Harry Potter RPG
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Deb
Message publié Mardi 22 Octobre 2024 à 01:32

Oh oui. Merci pour ce revival fantastique. T'as oublié le F de Beaugardium par contre c'tout nul !

 

C'est l'affaire du siècle mec, la même que l'choixpeau magique mais version capote, dix mornilles seulement et il te balance tout c'que tu veux savoir sur ce qui fait monter ton engin tu t'rends compte ? 

 

Quoi, on dit pas souvent qu'les mecs ils pensent avec ce qu'ils ont entre les jambes ? Bon. Pour la prochaine personne, le mot à placer est : Niffleur

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Deb
Message publié Mardi 22 Octobre 2024 à 01:47

Blop

Ohw, ben tiens, un Hippokoko sauvage ! J'trouve ça presque dommage que t'aies pas fait tout un speech sur ton propre VDD, c'était l'occaz. Bon c'est aussi encore un peu de l'inauguration donc j'vais pas m'étaler quatre heures, j'vais juste voler les cookies, la sandale et...

Nan bon ok. J'vais parler d'toi un peu.

J'suis fort ravie d'avoir l'occasion de recroiser la plume avec toi en RP parce que quand même ça m'avait fort manqué. Tes personnages sont toujours des pépites, et j'aime toujours autant ta façon de les écrire, ça m'a vraiment fait trop plaisir de me plonger dans toutes les fiches que t'as déjà pondu rien que pour le plaisir de me dire : Hippokoko quoi. Reconnaissable entre milles. J'adore. L'même effet qu'un chocolat chaud au coin du feu un peu. Du coup j'crois j'me répète d'une précédente VDD de y a... ben merde, plusieurs années finalement, mais j'suis vraiment ravie que ce forum ait permis cette rencontre fantastique. J'retiendrai toujours que t'as beau être minuscule, tu sors vraiment les meilleures vannes, pis t'as juste le cœur sur la main donc bah : change rien, bisous.

M'suis  pas étalée pendant quatre heures comme promis, mais j'pense que j'ai gagné la deuxième sandale - j'vais pas m'barrer à cloche-pied comme un manant non plus.

J'lègue un kouign aman au prochain pour colmater les brèches de son existence.

Tcho !

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, non loin du terrain de Quidditch, Mercredi 06 Septembre 2124

Pas une semaine n'est passée depuis la rentrée, mais déjà des clameurs se font entendre sur le terrain de Quidditch. Distraitement, Anya lève la tête de son bouquin pour jeter un œil aux silhouettes déployées à plusieurs mètres de là, entre les immenses gradins. Ça n'a pas l'allure du stade de Koldostoretv. Il faut dire que pour jouer au Quidditch comme ils le font là-bas, il faut davantage d'espace, des tribunes mieux protégées. Bien sûr, les élèves connaissent et pratiquent la version édulcorée de ce sport magique, mais c'est davantage considéré comme une version enfantine qu'autre chose. Anya n'aurait jamais admis, là-bas, sa préférence pour cette dernière. Impressionnnante, la chevauchée de troncs entiers déracinés à la terre avait quelque chose de rustre, tandis que la chevauchée sur balai dénotait d'une certaine agilité, et d'une élégance autrement impossible.

 

C'est la puissance de la chose qui galvanisaient les jeunes garçons russes lorsqu'on les élançaient sur des chênes immenses.

 

Adossée à un tronc de bonne envergure, la sorcière se perd quelques instants à observer les figures gracieuses opérées par les joueurs. Il lui prend parfois de les envier. À Koldostoretv, les filles ne pouvaient se mesurer aux duels qu'entre elles, et il en allait de même pour le Quidditch. Ici, tout le monde se mélangeait sans arrêt, y compris sur le terrain. Anya n'avait jamais eu l'occasion de monter sur l'un de ces énormes troncs volants, mais elle avait toujours apprécié les compétitions sur balais avec ses camarades. Elle se trouvait même douée pour ça. C'était sans doute sa volonté de se tenir à l'écart de tous qui la bornait à ne voler que lors des cours. À moins qu'elle n'eut peur du regard que les autres slaves pourraient bien porter sur elle, si elle se présentait aux essais de Quidditch.

 

Ont-ils déjà commencés, ou n'est-ce que l'aperçu d'un entrainement improvisé entre quelques uns des membres de l'équipe ? Y aura t-il seulement des essais, alors que la compétition inter-maisons a été annulée à cause du chaos de l'année dernière ?

 

Anya plisse les yeux, tâchant de reconnaitre les figures qui continuent de se mouvoir, mais bientôt toutes fondent vers le sol, et s'éparpillent sur une pelouse fraîchement tondue. Quoi qu'il se soit joué, c'est terminé. Reportant son attention sur son livre, la sorcière est traversée d'un rictus bref, avant d'être pleinement concentrée sur sa lecture. L'art méditatif, par Youssef Hassan. L'ongle de son index se remet à gratter son pouce alors qu'elle avance entre des pages qui ne semblent vouloir lui apporter qu'une solution temporaire, peut-être parfaitement infertile. Aujourd'hui, le don est calme. Son uniforme lâchement desserré au niveau du col laisse paraitre une peau d'une pâleur significative, qui conserve sa texture habituelle. Ses mèches demeurent sagement brunes. Ses yeux parfaitement noirs. Aujourd'hui, tout est sous contrôle.

 

Plusieurs minutes passent, Anya se perdant toujours plus entre des lignes qu'il lui est chaque jour plus facile de déchiffrer. Ses premiers mois en Grande-Bretagne ont représenté un calvaire. Aujourd'hui, elle ne bute qu'un mot sur vingt. Elle s'entraine dure, pour parvenir à l'excellence. Ses notes sont inhabituellement hautes, comparées à celles de ses camarades de Koldostoretv. Elle en est fière. Accaparée comme elle l'est, elle n'entend guère le bruits de pas qui se rapprochent, le murmure de conversations. Jusqu'à ce que les présences ne soient trop proches. La surprise la fait se redresser avec vigueur, brutalement, et elle jette un œil au groupe d'élèves qui remontent l'allée à quelques mètres à peine comme s'ils avaient subitement envahi son territoire. Ses mèches ont pris une teinte orangées sur les pointes.

 

Un juron lui pousse derrière les dents, qu'elle refuse de laisser sortir. Elle déteste se faire remarquer. Alors prétendant s'être levée pour quelque chose, elle glisse son livre sous le bras et commence à marcher, ne saluant que discrètement les élèves, d'un simple hochement de tête, avant de se mettre à remonter le chemin d'un bon pas.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Au regard noir de Ryder, Gus se contente d'hausser les sourcils en toute innocence. Innocence balafrée par la lueur de défi qui se tient vissée dans le fond du regard. La réputation de Carter la précède, mais il s'était pas imaginé que Spike serait passé dessus avant lui. Même qu'il peut pas s'empêcher de rester comme un chien qu'attendrait son os, en vain. Il est où l'répondant hein ? Pis finalement alors que cette tête de con de Spike se tire, et qu'elle lui tourne délibérément le dos, il l'entend. Ça lui tire un sourire qui lui fend la gueule d'un bout à l'autre. Se détournant, il se tape un coup de coude énervé de Sam, qui jette sur lui un regard pas du tout impressionné.

- Quoi ?
- Débile.

Pour toute réponse, il la chope par les épaules pour la secouer un peu, et elle se défroisse presque instantanément. Ça dure qu'une micro-seconde, parce que Sam elle aime bien montrer qu'elle fait la gueule même quand elle fait plus la gueule. Son nez se froisse de nouveau et elle le repousse.

- Dégage.

La seconde suivante voit le grand Pope entrer en scène, sa première réplique directement dirigé vers un Gus qu'affiche sa moue la plus déçue alors que les camarades se marrent à côté. La posture du type change presque du tout au tout tandis qu'il entame le cours, s'attirant l'attention de l'ensemble de la classe sans aucune peine. Y compris celle de Gus. Faut dire que même lui se rend compte à quel point ça pourrait être exceptionnel de tout niquer au tournoi. Pis bon. Faute de coupe de Quidditch, ça peut être un moyen comme un autre de bousiller la belle gueule de Ryder.

Pas que ce soit un argument principal mais presque.

Le discours est pas méga-fascinant. La démonstration en revanche, accroche définitivement les yeux de Gus. C'est stylé ok ? Il a jamais trouvé Pop vraiment stylé de manière globale, dans ses chemises monotones et derrière ses lunettes d'intellectuel, mais quand le mec brandit une baguette avec autant d'efficacité, ça remet un peu les choses en place. Enfin ça donne surtout envie à Gus d'être à sa place. Nan parce que faut voir comme les nanas l'regarde en fait. À moins qu'il se fasse des idées. Gus se fait souvent des idées.

Bref.

La démonstration se termine par la répartition des groupes, et si Fergus est un peu déçu de pas se retrouver avec Ambrose et Sam, il est par contre plutôt refait de se retrouver en tête à tête avec Ryder. Sauf que voilà. Sa gueule satisfaite doit se calculer à deux kilomètres - ou juste un mètre en fait -, parce qu'Ambrose le chope à l'épaule pour lui réclamer de pas régler ses comptes. Agacé, Gus se défait de sa prise en un geste, écarquillant les yeux avec l'air de dire mais de quoi tu m'causes, même si chez Ferguson Decker ça veut probablement plutôt dire va te faire foutre.

- Focus tournoi, il répond pourtant avec affirmation en tapant son meilleur clin d'œil au copain et en lui tapant deux fois l'épaule d'une main.

Il fait la même à Sam en passant à côté avant de se diriger vers les cages, ses yeux se portant directement sur la silhouette du poursuiveur Serpentard. Avec une intensité qui laisse pas grande place au doute quant à sa manière de focus tournoi. Il s'arrête pas à côté, préférant se rameuter directement devant les cages pour checker les bestioles enfermées. Les rats lui font juste penser à Tori. Ça lui a jamais bien plus qu'on s'en serve comme ça pendant les cours, même s'il l'admettra jamais à personne. Bon il l'a déjà admis. Après l'pétard de trop avec les copains. Il est à peu près sûr que c'est ce jour là que Sam a décidé de vraiment se dérider autour de lui.

- T'as dit quoi là ?

Il se retourne avec vigueur pendant que Ryder se fout ouvertement de la gueule de son pote, avant de lancer un sortilège en direction d'une grenouille au hasard. Gus regarde même pas ce que ça fait avant de pointer sa baguette droit devant lui, direction Spike Ryder :

Les pieds de Spike s'allongent brutalement, s'étirent de chaque bord pour former de splendides palmes tellement immense qu'elles manquent faire perdre l'équilibre au mec, dont le charisme vient de couler au fond du lac noir.

- Merde, excuse mec, j't'ai confondu avec les putains d'rats.


 

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Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de classe de Métamorphose, Samedi 03 Février 2125

Le professeur Pope ne l'avait visiblement pas remarqué, et Sam avait fini par se résoudre à métamorphoser un stupide bureau, encore et encore. À la réussite initiale s'était substituée une série d'échecs qui matchait avec une humeur descendante. Puis, Sasha avait métamorphosé le lustre en déversoir de rongeurs énormes et blancs qui s'étaient écrasés inélégamment au sol, la faisant sursauter brutalement. La réplique de Julian la fait brièvement sourire, davantage une crispation de la mâchoire qu'autre chose. Entre la sorcière dénigrer Ryder lui fait plaisir, mais ne lui rappelle finalement que la connerie profonde du type. Elle ne prête qu'une maigre attention aux rats, si communs au paysage de Poudlard, qu'ils ne lui font plus l'effet qu'ils lui faisaient lorsqu'elle était enfant. Gus avait largement participé à cet état de fait, à rameuter Tori partout où il allait comme s'il s'était agit d'un membre à part entière de leur groupe.

Il l'était, d'une certaine façon.

Le regard de Sam se perd sur le vêtement que Julian vient de serrer autour de sa cible, puis sur un Ambrose définitivement moins enjoué que tout à l'heure qui se lance de nouveau dans l'exercice. Il parvient à métamorphoser le mannequin en un superbe oiseau qui part se poser plus loin, et Sam étire cette fois un vrai sourire, prête à le féliciter. Elle n'en a pas l'occasion cependant, car alors que Sasha prend sa place, la porte de la classe s'ouvre sur Spike Ryder. Le retour. Un regard noir braqué sur le poursuiveur, qui ne prête aucune attention à elle, trop occupé qu'il est à présenter une gueule très satisfaite d'elle-même. Elle le suit des yeux alors qu'il part se poster près d'Alison, soupire bruyamment avant de se repositionner pour reprendre son entrainement. À la morosité succède une colère sourde qui ne lui sert que de canal pour métamorphoser ce pauvre bureau encore et encore, cette fois avec davantage de réussite que précédemment.

Ses efforts s'arrêtent alors que le professeur Pope frappe sa paume du bout de sa baguette, attirant l'attention des élèves sans grand effort.

De nouveau concentrée sur la leçon, Sam écarquille les yeux avec intérêt à l'idée d'une collaboration, et c'est d'un même mouvement qu'Ambrose et elle tournent la tête l'un vers l'autre lorsque le sorcier annonce le mélange des groupes pour former de nouveaux binômes. Un soulagement certain la prend. De courte durée cependant, lorsqu'elle comprend que le professeur ensorcèle les mannequins pour qu'ils deviennent cette fois de véritables attaquants. Elle a un sursaut alors qu'ils lancent tous une flopée de sortilèges dans toutes les directions, et plusieurs exclamations parcourent la pièce. La poigne resserrée sur sa baguette, Sam s'approche rapidement d'Ambrose sans un regard pour les autres. On lui reconnait immédiatement une posture bien plus détendue que précédemment. Elle lève le menton avec un genre de fierté mal placée, déjà prête à le charrier. Connaissent-ils vraiment d'autres manières de communiquer quand ils sont foutus en l'air par un trop plein d'émotions ?

- Prêt à t'planquer derrière mon corps de balèze Rosendale ?

Quelque part, le karma s'était chargé de Ryder, qui se retrouvait en solo loin des zones de combat, seule véritable intérêt de ces cours préparatoires du tournoi.

 

- C'était stylé ton oiseau. Hésite pas à faire la même en mieux hein. J'ai pas envie d'me faire mettre au sol par un truc qu'à moins de neurones actifs que Balt.

Elle est nerveuse, mais elle le montre pas. Parce qu'en soit tout se joue sur ses capacités à les défendre tous les deux nan ? Si le mannequin les met par terre, Ambrose aura jamais l'occasion de lui tirer dessus. Elle veut pas le décevoir. C'est lui qui les a poussé à venir, elle et Gus, et elle a aucune envie de lui donner tort.

- Ok j'suis prête, elle souffle en se positionnant, baguette brandie vers l'avant.

L'attaque du mannequin (1) est immédiate, le sort déployant trois flèches dans leur direction à une allure spectaculaire.

 

- Fulgari !

Le sortilège part, s'évapore dans une fumée absurde tandis que les flèches terminent leur course mortelle. Elles n'ont guère le loisir de se planter dans leur cible cependant, car le professeur intervient, dressant un bouclier les protégeant de l'impact. Figée, Sam lui jette un regard reconnaissant avant de se tourner vers Ambrose pour formuler un silencieux déso !

 

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Horace avait l’habitude du bazar, mais là, il fallait bien reconnaître que la situation atteignait un niveau inédit de cacophonie. Il aurait pu répondre à Amanda sur-le-champ, lui raconter comment Peeves était né du chaos estudiantin, comment les professeurs eux-mêmes avaient tenté en vain de s’en débarrasser durant des siècles, comment le légendaire Dumbledore en personne l’avait toléré, ce qui équivalait à une invitation officielle à semer le désordre… Mais la théorie du chaos s’appliquait ici avec une intensité toute particulière. D’un côté, Rusard éructait toujours depuis son cadre, l’accusant de laxisme éhonté. De l’autre, Peeves flottait en plein milieu du hall, giclant de l’encre dans tous les sens en tournoyant comme un peintre possédé.

Pour couronner le tout, les balais ensorcelés avaient visiblement perdu la tête, puisqu’ils s’attaquaient désormais aux mauvaises cibles. L’un d’eux, particulièrement zélé, s’acharnait sur Amanda, frottant son uniforme imbibé d’encre avec une intensité qui frisait l’agression physique. Horace claqua la langue.


- C’est bon, on arrête le massacre ! Il bondit vers Amanda et attrapa le balai par le manche en plein vol, comme on rattrape un hibou trop pressé de livrer son courrier. Ah non, ça suffit, toi ! Le balai se tortilla violemment, tentant de s’échapper, mais Horace serra son emprise avec fermeté. On attend les ordres avant de récurer les élèves, compris ?


L’objet trembla une dernière fois, puis s’immobilisa comme un enfant pris en faute. Horace, encore un peu essoufflé par l’intervention, relâcha une grande inspiration exagérée, puis plaqua ses mains sur ses hanches en scrutant l’étendue des dégâts. C’était un carnage. Le hall n’était plus qu’un champ de bataille artistique, un tableau mi-Jackson Pollock, mi-Poudlard après une attaque de gobelins enragés. Il fallait nettoyer ce foutoir. 

- Rusard, avec tout le respect que je vous dois, on ne met plus d’élèves aux cachots depuis deux siècles. Je sais, terrible déception. Mais si vous voulez absolument voir de la torture, je peux vous envoyer en excursion au cours de Botanique, ils étudient les Filet du Diable cette semaine. Quant à vous, bande de tiges en bois ensorcelées, c'est Peeves qu'il faut attraper, pas Miss Howcraft ! Il énonça à l'intention d'une armée de balais penauds.
 

- Je vous le dis, Milbourne, vous êtes un incapable ! De mon temps, ce château était tenu d’une main de fer, et regardez où nous en sommes aujourd’hui ! Une FOIRE !
 

La vieille sorcière en robe mauve, encore maculée d’encre, secoua son mouchoir dramatiquement.


- Je suis DÉSHONORÉE ! Mon portrait est RUINÉ ! C’est un SCANDALE ! Son voisin, un magicien bedonnant, roula des yeux. Oh, par Merlin, arrête ton numéro. On dirait une tragédienne du Théâtre du Chaudron Enflammé.
 

Horace soupira.


- S’il vous plaît, mesdames, messieurs les peintures, si vous voulez bien me laisser faire mon travail, je vous en serais infiniment reconnaissant. Il tourna alors les yeux vers Amanda, son éternel sourire malicieux aux lèvres. Miss Howcraft, je vous encourage fortement à me donner un coup de main. Mais si vous préférez juste admirer mes talents magiques… Eh bien, vous allez être servie. 

Avec un geste théâtral, il leva sa baguette.

Une grande partie de l’encre disparaît, le sol et les murs redeviennent propres, mais l’eau provoque un mini-déluge sur quelques marches, et un balai dérape et se cogne contre un banc. Les portraits se plaignent en véritable concert.

- Quelle HORREUR, je suis TOUT MOUILLÉ !


Peeves est encore là, mais plus agacé que motivé, il se contente de flotter en râlant. Rusard peste encore, mais avec un peu moins de conviction, comme si voir Milbourne réussir le mettait en rogne.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bibliothèque de Poudlard, Dimanche 03 Septembre 2124

- Bart !

Excessivement excité, Horace déboule dans la bibliothèque avec la vigueur d'un adolescent, les cheveux érigés en tous sens, la peau tannée d'avoir passé son été sous le soleil, une tenue - celle de droite évidemment - que l'on ne saurait qualifier autrement que de parfaitement excentrique. Bien évidemment, pas âme qui vive entre les rayonnages, ni même sur les tables de travail : seulement trois jours sont passés, et il n'existe pas un seul monde où quelque étudiant que ce soit irait se terrer brusquement dans la biblio... Ah. Certes. Un groupement de Serdaigles. L'œil ne les attrape qu'au vol, car ce n'est pas le genre de vision qui viendra arrêter notre légendaire gus, au contraire.

 

- Salut les gosses, il balance simplement avec le sourire avant de s'en revenir au principal concerné. Bart, donc. Suivez un peu.

 

Les mains appuyées sur le bureau, la silhouette se penche vers le congénère - ils fêtent cette année leur cinquantième année d'amitié, ce n'est pas rien n'est-ce pas ?

 

- Bart, va y avoir un bal de noël. Non, fais pas cette tête là ! T'as promis, j'veux rien savoir. On va l'faire.

 

Pour sûr que ce bougre de Bartholomew sait pertinemment où il veut en venir, pour sûr qu'il est déjà probablement en train de réfléchir aux centaines de raisons pour lesquelles il voudrait esquiver une promesse datée d'il y a presque dix ans. Mais. Un Horace est une bestiole obstinée, et s'il s'est armé de patience pendant aussi longtemps, c'est pour mieux s'ancrer brutalement dans le sol au moment venu, et ne pas céder un seul pouce de terrain.

 

- C'est l'moment où jamais hein. R'garde, on est en septembre, on a trois mois pour s'mettre au point !

 

Un poing, d'ailleurs, s'abat légèrement sur la table, avec suffisamment de force probablement pour provoquer une ou deux ratures. Le sourire éclatant s'accompagne d'un redressement de sa personne, qui guette son ami avec une lueur fière dans l'œil, et la posture de celui qui vient de se voir combler son plus brillant rêve d'enfant. Il se met à s'agiter, comme habité d'une musique absolument inexistance, sous le regard interdit des gamins de Serdaigle, dont certains se mettent à pouffer.

 

- La la la, la la la, la la la. Un bal, de, no-ël !

 

L'occasion ? Il l'a oublié. N'a perduré que ce fait, improbable, qui n'a plus été vécu à Poudlard depuis belle lurette. Est-ce un choix qui vient passer la crème sur la blessure de quelques joueurs dégoûtés par la perspective d'une année sans l'ombre du moindre match ? Probable. À moins que la direction ne se sente d'humeur à la fête.

 

- Riez pas vous, y en a un seul qui sait danser ici ? J'vais vous donner des classes moi attention. Anton, savez danser la carioca ? Mh ? Non, bah non, pourtant vous devriez, c'est un essentiel mon p'tit gars. La, la, la.

 

Les hanches s'agitent dans une bibliothèque qui n'a plus grand chose de silencieux, avec les éclats de rire des deux filles de la table, et les remarques puérils du reste des garçons. Ses mains attrapent celles de Jeanne, et il l'entraine au milieu des rayonnages avant de la relâcher soudainement pour se tourner de nouveau vers Bartholomew.

 

- Bon, alors, oui hein ? Mains sur les hanches, il attend. Faudrait pas mettre la charrue avant les bœufs quoi. 

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Deb
Message publié Mardi 22 Octobre 2024 à 17:01

Oui bon. C'est que ça là en face - vous l'avez pas reconnu ? C'est la mairesse de Pré-Au-Lard. Si. C'est-à-dire qu'elle est pas connue pour tirer son relationnel de nulle part quoi. Elle aime bien se faire plaisir quoi. Vous voyez c'que je veux dire quoi. Mairesse, maitresse, y a qu'un seul pas Ou un seul t d'ailleurs. Les rumeurs elles courent vite, et Horace il a du mal à faire la part des choses entre premier et second degré quand il a un petit coup en trop. Bon ce qui est gênant c'est que y avait son époux pas bien loin. Heureusement il a un gros humour de beauf, alors il a cru que c'était une vanne. C'était une vanne, en vrai, Horace lui aurait pas mis un doigt à la mairesse. Enfin juste de whisky. Enfin vous voyez, quoi. Mais juste il a pas dit ça pour rien non plus, si vous voyez c'que je veux dire. Ça aurait pu. Enfin bon.

 

Ahum.

 

Spike Ryder, mais que t'arrive t-il beybou ?
 

 

 

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Viviane Valcourt

15 ans Sang-Pur Française Notoriété

Deb
Serpentard
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Ambassade magique de Paris, France, Jeudi 05 Octobre 2124

Je repose mon regard sur toi. Un instant, j’avais oublié que tu existais encore. Tu es là, devant moi, le dos droit, le menton relevé comme si tu voulais me signifier que tu existes, toi aussi, dans cet univers. Et voilà que tu tends ton bras. Quoi, tu crois vraiment que ça fonctionne comme ça ? Tu veux jouer ? Tu crois pouvoir inverser les rôles ? Un sourire étire mes lèvres. Lentement. Cruellement.
 

- On ne range pas Viviane Valcourt, darling.
 

Je prononce ça avec cette légèreté mordante, celle qui caresse avant de mordre, celle qui dit : je ne fais pas office de faire-valoir, moi. Mes doigts effleurent à peine ton coude, comme un caprice d’un instant, une caresse fantôme. Puis je le repousse.

- Gary le sait très bien.
 

Je pivote légèrement, j’ôte toute consistance à ta tentative. Tu es là, mais je ne t’y laisse pas de place. J’incline la tête, amusée. Les flashes sont éteints, mais je demeures sous le feu des projecteurs, tu ne vois pas ? Je ne t’accorde pas un regard de plus. Les projecteurs s’éteignent les uns après les autres, avalés par l’arrivée d’une toute autre lumière, plus feutrée, plus dorée. Les tables apparaissent, nappes tendues d’un claquement de doigts, chandeliers dressés comme des sceptres de cire, et tout autour de nous, les serveurs s’affairent déjà, comme une nuée parfaitement synchronisée. Un ballet de mains gantées qui ajuste, dispose, polit, perfectionne. Un monde qui se construit en temps réel.
 

Mon monde.
 

L’agitation vibre dans l’air, bruits feutrés de porcelaine, éclats métalliques de couverts qu’on aligne à l’infini, murmures précipités de ceux qui veulent s’assurer que tout sera parfait avant qu’il n’arrive. Je n’ai pas besoin de lever les yeux pour savoir que c’est Gary Oldmore que tous attendent. Et puis, il entre. Un pas lourd, une présence qui impose un silence instantané. Lord Oldmore n’a pas besoin de mots pour s’annoncer : il occupe la pièce. Ventripotent, massif sans être maladroit, il porte son embonpoint avec une assurance qui le rend imposant. Son ventre s’arrondit sous les broderies fines d’un veston soigneusement ajusté, mais ce sont ses yeux qui frappent. Vifs. Scrutateurs. Toujours en mouvement. Des yeux qui prennent tout, qui savent exactement qui compte et qui ne compte pas. Ses tempes grisonnantes ne l’alourdissent pas : elles l’anoblissent. L’âge ne l’a pas affaibli, il l’a huilé, poli, aiguisé. L'absence de sa femme n'éveille chez moi qu'un haussement de sourcil imperceptible.
 

- Gary.
 

Mon sourire est plus large, plus sincère. Il tourne la tête, et c’est comme si tout le reste du monde s’effaçait un instant.


-Viviane !
 

Sa voix résonne et tout ralentit autour de nous. Un instant, je suis une enfant qui accourt dans ses bras sous les plafonds trop hauts des salons d’été. Un instant, je suis celle qu’il a toujours connue, qu’il a vue grandir dans cet univers de velours et de dentelle. C’est mon espace. Il m’ouvre les bras, et j’y glisse avec aisance.


- Par Merlin, te voilà encore plus ravissante que l’été dernier.

- Je n’ai pas grandi d’un centimètre, je ne peux pas t’avoir manqué tant que ça.


Je ris, légère, et tout le monde écoute. Ils doivent écouter. Autour de nous, les verres s’emplissent en silence, les assiettes se posent avec une précision chirurgicale, et je sais que la mécanique du dîner tourne autour de notre conversation.


- Tu brilles autant que ton père, je suis certain qu’il est très fier de toi.

- Il l'est.
 

C’est une évidence que je m'efforce d'assener chaque jour lorsque je croise mon reflet. Je n’ai guère besoin d’humilité, de doute. Quelque chose brise ce moment. Un détail. Un regard. Celui de Gary qui dérive légèrement. Derrière moi. Je sais ce qu’il voit. Un garçon. Toi. Une silhouette mal intégrée au tableau.
 

- Et ce jeune homme est… ?


Je pivote. Mon regard se pose sur toi. J’évalue. Je pèse mes mots. Puis je parle.
 

- Lyle Sørensen. Le nom se détache dans l’air comme un fil de soie tendu entre nous. Petit-fils d’Oswald Sørensen. Le célèbre auror.

Je laisse cette information s’installer, comme un titre inscrit en lettres d’or. Son héritage est là, son ambition aussi. Le reste, il devra le gagner lui-même.
 

- Il voulait te rencontrer.


Autour de nous, les premiers invités commencent à s’installer, le cliquetis discret des chaises repoussées accompagne le mouvement. Un serveur passe, ajustant un centre de table trop imposant, et je sens déjà l’effervescence du dîner qui se prépare. Mais je n’en perds pas une miette. Je t’offre ton entrée. À toi de voir si tu sauras la traverser avec élégance, ou trébucher sur le seuil.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

Le coup d'envoi a été donné. Une quarantaine de nouvelles têtes distribuées parmi les quatre maisons fondatrice en la bagatelle d'une heure de cérémonie de répartition, sous l'œil solennel de l'ensemble du corps professoral, mais aussi de ses membres moins éminents du personnel. Horace a déjà retenu la plupart des noms, nécessitera encore plusieurs semaines avant d'être certain du reste. Les visages juvéniles se sont encore émerveillés devant les splendeurs d'un château dont les moindres recoins ont, pour l'occasion été parfaitement astiqués. Du moins l'espère t-il. C'est-à-dire que commanditer une horde de balais demande autant de précision que de confiance, et il est déjà arrivé que plusieurs vieilles brosses ne se rebelles-nt, et décident de plutôt se lancer dans des duels au milieu des couloirs.

 

Tout ne peut pas être de son ressort.

 

Les premiers jours se distillent avec la mesure régulière des plannings de tout un chacun. Seule ombre au tableau, l'annonce de l'annulation de la coupe de Quidditch, qui aura vu la déception s'installer dans de nombreux regards. Horace a su faire preuve d'empathie envers les quelques joueurs qu'il a entendu se plaindre à ce sujet, sans se sentir grandement concerné. Ce sport-ci ne l'a jamais franchement intéressé. Ses pensées à lui sont à vrai dire encore pleinement tournées vers le dernier périple estival, qui les a vu lui et Bartholomew profiter d'un immense road trip à la moldu le long d'une célèbre route soixante-six. Sachez que chevaucher une Harley a quelque chose de bien plus palpitant que n'importe quel Comète aux brindilles usées à plusieurs mètres de hauteur.

 

- Amanda Howcraft.

 

La voix est chaleureuse, les lèvres étirées en un sourire franc qui fait briller ses yeux d'un éclat enfantin. La silhouette menue de la jeune Poufsouffle de troisième année vient d'être aperçue non loin de l'entrée de sa Salle Commune, tandis qu'il ensorcelle tout un banc de chiffons pour épousseter les tableaux du hall gigantesque. Peeves a cru bon, la veille, d'y faire éclater plusieurs bombapoudres volées à quelques étudiants trop distraits.

 

- Comment se sont passées vos vacances ? Bonnes j'espère. Vous avez pris des couleurs !

 

Peut-être était-ce vrai, peut-être ne l'était-ce pas. Toujours est-il que la rentrée lui semble donner un teint plus éclatant à bien des élèves, comme si retrouver la chaleur de Poudlard les ravissait d'une manière ou d'une autre. Qu'importe la longueur de certains cours, la rigueur de certains devoirs, l'endroit demeure un lieu bercé d'une magie ancienne. Une seconde maison. Un point de repère on-ne-peut-plus important dans l'existence parfois chaotique de beaucoup de ces adolescents. Horace doit admettre avoir une préférence, toujours, pour les élèves arborant le blason jaune et noir, si cher à sa propre enfance. Au-dessus de leur tête, des claquements secs dans l'air qui semblent résonner dans tous les étages au-dessus.

 

- Hey ! Pas de ça ici. Et voilà d'où vient l'expression on ne mélange pas les chiffons et les serviettes, il récite dans un français impeccable en agitant sa baguette magique histoire de séparer les agitateurs.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, près de l'entrée de la salle commune des Poufsouffles, Mardi 05 Septembre 2124

La poudre s'agglutinent sur le chiffon avec force, l'enterrant sous une couche épaisse de blanc qui bientôt, le fait éternuer. Levant un sourcil surpris, Horace se contente de lui faire les gros yeux alors qu'il répand de nouveau la poudre autour de lui dans un soubresaut, et s'affaisse contre la main du concierge. Ce dernier claque simplement la langue contre son palais en secouant la tête avant de reprendre son geste mécanique. Dans un coin opposé du hall, un balai s'éveille brusquement, comme quelqu'un qui aurait manqué son réveil et se retrouverait en retard au travail. Ses poils épousent le sol dans une danse pataude alors qu'il s'empresse de grimper les marches pour disparaitre dans les étages.

À en croire le manuel Le ballet des balais d'Enora Winkelhome, même le plus ancien Brosstout s'amusait sur son temps libre à faire voler les poussières en rythme, comme pris par une musique qu'aucun autre ne pouvait entendre. Alors Horace avait bien du mal à croire qu'une Amanda Howcraft puisse manquer des prédispositions à une chose aussi commune que la danse. Il ne commente pas pourtant, se contente d'étirer l'ombre d'un sourire énigmatique, avant de laisser s'échapper le chiffon pour qu'il aille éternuer plus loin. Le concierge se tourne vers la jeune élève, les poings sur les hanches, les jambes ancrées dans le sol, le visage serein. Il acquiesce à sa question, brièvement pris dans le souvenir des pas esquissés dans une certaine bibliothèque, avec son vieil ami.

- Nous nous entrainons régulièrement ! Nous allons même donner des leçons aux élèves, il ajoute avec un regard complice. On aiguise même les moins doués.

Le chiffon revient, lui permettant de s'en retourner à son travail, et il hausse les épaules avant de répondre à la seconde question d'Amanda :

- Je vais vous dire, Miss Howcraft, la colère est...

Ce que la colère est ou n'est pas se fait ravaler brusquement par les injures aboyées par un portrait, moins de deux mètres plus haut :

- Aux chaînes les trouble-fêtes ! De mon temps, c'était comme ça que ça se faisait ! Ce château est devenu une foire ! Une foire !

L'illustre Argus Rusard beuglait dans le confinement d'un cadre qu'il ne quittait jamais - était-ce parce qu'il avait été un cracmol de son vivant, ou simplement parce que la perspective de partager l'espace d'un autre le terrassait, nul ne le savait. Sa chatte entre ses mains ridées fixait Horace de ses yeux jaunes, comme appuyant les propos de son maître, qui n'approuvait certainement pas les méthodes laxistes de son pénultième successeur. Dans le même temps, un bris de verre fait dresser toutes les têtes vers le haut des marches du hall, desquelles sont déversés des litres d'encre sous le caquètement régulier d'un esprit frappeur au sommet de sa forme. L'encrier géant, en mille morceaux sur le palier du premier étage, a visiblement été enflé d'un sortilège, et l'on ne peut que soupçonner l'indébilité de ce qu'il contenait jusqu'alors.

- Un peu de noir sur tout ce blanc, c'est mieux pour l'équilibre des couleurs, pas vrai ?
- Par Merlin.

C'est tout ce que peut formuler Horace avant que Peeves ne s'avance en un tourbillon de chaos spectral, pour faire éclabousser son forfait sur tous les murs, n'excluant aucune des personnes se trouvant dans l'espace pourtant vaste du hall. L'encre noir vient s'ajouter aux monticules de poudre blanche en lot de tâches presque contemporaines tandis que Peeves se met à chanter de sa voix nasillarde, résonnant probablement sur plusieurs étages. Un lustre tremble tandis que plusieurs balais débarquent de plusieurs couloirs comme paré à un assaut quelconque.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Dans les collines non loin de Pré-Au-Lard, Samedi 17 Février 2125

On lui a souvent dit qu'il était lourd, Gus, mais là c'est carrément trop littéral. Même qu'il déteste la sensation. Il a pas l'bon réflexe. Se laisse aller vers le sol histoire d'alléger un peu le magnétisme qu'il a l'air d'exercer sur lui, sa baguette oublié dans la poche de son pantalon. Il jure. Jure encore. Pas que ça permette de les tirer d'affaires, mais ça soulage un minimum. Ça fait pas cinq minutes qu'ils ont démarré la course, et il est déjà en sueur, aplati par l'intensité d'Mercure au minimum. C'est Dylan qui les tire d'affaire d'un sortilège, et Gus inspire profondément avant de secouer la tête et de jurer encore

 

- Avec un peu d'chance y en a un qui nous attend autour de la dernière balise Didi. J'vois bien Bramblethorn avoir préparé des p'tits sandwichs rien qu'pour nous.

 

Rien que l'idée le fait marrer. Parce que c'est Bramblethorn. Qui prépare des sandwichs. Ça l'étonnerait vachement moins de Wickerson étrangement. Le type est perché des fois. Sauf que ce serait le genre de sandwich qui vous colle les pieds au plafond parce que vous avez eu la mauvaise idée d'y taper un croc. Gus redresse la carte pour checker les alentours. Il fait tellement sombre que le délire d'une carte topographique parait complètement con. Ce coup-ci il se concentre quand même un minimum, parce qu'il a moyen envie d'marcher directement dans un trou d'ver ou un autre délire du genre.

- Ok on est là hein ? Il demande dans la direction d'Ambrose, parce qu'Ambrose a tendance à être plus doué qu'lui pour les directions.

Globalement il commence à se dire qu'ils devraient pas se diriger vers la balise la plus proche, parce que c'est peut-être bien ça le piège. Aller au plus facile. Genre leçon de vie un peu naze de la part des mongols qui leur servent de profs, voyez ?

- Ah mais putain attendez.

Nan parce que Gus a une fulgurance. Truc de fou quoi. Sa main se porte à sa poche pour récupérer sa baguette, qu'il pose sur la paume de sa main.

La baguette tourne un minimum vers la droite et s'arrête net, vibrant légèrement pour indiquer qu'elle est magnétisée.

 

- Voilà là on avance ! Annonce Gus, pas peu fier.

Nan parce que c'est peut-être pas pour rien la p'tite boussole dans le coin de la carte en fait. D'ailleurs ça lui permet d'voir qu'il s'était totalement planté tout à l'heure. Ils se mettent en branle, tout droit vers le bosquet montré plus tôt. Sauf que ce dernier est plongé dans l'obscurité, abrité par une végétation épaisse des lueurs du ciel.

- Bordel. Ok faut qu'on la trouve maintenant. Quelqu'un sait à quoi ça r'ssemble au moins ?

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle Commune de Serpentard, Samedi 02 Septembre 2124

Ah. La rentrée. Anya l'avait certes attendu avec une certaine impatience. Poudlard ne reflétait rien de l'élégance du palais de Koldostoretv, mais il avait le mérite de lui permettre ce qui lui était absolument impossible au foyer St Claire. Se fondre parfaitement le décor, jusque s'en faire oublier. Aucun Preston ne pouvait l'approcher ici. La sorcière avait donc retrouvé l'internat avec soulagement, et sitôt le banquet de rentrée terminé, s'était rapatriée dans le dortoir qu'elle partageait avec cinq autres filles de Serpentard. Aucune relation ne s'était tissée entre elle et ces adolescentes purement britanniques, qui elles se connaissaient déjà depuis leur première année. Elles avaient cessé d'amorcer des conversations avec la jeune russe dès les premières répliques échangées, comprenant sans doute qu'elles n'auraient jamais rien à voir ensemble.

 

Ses affaires sagement rangées dans la large malle au pied de son lit, ce dernier fait à la militaire avant même que les elfes n'aient le loisir d'en toucher le moindre drap, Anya était comme à son habitude levée bien avant l'aurore. Bientôt les alarmes viendraient secouer la chambrée pour éveiller ses camarades de dortoir. En attendant, la sorcière était plongé dans l'un des manuels de sixième année. Le planning n'avait pas encore été distribué, mais cela ne l'empêcherait guère de continuer de se préparer pour ses premiers cours. Comme prédis, plusieurs musiques s'élevèrent brutalement d'un côté et d'un autre de la pièce, les sortilèges d'Éveil-moi s'enclenchant en série. Anya se met immédiatement en branle, optant pour une retraite dans la salle de bain tandis que les filles émergeaient. 

 

Son reflet lui présenta un visage amaigri, et un teint plus pâle encore que celui de l'année dernière. Ses yeux étaient cernés. Ses mèches ponctuées d'étranges reflets d'une blondeur qui tiraient vers le blanc. Occasionnellement, l'aperçu de cheveux qui semblaient s'iriser sous la lumière. Les sourcils froncés, elle resta les fixer avec agacement, tâchant de reprendre le contrôle sur un évènement qui semblait de plus en plus récurrent. Il était inutile de l'espérer ponctuel, ou que personne ne puisse le remarquer. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il ne s'aggrave pas dans la journée, ou qu'elle puisse au moins prétendre qu'aucune de ces métamorphoses ne se passaient à son insu. Elle inspira profondément avant de se passer de l'eau sur le visage, et d'entamer une toilette sommaire.

 

Quelques minutes suffirent à la voir échanger sa place avec une autre. Elle troqua sa tenue initiale pour un uniforme parfaitement ajusté, avant de descendre avec le reste des Serpentards dans la salle commune. Vraisemblablement, la directrice de leur maison, Miss Aisling, tiendrait un discours peut-être similaire à celui de l'année dernière avant de les laisser rejoindre la Grande Salle, aussi Anya se contenta d'elle de se tenir là, les mains croisées devant elle, les jambes parfaitement droites. Plongée dans l'observation des élèves, elle ne prêta qu'une oreille apparemment distraite à la professeure. Cette dernière était charismatique, et douée dans son enseignement. Ses cours plaisaient à la sorcière, bien que ceux de Koldostoretv lui manquent absurdement dans ce genre de domaine. À la question de Ryder, Anya eut un rictus méprisant.

 

- Ser'yezno ? Sérieusement ? Craché entre ses dents, le murmure ne pouvait être audible de quiconque.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Grande Salle de Poudlard, Vendredi 01 Septembre 2124

Le brouhaha ne lui avait guère manqué. Anya, installé sur le banc rigide qui jouxte la paroi nord de la Grande Salle, se contente d'observer l'ensemble de ses camarades sans esquisser la moindre réplique - en dehors de quelques salut courtois à l'intention de ses voisins les plus proches. Si l'an dernier n'a pas marqué la moindre volonté de sa part de nouer des liens avec le reste de l'école, ce n'est visiblement pas cette année que cela va changer. Frêles, ses mains sont sagement postées sur la table, l'ongle de l'index passé le long du pouce de manière absente. Le directeur Woodcraft ne tarde pas à prendre la parole, pour un discours qui n'a plus grand chose à voir avec celui de l'année dernière. Anya ne s'était pas grandement intéressé aux évènements qui avaient entaché la coupe de Quidditch, s'étant fondamentalement noyée dans le travail et le perfectionnement d'un anglais qu'elle commençait à véritablement maîtriser.

 

Peu concernée, elle se contente d'un regard en diagonale qui traversa une horde d'élèves pour le moins révoltés, et dont les cris de protestations se veulent plus élevés de seconde en seconde. Ils ne se calment en rien tandis que s'additionne une nouvelle qui, elle, a le mérite de lui faire hausser les sourcils avec intérêts, toute son attention reportée sur Woodcraft. Un intérêt dissipé à la seconde même où elle comprend qu'il ne se tiendra pas avant l'année prochaine, soit après son départ de Poudlard. De nouveau, son visage se ferme, et elle s'en retourne à l'observation de camarades qui se sont mis à chuchoter enter eux avec énergie. L'excitation de la gagne pas. Vaguement, Anya ne manque pas relever le manque flagrant de sanctions à l'intention des élèves les plus vocaux, dont les répliques frisent pour la plupart l'irrespect le plus pur, doublé d'une afable insolence. De tels comportements ne savaient être tolérés, à Koldostoretv.

 

En fait, personne n'aurait même émit le moindre murmure de protestation. Les élèves se seraient contentés d'organiser leur propre tournoi en interne, loin du regard des professeurs. Un rictus méprisant la traverse tandis que, non loin, elle entend Ryder prévoir de jouer les balances dans l'espoir de changer la décision du corps professoral. Son regard se plante invariablement sur lui, et elle est peut-être la première surprise lorsque ses lèvres s'ouvrent pour lui partager le fond de sa pensée.

 

- La coupe c'est un artifice, t'en as pas besoin pour monter sur un balai, genius.

Anya n'aurait su dire pourquoi elle était si agacée. Peut-être était-ce le comportement général des élèves britanniques, qui s'insurgeaient d'un tout et d'un rien. Ou peut-être entendre Ryder parler de balancer quelqu'un juste pour l'idée d'une récompense un peu brillante et parfaitement inutile lui rappelait combien certains principes pouvaient se perdre. Ce genre de comportement, infantile, elle l'abhorrait. Résoudre un conflit, à Koldostoretv, se faisait par la confrontation directe, à armes égales. Pas en dénonçant son prochain auprès d'un professeur comme un enfant de quatre ans. La nourriture apparaissant dans les assiettes, elle se met à récupérer distraitement quelques portions, qui ne prennent finalement qu'une moitié de l'assiette. Parfaitement rangés, comme compartimentalisés. 

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle de Classe, Dimanche 10 Septembre 2124

Pour sûr qu'Horace serait de la partie. Comment pourrait-il en être autrement ? Voilà bien des années que Poudlard n'avait vu naître aucun club. En trente ans de conciergerie, il était peut-être même grandement surprenant qu'il n'en ait pas pris l'initiative, avec son comparse de toujours. L'idée ne lui avait pas même traversé l'esprit, à dire vrai, bêtement parce que si du temps de Poudlard il lui avait semblé naturel de se lancer dans des projets de cette envergure, il s'était attendu à son retour à ce que les élèves en fassent finalement de même à leur tour. Cela n'avait pas été le cas. Quant à instaurer un club de professeurs destiné lui-même à pousser ces chères têtes blondes à s'inscrire à plusieurs activités extra-scolaires, il ne pouvait que saluer la démarche.

 

Lorsque les jeunes oublient de penser, il est bon de savoir que le personnel de Poudlard est plus que prêt à penser pour eux. Du moins leur montrer le chemin dans le brouillard d'une existence dont ils commencent tout juste à percevoir l'horizon des possibles.

Pour l'occasion, Horace avait opté pour de la haute couture - une fois encore la tenue de droite, ni plus ni moins que du Lacarcelle - marque française plébiscité par les sorciers parisiens. Il ne serait pas venu les mains vides, s'il n'avait pas été informé par les elfes en cuisine que Bartholomew n'avait pas déjà fait une razzia dans leurs quartiers. Les grands esprits se rencontrent. C'est donc avec un très léger retard que le concierge débarque dans la salle de classe qui tient lieu de rendez-vous, un large sourire sur les lèvres, ses souliers claquant inexorablement contre la pierre. Bonjour, bonjour ! L'annonce, sitôt la porte ouverte, est précédée d'une inspiration profonde qui le voit profiter amplement des flagrances laissées par un petit déjeuner fraîchement apporté par son ami.

 

- Un lait sucré pour moi s'il te plait, il annonce de but en blanc en attrapant entre ses doigts un gâteau sec dans lequel il croque promptement.

 

Aussitôt nonchalamment installé sur une table, les jambes croisées l'une sur l'autre, il darde un œil gamin sur le reste de l'assistance, et particulièrement sur la jeune Aisling - à l'origine de l'idée merveilleuse de ce club.

 

- Le WAC, hein ? Moi j'aime bien. J'adore. Aingeal, laisse moi te dire que c'est vraiment gé-nial. D'entrée de jeu moi ça m'a rappelé Molière, tu t'souviens de Molière Bart hein ? C'était le club de théâtre que j'avais lancé quand j'étais élève ici. On pourrait faire du théâtre, c'est bien le théâtre.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, Samedi 14 Octobre 2124

Il rougit, bien sûr, car il se sent idiot, avec sa question stupide. Voudrait balbutier que c'était pas une vraie question, une façon de parler tout au plus, mais n'a guère le temps de trouver les mots pour se justifier plus bêtement encore que Charlie enchaine. Basil hausse les épaules alors, son regard s'affaissant sur le sol, un sourire naissant sur les lèvres tout de même. Puis ses sourcils se croisent, et il redresse le menton pour l'observer avec circonspection :

 

- De quoi ?

Le directeur ? Basil n'a pas eu de rendez-vous avec le directeur. Il a eu un rendez-vous avec le directeur ? Mince, est-ce qu'il a oublié un rendez-vous avec Monsieur Woodcraft ? Paniqué, le garçon tente de se remémorer une lettre, un regard, n'importe quoi, mais rien. Ce ne serait pas la première fois qu'il oublie ce genre de chose. Une tendance que sa mère n'apprécie pas, et elle le lui fait souvent savoir. Encore perdu dans des rêves éveillés, Basil ? Souvent elle lui rappelle de faire plus attention à ce qui se passe autour de lui quand ça se passe autour de lui. Bien sûr, il est bien pratique que ce genre de désagrément soit si récurrent : comment expliquer, sinon, les écorchures et les incidents de sorts perdus dans les couloirs, alors qu'il ne prêtait pas suffisamment d'attention à son environnement.

L'arrivée d'une flopée de chouettes et de hiboux met fin aux pérégrinations mentales de Basil, et pris par l'élan donné par Charlie Carter, il jette à son tour ses bras au-dessus de lui en guettant les missiles blanchâtres délestés par les créatures. Une fiente s'écorche sur un arbre à moins de trois mètres d'eux, une autre gratifie l'herbe de sa ponctuation odorante, juste à côté de son pied. Basil s'en éloigne vivement, cligne plusieurs fois des yeux en observant les néanmoins gracieux volatiles s'infiltrer en pagaille à l'intérieur du château par une série de meurtrières dans les étages. Il y perçoit, l'espace d'une courte et intense seconde, l'ombre d'un dragon immense perché sur le sommet de la tour d'astronomie.

Un battement de cils, et l'ombre a disparue, épluchée par le soleil.

Il reporte son attention sur Charlie Carter, et des lunettes de soleil si grandes qu'il perçoit son propre reflet, bêtement planté devant elle. Ne réalise qu'au bout d'un temps qu'il est demeuré silencieux face à la réplique de sa camarade, et doit se forcer à revenir près de quatre secondes plus tôt pour écouter de nouveau sa question. Il fait ça, souvent. C'est comme de rembobiner une vieille cassette moldue, avec les mêmes interférences étranges, et les sons distordus, et les couleurs fades, fades, fades. Il s'humecte les lèvres, enfonce les mains dans ses poches, hausse les épaules une fois encore. Halloween. Basil ne s'est plus déguisé en quoi que ce soit pour Halloween depuis longtemps. Enfant, il avait insisté pour que sa mère lui fasse un véritable costume de reporter qui aurait vécu le crash d'un zeppelin dans les années 1920.

Un déguisement spécifique que personne n'avait bien sûr deviné, qui l'avait vu couvert de traces rouges et épaisses de part et d'autre du visage, jusqu'au sommet de l'arcade, avec des lunettes brisées qu'il avait insisté pour avoir - bien qu'il n'était pas certain qu'il aurait du. Depuis Poudlard cependant, Halloween n'avait plus la même saveur. Les autres enfants avait jugé amusant, la première année, de métamorphoser son costume de capitaine Brooks en véritable plant de végétation, le faisant écoper du surnom qu'on lui connaissait aujourd'hui dans les couloirs. L'an dernier, les mêmes fauteurs de troubles l'avait métamorphosé de nouveau, sans grande imagination encore, avant de le coincer dans un placard pour le reste de la soirée.

Il n'avait pas prévu de célébrer Halloween pour sa troisième année.

- Heu... j'sais pas. Il répond pourtant, parce qu'il ne voudrait pas décevoir Charlie Carter, et il a l'intuition absurde que lui annoncer son absence aux festivités aura précisément cet effet. J'y ai pas encore réfléchie, il se prend à mentir, même, avant de lui retourner la question. Et toi ?

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Highlands écossaises, Lundi 13 Novembre 2124

Elliot prend une inspiration, toujours accroché à Freya comme un naufragé sur une planche de bois. Ok. Bon. Il a survécu à cette merde de balai capricieux, il est toujours en vie, et maintenant Carter lui annonce qu’ils vont faire un vrai tour. Frère. Elle veut le buter pour de bon ou quoi ? Sauf que voilà. Là, c’est pas le même délire. Il sent direct la différence. L’OCQ500 sous eux réagit au moindre micro-mouvement de Freya, comme s’il comprenait ses intentions avant même qu’elle les applique. Le vol est fluide, organique, ultra précis. Et quand elle lâche brusquement le manche et que le balai gère tout seul le slalom dans les arbres, il est obligé d’admettre que c’est un putain de chef-d’œuvre.


- Oh bordel, c’est complètement taré ce truc…
 

Ça sort tout seul, un souffle impressionné. Pas juste parce qu’ils sont en train de se faufiler entre des arbres sans toucher une seule branche, mais parce qu’il sent le potentiel du balai sous eux. C’est une révolution, putain. L’espace d’un instant, il n’est plus Elliot Blackburn, la star du Quidditch, ni le mec qui s’est tapé l’affiche en rodéo aérien. Il est juste un gosse qui découvre un truc qui le fait vibrer. Il se laisse porter, complètement absorbé par le vol, le paysage qui défile à toute vitesse, le lâcher-prise complet que Freya impose en retirant même ses mains du manche. C’est jouissif, en fait. Le frisson, le pur contrôle du balai qui réagit avec l’instinct d’un prédateur. Puis Freya le fait. Elle lui prend les mains et les pose sur ses paupières, se lançant en full aveugle dans la forêt.

- Carter, j’te jure que si on crève j’vais hanter toute ta descendance.
 

Mais y a aucune peur dans sa voix. Juste un rire incrédule, un mélange d’adrénaline et d’excitation pure. Elle est tarée. Et c’est foutrement bien pensé. 

- J’sais pas si t’es plus ou moins flippante que ton balai, mais c’est clairement du génie.


Puis, tout aussi brutalement, elle reprend les commandes et ils filent à travers la brume hivernale pour rejoindre les tentes. Elliot sent encore l’adrénaline dans ses veines, un putain de sourire vissé sur la tronche alors qu’ils amorcent leur atterrissage. Quand ses pieds touchent le sol, Elliot s’étire exagérément, fait craquer ses épaules, comme s’il venait de sortir d’une expérience mystique.


- Ok. J’ai officiellement survécu.
 

Un silence dramatique, avant qu’il lève les bras vers le ciel en mode cérémonie des Oscars.


- Je tiens à remercier mes parents, mes coéquipiers, et Merlin en personne pour cette immense victoire contre la gravité. Surtout Merlin. Ce frère m’a sauvé plusieurs fois aujourd’hui.


Le staff rit, Jun secoue la tête avec un rire discret, la photographe se pince les lèvres avec un amusement mêlé à autre chose. Elliot se tourne vers le producteur qui l'a accusé d'avoir perdu son mojo tout à l'heure pour dresser un index accusateur dans sa direction :

- Pour info Nate, c’est le balai qu'avait un caractère de merde.
 

Les rires fusent. Jun est déjà en train d’étudier le modèle qui a failli l’éjecter, et Elliot passe une main dans ses cheveux en regardant Freya. C’est une dinguerie les OCQ500. Il veut le sien. Genre. Hier. Il a jamais eu aussi envie d’avoir un balai taillé pour lui. L’équipe de prod débriefe le shooting, commence déjà à parler des visuels à exploiter, du tri des clichés, du montage final. Elliot s’en tape complètement. Il est déjà ailleurs. Loin des caméras, des sponsors, des attachés de presse. Il a encore l’adrénaline du vol dans le sang, l’étrange sensation du balai qui pense presque à sa place, et surtout un putain de million de questions en tête. Alors au lieu de rester là à sourire comme une mascotte bien élevée, il se détourne de la prod et traverse directement l’espace entre lui et Freya et Jun, qui sont déjà plongés dans leur discussion technique.
 

- Ok, attendez, faut qu’on cause.
 

Il débarque sans aucune transition, presque trop proche, les sourcils froncés comme s’il était face à une révélation capitale.


- L'bordel il anticipait avant même que t’appuies sur quoi que ce soit. Il fera ça aussi l'mien hein ? Faut j'passe à l'atelier pour tester des bois où quoi ? J'aimerais bien éviter de me retrouver avec un balai qu'essaye de me foutre en l'air à la première occasion. Est-ce que faut qu'ce soit le même bois que ma baguette ?


Y a cette flamme d’intérêt pur dans ses yeux, le même genre d’obsession qu’il a quand il décortique des schémas de jeux, qu’il analyse un match, qu’il essaie de comprendre pourquoi un mouvement a été plus efficace qu’un autre. Il est carrément prêt à donner de son temps pour permettre à Jun de lui synthétiser le meilleur du meilleur, bien plus motivé que pour poser devant des caméras en réalité.

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Deb
Message publié Lundi 28 Octobre 2024 à 13:40

L'ours bleu c'est pas un gros pervers dans les cartoons ? J'vais pas l'prendre, merci J'ai déjà expliqué que j't'apprécie juste un peu sur un sujet du même nom y a fort longtemps alors j'vais pas faire la réédition. J'vais tailler un portrait bien moins flatteur de ta personne, et ça te fera les pieds. Aza, c'est cette petite bête insupportable qui aime très fort emmerder son monde - et qui s'y prends parfois un peu trop bien. Merde, pourquoi ça sonne comme un compliment ? J'te vois déjà m'remercier en t'inclinant avec ta fierté insolente. Calme toi direct.

Le truc un peu marrant c'est que t'es la première surprise quand tu réalises que t'es allé trop loin, et la première emmerdée de constater que tu devrais peut-être t'excuser, mais que bordel qu'est-ce que c'est relou de s'excuser. Nan parce que quand tu fais de la merde tu la fais bien, jusqu'au bout, tel le bourrin moyen qui veut faire le plus de dégâts possibles. Poker quelqu'un à répétition. Avec un doigt. Avec un papier. Avec une bouteille. Lui balancer de l'eau. Le jeter dans l'eau. Le noyer. Lui brailler les pires paroles de chanson hyper fort histoire de l'empêcher de se concentrer.

Aza c'est vraiment le sale gosse de son foutu vava, les mains dans les poches et la gueule renfrognée qu'aime se plaindre constamment pour le pur plaisir de se plaindre : j'ai faim, j'ai froid, j'ai pas envie, nan, ça m'intéresse pas, c'est d'la merde, flemme, mmmh, ta gueule. Y a pas vraiment de filtre, si la meuf est pas contente elle le fait bien comprendre, et peu importe que ça puisse niquer l'ambiance. En fait, pourvu que ça nique l'ambiance, parce que vraiment qu'est-ce qu'on se fait chier, et de toute façon j'vais dormir, salut les nazes ! Ouais, ce genre de reloue là. C'est à dire qu'Aza a le don d'être hyper chiante à la fois quand elle est de bonne humeur et quand elle est de mauvaise humeur. C'est qu'elle râle par passion, voyez. Elle est pas patiente, elle est diplomate viteuf, elle a de l'empathie viteuf, elle fait que ce qu'elle veut, et elle vous emmerde.

Mais bon.

J'continue de l'apprécier. Pour tout ça et pour bien d'autres trucs rédigés y a toujours fort longtemps. Parce que finalement c'est l'gruyère sur mes pâtes carbos, et les pâtes carbos n'ont aucun sens sans gruyère. J'envoies du parmesan au suivant, parce que bien l'parmesan aussi. Mieux qu'un ours bleu pervers en tous cas.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, Samedi 02 Septembre 2124

Le regard d'Anya se plante sur le visage du russe tandis que d'un geste sec elle récupère sa cigarette pour expirer sa fumée. Un sourcil haussé, la réponse évidente dans le silence étiré, elle lâche quand même sa réponse. Abrasive.

 

- По вашему? D'après toi ?

 

Terminée, la clope est balancée avant que d'un simple sortilège, elle ne la fasse disparaitre dans le néant. D'un autre, elle fait de même pour le mégot voisin.

 

- Курение разрешено, нет. Если ты не знаешь заклинания, то это Эванеско. Fumer c'est autorisé, ça non. Si tu connais pas le sort c'est evanesco.  

 

Sans transition aucune, Anya se met en marche. Désigne les larges gradins, plus loin, pour annoncer qu'il s'agit du поле для квиддича terrain de Quidditch, avant de s'engager sur les marches menant au château. Les règlements s'extirpent d'entre ses lèvres avec monotonie, alors qu'ils évoluent des cachots aux différents étages. Sasha n'essaie pas de faire la conversation. Ne pose aucune question. Anya se contente de remplir son rôle à la perfection, indiquant ici les sabliers, là les salles de classe, là l'entrée des diverses salles communes. Le fonctionnement demeure similaire à celui de Koldostoretv. Respect des aînés, professeurs que l'on doit vouvoyer, ponctualité en cours, rigueur et discipline dans les devoirs. Черная магия запрещена. La magie noire est interdite. Personne n'avait pensé à le lui souligner, à son arrivée.

 

Le septième étage est atteint au bout d'une demie-heure seulement.

 

- Вон твоя башня, на другой стороне Рейвенкло. На этой стороне находится вольер, а там башни Астрономии и Гадания. Là-bas, c'est ta tour, de l'autre côté c'est Serdaigle. De ce côté, c'est la volière, et par là les tours d'Astronomie et de Divination.

 

Du haut de l'escalier, les embranchements se ressemblent tous.

 

- Вот и все. У вас есть вопросы? Есть какие-нибудь серьезные вопросы, не о моей заднице ? C'est tout. Tu as des questions ? Des vraies questions qui sont pas à propos de mon cul ?

 

Les iris impeccablement noirs semblent le défier, sa voix aussi ferme que ce qu'elle a été tout le reste de la visite. Anya est une habituée des garçons russes. Tous ont cette façade rustre, cette façon menaçante de s'adresser aux filles. C'est une manière de prouver leur force. Involontairement ou non, elle a toujours calqué son propre comportement sur eux. Plus précisément sur celui de son frère.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau du professeur de métamorphose, Vendredi 15 Septembre 2124

Comme souvent, le professeur Pope démontre d'une précision redoutable dans l'emploi de ces mots. Anya demeure stoïque, bien que chacune des répliques ne trouvent en elle un écho. Il parait évident que les méthodes employées jusque là ne suffisent plus. Le professeur a raison. Ses lèvres se courbent cependant d'un rictus bref à la mention d'émotions et de souvenirs à revisiter, et relâcher. Imperceptiblement, le visage est secoué de gauche à droite, comme un refus catégorique qu'elle ne formule pourtant pas. Rigide, son regard se perd sur les bordures écaillées de la large fenêtre, sur le paysage immobile du parc, sur les rangées de livres qui comblent les nombreuses étagères de bibliothèque. Lorsqu'enfin elle en revient au professeur Pope, Anya a un regard d'acier, et des mèches qui se sont comme assombries.

 

- Si vous me dites comment je dois faire, je préfère le faire seule.

 

Le ton employé est implacable. Venir dans ce bureau réclamer de l'aide a déjà été un pas assez éprouvant comme cela. Hors de question de partager émotions et souvenir avec quiconque. Elle est déjà réticente à l'idée de les revivre elle-même. Mais s'il le faut ? S'il le faut elle en trouvera la force, bien sûr. Ceux qui se couchent devant l'adversité sont ceux qui sont faibles. Brusquement, elle se fait l'image d'une pensine énorme dans laquelle elle pourrait entreposer certains aspects de sa mémoire, afin qu'ils ne répandent plus le chaos. Serait-ce un chemin de traverse envisageable, si elle ne parvenait pas à travailler avec eux ? Un instant distraite, elle lève une main pour replacer une mèche libre derrière son oreille, et s'humecte des lèvres bien trop sèches.

 

- Professeur, je sais ma métamorphomagie est pas une magie que je peux vraiment contrôler. C'est comme la nature. C'est дикий, sauvage. Mais les souvenirs, les émotions, on peut contrôler. Avec les potions, les pensines. C'est pas soumettre, professeur, c'est canaliser. Je sais faire, canaliser. Si je relâche tout, là ? Ça déborde. C'est pire, je pense.

 

Comme si Канал имени Москвы le canal de Moscou entrait en crue, et venait déborder dans toutes les rues de la capitale. Anya n'a jamais vu le canal déborder, mais elle a déjà entendu sa mère parler d'une époque où c'est arrivé. Elle a vu les images, dans les gazettes de l'époque méthodiquement conservées. Elle sait à quoi ressemble la ville inondée. Elle sait le désastre. Elle sait la perte. La peur lui fait fermer ses lèvres subitement, comme si l'équivalent d'un tsunami venait de la traverser. Les yeux de son frère se reflètent dans ses pupilles de nouveau métamorphosées, et elle redresse le menton. Chez elle, la métamorphomagie n'était pas vu comme une force, mais comme une faiblesse. Une anomalie sorcière. L'étalage d'émotions indiscrètement étalées au grand jour, des émotions que personne ne voulait voir. Utile dans certains domaines, mais dénigrés par les plus puissants.

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Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Il est comme suspendu, Leo. Son père il sait bien faire ça, les suspensions. C'est qu'il en a dans l'crâne, alors il réfléchit pas mal. Il pèse les pour et les contre quoi. Leo il a jamais su avec quelle balance on pouvait bien peser ce genre de choses, mais c'est sûr que ça lui serait bien utile. À la place il est forcé de faire, pis de constater ensuite que probablement que y avait plus de contre que de pour. M'enfin c'est pas sa faute, si on lui a pas fourni la balance, ou l'crâne pour réfléchir, tout ça. Lui fait pas les suspensions. Lui fait les modes aplatis qui restent bloqués sous un pont à quatre voies du Londres moldu, et que ça fout un bordel monstre. Pis que ça le met lui, en suspension.

 

Il passe globalement plus de temps à se faire suspendre qu'à mettre les gens en suspension quoi.

 

- Ouais ?

 

Le visage éclaircit, Leo a dressé la tête vers son paternel avec un bonheur qui s'étale d'une oreille sur l'autre. Il attend un peu. Vaguement. Un quart de seconde ou presque, parce qu'on a dit qu'il sait pas faire les suspensions, pis qu'on sait jamais que s'il essayait y aurait plus que de contre que de pour, et que son père irait changer d'avis.

 

- Trop cool. T'es l'meilleur p'pa. J'te l'ai déjà dit hein ? Mais j'le pense tu sais. T'l'meilleur père du monde.

 

Il est tout heureux, Leo, tout heureux et grandement soulagé, comme s'il avait pissé une vessie entière à peu près. Il va avoir un travail. C'est sûr. Son père il a l'bras long, voyez. Enfin pas physiquement. Physiquement son père il a des bras plutôt normaux, plutôt de bonnes dimensions, mais pas tant non plus. C'est un héros de dimensions normales quoi. Tout sourire, Leo se relève de son siège pour terminer d'une traite son jus de citrouille, et s'activer dans la pièce.

 

- Pis l'chef Ingram c'est trop la classe en plus, il est classe le chef Ingram. C'est un super auror, t'savais ? J'ai lu dans la gazette, il a déjà sauvé des dizaines et des dizaines de gens t'savais ? C'est l'meilleur quoi. Si j'l'observe assez fort, ptet j'vais devenir aussi fort que lui, et j'sauverais des gens ! T'vas voir. J'aurais un badge tu crois ? Un badge du niveau 2 ! Agent Bloodworth au rapport, il s'imite en tant qu'auror, perdu dans son délire, debout au milieu de la pièce. Oh c'est quoi ça, t'as acheté ça quand ? C'était pas là avant.

 

Arrêté devant un cadre imposant qui semble représenter l'ingénierie d'un mode de transport plutôt antique du monde sorcier, Leo reste à cligner des yeux. C'est-à-dire que son père qu'achète un tableau sans l'approbation de sa mère, c'est un truc qu'arrive pas. Mais faut croire que maintenant qu'elle est partie, son père prend des initiatives.

 

- Il est cool. L'a un mode aplati ? Han, on boira l'café ensemble le matin, comme on f'sait quand j'étais dans ton département. J'te raconterai tout t'verras.

 

Reparti dans ses grands monologues excités, Leo se dirige vers la cuisine pour récupérer la carafe de jus de citrouille et s'en resservir un verre, qu'il vient faire tinter dans celui de son père avec fracas. Littéralement. C'est-à-dire qu'il a pas fait preuve de la plus grande des délicatesse.

 

- Merde. Scuze. Attends j'vais nettoyer. Leo brandit sa baguette.

Une partie du jus étalé au sol s'efface, mais le verre demeure, et Leo se précipite pour récupérer de quoi épousseter tout ce joyeux bordel.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bibliothèque de Poudlard, Dimanche 03 Septembre 2124

Le visage éclairé, Horace passe les mains sur son propre col en réflexe miroir du geste produit par Bartholomew. Involontairement, il fait claquer ses talons puis ses mains alors qu'est sorti le gramophone, et il ne fait aucun doute que l'homme tout entier se prépare au spectacle. Le groupe d'élèves présents aussi, par ailleurs, puisqu'aucun ne s'est rapatrié dans la section d'études pour fuir l'inévitable, s'amusant plutôt de voir la paire de sorciers se placer au cœur de la bibliothèque. Le mobilier gênant est écarté de quelques coups de baguette magique, organisant une place sommaire suffisamment spacieuse pour organiser, déjà, une première répétition.

 

Le nœud papillon est brièvement remonté, les bras agités d'un mouvement que l'on pourrait presque qualifier d'échauffement, de même que les jambes qui murmurent déjà la promesse d'une chorégraphie peut-être déjà envisagée. Et un, deux, trois, et quatre. Le haut-parleur du gramophone beugle déjà les premières notes de cuivres prometteurs, laissant leurs deux silhouettes immobiles. Leurs regards se croisent, complice de toujours, avant que brusquement les corps ne se mettent en mouvement, en balancier. Une poignée d'élèves restent les regarder, hilare. D'autres sont victime d'un mouvement générale, et, poussés les uns par les autres, quelques timides se placent derrière Horace et Bartholomew pour tenter de les imiter.

 

Les hanches agitées provoques des rires, mais Horace se laisse simplement porter par la partition d'une musique qu'il aime tendrement, agripe soudainement les mains d'un Bartholomew au moins aussi sérieux que lui, pour les faire partir en diagonale à travers la pièce.

 

L'instant semble avoir glissé du fun au solennel en quelques instants seulement, mais bien sûr, bien sûr ils ne sont pas au point, et bien sûr les jambes se plantent brutalement de direction, et bien sûr Horace se marre mais ne se démonte en rien. Reparti de lui-même sur la musique, il se met à attraper des élèves au hasard pour leur montrer précisément les pas qu'il cherche à leur apprendre, tandis que de l'autre côté Bartholomew en fait de même. Chantonnant dans une barbe imaginaire, chacun des hommes semble globalement très pris par la situation, comme s'il s'était agit finalement d'un évènement des plus sérieux de leur existence, et de l'existence de chacun de ces étudiants. Étudiants qui se prennent par ailleurs tous au jeu, dans de grands éclats de rire.

 

- Bien sûr le jour J vous devrez tous porter un costume au moins aussi cool que le mien, Horace annonce, parfaitement sérieux, près de cinq minutes plus tard. Pas vrai Bart ? J'ai le look, coco, clin d'œil.

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Quatrième étage de Sainte Mangouste, Dimanche 13 Août 2124

Le pas tranquille, Leslie s'avance dans le dédale de rues larges, particulièrement bondées. L'été a rameuté son lot de touristes sur la capitale, malgré des nuages gris qui continuent de s'amonceler au-dessus de leur tête. La sorcière ne prête guère attention à quiconque, les mains enfoncées dans les larges poches de sa veste. Son regard est ailleurs, de même que ses pensées. C'est ce jour de la semaine. Sa silhouette frêle ne tarde pas à bifurquer sur le boulevard recherché, puis à s'engouffrer dans un magasin d'apparence désaffecté, non sans avoir échangé avec l'un des mannequins plantés derrière sa vitrine sale. L'ambiance change alors du tout au tout. Sorciers et sorcières s'entassent dans un hall large bercé d'une lumière magique blanchâtre. Plusieurs sont vêtus de blouses vertes annonçant un poste privilégié au sein de l'hôpital.

 

Dirigée vers l'accueil avec la force de l'habitude, Leslie s'annonce de nouveau, comme visiteuse de la chambre 312, au quatrième étage.

 

- Quinten Harrison.

 

On ne la fait guère patienter plus de quelques minutes avant de lui accorder le droit de grimper vers sa destination, et elle ne marque aucune pause devant la porte affublée du numéro 312. C'est à peine si elle toque avant d'ouvrir la chambre, et de s'y engouffrer.

 

- Papa ? Papa, c'est Leslie.

 

Son père est posté à la fenêtre, perdu dans la contemplation du paysage. Il se tourne distraitement vers elle, avant d'en revenir au paysage morne qu'offre la cour intérieure.

 

- J'ai déjà été examiné, sortez.

- Je ne viens pas t'examiner papa. Tu as mangé ?

 

Elle approche, lui plante un baiser sur la joue, dépose son manteau sur le dossier de la chaise atrocement blanche. Les murs sont couverts de photos diverses, de posters de groupes sorciers, de publicités pour des guitares que l'homme a lui-même designé.

 

- Leslie ?

- Oui, c'est moi. C'est ce jour de jour là. Un jour heureux, donc. Leslie a un sourire doux qui lui fend les deux joues, alors qu'elle s'installe sur la même chaise où elle a déposé son manteau. Tu vas bien papa ?

- Je suis en retard au travail. Où est ma poudre de cheminette ?

- Tu ne travailles pas aujourd'hui, papa, tu te souviens ? On est dimanche. Est-ce tu veux qu'on aille faire un tour dehors ?

- Non, non il pleut, tu vois bien.

- Ah.

- Où est ton père ?

- Il est parti faire des courses. Il reviendra bientôt. J'ai apporté un jeu, elle déclare en sortant ses cartes mouvantes.

- Le Bungle ?

- Oui, on se fait une partie ?

- En attendant Abraham alors. Vous êtes gentille.

 

Leslie a un sourire crispé avant de commencer à étaler les cartes sur la table. 

 

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall de Poudlard, Samedi 02 Septembre 2124

Ses yeux levés vers le ciel, Anya pousse comme un sifflement agacé. Le gars est pas qu'à moitié con. Elle ne daigna pas répondre à ladite question, parce qu'elle estimait que sa réponse avait été parfaitement claire la première fois. À la référence du conflit, elle se figea brusquement, et elle planta son regard dans celui de son camarade avec une ardeur renouvelée. Voilà pourquoi elle ne s'était pas portée volontaire.

 

- Они ничего не говорят. Никто в этом не заинтересован. Они знают, что пишут в газетах, и все. Ils ne disent rien. Personne ne s'y intéresse. Ils savent ce qui est écrit dans les journaux, et voilà.

 

On les avait regardé de travers les premiers jours, tous autant qu'ils étaient. Les expatriés russes. Les victimes de la guerre. Une guerre qui n'avait de réalité que des phrases romanisées dans des coupures de presse. Ici, le conflit n'avait pas le moindre impact. Ici, il n'avait pas de sens. Ici, on leur prêtait des œillades appuyés, de pitié, de curiosité, mais on ne comprenait pas ce que c'était vraiment, que de grandir dans un pays nuancé par la terreur et la mort. C'était aussi bien. Anya louait cette atmosphère légère dans laquelle tous étaient baignés. Ne désirait en aucun cas redresser le tableau morbide d'un passé auquel elle tâchait de ne jamais penser.

 

On va de l'avant, où on ne va nulle part, Nikita.

 

- Есть комендантский час. Выезды разрешены по выходным, под наблюдением учителей и при условии, что вы подписали разрешение от своей семьи. Il y a un couvre-feu. Les sorties sont autorisées le weekend, sous la surveillance des professeurs, et à condition d'avoir une autorisation signée de ta famille. Quelque soit ce qui remplaçait ladite famille. Если вы хотите бросить вызов правилам, это ваша проблема. Si tu veux braver le règlement, c'est ton problème.

 

Elle se garde de lui parler des rondes. Il est possible bien sûr, de passer outre le couvre-feu. Beaucoup d'étudiants connaissent des façons de détourner le règlement en leur faveur. C'est un internat, et il est impensable d'imaginer qu'une poignée de professeurs puissent imposer la surveillance de plus de trois-cent adolescents plein de rébellion, dont l'imagination semble n'avoir aucune limite. Quant à partager de telles astuces avec un camarade qui se montre plus rude qu'une pierre, et qui ne fait que lui rappeler sa supériorité par son simple regard sur elle ? Certainement pas.

 

- Многие картины предают. Некоторые призраки тоже. И есть полтергейст. Beaucoup de tableaux trahissent. Certains fantômes aussi. Et il y a un esprit frappeur, elle prévient tout de même. Если вы хотите отправиться в ночные поездки, лучше не будьте последним идиотом. Si tu veux faire des virées nocturnes, t'as intérêt de pas être le dernier des crétins.

 

Anya n'avait elle-même pas tenté l'expérience. N'en avait guère trouvé l'intérêt. Ceux qui sortaient en dehors du couvre-feu le faisaient pour le plaisir de braver l'interdit, et n'avaient pas beaucoup d'endroits où se rendre autre que de longs couloirs de pierre, ou peut-être le parc pour s'en griller une sous la lueur de la lune. Pour passer les insomnies, elle s'ouvrait un manuel, ou se plongeait dans le travail. Une activité autrement plus productive qu'une balade en extérieur qui risquait plus certainement de lui attirer des ennuis que de lui faire passer la sensation opressante qui venait parfois lui serrer la poitrine.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

L'entrainement est d'une intensité remarquable, les balais voltigeant à vive allure au milieu d'un terrain parfaitement entretenu. D'abord séparé par postes, remplaçants compris, l'équipe n'a pas tardé à s'affronter dans un match improvisé, sous l'œil acéré de leur entraineur. Les coups de sifflets retentissent à intervalle régulière, autant que les insultes ou les éclats de rire. Aucune clameur comme on peut les entendre pendant les matchs officiels cependant. Le centre n'est pas ouvert au public. Aussi lorsqu'une silhouette frêle s'aventure aux abords de la pelouse, il n'est pas facile de ne pas la remarquer. La batte frappe avec brutalité, déviant le cognard pour l'envoyer filer dans la direction de Jackson. Le type marque une esquive à la dernière seconde avant de lui présenter un doigt, auquel Elliot répond avec la même insolence.

 

- Blackburn, tu sors.

- Mais coach...

- J'avais dit dernier avertissement. Tu sors.

 

Un juron entre les dents, Elliot affaisse son balai, un OCQ 400, identique à ceux du reste de l'équipe, et se laisse brutalement atterrir sur la pelouse. Le pas rageur, il porte son attention sur la jeune femme, qu'il ne tarde bien sûr pas à reconnaitre. Bien sûr qu'il est au courant du dernier contrat qu'il a lui-même signé sous le regard appuyé d'Oakwood et du directeur du club lui même. Owen Carter est un nom qu'il connait depuis qu'il est môme. C'est d'abord un poster affiché dans sa chambre alors qu'il bave devant les vitrines du Chemin de Traverse, à la découverte d'un sport qui vient seulement de se révéler à lui. C'est aussi Freya Carter, ses tâches de rousseur, et sa tignasse de feu, planqué derrière un comptoir qui leur arrive aux épaules à tous les deux. Pas vu depuis Poudlard, Freya Carter. Alors ça lui fait bizarre un peu, de la voir planté là sur le côté du terrain.

 

- Yo.

 

Il s'est approché sans trop y penser, le visage en sueur et le maillot qui lui colle à la peau. Elle a changé, et pas tant en même temps. De ce qu'il en sait, c'est plutôt elle qui tient la boutique, dernièrement. Alors sans doute qu'il devrait pas être tant surpris de la voir là. Est-ce que c'est elle qui gère le partenariat ? Sa main serrée autour du manche de son balai, il lui adresse un sourire avant de s'accouder à la barrière.

 

- Ça fait un bail. Comment tu vas ? T'viens constater la qualité de c'que tu vends, ou la qualité des sorciers qui montent dessus ?