Harry Potter RPG
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Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Aux abords du lac, Samedi 23 Septembre 2124

Meilleure idée ever. On lui retirera pas ça. Sam se tapoterait bien l'épaule si elle était pas si concentrée pour pas s'planter dans l'eau glaciale. C'est-à-dire qu'elle a naturellement l'esprit de compétition, et qu'il est hors de question de se rétamer la première au sport qu'elle vient d'inventer. S'agit juste de tenir jusqu'à ce qu'Ambrose... SPLASH. La tête se tourne brusquement vers l'origine du bruit, et Sam éclate de rire en voyant la gueule d'Ambrose apparaitre à la surface du lac. Pas l'temps de célébrer cela dit, parce que détourner la tête lui aura été fatal. Elle capte qu'au dernier moment la roche qui pointe hors de l'eau, et dans une tentative de l'esquiver provoque un virage si serré que ça la fait plonger directement dans le grand bassin. Elle bat furieusement des jambes pour remonter, la main agrippée sur le manche de son balai qu'elle a miraculeusement pas perdu dans le procédé.

- PUTAIN C'EST GELÉ ! 

Le juron lui échappe presque par instinct alors que la flotte lui plante des couteaux dans tout le corps. La respiration à moitié coupée, Sam donne tout pour rejoindre la berge au plus vite, et elle se secoue brutalement comme l'aurait fait un chien. Le balai est balancé sur le côté tandis que des deux mains elle s'essore ici et là, la gueule rougie par le froid, et les yeux animés d'une lueur joyeuse. L'adrénaline lui court encore dans les jambes, et malgré le ridicule de la situation, elle explose de rire en croisant le regard d'Ambrose. Con mais fun. Ça représente à peu près tout ce qu'ils font depuis qu'ils sont assez hauts pour monter sur des balais. Sam s'étrangle pourtant alors qu'elle commence à réaliser qu'il manque un truc capital dans ses poches. Sa putain de baguette magique. Les pupilles écarquillées, elle tâtonne l'ensemble de ses vêtements sans grande logique tout en s'agaçant :

- Merde, merde Ambrose, j'ai plus ma baguette ? Elle retourne carrément les poches de son jogging, puis de sa veste, avant de l'enlever complètement parce qu'elle est méga lourde à cause de toute l'eau dont elle s'est imprégnée. Elle a du tomber dans l'fond du lac ! Putain merde, t'peux pas lancer un accio ou quoi ? Merde, merde, merde.

C'est-à- dire que c'est pas la première fois que ça arrive. Sam a la fâcheuse tendance à perdre sa baguette. Souvent à des instants critiques d'ailleurs. L'a fallu aller en racheter une deux fois depuis sa première année. Alec a fait la gueule. Alec va faire la gueule si ça doit s'reproduire d'ailleurs. Alors Sam panique un peu.

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Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Les épaules se tendent, le corps s'affaisse, les oreilles se rabattraient vers l'arrière s'il avait été un chat, probablement. Leo a les lèvres verrouillées, et le cœur qui s'affole un peu car Summer lui avait fait promettre de ne rien dire à Papa. Le secret éventé dans l'air a rebondi sur tous les murs, s'est divisé en myriades de questions qui semblent lui revenir en plein visage. Retourné brutalement armé, d'un pot de crème conséquent et d'une salière fêlée, Leo prend l'initiative d'ignorer l'intégralité des questions en question. La surdité ça peut arriver à n'importe âge pas vrai ? Quand il avait travaillé chez Iron Feasts, y avait un type encore plus jeune que lui qu'entend jamais rien d'son oreille gauche. Carrément.

 

- En vrai t'as même pas b'soin d'me dire. J'connais par cœur. T'sais j'en fait d'la cuisine à la maison. j'coupe les oignons comme personne elle dit M'dame Gillespies. Ou que personne coupait les oignons comme lui peut-être bien ? Il sait plus. C'est pas bien important. C'qu'est important par exemple c'est qu'il a appris qu'ça sert à rien d'dire eh mince à chaque fois qu'on attrape un oignon, qu'ça empêche pas du tout d'pleurer comme elle avait pu lui raconter Summer. Bon elle dit aussi que j'sais mieux les faire partir que rev'nir, mais tu sais M'dame Gillespies elle est difficile avec la nourriture. Même que c'est pour ça qu'c'est plus elle qui m'fait la cuisine que l'inverse, parce que bon, apparemment j'fais mieux l'commis qu'le chef. T'sais c'que c'est un commis ?

 

Faut voir la gueule que tire Papa. C'est le genre pas impressionné, voyez. Quand Papa il est pas impressionné, ça veut globalement dire qu'il faut un peu la fermer. Alors Leo referme sa bouche et la rouvre, et la referme, l'oignon à demi pelé entre les doigts.

 

- Mh.

 

Ok bon.

 

- Nan mais c'est pas son copain copain. Merde il sait pas mentir. Summer sait qu'il sait pas mentir. Papa sait qu'il sait pas mentir. Papa sait qu'Summer sait qu'il sait pas mentir. Papa expliquera bien à Summer que c'est pas sa faute comme il a fait si souvent pas vrai ? Summer allait l'tuer nan ? Fin c'est quelqu'un comme ça. Comme une copine, sauf que c'est un mec donc bah c'est un copain en fait t'vois. Il a chaud. Ses doigts passent dans le col de sa chemise, et il continue de peler soigneusement son oignon. T'sais quoi p't-être bien qu'elle t'en a pas parlé à cause d'la tête que tu fais là. Alors que vraiment c'est juste un gars comme ça quoi. Il est super sympa j'te jure.

Enfin probablement, Leo il en sait rien. Il a l'air en tous cas.

 

- J'l'ai vu qu'une ou deux fois hein. Summer elle en a des tas des copains alors j'les connais pas tous. Mais Victor il est toujours d'accord pour faire des parties d'cartes tu vois. Pis son père il était dans l'armée, lui aussi il est dans l'armée en fait, et il raconte plein d'histoires vraiment cool. Leo s'emmêle les pinceaux, et les oignons aussi - il vient de jeter les tubercules au lieu des peaux, et fouille désespérement la poubelle pour les récupérer. Fin s'tu pouvais éviter d'dire à Summer que j'ai parlé de Victor ce serait sympa quand même, parce qu'elle avait pas tellement envie qu'tu... Redressé, l'oignon en main, il désigne vaguement son père avec. T'vois quoi. S'te plait ?

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Buzz killer. Fatalement que c'est Freya qui remet le travail sur le tapis, ça risquait pas d'être lui. Sa journée est terminée. Elliot s'est calmé. Installé de nouveau au comptoir, il peut pas s'empêcher d'avoir un sourire fier sous les compliments de la sorcière. C'est pas la même que d'entendre des gens hurler son nom ou lui d'mander de l'épouser à la sortie d'un match. Elle le connait. Sait d'où il vient. Ça vaut quelque chose comme opinion, plus qu'il pourrait probablement l'exprimer. Alors fidèle à lui-même, il hausse les épaules.

 

- C'est sûr qu'on va faire du bon taff. Surtout maintenant qu'OCQ a deux égéries pour l'prix d'une.

 

Le rappel au gage est appuyé d'un clin d'œil, et d'une gueule pleinement satisfaite de sa connerie. Il est franchement refait d'avoir gagné rien que pour ça. Même si pour être parfaitement honnête, il aurait pas dit non à visiter les ateliers du magasin. Cela dit il a surtout échappé au fait d'y taffer pendant des heures, et il est pratiquement sûr que Freya lui offrira un petit tour du propriétaire dès qu'il y foutra un pied.

 

- Merci pour l'café, il ajoute en repoussant le verre vide en direction du barman. Quand tu veux pour la r'vanche hein.

 

D'un coup de menton il a désigné la cible, qu'a arrêté de chanter et de clignoter pour reprendre sa posture initiale. Elliot a une dernière fléchette dans sa main, avec laquelle il joue comme il le faisait à l'époque de Poudlard. Les stylos à plumes avaient tendance à ne jamais rester figés bien longtemps sur sa table, quand il n'était pas occupé à y graver des trucs avec ce qui lui tombait entre les doigts. Sans prévenir il la plante sur le comptoir dans un bruit sec. Elle se met à gesticuler d'elle-même pour se dégager, filant directement vers l'arrière du bar avec un air courroucé. Autant qu'une fléchette puisse avoir l'air courroucé quoi.

 

- On s'revoit quand ? Il demande, en écho à la question posé près d'une heure plus tôt, si c'est pas plus. J'déboule quand j'veux d'vant ton comptoir ou faut prendre un ticket ?

 

L'espace d'une demie seconde il a de nouveau cette image de Freya Carter en mini-jupe. Putain faut vraiment qu'il cause avec Colt. Peut-être bien qu'il devrait appeler les gars pour s'retrouver comme au bon vieux temps. Elliot a de plus en plus de mal à faire matcher son planning de joueur pro avec le reste. Alan lui a fait la réflexion plusieurs fois qu'ils le voyaient plus. Il sait même pas quand Tray va avoir son môme. Ça craint nan ? Il sait pas. Il a que cette image de Freya en mini-jupe dans la tête. L'regard planté sur le visage de la sorcière, il se demande vaguement ce qui aurait été s'il avait pas emballé Vicky au bal de noël. S'il avait attendu assez longtemps pour être celui avec lequel Freya perdait sa virginité. Sans doute qu'il aurait merdé d'une autre façon, c'est ça la vérité.

- T'as un mec Carter ? Il demande subitement, au milieu de rien. Avec une nonchalance extrême.

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Infirmerie de Poudlard, Dimanche 10 Septembre 2124

Aldebert plisse légèrement les paupières. Une fraction de seconde, il laisse flotter le silence entre eux, comme s’il pesait la portée réelle du mot crampes maintenant qu’il n'est plus seulement dans sa bouche mais dans celle d’Adaline. Ce simple écho suffit à en faire une réalité plus tangible qu’il ne l’aurait voulu. Il expire doucement, avant d’acquiescer.


- Des crampes, oui, il concède finalement, le ton plus calme. Rien de bien inquiétant.
 

La nuance est subtile, mais présente : il aurait pu dire des crampes, rien du tout. Au lieu de ça, il choisit une phrase qui atténue sans totalement balayer la possibilité d’un problème. Une petite concession face à la ténacité d’Adaline, peut-être.

- Il n'y a pas mille et une manières de regarder les étoiles, comme tu peux l'imaginer, il affirme avec une pointe de sarcasme, mêlé d'amusement.

Lorsqu’elle lui explique vouloir tester quelques mouvements, Aldebert se redresse sans protester. Il ne se débat pas, ne joue pas l’irréductible. Adaline est bien trop douce et posée pour qu’il ait besoin de faire preuve d’une résistance exagérée. Mais il n’en affiche pas moins une légère réserve, qui transparaît dans son léger hochement de tête, dans ce temps qu’il met à se lever comme s’il hésitait encore à se prêter à l’exercice. Il se met finalement en position.
 

- Très bien, très bien, allons-y, lance-t-il, comme s’il acceptait une fatalité.
 

Il tend les bras à l’horizontale, paumes vers le sol, et garde la position, attentif à ses propres sensations. C’est un geste anodin. Si anodin qu’il ne devrait même pas y prêter attention. Pourtant, il sent son corps différemment, comme si le simple fait d’être examiné faisait apparaître des tensions qu’il ignorait d’ordinaire. Lorsque vient le moment d’ouvrir et fermer les mains, il s’exécute avec application. Un, deux, trois mouvements. Tout est normal… ou presque. Une résistance infime, une rigidité dans le bout des doigts qu’il n’avait pas pris le temps d’analyser auparavant. Il n’a pas mal, non, mais il sent que ce n’est pas aussi fluide qu’il l’aurait voulu. Il serre un peu plus la mâchoire, détourne les yeux une seconde, le temps de faire comme si de rien n’était.


Puis vient l’exercice des paumes contre celles d’Adaline. Un simple test de résistance. Rien de bien sorcier. Rien qui ne devrait lui poser le moindre problème. Et pourtant, lorsqu’il appuie, il sent une légère dissymétrie. À peine perceptible, mais bien là. Une force inégale entre ses deux mains. Un infime tremblement sur la gauche, presque invisible à l’œil nu. Mais il sait. Il sait qu’Adaline l’a senti. Il n’a pas besoin de la regarder pour le comprendre. Un silence s’installe. Il ne commente pas immédiatement. Peut-être parce qu’il ne sait pas encore comment formuler ça sans donner plus d’importance à la chose qu’elle n’en mérite. Puis, dans un soupir mesuré, il se racle la gorge et desserre enfin ses paumes.
 

- Bon, je suppose que tu vas vouloir m’assommer de questions à présent, n’est-ce pas ?


Le ton est léger, mais pas railleur. Une simple tentative de détourner l’attention. Il recule d’un pas, tente de faire bonne figure, mais son regard est déjà plus sérieux qu’il ne voudrait le laisser paraître. Parce que ce n’est pas qu’une formalité, au fond. Parce que cette histoire de crampes commence à l’agacer autant qu’à l’inquiéter. Et parce qu’une partie de lui, tout au fond, a déjà compris que ça ne va pas s’arrêter là.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Fatalement que son regard est équivoque alors qu'elle invoque déjà ses propres conditions au gage qu'il a imposé.

 

- Holà pas si vite Carter, t'crois tu vas t'en sortir comme ça ? C'est moi qu'ai gagné c'est moi qui fait les règles.

 

Même qu'il a aucun doute que l'inverse aurait été absolument vrai. Jamais de la vie elle l'aurait laissé gérer l'planning comme bon lui semble au milieu de son atelier. Il se demandait si elle le gérait comme elle gérait absolument tout du temps de Poudlard. Force est de croire que oui, parce qu'il imagine franchement très mal la sorcière oublier ses méthodes et laisser un bordel monstre sur ses plans de travail. Arrête de pousser mes ingrédients Elliot, ça c'est ton côté, et ça c'est mon côté. Tu vas souiller la sève de bubobulbe avec tes yeux de tritons là ! Il aurait souillé vachement plus, si elle l'avait laissé faire. Bref. Il lève les yeux au ciel parce qu'évidemment qu'elle va pas le laisser débouler à n'importe quel moment - et évidemment qu'elle a raison, mais franchement qu'est-ce qu'il aimerait pouvoir prétendre parfois qu'il peut faire ce genre de truc sans s'inquiéter de provoquer une émeute.

 

- J'ouvre plus mes courriers mais p't-être j'ferai une exception pour toi, il convient en grattant le comptoir distraitement, ses doigts tardant pas à le frapper sur le rythme de la musique qui continue de les tenir dans une ambiance un peu rock. C'est mes admirateurs ils sont tarés, il se justifie. J'jure un jour j'ouvre des lettres j'me prends des trucs en pleine gueule. Des sécrétions abominables qu'ont toute sorte d'effets, des philtres d'amour à impulsion spontané, des paillettes qui lui colle à la peau pendant des mois, nan il en a eu trop pour continuer de s'infliger le bordel. Sans doute qu'Owen Carter avait eu le même problème.

Sûr que le oui et non lui fait hausser un sourcil, et il plante deux yeux très peu impressionnés sur Freya. C'est-à-dire que dans le genre botter en touche elle fait fort. Y a quoi, elle a honte du type ? Il existe pas ? C'est un plan cul ? Il a un sourire amusé sur le coin des lèvres en s'imaginant que c'est peut-être bien ça le problème. Le sourire s'évanouit quand il en revient à se faire l'image de ce con de Colt entre les jambes de Carter, et il se décide à pas insister. En vrai, surtout parce qu'elle a l'air de bien fuir la conversation. C'est peut-être un mec direct, mais c'est pas un forceur.

- Mh, attends.

Sa main s'est accroché au poignet de Freya avant qu'elle puisse bouger complètement, et il sort de sa poche un papier - enfin c'est plus un emballage de confiserie, qu'il métamorphose du bout de sa baguette. Il chope un stylo qui traine sur le comptoir avant d'écrire un nom en quelques gestes - Nikola Brutcell -, et de replier le bordel pour le faire glisser vers la sorcière.

 

- Pour m'écrire. C'est un pseudo, tu l'garde pour toi hein ?

C'est Oakwood qu'avait suggéré l'idée, quand Elliot en avait eu marre de devoir passer par un type pour trier son propre courrier. C'est le nom qu'il utilisait pour échanger avec sa famille - le peu de fois où ils s'écrivaient -, et ses potes les plus proches. Occasionnellement, dans son cercle professionnel. Il adresse un dernier sourire à Freya avant de la laisser s'enfuir :

- Et au plaisir Carter.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mardi 01 Août 2124

L'mec a le mérite d'avoir des couilles. Elliot doute fort que Ryder défonce qui que ce soit de l'équipe en 1V1 cela dit. À part Hornettes peut-être bien. Franchement le type tu lui enlèves la batte il sait plus rien faire c'est ridicule. L'reste ? Sont tous plus grands et plus baraqués que ce gars là, en plus de pas être les derniers à chercher à s'foutre sur la gueule à la sortie des bars. Au grand damn de Oakwood. La surprise s'affiche clairement sur le visage d'Elliot en voyant les traits du poursuiveur se modifier devant lui, et il a un mouvement de recul. Les sourcils en l'air, les lèvres un peu redressées dans un sourire en coin un peu incrédule, il a l'air d'un type auquel on viendrait d'offrir un cadeau de noël en avance.

 

- T'es méta ?

 

Elliot a jamais croisé de méta. Genre il sait c'est quoi. Mais il en a jamais croisé. C'est stylé un peu. Bon clairement l'mec a pas intérêt de prendre sa gueule à lui pour faire n'importe quoi, mais dans l'idée ça reste un pouvoir vachement stylé. Pour faire tourner en bourrique le reste de l'équipe y a pas mieux. Tant que ça s'retourne pas contre lui.

 

- T'as pas d'frère et sœur Ryder ? La famille c'est encore ce dont on s'venge le mieux.

Les yeux sont cerclé d'un éclat d'insolence, et il rajuste la sangle de son sac sur son épaule avant de balancer l'plan.

 

- T'peux l'apparence de n'importe quelle meuf ? Le menton est relevé, et de son autre main il a récupéré le vieux téléphone moldu qu'il se trimballe pour contacter des potes qui font absolument pas partie du monde sorcier. Nan parce que si tu peux emprunter la gueule de cette meuf là c'est gold ok. Malika apparait sur l'écran pixellisé, présenté devant la gueule de Ryder. Mate bien cette nana. Elliot était l'genre à prendre un paquet de photos pendant ses soirées, et c'est peut-être la première fois que ça allait servir à autre chose que rester pourrir dans la pellicule blindée du bordel. C'est Malika. Elle est du centre, t'l'as p't-être déjà croisé. C'est la meuf de la cantine ok ? Terrence veut s'la faire d'puis l'départ, sauf qu'elle veut jamais. T'veux lui foutre à l'envers ? Tu lui fais croire qu'elle lui fait d'l'œil. Des signes au milieu d'un couloir, des sourires à la con entre deux portes, ce genre de délire. Elliot les lui joue. Les signes. Les sourires. Une vraie meuf avec les traits du plus célèbre des batteurs des Catapultes. Gold un peu. Il va s'mettre tout seul dans la merde en allant retenter son coup parce qu'il sera chaud comme un lapin. J'serai là pour prendre une belle photo d'sa gueule quand il va capter qu'elle lui refout le rateau d'sa vie. Là, j'estimerai qu'on est quitte. Faut comprendre, c'est un frère pour moi tu vois. Il est pleinement satisfait du délire. Fait claquer le téléphone pour le refermer avant de le refoutre dans sa poche, un sourcil arqué. Deal ?

Démoniaque sa gueule ? Peut-être bien. C'est juste qu'il prend son pied d'se dire qu'il a même pas besoin de fort réfléchir pour renvoyer la balle dans l'camp de Terrence, pour une fois. La solution lui est tombé dessus sous la forme de Spike Ryder, et il a comme la furieuse envie de s'le foutre dans la poche pour pouvoir profiter de ce qu'il vient de découvrir à la moindre putain d'occasion. 

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Son rire est étouffée derrière une manche bouffante alors qu'il complète d'une voix hilare : Pundibilum ! Y avait même des chansons à son propos, que l'on pouvait entendre en ouvrant certaines chocogrenouilles collectors lorsque l'on était particulièrement chanceux. Basil se pince la lèvre avant d'hocher la tête, dans un sens puis dans l'autre. Nan j'l'ai pas, j'la veux bien. J'pourrais te l'échanger contre celle de Haka si tu veux. Il n'en avait qu'une, mais il savait qu'il en aurait d'autres. Alors bon. Ses yeux suivirent le concierge du regard jusque sa disparition, et il les ouvrit comme deux soucoupes en entendant Charlie lui confesser qu'elle le connaissait depuis toujours. Vraiment ? Est-ce qu'elle avait vécu à Poudlard toute sa vie ? Non, c'était stupide. Il avait du mal, parfois, à s'imaginer que le personnel de l'école pouvait avoir une vie en dehors du château.

- Tu rigoles ? J'crois pas hein. 

 

Basil avait entendu parler du bal de noël. En fait, c'était le sujet numéro un de pas mal d'élèves depuis que l'information avait fuitée, quelques jours plus tôt, d'un groupe de serdaigles qui sortaient de la bibliothèque. Rien qu'à l'idée de danser devant tout le monde, il avait rougit jusque la pointe des oreilles, et préférait ne même pas répondre à l'enthousiasme que montrait sa camarade pour un tel évènement. Il ne pouvait rien imaginer de plus humiliant que de se mettre à faire une telle chose volontairement. On se moquait suffisamment de lui comme ça pour qu'il n'en rajoute pas une couche. Il enviait Monsieur Beckett et Monsieur Milbourne de pouvoir prendre de telles initiatives sans craindre qu'on les bouscule ensuite dans les couloirs. Simplement parce que c'était deux adultes.

 

- C'est pas parce que des gens dansent ensemble qu'ils sortent. Faut faire d'autres choses tu sais.

 

Il n'avait certes pas une grande connaissance du sujet, mais il avait vu comme Sasha Shevchen avait bécoté Alison Carter à la sortie d'un cours. Charlie savait-elle que sa sœur sortait avec l'un des expatriés de la guerre ? Basil n'eut pas le temps de lui poser la question, car brusquement la sorcière tire son parchemin sous sa plume, et il est a un geste de recul. L'encrier se renverse sous leurs deux regards catastrophés, mais elle a un réflexe si rapide qu'il en devient particulièrement impressionnant. La table, elle, n'est guère impressionnée, nuancée d'un violet sombre en une longue tâche immense qui rivalise aisément avec celle qui macule son propre parchemin. Basil se pince les lèvres, ne peut pas s'empêcher d'échapper un genre de rire étouffé en regardant le désastre. 

Il guette à droite et à gauche avant de saisir sa propre baguette, et de la pointer vers le mobilier, décidé à aider sa camarade.

-

Basil parvient à bout de l'énorme tâche d'encre, non sans fierté. Il adresse un large sourire à Charlie avant de redresser à la main son encrier.

!

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Le cachot devant l'entrée de la salle commune des Serpentards, Mardi 10 Octobre 2124

Lorsqu'elle avait appris la vérité, Anya s'était sentie absurdement trahie. Elle ne s'était guère rapproché de Sasha, mais une certaine confiance s'était insallée dans leur réunion quotidienne autour de l'Unificateur. Anya savait que d'autres dans l'école lisait ce journal. Tous expatriés de Koldostoretv, comme elle. Il était évident que l'on ne quittait pas le pays sans tâcher d'y garder une attache quelconque. Mais elle n'avait jamais eu le sentiment qu'ils puissent y voir autre chose qu'un simple journal, comme son camarade Gryffondor. Il semblait aussi essentiel pour Sasha de lire les articles de l'Unificateur que de respirer. Cela trouvait un écho en elle.

 

Alors.

 

Lorsque la rumeur l'avait gagné, chuchotée par plusieurs filles de la salle commune à quelques mètres à peine, elle n'y avait d'abord pas cru. Ça ne pouvait simplement pas être. L'école n'avait jamais annoncé recevoir d'autres élèves que les survivants de Koldostoretv. Il n'avait jamais été question d'ukrainiens. La rumeur cependant, s'était avéré être un fait. Pur et simple, confirmé par le principal concerné à de nombreuses occasions, tant et si bien que les amies d'Alison Carter n'en référait plus comme du russe de Gryffondor ou du petit-ami d'Alison, mais comme de l'ukrainien. Anya n'en avait guère parlé à Sasha, qui continuait avec elle à converser en russe, et à feuilleter les pages de l'Unificateur. Chaque. Jour.

 

Elle s'était rappelé alors que certains ukrainiens parlaient le russe, chez eux, car beaucoup de traîtres à leur patrie étaient partis y vivre. Elle avait noté, méticuleusement, chaque inflexion, chaque mauvaise prononciation, chaque expression, et elle s'était questionné sur la raison qui poussait cet ukrainien à lire son journal chaque matin. À converser avec elle dans un russe imparfait, à continuer de lui faire croire qu'il était de son côté, alors qu'il avait vraisemblablement combattu dans les rangs du VAL, pour l'AMI. Plusieurs fois elle avait dardé sur lui des yeux noirs comme du charbon, et es mèches s'étaient assombries avec une brutalité qu'elle n'avait guère maîtrisé.

 

Sasha avait continué de mentir. Et elle n'avait rien dit.

L'ennemi, Nikita on l'observe d'abord. C'est ce que son père lui avait enseigné, et elle se demandait si ce n'était pas ce que le père de Sasha ne lui avait pas enseigné aussi.

 Elle avait appris plusieurs choses de ses observations. Sasha Shevchen prêtait toujours attention à plusieurs choses lorsqu'il entrait dans une pièce. Il mesurait d'un regard la distance qui le séparait de la prochaine sortie. Il cherchait ensuite les personnes dans la pièce qui semblait les plus en mesure d'imposer une menace. Puis il se focalisait sur la tâche qu'il avait à faire, pleinement, et avec une détermination militaire. Jamais il ne se détendait complètement, les épaules tendues, les yeux qui fuyaient avec régularité vers les points cités plus hauts comme pour s'assurer que leur présence n'avaient pas changées. Sasha ne savait pas porter son uniforme, et il ne semblait pas s'en formaliser, qu'importe le nombre de fois que des personnes pouvaient le lui signaler à mesure de sa journée. Il passait tout le temps qu'il ne passait pas en classe dehors, loin du château et de la surveillance constante de son personnel. Elle avait aussi appris qu'il mangeait comme quatre, qu'il suivait Alison Carter comme un chien, et qu'il peinait à formuler ses sorts en anglais quand les professeurs l'y forçaient car il ne semblait pas du tout désireux de le perfectionner.

Anya n'imaginait pas apprendre davantage de l'ukrainien, et elle avait décidé qu'aujourd'hui serait un bon jour pour le confronter. Elle n'avait guère répondu à sa salutation, pas plus qu'à sa question deux faits qu'il semblait prendre pour acquis car il l'avait docilement suivi jusque la salle de classe dans laquelle ils se retrouvaient quotidiennement. La sorcière s'installa comme à son habitude, mais lorsque le Gryffondor fit de même, attendant vraisemblablement qu'elle tire le numéro de l'Unificateur de sa pochette, elle resta simplement à le regarder. Un silence étrange les traversa tous les deux alors que dans leurs yeux se dessinaient une conjoncture nouvelle, presque tangible, d'un froid diablement mortel. Ce n'est qu'au bout de précieuses longues secondes qu'Anya, les doigts refermées sur sa baguette à l'intérieur de sa poche, aboya :

- Ты лжец, Саша Шевчен. Tu es un menteur, Sasha Shevchen

Pour ponctuer sa réplique, elle cracha dans la direction de l'ukrainien, et ses mèches semblèrent s'assombrir au même titre que son regard prenait un éclat dangereux.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Highlands écossaises, Lundi 13 Novembre 2124

Toute l'équipe a les yeux braqués sur elle. Elliot sait pertinemment ce qu'il vient de déclencher, et on peut pas dire qu'il en soit peu fière. Voyez, c'est une pression qu'il connait et qu'il gère. La pression de devoir faire un truc qu'on a pas vraiment envie de faire, juste parce que tout un tas de gens vous y forcent involontairement, en vous faisant comprendre d'une manière ou d'une autre que de votre choix dépendent beaucoup trop de choses. Vraisemblablement, Elliot laissera personne partir avant d'avoir eu ce qu'il veut, et tout le monde l'a très bien compris. Y compris Freya. Le synthétiste marque un point purement parce qu'il encourage l'idée, et bientôt un clin d'œil vient répondre à la question faiblarde de la sorcière. Sûr que non, c'était pas dans le contrat, et elle le sait très bien. Ou alors dans un autre genre de contrat, imbibé d'alcool et gouverné par la dure loi des fléchettes.

Alors que l'équipe s'agite autour de Freya pour lui arranger sa tenue, replacer ses cheveux, la photographe cause au producteur avec un air un peu pincé.

- Y aura rien sera exploitable. C'est une perte de temps.
- C'est ton métier d'faire en sorte que ça en soit pas une.
- Mais regarde là, c'est...
- C'est ce que Blackburn veut. Bordel tu sais combien on touche pour ce shooting ? Discute pas et fais ton boulot, c'est tout c'qu'on te demande.

Elliot prête pas plus d'attention à eux que depuis le début de la journée, occupé à engloutir une poignée de fizbizwiz refilé par une technicienne quelques secondes plus tôt. Son regard est sur Freya alors qu'elle se fait manipuler comme lui tout à l'heure, et il peut pas s'empêcher de se marrer devant son air déconfit. Les bonbons lui pètent dans la bouche en série, et ça prend plusieurs secondes avant qu'on lui réclame de repasser se faire arranger à son tour. Puis, lancés sur leur balai respectif, ils se retrouvent à plusieurs mètres de hauteur tandis que se braquent sur eux des appareils énormes à prise de vue rapprochée. Elliot éclate de rire alors que Freya, une fois encore, se plaint, et il acquiesce immédiatement avec énergie en la regardant tirer la gueule dans son maillot des Catapultes. À son nom. Ça devrait honnêtement pas tant la dépayser, elle a déjà la chemise de nuit.

- Un pari est un pari, Carter, t'croyais quand même pas que j'allais te laisser t'en sortir comme ça ?
 

Il se redresse sur son balai, l’air de celui qui a fait ça toute sa vie – parce que c’est le cas. Il sait comment se placer, comment gérer la lumière, comment donner une impression de contrôle absolu, même quand il s’en branle profondément. Freya, par contre ? Rigide. Crispée comme une statue qu’on aurait vissée sur le manche d’un balai. Ouais, ça va pas du tout. Il ne lui laisse pas le temps d’y réfléchir. D’un coup de talon sur les étriers, il s’élance, plonge vers elle avec une trajectoire un peu trop audacieuse et dévie au dernier moment, passant juste sous son balai.


- Putain Carter, t’es tellement figée qu’on dirait que t’es sponsorisée par les Détraqueurs.
 

Un rire l’étrangle, et il sent qu’elle a failli réagir, mais qu’elle se retient encore. Trop tard. Il la traîne avec lui. D’un mouvement fluide, il se met à slalomer dans l’air, jouant avec les courants, testant la réactivité de l’OCQ 500 comme s’ils étaient en plein essai technique et pas en train de servir de mannequins pour une putain de pub. Il la voit hésiter, puis amorcer un virage plus serré, se laissant prendre au jeu sans même s’en rendre compte.


- Ah, ah ! Elle bouge ! Un miracle !
 

Elle lui fait un doigt d’honneur, mais elle bouge, et c’est tout ce qui compte. Autour d’eux, l'équipe suit, tentent de capturer le mouvement, mais ils n’ont plus aucun contrôle sur ce qu’ils font. Elliot s’en fout. Il veut juste qu’elle oublie où elle est, qu’elle se recentre sur ce qu’elle connaît, sur ce qu’ils font de mieux. Ça commence à marcher. Ils enchaînent quelques mouvements, accélèrent, et il sent que Freya est de moins en moins tendue, de plus en plus concentrée sur son vol. C’est là qu’il frappe. Il accélère juste un peu, prend une trajectoire absurde, puis revient brusquement vers elle, simulant un contact un peu trop proche. Elle esquive de justesse, et lui pousse un hurlement faussement paniqué. En bas, l'équipe s'agite. Un mouvement bref qui s'arrête dès qu'ils captent qu'il est juste mort de rire. Et qu'elle aussi. Enfin, bordel.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Le cachot devant l'entrée de la salle commune des Serpentards, Mardi 10 Octobre 2124

D'abord il prétend l'innocence, mais le regard qu'Anya braque sur lui semble lui faire comprendre que c'est loin d'être son idée la plus brillante. Elle se contente de l'observer avec une hargne brutale alors qu'il se justifie - mal -, quémande même, malgré les circonstances, à voir le dernier numéro. Le culot. Le silence les enveloppe tous les deux alors que les yeux noirs d'Anya ne quittent pas l'ukrainien, et elle se retient de cracher de nouveau. Une habitude hérité de son frère, que sa mère aurait déploré. Il la dégoûtait. De multiples façons. D'abord de représenter tout ce qu'elle haïssait en ce monde. Ensuite de l'avoir prise pour une imbécile, mentant ouvertement avant de carrément prétendre qu'elle n'avait pas saisi son stratagème idiot. Pire, il continuait de croire qu'il pouvait encore réclamer ses services.

 

Mais.

 

Dès qu'elle avait appris pour Shevchen, Anya avait pris soin de faire circuler l'information parmi ses anciens camarades. Le garçon ne pourrait plus tenter sa misérable initiative auprès de qui que ce soit de Koldostoretv, et les anciens élèves s'étaient accordés sur le fait de brûler chaque page après lecture pour éviter que l'ukrainien ne tombe sur des informations qui pourraient l'intéresser. Une décision qu'elle avait certes initiée, mais à laquelle elle n'adhérait pas elle-même. Autrement dit, elle était encore la seule en sa possession d'articles apparemment essentiels pour Sasha. Un levier dont elle mesurait la pleine puissance alors que l'autre venait d'échapper qu'un évènement important devait se tenir ces jours-ci.

 

- Какое событие ? Quel évènement ?
 

La réplique sonnait comme un ordre.

L'un comme l'autre était au sommet d'une tension particulière qui les tenaient droits sur leurs sièges, telles deux statuts particulièrement bien représentées. Anya se tenait prête à dégainer sa baguette à tout instant, plus que jamais consciente d'être en présence de l'ennemi. À présent qu'elle avait dévoilé savoir la vérité à son sujet, il n'existait plus la moindre raison pour Shevchen de jouer son rôle. Elle le revoit, installé sur la pelouse, demandant si les troupes Kazakhs étaient venus comme promis. Aux informations délivrées par Anya ce jour là, il n'avait eu qu'une réaction neutre, qu'elle voyait sous un nouveau jour. Elle avait pris sa distance pour une posture militaire, mais la vérité c'est qu'il devait s'être retenu de sauter de joie à la mention de la perte russe à Syzran.

 

Elle aurait du savoir. 

Il n'avait pas pu s'abonner au journal. N'avait-il fait que prétendre manquer d'argent, alors que c'était bien son identité qui posait problème pour accéder à l'Unificateur ? Il n'avait visiblement pas caché le fait d'être ukrainien auprès des autres élèves de Poudlard. Était-il le seul ? Anya avait observé l'ensemble des autres expatriés, et elle n'avait pas reconnu tous leurs visages. Koldostoretv avait compté des milliers d'étudiants, et il était difficile de se souvenir de chacune des personnes qu'elle avait pu croiser dans ses couloirs. Seule son enquête rapide auprès des quelques élèves arrivés en même temps qu'elle lui avait confirmé que Sasha était bel et bien le seul à provenir d'Ukraine. Une enquête qu'elle n'avait mené qu'une fois la vérité éclatée au grand jour.

Elle se sentait stupide.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Le cachot devant l'entrée de la salle commune des Serpentards, Mardi 10 Octobre 2124

La réponse est aussi brève qu'inutile. Rien qu'elle n'aurait pu deviner d'elle-même. Pire, c'est déjà arrivé. Pour avoir déjà parcouru elle-même le numéro du jour sans voir la moindre mention à quelconque assaut, Anya ne peut être certaine de rien. Il existait plusieurs raisons pour l'état de taire certaines informations. Ne pas affoler les populations, ne pas abreuver une peur de l'ennemi, ne pas risquer mettre en péril l'image forte de la mère patrie. Aucune de ces raisons n'étaient de bon augure concernant le silence qui pesait sur cet assaut éventuel. À moins que Sasha ne mente de nouveau dans le seul but de prétendre détenir des informations, en échange de la lecture de son journal.

 

Anya ne pouvait guère accorder sa confiance à ce garçon, voilà la vérité. Quoi qu'il dise ne pourrait qu'être un tissu de mensonges destiné à obtenir ses faveurs. Tel fonctionnait Shevchen, et à présent qu'elle en avait connaissance, la seule chose à faire était plus qu'évidente.

 

- Это не. Это, вероятно, означает, что он потерпел неудачу. Мои соболезнования. Ça ne l'est pas. Ce qui signifie sans doute qu'il a échoué. Mes condoléances.

 

Le ton était ferme, absurdement ironique. Elle n'avait bien sûr aucune certitude de ce qu'elle pouvait bien avancer, comme elle n'avait aucune certitude que l'assaut ait véritablement existé. D'un geste sec elle ramena sa pochette contre elle, et se redressa de toute sa hauteur. Son mouvement fut accompagné de celui de l'ukrainien, comme s'il craignait une attaque subite. Sa baguette avait été tiré comme par réflexe, et les jointures de ses doigts étaient blanches. Sasha avait fait la guerre, devait-elle se rappeler. Sans doute saurait-il se battre plus durement qu'elle, de par cette simple expérience. Qu'il ait été du côté des faibles ou non.

- Никогда больше не пытайся со мной разговаривать и даже не смотри на меня. Нам больше нечего делать вместе. N'essaie plus jamais de m'adresser la parole, ou même de me regarder. Nous n'avons plus rien à faire ensemble.

 

Son instinct lui avait dit de reculer, mais elle se tenait pourtant fermement campé sur ses jambes, à quelques centimètres à peine du garçon. Il faisait bien une tête de plus qu'elle, mais elle refusait de se laisser impressionner. Il était hors de question cependant, de lui tourner le dos même une poignée de secondes. Alors Anya fit un pas vers le fond de la pièce et fit un signe du menton, désignant la porte.

 

- Убирайся. Tire toi.

 

Et de nouveau, elle cracha par terre. Ses mèches avaient pris des teintes rougeâtres qui dénotait d'une perte de contrôle dont elle n'avait pas vraiment conscience, focalisé sur le garçon.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Le cachot devant l'entrée de la salle commune des Serpentards, Mardi 10 Octobre 2124

- Yблюдок ! Bâtard !

Le juron s'était échappé des lèvres d'Anya en même temps qu'elle redressait sa baguette pour informuler un maléfice, qui s'échoua contre une porte close. Il n'en fallu guère plus pour la voir s'élancer après l'ukrainien. La fureur avait tissé des couleurs flamboyantes dans ses mèches, et ses pupilles s'étaient elles-même illuminées d'un incendie brûlant. Pourquoi avait-elle emporté cette pochette avec elle alors même qu'elle comptait confronter Sasha ? Idiote. Ses jambes la portaient rapidement, et elle ignorât les regards des élèves interloqués qui regardaient tour à tour le dos d'un ukrinien qui filait déjà vers le rez-de-chaussée. Habituellement d'une discrétion telle qu'on en venait à oublier sa présence, Anya était devenue la représentation même de la furie, jetée après le garçon avec une hargne qu'on ne lui connaissait guère.

 

Sa baguette au poing, elle courait vite. Pas assez pour rattraper le garçon cependant, dont elle peinait à garder la silhouette en vue. Elle n'abandonnerait pas cependant. Jamais. Il avait volé quelque chose de trop précieux pour ça. Aux numéros de l'Unificateur s'additionnaient des articles réclamés spécialement par courrier, dans lequel on retrouvait les en-tête de missions qu'elle savait menées par son père. La mention de conflits auxquels Pavel avait participé avec le reste de sa compagnie. Des photographies du ministère russe en ruine, souvenir funeste dans lequel sa mère avait péri. D'autres photographies, personnelles, qu'elle conservait dans des replis cachés, et sur lesquels on pouvait voir sa famille au complet, en des temps qui avaient été plus simples et plus heureux.

 

- Oстанавливаться мудак ! Arrête-toi connard !

L'ukrainien avait filé vers l'extérieur, mais il mettait tout en œuvre pour ne pas courir en ligne droite, empruntant des sentiers qui contournaient d'immenses bosquets, s'enfonçant toujours plus avant dans le parc glacé. À cette heure, il n'y avait guère de témoins pour les observer, seuls quelques oiseaux qui ne semblaient pas leur prêter la moindre attention. Dès lors qu'Anya eut un angle de tir, elle dressa sa baguette vers l'avant en beuglant :

- 3аморозить !
 

Le sortilège s'écrase sur un arbre, et Anya jure entre ses lèvres en accélérant brutalement.

- Ты мертв Шевчен ! T'es mort Shevchen !

 

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ollivanders, Mardi 07 Mars 2124

Leslie observe la baguette un instant de plus, comme si elle écoutait quelque chose que Rowan ne peut pas entendre. Il y a une énergie qui palpite encore en elle, mais désaccordée, brouillée, comme un instrument dont les cordes auraient perdu leur justesse. Quand le client parle, sa voix est plus posée cette fois, teintée d’une résolution nouvelle. Leslie ne commente pas immédiatement. Elle laisse un bref silence s’installer, un silence utile, celui où les vérités flottent avant de se figer. Elle finit par poser ma baguette sur une étoffe de velours, le geste mesuré, précis.
 

- C’est bien.


Un simple constat. Pas un compliment. Pas une évaluation. Juste un fait. Elle tapote légèrement du bout des doigts le bois de sorbier, testant sa résonance sous la pulpe de son index.


- Si vous êtes prêt à explorer ce qui a changé, alors Aon vous suivra. Pas immédiatement, peut-être. Pas sans effort. Mais une baguette ne se détourne pas d’un lien sans raison. Elle redresse légèrement le menton, évaluant le sorcier en face d’elle avec cette lucidité perçante qui trahit son métier. Je vais effectuer une lecture énergétique.

 

Son ton est calme, technique, mais pas dénué d’une certaine gravité. On ne manipule pas une baguette en crise avec désinvolture.


- Cela va me donner une idée plus précise de son état, de ce qui la perturbe.

 

Elle récupère la baguette avec délicatesse, son pouce glissant sur les veines du bois, comme on sentirait le grain d’un instrument ancien avant de l’accorder. Puis, elle lève sa propre baguette et, dans un mouvement mesuré, trace un cercle lumineux autour de Aon. Un fil d’énergie argentée s’élève, tissant un motif délicat, révélant les pulsations invisibles de la baguette. À mesure que les filaments s’étirent, Leslie perçoit. Des résistances. Des fluctuations. Une baguette qui n’est pas brisée, mais en tension. Comme un pont entre deux rives qui ne se comprennent plus. Elle plisse légèrement les yeux, analysant les entrelacs subtils qui révèlent des réponses que son client ne peut pas voir lui-même. Puis, enfin, elle parle :
 

- Elle ne vous rejette pas. Elle incline la tête, croisant le regard de Rowan avec sérieux. Mais elle ne vous reconnaît plus entièrement. Un léger silence suit, puis elle ajoute, d’un ton légèrement plus bas : Quelque chose dans votre magie a changé. Son regard glisse sur Aon, toujours entourée de son halo vibrant. Je vais devoir affiner ma lecture.


Un sourire discret vient alléger la tension dans son visage. Pas de panique. Pas d’alarme. Juste une vérité à découvrir. Elle enchaîne immédiatement, poursuivant son analyse comme une musicienne qui ajuste un accord. Elle serre légèrement Aon entre ses doigts, canalisant son propre flux magique, et trace un nouveau motif lumineux autour de la baguette. Cette fois, les filaments argentés réagissent différemment. Certains frémissent, d’autres oscillent, hésitants, comme s’ils cherchaient un équilibre perdu. Il y a du tiraillement. Ce n’est pas une rupture nette, ce n’est pas une cassure. C’est une dissonance. Une disharmonie entre deux forces qui s’éloignent l’une de l’autre. Leslie touche à peine la baguette du bout de l’index, et un frisson ténu lui remonte l’avant-bras, juste assez perceptible pour qu’elle comprenne. Elle expire lentement, analysant la réponse.
 

- Elle vibre encore avec vous. Ce n’est pas un rejet, c’est… Elle cherche le bon mot, le bon parallèle. Puis, son regard se pose sur son client, et elle comprend. C’est une résonance en décalage.
 

Elle laisse les filaments énergétiques onduler encore un peu, puis referme le cercle lumineux, dissipant l’aura qui entourait la baguette. D’un mouvement fluide, elle la repose sur le velours. Son regard ne lâche pas celui du sorcier.


- Votre magie n’a pas disparu. Elle s’est affinée, transformée. Et Aon tente de suivre le mouvement. Elle tape légèrement du doigt contre le bois, réfléchissant à voix haute. Quand une baguette ne répond plus comme avant, ce n’est pas qu’une question de perte. C’est aussi une question d’évolution. Il y a quelque chose en vous qui cherche un autre équilibre. Quelque chose qui a changé…


Elle laisse la phrase en suspens. C’est à lui de combler ce vide. Elle sait que ce qu’elle dit ne parle pas uniquement de magie. Elle laisse quelques secondes défiler avant d’exposer les options.


- Je peux procéder à une harmonisation. Ce serait une sorte de réajustement énergétique entre vous et Aon. Cela pourrait améliorer votre connexion, au moins temporairement, et vous permettre de mieux ressentir ce qui cloche. Elle tapote doucement du bout des doigts sur le bois de la baguette, pensive. Mais si la source du problème vient d’un changement profond en vous, ce ne sera qu’un pansement sur une fissure plus grande. Son regard se fait plus perçant. L’autre option, c’est d’explorer votre propre magie. Voir si elle a changé au point qu’une autre baguette pourrait mieux vous correspondre. Elle laisse un silence planer, mesuré. Mais je ne vous ferai pas essayer une autre baguette tant qu’on n’a pas tout tenté pour Aon.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Le cachot devant l'entrée de la salle commune des Serpentards, Mardi 10 Octobre 2124

Un nouveau juron lui déborda des lèvres alors que la réserve du garde-chasse lui coupait brutalement la route. Le temps qu'elle mit à contourner le problème, Sasha Shevchen avait disparu.

 

Maksim Nikitovitch avait enseigné à ses deux enfants l'art de la chasse. Il les emmené de nombreuses fois dans les profondeurs de forêts épaisses, loin de la ferveur urbaine de Moscou, et ils avaient occasionnellement campés plusieurs jours de rang, à se raconter des histoires au coin du feu. Jamais Mara ne manquait de rappeler à son époux comme Anya n'avait guère sa place dans ce genre d'activité, mais c'était bien la seule chose que Maksim ne concédait pas à sa femme. Traditionnaliste dans l'âme, il estimait que sa fille devait malgré tout être tout aussi capable de se défendre que de survivre en pleine nature.

 

Alors la jeune russe était armée d'autant de patience et de ruse lorsqu'il s'agissait de débusquer un gibier.


Les minutes s'écoulèrent. De sa furie ne persistèrent que quelques pointes orangées dont elle ne se formalisait plus depuis longtemps. Ses iris avaient repris leur teinte sombre originelle. Baguette en main, elle avait ralenti le pas jusque se faire complètement silencieuse, épiant chaque mouvement de branche, tournant la tête au moindre craquement. La furtivité dont elle faisait preuve restreignait l'ukrainien à faire de même, où qu'il soit. Ils s'étaient enfoncés assez loin entre des troncs de plus en plus épais. Elle estimait avoir dépassé les frontières du domaine de Poudlard depuis un petit moment, et il n'y avait plus autour d'eux la moindre barrière pour leur donner même la vague impression d'être encore sur le territoire de l'école.

 

Ils ne devaient sans doute leur immunité ponctuelle qu'à l'absence du garde-chasse, en mission à l'extérieur de Poudlard depuis déjà plusieurs jours.

Anya ne lâcherait rien sans avoir trouvé Sasha. Il détenait les seuls souvenirs qu'elle avait pu emmener de sa maison. Les derniers vestiges de sa famille. Il avait sans le savoir dévalisé les seuls objets de valeur qu'elle possédait, et pour ça elle ne lui pardonnerait jamais. Ne se pardonnait pas, déjà, de n'avoir pas pensé à les séparer des journaux dès qu'ils avaient commencé à se voir régulièrement pour les lire ensemble. Idiote. Son pas mesuré arpentait une mousse humide dont sortait parfois quelques insectes énormes qui courraient se réfugier dans le creux de souches dévorées par le temps, ou de roches affaissées à leurs pieds.

 

Des heures passèrent, et Anya maudissait presque que l'on soit un dimanche, et que rien ne force l'ukrainien à s'extirper de sa cachette. Quoi qu'elle était à peu près sûre que même la perspective d'une retenue avec un professeur ne suffirait pas Sasha à se montrer. Il était on-ne-peut-plus déterminé à décortiquer son dernier numéro de l'Unificateur. N'avait-il pas de foutu journal dans son foutu pays ? Devait-il dépendre de nouvelles d'un papier imprimé de l'autre côté de la frontière pour en apprendre plus sur les avancées de ses propres alliés ? Absurde. Il ne voulait que la priver de la seule chose qui la rattachait encore à sa patrie.

 

Ce n'est que tard, très tard dans la journée, qu'Anya consentit à abandonner. Le déjeuner était passé depuis longtemps, et la forêt s'assombrissait tant qu'elle en devenait plus dangereuse à chaque seconde. Il était évident que l'endroit n'était pas interdit pour rien, et elle n'était pas stupide au point de risquer sa vie pour des photographies. Que l'ukrainien crève pour ses précieux articles si ça lui chantait. Depuis un moment déjà, sa chevelure avait recouvré sa noirceur originelle. Elle leva sa baguette dans une direction aléatoire et ne lança qu'un sortilège, espérant que Sasha était là pour la voir, ou au moins l'entendre. Espérant qu'il resterait planqué des heures encore, jusque se faire dévorer par ce qui se terrait dans les alentours, quoi que ce fut.

- Abstergeo.
 

Un arbre prend le sortilège de plein fouet, et se trouve entaillé avec force, comme s'il avait été pourfendu d'une griffe monstrueuse. Une nuée d'oiseaux s'élèvent vers le ciel en pépiant bruyamment, et Anya les observe sombrement.

- Crève Schevchen, murmure t-elle simplement avant de repartir en direction du château.

 

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Le cachot devant l'entrée de la salle commune des Serpentards, Mardi 10 Octobre 2124

La culpabilité. C'est ce qui avait été le plus dur à avaler. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même, n'est-ce pas ? Eut-elle réfléchi en amont, elle n'aurait amené qu'une pochette vide avant de confronter Sasha. Sombre idiote. Anya avait beau n'avoir rien mangé de la journée, elle avait vomi tripes et boyaux dans le fond des toilettes à plusieurs reprises à son retour de la forêt interdite. Aucune âme ne s'était avancé à lui poser la moindre question quant à ce qui s'était passé le matin même. Un regard noir avait suffit à disperser les envies de quelques valeureux qui avaient semblé vouloir lui adresser la parole sur le chemin de la Grande Salle. Anya n'avait aucune envie de se montrer au dîner, mais elle estimait qu'une troisième absence à la table des serpentards commenceraient à éveiller des soupçons.

 

D'humeur massacrante, elle n'avait bien sûr touché aucun des aliments qu'elle avait empilé pêle-mêle dans son assiette. Elle se contentait de faire rouler certaines boulettes de viande du bout de sa fourchette, et de déplacer les aliments sans logique aucune. Vide. Elle se sentait vide. Vide et stupide. Profondément stupide de son propre manque de jugeotte. Profondément en colère aussi après Shevchen et sa foutue obsession pour l'Unificateur. Alors lorsque sa tête se dressa pour croiser le regard de l'ukrainien qui venait de pénétrer à l'intérieur de la large pièce, ce fut comme si un silence s'installait tout autour d'eux. Le brouhaha des élèves brusquement éteint, Anya ne décolla guère ses pupilles de la silhouette trapue du garçon, qui s'avança directement dans sa direction.

 

Un réflexe maladif voulu qu'elle porte la main à la poche de sa robe, comme pour chercher à se défendre d'une attaque. Là. Au milieu de tous les autres. Au nez et à la barbe de tous les professeurs. Mais malgré un cœur battant, elle se retint, tant l'idée était absurde. La pochette claqua vivement contre le bois, à quelques centimètres à peine de son assiette pleine, et elle ne la regarda même pas. Non son regard était relié à celui de l'ukrainien pour ne plus s'en décrocher. Elle ne s'en décrocha que lorsqu'il lui tourna le dos, mais resta longuement ciblé sur lui, comme incapable de même ciller. Puis, enfin, le bruit des élèves autour d'elle fut de nouveau présent, avec une puissance remarquable, et elle affaissa son attention sur ce qu'il avait apporté. Sa main attrapa la pochette avec vivacité.

 

Autour d'elle, quelques chuchotements glissés d'une oreille à l'autre. Là des regards qui trainaient sur ce qu'elle agrippait avec des jointures blanches. Le visage fermé, elle se leva brutalement et se décida à quitter la table. À quitter la pièce. Sans un regard vers Sasha Shevchen, ou quelqu'autre membre du clan rouge et or. Ses pas la menèrent au bas des escaliers, l'enfoncèrent dans les cachots, la laissèrent rejoindre la salle commune, puis le confinement de son dortoir entièrement désert. Là, elle jeta la pochette sur son bureau, l'ouvrit avec une précipitation terrible avant de feuilleter l'intégralité du contenu dans des gestes erratiques. Lorsqu'enfin elle trouva ce qu'elle cherchait, elle avait le visage inondé de larmes, et des couteaux qui lui transperçaient le cœur à répétition. Idiote. Idiote. Idiote.

- прощение, прощение, прощение. Pardon, pardon, pardon.

Elle n'adressait ses paroles à personne en particulier. Ses mèches avaient pris une teinte d'un bleu sombre abominable, et elle rassembla l'intégralité des photos pour les serrer contre sa poitrine, répétant son mantra avec une voix qui se brisait un peu plus à chaque instant. Bien avant qu'aucune des autres filles du dortoir n'ait reparu, Anya avait rangé l'intégralité de ses affaires, les avait scellé dans le fond de sa malle à l'aide d'un puissant sortilège. Les rideaux tirés autour de son lit, elle était demeuré assise, les yeux dans le vide, et les lèvres étirées en une ligne fine, chargée d'une haine viscéral. Sasha lui avait rendu ses possessions, et pourtant elle ne parvenait pas à ressentir autre chose que de la haine à son encontre.

 

De la haine pour s'être fait passer pour ce qu'il n'était pas.

De la haine pour avoir abusé d'une confiance qu'elle ne donnait à personne. De la haine pour avoir souillé les photographies de ses doigts sales
De la haine pour avoir posé les yeux sur une chose qu'elle tenait secrète, et qu'elle avait eu la stupidité d'étaler au grand jour.

De la haine pour elle-même, finalement, qu'elle enfonçait de ses ongles sous la chair d'une peau molle, pâle et absurdement fragile.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Auberge des Trois-Balais, Samedi 14 Octobre 2124

La porte de l’auberge s’ouvrit avec fracas, projetant un sillage de vent froid dans l’atmosphère chaleureuse des lieux. Les conversations se turent quelques secondes, le temps que l’étrange silhouette qui venait d’apparaître se découpe dans l’encadrement, éclairée par la lueur des chandelles. Un long manteau noir, un chapeau haut-de-forme tordu sur le côté, une main gantée de rouge posée sur le cœur, et un visage tordu par l’affliction. L’homme – ou plutôt, l’étrange créature qui venait de franchir la porte – avança lentement, d’un pas mesuré et tragique, comme un roi déchu pénétrant dans une ville en ruines. Puis, la voix tonna :
 

- Isaya Bergame !
 

Le silence se fit immédiatement. Une table de Gryffondor échangea un regard inquiet, un habitué reposa sa chope avec précaution, un elfe de maison en pause recula lentement sous le comptoir, par pur instinct de survie. L’homme dégaina un mouchoir noir, le porta avec solennité à son visage, puis déclara avec toute la détresse du monde :
 

- Ah… Si seulement vous saviez ce qui me pousse aujourd’hui… en ces lieux maudits par les souvenirs !

Il avança encore d’un pas, se tourna vers un pauvre client pris au hasard, et lui saisit brusquement l’avant-bras.
 

- Vous, oui, vous ! Dites-moi… Comment fait-on pour survivre, lorsqu’on a tout perdu ?!
 

Le garçon, un pauvre étudiant de Serdaigle venu boire une simple infusion, fige son regard sur celui du comédien improvisé, avant de bégayer :
 

- Euh… ben… je suppose qu’on avance… ?

- Avancer ! s’écria l’homme en jetant son chapeau à terre. Mais comment avancer quand son honneur est piétiné, quand son nom est souillé, quand tout ce qu’on a construit… a été anéanti par la main impitoyable du destin ?!
 

Il pivota dramatiquement, balayant la salle d’un regard trouble, puis posa une main tremblante sur sa poitrine.


- Moi, Salomon J. Van Der Wickensworth III du Duché de Catzbury, j’ai autrefois eu TOUT. Les terres, les honneurs, les pièces d’or sonnantes et trébuchantes… et aujourd’hui…


Il recula, s’appuya sur le comptoir, soupira comme si son âme venait de se détacher de son propre corps, et poursuivit d’une voix lourde de douleur :


- Aujourd’hui, je n’ai plus rien.

Une table au fond étouffa un rire, mais Salomon J. Van Der Wickensworth III ne se laissa pas démonter. Il continua sa lamentation, s’agrippant maintenant au premier tabouret venu, les yeux levés au ciel. 

- Et tout cela, à cause d’une seule erreur… une seule


Il porta un regard perçant vers l’assemblée, suspendit son souffle, et murmura d’une voix rauque :


- J’ai confié ma fortune à un gobelin clairvoyant du nom d’Alfred-Orius Le Grand.


Un silence de plomb. Puis, un éclat de rire. Puis un autre. Puis toute une tablée qui explosa. Mais Salomon J. Van Der Wickensworth III ne vacilla pas. Il posa une main sur son torse, hocha la tête avec gravité, et poursuivit comme si personne ne venait de rire de son infortune.

- Oui… Vous riez, mais… un jour, vous verrez ! Vous comprendrez ce que cela fait d’être un homme brisé, de supplier pour un simple gobelet d’hydromel, d’être dépossédé de tout, jusqu’à son titre…
 

Il tendit un bras vers l’horizon invisible, comme s’il appelait un fantôme du passé, et déclama :
 

- Oh, mon duché de Catzbury ! Mon royaume ! Mon honneur perdu !


Il bascula en arrière. Heureusement, un tabouret amortit sa chute. Le rire devint général. Et enfin, comme un acteur qui s’offre un dernier instant de gloire, il bondit sur ses pieds, enleva son chapeau, et tournoya avant de s’écrier :


- Ah ! Quand on a du talent, on se doit d’en tirer profit !


Il fit une révérence théâtrale, balaya la salle d’un sourire éclatant, et annonça tout en élégance et en absurdité :


- C’était une modeste représentation des Blues Biscottes ! Merci, merci !

Et, comme un souffle de vent soudainement aspiré hors de la pièce, Horace disparut, cape au vent, laissant derrière lui un Trois-Balais conquis… ou profondément perplexe.

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Alec Chadwick

Artisan Charpentier 32 ans Sang-Mêlé·e Américaine Notoriété

Deb
Ilvermorny
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Près du hall, Lundi 12 Février 2125

Alec soupire. Un bruit bref, rauque, sans fioriture. Il n’a pas besoin d’un putain de débat philosophique pour justifier ce qu’il a fait. Il prend le temps de la regarder, cette femme qui semble tout analyser sous une loupe, comme si le monde était un putain de laboratoire d’expérimentation humaine. Son regard est froid, détaché, et quelque chose dans cette façon de questionner l’évidence lui file un goût amer. Il jette un regard vers les Aurors qui s’activent, vers le mec à terre qui renifle bruyamment en retenant des sanglots. C’est fini. Le bordel est géré. Mais elle, elle est encore là. Et elle l’interroge comme si c’était lui le problème. Son expression se ferme légèrement. Pas de colère, pas de mépris. Juste de lassitude. Il a l’habitude qu’on questionne ce qu’il fait, pourquoi il le fait. Mais il n’a jamais eu de patience pour ceux qui intellectualisent ce qui ne mérite pas de l’être. 
 

- Vous réfléchissez beaucoup trop.
 

Le ton est sec, mais pas agressif. C'est ni une insulte, ni une provocation. Juste un constat, lancé sur un ton brut et factuel.


- J’l’ai fait parce que j’ai vu les Aurors se barrer y’a cinq minutes, et qu’on avait pas l’temps d’attendre qu’ils rappliquent.

Il laisse un silence, juste assez pour que ça percute. Elle l’agace, avec ses foutues questions à côté de la plaque.


- Les gens meurent tous les jours, ouais. Mais quand on peut éviter qu’ça arrive, on le fait. C’est tout.
 

Sa voix est toujours calme, posée. Il hausse les épaules, et son regard devient un brin plus acéré.

- Pis vous savez quoi ? Ma fille aurait été fière. Pas parce qu’j’ai voulu jouer les héros. Juste parce qu’j’ai empêché un gosse de voir son père massacrer un type sous ses yeux.


Il la fixe, appuie chaque mot avec la certitude de quelqu’un qui sait qu’il a raison.Son regard glisse sur sa posture trop rigide, son sourire trop froid, sa façon de se tenir comme si elle était en dehors du monde, au-dessus du bordel.


- Pis si vous trouvez qu'vous perdez du temps dans votre journée, peut-être bien que vous devriez le passer ailleurs.
 

Alec ne bouge pas tout de suite. Il lui laisse le poids de cette remarque. Puis il ajuste la sangle de son sac, son regard ancré dans le sien un quart de seconde de plus que nécessaire, avant de finalement annoncer :

- Alec Chadwick. S’ils ont des remarques, dites-leur qu’c’est moi qu’ils doivent emmerder. J'serais là-haut en train d'renouveler mon foutu passeport.

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Jimmy Stone

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

- Fuuuuuuuck.

 

Il l'a vu trop tard. Genre le gars était pas là, pis soudain le gars était là. Voyez. À peine Jimmy a essayé de choper le pétard pour en faire Merlin-sait-quoi que le bordel s'est retrouvé entre les doigts de Brooks comme par magie. Il reste un moment là à le mater en battant des cils, mate à gauche à droite histoire de. De quoi il sait pas bien, mais histoire de, quoi. Les mains enfoncées dans les poches, on croirait facilement que ça lui fait ni chaud ni froid. Sans doute parce qu'en vrai ça lui fait vraiment ni chaud ni froid. Même qu'il tente un smile, on sait jamais, des fois que ça marche. L'a pas l'air bien impressionné, Brooks.

 

- Tss. Daryl j'ai vraiment rien j'te jure, fin vraiment mate ça, il sort son paquet de tabac pour lui montrer le reste de verdure qui reste à l'intérieur. Fin vraiment c'est ridicule, t'vois bien. T'vas pas m'coller pour ça quand même ?

 

Jimmy avait pris l'habitude de tutoyer l'ensemble de ses professeurs. Pas qu'on lui ait accordé ce droit d'une manière ou d'une autre, mais voyez ça tombait comme ça, une habitude. Il continue de vider ses poches quand même. Y a pas grand chose, faut savoir. Déjà y a pas sa baguette. Y a des miettes de trucs, il sait pas trop de quoi. De tabac probablement, pis peut-être bien d'autres trucs aussi. Deux trois bonbons. Pis ce foutu parchemin. Même qu'il a beau faire genre, en le dépliant et en l'repliant tel le magicien moyen, Brooks le récupère pour le zieuter. Jimmy affaise le regard sur le bout de ses chaussures usées, mate partout sauf là où s'trouve son professeur de potions.

 

- Bah j'sais pas Daryl, déjà j'sais pas bien quoi faire de moi. P't-être tu peux faire genre t'as rien vu et m'laisser aller chiller dans les serres, par exemple. Fin c'est qu'une suggestion ! Ça resterait entre nous, tranquille. D'une main il a enfoncé un peu le bonnet vissé sur sa tête, de l'autre il fait un geste un peu vague entre Brooks et lui. J'peux être une pierre quoi. J'porte bien mon nom, pis pas qu'pour le truc dont-on-doit-pas-prononcer-l'nom. Il tape son meilleur clin d'œil avant de faire un patpat sur l'épaule du type, décidément toujours aussi peu impressionné.

 

Faut dire qu'il en faut pour impressioner un type comme Daryl Brooks.

 

- J'peux heu... récupérer ma lettre ? Il a deux doigts qu'on déjà chopé un coin du parchemin pour lentement le tirer vers lui.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Il a froncé le nez sans trop s'en rendre compte. Bart. C'est qui, Bart ? Pis ça lui vient. M'sieur Beckett. Lord Beckett, qu'il se plaisait à leur rappeler parfois en se donnant des airs faussement importants. Devaient être vachement proches de Charlie pour qu'elle l'appelle comme ça. Il arrive pas à s'imaginer un monde où il appelerait le bibliothécaire Bart, ou n'importe quel professeur par juste son prénom. Ça doit quand même faire un peu bizarre. Quant à la mention du bal de noël de l'année précédente, ça lui fait juste afficher un genre de sourire un peu crispé. Aussi amusant que ce soit d'imaginer Ryan Hedgecombe se faire repousser par les filles à cause de son haleine de tartare de dragon, ça reste un moment dont il ne garde pas le meilleur des souvenirs.

 

Voyez, Basil Banks n'avait pas pu assister au bal de noël, car il avait passé toute la soirée enfermé à double tour dans un placard à balai du quatrième étage.

 

- Few, c'était moins une, il chuchote une fois le concierge reparti.

Les yeux de Basil se posent alors sur la paume teintée de Charlie et il étouffe un rire derrière la sienne. Il jette un œil à Monsieur Milbourne, qui s'est affaissé plus loin pour répondre aux interrogations de plusieurs étudiants de sixième année, avant de braquer sa baguette sur Charlie.

- Bouge pas hein.

C'était un sort qu'il n'avait jamais testé que sur lui-même, et sans grand succès, mais il avait peut-être un peu envie d'impressionner sa camarade. Alors avec application, il prononça la formule, la voix basse et les yeux braqués sur sa cible.

 

- Encaustum Corpus !

La paume reste désespérément violette, et Basil en devient rouge jusqu'au bout des oreilles.

- Zut. Ça marche d'habitude, il murmure avant de chercher un mouchoir dans la poche de son uniforme. Tiens, essuies là à la main si tu veux.

Absurde héritage de la bonne éducation de sa mère : toujours avoir sur soi de quoi nettoyer de potentielles bêtises. Basil se pince les lèvres avant d'affaisser le regard sur son parchemin, honteux de son échec.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Ça a défilé toute la journée. Des notes froissées avec plus ou moins d'élégance, projetées au travers des couloirs pour atterrir entre les mains des uns ou des autres, provoquant parfois des rougeurs, parfois des éclats de rire, parfois des larmes cruelles, d'autres fois encore ne provoquant rien de plus qu'un haussement de sourcil perplexe et vaniteux. La plupart de ces notes étaient accompagnées de leur petit effet, bien sûr. De certaines jaillissaient des chansons - de la plus romantique à la plus paillarde ; d'autres surgissaient sa flopée d'étincelles - parfois brûlantes et nécessitant l'intervention d'un membre du personnel exaspéré ; d'autres encore émanaient de larges pétales de fleurs - roses, rouges, violets vifs, verts marécageux ; plus occasionnellement, certaines échappaient des odeurs absurdes - allant des orangeraies du sud de la France aux fonds de poubelles de quelque allée obscure de Londres.

Aux sorciers les plus aguerris, les plus belles déclarations - ou les plus belles farces.

Les envolées lyriques arrivaient parfois au milieu d'un cours, certaines beuglant avec brutalité dès l'arrivée à la manière de leur consœurs éponymes, imposant le chaos d'heure en heure. Fergus s'était étranglé dans son rire quand Barney, au beau milieu du cours de métamorphose, s'était fait caresser le visage par une énorme plume de paon avant qu'elle ne commence à le picorer du poignet jusqu'à l'épaule. Au déjeuner, quelques courageux avaient osé venir déclarer leur affection directement au damoiseau ou à la demoiselle concernée, dont une timide Mathilda Bloom, qui s'était adressé à nul autre que le professeur Brooks au devant même de la table des professeurs. Le cours de vol avait carrément du être écourté à cause d'incidents réguliers entre les nuées de notes et les balais. Seul le cours de soins aux créatures magiques s'était déroulé comme à son habitude, si l'on omettait le grand discours de Jimmy envers l'ensemble de la végétation environnante.

Bref.

Ferguson s'était bien marré, et il avait, bien sûr, participé très activement au bordel ambiant. Il avait fait parvenir plusieurs lettres de sa propre main, des propositions toutes plus indécentes les unes que les autres, adressées à plusieurs filles parmi les plus prudes de l'école. Il n'avait pas signé, et s'était contenté de regarder les concernées rougir brutalement. Il avait aussi envoyé un crapoquet chanter un hymne pauvrement romantique ponctué de rots tonitruants à la grande Viviane Valcourt, ce qui lui avait valu pas mal de tapes dans le dos. Il avait passé l'intégralité du cours de métamorphose à ensorceler des dessins sur les tables de ses voisins, illustrant ce bon vieux Edwin Pope dans des situations ridicules qui ne tendaient qu'à prouver combien le professeur se devait, pour le bien de tous, de rester célibataire. Ça avait bien fait rire la galerie, et c'est bien là tout ce qu'il avait escompté.

Le calme ne s'est pas forcément imposé après dîner, puisqu'exceptionnellement les élèves ont eu le droit de trainer plus tard que prévu, s'enfonçant pour certains dans le parc, ou pour d'autres dans les coins les plus tranquilles du château. Ça et là, ça s'était donné des rendez-vous, que les membres du personnel s'efforçaient de chaperonner à l'aide des fantômes et tableaux postés dans tous les couloirs. Ferguson ne faisait pas exception, même si son rendez-vous à lui s'était clôturé plus rapidement encore qu'il n'avait commencé. C'est-à-dire qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'une fille ne prenne au sérieux son message du matin, ou même ne devine qu'il venait de lui. Il en s'était non plus attendu à ce qu'elle lui foute une claque magistrale sitôt arrivée sur le lieu du rendez-vous, histoire de lui remettre les idées en place, sale pervers. Honnêtement, il soupçonnait Sam ou Ambrose d'avoir cafté.

Pas plus déphasé que ça, et même plutôt bienheureux, Fergus fait donc route inverse, les mains enfoncées dans les poches d'une veste qui s'est substituée pour l'occasion à son uniforme de Poudlard, mais qui n'a rien d'un réel vêtement habillé qu'on aurait pu attendre d'un garçon en plein rencard. Les mèches en pagaille sur le crâne et la peau de la joue encore un peu rouge, c'est dans les escaliers du hall qu'il croise nulle autre qu'Alison Carter, apprêtée comme pour aller au bal, des jambes trop longues remontant sous une jupe trop courte achevant d'attirer son attention. Les yeux éclairés, la gueule béate, il peut pas empêcher le sifflement qui s'extirpe d'entre ses lèvres, juste avant de constater l'état réel de la sorcière. Le genre d'état qui pue le rendez-vous raté, si vous voulez son avis. Le sifflement s'arrête brutalement pour faire place à l'éclat d'un rire gras qui résonne, attire des regards sur eux.

- Ben alors Carter, elle s'est pas bien passé ta Saint Valentin ?

Il fait mine de s'écarter brutalement quand elle arrive à sa hauteur.

- Ah, dégouline pas sur mes shoes neuves. Putain la gueule !

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Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

- De q... quoi ? 

 

Leo cligne des yeux, pas bien certain d'avoir enregistré l'intégralité des questions posés par son père. C'est que y en a eu beaucoup. En plus qu'il gueule. Leo aime pas bien quand il gueule. Alors dans l'doute, il lâche l'oignon. Ça c'est dans ses cordes voyez. Pas qu'il comprenne vraiment ce que ça veut dire que d'être dans des cordes. C'est pas comme on pouvait rentrer dans une corde. Quoi que y a des gens qu'ont essayés, et ils ont eu des problèmes.

 

- J'touche à rien.

 

Même qu'il laisse tomber l'couteau, aussi. Pas dans la poubelle lui hein, juste sur le plan de travail. Même qu'il le laisse pas tomber d'ailleurs, il le pose délicatement. Un couteau ça se pose délicatement Leo, on lui répète souvent. Depuis l'accident du pied ça. Les bras en l'air, il regarde son père avec des yeux ronds, comme s'il était en état d'arrestation un peu.

 

- C'est Victor heu... Pellman. Spellman. J'crois. Un truc en man. Mais pas comme les mites là. C'est quoi d'abord ça. Mitoman ? Il a baissé les bras un peu, pour s'installer sur un tabouret, labourer du bout d'un ongle le comptoir. 

 

Franchement de visu comme ça, on croirait un genre de super-héros. Mais avec des mites. Alors vraiment il voit pas. Enfin de visu, s'entend. C'est plutôt à l'oreille. Leo est un gars qui fonctionne vachement à l'oreille. Des fois y a des sons qui sonnent tout pareils, tu les mets ensemble et paf tout fait sens. Pis d'autre fois comme là, bah ça en fait pas. Alors il cligne des yeux bêtements plusieurs fois avant d'accélérer, la cadence, parce que Papa a décidé d'faire la gueule d'un coup alors que jusqu'ici tout allait bien en fait. Merde.

 

- Il a fait l'armée moldue quoi. Les bérets verts, il a dit. Il sait pas c'est quoi. C'est comme un do. Maman lui a montré c'est quoi un do, sur un piano. Ce qui n'explique pas les bérets verts. Mais bref. Il raconte des histoires de l'armée quoi. Fin tu vois. Faut espérer, parce que Leo il voit pas vraiment, à part à travers les histoires de Victor. Quand ils dorment dehors et tout, pis quand on les a envoyé à des endroits pour s'battre et tout. Scriiiitch. L'ongle attrape un morceau de bois qui se retire du meuble, et Leo plaque une main dessus. J'te jure c'est un type cool ok ? L'emmerde pas. Elle va m'tuer si elle sait j't'en ai parlé p'pa !

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Deb
Message publié Jeudi 05 Décembre 2024 à 19:13

Yo !

Tout pareil que l'mois dernier, mais cette fois j'gagne ok ?
 

1 - 2 - 4 - 8 - 18


Bon chance à toutes et tous, mais surtout à moi, bwahahaha

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Quatrième étage de Sainte Mangouste, Dimanche 13 Août 2124

Leslie attrape le flacon tendu par la médicomage sans un mot, ses doigts se refermant dessus avec une fermeté mesurée. Elle secoue légèrement la tête pour indiquer que non, elle n'a a jamais entendu parler d'Amotio Memoriae. Elle écoute attentivement les explications, le regard fixé sur la baguette d’Oonagh lorsqu’elle lui montre le mouvement à reproduire. Un sort délicat, qui demande de la concentration, de la précision. Pas d’approximation possible. Elle hoche doucement la tête, plus pour elle-même que pour l’autre femme.

- Non. Pas de légilimancie, elle déclare simplement sur un ton neutre qui ne laisse pourtant aucune place à la négociation.

Son espace personnel lui a toujours été vital. Aussi bien physiquement que mentalement.  Cela dit, il lui est très étrange de se dire qu'elle est sur le point de se retirer un souvenir. Elle a l’impression d’aller contre son instinct le plus profond. On est censé s’accrocher à nos souvenirs, pas les arracher. Elle souffle discrètement par le nez avant de répondre à la question d’Oonagh :
 

- C’estt la première fois que mon père m’a fait faire le tour de son atelier.
 

Sa voix est posée, mais elle prend une demi-seconde de plus avant d’ajouter :
 

- Je devais avoir sept ou huit ans. C’est ce jour-là que j’ai su que je voulais faire ce qu’il faisait. J’ai passé des heures à l’observer, à toucher le bois, à poser un millier de questions… Il était fier. Leslie aussi.
 

Elle pince les lèvres, le regard brièvement tourné vers Quinten Harrison. Elle resserre sa prise sur sa baguette et prend une inspiration avant de l’élever, reproduisant avec application le mouvement enseigné. Amotio Memoriae. Une seconde de flottement. Rien. Elle fronce légèrement les sourcils et recommence, plus concentrée. Cette fois, elle sent un léger frisson parcourir son échine quand le fil argenté du souvenir s’étire hors de son crâne. L’espace d’un instant, elle a l’impression de le revivre : l’odeur du bois taillé, la poussière en suspension, la voix grave de son père lui expliquant comment reconnaître un bon morceau de frêne.

Puis c’est fini.
 

Elle dépose doucement le fil de mémoire dans le flacon, le regard fixé sur le liquide miroitant qui ondule doucement. Son esprit tangue une fraction de seconde, comme une note manquante dans un accord parfait. Ce n’est pas douloureux. Juste… vide. Elle referme le bouchon et pose le flacon près de la pensine, avant de glisser un regard vers Oonagh.
 

-Ça ira comme ça ?
 

Son ton est neutre, presque professionnel, mais elle évite soigneusement de regarder son père.

- C'est qui Jeff ? Avait t-il demandé plus tôt d'une voix un peu perdue avant de reprendre son observation méticuleuse du paysage.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Fatalement qu'il capte pas tout ce qu'elle raconte. C'est loin d'être un ingénieur. N'empêche qu'il écoute tout pareil, parce que Freya a cette façon de balancer les infos avec un genre de passion qui donne juste envie de l'écouter, peu importe ce qu'elle raconte. Pis bon. Ça l'intéresse en vrai. Même s'il capte pas tout. C'est carrément révolutionnaire, des balais reliés à leurs joueurs comme des baguettes magiques. C'est pas de comprendre le concept qui va changer ça. C'est excitant en fait. Vachement plus qu'un simple nouveau modèle, le bordel deviendrait une partie d'eux, complètement rattaché à leur propre expérience de vol, et à leurs préférences dans le domaine. Alors évidemment il a des yeux grands ouverts, Elliot, pis il balance des ah ouais ? ici et là, et des han ! et des nice ou des putain trop stylé parce qu'en fait ça l'est, juste. Trop stylé.

 

- Jun ? C'est pas toi qui va m'faire mon balai ?

 

Il sait pas c'est quoi un synthétiste, ni c'est qui Jun, mais il a eu un smile énorme à la perspective d'avoir sa version bien à lui. Un truc taillé pour appartenir à Elliot Blackburn. Ça en jette à peu près autant que le premier maillot qu'on lui a tendu avec son blaze dessus. N'empêche que le smile s'est métamorphosé en rictus à l'idée que ce soit pas Freya Carter elle-même qui lui taille le balai. 

 

- Là ?

 

C'est large comme espace, faut dire. Mais il avait imaginé qu'ils iraient tester ça quelque part dehors, histoire de tester de la vraie voltige. Cela dit c'est clair que ce serait le genre de truc qu'attirerait un peu l'attention, alors c'est peut-être mieux comme ça. Il va pas s'faire prier en tous cas. Il enfourche le bordel :

 

- J'espère ça fait comme les baguettes si c'est pas l'bon, il balance juste avant de s'élancer, sans plus sembler s'en inquiéter que ça.

Très vite, il s'avère que le balai est caractériel. Elliot a aucun problème pour esquiver le mobilier - qui semble par moment se déplacer de lui-même pour le laisser voler comme bon lui semble -, et il enfonce les talons sur les étriers pour chercher la pleine vitesse du modèle. Y a du fuel à revendre. Ça le balance vers l'avant avec puissance, et il pousse un hurlement joyeux avant de tenter une bifurcation serrer entre deux étagères. Le virage est net, aussi fluide que brutal. Alors il s'essaie vite à d'autres trucs, cherchant les limites de l'objet. C'est pas comme s'il en avait jamais crashé. Elliot a toujours aimé les phases de tests de nouveau balai, parce que c'est à peu près le seul moment où on les laisse faire ce qu'ils veulent s'en inquiéter qu'ils niquent l'équipement. C'est presque le but.

La seule différence c'est qu'habituellement y a des types payés pour mater ces entrainements délirants et s'imposer dès que ça commençait à sembler dangereux pour les joueurs.

1. Au bout d'un moment, le balai a l'air de complètement fusionner avec tout ce qu'il décide de faire, comme s'il avait qu'à penser vouloir faire un truc pour qu'il le fasse. C'est carrément galvanisant, et Elliot a du mal à s'arrêter tellement il prend son pied. Mais quand enfin il le fait, il a un sourire d'une oreille sur l'autre, les mèches en bordel sur le dessus de la tête, et les yeux brillants. Putain c'est génial.
2. Le vol est plus qu'agréable. Clairement plus fluide que tout ce qu'il a pu expérimenter sur le modèle précédent. Mais il a pas l'impression que ce soit si différent d'un balai normal. Pas comme ce à quoi il s'attendait en entendant Freya parler du lien entre un sorcier et son balai. Comme si finalement y avait pas de lien entre lui et ce balai. Ça reste un bon balai, mais c'est à peu près tout. Alors dès qu'il en redescend, Elliot réclame : Bon le mien on s'met dessus quand ?
3. Elliot fond sur un obstacle, dans le but de braquer au dernier moment, mais le balai se met à bifurquer tout seul sans demander son avis bien avant qu'il atteigne la cible. Alors commence un véritable match entre Elliot et le modèle, qui semblent complètement se disputer l'itinéraire de vol. De loin c'est possiblement très fun. De près ça le frustre complètement, et il finit par redescendre avec un air boudeur de vrai gamin. Putain bah ça s'voit c'est pas l'mien hein. 
4. Franchement ça va super bien. Jusqu'à ce que subitement le balai se mette à vouloir le désarçonner pour absolument aucune raison. En plein rodéo  à plusieurs mètres du sol, Elliot s'accroche des deux mains en poussant un juron, mais l'objet se met carrément à se balancer avec brutalité d'un bord à l'autre de la pièce dans le but de l'éjecter de la selle. Ce qui finit par arriver en quelques secondes à peine, quand le balai freine brusquement sans prévenir, envoyant Elliot directement dans le mur d'en face. Il a tout juste le réflexe de jeter ses bras vers l'avant pour pas se fracasser dessus la tête la première.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mardi 01 Août 2124

Le type est bonne vibe franchement. Alors Elliot se marre bien en le voyant l'imiter en train d'imiter Malika. C'est putain de bluffant la métamorphomagie. Ça le refait rien que d'imaginer la gueule de Terrence devant ça, pis devant la vraie quand il sera persuadé qu'il peut enfin se la taper.

 

- Des fr... ouais merde, nan elle se sape pas comme toi. Il a un reniflement hilare. On a qu'a les méta, mec, attends. Elliot a déjà sorti sa baguette, mais à peine il l'a pointé sur le type que l'autre lui lance un regard équivoque. Nan t'as raison, mauvais bail. Attends.

 

En quelques mouvements, le sorcier a ouvert plusieurs casiers à la suite avant de tomber sur celui de Percy.

 

- Tada. R'garde moi ça. Jackpot t'vois ?

 

Percy était du genre prévoyant. Extrêmement prévoyant. C'est-à-dire que le gars avait l'équivalent d'une armoire entière dans son casier, ou presque. L'avait la même chose chez lui, et probablement chez ses parents, voire chez son mec. C'était le genre de type qu'avait une fringue pour chaque occasion, un peu différent de tous les autres mecs de l'équipe. Peut-être pour ça qu'il s'entendait mieux avec les meufs.

 

- Il verra pas la diff j'te jure, il énonce vaguement à Spike.

 

Percy était plus blindé que lui. Pas pour quelque différence de salaire que ce soit. Juste parce que le type avait des darons complètement blindés eux-mêmes, et qu'ils le rinçaient plus abondamment que la putain de Thaïlande sous la mousson. Elliot agrippe un tee-shirt un peu au hasard, et aussi un jean, pis une veste, avant de les poser sur un banc.

 

- Suffit d'changer la forme et basta.

 

Il est pas bien sûr de savoir précisément ce que porte Malika, honnêtement. Il a jamais trop regardé. Mais probablement que ça doit ressembler de près ou de loin à ce que portent beaucoup d'autres nanas qu'il a pu croiser. Alors il se les passe en image mentale avant de braquer de nouveau sa baguette, s'attentant au projet avec un genre de nonchalance concentré. C'est-à-dire que ce qu'il pratique à peu près tous les jours, c'est les sortilèges d'illusions pour passer inaperçu des paparazzis, pas franchement les sorts de remodelage de fringues pour en faire des trucs de meuf.

 

- Plasticium !

Chacune des fringues est métamorphosée. Mais alors y a rien qui va. Ça reste des fringues de mec, et probablement que personne voudrait porter. D'ailleurs Elliot les mate avec un air circonspect avant d'hausser les épaules et de braquer un regard vers Spike :

- Nan mais sinon j'vais d'mander à Kylie t'sais quoi.