaque atelier. Adieu l'excellence avec un Gryffondor aussi rustre en binôme ! L'adolescente soupire mais comprend qu'elle ne pourra rien négocier aujourd'hui, et pas aux côtés du Russe. Miss Aisling parviendra sûrement à convaincre la professeure si elle lui explique les manières brutales de Sasha. Silencieuse jusqu'au départ de l'enseignante, elle se tourne vers le réfugié en replaçant sa frange d'un geste précis.

 

— Nan tu serais capable de m'arracher la tête. Personne n'a oublié la scène du garçon massacrant naturellement les choux pour les faire taire. Alison lui sert une moue maniérée, l'anse de son sac au creux du coude. Elle le dévisage allégrement. T'as pas l'air très doux comme gars. Y'a plein de petits cons au chateau qui ont déjà compris comment s'adresser aux filles. Pas lui. Elle humidifie ses lèvres gonflées d'insolence et fixe l'élève des pieds à ses mèches cuivrées en se rappelant d'une fiction pour adolescentes qu'elle a dévoré pendant l'été. 

 

— Tu veux qu'j't'apprenne ? J'peux t'apprendre à te comporter bien s'tu veux. Elle jauge sa réaction, un demi-sourire en coin de bouche, amusée d'imaginer Sasha devenir son petit chien, ou presque. C'est super commun de comparer les Gryffondor à des animaux domestiques vaguement nerveux chez Serpentard. Faudra juste faire c'que j'dis. Peut-être qu'elle aurait pas besoin de réclamer pour changer de binôme en botanique s'il devenait plus docile. Alison jubile intérieurement et prend des couleurs, les pommettes rouges d'avoir osé formuler une telle proposition. 

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16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Serre n°2, Vendredi 15 Septembre 2124

Fruit d'une énième réconciliation entre Owen et Kate Carter, Alison est née entourée de deux parents aimants et d'une sœur assez âgée pour s'occuper d'elle. C'était la nouvelle petite princesse du foyer, choyée même après la naissance de Charlie 3 ans plus tard, alors que Freya faisait son entrée à Poudlard. Elle se rappelle d'une enfance sous le signe de la réussite d'Owen Carter Quidditch, d'avoir été couverte de cadeaux quand le couple battait de l'aile, et couverte de cadeaux encore tandis que son père voulait éloigner ses deux plus jeunes filles du drame familial que représentait la disparition de Kate. À 6 ans, tout s'effondre pour Alison.

 

Les Carter n'ont jamais étés des bourgeois, même riches, mais la jeune fille s'est inventé un monde avec une place dans la haute société. Aucun de ses deux parents ne vient d'une lignée importante, alors Alison deviendra cette personne importante elle-même, et sourcille à peine quand Sasha grogne puis s'en va. Il reviendra plus tard, ils se reverront en cours de botanique et elle pourra lui montrer les avantages d'apprendre à se comporter correctement en société. Celui d'éveiller moins le soupçon des professeurs, pour commencer.

 

La sorcière sort un tube de gloss de son sac, incapable de traverser Poudlard sans d'abord une retouche de maquillage. Mais à peine mélange-t-elle le liquide brillant que Sasha fait demi-tour, grognon. Elle le fixe, étire un léger sourire à ses premiers mots, et l'écoute en sentant une certaine excitation grésiller dans son corps. Elle avait terriblement aimé prendre le dessus sur l'élève bourru de sixième année alors qu'il avait eu besoin d'elle. Ses yeux dissèquent le Russe jusqu'à ce qu'il range sa main en posant LA question. Que voulait Alison en échange ? Comme Miss Aisling s'en amuse parfois, l'adolescente laisse un silence peser entre eux.

 

Elle donne deux ou trois allers-retours vigoureux dans le tube de gloss avec l'embout puis pose la mousse sur ses lèvres qu'elle recouvre lentement de maquillage brillant. Mh, c'est facile. Glamoured Gazer publie régulièrement les meilleures façons d'attirer le sorcier de ses rêves à coup sûr. Alison revisse le bouchon du maquillage et papillonne légèrement des paupières en secouant sa main devant ses lèvres entrouvertes  pour sécher le produit. T'auras qu'à faire semblant de sortir avec moi. Tu pourras même dire aux gens qu'on a couché ensemble si tu veux. Sans mesurer son aplomb déstabilisant, elle range le tube de gloss, et referme sa bouche qui se rouvre aussitôt qu'elle regarde Sasha à travers sa frange. Quoi ?! Ses prunelles marron roulent dans leurs orbites, exaspérées par l'incompréhension du garçon. Alison allait devoir tout expliquer.

 

— Tu viens me voir dans la Grande Salle ou dans les couloirs, on s'embrasse, vite fait hein, pas b'soin de mettre la langue et tout. Si les gars te demandent bah tu dis qu'on se voit des fois. C'est pas la lune nom d'un chaudron. Glamoured Gazer est catégorique : avoir un prétendant en attire 10 autres. Bientôt, Alison aurait le choix parmi les plus âgés et pourrait sélectionner le parti idéal afin de rejoindre les hautes sphères de la société sorcière. Et si ça implique de coller sa bouche délicate contre celle d'une brute, tant pis, c'est pas si cher payé. Ça t'aidera peut-être même à trouver des filles. Ajoute-elle comme une dernière carte bonus sortie de sa manche, avant d'enjamber une flaque d'eau pour se diriger vers le chateau. La rousse rejette ses cheveux en arrière puis ramène deux mèches devant ses épaules et deux plus petites autour de son visage. Elle se tourne vers Sasha. 

 

— Bon. Deal ou pas ?

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Devant et dans la salle de potions, Jeudi 21 Septembre 2124

Oubliez vos critères démodés, Alison préfère qu'on l'appelle "bitch" plutôt que "ma chérie". Tomber dans la mièvrerie, non merci, se persuade-t-elle à coups de Glamoured Gazer et autres magazines encourageant les femmes à conquérir le pouvoir par leur comportement. Sauf qu'elle ment. Aucun garçon n'a jamais vraiment touché la jeune fille de 15 ans, bientôt 16, qui prétend avoir déjà de l'expérience auprès des copines de dortoir et ceux voulant bien l'entendre. Le plus important reste ce qu'ils pensent, pas la réalité. Alors Alison feint l'assurance qu'elle convoite et déboutonne un peu ses chemisiers en espérant faire loucher quelques mecs pendant la journée. 

 

Bien sûr, elle avait évité la paume pleine de salive tendue par Sasha pour sceller leur pacte, et s'était contentée de serrer brièvement ses phalanges noueuses en grimaçant. "Première leçon, ne fais plus jamais ça.", lui avait-elle strictement conseillé devant les serres de botanique. Alison apprendrait au Russe les bonnes manières anglaises, tandis qu'il entretiendrait sa nouvelle réputation de femme sulfureuse (un mot qu'elle connaît depuis cet été, grâce à Glamoured Gazer).

 

— Fais-moi confiance, avait-elle ajouté tel le serpent qui embobine Mowgli fraîchement débarqué dans la jungle poudlarienne. Sasha serait facile à éduquer tellement il part de loin, même incapable de nouer correctement une cravate en sixième année. A piece of cake, avait pensé Alison en fixant les rougeurs honteuses du Gryffondor avant de ricaner. Ok. D'façon au pire, j'dirai qu'tu m'as forcée. Qui croirait la brute sortie de son pays en guerre ? Personne. Le menton d'Alison avait dessiné un zigzag théâtral pour appuyer ses propos. Insupportable la meuf, oui.

 

- - - 

 

Le weekend et un début de semaine étaient passés sans jamais que Sasha ne vienne voir Alison dans les couloirs bondés, la grande salle remplie d'élèves affamés de nourriture et de gossips, ou même le parc et ses réunions de brats au sommet. D'ailleurs, où se cachait-il pendant tout ce temps ? La sorcière trouve son prétendu petit ami trop discret mais sait qu'aujourd'hui, il ne pourra pas disparaître. Aujourd'hui, ils ont cours de potion ensemble. 

 

Adossée au mur en pierres foncées des cachots qui desservent la salle du professeur Brooks, Alison discute avec ses amies en surveillant l'amas d'élèves rassemblés 10 minutes en avance pour échanger à propos des derniers potins de l'école et du monde sorcier. Elliot Blackburn gngngn, j'le connais depuis qu'j'suis petite, bah il est pas si beau de près. Bah oui il venait au magasin, il était même du niveau d'ma sœur, ils sont sortis ensemble. Nan mais vu qu'ma sœur fait zéro efforts normal qu'il l'a larguée. Elle s'habille comme un paysan j'te jure. Tiens, en parlant de paysan, voici Sasha. Les épaules d'Alison se décollent du mur tandis qu'elle lui jette un regard insistant. "Viens", semble-t-elle vouloir dire silencieusement, faisant mine ensuite de ne pas l'avoir vu arriver. Machinalement, elle lisse ses cheveux, un mélange d'anxiété et d'excitation au creux du ventre.

 

— Bon Ysolde, quand est-ce que tu rejoins le clan des franges ? Vas-y on te la coupe ce soir ! 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

   — Owen Carter, comme Owen Carter le vieux joueur là ?

   — Bah oui, j'pense, tu crois qu'y'en a combien des Owen Carter dans le quidditch ?

   — Ah mais du coup, c'est sûrement sa fille là, comment elle s'appelle déjà ?

   — J'en sais rien moi, ça date, il date le gars hein. 

   — Ouais mais Owen Carter quand même ! Et regarde maintenant, hop, ils traînent ensemble. 

   — C'était pas Alya ? Galya ? Un truc comme ça. J'ai r'vu un article y'a pas longtemps. Il a deux autres filles, des petites.

    

   Elle baisse la tête, Freya, l'enfant de star, élevée à fuir les paparazzis plutôt qu'à poser sur les photos. Ce que raconte Elliot, ils l'ont vécu. Nan merci j'ai donné dans les hystéros, j'te les laisse volontiers. Son sourire est poli mais forcé. Du courrier, ils en ont reçu au magasin. Plein. Les lettres ont changé d'intonation après la disparition de Kate, puis au fil de la descente aux enfers d'Owen. Tu t'souviens pas qu'j'recevais des trucs à l'école aussi ? Des cadeaux de gens bizarres, persuadés d'appartenir à la famille Carter car ils étaient depuis toujours des grands fans du père. Elle n'a jamais trop aimé la place que prenaient les supporters dans leur vie, quand bien même Owen la protégeait au mieux avant de perdre pied. Les sollicitations sont moins nombreuses maintenant que l'ancien poursuiveur tourne en rond sur les recherches de sa femme, délaissant le magasin et sa communauté d'admirateurs. 

    

   — J'ai demandé à Jo, c'est Freya. Et Alison et Charlie les petites.

   — Freya Carter ? Ah oui peut-être. 

    

   L'évocation de Stinky Vicky arrache une moue amusée à la rousse qui préfère ignorer le chuchotement indiscret des employées. Elliot a toujours eu le détachement nécessaire pour survivre à ça ; entendre parler de soi à la troisième personne du singulier. Freya attirait l'attention sans le vouloir à Poudlard, et frôlait les murs pour se faire oublier. C'est surtout Travis qu'a fait croire qu'il la soignait et qu'a lancé un Furonculose sur elle, la pauvre ! Les souvenirs forment autour d'elle une bulle nostalgique jusqu'à la sortie du commerce où elle se laisse entraîner au bras du batteur, loin des regards intrusifs.

    

   Les joues rouges, Freya peut sentir l'odeur d'iode qui flotte dans l'air tandis qu'ils se rapprochent de la côte en grimpant la rue cachée du monde moldu. Son dernier temps pour elle date d'une éternité alors la sorcière se demande presque ce qu'elle fait là, devant un pub gallois. J'vais pas rester trop longtemps hein, j'ai des trucs à faire. Elle dit vrai, avec sa boutique, les partenariats, l'appartement dont elle s'occupe et la vie de ses jeunes sœurs à "surveiller".  Mais aussi, elle exagère un peu, décidée à garder ses distances d'Elliot. À ne pas lui offrir son coeur sur un plateau, même si son coeur essaye de se jeter à travers sa poitrine quand elle le regarde trop longtemps. Donc, elle ne restera pas trop longtemps, c'est décidé.

    

   - - -
   
   Assise en face d'Elliot avec un soda de Branchiflore, comme à l'époque, Freya sirote. C'est quand la dernière fois qu't'es venu à Pré-Au-Lard ? Les gens vont être dingues. Tu verras c'que j'ai fait au magasin, ça a sûrement changé depuis le temps. Elle pose son coude sur la table, et son menton au creux de sa main. Le milieu du quidditch est immense, mais aussi très petit, et, comme son père avant, Elliot fait partie du sommet. Combien de fois elle entend parler de lui dans une journée ? Indécent. Sinon, pour revenir sur mes sœurs, les runes, bah c'est important l'année des BUSES, je préfère donner toutes ses chances à Alison, j'sais qu'elle est déjà complètement paumée. T'sais qu'elle me déteste ? J'comprends pas c'que j'ai fait. J'essaye de m'occuper d'elle et Charlie mais je récupère des insultes. J'étais pas comme ça moi. Enfin bon, y'a des gens qui insultaient tout le monde et qui s'en sont bien sortis, la preuve. Elle lève son verre en souvenir des grossièretés légendaires d'Elliot, et boit une gorgée. 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

   — Owen Carter, comme Owen Carter le vieux joueur là ?

   — Bah oui, j'pense, tu crois qu'y'en a combien des Owen Carter dans le quidditch ?

   — Ah mais du coup, c'est sûrement sa fille là, comment elle s'appelle déjà ?

   — J'en sais rien moi, ça date, il date le gars hein. 

   — Ouais mais Owen Carter quand même ! Et regarde maintenant, hop, ils traînent ensemble. 

   — C'était pas Alya ? Galya ? Un truc comme ça. J'ai r'vu un article y'a pas longtemps. Il a deux autres filles, des petites.

    

   Elle baisse la tête, Freya, l'enfant de star, élevée à fuir les paparazzis plutôt qu'à poser sur les photos. Ce que raconte Elliot, ils l'ont vécu. Nan merci j'ai donné dans les hystéros, j'te les laisse volontiers. Son sourire est poli mais forcé. Du courrier, ils en ont reçu au magasin. Plein. Les lettres ont changé d'intonation après la disparition de Kate, puis au fil de la descente aux enfers d'Owen. Tu t'souviens pas qu'j'recevais des trucs à l'école aussi ? Des cadeaux de gens bizarres, persuadés d'appartenir à la famille Carter car ils étaient depuis toujours des grands fans du père. Elle n'a jamais trop aimé la place que prenaient les supporters dans leur vie, quand bien même Owen la protégeait au mieux avant de perdre pied. Les sollicitations sont moins nombreuses maintenant que l'ancien poursuiveur tourne en rond sur les recherches de sa femme, délaissant le magasin et sa communauté d'admirateurs. 

    

   — J'ai demandé à Jo, c'est Freya. Et Alison et Charlie les petites.

   — Freya Carter ? Ah oui peut-être. 

    

   L'évocation de Stinky Vicky arrache une moue amusée à la rousse qui préfère ignorer le chuchotement indiscret des employées. Elliot a toujours eu le détachement nécessaire pour survivre à ça ; entendre parler de soi à la troisième personne du singulier. Freya attirait l'attention sans le vouloir à Poudlard, et frôlait les murs pour se faire oublier. C'est surtout Travis qu'a fait croire qu'il la soignait et qu'a lancé un Furonculose sur elle, la pauvre ! Les souvenirs forment autour d'elle une bulle nostalgique jusqu'à la sortie du commerce où elle se laisse entraîner au bras du batteur, loin des regards intrusifs.

    

   Les joues rouges, Freya peut sentir l'odeur d'iode qui flotte dans l'air tandis qu'ils se rapprochent de la côte en grimpant la rue cachée du monde moldu. Son dernier temps pour elle date d'une éternité alors la sorcière se demande presque ce qu'elle fait là, devant un pub gallois. J'vais pas rester trop longtemps hein, j'ai des trucs à faire. Elle dit vrai, avec sa boutique, les partenariats, l'appartement dont elle s'occupe et la vie de ses jeunes sœurs à "surveiller".  Mais aussi, elle exagère un peu, décidée à garder ses distances d'Elliot. À ne pas lui offrir son coeur sur un plateau, même si son coeur essaye de se jeter à travers sa poitrine quand elle le regarde trop longtemps. Donc, elle ne restera pas trop longtemps, c'est décidé.

    

   - - -
   
   Assise en face d'Elliot avec un soda de Branchiflore, comme à l'époque, Freya sirote. C'est quand la dernière fois qu't'es venu à Pré-Au-Lard ? Les gens vont être dingues. Tu verras c'que j'ai fait au magasin, ça a sûrement changé depuis le temps. Elle pose son coude sur la table, et son menton au creux de sa main. Le milieu du quidditch est immense, mais aussi très petit, et, comme son père avant, Elliot fait partie du sommet. Combien de fois elle entend parler de lui dans une journée ? Indécent. Sinon, pour revenir sur mes sœurs, les runes, bah c'est important l'année des BUSES, je préfère donner toutes ses chances à Alison, j'sais qu'elle est déjà complètement paumée. T'sais qu'elle me déteste ? J'comprends pas c'que j'ai fait. J'essaye de m'occuper d'elle et Charlie mais je récupère des insultes. J'étais pas comme ça moi. Enfin bon, y'a des gens qui insultaient tout le monde et qui s'en sont bien sortis, la preuve. Elle lève son verre en souvenir des grossièretés légendaires d'Elliot, et boit une gorgée. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Devant et dans la salle de potions, Jeudi 21 Septembre 2124

Alison Carter débute dans la quête de son pouvoir féminin. À 15 ans (bientôt 16, c'est important), elle commence seulement à comprendre les lignes des sacro-saints magazines pour le nouveau sexe fort. Sa bible de l'été, "Révélez le feu sacré !" de Veralyn Moonstone, dissèque le fonctionnement des hommes et des femmes en 2124, et les prévisions 2125. Vrai que Sasha est "aussi subtil qu’un sort de Lumos en plein jour", comme le prétend Veralyn dans son chapitre "Au-delà de la baguette : L'Art de faire vaciller le patriarcat." Alors Alison écoute Sasha avec dédain pendant tout le temps où il continue de se ridiculiser. Elle rajuste sa tenue, ses cheveux, et rejoint finalement une place- vite rattrapée par le Russe.

 

— Doucement. Oui, elle lui répétera, encore et encore, tant qu'il aura la délicatesse d'un Troll des Montagnes. Mais un fin sourire remplace son agacement quand Sasha suggère qu'elle garde sa robe pour ne pas attraper froid. Bien. Alison se plaît à contrôler le sixième année, galvanisée par l'impression de pouvoir qu'il lui donne en obéissant. D'un regard tyrannique, elle peut exiger qu'il s'active, et ça suffit à la remplir de satisfaction. Après tout, son père aussi n'est qu'un pauvre mec, désespéré d'avoir perdu sa femme, au fond du gouffre sans elle. Il lui fait pitié. Elle n'a jamais supporté le voir descendre aux Enfers mais les magazines ont donné du sens à son comportement et conforté Alison : les hommes ne valent rien sans des femmes fortes et ambitieuses à leurs côtés. Elle deviendra cette femme.

 

Ça commence par suivre consciencieusement la classe, car "savoir, c'est pouvoir", vous le saviez déjà n'est-ce pas ? Appliquée, la jeune femme grince des dents en entendant la plume de son voisin, puis sa question. Elle lui sert une mine orgueilleuse. Leçon deux : "les hommes ont toujours quelque-chose à se faire pardonner Sasha." Même si tu ne sais pas encore quoi. Son menton dessine ce même zigzag qu'à la première leçon et ses yeux papillonnent jusqu'à tomber sur le parchemin tâché d'encre du garçon. Un champ de bataille- avec peu de cadavres certes, mais cadavres quand même. Alison fait glisser l'une de ses feuilles vierges vers Sasha. Tiens, c'est effaçable. Faudra que t'en achètes à Pré-Au-Lard. Et que t'apprennes Recta Manus aussi pour redresser tes lignes. Les profs aiment pas qu'on utilise les sortilèges de rédaction parce qu'on retient mieux en écrivant. Ses épaules se haussent, suffisantes, tandis qu'elle serre ses lèvres en une moue snob, fixant l'élève. T'as de l'argent au moins ?

 

Ils n'ont plus des millions chez les Carter, mais les tenues neuves et le matériel scolaire arrive directement vers Alison sans qu'elle n'ait à se poser la question, alors elle s'interroge peu sur leurs finances. Les banquiers gèrent probablement. D'un coup de baguette, la sorcière allume un feu sous le chaudron rempli d'eau. Sinon j'peux te filer mes cours hein. Une flamme bleue vacille entre les pattes métalliques du chaudron. Debout à côté de Sasha, Alison organise les ingrédients devant eux et s'arrête pour ajouter : En échange tu m'feras un suçon. J'vais chercher le sirop d'ellébore. Sa robe effleure la cuisse du réfugié tandis qu'elle se faufile derrière lui en direction des étagères d'ingrédients et rejoint là-bas son amie. 

 

— Ali, va falloir des explications chérie. 

Explications de quoi ?

— "C'est un con gngngn- j'en ai déjà marre de lui gngng"- et là ? J'suis choquée. J'te jure j'suis sous. le. choc. quoi.

— Il peut être con et être un bon coup, qu'est-ce t'en sais toi d'abord ?

— Ah ouais ok.

— Ouais. Ok. 

— Genre, il t'a bouffé l'aubépine ?

— Arrête putain ! Peut-être. 

 

Plusieurs rires s'élèvent depuis le périmètre des étagères et Alison jette un œil en direction du Gryffondor. Ajoute la poudre bleue, j'arrive !

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Devant et dans la salle de potions, Jeudi 21 Septembre 2124

Pas besoin de potions pour- ??! Alison cramponne au garçon un regard interrogateur sans oser croire ce qu'elle vient d'entendre. Il vient bien de dire qu'il n'a pas besoin de potions pour tuer des gens ?! Elle dévisage son voisin puis se ravise à insister, pensant qu'il a peut-être mal compris son anglais, et que la définition du mot "tuer" lui est venue au milieu de sa réponse. Ah ouais, carrément, lâche-t-elle avec une suspicion toute relative, plus proche du second degré qu'autre chose. C'est clair que Sasha a une tête de tueur, mais de là à avoir vraiment tué des gens... Ils ne l'auraient pas inscrit à Poudlard si c'était le cas, ob-viously. Elle expire un ricanement, bête d'avoir pu douter, et observe avec satisfaction leur potion qui change de couleur en accord à la recette.

 

— Tu vas être fort en EDM alors, c'est l'Étude des Moldus. Nan, moi j'ai grandi juste à côté, à Pré-Au-Lard, t'en as entendu parler ? C'est un village sorciers, donc. Enfin, j'ai déjà vu des Moldus hein, genre en ville. Mais j'en connais pas vraiment quoi. Alison hausse les épaules, incertaine de savoir si elle voudrait fréquenter des Moldus ou non. Il faut dire qu'on lit tout et son contraire à propos d'eux dans les magazines. La communauté sorcière est partagée sur le sujet. De ce qu'elle en sait, sa sœur Freya n'est pas contre l'abandon du code du secret magique, même s'il faudrait fixer des règles. Alison n'a jamais vraiment réfléchi à ça et garde la question pour plus tard en voyant Sasha soupirer. Tu t'fais chier ?

 

Elle prend les cours comme ils viennent, persuadée que cette résilience lui apportera le succès. La rousse entretient de bons rapports avec ses professeurs, cherchant peut-être l'approbation là où elle la trouve. Ses parchemins sont impeccables, ses devoirs rendus à l'heure, ses leçons révisées. Alison aime recevoir des compliments de la part des adultes qui l'entourent, même si dernièrement elle aime aussi qu'on remarque autre chose que sa scolarité.

 

À propos du suçon, la sorcière baisse d'un ton. Sûrement qu'il n'a pas bien compris le mot, alors Alison désigne son cou, de deux doigts qui glissent contre son artère battante. Elle explique à Sasha brièvement le concept, lui jetant plusieurs regards dont il ne saisit rien. Sasha ? La fleur ? Ses cils papillonnent et sa bouche se resserre. Bah, tu la- mais interrompue, Alison darde l'autre Serpentard d'un œil noir. L'immaturité des garçons de 15 ans est réelle. Vous êtes sérieux ?! La situation dérape plus vite que prévu, les Gryffondor restant des Gryffondor, même dans un nid de serpents.

 

— Putain. Elle lisse sa frange, immobile derrière leur paillasse, consternée par la réaction de Sasha, bien qu'une partie d'elle se sente flattée de voir le sixième année la défendre comme ça. Soudain Alison cache sa bouche derrière ses mains, choquée du coup de boule qu'elle voit et qui attire l'attention du prof. D'autres élèves perdent leur mâchoire, scandalisés. On entend des voix à base de "Oh my god !" ou "Il est fou !" retentir aux quatre coins du cachot. Alison devient blême, surveillant ses camarades et Sasha, mais aussi Mr Brooks. Nan, le mets pas ! Trop tard. Elle reste silencieuse face à la potion qui bouillonne en scintillant à cause du verre brisé à l'intérieur.

 

Ses yeux marrons toisent un instant son voisin, bien qu'elle préfère garder la tête haute devant l'enseignant. Alison sort sa baguette et se dépêche d'exécuter un sortilège tandis que Mr Brooks s'occupe du Serpentard blessé. 

 

— Evanesco. Ça fonctionne. Ça fonctionne un peu trop bien puisque même le chaudron disparaît. Oup's. Alison regarde autour d'elle et s'empare d'un chaudron vide à l'arrière. Plus qu'à le remplir d'eau et croiser les doigts pour qu'elle ait le temps de mettre la poudre bleue avant de se faire repérer.

 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Freya pensait depuis tout ce temps qu'Alan voulait limiter les dégâts de son pote en lui disant que le baiser avec Victoire était juste un pari. Elle n'y croyait pas. Elle a bien vu Elliot sortir ensuite avec des ribambelles de filles, et toujours maintenant. Dix ans plus tard ou presque, la sorcière apprend qu'elle a laissé le gouffre se creuser entre elle et le sportif pour un quiproquo. Mais quand même, il n'a jamais cherché à la retenir. Elle l'évitait, il continuait sa vie, et petit à petit ils sont redevenus des étrangers l'un pour l'autre. Ou quasiment. Ahah- elle rigole amèrement, le coeur en PLS.

 

Son réflexe est nul, d'attraper l'index d'Elliot en signe d'accord, le temps de réfléchir à son gage. Leurs mains se rejoignent et Freya bégaye, incapable de soutenir un tel contact. Uh?! Mh, ok. Alors. Si tu gagnes, nan, si JE gagne, tu viens à la boutique. Enfin, à l'atelier. La rousse fixe son ancien camarade de classe à travers ses prunelles noisette. Il a toujours eu un regard très intense pour elle, déstabilisant. Elle se ressaisit et lâche ses doigts. En simple mortel quoi, tu viens m'aider. Et j'avais même pas prévu d'assister aux shootings en plus. Si. Bien sûr que si, Freya avait compris qu'elle fréquenterait Elliot régulièrement après la signature d'un contrat avec les Catapultes de Caerphilly. Avoir une égérie implique un minimum de contact, c'est le risque.

 

Sa fléchette collée entre les phalanges, elle rumine avant de froncer le nez. Hé ! -tout ça pour ça ?! "Oui, Elliot, tout ça pour ça ?!" ajoute la cible tandis que Freya rit d'entendre la sanction prononcée. 

 

— Ça valait bien le coup de t'la péter, "chéri". Elle cache ses rougeurs derrière le verre de soda, aspirant une gorgée de boisson fraîche en tournant même sa tête pour éviter de mourir étouffée entre deux gloussements. À mon tour, se reprend-elle alors, essuyant ses lèvres d'un air déterminé. Freya choisit sa nouvelle fléchette attentivement et parle sans trop réfléchir. Après, moi et Colt aussi, ça avait commencé par un gage hein. Un truc vraiment débile en plus. Fin, il a dû te raconter. Persuadée que les garçons ont partagé l'histoire du bal de clôture des examens de dernière année, la rousse se place derrière la ligne et envoie sa fléchette.

 

- - - -

 

1 - à côté, Freya rate complètement son lancer - 0 point

2 - la fléchette virevolte de gauche à droite et termine au centre - 50 points

3 - la fléchette fait demi-tour et se noie dans la bière d'Elliot - 0 point

4 - la fléchette ralentit, vise, et réussi à toucher le 3x20 - 60 points

5 - la fléchette change de couleur pendant le vol et se plante dans le 18 points

6 - la fléchette disparaît dans le néant, pas de chance - 0 point

7 - la fléchette atterrit dans le 16 mais se décale toute seule pour doubler - 32 points

8 - la fléchette hésite, et pointe finalement un triangle noir - 4 points

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Devant et dans la salle de potions, Jeudi 21 Septembre 2124

— But sir, I wanted- Intransigeant, le professeur pousse Alison dans ses retranchements sans la moindre pédagogie. Elle fixe d'abord Monsieur Brooks comme une idiote, incertaine de comprendre ses intentions. Par Merlin, qu'est-ce qu'il lui prend de l'afficher devant toute la classe comme ça ?! Rouge de honte, la sorcière s'exécute jusqu'à rejoindre le mur où elle ne peut s'empêcher de jeter un œil à l'enseignant, pensant qu'il va se raviser. Mais non. Voici Alison au coin, rabaissée plus bas qu'une gosse de 10 ans. Les mains sur sa tête, elle réalise qu'il aurait mieux fallu demander au potionniste l'autorisation de jeter le contenu du chaudron plutôt que d'essayer de le faire disparaître. Encore une fois, la fierté d'Alison a eu raison d'elle.

 

Ses joues flambent face à la pierre humide du cachot. Elle se sent bête, elle supporte mal l'humiliation. Derrière eux le tapage des fioles reprend tandis que les élèves tentent de garder le fil de la recette pour fabriquer un philtre de paix. Dans l'esprit d'Alison, c'est tout sauf la paix. Le ridicule de la situation tourne en boucle autour de ses tempes battantes. Elle vacille légèrement, les larmes aux yeux. Hors de question qu'elle pleure ici ! Relevant son menton, Alison inspire et expire lentement, la bouche tremblante. L'autorité de ses parents était si relative qu'elle n'avait jamais vécu ça avant aujourd'hui. Bientôt ses bras s'engourdissent et l'adolescente hésite à clamer son innocence. Certes, elle a fait disparaître le chaudron, mais Sasha est coupable du reste. Elle voulait seulement réparer sa bêtise pour éviter un Piètre ou un Désolant. Maintenant ils vont sûrement avoir un Troll. Cette pensée libère une grosse larme qui roule sur la pommette écarlate d'Alison.

 

"M'sieur Brooks est un gros con", se répète-t-elle, vexée que le professeur n'ait pas su faire la différence entre sa volonté de recommencer la potion, et le sabotage grotesque de Sasha. Quant à lui, "il peut aller se faire foutre pour que j'gâche mon année à cause de son caractère de merde", rumine la sorcière intérieurement. C'est alors qu'elle sent le regard du Russe (qui n'en est plus un, visiblement) peser sur elle. "Quoi ?", interrogent les yeux humides d'Alison.

 

Bien sûr, elle ne comprend rien aux éclats de lumière envoyés par Sasha. Bien sûr, elle se demande encore pourquoi il est allé la défendre si rapidement après l'imitation grossière de son camarade. Peut-être qu'elle devrait mettre un terme à cette idée de petit-ami. Les filles savent parfaitement se faire des suçons entre elles.

 

Alison passe le dernier quart d'heure à ressasser en fixant devant elle, muette et immobile, déterminée à ne pas offrir une autre chance au professeur de l'humilier. Quand enfin le brouhaha de fin des cours envahit la salle puis s'estompe, elle laisse tomber ses bras mais reste face au mur, le corps tétanisé par l'effort. Il lui faut quelques longues secondes pour essuyer son visage, inspirer, lisser sa frange, et enfin heurter le regard de Monsieur Brooks en ignorant celui de Sasha. On peut deviner qu'elle a pleuré, même si elle parle la tête droite, en se tenant les bras.

 

— J'ai compris. J'recommencerai pas. J'voulais pas perturber la classe. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Salle commune de Serpentard, Vendredi 22 Septembre 2124

Contrairement à la plupart des adolescents de sa classe, Viviane semble maîtriser ses émotions et son langage à travers toutes les situations. Parfois, Alison observe la blonde avec envie, et d'autres fois, elle se fait la réflexion que Viviane a déjà l'air d'être une vieille femme de 30 ans enfermée dans le corps d'une élève. Y'a pas à être aussi impeccable, tssss. En plus, c'est sa meilleure amie qui l'appelle chérie normalement, c'est leur truc à elles, alors de quel droit Viviane se permet d'utiliser son surnom comme ça ? Contrarié par la conversation, Alison croise ses bras sous sa poitrine et relève de temps à autre une main pour lisser sa chevelure rousse. 

 

— J'lui dirai, t'inquiètes pas. Bien sûr, elle aurait préféré que Viviane se pâme devant ses exploits d'avoir un mec dès la rentrée, et parmi les étudiants plus âgés ! Bien sûr, elle aperçoit rapidement les limites de son plan quand elle entend parler d'Anna Nikitofa (un truc dans le genre), en sachant vaguement qui est cette "fille de l'est" dont cause Viviane. De quoi ? Baah, ils sont de là-bas tous les deux, donc ils doivent sûrement discuter de ça. Cependant Alison note mentalement cette faille en resserrant ses lèvres dans une moue concentrée. Faire semblant d'être en couple, oui, mais vivre une infidélité imaginaire, non merci ! Elle écoute Viviane poursuivre ses recommandations sans vraiment savoir s'il s'agit de vrais conseils ou d'une piqûre lente infligée par la vipère en face d'elle.

 

— J'savais pas qu'tu te faisais du souci pour moi. Interrogation réelle. La Carter dissèque l'expression de son interlocutrice avec méticulosité. Elle déteste qu'on se moque d'elle. Elle sait très bien que sa réputation oscille dernièrement et qu'elle pourrait en perdre le contrôle à force de jouer. Mais Alison s'entête. Les gens peuvent s'imaginer c'qu'ils veulent, moi je sais c'que je fais. Et je sais pourquoi je le fais. Difficile à suivre, la jeune femme jette un œil au vitrail bercé de lueurs vertes, cherchant les mots pour convaincre Viviane. 

 

— C'est pas comme si j'allais passer ma vie avec Sasha. C'est juste pour essayer tu vois. Et après quand j'aurai trouvé le bon gars, j'saurai. J'aurai l'expérience. Elle hausse les épaules, convaincue par sa propre explication. Alison enterre loin dans son esprit le fait qu'elle n'a, en réalité, aucune expérience, et qu'elle aurait l'air bien bête face au Prince Charmant. Et toi Viviane, tu sais comment t'y prendre avec les garçons ? Demande-t-elle, mi-curieuse, mi-impertinente.

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

— Papa- euh, Monsieur !

— Oui ma fille ?

 

L'hilarité générale avait dessiné deux plaques écarlates sur les joues de la jeune Charlie Carter. Elle ne riait pas. Elle avait même failli pleurer, les yeux brillants et baissés sur son parchemin jusqu'à la fin du cours, ses cheveux disposés comme deux rideaux de chaque côté de son visage pour la protéger du monde extérieur.

 

La classe s'est vidée et Charlie n'a pas bougé. Assise là, elle a vaguement remballé ses affaires le temps de chercher ses mots pour s'adresser au professeur de potions. Monsieur Brooks ? Le traumatisme lui donne un ton plus hésitant que d'habitude. Charlie se lève, vêtue d'une jupe trop grande ayant appartenu à la cadette des Carter, Alison, qui lui arrive sous les genoux et lui donne l'air d'être mal habillée. Elle fait cependant une taille correcte pour une fille de 13 ans et demi. Elle n'est pas ridicule par rapport aux autres élèves de troisième année.

 

Son sac à l'épaule, la pré-adolescente avance vers le bureau de l'enseignant en ouvrant et refermant la bouche comme une truite qui hésiterait à parler. Eumh. Monsieur Brooks peut se montrer abrupt parfois, et hier elle entendu sa sœur dire que c'était un gros con. Alors Charlie tergiverse. J'sais que vous nous avez dit que les potions qu'on fait en classe sont pas jetées, si elles sont bonnes, bien sûr. Un sourire fugace remue ses tâches de rousseur quand la sorcière fixe son professeur, rassurée du chemin qu'elle prend pour énoncer sa demande.

 

À bien y regarder, ses yeux sont cernés, la peau pâle de son visage laissant transparaître sa fatigue comme un parchemin devant une bougie. Moi j'me demandais s'il y aurait pas un peu d'Elixir de Paix en trop depuis hier. J'sais qu'vous en avez fait avec les cinquièmes années. L'information était arrivée aux oreilles de Charlie en écoutant sa sœur parler du manque de pédagogie de l'enseignant alors qu'elle venait réclamer du réconfort à la table des Serpentard. 

— En fait normalement ma grande sœur m'en achète des petites fioles et me les envoie par hibou. 

 

Son autre sœur, Freya. Mais la plupart des membres du corps professoral de Poudlard connaissent bien la situation des Carter. D'ailleurs, beaucoup connaissent Owen Carter, l'ancien poursuiveur de l'équipe nationale d'Écosse dont la marque Owen Quidditch Carter sponsorise toujours les équipements de l'école. Bref, Charlie est plantée là, hésitante. Eumh, elle va m'en renvoyer bientôt mais j'en ai plus parce que j'en ai donné à Millicent et sa copine. Pas malin, ouais, elle sait. Elle sourit encore au potionniste pour dédramatiser, puis laisse s'étirer un silence avant d'avouer. 

 

— En fait j'fais des cauchemars à cause d'mon père qui s'en va tout le temps. 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Freya pensait depuis tout ce temps qu'Alan voulait limiter les dégâts de son pote en lui disant que le baiser avec Victoire était juste un pari. Elle n'y croyait pas. Elle a bien vu Elliot sortir ensuite avec des ribambelles de filles, et toujours maintenant. Dix ans plus tard ou presque, la sorcière apprend qu'elle a laissé le gouffre se creuser entre elle et le sportif pour un quiproquo. Mais quand même, il n'a jamais cherché à la retenir. Elle l'évitait, il continuait sa vie, et petit à petit ils sont redevenus des étrangers l'un pour l'autre. Ou quasiment. Ahah- elle rigole amèrement, le coeur en PLS.

 

Son réflexe est nul, d'attraper l'index d'Elliot en signe d'accord, le temps de réfléchir à son gage. Leurs mains se rejoignent et Freya bégaye, incapable de soutenir un tel contact. Uh?! Mh, ok. Alors. Si tu gagnes, nan, si JE gagne, tu viens à la boutique. Enfin, à l'atelier. La rousse fixe son ancien camarade de classe à travers ses prunelles noisette. Il a toujours eu un regard très intense pour elle, déstabilisant. Elle se ressaisit et lâche ses doigts. En simple mortel quoi, tu viens m'aider. Et j'avais même pas prévu d'assister aux shootings en plus. Si. Bien sûr que si, Freya avait compris qu'elle fréquenterait Elliot régulièrement après la signature d'un contrat avec les Catapultes de Caerphilly. Avoir une égérie implique un minimum de contact, c'est le risque.

 

Sa fléchette collée entre les phalanges, elle rumine avant de froncer le nez. Hé ! -tout ça pour ça ?! "Oui, Elliot, tout ça pour ça ?!" ajoute la cible tandis que Freya rit d'entendre la sanction prononcée. 

 

— Ça valait bien le coup de t'la péter, "chéri". Elle cache ses rougeurs derrière le verre de soda, aspirant une gorgée de boisson fraîche en tournant même sa tête pour éviter de mourir étouffée entre deux gloussements. À mon tour, se reprend-elle alors, essuyant ses lèvres d'un air déterminé. Freya choisit sa nouvelle fléchette attentivement et parle sans trop réfléchir. Après, moi et Colt aussi, ça avait commencé par un gage hein. Un truc vraiment débile en plus. Fin, il a dû te raconter. Persuadée que les garçons ont partagé l'histoire du bal de clôture des examens de dernière année, la rousse se place derrière la ligne et envoie sa fléchette.

 

- - - -

 

1 - à côté, Freya rate complètement son lancer - 0 point

2 - la fléchette virevolte de gauche à droite et termine au centre - 50 points

3 - la fléchette fait demi-tour et se noie dans la bière d'Elliot - 0 point

4 - la fléchette ralentit, vise, et réussi à toucher le 3x20 - 60 points

5 - la fléchette change de couleur pendant le vol et se plante dans le 18 points

6 - la fléchette disparaît dans le néant, pas de chance - 0 point

7 - la fléchette atterrit dans le 16 mais se décale toute seule pour doubler - 32 points

8 - la fléchette hésite, et pointe finalement un triangle noir - 4 points

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Le problème, c'est qu'Elliot plaisante de tout, tout le temps. En première année il avait réussi à lui faire croire qu'elle avait transformé son hibou en chaussure sans le vouloir. En deuxième année, le Gryffondor avait effrayé toute la classe de botanique avec une fausse aggression de champignons vénéneux sauteurs. En troisième année, il a fait semblant de se faire piquer par un scroutt à pétard. En quatrième, il prétendait qu'un sortilège d'attraction le collait à Freya dès qu'il la croisait dans les couloirs. En cinquième année, il avait simulé un empoisonnement hyper convaincant en goûtant son philtre de paix. Alors en voyant Elliot s'étouffer d'une manière si théâtrale, Freya rit.

 

C'est difficile de prendre au sérieux les pitres, surtout après autant d'année. "32 à 20, les choses sérieuses peuvent enfin commencer !" La sorcière jette un œil à la cible, satisfaite d'être en tête pour leurs premiers points. Elle termine son soda de branchiflore et fixe Elliot qui continue de jouer au mec offusqué. T'es sérieux ? Questionne-t-elle, d'un air faussement désabusé. Mais son sourire croise la tronche amère du sportif et s'évanouit de moitié. Quoi c'est vrai ? Tu sais pas ? Freya reste hésitante, marquée par le nombre de fois où Elliot s'est déjà foutu de sa gueule. Elle avance jusqu'au présentoir pour choisir une nouvelle fléchette. 

 

— J'pensais qu'tu savais, car quand même l'été des ASPIC Colt devait vous rejoindre en vacances ch'ais plus où- Brighton peut-être ? Ou la France ? Et bref, il était parti avec trois jours de retard pour rester un peu avec moi. Il avait dit qu'tu le pardonnerais sûrement jamais, mais que moi oui, donc ça va, qu'on était à moitié pardonnés. 

 

D'un geste des doigts, Freya fait léviter distraitement la fléchette au-dessus de sa paume en observant le visage d'Elliot. Elle a toujours été nulle pour savoir s'il se moquait d'elle ou non, et encore aujourd'hui. Son gage en fait, c'était que j'devais respecter le pacte. Tu t'rappelles du pacte, Elliot ? Le pacte de quatrième ? Combien de pactes, paris, gages, défis, avaient-ils conclu les uns et les autres à l'école ? La rousse était loin de participer à chaque fois, mais elle se souvient que leurs journées tournaient beaucoup autour de ça.

 

En quatrième année, les adolescents s'étaient promis que s'il restait des puceaux dans le groupe de garçons et de filles lors du passages des ASPIC, ils coucheraient ensemble pour pas affronter la suite de leurs études sans avoir connu ça. Freya avait pensé pendant longtemps qu'elle ferait sa première fois avec Elliot. Sauf qu'Elliot était trop pressé, que Freya avait l'esprit occupé par la disparition de sa mère, et que les planètes se sont jamais alignées pour eux. 

 

— Moi aux ASPIC bah- elle rougit et ramasse sa fléchette tombée au sol. Elliot était parti avant la fin de leurs études, puis il faisait plus trop attention à elle de toute façon. Mais Colt n'avait pas oublié. Loin d'être puceau, il avait tenté sa chance quand même. Du coup, j'l'ai fait avec lui. 

 

Ouais, Colt avait dépucelé Freya en cachette d'Elliot. La jeune femme sent bien qu'un malaise s'installe. Elle se tourne pour rejoindre la ligne de lancer. J'pensais qu'tu savais. Répète-t-elle en feignant mal son détachement tellement sa poitrine tambourine. Évidemment, elle aurait voulu qu'ce soit Elliot le premier. Elle avait juste pas eu le courage à quinze ans. Sans attendre, Freya lance sa fléchette en évitant le regard de son ancien petit copain, les joues brûlantes. 

 

1 - à côté, Freya rate complètement son lancer - 0 point

2 - la fléchette virevolte de gauche à droite et termine au centre - 50 points

3 - la fléchette fait demi-tour et se noie dans la bière d'Elliot - 0 point

4 - la fléchette ralentit, vise, et réussi à toucher le 3x20 - 60 points

5 - la fléchette change de couleur pendant le vol et se plante dans le 18 points

6 - la fléchette disparaît dans le néant, pas de chance - 0 point

7 - la fléchette fait une petite danse et se plante avec délicatesse dans le 32 points

8 - la fléchette hésite, et pointe finalement un triangle noir - 4 points

 

— Fin bon, il m'avait zappé avant la fin de l'été, c'était du furtif- s'oblige-t-elle à rajouter comme si elle devait rassurer Elliot. Le rassurer de quoi au juste ? La cible chantonne. 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

— Fais-moi penser à t'dire un truc après, avait répondu Freya juste avant de lancer sa fléchette, un sourire bien trop amusé aux lèvres. 

 

- - - La gérante d'Owen Carter Quidditch rend son regard au sportif, consciente du niveau exigé par les managers qui subissent la pression des investisseurs. Beaucoup de jeunes rêvent d'avoir la place d'Elliot, mais peu se rendent réellement compte du travail que ça implique. Elle hoche solennellement le menton mais fixe le trajet de la fléchette avec attention. Et paf, encore 25 points ! Par Merlin, c'pas possible ! Soudain Freya espère qu'Elliot n'a pas vu ses épaules tressauter à cause du frisson qu'il lui a foutu en tournant autour d'elle. Elle rit de l'entendre chanter et l'éloigne d'un sortilège projeté du bout des doigts ; l'équivalent d'un petit coup de hanche magique à distance. Laisse-moi me concentrer, j'vois clair dans ton jeu hein !

 

Elle s'hydrate d'une gorgée de bière et repose son verre en se demandant si Elliot la trouverait folle en sachant qu'elle suit sa carrière avec autant d'intérêt. Après tout, il fallait bien qu'elle sache sur qui parier pour faire renaître OCQ de ses cendres. Finalement, ces années d'observations n'étaient que du professionnalisme, non ? D'ailleurs, oh, oui, fallait qu'j'te dise, à propos des manches à balai que t'astiques. Elle se marre, les joues rougies par le mélange alcool-rire-Elliot. 

 

— Faudrait vraiment que j'te montre un truc qui s'fait sur toi, les fanfictions ! T'es pas prêt Elliot. J'te jure, t'es pas prêt ! Un gloussement inattendu s'échappe des lèvres de Freya qui pose sa main devant sa bouche, gênée d'être si euphorique- ça fait longtemps, une vraie gamine. Pour la concentration, c'est loupé ! Est-ce qu'il connaît seulement l'existence des fanfictions, partagées presque sous le manteau entre sorciers à l'imagination débordante ? Est-ce qu'il sait les vies qu'on lui invente dans des récits complètement délirants ? Freya se rafraîchit le visage en secouant sa main, une fossette au coin des lèvres alors qu'elle rejoint la ligne de lancer. 

 

— Allez j'peux gagner là. La rousse se frotte les paumes avant de choisir une fléchette. "Oh, vous sentez ça ? C’est la tension... ou peut-être juste les vieilles plumes de fléchettes qui puent !" Elle ricane, en vérité loin d'être tendue, et ne tarde pas à tirer. 

 

1 - à côté, Freya rate complètement son tir - 0 point

2 - la fléchette émet les notes de "Aller plus haut" et vise le centre - 50 points

3 - la fléchette se plante dans la porte des toilettes - 0 point

4 - la fléchette ralentit, vise, et réussi à toucher le 3x20 - 60 points

5 - la fléchette change de couleur pendant le vol et se plante dans le 18 points

6 - la fléchette disparaît dans le néant, pas de chance - 0 point

7 - la fléchette fait un détour en frôlant le plafond avant de descendre en pic - 32 points

8 - la fléchette hésite, et pointe finalement un triangle noir - 4 points

 

— Oh nan ! Freya grimace. "Ouille ! C'était un tir... de chiotte. Une petite potion de précision, peut-être ?

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Elle s'attendait à ce qu'il accepte et lui donne l'élixir, ou encore à ce qu'il refuse et la congédie, mais pas à ce qu'il veuille discuter. Charlie acquiesce, suivant attentivement des yeux la gestuelle de son professeur qui lui explique les effets secondaires de telles potions prises quotidiennement. Comme beaucoup de jeunes, elle peine à se projeter dans le futur et ne comprend pas très bien l'inquiétude de Monsieur Brooks.

 

— C'est pour faire partir les mauvaises pensées et faire venir les bonnes. Ma sœur a dit qu'on peut faire comme ça en attendant pour la rentrée et que pendant les vacances de Noël on va chercher une meilleure solution.

 

Charlie hausse les épaules, donnant toute sa confiance à Freya qui s'occupe d'elle à temps partiel depuis ses 4 ans et à temps presque plein depuis qu'elle en a 7. C'est un vrai potionniste qui les prépare, c'est pas ma sœur parce qu'elle a peur de se tromper. Empoisonner Charlie pour une erreur de dosage ? Non merci.

 

Bientôt la fillette se retrouve dans le bureau de Daryl Brooks, le bleu de ses yeux reflétant les centaines de flacons qu'elle observe silencieusement jusqu'à fixer son regard sur la fiole. Sommeil sans rêves ? Mais dormir sans rêver, c'est un peu comme être mort Monsieur Brooks, non ? Elle n'a jamais dormi sans rêver, du plus loin qu'elle puise s'en rappeler. L'élixir de Paix dessine un joli monde à Charlie, où elle peut imaginer les membres de sa famille réunis, et même sa mère dont elle se souvient du visage seulement grâce aux photos. 

 

— Ce sera comme "vide", dans ma tête ? Impossible à concevoir. Et si son esprit tombait au fond du vide, et que personne ne puisse la réveiller ? Ses sourcils dessinent une vague anxieuse alors qu'elle fixe l'homme probablement habitué aux remarques farfelues de Charlie Carter. L'année dernière, elle avait déjà retourné le cerveau de toute sa classe en cours théorique avec ses questions singulières sur les limites du polynectar. Est-ce que j'vais perdre mes rêves ? J'en ai que j'aime bien et des fois j'y retourne, j'aimerais pas qu'ils disparaissent. Elle sourit brièvement, gênée d'avoir trop parlé. 

 

Ses mains se joignent devant elle, ses phalanges entremêlées et ses joues qu'elle aspire pour s'empêcher de laisser sortir son flot de pensées. Alors Charlie acquiesce poliment.

 

— J'sais Professeur. Mais moi j'ai pas l'droit de parler de mon père à quelqu'un. Ma sœur veut pas qu'on fasse ça.

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Freya passe une main dans ses cheveux qui bougent comme des flammes autour de ses doigts alors qu'elle les ramène en arrière. Son pull lui tient chaud, le visage piqué de rougeurs qu'Elliot embrase une par une, bien content de la voir réagir comme ça. T'es con ! Il parle d'être à poil et Freya perd sa répartie, comme au bon vieux temps. Elle aurait jamais dû parler des fanfictions ; il lâchera rien, elle sait. Elle se rappelle de leur cours théorique sur l'Amortencia en quatrième année, quand le Gryffondor s'est rendu compte que Freya avait laissé un tiret vide pour sa troisième odeur préférée. Il était revenu à la charge tout le trimestre jusqu'à ce qu'elle invente n'importe quoi de convaincant au lieu d'avouer que c'était lui, son voisin de classe, qui l'entêtait. "La tarte aux pommes de ma mère disparue.", avait-elle menti pour sauver l'honneur.

 

Alors la sorcière mordille sa langue face aux clowneries d'Elliot, auxquelles s'additionnent celles de la cible. J'espère qu'tu vas te planter aussi, tente-t-elle, le nez immédiatement enfoncé dans le verre de stout au cassis, ses yeux noisette qui dépassent. Ok, elle lit des fanfictions. Ok, elle rêvasse d'Elliot. Mais rien de sérieux. Et si elle invente des histoires, c'est juste pour sa propre tête de vendeuse insignifiante, là où un legilimens n'irait pas voir, n'est-ce pas ?

 

Les 17 points tombent et Freya repose sa boisson en fronçant son nez. Trop gênant. Pis t'imagines si j'me rends compte que j'ai plus besoin d'une égérie finalement ? Tu seras bête hein. Elle se concentre pour garder le contrôle, même avec les pitreries d'Elliot à quelques centimètres. Quand il chuchote, la sorcière ricane en penchant un peu sa tête de côté. 

 

 

 — Silencio. Oh nan ! Freya grimace car la formule semble n'avoir aucun effet sur Elliot. Vite, elle pose sa main opposée sur la bouche du sportif et lance avant qu'il ne veuille se venger. Tout est encore possible ! 

 

 

1 - à côté, Freya rate complètement son tir - 0 point

2 - la fléchette émet les notes de "Aller plus haut" et vise le centre - 50 points

3 - la fléchette tombe, lourde comme du plomb - 0 point

4 - la fléchette ralentit, vise, et réussi à toucher le 3x12 - 36 points

5 - la fléchette change de couleur pendant le vol et se plante dans le 18 points

6 - la fléchette disparaît dans le néant, pas de chance - 0 point

7 - la fléchette fait un détour en frôlant le plafond avant de descendre en pic - 32 points

8 - la fléchette hésite, et pointe finalement un triangle noir - 4 points

 

"Ohé ma jolie, c'est moi qu'il faut toucher, pas le jeune homme à côté de toi !" Incendie en vue. 

 

 

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Freya Carter

Owen Carter Quidditch 24 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Il a osé ! Freya renifle sa main et grimace avant de l'essuyer sur son pantalon. Nan mais garde ta bave ! Leur âge mental baisse de minute en minute et si ça continue la sorcière va bientôt retrouver ses quelques boutons d'acné. Elle oublie son programme chargé ; l'avance qu'elle devait prendre pour ses commandes de matières premières et le choix d'un artisan qui lui fournira de nouveaux ornements. Elle replonge vers ses 14 ans aux côtés d'Elliot, façon voyage dans le temps. Hé, comment tu m'parles toi ? L'insolence du Gryffondor est une valeur sûre pour provoquer Freya qui pose ses poings sur ses hanches sans grande conviction, les yeux brillants de légèreté. Qu'il essaye, tiens, de la dominer salement.

 

Elle s'en veut quand même d'avoir raté le sortilège de mutisme devant Elliot Blackburn, et encore deux fléchettes d'affilée. Il va penser quoi d'elle ? C'est pas sérieux. Mais un papillon dissipe ses pensées et fait cligner ses yeux plusieurs fois. Oh ! Trop mignon ! Elle s'exclame à peine que l'insecte s'envole, puis disparaît. Freya secoue son nez plein de fourmillements et de tâches de rousseur avant de comprendre les intentions d'Elliot. 

 

— Bah alors là, t'as pas intérêt, j'essayais juste de m'défendre car tu voulais me déconcentrer Mister Blackburn ! Si tu m'envoies un charme quand je vise, c'est d'la triche ! affirme-t-elle, l'un de ses poings toujours sur sa hanche, l'autre doigt menaçant le sportif. Tu seras radié des sports magiques ! Bon, ok, elle va un peu loin et se fait rire toute seule. Mais la jeune femme connaît le caractère imbuvable qu'Elliot peut renvoyer au grand public dès lors qu'un match bascule en la défaveur des Catapultes de Caerphilly. Elle croise ses bras. Range ta baguette, j'rigole pas. Si, même qu'elle lève ses yeux au plafond, faussement excédée alors que la cible lui fait un rappel à l'ordre. "114-130 tooooujoooours... Je vais commencer à compter les hippogriffes si vous visez pas mieux !"

 

Freya se place en surveillant Elliot du coin de l’œil. Regarde par la-bas, tu m'oppresses. Elle inspire et se dépêche de tirer avant qu'il n'ait l'audace de lui lancer un sortilège. 

 

1 - à côté, Freya rate complètement son tir - 0 point

2 - la fléchette émet les notes de "Aller plus haut" et vise le centre - 50 points

3 - la fléchette tombe et se tortille en riant. On dirait qu'elle a un fou-rire - 0 point

4 - la fléchette ralentit, vise, et réussi à toucher le 3x12 - 36 points

5 - la fléchette change de couleur pendant le vol et se plante dans le 18 points

6 - la fléchette disparaît dans le néant, pas de chance - 0 point

7 - la fléchette fait un détour en frôlant le plafond avant de descendre en pic - 32 points

8 - la fléchette hésite, et pointe finalement un triangle noir - 4 points

 

"132-130 !!! Ma parole vous avez décidé de me faire languir !!!" La sorcière rit. Tu vois je joue mieux quand tu m'regardes pas. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Serre n•2, Lundi 02 Octobre 2124

L'expression bête de Sasha rassure étrangement Alison. Après tout, aussi balourd soit-il, ça reste un homme, non ? Et s'il réagit à ses formes, c'est qu'elle peut souffler ; même avec des boutons, elle continue de leur faire de l'effet. Parce qu'après avoir trouvé la chasteté de l'Ukrainien confortable, la rousse avait commencé à la trouver angoissante - et s'il voyait vraiment une autre fille comme le prétend Viviane ? Pire, s'il la trouvait repoussante ?

 

Sur l'échelle des coups intéressants, Alison se place objectivement en numéro 7. Bientôt 8 car les garçons la verront en tant que femme quand elle aura 16 ans. Sasha frôle le 6 alors ce serait honteux qu'il n'ait aucune attirance pour elle, comprenez ? Il pourrait valider sa place en numéro 6 avec un effort vestimentaire, pense l'étudiante en regardant son voisin s'éloigner dans un tourbillon de tissus mal organisés. D'une formule, elle attache ses cheveux en queue haute, puis rajuste sa frange avant d'enfiler la blouse de botanique beige au lieu de sa robe de sorcellerie. Bon.

 

Premièrement, choisir cinq boutures. Face aux étagères croulantes de plantes, l'élève retrouve quelques amies venues sélectionner leurs couleurs d'orchidées. Sur chaque pot, une petite étiquette indique la teinte que prendra la fleur après éclosion.

 

— "Honey", oh ça doit être joli ça, honey. 

— J'préfère quand tu m'appelles "chérie".
— Ahah, t'es con ! Hé, Alison, il t'appelle comment Sasha ?

— Mh, j'parie qu'il lui donne pas de surnom ! Il a pas une tête du genre de mec qui donne des surnoms.

— Bah si enfin, il m'en donne plein. Ça change tout le temps.

— Wah il est vraiment dingue de toi.
— Grave.
— Ça vous étonne ?! Duh. 

 

D'un geste vif, elle se tourne pour rapporter déjà trois boutures jusqu'à leur plan de travail, la tête bouillonnante. Nan mais sérieux ? Sasha arrive juste après, le pull chargé de galets qu'il déverse non loin des premiers pots installés par la sorcière. 

 

— Moi aussi ils m'énervent. Ses tâches de rousseur croisent le regard vert du Slave qui réclame de l'aide pour garder son calme et Alison ne peut retenir un sourire face à son visage faussement consterné. Elle remarque aussi l'accoutrement désorganisé du Gryffondor et lève les prunelles au plafond en soufflant discrètement. Fais un effort sinon ils vont jamais y croire. Genre, elle laisserait son copain avoir une telle dégaine ? No way. Alors la 5ème année entreprend de rhabiller Sasha entre deux passages de l'enseignante, depuis la cravate jusqu'au bas de son pull, quand les garçons qui voient la scène recommencent à se moquer de lui. 

 

— C'est trop sa daronne en fait.

— Quel plouc !

 

Soûlée, Alison les fixe et improvise un geste pour sauver la mise. Sa main droite glisse, et glisse plus bas encore, sous la limite du plan de travail et devant l’œil ahuri des perturbateurs. Sa main gauche fait tomber un galet. Oup's. Elle surveille la professeure, regarde Sasha, puis s'accroupit.

 

En face, les adolescents penchent carrément leurs têtes médusées et se font vite capter par l'enseignante qui fonce vers eux pour s'assurer qu'ils suivent la procédure. Alison ricane en entendant la femme les engueuler. Elle ramasse le galet, se redresse, rajuste sa frange et évente ses pommettes écarlates en évitant soigneusement les yeux du 6ème année. T'es détendu maintenant j'espère.

 

Encore surprise par la chaleur qui se dégageait du pantalon de Sasha, la jeune femme brasse de l'air pendant quelques secondes, bougeant les galets ici et là avant de reformer une ligne correcte avec les pots d'orchidées. Il fallait faire quoi ? Elle ne sait plus. Ah oui, des nids. Ses phalanges délicates déplacent encore les cailloux tandis qu'elle aperçoit l'étiquette "Honey" plantée dans la terre d'une bouture. 

 

— Tu pourrais m'donner un surnom. Bab', Love, un truc Ukrainien si tu veux, ça s'fait. 

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Charlie Carter

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans la salle de potions, Vendredi 22 Septembre 2124

Charlie Carter s’auto-censure régulièrement à Poudlard. Les adultes au chateau sont moins complaisants avec ses tergiversations que Freya. Sa tête penche à droite quand le professeur explique ce qu'est un sommeil sans rêve, et se redresse alors qu'il demande si elle n'a pas déjà passé une nuit sans rêver. Elle acquiesce, intérieurement persuadée du contraire, mais puisqu'il affirme que les gens ne rêvent pas systématiquement, Charlie obtempère. Quand même, ça l'inquiète d'avaler une potion qui la plonge dans le noir total, et la sorcière garde un air anxieux en fixant Monsieur Brooks.

 

— J'aime bien penser que les gens dans nos rêves vivent vraiment et qu'on va leur rendre visite en dormant. Mais bon, j'sais que c'est pas vrai hein ! Elle fronce son nez en étirant un sourire qui s'apparente à une demi-grimace pour convaincre l'homme qu'elle a bel et bien terminé de croire à ces enfantillages depuis loooongtemps. Mensonge, la plus jeune des Carter peine à quitter sa bulle épaisse et confortable d'idées saugrenues mais réconfortantes. Parfois moquée d'être dans la lune, elle se trouve cette année entre deux mondes dont l'un semble vouloir dévorer l'autre et la mettre à nue. 

 

Est-ce que tous les adultes étaient vraiment des enfants avant ? Charlie en doute. Elle n'est pas prête à devenir aussi préoccupée qu'ils le sont. Elle refuse d'affronter la réalité, même poussée par ses 13 ans et demi. J'aurais préféré l'élixir de Paix parce que j'ai l'habitude d'en prendre, et la potion sans rêve, ça m'fait un peu peur, avoue-t-elle enfin du bout des lèvres.

 

Son père animait des petites silhouettes scintillantes au-dessus du lit pour les endormir, Alison et elle, quand leur mère a disparu. Charlie ne se rappelle pas vraiment de Kate Carter, mais s'est attachée aux moments passés avec Owen lorsqu'il essayait de compenser l'absence de sa femme auprès des deux fillettes. Fatiguée, la Serdaigle ravale une boule douloureuse dans sa gorge en écoutant l'homme lui donner son avis à propos du silence imposé par sa sœur.

 

— Oui j'ai bien compris, s'efforce-t-elle d'assurer au potionniste en cherchant comment lui expliquer les choses. Ses iris clairs voyagent parmi les fioles qui sont à la hauteur de son regard tandis qu'elle réfléchit à ce qu'elle peut et ce qu'elle ne peut pas dire. Charlie entortille ses doigts derrière son dos. Il y'a des gens qui veulent dire du mal de mon père. L'élève sonde l'expression de son professeur. On doit pas parler de lui parce que sinon ça donne des idées à ces gens là. Tout ce que fait mon père, s'il part ou s'il revient, ça doit rester un secret. Sujet sensible. Charlie inspire profondément. 

 

— Ma sœur veut que toute la famille aille bien. Elle s'occupe de tout vous savez.

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Salle commune de Serpentard, Vendredi 22 Septembre 2124

Alison aurait dû mieux préparer son argumentaire pour affronter des personnalités comme celle de Viviane. Les bras croisés, le menton droit, elle se sent rabaissée mais feint l'assurance qui lui manque. Veralyn Moonstone rangerait son interlocutrice dans la case des femmes bien nées, qui attendent que tout leur tombe sous le nez sans faire avancer les mentalités.

 

— Ça existe plus "le corps sacré" des filles. C'est un truc inventé par les hommes pour nous garder sagement à la maison pendant qu'ils se félicitent entre eux, si tu veux mon avis, rétorque-t-elle avec sérieux en reprenant des paroles qui appartiennent aux magazines mais résonnent en elle depuis l'été. Maintenant il faut réussir à les faire comprendre, et les appliquer. C'est gentil, t'inquiète pas pour moi Vee. Cherchant du réconfort, Alison lisse sa frange entre deux doigts mécaniques, puis sort son gloss de sa poche, qu'elle agite de haut en bas.

 

— J'sais bien que les mecs parlent. J'sais que tout le monde parle sur les filles, quoi qu'elles fassent d'ailleurs. Mais c'est pas une raison pour s'enterrer et rien oser. J'tente des trucs au moins. Elle fixe le tube brillant de gloss parfumé aux fruits avant d'affronter les yeux acerbes de la blonde. Alison pense avoir raison, quand bien même les limites de sa théorie semblent proches. Elle veut croire qu'elle va réussir comme ça à devenir une femme forte, sûre d'elle, qui ne laissera personne se mettre en travers de ses ambitions. Les gens parlent dans ton dos alors que tu t'habilles bien et qu't'es toute sage, c'est triste, mais c'est la vie.

 

La sorcière hausse les épaules, plutôt satisfaite d'avoir glissé cette remarque à Viviane Valcourt. Elle dévisse son maquillage et l'applique d'un geste maîtrisé en quelques secondes seulement. Les lourdeaux vont pas attendre qu'tu fasses de la merde pour causer. Donc trace ta route, puis on verra bien. Finalement Alison se parle un peu à elle-même avec ces derniers mots. C'est vrai que la tournure des évènements pourrait l'effrayer. Elle refuse de céder si vite.