Harry Potter RPG
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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Une réelle cacophonie s'installe qui donne le tournis à Amanda. Elle ne sait plus où donner de la tête ou des oreilles.

Les portraits s'agitent, s'affolent, surtout celui de Rusard qui continue de beugler. Plus loin, Peeves continue ce qu'il a entrepris en s'assurant que davantage d'encre vienne recouvrir le hall et ses habitants plus ou moins éphémères. Par conséquent, la dame en robe mauve continue de se plaindre et son voisin répète inlassablement qu'elle ne fait que tout dramatiser et que c'en est épuisant.

 

Tout à coup, Amanda se fait attaquer par un balai en folie et ne peut s'empêcher de laisser échapper un petit cri. Elle ne comprend pas de suite ce que fait l'objet avant de remarquer qu'il s'applique à nettoyer les tâches d'encre sur elle mais ce d'une manière particulièrement agressive et sans prêter aucunement attention aux gémissements de la pauvre élève attaquée.

Heureusement, le concierge de sa grande voix et autorité de concierge remet un peu d'ordre dans tout ça.

D'un bond, il sauve Amanda et l'arrache à son balai fou. Ce qui ne semble pas être au goût de ce dernier car il se tortille mais l'homme tint bon, réprimandant le matériel de ménage comme on aurait réprimandé un enfant après un grosse bêtise. A priori, son autorité fait mouche car le balai, après un dernier tressaillement, s'immobilise, vaincu. La jeune Poufsouffle pousse un discret soupir de soulagement. Il en impose pas mal, monsieur Milbourne, sous ses airs de bienveillance chaleureuse. Il sait se faire respecter, quoi qu'en dise le portrait de Rusard qui, à présent, signale que de son temps, les balais se tenaient bien plus à carreaux. 

Horace Milbourne ne tarde pas à reporter son attention sur le fameux portrait, ne se laissant pas démonter face aux propos du très célèbre concierge.

 

Amanda ferme les yeux quelques secondes, les voix de Rusard, Horace et la sorcière en mauve s'entrechoquant dans ses oreilles en un brouhaha presque insupportable. Heureusement, le concierge apaise quelque peu les choses, demandant aux différents portraits de se calmer et de le laisser faire son travail.

La jeune fille rouvre les yeux lorsqu'elle entend qu'il s'adresse directement à elle. 

Elle l'observe agiter sa baguette et réussir un superbe récurvite, nettoyant une bonne partie des traces d'encre et provoquant un mini-déluge sur quelques marches. Evidemment, cela conduit les portraits à ronchonner qu'ils sont désormais complètement mouillés et Peeves râle de voir son beau coup si rapidement nettoyé.

 

-On dirait que c'est tellement facile quand on vous regarde faire ! s'exclame Amanda.

 

Evidemment, il est beaucoup plus âgé qu'elle et doit utiliser ce sort régulièrement dans le cadre de son travail. Il a donc plus d'expérience. Mais elle ne peut s'empêcher de se sentir admirative. Elle a très envie d'essayer sur quelques tâches qu'elle repère sur le coin d'un tableau représentant un petit sorcier au grand chapeau pointu. Celui-ci la voit s'approcher et sortir sa baguette et s'exclame :

 

-Non, non petite, laisse faire les pros ! Milbourne, vous n'allez pas laisser cette enfant jeter un sort ?!

 

Amanda ne comprend pas pourquoi il a l'air aussi paniqué. D'accord, elle est jeune mais elle n'est quand même pas si nulle que ça, hein ?

 

-Il a raison, reprend la voix de Rusard d'un ton grinçant. Exploiter les élèves pour faire votre boulot... quel déshonneur. 

 

La jeune fille n'en a cure et a juste très envie de tester ses compétences.

 

Récurvite !

 

La magie envahit le corps d'Amanda et est canalisée par la baguette pointée vers le coin du tableau. Elle sent une douce chaleur l'envahir tandis que les tâches disparaissent un clin d'oeil.

 

-Wah, j'ai réussi ! s'exclame la jeune fille tournant vers Horace un large sourire. Vous avez vu, j'peux vous aider si vous voulez !

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Comptoir des Trois Balais, Mardi 01 Août 2124

Depuis qu'Isaya a pris son service à seize heures, le bar est resté plutôt calme. Kelly, la jeune employée de dix-huit ans lui a dit qu'il y avait eu un peu de mouvement vers midi mais sans plus. Cette journée semble tranquille. Ce n'est pas pour déplaire à Isaya qui aime parfois s'octroyer quelques heures sans rush, où elle peut simplement flâner dans ce bar qui est devenu comme sa seconde maison.

 

Elle observe l'horloge au-dessus de la porte d'entrée, faisant face au comptoir. Presque dix-huit heures. Kelly va débaucher et Erwan est déjà arrivé pour prendre la relève. Ils sont quatre, sans compter le grand patron, pour faire tourner cet établissement chaleureux. En règle générale, Kelly fait l'ouverture avec Margot, la grosse matrone qui aurait bien aimé gérer le bar mais qui a un trop mauvais caractère pour que Michael, le patron, lui laisse la gestion et la mission de représenter les Trois Balais. Isaya arrive dans l'après-midi, s'octroie deux bonnes heures pour s'occuper de tout le côté gestion avant de prendre son service derrière le bar, rapidement rejointe par Erwan, un jeune homme de vingt-six ans, dynamique et plein d'humour.

 

Quelques habitués commencent à arriver lorsque Kelly quitte le bar, lançant un joyeux "passez une bonne soirée !". Isaya la salue de la main alors qu'Erwan est déjà tout affairé à prendre les commandes et débattre de la qualité actuelle des steak de dragon.

La porte s'ouvre à nouveau et Isaya reconnaît celui qui vient d'entrer. Noah, le type qui travaille au ministère et qu'elle imagine volontiers croulant sous des dossiers divers et variés, passant ses soirées au bureau et ayant même aménagé un coin dodo au fond de la pièce. Les fois où elle pense à lui, elle se dit qu'il doit avoir un niveau de stress élevé -elle imagine toutes les personnes bossant au ministère comme ayant un niveau de stress élevé. Peut-être qu'un jour, elle devrait lui offrir cette tisane dont sa mère lui fait sans cesse la promotion et qu'elle vend soit-disant beaucoup à Ste-Mangouste pour les familles trop inquiètes du sort de leurs proches.

 

Noah la reconnaît également et va vers elle. 

Elle l'accueille de son éternel sourire chaleureux. Lui, n'a pas l'air d'être au meilleur de sa forme. L'imagination d'Isaya s'active, s'affole, fait des soubresauts et des cabrioles. Il y a un énorme problème politique dont personne à part les hautes sphères n'a entendu parler et Noah est investi d'une mission aussi cruciale que confidentielle pour gérer cette crise. Ou quelqu'un a merdé au ministère ce qui pourrait entraîner de sérieux soucis diplomatiques et Noah doit rattraper la bourde de son collègue par tous les moyens. Ou encore c'est lui qui, en croyant bien faire, a mis les pieds là où il fallait pas et il est sur la sellette, à deux doigts de perdre son job et perdre son âme dans l'alcool. Ou bien...

Il lui demande un verre un verre d'Ogden's et elle se dit que ça y est, c'est le début de la fin, le premier verre qui va en amener un autre qui va en amener un autre et un autre... jusqu'à vider la cave des Trois Balais.

 

-Eh ben, ça n'a pas l'air d'aller fort, commente-t-elle en ramenant une mèche de cheveux derrière son oreille. Je te prépare ton verre.

 

Elle se retourne, attrape une bouteille, dose consciencieusement le niveau d'alcool dans le verre, y ajoute quelques glaçons. Puis elle revient vers Noah. Commence à tendre le verre au sorcier avant de suspendre son geste.

 

-Tu bois pour oublier ? Ou dans l'espoir que ça te remettra les idées au clair ? Si c'est ça, je te préviens, c'est rarement la solution.

 

Isaya ne connaît pas bien Noah. Pourtant, elle a l'impression de le connaître assez pour se permettre cette familiarité. Il a ses habitudes aux Trois Balais. C'est comme ça qu'ils ont commencé à échanger quelques mots devenus au fil du temps de petites discussions. Souvent superficielles, ni l'un ni l'autre n'est beaucoup entré dans les détails de sa vie personnelle. La preuve : elle ne sait pas exactement ce qu'il fait au ministère. 

Isaya aime bien Noah. Il n'est jamais méchant avec elle, il remplit les caisses des Trois Balais avec sa fidélité et il est un bon compagnon de blabla de bar.

Elle lui fait un petit sourire qui semble dire : "quoi qu'il se passe, t'inquiète pas, ça finira par se résoudre". Mais pas avec l'alcool.

 

-Oh, tu sais quoi ? reprend-elle, en posant finalement le verre devant son client. Je vais boire avec toi.

 

Elle se retourne pour se préparer un verre.

Pour sûr, si la grosse Margot était là, elle ronchonnerait et dirait que voilà, c'est pour ça que Michael aurait dû la choisir elle et pas Isaya comme gérante parce qu'elle, au moins, elle ne boit pas pendant le service ! Et gna gna gna et gna gna gna. Si seulement elle pouvait se lasser de ce boulot et se barrer, cette madame-mauvais-caractère !

 

-Allez, dis-moi tout, lance la gérante en reprenant sa place face à Noah.

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Comptoir des Trois Balais, Mardi 01 Août 2124

Isaya n'a pu s'empêcher d'afficher une discrète moue lorsque Noah évoque une période de réunions aussi longues qu'ennuyeuses. Ce n'est pas du tout comme ça qu'elle imaginait son boulot ! Bon, d'accord, elle a conscience qu'il doit avoir une tonne de paperasses à traiter, l'administratif, vous connaissez... Mais quand même. Elle pensait qu'il y avait plus de trucs palpitants dans sa vie professionnelle. Avouez, c'est pas très sexy de dire qu'on traite de la paperasse et qu'on organise des réunions barbantes tout au long de la journée. Ca l'est beaucoup plus quand on dit qu'on est un genre d'agent qui est sur une mission top secrète pour sauver le pays.

 

La légère moue d'Isaya s'efface bien vite avant d'être remplacée par un sourire brillant lorsque son interlocuteur lui révèle être aujourd'hui à la tête du bureau des Aurors. Ah ! Elle le savait ! Il ne peut pas faire que traiter de la paperasse ! Il doit aussi poursuivre des gens louches, des gens malintentionnés, qui cherchent parfois dans les tréfonds des archives des sorts de magie noire oubliés juste pour le kiffe de dire je connais des trucs que les autres ne connaissent pas ! 

C'est sûr, Noah doit être sur le terrain parfois. Les réunions barbantes, ça peut pas être que ça son boulot d'Auror. C'est absolument pas la représentation qu'elle en a. 

Puis l'homme enchaîne sur la coupe du monde de Quidditch. Ah ça, pour en entendre parler... en tant que gérante d'un bar, Isaya croise beaucoup de monde tout au long de la journée. Et dans tout ce monde, il y en a forcément un certain nombre qui s'extasient sur cette coupe du monde à venir. En ce qui la concerne, elle n'en a pas grand-chose à faire. Elle n'a jamais été particulièrement passionnée de Quidditch. Ses parents non plus d'ailleurs. Ils n'ont donc pas eu l'occasion de lui transmettre la passion que certains parents transmettent à leurs enfants.

En tout cas, ce qu'Isaya retient, c'est que cette foutue coupe du monde demande beaucoup de réunions et de pourparlers et que Noah est obligé d'y participer mais n'apprécie pas outre-mesure cette mission.

 

-Je ne peux que te comprendre, répond la gérante. Ca a l'air gravement barbant ton truc. 

 

Un verre levé, une gorgée avalée.

L'alcool se propage doucement dans son corps, petite chaleur.

 

-Mais c'est quand même pas que ça, le boulot de chef des Aurors ? C'est pas des réunions à dormir debout toute la journée, tous les jours que Merlin fait ?

 

On sent dans sa voix une pointe de déception en imaginant Noah lui avouer que oui, c'est quand même beaucoup ça le boulot de chef des Aurors.

 

-Franchement, reprend-elle, je pourrais pas faire ça. C'est peut-être bien payé, mais ma santé mentale en prendrait un coup. Si j'étais Auror, je serais là pour... pour du terrain, de l'action, faire régner l'ordre et la justice ! Pas pour organiser des réunions avec des gens qui blablatent des heures pour ne rien dire ou presque. 

 

Puis, se rendant compte de ses propos, elle affiche une mine d'excuse :

 

-Oh pardon, je voulais pas dire ça... enfin c'est super le boulot que tu fais, surtout si ça te plaît. Je ne dénigre pas ça.

 

Elle regarde le fond de son verre qu'elle tient toujours en main. Petit mouvement de poignet : le liquide s'agite, les glaçons s'entrechoquent.

 

-C'est juste que je comprends totalement que ça ne soit pas ta tassé de thé. Je suppose que tu n'as pas choisi ce métier pour ce côté-là de la profession.

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

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Comptoir des Trois Balais, Mardi 01 Août 2124

Isaya hoche vigoureusement la tête : elle comprend, le besoin d'un verre dans une ambiance chaleureuse pour laisser derrière une journée particulièrement barbante et pas du tout à la hauteur de ce qu'on attendait. Elle aussi, est passée par cette phase-là à quelques reprises. Notamment sur les derniers mois ayant précédé l'officialisation de sa rupture avec Roy. L'idée de rentrer chez elle et de le trouver potentiellement installé dans le canapé lui foutait l'angoisse. Ca l'ennuyait rien que d'y penser. Ce qu'il pouvait être devenu mou et sans intérêt au fil des années ! D'un barbant à préférer faire un câlin au saule cogneur. Alors elle avait allongé le plus possible ses journées de boulot. Profitant comme elle pouvait de la douce ambiance des Trois Balais et partageant parfois (souvent) quelques coups avec son patron Michael (sous le regard sévère et désapprobateur de Margot qui, de toutes façons, n'était jamais contente de rien).

 

Elle écoute avec attention Noah qui déroule les motivations réelles qui l'ont poussé vers ce travail. Il dit ne pas vouloir se contenter des affaires banales qui l'ennuient. Et préférer plus d'action, se confrontant à de vrais mages noirs aux buts tout aussi sombres. Les chasser, les traquer, les arrêter. Ce sentiment d'avoir rendu un fier service à la population en la protégeant d'un individu plus que dangereux.

Mais comme il le dit lui-même, il y en a de moins en moins.

D'un côté, c'est un bon signe : la paix perdure et les dangers s'éloignent. Ce n'est pas plus mal pour le commun des mortels.

Mais elle peut comprendre sa frustration. Confronter son idéal à la réalité du terrain, c'est parfois compliqué.

 

Elle secoue doucement la tête lorsqu'il lui demande si elle le prend pour un fou.

 

-Tu ne dois pas être le seul à avoir choisi la voie des Aurors pour ces raisons. Après tout, ce sont les modèles qu'on en a, ces grands sorciers qui ont combattu les mages noirs du temps de Voldemort et ont fondé la résistance dont tout le monde parle encore. Et parfois, la réalité est terriblement décevante. C'est difficile à accepter.

 

Elle tapote son verre du bout de l'ongle.

 

-Et lui, c'est un très cher ami qui donne un petit coup de pouce pour accepter cette réalité et accepter que nos idéaux ne restent parfois que des idéaux.

 

Elle pousse un petit soupir, s'étire et s'accoude contre le comptoir. 

 

-Moi, j'ai grandi avec l'idéal des bons festins et du prince charmant. Pas de souci pour les premiers. Mais le second... j'ai mis du temps avant de m'avouer et accepter que Rory -mon ex- était loin d'être le prince idéal que j'avais imaginé au départ. Les Trois Balais et quelques verres m'ont beaucoup aidée à me détacher de cette utopie que je m'étais faite pour m'incliner devant ce qui était la réalité. A savoir qu'il est juste un type mou, persuadé d'avoir du talent alors qu'il n'en a pas.

 

Elle roule des yeux en se remémorant ces événements. Puis, se remettant face à Noah, elle ajoute :

 

-Franchement, aucune maison d'édition n'a voulu de ses bouquins, il s'est retrouvé à devoir s'auto-publier ! Et on va pas dire qu'il ait eu un franc succès, j'suis sûre tu le connais même pas. C'est un signe, quand même, non ? Bah il veut rien voir, rien entendre. Voilà le parfait exemple du type qui plane encore très haut dans ses idéaux et ne s'est absolument pas confronté à la réalité.

 

Sur ces paroles, elle vide son verre d'un seul trait. Le repose brutalement sur le comptoir puis hausse les épaules l'air de dire : parfois, y'a des cas désespérés

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

Isaya ne cache pas sa surprise quand Leo lui annonce travailler au Ministère, au département des transports.

Ca peut paraître idiot, mais elle ne le voyait pas du tout comme agent du Ministère. Il lui apparaissait trop électron libre pour accepter un tel cadre institutionnel. En vérité, elle ne sait pas bien comment elle l'imaginait... Avec son enthousiasme à tout épreuve et son côté un peu perché, elle le voyait sans doute dans quelque chose de plus créatif. Mais peut-être qu'elle se trompe sur la réalité d'un poste au Ministère. C'est peut-être très créatif, après tout.

 

Elle a un sourire lorsqu'il précise qu'il continue de venir jusqu'à Pré-au-lard et plus précisément aux Trois Balais parce qu'il y préfère les bièraubeurres. Et parce qu'il aime bien papoter avec elle. 

Il enchaîne, ses idées fusent plus vite que la lumière. Un instant, elle se demande comment son cerveau peut en générer autant à la minute. Elle l'imagine comme une sorte de chaudron en ébullition, de bouilloire qui siffle sans arrêt. Si elle le connaissait mieux, si elle était plus proche de lui, sans doute qu'elle lui demanderait, à un moment donné, si ce n'est pas trop épuisant tout ça. L'impression d'avoir une machine qui fonctionne à cent à l'heure tout au long de la journée. Elle se surprend à pousser la réflexion encore plus loin, se demandant si ses rêves sont tout aussi agités, bondissant d'un fait à l'autre, d'une idée à l'autre sans repos.

 

L'excitation manifeste qui transparaît dans l'attitude physique du jeune homme et ses yeux écarquillés lui font dire qu'il n'a, décidément, pas du tout l'air épuisé. Il doit nourrir son cerveau de quelque substance dopante -et peut-être légale- lui permettant un fonctionnement optimal H24.

Fort de son idée nouvelle, Leo propose même un nom à sa nouvelle boisson.

Bergamote ? Il y a quand même plus original comme nom.

Perplexité, un court instant.

Les mots s'agencent, s'organisent, les lettres dansent, se découpent.

Elle repense à la façon dont il l'a dit

Bergam Ote, légère pause entre les deux mots, elle comprend qu'il joue sur son nom

Bergam-Hot.

Elle lève un sourcil, un sourire en coin des lèvres qui demeure.

Leo lui a toujours paru être le gamin gentillet et innocent qui fréquentait les Trois Balais depuis son adolescence. Encore aujourd'hui, dix ans plus tard, elle n'arrive pas à se détacher de cette image qu'elle a de lui. Alors elle se demande s'il a conscience qu'en dehors de la bergamote, ça fait surtout Bergam-Hot.

 

-Ne trouves-tu pas ta proposition de nom un peu... tendancieuse ? demande-t-elle avec un sourire et une forme de malice qu'elle ne parvient pas à dissimuler.

 

Avec le Leo, elle n'arrive pas à savoir s'il est juste un grand enfant naïf. Ou s'il sait parfaitement ce qu'il fait.

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Rues de Pré-au-lard, Jeudi 07 Décembre 2124

Suite de ce RP

Avec @Gabriel 

 

Kaelen, fidèle à sa réputation d'Auror, fut prompt à réagir. Sans doute que lui, à la place de Karl, il aurait réellement sauté par-dessus le bar, sa forme physique et ses trente ans lui permettant certainement cet exploit. Ce qui n'était clairement plus le cas du tavernier.

Alors que ce dernier s'apprêtait à rejoindre la porte en quelques enjambées, il constata que son comparse avait sorti deux petites fioles qu'il n'identifia pas de suite. Puis il comprit que c'était du polynectar et qu'il avait pris au mot son conseil, soigneusement rédigé dans le courrier qu'il lui avait fait parvenir, de venir avec sa tête la moins Auror possible. Après tout, le plus simple n'était-il pas de changer carrément de tête ?

 

Avant qu'il ait eu le temps de poser une question, Karl se retrouva avec une fiole dans une main et un Kaelen qui se glissait déjà dans la nuit noire, à la poursuite des deux trafiquants. Le vieil homme le rejoignit et ne put s'empêcher d'être surpris par l'obscurité qui pesait sur Pré-au-lard. Le ciel était lourd et sombre, dissimulant les possibles étoiles et le croissant de lune qui diminuait un peu plus chaque jour.

Karl aurait voulu demander à qui appartenaient les cheveux présents dans la potion et à quoi il allait ressembler. Mais ce n'était pas le moment de telles divagations, d'autant que les rues étaient curieusement calmes ; quelques mots trop forts pourraient les faire repérer.

Il constata d'ailleurs que les deux hommes venaient de tourner dans une rue ; aussi les enquêteurs improvisés accélérèrent le pas histoire de ne pas les perdre de vue. Ils prirent un temps à l'ombre d'un renfoncement pour avaler le polynectar. 

Karl ne savait pas à quoi s'attendre, il ne s'attendait en réalité à rien. Mais il fut quand même surpris en distinguant ses mains à travers la nuit et en tâtant ce qui était désormais son corps pour peut-être une heure ou plus, il ne savait pas quelle était la qualité du breuvage remis par Kaelen.*

 

Se faufilant tels des chats derrière leurs proies, les deux compères arrivèrent bientôt devant un bâtiment à trois étages plongé dans le noir. Les trafiquants étaient entrés par une porte qui s'était ouverte silencieusement. Ils ne semblaient pas se méfier et ne paraissaient pas avoir capté qu'on les suivait.

Il s'écoula quelques secondes pendant lesquelles le bâtiment resta plongé dans le noir. Puis une petite lucarne au troisième étage s'illumina.

 

-Ah, c'est donc là leur quartier général ! s'exclama le tavernier en s'élançant vers la porte.

 

Sans penser à la possibilité d'éventuels pièges, il posa la main sur la poignée et tenta d'ouvrir la porte. Qui demeura définitivement fermée. Il rouspéta, marmonna puis sortit sa baguette, prêt à en découdre avec cette maudite porte.

 

Alohomora !

La porte s'ouvrit sans trop de difficulté. Cela surprit Karl, qui s'attendait à ce que les trafiquants eussent davantage protéger ce qui devait être leur quartier général. Il se contenta d'un haussement d'épaule avant d'inviter Kaelen à entrer.

 

_________________________

* Lancer de dé pour déterminer l'apparence de Karl :

 

1 : Karl devient une belle jeune femme d'environ vingt-cinq ans, boucles blondes cascadant dans son dos, de généreuses formes noyées dans sa cape de vieillard. Il se demande vraiment à qui Kaelen est allé piquer des cheveux et s'il n'est pas en train d'incarner l'un de ses fantasmes inaccessibles.

 

2 : Le voilà monsieur passe-partout, quarantenaire, petite moustache, grand et sec. La cape qu'il arbore tout le temps ne va pas au personnage qu'on imagine davantage en costume-cravate Moldu. Mais pas le temps de se faire une beauté !

 

3 : Il pourrait presque ressembler à sa vieille tante, décédée depuis une éternité : petite, les traits sévères, des sourcils fournis et des mains de travailleuse manuelle. Si besoin de mettre une bonne gifle, le voilà !

 

4 : Il a l'apparence d'un jeune sportif au corps élancé et finement sculpté, cheveux d'un délicat blond vénitien et yeux d'émeraude. Si seulement il n'en avait pas que l'apparence mais également les ressenti ! Il arrêterait de sentir ses articulations grincer malgré ce corps de jeunnot. 

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle principale des Trois Balais, Samedi 03 Mars 2125

Avec @Gabriel 

 

Isaya aime bien les samedis après-midi. Ce n'est jamais de tout repos lorsqu'on est de l'autre côté du comptoir mais elle aime voir ces gens défiler. Surtout les jeunes, les étudiants. Ca la ramène à sa propre jeunesse, ses propres années d'étude. Elle aime voir ces jeunes qui se rencontrent, se retrouvent, soufflent un coup. Parfois, ils viennent même flirter dans son établissement autour d'un chocolat chaud ou d'une bièraubeurre. Elle a un doux sourire attendri lorsqu'elle constate ça de loin. Elle fait très attention à ne pas être remarquée par l'un des jeunes histoire de ne pas les embarrasser. Les premiers émois, les premiers sentiments, c'est quelque chose de sacré. Et, surtout, de sacrément stressant.

Cette pensée l'amène vers Leo, le jeune adulte empli d'une aura de naïveté touchante. Vieille histoire dans laquelle elle s'est embarquée un peu trop vite... et surtout par pitié. Ca lui apprendra à vouloir être la sauveuse du monde -ou du moins de ceux dont elle croise le chemin.

 

L'horloge murale derrière le comptoir a égrené ses minutes et ses heures au rythme d'un tic-tac régulier.

L'après-midi s'étire et dix-sept heures approche.

Les étudiants vont et viennent. Quelques sorciers plus âgés, sans doute résidant ou de passage à Pré-au-lard, complètent le tableau. Parmi eux, Harvey, fidèle client de l'auberge depuis qu'il traverse une phase difficile suite à son divorce, quatre mois plus tôt. Il vit dans une petite maison de Pré-au-lard, éloignée de l'agitation du centre-ville. Madame est partie un beau jour, après, sans doute, des mois d'avertissements et de signes avant-coureurs qui n'ont pas été entendus. Alors, évidemment, Harvey a vécu cela comme une trahison lui étant tombée dessus d'un seul coup. 

Isaya ne sait pas trop pourquoi, mais Kelly s'est prise d'affection pour ce quarantenaire moustachu qui noie son désespoir dans le whisky pur feu et les burgers de steak de dragon. Lorsqu'il y a un moment de creux dans le service, souvent, ils discutent. Isaya ne sait pas de quoi mais elle a l'impression que ça fait du bien à Harvey et Kelly ne s'en plaint pas alors elle laisse faire.

Mais cet après-midi, la voix de la serveuse attire son attention :

 

-Allons, Harvey, je crois que vous avez assez bu, il n'est même pas dix-sept heures ! Vous ne voulez pas plutôt un café ? Un jus de citrouille ?

-Non ! Laisse-moi, ma vie est foutue de toutes façons. 

-Harvey, ne dites pas ça, voyons. Vous vous souvenez ce qu'on s'est dit la dernière fois ?

-Laisse-moi tranquille ! braille l'homme, attirant tous les regards sur l'étrange duo.

 

Ne souhaitant pas laisser les choses dégénérer et ayant l'habitude de gérer les soulards,  Isaya quitte son comptoir et, en quelques enjambées, rejoint la table du client agité. Il tient dans une main son verre de whisky dont il reste encore un fond et, de l'autre, tient son front entre ses doigts crispés et tremblants.

 

-Un problème ? demande Isaya d'une voix douce. Harvey, Kelly a raison, vous n'êtes pas bien, il n'est pas raisonnable de continuer à boire. Vous voulez qu'on vous aide à rentrer ?

-Non ! s'exclame l'homme en se tournant subitement vers la gérante, les yeux embués de larmes et écarquillés.

 

Dans son mouvement brusque, le fond du verre se retrouve balancé sur la jeune femme dont le pull vert olive se retrouve tâché de whisky.

 

-Oh, pardon, s'empresse-t-il de dire, tout à coup rouge. 

 

Il repose son verre et, continuant de s'excuser platement, se lève, ne tient pas debout, se rattrape à la table, bégaie, dit qu'il va arranger ça, sort sa baguette pour joindre le geste à la parole.

 

-Oubliez ça Harvey, répond Isaya qui ne veut pas se retrouver victime d'un malencontreux sort jeté par un type sous alcool. Ce n'est pas grave. Kelly, tu peux l'aider ? Je vais gérer ici, ne t'inquiète pas.

 

La serveuse et sa patronne se lancent un regard entendu et Harvey se retrouve à prendre le chemin de la porte sous bonne escorte. Bientôt, il disparaît accompagné et soutenu par Kelly. 

Isaya baisse alors les yeux sur son pull. Il va falloir arranger ça. 

 

Tergeo 

 

La baguette d'Isaya émet un petit bong  qui n'était pas du tout prévu et n'augure rien de bon. En effet, la tâche ne disparaît mais pire : elle s'étend sur le pull et l'odeur d'alcool semble s'amplifier. Quel désastre bon sang ! La jeune femme ferme les yeux quelques secondes pour s'obliger à se ressaisir. Soit elle retente soit elle accepte l'idée de finir la journée avec un pull tâché et une odeur d'alcool qui colle à la peau... Et il n'est même pas dix-sept heures... 

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement de William Hallway, Samedi 09 Septembre 2124

J'ai l'impression que la journée n'a été que stress et empressement. 

Je suis arrivée chez William sur les coups de dix heures. Il était déjà en pleine activité, agitant sa baguette pour déplacer les meubles, les agencer autrement, libérer de la place dans son grand appartement londonnien qui comporte déjà plus de place que je n'en ai dans mon propre logement. 

Je l'ai aidé dans l'installation des décorations avant que ne déboule le reste de la fratrie, c'est-à-dire Nahid, toujours enceinte jusqu'aux dents accompagnée de son mari Farid et de ses deux plus jeunes enfants Samir et Devon -Victoria, l'ado de 14 ans, étant à Poudlard.

Comme toujours, elle a voulu se rendre utile, faire quelque chose. On a dû s'y mettre à trois (William, Farid et moi) pour la clouer sur le canapé. Elle se déplace déjà difficilement avec son gros ventre, a des cernes jusqu'en bas des joues et doit se reposer, ordre du médicomage qui la suit. Elle contrecarre en disant qu'elle est elle-même médicomage et qu'elle connaît ses limites, si elle dit qu'elle peut, elle le peut. Je ne la crois pas. Nahid ne s'est jamais imposé aucune limite. Férue du travail bien fait et acharnée à la tâche, elle serait totalement du genre à vouloir tenter de combiner accouchement et petits travaux manuels qu'elle n'a pas pu terminer.

Cédant face à notre triple insistance, elle est restée sur le canapé à jouer avec le petit Devon de 8 ans, tandis que son grand frère de 10 ans nous a aidé pour terminer la décoration.

Il a ensuite fallu se rendre chez le traiteur Moldu du coin de la rue, une bonne connaissance de William qui lui a délégué la responsabilité d'alimenter son buffet d'anniversaire en petits fours et amuse-bouches. 

Evidemment, les imprévus de dernière minute ne nous ont pas loupé. Un plateau manquait -retrouvé entre-temps. Une déco qui se casse la gueule. Des boisson qui ne seront peut-être pas en nombre suffisant. Il a fallu un transplanage en urgence dans chacun des bars sorciers pour acheter ce qu'ils avaient encore à vendre en termes de bouteilles. Nous avons entendu Nahid commencer à dire un "moi je peux..." et nous avons répondu, dans un choeur parfait "non !" 

 

Bref, tout était tout de même prêt pour l'heure de la fête.

William y a invité nos parents, évidemment. Des amis, des collègues. Une certaine Jana qui a son atelier de plumes qu'elle revend en grande majorité à des enseignes comme les Plumes d'Amanuensis. Je soupçonne fort William d'avoir des vues sur cette soi-disant "amie", même s'il nie toute implication dans ces accusations.

Les grandes fêtes ne sont pas celles où je me sens le plus à l'aise. Je préfère souvent les soirées en petit comité. Celles où on peut partager, faire connaissance et apprendre à connaître les gens en profondeur pour éviter un small-talk ennuyant à mourir. 

Mais je ne pouvais évidemment pas rater cette occasion. C'est pas tous les jours que son frère fête ses quarante ans ! Ca lui aurait brisé le coeur que je ne vienne pas.

Un verre d'hydromel à la main, je déambule, observant les invités qui se laissent porter par l'ambiance feutrée, animée d'une petite musique de fond diffusée par deux enceintes ramenées par notre mère. Mère qui, d'ailleurs, semble en grande discussion avec un type que je ne connais pas. En passant près d'eux, je l'entends lui expliquer ce que c'est qu'une éducatrice spécialisée dans le milieu des enfants placés. Il a l'air totalement passionné.

Une petite table regroupe les quelques enfants qui jouent ensemble.

Les gens font des allers-retours vers le buffet. Attrapant un petit-four, remplissant leur coupe, grignotant un tapas.

Mais il y en a un qui ne fait pas d'aller-retour et qui reste plutôt figé près de ce spot qui représente un réel bon plan.

 

Je reconnais l'Auror que j'ai vu à la coupe du monde de Quidditch. Celui que m'avait désigné William, celui qui aidait les gens à monter leur tente. Je me souviens même m'être étonné du fait que les Aurors fassent cela.

Il n'a vraiment pas l'air de se sentir à sa place. Et je me demande pourquoi il ne discute pas avec quelques uns de ses collègues. Il doit bien connaître quelques personnes, dans ce flot d'invités. 

Je l'observe un moment et, constatant qu'il ne semble pas vouloir décoller du buffet, je décide d'aller vers lui.

 

-Alors c'est toi, l'Auror qui aide à monter des tentes ? je lance en guise de salutation.

 

Je ne sais plus comment William l'a appelé, lorsqu'il m'a parlé de lui.

Je ne sais pas non plus s'il va comprendre l'allusion, alors je m'empresse de préciser : 

 

-Lors de la coupe du monde du Quidditch. 

 

M'adossant contre la table, je bois un petite gorgée d'hydromel et reprends : 

 

-Quelque chose me dit que tu ne te sens pas à ta place ici. Je me trompe ?

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Enveloppée dans ma cape bleue, je regarde autour de moi. Il y a foule -quel étonnement ! Tous arborent les couleurs ou le blason de l'une ou l'autre équipe en final : Norvège ou Japon. Ca court, ça piaille, ça rit, ça s'excite et ça s'échauffe. Bientôt, la grande finale va commencer !

Pour ma part, je n'en ai pas grand-chose à faire. Je n'ai même pas suivi les matchs précédents, c'est dire ! Mais bon, la finale, c'est quand même un sacré événement même pour qui n'apprécie pas outre mesure le Quidditch. C'est l'ambiance, tout ça. Et puis je suis là pour une personne en particulier qui m'a conviée et même offert le billet. C'est lui que je cherche dans la foule qui s'agite.

J'évolue au milieu des tentes et des gens. J'en vois certains qui pestent et galère en voulant monter leur abri. Des enfants rejouent entre eux les matchs précédents et certains adultes grommellent que, quand même, si l'Angleterre avait pu être à cette finale...

 

Après quelques minutes de recherche et d'errance, je repère ma cible.

Dans son beau costume d'Auror, l'air droit et fier, tout absorbé à son devoir.

Je cours dans sa direction ; il me tourne le dos. Arrivée à sa hauteur, je lui donne une tape sur l'épaule :

 

-Alors le quarantenaire, pas trop déçu de ne pas pouvoir supporter ton équipe favorite lors de cette finale ?

 

William sursaute et se retourne. Il ne s'offusque même pas de la dénomination que je lui accorde. Depuis qu'il fête ses quarante ans cette année, il a pris l'habitude que je le charrie sur ce point.

 

-Tu es finalement venue, se contente-t-il de répondre avec un sourire.

-Evidemment ! Je n'allais tout de même pas décliner l'invitation de mon frère préféré !

-Facile d'être le préféré quand on n'a qu'un frère, réplique-t-il dans un rire. Je suppose alors que Nahid est ta soeur préférée.

-Bien sûr, quelle question ! D'ailleurs, elle comptait venir ?

-C'était prévu. Elle avait dit venir avec les enfants mais je ne l'ai pas encore vue.

 

Sur ces mots, je scrute à nouveau la foule mais ne reconnaît pas le visage de ma soeur ou de son mari. Je suppose que quand on vient avec des gosses, qui plus est quand l'un d'eux n'a que huit ans, tout est toujours plus long -se préparer prend un temps fou, on n'imagine même pas !

Revenant à William, j'enchaîne :

 

-Alors, passionnant le boulot d'un Auror sur une finale de Quidditch ?

 

A sa moue, je comprends que ce n'est clairement pas son poste de rêve. Il est tellement passionné de Quidditch qu'il aurait bien aimé pouvoir profiter du spectacle sans avoir à se tenir prêt à tout instant des fois que ça déraille. Et en même temps, il est frustré qu'il ne se passe rien de fou. Cette impression d'être en poste pour rien du tout.

 

-Franchement, il se passe tellement pas grand-chose que je me demande pourquoi on est là.

 

Je vois son regard filer et se poser sur une personne.

 

-Ou alors on devrait tous faire comme lui, ça éviterait de trop s'ennuyer.

 

L'homme qu'il me désigne vient d'aider un sorcier trop peu dégourdi à monter sa tente.

 

-Je ne savais pas que les Aurors faisaient ça, je constate, amusée.

-Moi non plus. Mais en même temps, ça ne m'étonne pas de Kaelen. Il prend à cœur son travail. 

 

J'ai un sourire en continuant de suivre des yeux le jeune Auror

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Malgré le sortilège qui n'a (encore une fois) pas fonctionné aussi bien qu'elle l'espérait, Amanda se sent particulièrement fière devant le regard écarquillé de Basil. On dirait que c'est la première fois qu'il le voit. Elle s'était dit que peut-être il connaissait... et puis non. Alors elle est heureuse de lui apprendre quelque chose. Il dit même c'est trop cool. Elle a un sourire ravi aux lèvres. On ne l'a jamais particulièrement désignée de cool ni accolé cet adjectif à ce qu'elle pouvait faire. Amanda est l'élève discrète, gentille mais secrète qui se fond dans le décor et n'aime pas faire de vagues. Rien de très cool de l'avis général pour lequel, cool veut dire : avoir une attitude un poil rebelle mais pourtant sympa sans trop l'être, ne pas se laisser marcher sur les pieds mais quand même venir en aide à ceux qui en ont besoin, avoir des piques bien mordantes en réponse à toute situation et savoir faire rire l'assemblée. Amanda n'est rien de tout ça. Alors elle apprécie que Basil dise que c'est trop cool, même si, évidemment, il parle de son sort et non d'elle.

 

Puis, intriguée, elle regarde son camarade se redresser, prêt à faire ses preuves également. Il lui indique qu'en ce moment, il tente de maîtriser ce sort-là. Elle est curieuse. Est-ce un sortilège utilitaire ? Rigolo ?

Elle le voit prendre pour cible l'un des parchemins qu'elle a amené et il prononce sa formule. Ca lui parle vaguement... 

Sauf qu'a priori, l'effet escompté n'est pas au rendez-vous. Le son est sec, claquant, faisant presque sursauter la jeune fille qui ne s'y attendait pas. Et, en plus de louper, le sortilège vient percuter la mauvaise cible. Amanda se décompose. Sa plume ! Encore ! En une fraction de seconde, elle l'imagine reprendre vie et, surtout, reprendre ses inepties là où elle les a laissées.

Elle est donc presque rassurée de constater qu'il ne s'agit que d'encre. Certes, qui fuit de partout. Qui salit le bureau, éclabousse les mains de Basil et un pan de la robe de la Poufsouffle. Mais ce n'est que de l'encre. Pas d'autres propos abscons. 

Amanda ne peut s'empêcher d'étouffer un petit rire tandis que son camarade s'exclame que ce n'était pas ça et, l'air paniqué, d'excuse platement.

 

-Franchement, ça aurait pu être pire, dit-elle dans un rire. Imagine, elle aurait repris ses écrits ?!

 

Puis elle rit à nouveau lorsque Basil lui demande si Pope va leur demander un devoir sur l'interaction catastrophique et accidentelle entre sortilèges inoffensifs.

 

-Oh lala, j'espère pas ! Par contre il serait bien capable de nous mettre une retenue s'il découvre le bureau dans cette état. 

 

Elle observe un moment ledit bureau, dont le bois a semblé boire une partie des tâches d'encre et qui demeure recouvert des quelques phrases obscènes rédigées par la plume folle. Elle ne sait pas quels élèves ont l'habitude de s'asseoir à cette place du premier rang. Elle n'arrive plus à se figurer qui, dans leur promotion, est généralement installé ici. Mais elle se dit que cette personne aura une bien mauvaise surprise le lendemain s'ils ne parviennent pas à effacer tout ça. Tout à coup, un sortilège lui revient en tête et elle brandit à nouveau sa baguette.

Elle inspire profondément : elle n'a pas le droit à l'erreur ! Il ne faudrait pas aggraver leur cas.

 

-Tergeo, prononce-t-elle d'une voix forte, emplie de concentration.

 

Amanda sent le flux magique se troubler et le sortilège finit en poc accompagné d'une petite étincelle. Et puis rien. Les tâches sur le bureau demeurent, tout comme les écrits.

 

-Zut, marmonne Amanda. Qu'est-ce qu'on fait ?

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Comptoir des Trois Balais, Mardi 01 Août 2124

Isaya regarde Noah lever son verre avant de le vider d'un trait. Elle songe que des illusions, on en a tous. Après tout, c'est bien comme ça qu'on parvient à affronter le monde, dans toute sa splendeur et son horreur. Si on ne se berçait pas, ne serait-ce qu'un peu, d'illusions, on ne parviendrait sans doute pas à faire un pas après l'autre tellement on verrait le monde dans sa réalité la plus crue. 

 

A son tour, elle boit. Une petite gorgée. Pense aux illusions d'avant, aux illusions brisées, à celles qui se reconstruisent et celles qui apparaissent.

 

-Ecoute, t'as raison, commence-t-elle, si Rory est heureux comme ça et qu'il ne fait de mal à personne, qui suis-je pour lui dire comment vivre ? Quant à toi, je pense qu'une petite dose d'illusions et d'espoirs est nécessaire pour faire ton boulot. Croire en des jours plus fastes, plus palpitants est utile pour tenir le cap. Jusqu'à ce que ces fameux jours arrivent. Et tu te féliciteras d'avoir tenu bon. 

 

Son regard quitte Noah pour se perdre quelque part au-dessus de son épaule.

La porte du bar s'ouvre et se ferme, laissant entrer ou sortir des silhouettes parfois familières, parfois non. Les voix enveloppent la pièce, les rires résonnent et les plats défilent. Isaya se fait la réflexion que pendant qu'elle papote, Erwan assure tout, tout seul. Mais il n'a pas l'air de s'en plaindre, le gaillard. C'est qu'il est robuste et courageux. Elle le cherche néanmoins des yeux, afin de sonder un éventuel appel à l'aide silencieux.

Le serveur est en grande conversation animée avec Rosa, une vieille dame qui vient tous les soirs sauf le jeudi et qui discute très souvent avec Erwan de la qualité du jour des steaks de dragon. Isaya s'est toujours demandé comment le jeune homme pouvait tenir la conversation avec cette vieille pipelette dont l'unique obsession est d'avoir chaque soir un excellent steak dans son assiette. A priori, le jeune serveur s'acquitte de cette tâche avec joie et bonne humeur : il doit y trouver un quelconque intérêt.

Isaya reporte à nouveau son attention sur Noah. Reprenant la bouteille de whisky, elle en versa de nouveau dans le verre du directeur du bureau des Aurors et dans le sien.

 

-Aux illusions qui nous permettent de continuer notre bonhomme de chemin ! On n'aime jamais toutes les parties d'un boulot, même si c'est le poste dont on rêvait. Je suis sûre que viendra le jour où tu feras enfin ce pour quoi tu avais choisi cette voie. Et que tu ne laisseras pas la place à quelqu'un de plus mauvais que toi pour le rôle, ajouta-t-elle d'un ton taquin. 

 

Elle eut un rire avant de lever à nouveau son verre et boire une énième gorgée.

A ce rythme-là, elle ne finirait pas la soirée et ça ne ferait pas très professionnel devant Erwan !

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Tête de Sanglier, Vendredi 02 Juin 2124

Dans un profond soupir, Karl Mitch laissa tomber sa vieille carcasse sur une chaise et glissa ses pieds fripés dans une bassine d'eau froide. Il poussa un deuxième soupir proche de l'extase alors que la sensation de froid grimpait le long de ses chevilles et de ses jambes. Il n'était jamais aussi bien que dans ces moments. Après une dure journée, il pouvait enfin se poser.

L'horloge accrochée au mur de la taverne indiquait vingt-trois heures trente. La nuit était tombée à l'extérieur et les derniers clients avaient été mis dehors à coup de balai (deux ivrognes habitués de la Tête de Sanglier que Karl avait appris à congédier durement s'il ne voulait pas se retrouver à fermer à deux heures du matin. Ce n'était plus de son âge les veillées tardives !)

 

Récupérant son exemplaire de La Gazette du Sorcier posée sur la table à côté, il entreprit de feuilleter les premières pages. Il parcourait toujours les gros titres et les photos de la première à la dernière page. Puis il reprenait tout depuis le début afin de lire plus attentivement chaque article, grommelant des commentaires à sa propre intention et répétant dans sa barbe que, tout de même, le journalisme, ce n'est plus ce que c'était !

 

Alors qu'il était plongé dans sa lecture, il entendit la porte de la taverne s'ouvrir dans son dos.

 

-C'est fermé ! lança-t-il d'une voix rude.

-Pas pour tout le monde, répondit une voix masculine d'un ton enjouée.

Reconnaissant son comparse, le vieux Karl Mitch se leva -un peu trop rapidement à son goût car il laissa échapper une grimace en se tenant le dos- et, délaissant chaise, bassine et gazette, alla donner une accolade au nouveau venu.

-Dieter, tu es en avance !

-Je m'étais dit que ce serait la bonne occasion pour papoter un peu avec mon ami Karl.

Ami était un grand mot. Karl n'avait pas réellement d'amis. Juste des connaissances, des collègues, des comparses, des gens qu'il appréciait mais rien qui pût se rapprocher d'un ami au sens de personne proche et confidente. 

Le dénommé Dieter prit une chaise et s'installa en face du propriétaire de la taverne.

 

Il était en effet prévu qu'une réunion se tienne à partir de minuit dans l'arrière-salle de la Tête de Sanglier. Réunion mensuelle. Regroupant des personnes aux idées communes qui voulaient discuter, débattre et s'organiser.

Depuis plusieurs années, certaines volontés politiques tendaient en faveur d'un dialogue de plus en plus ouvert avec les Moldus et certains parlaient d'un potentiel abandon du code du secret magique. On n'en était pas là, mais des gens comme Karl Mitch voyaient plus loin que le bout de leur nez et aimaient anticiper.

Des discussions avaient été entamées il y avait plus de dix ans entre le Premier Ministre Moldu de l'époque et certains politiciens favorables à un assouplissement des frontières entre les deux mondes. Ces discussions n'avaient débouché sur rien de concret mais étaient régulièrement relancées.

Ces volontés britanniques étaient scrutées de très près par les autres gouvernements magiques. Si les sorciers britanniques cessaient de se cacher, qu'en serait-il des autres ? Il était illusoire de croire que les Moldus britanniques garderaient ça pour eux, ne dévoilant l'existence d'un monde magique et parallèle à personne en dehors de leurs frontières politiques. Les réseaux sociaux s'emballeraient, les vidéos et commentaires fuseraient et en moins de temps qu'il n'en faudrait pour dire ouf, tout le monde serait au courant.

Ainsi, il était peut-être utopique d'imaginer un abolissement complet du code du secret magique tant les répercussions seraient grandes et les enjeux importants. Cependant, Karl répétait toujours qu'il ne fallait jamais dire jamais. Et il se préparait au pire.

 

Karl n'était pas un vieux con.

Il avait juste peur du progrès et de l'inconnu.

Peur que la disparition du code du secret magique signifie le retour des vieilles chasses aux sorcières ainsi que des bûchers. Il se sentait bien dans son invisibilité aux yeux des Moldus. Il se sentait protégé. Et n'avait pas envie que ça change.

 

Depuis près de deux ans, Karl avait établi au sein de sa taverne une sorte de lieu de regroupement mensuel pour les personnes partageant ses craintes et ses inquiétudes. Ils gardaient un oeil attentif sur les évolutions politiques tant côté sorcier que moldu et discutaient chaque mois des dernières nouvelles. Parfois, ils préparaient des campagnes de lettres et flyers pour sensibiliser le grand public à ces évolutions qu'ils jugeaient inquiétantes, tentant de rallier du monde à leur cause.

Evidemment, toutes les personnes s'opposant à une suppression du code du secret magique ne se réunissaient pas dans l'établissement de Karl Mitch. Le vieil homme les choisissaient soigneusement. Les personnes partageant leurs craintes par haine pure et simple des Moldus n'avaient rien à faire ici. Les autres, les inquiets du changement, les dubitatifs, les sceptiques étaient les bienvenus.

 

C'est pourquoi en ce soir d'été, Dieter se retrouvait à discuter joyeusement avec Karl en attendant que minuit et le reste du groupe arrive.

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Amanda Howcraft

13 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de cours vide, Lundi 05 Mars 2125

Alors que Basil s'empare du bouquet, Amanda ne sait pas bien s'il reste par la suite immobile parce qu'en vérité, il n'aime pas les fleurs et ne sait pas comment le lui dire ou parce qu'il est trop surpris -voire sonné- par ce cadeau inattendu, si bien qu'il en reste pantois. Il a un air pincé, des yeux écarquillés qui passent du bouquet à la jeune fille. Laquelle commence à se demander si elle a bien fait.

Finalement, il la remercie mais son ton interrogatif met davantage Amanda dans le doute. Pourtant, il semble vouloir prendre soin des fleurs car il les glisse dans un encrier vide qu'il remplit d'eau. Et elle a un petit sourire mi-gêné mi-fier lorsqu'il lui déclare que son sort est vraiment réussi. Elle se dit qu'en fait, ça doit lui plaire, un peu, ce cadeau. Bien qu'il assure qu'elle n'a rien à se faire pardonner. Elle ne pensait quand même pas déchirer ainsi la veste de son camarade-ami !

Elle est rassurée de constater qu'il lui sourit, d'une façon qui semble sincère. Il est peut-être juste aussi timide qu'elle et a été complètement désarçonné par le présent. Elle l'aurait été également, à sa place. Elle ne peut pas lui en vouloir.

 

Le sortilège qu'elle a lancé a rappelé quelque chose à Basil car elle le voit pointer sa baguette vers un vieux chapeau de sorcier qui est resté, abandonné, désormais décoratif. Une formule, un brin de magie, et le terne chapeau se retrouve bientôt orné de quelques fleurs qui viennent égayer l'accessoire de leurs couleurs.

Ni une, ni deux, Basil vient présenter ledit chapeau à Amanda. Elle a un petit air surpris. Elle n'offrait pas un bouquet pour avoir un objet fleuri en retour. Mais apparemment, le Gryffondor se sentait redevable -ou tout le moins, voulait lui offrir aussi un présent. Elle se dit que ce serait impoli de refuser alors elle se saisit de l'objet, qu'elle revêt sur sa tête.

 

-Merci beaucoup. On fait la team fleurie, comme ça, commente-t-elle dans un sourire. C'est marrant de s'entraîner avec toi.

 

On peut dire qu'ils se sont amusés, oui. Se se fait quelques frayeurs aussi. On ne va pas le nier.

Mais leur entraînement aura-t-il été utile pour leurs cours et la validation de leur année ? Rien n'est moins sûre. Amanda n'est pas certaine que savoir créer un bouquet de fleurs ou animer une plume lubrique lui fasse gagner des points et des bonnes notes. Alors elle se recentre sur son objectif premier : s'améliorer, scolairement parlant. 

 

-Bon, je vais faire honneur au professeur Pope. Enfin... en tout cas, je vais essayer...

 

On n'est pas à l'abri d'une nouvelle catastrophe. Il y a un poil d'adrénaline excitante dans cette pensée. Bien sûr, elle ne veut pas mal faire et écoper d'une retenue. Mais il y a toujours ce brin d'excitation qui les a liés, faire front ensemble pour s'éviter les corvées ensemble. Qui sait ce que pourrait donner ce nouveau sort...

Elle sort de son sac une fiole vide qui a contenu, fut un temps, des ingrédients de potion.

Pointant sa baguette, elle inspire profondément. 

Avifor !

 

Presque sans effort, la fiole se change en un oiseau ayant l'aspect d'un petit phénix. Celui-ci déploie ses plumes de façon élégante et prend son envol, décrivant des cercles au plafond au-dessus de la tête des deux adolescents.

 

-Waaaaah ! s'exclame Amanda. Je pensais pas qu'il serait si beau ! Eh, le professeur Pope serait content, tu penses pas ?

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
La Tête de Sanglier, Lundi 25 Septembre 2124

Karl s'appuya sur son bar en bois massif tout en poussant un profond soupir. Il était quinze heures bien entamées. L'heure du déjeuner était passée et même les plus tardifs mangeurs avaient fini par repartir vaquer à leurs occupations. Le calme était quelque peu revenu dans l'auberge.

Plus il vieillissait, moins Karl appréciait les vagues massives de clients. Même si ça faisait son chiffre d'affaire. Après, fallait tout de même se rappeler qu'on se trouvait là à la Tête de Sanglier. Il y avait objectivement moins de passage qu'aux Trois Balais par exemple. Il n'empêche, c'était, à un moment, toujours trop pour le vieux Karl. Surtout quand la majorité était des étudiants arrogants qui ne pouvaient pas boire d'alcool en dehors de la bièraubeurre parce que mineurs et "maman, papa n'aimerait pas que j'en boive". Même pas capables de contourner un tout petit peu les règles pour un verre !

A leur âge, Karl était sûr qu'il n'en avait rien à faire de telles normes.

En même temps, il ne se rappelait pas précisément ce qu'il faisait à leur âge. Et même s'il s'en rappelait réellement, il n'en dirait rien ou très peu. Il avait toujours gardé son passé flou. D'autant plus depuis que les dernières personnes l'ayant connu jeune étaient décédées.

 

Attrapant d'un bras fébrile un tabouret, il laissa lourdement tomber ses fesses sur le siège et s'accouda au comptoir.

Dans un coin de la salle, deux sorciers vieux et ridés partageaient une chope en jouant aux échecs sorcier. Une dame rondelette et visiblement éméchée était assise à la droite de la porte d'entrée. Elle se balançait sur sa chaise tout en regardant le plafond et marmonnant des propos pour elle-même. Karl se demandait dans combien de temps elle finirait par perdre l'équilibre avant de s'écraser au sol. Enfin, trois étudiants étaient attablés autour d'un table ronde. Ils devaient être en cinquième ou sixième année. Karl ne connaissait pas leurs noms mais il reconnaissait leurs visages. Ils venaient de temps à autres, sans doute quand ils en avaient marre de l'affluence des Trois Balais ou cherchaient un lieu plus intimiste.

 

Karl aimait ces moments de calme.

Lewis, son jeune serveur de vingt-cinq ans, était parti se reposer dans son appartement de Pré-au-lard. Il reviendrait en fin d'après-midi, lorsque la taverne se mettrait de nouveau à s'agiter à l'approche de l'heure du dîner. Pour le moment, il n'y avait pas besoin d'être deux pour gérer les quelques énergumènes acceptant de poser leur séant à la Tête de Sanglier. 

Karl se surprit à se demander ce qu'il pouvait bien se passer d'extraordinaire en ce jour parfaitement calme et banal. A dire vrai, le vieil homme n'était pas tellement un partisan de l'extraordinaire. Il aimait la routine. Les choses qui se déroulent dans le bon ordre. Et sécurisent le quotidien. Il n'aimait pas les explosions d'incongruité qui viennent bousculer l'idée préconçue qu'on se fait de ses journées.

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
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La Tête de Sanglier, Lundi 25 Septembre 2124

Karl se redressa lorsque la porte s'ouvrit. Il ne s'attendait pas à une nouvelle venue surtout à cette heure. Normalement, les gens travaillent ou font leur sieste. Ils ne viennent pas à la Tête de Sanglier.

Il se releva d'autant plus lorsqu'il reconnut le visage de l'arrivant. 

Kaelen Rowle était Auror de sa profession et c'était dans ce cadre-là qu'ils s'étaient connus. De petites conversations en petits services, Karl avait accepté d'être parfois indic, surveillant quelques clients potentiellement louches qui venaient parfois tenir conciliabule dans sa taverne. A noter qu'il n'acceptait pas tout et n'importe quoi comme demande. Il fallait motiver sa demande et le convaincre que l'individu était potentiellement réellement dangereux. Karl aimait l'ordre établi et honnissait les fauteurs de trouble, d'autant plus lorsque ceux-ci pouvaient mettre en danger la vie d'autrui. Mais il refusait d'être les yeux et les oreilles du Ministère à tout instant, sans plus jamais dire non. Imaginez que le personnel le composant perde son éthique et commence à contrôler l'ensemble de ses citoyens pour un oui et pour un non. Karl refusait d'être complice d'un tel système.

Jusque-là, les soupçons ayant conduit Kaelen à requérir son aide étaient assez étayés pour que le vieil homme accepte de l'aider. Ils n'étaient pas toujours fondés mais le tavernier avait confiance en la conscience professionnelle de l'Auror pour ne pas poursuivre un honnête sorcier outre-mesure si ses soupçons premiers s'avéraient faux.

 

Karl aimait bien Kaelen. Il trouvait qu'il était un bon Auror. Et en plus, ils partageaient de temps à autre un petit verre ensemble, ce qui n'était pas déplaisant. De toutes les façons, Karl avait tendance à estimer davantage ceux qui l'invitaient à boire un verre que les autres.

Aussi, lorsque Kaelen lui passa commande, Karl ne fit même pas attention au sourire quelque peu crispé de son interlocuteur et s'exclama : 

 

-Bien sûr ! Et tu sais quoi, j'vais même m'en servir un aussi.

 

Il n'allait pas laisser passer cette occasion. Heureusement que Lewis n'était pas là. Il l'aurait sermonné sur sa consommation d'alcool et son foi. Son organe était en bonne santé, merci bien ! Il n'avait jamais eu de problème et avait toujours su maîtriser sa consommation. Puis, d'abord, il n'avait pas de leçon à recevoir d'un garnement de vingt-cinq ans, aussi attachant soit-il.

Sans demander à son interlocuteur ce qu'il souhaitait boire, Karl déboucha une bouteille d'hydromel, sortit deux verres de dessous le comptoir et entreprit de verser le liquide.

Il en poussa un vers Kaelen et leva le sien :

 

-A quoi on trinque ? demanda-t-il, tout sourire, les yeux brillants de contentement face à sa boisson.

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Isaya Bergame

Gérante des Trois Balais 34 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

Lorsque le tonitruant "Hello" est lancé d'un ton enthousiaste, Isaya se détourne des bouteilles qu'elle était en train de compter et d'inventorier sur l'étagère derrière le comptoir.

Elle voit un jeune homme entrer. Qu'elle connaît bien parce que ça doit faire... presque dix ans qu'il vient régulièrement. Il venait ado, du temps où les sorties à Pré-au-lard étaient un moyen efficace de couper avec Poudlard le temps d'un après-midi. Oublier les cours et les examens. Se ressourcer entre amis. Puis il a continué à venir après les études. Isaya s'est toujours demandé s'il habitait le village mais n'a jamais osé poser la question. Toujours est-il que parmi les clients fidèles, Leo tient une belle médaille. 

 

Elle le voit arriver vers elle et l'accueille avec un sourire chaleureux.

Il a l'air en forme. Heureux, tout ça tout ça. Après, elle a l'impression qu'il est souvent en forme. Il ne fait pas tellement partie de ces clients qui viennent aux Trois Balais pour diluer leur malheur dans l'alcool. Non. Leo a toujours cette belle énergie contagieuse qui fait rayonner l'ambiance des Trois Balais.

Elle va lui demander ce qui lui ferait plaisir mais le jeune homme ne lui en laisse pas l'occasion. Il commence avec son fameux Miss Bergame -pourtant, elle est persuadée qu'il connaît son prénom. Et continue avec une formulation qui la surprend.

S'est-il trompé de personne en lui souhaitant un joyeux anniversaire ?

Non, il a explicitement dit "Miss Bergame"

C'est sur la date, alors, qu'il s'est trompé. Mais d'abord, comment pourrait-il la connaître ? Ce n'est pas le genre de sujet dont elle discute avec les clients, aussi fidèles soient-ils. Par exemple Noah, qui a pourtant ses habitudes ici et avec qui elle aime papoter, n'en sait rien. 

Leo n'attend pas sa réponse avant de déclarer ouverte la tournée générale.

La salle est loin d'être pleine à craquer. Mais la quelque douzaine de clients présents s'exclame et s'esclaffe. Une tournée générale, ça ravit toujours les coeurs. 

 

-Ca c'est un bon p'tit, approuve un homme en levant sa chopine de bièraubeurre encore aux trois quarts pleine.

 

Isaya se penche au-dessus de son comptoir en direction de Leo, comme si elle allait lui confier un super secret. D'un sourire amical, elle lui répond :

 

-Ne te serais-tu pas trompé de personne ? Ce n'est pas mon anniversaire aujourd'hui.

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
La Tête de Sanglier, Lundi 25 Septembre 2124

Surpris, Karl regarda son interlocuteur avaler son verre cul-sec et en redemander un en suivant. Il n'avait pas l'habitude de voir Kaelen comme ça. Habituellement, ils sirotaient ensemble leur verre en papotant ou parlant affaire. Et a priori, c'était pour cette dernière chose que l'Auror était venu. Mais même dans ce contexte, son comportement était inhabituel. D'accord, ce n'était pas toujours les choses les plus excitantes et les plus agréables mais il ne s'était jamais la rate au court-bouillon comme ça semblait être le cas.

Kaelen prit une longue inspiration avant de se lancer, débitant son discours d'un ton et d'un rythme qui ne souffrait aucune interruption.

 

Alors qu'il déroulait son monologue, le visage de Karl passa de l'air dubitatif, à choqué, agacé puis carrément en colère.

Son visage prit peu à peu une couleur rougeâtre alors que ses lèvres se pinçaient.

Bien loin était l'idée de boire un verre ou deux en rigolant de la pluie et du beau temps. 

Il prit sur lui pour ne pas interrompre le jeune Auror qui ne semblait pas plus à l'aise alors qu'il annonçait la réelle raison de sa venue. 

Lorsque Kaelen eût terminé d'annoncer ce qu'il avait à annoncer, le vieil homme prit à son tour une longue inspiration, davantage pour contenir sa colère que pour trouver le courage de se lancer.

 

-Dois-je comprendre, commença-t-il d'une voix lente et calme mais dans laquelle vibrait la rage qui l'animait, que tes supérieurs me comparent... nous comparent à des Mangemorts pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas d'accord avec eux ? Ont-ils seulement réellement connu ce qu'étaient les Mangemorts pour oser cette comparaison ?

 

Question rhétorique. Car même Karl, malgré l'âge avancé qu'il disait avoir, n'avait jamais connu ces sombres années.

 

-Dois-je comprendre, continua-t-il sur le même ton, que, parce qu'on est dubitatif envers la politique menée, ils nous soupçonnent d'être dans l'illégalité ? Alors quoi, c'est l'amorce d'une bonne dictature où tout ce qui sort de la pensée communément accepté est chassé et persécuté ?

 

Le niveau de colère monta d'un cran lorsqu'il poursuivit : 

 

-Dois-je aussi comprendre que tes supérieurs sont si peu cultivés qu'ils ont oubliés les siècles derniers où la peur des Moldus a conduit à des persécutions terribles de tout ce qui est différent ? Et je ne parle pas que des sorciers ! Ils sont aussi très forts pour se persécuter entre eux. Alors que la science d'aujourd'hui rappelle sans cesse qu'il n'existe aucune différence fondamentale. Imagine avec nous ! 

 

Il se redressa, décollant ses fesses de son tabouret. Posa les deux mains à plat sur la surface du comptoir comme pour prendre appui dessus.

 

-Ils croient pouvoir faire la leçon à un vieil homme comme moi ? Ils veulent tellement se persuader que leurs idées sont bonnes qu'ils foncent tête baissée sans voir plus loin que leur égo sacré ! Qu'ils fassent leurs expérimentations tous seuls et se brûlent les ailes ! Mais qu'ils n'entraînent pas tout un peuple dans leur perte ! Je refuse de me laisser guider à l'abattoir sans rien faire !

 

Son ton avait monté sur les dernières phrases et son poing ridé frappa le comptoir. Les deux hommes suspendirent leur partie d'échec pour river leur attention sur le duo tandis que les étudiants relevaient leur tête de leur bièraubeurre. La dame éméchée continuait de déblatérer dans sa barbe sans se préoccuper de ce qu'il se passait. 

 

-Et toi, tu donnes du crédit à cette bande d'incultes qui croient pouvoir faire taire tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux ?!

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Rues de Pré-au-lard, Jeudi 07 Décembre 2124

Karl essuya d'un revers de main la sueur qui coulait sur son front. Ouf, il l'avait échappé belle. Il ne s'était pas du tout préparé au fait d'affronter une Acromentule. Il remerciait ses vieux réflexes d'avoir pris le dessus et d'avoir fait réagir son corps avant qu'il n'ait pas réellement penser. Sinon, il serait peut-être en train de se débattra au milieu d'un toile aussi dégoûtante que solide. 

 

D'un regard, il constata que Kaelen dans son corps d'enfant n'était pas resté les bras croisés et avait brandi sa baguette. Il n'en attendait pas moins de la part d'un Auror. La bestiole semblait tremblante du précédent sort reçu de plein fouet mais pas vaincue. Aussi fort était à parier qu'elle repartirait bientôt à l'assaut.

Mais des bruits sourds provenaient de l'étage attira leur attention.

Evidemment, le raffut causé par l'ouverture des hostilités n'était pas passé inaperçu et les deux trafiquants -voire plus- s'étaient mis en branle pour venir constater ce qu'il se passait.

Mais le duo n'eut pas le temps d'anticiper davantage car l'Acromentule avait repris du poil de la bête et s'apprêtait à repasser à l'attaque. Kaelen n'eut aucune hésitation et, brandissant sa baguette, lança son sort en direction de la créature. Le sortilège fut parfaitement exécuté et leur adversaire se le prit de plein fouet. Elle fut projeté en arrière et l'impact fut si violent qu'elle sembla totalement sonnée voire... morte ? En tout cas inerte et ce pour un bon moment. 

 

Karl poussa un petit sifflement admiratif mais n'eut pas le temps de combler d'éloges son coéquipier d'un soir car les pas pressants se firent plus proches.

Il courut en direction de l'escalier et jeta un coup d'oeil à l'étage. Il entendit une porte claquer, des voix pressante et aperçut deux silhouettes se dessiner dans l'obscurité du palier. Sans plus réfléchir, il pointa sa baguette, avec l'idée de ralentir le plus possible le moment de la confrontation avec les deux hommes. 

 

Glisseo !

 

Le sortilège percuta l'escalier en un vif éclair. Il se transforma en toboggan sous les yeux plein d'incompréhensions des trafiquants qui glissèrent sans rien pouvoir y faire. Ils atterrirent au sol sur les fesses, éructant de rage. Leurs mouvements étaient désordonnés, ils tentaient à la fois de brandir leur baguette et de se relever. Cette confusion laissaient quelques secondes à Karl et Kaelen pour se réorganiser mais le combat était clairement inévitable. 

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Serena Hallway

Médium 38 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Conté de Devon, Samedi 26 Août 2124

Alors que mon frère s'éloigne pour retrouver son sérieux et son professionnel, je vois des bouilles bien connues s'approcher dans ma direction.

Ma soeur Nahid est bel et bien venue, accompagner de sa marmaille : Victoria, 14 ans, Samir, 10 ans, Devon, 8 ans. Et le tout petit dernier dont on ne connaît pas encore le nom et qui arrondit son ventre de mois en mois -voire de jour en jour. Je n'ai jamais compris la passion qu'elle et son mari porte aux enfants. De nous trois, elle est bien la seule à rêver famille nombreuse et petites têtes blondes -brunes dans son cas- qui courent dans tous les sens. William est trop absorbé par son boulot pour penser enfants et moi... ben pas pratique d'arnaquer les Moldus en paix si je dois rentrer avant telle heure parce que Truc n'a que deux ans et sait pas s'occuper seul et que le co-parent n'en peut plus de tout gérer seul.

 

Je salue ma soeur, tape un check à Victoria qui fait son ado peu contente d'être entre sa mère et sa tante, ébouriffe les cheveux des deux autres. Nahid m'annonce que son mari Farid n'a pas pu se libérer pour venir. Elle a donc fait le déplacement seule avec les enfants. Secrètement, je me demande si l'utilisation d'un portoloin est réellement recommandé en cas de grossesse. Mais écoutez, elle n'a pas l'air de s'en inquiéter et c'est quand même le quatrième.

 

Faisant office de famille heureuse, nous rejoignons les gradins où vont se dérouler toutes les festivités.

Samir jubile. Il n'a jamais vu de coupe du monde et proclame que, quand il entrera à Poudlard, évidemment qu'il fera partie de l'équipe de Quidditch de sa maison ! Victoria, en bonne ado, laisse seulement échapper un ricanement avant que sa mère ne la foudroie du regard.

 

Le spectacle commence, les gens s'excitent, les balais s'envolent en même temps que les balles.

Le match peut commencer.

Samir est à fond. Il a décidé qu'il soutenait les Japonais parce qu'il adore les sushis. Alors il exulte à chaque point marqué, brandissant son poing en l'air d'encouragement.

Je m'amuse de le voir tellement à fond. Pour ma part, je ne soutiens personne en particulier. Mais j'aime l'ambiance. Et le fait d'être en famille.

 

Le match terminé, Samir répète pour la énième fois que les Japonais ont été top du top et qu'il veut être comme eux plus tard. Nahid lui réplique qu'il a encore le temps de voir venir, s'entraîner et se perfectionner.

-Faudra déjà que tu apprennes à éviter les cognards, glisse Victoria.

Samir lui réplique en lui tirant la langue. Apparemment, c'est la bonne période de l'amour fraternel. Devon, de son côté, n'a peut être pas tout compris mais il sourit béatement. Les sorties un peu exceptionnelles, c'est toujours sympa. Surtout que sa mère lui a promis l'achat de chocogrenouilles sur le retour.

 

Tout à coup, nous entendons des cris et captons un mouvement de foule.

Instinctivement, Nahid saisit ses enfants pour les rapprocher d'elle et se fige. Je fais de même, sens tout aux aguets. Mes yeux parcourent la foule pour comprendre ce qu'il se passe tandis que les gens semblent vouloir revenir à l'intérieur du stade.

Des personnes nous contournent, certaines courent tandis que nous entendons une annonce du directeur des transports magiques nous incitant à revenir dans le calme vers les gradins où des portoloins nous attendent.

Nahid me lance un regard paniqué plein d'incompréhension.

Je ne peux pas lui en dire plus : je suis tout aussi perdue qu'elle.

J'attrape le bras d'un jeune homme qui fuit en direction du stade : 

 

-Qu'est-ce qu'il se passe ? je demande, pressante.

-Je sais pas, y'a des fous je crois, ils ont attaqué le stade ! me répond-il d'une voix rapide où pointe une forme de panique. 

Il n'en dit pas plus et dégage son bras pour se précipiter vers les gradins.

Je regarde ma soeur qui a, elle aussi, entendu les propos de l'homme.

Devon commence à pleurer tandis que Samir et Victoria sont sous le choc.

Il n'est plus temps de réfléchir, il faut agir. Ce n'est pas le moment de jouer les héroïnes. Face à ma soeur enceinte et les trois enfants, je sais que ma priorité est de les mettre en sécurité. Déjà que sans leur présence, je ne suis pas certaine que je serais aller me mêler aux quelques braves gens voulant jouer les héros, alors avec elles, autant dire que l'idée ne me traverse même pas l'esprit.

Je prends une seconde de plus pour sonder la foule, cherchant éventuellement mon frère. Mais dans la cohue, je ne le vois pas. Il est fort à parier qu'il a d'autres chats à fouetter que nous retrouver, même s'il doit se faire un sang d'encre pour nous.

 

Je saisis Devon que je soulève tandis que ma soeur agrippe les mains de Victoria et Samir. Sans un mot, nous suivons la foule qui fait marche arrière. Nous ne courons pas car le directeur des transports magiques a appelé à se rendre dans le stade dans le calme. Et courir ne résoudrait rien à part bousculer des gens moins vaillants que soi et éventuellement les écraser. Mais il n'est pas facile de ne pas céder à la panique, surtout quand je sens les petites mains de Devon s'agripper fortement à mon col et que je l'entends renifler dans mon oreille.

 

Nous finissons par retrouver l'enceinte du stade tandis que les employés du Ministère de la Magie commence à condamner et sécuriser les portes. 

De nombreuses familles sont réunies. Certaines personnes tremblent, murmurent des propos inaudibles pour elles-mêmes.

Nous trouvons une place sur un gradin. Je dépose Devon, essuie ses larmes d'un revers de manche. 

 

-Ca va aller, je dis doucement, on est en sécurité ici. On va repartir en portoloin. 

-Et Tonton William ? demande Devon entre deux hoquets.

-Il est fort, répond Victoria, d'un ton qui, pourtant, laisserait entendre le contraire.

Sautant sur l'occasion, je réplique :

-Elle a raison. Il va s'en sortir. Il n'est pas né celui qui fera plier Tonton William !

Je fais un sourire qui se veut rassurant tandis que Nahid hoche vigoureusement la tête. Je ne sais pas si elle tente de rassurer ses enfants ou elle-même. Sans doute les deux.

 

Lorsque les portoloins sont proposés par les employés du département des transports magiques, nous sautons sur l'occasion. D'un même geste, nous touchons tous les cinq la vieille botte en caoutchouc qui nous est désignée et nous disparaissons.

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Karl Mitch

Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
La Tête de Sanglier, Lundi 25 Septembre 2124

Avec une moue sur le visage, Karl écouta Kaelen débiter son discours visant à apaiser sa colère et faire mieux comprendre à la fois la position du jeune Auror et les motivations de ses supérieurs. 

Le ton résolument calme et posé de l'Auror eut tendance à dépeindre sur Karl qui se rassit sur son tabouret branlant. Il était content d'entendre son interlocuteur dire partager une partie de ses craintes concernant une potentielle chute du secret magique. Même si ce n'était peut-être que des paroles visant à l'apaiser, dénuées de toute sincérité, ça faisait plaisir au vieil homme de l'entendre.

Alors que Kaelen poursuivait, le tavernier avala d'un trait le contenu de son verre. Puis, tout en laissant son compagnon de bar poursuivre, il se pencha en grognant sous son comptoir pour en sortir une bouteille de whisky pur feu. Avec tout ça, il avait besoin de quelque chose d'un peu plus fort.

 

-Qu'on se serve de moi, qu'on se serve de moi, grommela-t-il dans sa barbe tout en se versant un nouveau verre. Mais on ne se sert jamais de Karl Mitch !

 

Il but à nouveau sa boisson cul-sec, chancela sur son tabouret, se rattrapa, marmonna encore quelque chose dans sa barbe.

Ses yeux se rivèrent dans ceux de Kaelen lorsque celui-ci chercha à capter son regard. Le jeune homme semblait sincèrement désolé de se retrouver dans cette position et d'imposer cela à Karl. 

 

-D'accord, concéda le tavernier en le pointant du doigt, t'as le cul entre deux chaises et t'as rien demandé. Mais tes supérieurs sont des cons.

 

Détachant son regard de l'Auror, il entreprit de se verser un nouveau verre. Comme s'il n'avait pas assez bu comme ça. Puis il agita la bouteille en direction de son interlocuteur avant de remarquer que celui-ci n'avait pas encore terminé sa deuxième rasade d'hydromel.

 

-Et je tiens à souligner qu'on ne fait qu'une réunion par mois. S'ils ont l'impression que c'est un rythme déjà trop effréné, c'est qu'ils en branlent pas une en temps normal. 

 

Il eut une moue et ne toucha pas à son verre à nouveau rempli. Au lieu de ça, il croisa les bras sur sa poitrine et se pencha légèrement en arrière, faisant décoller deux pieds de son tabouret. On aurait pu s'attendre à ce qu'il se casse la figure au même titre que la sorcière avinée qui continuait de se balancer près de la porte d'entrée. Mais Karl connaissait par coeur son tabouret, cela faisait près de trente ans qu'il venait y poser son séant lorsqu'il attendait derrière le comptoir -son prédécesseur avait fini au beau milieu d'un feu lorsqu'il s'était avéré qu'il était complètement mangé par des termites, après trente-huit ans de bons et loyaux services. Aussi il savait parfaitement doser le poids de balancement nécessaire pour ne pas tomber.

 

-Et puis que tes supérieurs trouvent une seule bonne raison d'accuser l'un des membres participant à mes réunions de quoi que ce soit. Nous ne faisons de mal à personne. Franchement, ajouta-t-il en grommelant, je pensais qu'on aurait un peu plus de reconnaissance pour un héros de la nation.

 

Captant une vague d'incompréhension dans le regard de Kaelen, Karl développa :

 

-Le mois dernier, j'ai quand même sauvé les miches de beaucoup de gens lors de la finale de la coupe du monde de Quidditch ! J'ai réussi à maîtriser le Feudeymon !

 

Evidemment, il ne développa pas sur le fait qu'il n'était pas seul et que d'autres s'étaient joints, au même titre que lui, à l'effort commun.

 

-Vous, les Aurors, vous étiez trop débordés avec ces saletés de mages noirs, il a bien fallu que quelqu'un prenne le relais sur le reste. Et voilà comment on me remercie ! Manque plus qu'on me dise que j'étais en réalité complice de ces mages noirs ! Quelle absurdité !

 

Et il grommela à nouveau tel le vieux bougon qu'il pouvait être -surtout lorsqu'il se plaignait que, franchement, la jeunesse, ce n'est plus ce que c'était. D'ailleurs, c'était bien là son point :

 

-Plus de respect et de reconnaissance envers ses aînés !

Message publié Jeudi 17 Octobre 2024 à 19:02

Coucou !

 

Je veux bien RP avec toi :3 

Je te laisse jeter un coup d'oeil à mes trois persos, on peut en discuter sur Discord pour voir ce qui t'inspire le plus :

 

- Isaya la gérante des Trois Balais

- Karl le propriétaire de la Tête Sanglier

- Serena "l'arnaqueuse" de Moldus

 

Bisouilles !

Message publié Lundi 21 Octobre 2024 à 19:28

Coucou !

 

Bon voilà, j'inaugure ce sujet que j'aime beaucoup (parce que j'adore parler sur vous et vous lire quand vous parlez sur moi 😇)

Je vous offre des cookies et une sandale et je repasserai quand j'aurai quelqu'un sur qui blablater un peu.

 

Bisous ! 

Message publié Mardi 22 Octobre 2024 à 19:18

Moi je prends les bisous ! De près, de loin, comme tu veux et puis le COVID... si c'est comme la première (et dernière fois) que je l'ai eu, ça me donnera surtout une bonne excuse pour pas aller au boulot et me traîner au lit. Et avoir un bon garde-malade, avec un peu de chance (on chouchoute toujours les malades).

 

Bon, par où commencer ?

 

Gabriel c'est une rencontre... à laquelle je ne m'attendais pas.

En même temps, à l'époque radieuse d'HP2005 où nous nous sommes connus (en gros entre 2016-2018) les personnes dont j'étais la plus proche ne pouvaient pas supporter Gabriel, allez savoir pourquoi. Je n'avais donc pas que de bons échos mais, voyez, moi j'suis comme ça, je ne me fais jamais une idée arrêtée sur une personne sans la connaître personnellement (à quelques exceptions près... attention, point Godwin, je n'ai pas connu les grands généraux nazis mais je m'en fais quand même une sacrée idée dont je ne démordrais pas).

Bref, j'ai quand même rudement bien fait de ne pas m'arrêter aux on-dit de mes liens proches de l'époque.

Parce que Gabriel, ça a été une très belle rencontre. RPGiquement, on a créé un lien chouette avec nos persos avant que le forum ne cesse toute activité. HRPGiquement évidemment pour tout ce que les gens qui nous connaissent IRL savent.

 

Gabriel c'est quelqu'un qui fait des blagues parfois pourries mais dont il est très fier.

Qui s'ambiance sur du Céline Dion qu'il aime mettre à fond la caisse dans le véhicule au grand dam de ses collègues.

Qui aime la chanson française et fait attention aux textes.

Qui est passionné d'univers geek et de pop culture. 

Qui aime manger et puis : "le gras, c'est la vie".

Qui peut te sortir à chaque instant une citation de Kaamelott, Reflets d'Acide ou Naheulbeuk. Et des fois, quand t'as pas la ref, tu te demandes ce qu'il raconte.

C'est aussi un MJ qui fait des séances de JDR sur table, qui se désespère quand son équipe est trop bras cassés pour réussir quoi que ce soit et hallucine lorsqu'il a passé plusieurs semaines (mois ?) à écrire un scénario tout ça pour qu'un membre se fasse zigouiller dès la première séance (mais en même temps, on n'a pas tous de la chance aux dés, les échecs critiques, ça nous colle parfois à la peau).

 

Quatre ans après notre réelle première discussion, on parvient à finir les phrases de l'autre et il se trouve qu'on partage le même humour pourri parce qu'on finit aussi les blagues de l'autre.

 

Mise à part tout ça, j'aime bien son vava (généré par ChatGPT, il paraît).

Il a vraiment à coeur que ce forum fonctionne et y donne tout son être, toute son âme (il se murmure qu'il aurait pactisé avec Satan mais bon, information non vérifiée).

Il dit souvent qu'il ne vous aime pas mais il n'en pense rien.

 

Je vais m'arrêter là parce que je pourrais écrire encore longtemps. Y'a plein de trucs à dire quand on connaît l'animal. Je vous laisserais le découvrir par vous-même si ce n'est pas déjà le cas.

 

J'offre un plaid tout chaud tout doux en prévision de l'hiver qui approche pour le prochain <3