



Direction du Département des Transports Magiques 51 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Bien évidemment, le message du chef du bureau des Aurors reçu la veille n'avait pas vraiment étonné Alaric. Bien évidemment, cela l'avait fait pousser un soupir de résignation. Et bien évidemment, il n'avait pas jugé utile d'y répondre. A quoi bon ? Il était simplement surpris que Noah ait mis tant de temps avant de se rendre compte de la bêtise infinie de Leo. Peut-être avait-il simplement espéré au-delà de toute raison que les choses s'arrangent d'elles-mêmes. Peut-être même avait-il cru qu'il serait capable de mettre un peu de plomb dans la cervelle bien vide de Leo. Une erreur que son paternel commettait encore et encore, mais il avait l'excuse d'être son père.
Alors au lieu de se rendre directement à son bureau en arrivant au Ministère le lendemain, il fit un détour du côté du niveau 2. Il devait bien cela à Noah. Après tout, ce dernier lui avait ôté une sacrée épine du pied en acceptant de prendre Leo comme stagiaire. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin, et celle-ci arrivait bien trop vite à son goût. Il frappa à la porte de son collègue, et entra dès qu'il eut la réponse.
- Noah, le salua-t-il sobrement tout en faisant léviter un gobelet de café jusqu'à lui, conservant le sien pour s'en octroyer une gorgée. J'ai bien reçu ton hibou.
Evidemment, aurait-il pu ajouter, avec son cynisme habituel. Mais il était trop tôt pour cela. Et Noah se trouvait sur la courte liste des personnes qu'il estimait suffisamment pour lui épargner son caractère de chien.
- Désolé pour ce que t'a coûté ce stage. Pas moyen de récupérer les artefacts, je suppose ?
Il demandait pour la forme. S'il y avait bien une chose pour laquelle Leo était doué, c'était pour rendre ses conneries épiques. Il avait fallu presque deux semaines complètes à ses équipes pour rendre au Magicobus sa forme normale lorsque son fils l'avait bloqué en mode applati durant son stage dans le service de son propre père. Il se laissa tomber sur un siège en face de Noah, passant une main sur ses yeux d'un air dépité avant de rependre.
- Je t'avoue que je ne sais plus trop quoi en faire. Si t'as une idée j'suis preneur.