Harry Potter RPG
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Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, salle principale, Mercredi 28 Juin 2124

La question de Miss Bergame le prend de cours. Tendancieuse. Bon. Leo il a qu'une vague idée de ce que ça peut vouloir dire, et ça parait pas si mal. Nan parce que la tendance, c'est généralement ce que tout le monde veut. Le truc c'est que la manière dont Miss Bergame le dit, ça a pas l'air pas si mal. Ça a pas l'air particulièrement mal non plus. Un peu drôle, voilà tout. Elle a ce regard que lui porte parfois Summer quand il dit quelque chose qu'elle décrit comme parfaitement stupide, mais pas stupide comme quelque chose de stupide, voyez, plutôt stupide comme quelque chose dont il pourrait être fier. Quelque chose de stupide mais marrant, un peu. Il voit pas bien en quoi c'est marrant que la Bergam'Hot soit dans les tendances, mais si Miss Bergame a l'air de trouver ça marrant, alors bien sûr que Leo va trouver ça marrant aussi.

Il rit. Hausse les sourcils comme il fait toujours quand il veut qu'on s'imagine qu'il a compris quelque chose qu'il a pas vraiment compris. Bientôt, toute la salle rit avec lui, et quelque part sur sa gauche un vieux type se met à brailler :

- Sûr qu'c'est tendancieux, mais ça vous va bien Miss Bergame !

- À Miss Bergame !
- Joyeux anniversaire !

Les rires gras font vibrer la pièce, flamber les cheminées, et Leo se joint à eux bien qu'il soit pas certain, toujours, de savoir de quoi exactement on rit. Leo reste un peu fier qu'on trinque à Miss Bergame, et à sa brillante idée, alors il s'installe plus confortablement. Les coudes écartés comme s'il était un gosse, les jambes accrochées au premier barreau du tabouret - pas comme s'il était un gosse, parce que s'il était un gosse elles battraient dans le vide.

- Vous allez l'faire ? Vous devriez l'faire. Une boisson à votre nom j'veux dire, il énonce avant de siroter sa Bièraubeurre. Miss Bergame, dites, j'voulais vous demander...

Le silence se fait. Bon, en vérité, il est que dans sa tête. C'est comme souvent. Les gens parlent fort tout autour, et la musique beugle dans les hauts parleurs, et Leo est là les pieds perchés sur le barreau d'un tabouret à se figer dans sa tête et à s'enfermer dans un silence. Ça lui résonne un peu sous le crâne, parfois comme un long sifflement. Un peu comme un avertissement voyez, mais pas ceux qu'on vous balance à l'école ou sur les terrains de sport, juste un avertissement comme le sifflet d'un de ces gendarmes moldus du stationnement, avec leur chapeau rond sur la tête. Il a les lèvres sèches d'un coup d'un seul, et aussi l'impression de chuter directement dans le vide, alors même qu'il est bien assit. Puis d'un coup le sifflement s'arrête, et le cerveau repart tandis que le fond sonore reparait. Il reprend :

- Vous avez un copain Miss Bergame ? Nan parce que sinon moi j'vous invite. Comme c'est votre anniversaire. Vous finissez à quelle heure ?

Il a vu faire dans les films. Ceux que regardent Papa, même s'il regarde pas tellement de films, et plutôt du sport. Il a pris environ tout son courage de Gryffondor pour sortir tous les mots dans le bon ordre, et à voix haute, et il a l'impression d'être happé par le vide encore même si le sifflement revient pas. Il a chaud. Il fait chaud dans ce bar, toujours. Il avait jamais remarqué, mais maintenant qu'il l'a remarqué c'est comme s'il se rappelait que ça avait toujours été comme ça, voyez.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Il a fait mine de s'offusquer, bien sûr. Venir aider en simple mortel, et puis quoi. En vrai ça le branche bien trop pour l'admettre, de voir ce qui se trame dans les coulisses d'Owen Carter Quidditch, parce que c'est un endroit qu'il côtoie depuis qu'il est môme en tant que client, mais jamais il a pu passer derrière le comptoir pour savoir ce qui pouvait bien se cacher en réserve. Les premiers sont bien foirés, et Elliot se fend d'une imitation de Freya, imitant la cible, comme s'il prenait rigueur de la sanction qui vient de lui être imposé. La vérité c'est qu'il s'en branle parce que ça l'éclate. C'est franchement bien plus fun de viser à l'aveugle, ok ? Il s'étouffe à moitié avec la bière qu'il était en train de s'envoyer, reposant brusquement la chope sur le comptoir.

 

- Hein ? Même pas il mate le score qu'elle vient de taper. Colt et toi ?

 

No fucking way. Colt avait date Freya ? Pourquoi il est pas au courant de ça ? Comment Colt a pu lui faire ça en fait ? C'est arrivé à quel moment ? Combien d'temps ? Il sait pas combien d'temps il reste buguer sur l'information, mais c'est sûr que ça dure trop longtemps pour que ça passe inaperçu. Même que la cible s'impatiente. Bon, tu t'occupe de moi à quelle heure ? S'agirait de marquer des points si tu veux la victoire. C'est ironique, peut-être bien, qu'elle cause de victoire. Ça a le mérite de le faire sortir de sa transe.

 

- Merde quel sale gland, il énonce à propos de Colt en se plaçant sur la ligne.

La fléchette file en direction de la cible.

1. se plante dans le mur sans qu'il y prête attention - 0 point
2. oscille un moment avant de se ficher dans le centre - 50 points
3. fait des saltos dans l'air avant de se planter dans le sol comme si elle s'était mise à bouder - 0 point
4. ralentit juste avant d'arriver à destination pour s'implanter dans un magnifique 3x20 - 60 points
5. se met à émettre une lumière clignotante avant de se planter avec brutalité - 20 points
6. disparait, reparait, disparait, reparait, disparait, reparait jamais - 0 points
7. atterit dans le 14 avant de brusquement transplaner sur la case d'à côté histoire de doubler le score - 28 points
8. hésite très fort avant d'opter pour une retraite vers le flan ouest - 6 points

Elliot prête pas grande attention à ce qui se passe du côté de la cible cependant, braquant plutôt son regard vers Freya pour ajouter :

- T'es sortie avec Colt ? Colt est sortie avec toi, traduisez plutôt. Quand ça ? Où ça ? D'où l'mec m'a jamais rien dit... enculé.

C'est dur de pas montrer que ça le fout en l'air en fait, même s'il se donne l'air d'en rir, c'est un peu jaune. Y a un accord tacite entre eux. Colt, Tray, Alan et lui. On sort pas avec les meufs des autres, surtout celles qu'ont compté. Pas que Freya ait compté. Ok, Freya a compté. Pas qu'elle soit sensé le savoir. N'empêche que Colt est sorti avec. Ça le fout en l'air en fait, d'apprendre ça d'un coup, même si ça date, même si c'est plus sensé compter. Ça craint nan ? Il voit pas les mecs aurant qu'il voudrait mais il les voit encore, quand il traine pas avec l'équipe. Y a peut-être mille occasions où il aurait pu au moins l'évoquer. Mais nan. Nan le mec avait date Freya, et décidé de juste jamais en parler. C'est le goût de la trahison sur ses lèvres, plus amer que la putain de guiness.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Hold on. C'est elle la nana de dernière minute ? La putain de vierge de fin d'année ? J'dirai pas qui c'est les gars insistez pas ! Quoi t'es in love ? Nan ça s'appelle juste le respect, tu d'vrais essayer. Ça peut pas être mille meuf les gars. R'gardez moi c'mec et ses dents d'lapereau là. Grave, ptet c'est Vicky. Tu t'es fait Vicky Colt ? Nan parce que j't'assure qu'elle avait rien d'une vierge, même l'année dernière déjà... Allez fermez là faites moi visiter.  Elliot arrive pas à s'faire à l'idée. Genre il bugue, littéralement, à mater Freya comme si ce qu'elle venait de raconter pouvait pas être vrai, ou qu'elle allait éclater de rire brusquement en lui annonçant qu'elle lui a bien foutu à l'envers avec ses conneries. Sauf que non. Elle insiste putain. À lui rappeler ce putain de pacte débile. À lui foutre des images dans le crâne qu'il arrivera jamais à s'enlever. Il reste la regarder en clignant des yeux comme un gland alors qu'elle balance sa fléchette, qui vient terminer sa course dans le fond de sa pinte, presque terminée de toute façon.

 

- Freya, c'est par ici qu'ça se passe en fait. J'sais que t'as de l'avance mais quand même, faut pas s'reposer sur ses lauriers !

- C'est pas une vanne, il sort finalement en émettant ce qui ressemble à un rire. P'tain ça m'fume. J'vais pas m'en remettre je jure.

 

Il frappe le comptoir histoire de réclamer la même d'un simple geste. Il est remonté, mais il est plus sur le cul que remonté. Alors il sait même pas quoi faire de l'information. Ça veut juste pas se digérer dans son cerveau tellement c'est absurde. Même qu'il se marre tout seul comme un con en matant partout sauf là où y a Freya, avant d'enfin retomber sur sa gueule pleine de tâches de rousseur. Merde. Les images sont vénères quand même.

 

- Ah l'enfoiré. C'est dur de savoir s'il est énervé, en réalité. Sa nonchalance transparait avant toute chose, et il a très vite fait d'ignorer l'amertume qui continue de lui picorer la poitrine.

- Bon, Elliot, on va pas y passer la nuit non plus...

- Ben nan, on est sur du furtif apparemment ! Il balance à la cible avec humour avant de récupérer sa nouvelle pinte sans penser même à proposer quoi que ce soit à Freya. Il entame d'une longue gorgée qui lui dégouline un peu sur le menton avant de reposer le verre aussi sec. Avant la fin d'l'été, il répète en se plaçant derrière la ligne en braquant une fléchette. Genre vous vous êtes revus quand on est rentré et tout ?

Est-ce que ça faisait partie de ces millions de trucs dont ils parlaient plus tellement parce que Elliot était juste plus à Poudlard ? La sixième année avait marqué la fin de sa scolarité, et une rupture assez brutale avec toute la bande de potes qu'il avait au château. C'est pour ça qu'ils avaient tous décidé de se tirer faire un méga road trip en France après que les gars aient empoché leurs ASPIC. Pas une fois Colt avait balancé le nom de la mystérieuse meuf qui l'avait fait débarquer avec trois jours de retard sur le programme. Fatalement il avait capté que ça emmerderait Elliot de savoir que c'était Freya. Il était sorti avec bordel. C'est peut-être la seule meuf avec laquelle il était officiellement sorti à Poudlard, plutôt que de les bécoter dans des placards à balais.

 

La flèche est pas partie, englué entre les doigts d'Elliot, et il l'affaisse pour mater Freya de nouveau, se replacer et mater la cible. Nan, nan il en savait foutre rien, et il sait pas s'il aurait pas préféré pas savoir. C'était y a sept ans. Ils avaient dormi depuis. Grandi, même. Sans doute que c'est son égo qu'est touché plus qu'autre chose, voilà ce qui se passe. Parce que Freya avait jamais voulu aller plus loin que se tenir la main et s'embrasser sagement avec lui, pis finalement... Il se secoue la tête parce que merde, ces images putain, et balance la fléchette avec force. 

1. Cette dernière se plante dans le mur sans qu'il y prête attention - 0 point
2. Elle oscille un moment avant de se ficher dans le centre - 50 points
3. Elle fait des saltos dans l'air avant de se planter dans le sol comme si elle s'était mise à bouder - 0 point
4. Elle ralentit juste avant d'arriver à destination pour s'implanter dans un magnifique 3x20 - 60 points
5. Se met à couiner bruyamtent avant de se planter avec brutalité - 30 points
6. Disparait, reparait, disparait, reparait, disparait, reparait jamais - 0 points
7. Atterit dans le 7 avant de brusquement transplaner sur la case d'à côté histoire de doubler le score - 14 points
8. Hésite très fort avant d'opter pour une retraite vers le flan est - 8 points

- Ce pacte il était débile. T'as couché avec lui juste pour ça ? Nan parce que ça parait absurde d'imaginer la sage Freya craquer pour ce genre de connerie sur sa dernière année. Par peur de quoi, manquer une super expérience avec Colt le Furtif ? Ah, bordel. Il aurait définitivement préféré pas savoir. J'retire ma question. J'préfère même pas savoir en fait. Damn. J'retire c'que j'ai dit tout à l'heure aussi. Tu t'es grave décoincée hein, il charrie pour alléger l'atmosphère. C'est quoi la prochaine news, t'as commis des cambriolages ? Quelle putain de dévergondée ! Ça s'trouve t'as volé les brevets d'l'OCQ 500 et tu vas empocher toutes les r'cettes ! De nouveau Elliot joue son rôle de branleur insolent à la perfection, comme si les dernières minutes l'avaient finalement pas déphasées le moins du monde. Ça va, c'était y a sept ans, non ?

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mardi 01 Août 2124

Faut pas s'appeler Sherlock pour capter que Ryder a pas trouvé le chemin de l'infirmerie tout seul. Même que le rire de Terrence, à moitié étranglé dans son maillot quand Elliot se pointe au vestiaire, laisse franchement peu de place à l'imagination. Il se mange un coup qui l'envoie directement dans les casiers, mais s'arrête pas de se marrer pour autant.

 

- Ta gueule p'tain j'suis mort.

- T'es débile j'te jure.

- Mec ça va.

- S'il cause j'te fais bouffer ma batte jusqu'à ce qu'elle te ressorte par le cul.

- Tranquille, s'il cause on lui tombe tous dessus j'pense qu'il est pas assez con pour pas l'comprendre.

- Nique toi.

 

Il fait pas la gueule bien longtemps. Parce que c'est plutôt vrai que Ryder causera sans doute pas. Ne serait-ce que pour pas se foutre l'ensemble de l'équipe à dos. Elliot aurait quand même préféré pas faire partie du bizutage du petit nouveau,. Il le fait bien comprendre sur le terrain, d'ailleurs. Envoie quasiment tous ses cognards dans la direction d'un Terrence qui continue de se fendre en deux comme un crétin à chaque fois que leurs regards se croise. Ça tarde pas à le détendre. Pis bon. Ryder vole bien. C'est déjà ça. Même si clairement il a pas la moindre conception de jeu en équipe, parce qu'à la moindre occasion il ignore complètement les autres poursuiveurs pour filer en direction des anneaux. Il se tape des putains de délire en solo, quand même, en plus de marquer des buts assez exceptionnels pour se récupérer les sifflements de quelques joueurs. Y a pas à chier. Il est bon.

 

Alors globalement ça reste un bon entrainement, qui se termine dans une bonne ambiance - une fois qu'Oakwood a lâché ses derniers avertissements à l'intention de sa nouvelle recrue, et de tout le reste de l'équipe. T'es pas là pour ta p'tite gueule, t'es là pour bosser avec toutes celles-là aussi mon gars. T'auras pas d'la chance à tous tes lancers à tous les matchs, faut qu't'apprenne à bosser avec tout l'monde pour gagner. En parlant d'vos gueules de cons les gars, j'veux plus les voir dans la putain de Brève comme j'ai vu ce matin. Passez plus de temps à astiquer vos manches dans les bars de la ville qu'à lustrer vos putains d'balai, vous me cassez les couilles. On a pas besoin de ce genre de presse c'est compris ? Surtout pas toi Blackburn. J'te rappelle qu'on a un contrat avec OCQ, et que personne a besoin de voir la nouvelle égérie de la marque en train de vomir dans un caniveau. Nan l'ambiance était bonne vraiment qu'après ça. C'est comme souvent d'ailleurs. Oakwood se tire avec ses grandes remontrances, et les joueurs retrouvent leur esprit de grands gamins, à se foutre sur la gueule pour un oui ou pour un non, sans réelle rancœur.

 

Elliot a pas trop fait gaffe qu'il se retrouvait solo avec le petit nouveau avant de l'entendre sur sa droite, pendant qu'il se lace les pompes. La tête redressé, il darde sur lui un regard un peu long qui laisse la place à n'importe quelle interprétation, avant d'hausser les épaules.

 

- J'sais. Qu'il est désolé. Qu'il dira rien. C'est évident pour tout le monde à ce stade nan ? Elliot l'approche en balançant une main vers l'avant, avec une nonchalance extrême, histoire de le checker comme il vient de le faire avec tous les autres. T'façon tu dis quelque chose j'te démonte, il annonce sur le ton de la conversation avec un sourire au coin d'la gueule. Pis les autres te terminent et on t'renvoie à l'école en tellement d'morceaux que tu tiendras à peine dans l'fond d'un chaudron. L'image est assez parlante, c'est ça qu'est bien. T'es bon mais si tu t'la joues solo t'vas pas rester longtemps, il ajoute en s'écartant, vachement plus sérieux. Les Catapultes c'est une famille c'est tout. Sauf Kylie, Kylie c'est pas la famille. Sinon ça deviendrait super chelou un peu. J'te donne quand même qu'un mois, looser.

 

C'est dit sans méchanceté. Sur le même ton que quand il envoie chier l'reste de l'équipe, en leur envoyant des doigts. Spike a pas encore tout à fait gagné sa place dans l'équipe à ses yeux, mais il a visiblement gagné son respect. Ne serait-ce qu'en montrant qu'il sait se servir d'un balai, pis surtout en s'excusant d'avoir niqué son coup tout à l'heure.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entraînement des Catapultes de Caerphilly, Jeudi 21 Décembre 2124

Ce message fait l'objet d'un avertissement de contenu pour les sujets suivants

Langage cru, viteuf

C'était un de ces entrainements de la galère comme Elliot les aime bien. Ça vous met en condition direct. Le vent, la pluie, la neige même, et le froid mordant qui traverse leurs maillots malgré des sortilèges de protection réitérés avant chaque envol. C'est le genre d'entrainement qui les rend meilleurs en match, parce que ça les prépare au pire. Alors il est plutôt de bonne humeur quand il en sort. Se fout ouvertement de la gueule d'une Alison Carter qu'a visiblement poireauté près du vestiaire dans l'attente du plus jeune joueur de l'équipe. Aussi facile à embarrasser que sa sœur, ou presque. En tous cas elle devient à peu près aussi rouge que Freya quand Elliot l'emmerde un minimum. Sauf que celle-là à un peu plus de répondant, surtout du haut de ses seize piges.

Il se contente de se marrer et d'adresser un clin d'œil devant le doigt d'honneur qu'elle lui tend avant de disparaitre dans le vestiaire.

C'est très vite l'anarchie dans le vestiaire. Pas que ce soit jamais l'contraire en réalité. Faut dire, y a une majorité de mecs dans l'équipe, ce qui fait un paquet de monde à se croiser entre les casiers et les douches. Les fringues sont éparpillées dans tous les coins. Ça balance des conneries d'un sens et d'un autre sans aucun filtre. Ça se refait le film de certaines figures ou de buts impressionnants de tout à l'heure, ou d'autres carrément manquées. Elliot adore ce genre d'ambiance, plus fidèle à l'idée qu'il se fait de sa vie professionnelle que tout le reste. Son équipe est un peu comme sa famille. Nan. Son équipe est sa famille. Beaucoup plus que sa vraie famille l'a jamais été à ses yeux en tous cas. Sous une douche brûlante, il s'attend pas à voir surgir Spike pour lui poser une question qui fait beugler de rire les mecs les plus proches.

- Sérieux ? T'as cru j'tenais un bordel ou quoi ?
- P'tain l'Ryder il a des balls.
- Elliot t'vas pas le laisser s'la faire dans un vestiaire l'pauvre gars !
- C'est qui Alison ?

Elliot secoue la tête, mais le gars a l'air carrément sérieux.

- Mais dégage j'te file pas mon appart pour qu't'aille baiser sur mon canap putain.
- Mec sois cool, faut bien qu'il tire son coup sinon il va crever tout puceau.

- L'est pas plus puceau qu'moi celui-là. Fermez-là vous.


C'est mort de chez mort. Il ferait n'importe quoi pour les Catapultes, mais vraiment ça c'est le genre de service qu'il peut se carrer dans le cul. Y a des limites en fait. L'avait qu'a pas attendre que la meuf se poindre pour réfléchir à l'endroit où il voulait la tringler. Pis depuis quand Spike se fait Alison d'abord ? Elle est définitivement en avance sur sa sœur celle-là, si c'est le genre de truc qu'elle demande pour son seizième anniversaire. Elliot s'écarte du jet de douche pour choper sa serviette et s'essuyer le visage vite fait avant de conclure :

- T'es assez payé pour t'faire un hôtel Ryder, fais pas chier à vouloir gicler sur mes meubles comme un enculé. Pis si c'est vraiment son anniversaire, pense à lui payer un restau sinon elle va croire que tu l'as pris pour une pute ok ?

Pas que ça l'interpelle tellement ce qu'Alison peut penser. Mais peut-être bien que ça l'interpelle un peu ce que Freya pourra penser de ce qu'Alison pourra penser si Ryder fait de la merde et qu'il était parfaitement au courant.

- Ouais pis tu lui passe bien l'bonjour !
- S't'as besoin qu'on appelle le coach pour te filer des tips tu dis !
- C'est qui Alison bordel ?

- Alison Carter, la sœur de Freya Carter ? OCQ 500, débile.

Une serviette humide claque dans l'air, et plusieurs rires débiles qui résonnent dans le vestiaire en même temps qu'un aaaaaaaah ouais !

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un vieux cachot désaffecté, Vendredi 09 Février 2125

Les mois passaient. Rien n'évoluait. Ni la guerre qui continuait de ravager son pays et de les empêcher, elle et tous les autres, de rentrer ; ni son goût pour le territoire britannique ; ni son avis sur cette école et ses méthodes d'enseignement. Seule sa métamorphomagie semblait s'assagir à mesure que l'été se faisait plus lointain, emportant avec lui le visage porcin de McClay. Chaque cours était suivi avec la rigueur qu'on lui connaissait, et sur son temps libre Anya se rendait systématiquement dans la bibliothèque ou en salle d'études - lorsque la présence Lord Beckett se faisait trop joyeuse à son goût -, pour avancer ses devoirs ou les compléter de recherches approfondies. Elle estimait sans peine que son niveau allait à la baisse depuis qu'elle avait quitté les bancs rigides de Koldostoretv, et elle était parvenu à obtenir l'autorisation d'un professeur pour se rendre en réserve et s'instruire sur des sujets soi-disant plus avancés. Entendez par là que les précieuses têtes blondes de Poudlard ne trouvent pas dans leur programme ces exercices pouvant heurter la sensibilité de uns ou des autres.

Ce jour ne fait pas exception sur le planning rigoureux d'Anya, qui ne quitte la salle d'études que bien après l'ensemble de ses camarades, pour enfin rejoindre les cachots. La semi-obscurité permanente a quelque chose de serein, de même que le silence qui la drape naturellement entre les épaisses parois de pierre. Ses bottines noires, dont les lacets remontent jusqu'aux chevilles, n'échappent pas le son des souliers cirés des autres filles, ou pour certaines de leurs talons pas plus haut que cinq centimètres. Les Alison Carter ou autre Viviane Valcourt ne semblent pas réaliser combien leur apparat peut nuire à leurs facultés naturelles pour la course. Engoncé dans l'éternel pantalon d'uniforme noire, et une chemise parfaitement rentrée à l'intérieur, Anya s'était plus tôt délesté de sa cravate et de la veste aux couleurs de Serpentard, qu'elle avait enfoncé dans son sac. C'était peut-être la seule différence appréciable entre Poudlard et Koldostoretv, cette tolérance au sujet de l'uniforme en dehors des cours qui permettait de se relâcher pour étudier.

Anya se défait d'un geste de son chignon strict, son regard circulant d'une porte à l'autre sans y payer grande attention.

C'est alors que surviennent le claquement régulier de pas pressés, au fond du couloir, et tout droit dans sa direction. Ses yeux s'accrochent à la silhouette d'un gamin de peut-être treize, ou quatorze ans, qu'elle reconnait immédiatement. Anya ne se mêlait pas aux camarades russes qui peuplaient le château, mais elle connaissait chacun de leur visage ainsi que chacun de leur nom. Celui-ci se nommait Fridrik Ivanovitch, et c'était un quatrième année peu téméraire qui semblait suivre un groupe davantage qu'en faire partie. Ses yeux plantés sur Anya, il se fige brutalement comme s'il ne s'était pas attendu à tomber sur qui que ce soit, puis finalement il l'agrippe par la manche avec vigueur pour lui faire part de ce qu'il se passe, à toute vitesse, dans un russe catastrophé. Les autres ont coincés Sasha Shevchen. Ils sont en train de le tabasser dans une classe.

Stan a un couteau.

Sourcils froncés, Anya le suit presque malgré elle tandis qu'il l'entraine à sa suite, et elle jure à plusieurs reprises. Elle avait pris soin d'esquiver la route de Sasha Shevchen depuis octobre. S'était contenté d'informer les autres qu'il ne fallait pas lui parler, qu'il était un chien d'ukrainien, et ça avait été tout. Sans doute serait-ce allé plus loin s'il n'avait pas eu la jugeotte de lui rapporter ses affaires. Ces dernières ne quittaient plus jamais son dortoir, scellées dans le fond de son coffre personnel.

- Какого черта ты делаешь ? Vous foutez quoi ? Elle demande aussitôt entré dans la pièce. Son nez se plisse alors qu'une odeur métallique fait irruption. прекрати свою чушь, ты собираешься втянуть нас в беду. Arrêtez vos conneries, vous allez nous attirer de la merde.

Anya s'attire le regard des garçons, âgés de treize à quinze ans. Étant l'aîné de tous, ils avaient pour elle un respect qu'ils n'auraient habituellement pas eu pour une fille. Aussi tous se figèrent, bien que Stan dardait sur elle un regard mauvais.

- Это украинский пес, ему просто нужно умереть ! C'est un chien d'ukrainien, il a qu'à crever !
- Как ты думаешь, мы не выгоним тебя, когда увидим, что ты избил парня десять к одному ? Qu'est-ce que tu crois, qu'on va pas t'foutre à la porte si on voit que tu tabasses un gars à dix contre un ?
- Мне все равно ! J'm'en tape !
- Пусть это будет глупо. Lâche ça, débile.

D'un simple coup de baguette, Anya a désarmé Stan. Ils continuent de s'envoyer chier pendant plusieurs secondes avant que l'autre ne capitule en crachant aux pieds de Sasha et en jurant. 

- Убирайся ! Dégagez !

Ses copains n'ont visiblement pas plus envie que ça de se confronter à Anya, et plusieurs coulissent un regard terrifié vers l'ukrainien avant de suivre Stan vers la sortie. Bientôt, il ne reste plus que Shevchen et Anya dans l'étroite pièce, dont l'air semble saturé. De sang et de sueur. La sorcière n'hésite qu'une seconde avant de libérer le garçon de son entrave. Elle conserve une distance certaine entre eux, sa baguette toujours levée.

- Поэтому тебя выгнали с войны ? Вас вообще дразнят дети ? C'est pour ça que t'as été renvoyé de la guerre Shevchen ? Tu te fais rétamer même par des gosses ?

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
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Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Il sait pas c'est quoi des fanfictions, mais il peut s'en faire une bonne idée rien qu'avec ce qu'elle vient de sortir. C'est à dire que c'est pas un terme qui laisse beaucoup d'place à l'imagination. Alors quoi, il a des fans qui l'imaginent astiquer des manches, c'est ça qu'elle est en train d'dire ? Qu'écrivent carrément des histoires où il astique des manches ? Sur quoi d'abord ? Où ça ? Pis pourquoi surtout ? Merde. Elle est carrément en train d'se foutre de sa gueule en fait. Sa gueule circonspecte en dit long. Moi aussi j'vois clair dans ton jeu, t'raconte vraiment n'importe quoi hein ! Comme s'il avait pas assez des paparazzis qui lui bavent dessus dans des magasines à la con, ou des tarés qui poireautent dans les alentours du centre dans l'espoir de lui choper une trentième photo ou un cinquantième autographe. 

De nouveau c'est sa manche qui vient lui essuyer les lèvres dans un grand geste, et il se fout de sa gueule avec la cible en matant sa fléchette tristement planté sur le chiotte. Ça t'as déstabilisé toute seule ton bordel de fanfictions. T'peux l'dire tout de suite que c'est toi qui les écris pour les envoyer par hibou à mes fans. C'est pour ça qu'tu veux que j'me pointe à ton atelier en fait ? T'as b'soin d'inspiration ? S'tu veux j'pourrais l'faire sans rien sur moi, j'suis quelqu'un d'généreux comme ça. C'est facile de l'emmerder. Ça a toujours été. Pareil que d'la faire rougir. Elle rougit vite Freya. Quand elle a pas des répliques mordantes à lui répondre directement dans la gueule - c'est encore ce qu'il préfère. Déjà gamin il la poursuivait partout juste histoire de la faire un peu sortir de ses gonds, et d'voir son visage outré alors qu'elle s'apprêtait à sortir ses meilleurs punchlines. Elle en sortait des vachement bonnes parfois, c'était impressionnant.

 

- Allez va, laisse faire le professionnel. Il la pousse gentiment en la chopant par les épaules, avec toute la condescendance qui va avec. C'est à double-tranchant en réalité. Il se foire il passe pour le dernier des crétins. Il réussit et c'est carrément la classe. Elliot a jamais aimé les entre-deux de toute façon. Trente-sept hein. Si j'fais plus c'est gagné quand même où ça r'descend ? Il demande à la cible, qu'a tendance à changer les règles tous les quatre matins. Ah c'est trente-sept ou rien mon coco ! Enfin c'est trente-sept ou la porte des chiottes apparemment. Right.

Ça le fait marrer, et il a un regard pour Freya avant d'se placer. Il a subitement l'air vachement concentré, comme s'il prenait finalement ce match de fléchettes super au sérieux. La vérité c'est qu'Elliot prend toute compétition vachement au sérieux. Alors il danse pas, et il chante pas. Il se concentre pour de vrai. Note mentalement toutes les cases qui lui permettront de faire le score pile poil - y en a pas en fait - et celles qu'il vaut mieux carrément éviter. Il peut juste essayer de s'approcher un maximum du score, et c'est bien ce qu'il compte faire.

1 - 1. Bon bah c'est super. - 1 point
2 - 18, à peu de chose près c'était doublé mais tant pis.
3 - 18x2, bordel il est plus qu'à 1 point de la victoire !
4 - Disparition brutale de la fléchette - 0 point
5 - 11 x 3, ok ça c'est pas mauvais du tout ! - 33 points
6 - 10, c'est pas fou mais il s'en contentera - 10 points
7 - 17, ok plus que 20 et ce sera gagné, Elliot y croit - 17 points
8 - Mais y a un sortilège d'attraction sur cette porte de chiotte ou quoi ? - 0 point

- 114 à 130, c'est que ça se rapproche tranquillement de la victoire... Freya, c'est peut-être le moment de tout donner !
- Ouais ouais donne tout. Après j'vois pas l'mal à c'que tu sois affichée en géant d'vant tes propres vitrines tu sais...

Rappeler l'enjeu c'est important. Elliot fait exprès d'rester coller avec pour faire genre de la regarder faire avec beaucoup trop d'attention. Limite s'il va pas s'mettre à balancer un aboiement au moment où elle tire. Franchement ce serait l'équivalent d'un cognard en plein match, même pas c'est d'la triche. Il l'encourage à voix basse pour bien en rajouter une louche.

- Allez Freya, allez Freya, alleeeez.

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Horace Milbourne

Concierge de Poudlard 67 ans Sang-Mêlé·e Française Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bibliothèque de Poudlard, Jeudi 12 Octobre 2124

Les couloirs résonnaient encore de quelques échos de pas précipités, un tumulte rythmé par un souffle court et une succession de pardon !, attention !, bougez-vous mes petits ! lancés à la volée à l’encontre des élèves trop lents pour esquiver un Horace Milbourne en pleine mission. Il avait une illumination, et comme à chaque fois qu’un éclair de génie traversait son esprit enfiévré, il lui était impossible de garder cela pour lui plus de quelques minutes. Et qui d’autre que Bartholomew Beckett, son plus fidèle complice, pour être le premier récipiendaire de sa grande révélation théâtrale ?


Le théâtre ! Le théâtre, bon sang !

Il n’avait pas dormi de la nuit – ou si peu – et s’était retourné dans ses draps en songeant à cette œuvre magistrale, cet opus oublié des dramaturges sorciers, qui se prêtait à la perfection à une mise en scène moderne par leurs chers étudiants. Il lui fallait son avis. Son oreille critique. Son sarcasme contenu mais toujours présent. Et c’est donc avec la grâce d’un centaure emballé qu’il poussa les grandes portes de la bibliothèque avec un fracas digne d’un duel en plein champ de bataille.

- Lord Beckett !

Sa voix fusa à travers l’espace silencieux, attirant instantanément une dizaine de regards courroucés, dont ceux d’étudiants penchés sur leurs parchemins et d’un fantôme un brin pincé. Mais il n’en avait cure, il bondit entre les tables, frôlant de peu une tour de livres branlante qu’un pauvre première année tentait d’aligner sur son bureau.

- Mon cher ami, j’ai eu une révélation nocturne !

Il s’arrêta devant le bureau de Bartholomew, s’appuya lourdement sur le bois poli, la respiration légèrement précipitée, mais les yeux brillants comme s’il venait d’assister à l’éclipse du siècle.


- Je sais quelle pièce nous allons monter cette année.


Il brandit sous son nez un livre poussiéreux, vraisemblablement déniché dans les archives du château, et l’ouvrit à la première page jaunie, pointant un titre avec la fierté d’un explorateur découvrant un trésor perdu.
 

- Les lamentations de Salomé Selwyn !

Il fit une pause dramatique, guettant la réaction de Bart. Une tragédie du dix-huitième siècle, inspirée des véritables événements de la sorcière Selwyn, condamnée à vivre dans un portrait hanté après avoir trahi son propre clan ! D’un geste théâtral, il tapota l’ouvrage, le tournant vers Bart comme s’il lui offrait une relique sacrée.
 

- C’est brillant, c’est grandiose ! Il y a tout : de la magie, du drame, de l’amour interdit, une scène où un duel oppose deux jumeaux maudits… Il leva un doigt pour appuyer son propos. Et ! Une apparition spectrale qui nécessite une mise en scène complexe mais terriblement audacieuse !

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il est mort de rire. Nan parce qu'elle est toute énervée la meuf, mais avec toute la merde qu'elle a dans les cheveux et jusque dans le décolleté, ça nique toute sa crédibilité quoi. Il lève les deux mains en guise de mec parfaitement innocent pendant qu'elle pète un plomb toute seule sur sa petite marche. Même que y a du monde autour qui, s'ils avaient pas été rameutés par le sifflement de Gus quelques secondes plus tôt, les zieutaient franchement maintenant qu'Alison Carter jouait les hystériques au milieu du hall. Personne n'avait remarqué la paire d'armures qui s'étaient lancés dans un slow, à quelques mètres de la Grande Salle.

 

- Woh, woh, woh. J't'ai pas organisé de date avec un troll je jure.

Même que pour une fois c'est vrai.

- J'féliciterais bien l'con qu'a eu l'idée cela dit. Y t'as pas loupé hein.

Il se marre encore. Nan parce que vraiment, génie. Pis elle dramatise complètement. Faut pas aller à un rendez-mystère de la saint valentin si t'es pas prêt à subir un minimum d'emmerdements en fait. Elle a quoi, dix ans et demi ?

- Après fallait p't-être essayer de l'embrasser et il se serait métamorphosé en prince charmant l'bordel.

 

Apparemment c'était pas tellement un problème pour Alison Carter d'embrasser l'premier soir en plus. L'en avait entendu des rumeurs. Les mains dans les poches, il la zieute une dernière fois de la tête au pied avant de secouer la tête. Les gens autour se sont un peu détournés, même si certains se marrent en chuchotant, leur jetant des coups d'œil pas très discrets. Il monte une marche pour se retrouver à sa hauteur, soudainement un chouille plus sérieux parce qu'elle a l'air au bout de sa life et que ça le dépasse un peu :

- C'est qu'la Saint Valentin Alison, pète un coup ok ? T'attendais à quoi d'abord ? J'veux dire quelqu'un qui t'invite dans un couloir sans rien signer ça sent pas les bougies et les roses ok.

 

Bah ouais, un peu de jugeote en fait. Il en a fait des tas des vannes, mais aucune qui jouait avec les sentiments des autres meufs en leur faisant miroiter des délires romantiques à deux balles. Ses vannes étaient signées sans l'être tellement elles étaient cons. C'est ça qu'est drôle. Même la baffe qu'il s'est pris c'était drôle. Il s'en tape tellement. Pourquoi elle prend ça tellement au sérieux ? Pourquoi autant d'gens prennent ça au sérieux ? Ça le dépasse. Non loin, un deuxième année qui métamorphose un cahier en gerbe de fleurs pas loin des escaliers qui mènent au cachot. Gus a les yeux dessus alors qu'il commence à reprendre sa descente, et il les montre du bout du menton.

- Mate ça.

Nan parce que vu la gueule de la fille, les fleurs sont carrément pas bienvenues. D'ailleurs elle grimace en secouant la tête avant de la relever avec un véritable air de pimbêche en croisant les bras, cernée par toutes ses copines.

- Il passe une pire Saint Valentin qu'toi, et il a même pas r'çu d'morve de troll sur le coin de la gueule. Alors détends toi la culotte deux secondes tu veux ? C'est un jour comme tous les autres.

Avec juste des gens tellement plus cons qu'ils se tentaient des missions suicides comme offrir des fleurs à leur crush, ou se rendre à des rendez-vous avec des gens qu'ont pas donné ni leur nom ni leur âge au milieu du château. C'est quand même pas un crime d'en profiter pour se marrer quoi. 

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cardiff, centre d'entrainement des Catapultes de Caerphilly, Mercredi 11 Octobre 2124

Bingo. Même pas eu b'soin d'aboyer pour l'empêcher d'marquer même un mini-point. Elliot braque sur Freya un regard outré avant d'sortir sa langue pour lui lécher la paume comme l'aurait fait un putain de gosse, provoquant le retrait immédiat de la main de la sorcière sur sa gueule. Il se marre bêtement devant sa mine dégoûtée. Elle a cherché franchement. Pis elle triche. D'puis quand elle fait de la magie sans baguette en fait ? Enfin d'la magie. Visiblement ça marche pas des masses. La gueule de sa guiness au cassis attire son œil et le fait avoir une série de grimaces dramatiques probablement similaires à celle d'un chat qu'aurait pas aimé sa pâté, et il récupère sa propre guiness comme pour rincer la saveur immonde qu'il a même pas en bouche.

 

- T'bois vraiment n'importe quoi, il commente. Bon. C'est l'moment où j'te domine salement j'espère que t'es prête. Rien qu'parce que j'suis sûr de gagner j'vais pas m'venger d'ta tentative toute naze de fermer ma gueule. Enfin pour l'instant quoi. Il a un sourire insolent planté sur les lèvres alors qu'il se replace.

- Est-ce que c'est le coup final ? Est-ce que c'est la fin ?


Elliot souffle sur le bout de sa fléchette comme si ça pouvait lui porter chance avant de s'étirer le cou, glissant un regard en diagonale sur Freya comme pour étirer le suspense. Puis sans plus attendre il bande le bras pour projeter la pointe en direction de la cible avec force et détermination. Mais quand même vachement de nonchalance aussi.

 

1 - Boum bitch. - 20 points
2 - 2x30 ! Ah, oui, pas bonne nouvelle en fait - 60 points
3 - On la voit, on la voit plus, on la voit plus, on la voit, on la voit plus, on la voit, on la voit plus. - 0 point
4 - C'est de la haute voltige, on croirait qu'un parcours invisible s'est installé entre Elliot et la cible pour une fléchette en pleine compétition... qui vient finalement se ramollir et s'affaisser sur elle-même telle un ballon tout dégonflé - 0 point
5 - La fléchette fait un superbe looping avant de s'implanter dans la minuscule case du 2x10, stylax ! - 20 points
6 - La fléchette se métamorphose en petit papillon, qui vient se poser sur le bout du nez de Freya, sous le regard circonspect d'Elliot - 0 point
7 - Le suspense va durer un peu plus longtemps - 19 points
8 - La fléchette part... dans l'autre sens. Mais c'est pour mieux prendre de l'élan ! Hésiter. Repartir. Hésiter encore, pour venir finalement se planter dans un décevant 2 - 2 points

Les yeux clignent à plusieurs reprises devant la créature, alors que la cible pousse un soupir. 

- On dirait bien que le dénouement final n'est pas pour maintenant. FAUT S'BOUGER LES CHAMPIONS HEIN !

Le braillement fait s'envoler la créature, qui disparait dans un plop étrange, à la manière d'une goutte de pluie écrasée au milieu d'une pièce vide. Elliot hausse les épaules en récupérant sa bière, qu'il termine d'une seule traite. Ça descend vite ces conneries.

- T'sais c'que ça veut dire, il énonce tranquillement, accoudé au comptoir. J'vais devoir m'venger. Il a les doigts de sa main droite qui traine près de la poche de son jogging, de laquelle il extirpe sa baguette pour la mater comme avec détachement. Quand ça on sait pas... quel suspense in-cro-yable. 

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Pourquoi tu dis ça ? Les mots prononcés avec trouble ne font qu'écho aux trop nombreuses fois où on les lui aura balancé. Avec colère, la plupart du temps. Incompréhension. Jugement. Basil ne parvient pas à redresser la tête pour trouver le regard de Charlie, de peur de ce qu'il va y trouver. Il préfère enterrer ses pupilles sur le sol, les joues empourprées, les mains désespérément moites. Ça y est. Elle va partir. Elle va partir sans se retourner en décrétant qu'il est vraiment trop bizarre et qu'il raconte n'importe quoi. Ses doigts s'accrochent les uns aux autres. Il a chaud. RIBBIT. 

 

Le silence ne s'étend pas l'éternité qu'il mesure, pourtant. De nouveau, Charlie parle. Prononce son nom. Il peut presque entendre la suite sans avoir besoin de l'écouter. Basil, pourquoi tu dis ça, c'est n'importe quoi ! Arrête de mentir. Ils ont raisons les autres t'es vraiment trop bizarre. Mais ce ne sont aucun de ces mots là qui sortent de la bouche de Charlie. Non, c'en sont d'autres. D'autres qui font dresser les yeux de Basil vers le visage constellé de taches de rousseurs, et le font battre des cils bêtement. D'accord ? Il s'entend répéter plus qu'il ne réalise le faire.

Elle n'est pas partie. Elle n'a pas tourné les talons devant sa prédiction. Elle n'a pas emporté Lord Ribbit avec elle pour ne plus jamais te revoir Basil Banks. Éberlué, le garçon laisse échapper un long soupir, comme s'il avait jusque là tenu sa respiration. L'avait-il fait ? Peut-être bien. RIBBIT ! Par méfiance pure, il laisse s'écouler une, deux, trois secondes encore avant d'esquisser le départ d'un sourire qui vient finalement s'accrocher d'une oreille sur l'autre. Bref, mais intense, le sourire s'efface pourtant pour laisser place au froncement de sourcils concerné tandis que Basil insiste : Tu pourras pas. L'empêcher. Il déglutit. Si je l'ai vu c'est que ça va s'passer tu sais. 

Le problème de ses prédictions, c'est qu'elle ne servait jamais à rien. Parfois il les confondait avec ses rêves, toujours plus absurdes les uns que les autres. Annonçait un orage terrible qui ne venait jamais. D'autres fois elles étaient vraies, et elles arrivaient, et c'était tout. Rien de ce qu'il pouvait faire ne pouvait modifier le cours des choses. Il avait avec le temps appris à cerner plusieurs différence majeures qui existaient entre ses rêves et ses visions. C'était plus simple lorsqu'il les avait de jour, car là aucun doute n'était possible. , aucun doute n'était possible.

- Peut-être on pourrait le protéger. Avec un sort. Pour que l'oiseau le lâche tout de suite après. Il annonce finalement avec sérieux, presque surpris de sa propre témérité. Elle n'était pas partie, après tout. Elle n'était pas partie, alors elle le croyait, non ? Basil se mord la lèvre, fait courir ses doigts sur les mécanismes du Mekapteur comme pour se rassurer. Tu sais comme un bouclier qui ferait que si on l'attrape on est... électrocuté ou quoi. Une décharge. 

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Centre de Caerphilly, terrain d'entrainement des Catapultes, Dimanche 24 Septembre 2124

L’idée était conne. Vraiment conne. Comme toujours en réalité. Trop bien préparée pour ne pas être mise à exécution, cependant. Ça faisait une semaine qu’ils avaient commencé à laisser traîner des petits indices ici et là. Au début, des murmures dans les vestiaires sur une vieille malédiction qui frapperait certains joueurs. Juste un peu, comme ça, l’air de rien. Puis, progressivement, des faux articles trafiqués dans les magazines de Quidditch qu’ils laissent traîner. Leur cible ? Lucas Lucky Fairbanks. Le joueur le plus superstitieux qu’ils aient jamais rencontré. Du putain de pain béni les concernant.  Il croit au mauvais œil, aux cycles lunaires, aux numéros maudits. La veille d’un match, il refuse de la citrouille ou de marcher sur des lignes blanches. Il joue avec un fer à cheval miniature cousu à l’intérieur de son gant et se signe avant chaque entraînement. Il a des rituels précis avant chaque match, genre toujours nouer son lacet gauche avant le droit, taper trois fois sur son balai, refuser catégoriquement de jouer si une chouette blanche lui a fait fait dessus dans la semaine - véridique, il a annulé un entraînement pour ça -. Alors forcément, Elliot et Spike ont vu une occasion en or. Est venu le jour J.


L’entraînement bat son plein, et Spike et lui sont aux premières loges quand ça commence à devenir sérieux.

- Oh putain, mec, IL TE SUIT !
 

Elliot s’est agrippé au manche de son balai, gueulant assez fort pour que toute l’équipe capte ce qui se passe. En face d’eux, Lucas Lucky Fairbanks est en de tenter de semer un cognard ensorcelé, soigneusement enchanté pour le suivre à la trace et lui foncer dessus à chaque esquive. La panique a commencé à monter, bien sûr :

- BRO C’EST QUOI CE BORDEL ??!!
- J’SAIS PAS, MAIS IL VEUT TA PEAU MEC, DÉGAGE !

Elliot se mord l’intérieur de la joue pour pas exploser directement de rire. Juste à côté de lui, Spike fait mine d’être catastrophé, les yeux ronds comme des phares, jouant parfaitement son rôle.
 

- Ça doit être… ça doit être LA MALÉDICTION !
 

Chaque tentative de Lucky pour esquiver se solde par un nouvel assaut du cognard, qui tournoie autour de lui comme un vautour affamé. Il hurle comme une bête traquée, les bras en moulin à vent, les autres joueurs commençant eux aussi à péter un câble.


- PUTAIN J’AI RIEN FAIT, J’VOUS JURE J’AI RIEN FAIT, JE MÉRITE PAS ÇA !!

- C’EST LE KARMA, FRÈRE, FAUT T’EXCUSER POUR TES PÉCHÉS.

Voyez, ils avaient martelé avec leur malédiction suffisamment pour que Lucas Lucky Fairbanks commence à chercher des solutions précisément où ils les avaient laissé. Des articles indiquant de sombres rituels pour se débarrasser de la malédiction, impliquant notamment de voler à l'envers en beuglant des insultes en latin, ou autre ineptie du même genre. Restait à voir à quel point Lucas avait cru au ramassis de connerie qu'ils avaient mis des semaines à déployer.

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Deb
Message publié Lundi 18 Novembre 2024 à 00:10

Yo !

Tout pareil. 
 

1 - 2 - 4 - 8 - 18


Que les culs les mieux bordés de nouilles gagnent !

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau du professeur de métamorphose, Mercredi 07 Février 2125

Gus l’a capté, ce sourire. Pas grand-chose, un rictus furtif, mais suffisant pour qu’il pige que Pope est pas complètement insensible à sa connerie. C’est là qu’il est dangereux, le type. C’est pas un de ces profs à cheval sur l’autorité qui explosent au premier sarcasme. Nan, Pope, il joue sur un autre terrain. Genre il tend la corde au lieu de tirer dessus, juste pour voir si tu vas t’y pendre tout seul. Ça fait chier. Gus plisse les yeux quand il évoque l’appendice de belette. Il a un rire bref, un peu moqueur.
 

- Z'avez peur qu’j’vous rate m'sieur ?
 

Il pose sa tasse vide sur le bureau sans ménagement, dans un boucan qu'est purement là pour emmerder son monde. Puis il se renfonce dans son siège, l’air faussement pensif, regardant les objets flotter devant lui. Pope veut voir de la précision ? Pas juste une illusion pour la galerie, mais un vrai truc vivant, qui respire, qui tienne le coup sans perdre une patte en route ? Gus pose ses coudes sur ses genoux, regarde l'hippogriffe comme s’il allait lui parler. Il réfléchit pas vraiment en termes de théorie. Il visualise. Il imagine les poils qui poussent, les pattes qui se forment, les yeux qui clignent. Lentement, il sort sa baguette.


- J’espère qu’vous aimez les rongeurs, m’sieur Pope.


Il pointe la statuette, mais au lieu de lancer immédiatement son sort, il tourne légèrement la tête vers son prof, haussant un sourcil, l’air de dire vous êtes sûr d’être prêt ? Un genre de provocation silencieuse. Puis il murmure l’incantation et balance son sort.

 

Au début, ça ressemble à une réussite. L'hippogriffe se tord, prend vie, se rétracte dans un souffle métallique avant que les poils apparaissent. Une créature agile atterrit sur le bureau, son petit museau frémissant, ses griffes tapotant doucement sur la surface en bois. Mais… y a un détail qui cloche. Gus plisse les yeux. La belette remue la queue, sauf que… sauf que c’est pas une queue de belette. C’est une queue en tire-bouchon, façon cochon. Gus fronce les sourcils, croise les bras.
 

- Ouais bah… c’est stylé, nan ? Genre édition limitée.
 

La belette fait un tour sur elle-même, clairement pas à l’aise avec cette queue chelou. Pope l’observe en silence, et Gus commence à capter que ça sent la remarque sarcastique. Alors, avant même que le prof puisse ouvrir la bouche, il enchaîne direct :
 

- Franchement, vous en avez vu beaucoup des belettes avec autant d’personnalité ? Moi j’trouve qu’elle a du charisme.
 

Il attrape la créature, la fait pivoter devant lui, comme s’il jugeait un trophée.
 

- ’Fin bon, si vous voulez du standardisé et sans originalité, j’peux la refaire hein.

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Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Edimbourg, Vendredi 25 Août 2124

Il reste con, Aldebert. C'est-à-dire qu'il le sait, que Balthazar Grimfire est pas le couteau le plus affuté du tiroir. C'est même un fait plutôt évident pour tout le monde parmi le personnel de Poudlard. Mais quand même. Il pensait pas à ce point. Ça le prend complètement de court de voir l'adolescent se mettre à courir après sa mère imaginaire dans le cimetière avant de sauter sur sa planche en vu de la retrouver à la maison. Inutilement, sa bouche s'ouvre et se referme à la manière d'un poisson carpe. C'est alors que Grimfire disparait derrière la grille du cimetière que l'astronome se met en branle.

Non sans marmonner quelques jurons bien sentis dans une barbe aussi imaginaire que le fantôme de Laïka Grimfire.

Les longues jambes élancées avec une fougue certaine, l'homme ne tarde pas à atteindre la sortie, et son regard se perche sur la silhouette lointaine de l'adolescent. Perché sur un skate dans son état, il n'y a pas mille manières dont tout ça peut se terminer. Majoritairement sans les dents. Aldebert guette les alentours avant de transplaner dans un craquement sonore pour écourter la distance le séparant du bougre. D'un geste il se décide à formuler un sortilège de sobriété. Mieux vaut ça qu'attirer sur lui l'attention des quelques moldus qu'il aperçoit désormais au bout de la rue.

Le pas pressé, l'agacement étalé sur un visage aux traits définitivement plissés, Aldebert reprend alors sa route. Sa baguette a retrouvé sa place dans la poche intérieure de son veston, et ses mains enfoncées dans ses poches, il maugréé tout au long du trajet qui le sépare de la demeure Grimfire. Ladite demeure est perchée au sommet d'une librairie à l'ancienne, l'enseigne frappée de vieux lettrages en or probablement peints à la main. La vision provoque la halte de Wickerson, dont le regard épouse chaque recoin du bâtiment outrageusement familier. Laïka Grimfire. La fucking libraire. 

La rencontre avait été mémorable. Dans sa tête il avait fini par la rebaptiser la fille aux livres parce qu'il était infoutu de se souvenir de son prénom. En réalité, elle lui avait jamais dit. Elle avait commencé par l'engueuler parce qu'il mettait des traces de boues sur son plancher. Elle avait un regard vif. Une force de caractère assez folle. Aldebert en était vaguement tombé amoureux. À l'époque, Aldebert tombait amoureux fort facilement. Jamais bien longtemps, non plus. Pas assez pour ne pas quitter l'endroit dès l'affaire accompli pour continuer sa vie sans jamais se retourner. Pas assez pour demander à la fille aux livres comment elle s'appelait.

- Bordel.

Le murmure s'éclate sur le bitume, se répand dans le caniveau. Il en aurait presque la gerbe. On a beau lui avoir confirmé avec des foutus tests, c'est que maintenant que ça devient réel. Aldebert conduit le regard sur la porte entrouverte. Grimfire est à l'intérieur, et il l'imagine déjà beugler Maman dans tous les sens comme le dernier des débiles. Il arrive pas à le juger pour autant. Parce que maintenant il voit le visage de Laïka Grimfire, son corps entier déployé dans l'encadrement de la porte, bras croisés, qui le regarde de haut en bas en l'assassinant du regard.

Le visage dressé vers des étoiles qu'il ne peut pour l'heure que deviner, Aldebert se force à avancer pour pénétrer l'endroit, grimper les escaliers menant vers ce qu'il sait être l'appartement des Grimfire. L'endroit est exigü, mais pittoresque. Un parfait pied à terre Edimbourgeois, pas grandement différent de ce qu'il habitait à l'époque avec sa propre mère. Aldebert se racle la gorge avant d'entrer dans la pièce principal, ou il trouve un Balthazar décidément silencieux. Silencieux de n'avoir rien trouvé entre les murs de son enfance. Silencieux d'avoir perdu sa mère une seconde fois dans la même semaine. Merde.

- Seuls les sorciers peuvent décider de devenir des fantômes Monsieur Grimfire, il se contente d'annoncer d'une voix neutre.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, non loin du terrain de Quidditch, Mercredi 06 Septembre 2124

La surprise est pratiquement imperceptible. Anya observe Spike emprunter chacun de ses traits, décide très rapidement qu'elle déteste l'idée que qui que ce soit puisse ainsi violer et voler son identité. Ses sourcils se fronces, ses lèvres se tendent. La mine n'est guère impressionnée. Relativement sévère, même, sans doute. Sévérité qui s'estompe dès lors que le Serpentard répond à sa demande, avec une précision à laquelle elle ne s'attendait certainement pas. En fait, Anya supposait qu'il allait en profiter pour l'abaisser. Lui prouver une fois encore combien elle avait raison ne jamais se tourner vers aucun de ses nouveaux camarades britanniques.

 

- J'ai toujours maîtrisé parfaitement, elle énonce en redressant le menton.

 

Très tôt, Anya avait compris que les modifications permanentes de son corps ne plaisaient à personne. Ni sous le toit familiale, ni en dehors. Il n'avait guère été facile de brider ces interventions chaotiques de sa propre magie, mais l'absence d'autre choix l'avait incité à rapidement compartimenter ses émotions, pour mieux résorber sa métamorphomagie. Un travail nauséeux qui lui avait souvent laissé l'impression de retourner le sang dans ses propres veines, ou de s'enfermer à l'intérieur de son corps pendant des heures. Un travail qui avait payé, car elle n'avait plus eu de débordement depuis ses sept ans. Jusque cet été.

 

- J'ai pas stressé. Être, avoir, aussi interchangeables que deux élèves de Poudlard à ses yeux. J'prends rien. L'agacement est évident sur ses traits pâles. Ses doigts s'accrochent à ses propres bras, et un instant elle regarde ailleurs. J'ai lu des potions peuvent aider. Pour calmer. La potion de clarté, de paix, ces trucs là. T'as déjà pris avant un match pour voir ?

 

Anya n'était pas stupide au point d'essayer un traitement à l'aveugle. Peut-être que ça marcherait, peut-être que ça ne ferait qu'empirer la situation. Peut-être que ça la rendrait incapable de maîtriser de nouveau sans l'aide de potions. Mais dernièrement, la sorcière se demandait si elle maîtriserait un jour tout court, et c'était une pensée terriblement angoissante. Comment pourrait-elle remettre un pied dans son pays avec cette incapacité ? Maigre, repliée sur elle-même, Anya plante un regard droit sur Spike Ryder, enviant presque violemment son apparente nonchalance avec sa propre métamorphomagie.

- Peut-être j'ai stressé un peu. Dur de pas stresser quand on sortait d'une guerre, et qu'on vous balançait dans une nouvelle pays, une nouvelle école, loin de tout ce que vous aviez toujours connu. Pourtant l'année dernière, elle n'avait eu aucun mal à maîtriser sa métamorphomagie, ou bien trop peu pour que ça n'éveille en elle la moindre véritable inquiétude. Mais c'est pas normal, parce que même quand je stresser, je maîtrise. J'suis pas faible. Elle hait ce mot. Version anglaise comme russe. Il a une sonorité affligeante. Elle le crache dans l'air avec hargne. Tes copains t'ont pas attendu, elle prévient, comme subitement consciente de le retenir là. C'est la plus longue conversation qu'elle a tenu avec un autre élève de Poudlard depuis Basil Banks, et elle se sent exposée.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

La réponse, tranchée, ne laisse aucune place à la négociation. Basil a les épaules qui s'affaissent, et son regard se perd quelque part derrière la silhouette parfaitement rigide de son camarade de classe. Il s'attend presque à le voir partir, de sa démarche militaire, mais Nikolaï ne s'en va pas. De nouveau il lui parle, aussi durement que pour son refus précédent, mais étonnamment pour balancer une observation qui n'a strictement rien à voir avec l'article que Basil souhaite écrire. Les yeux bleus se sont perchés en hauteur - le jeune russe fait peut-être une tête de plus que lui -, et les lèvres s'ouvrent et se referment alors que la pointe des oreilles rougissent. D'avoir été étudié et jugé ainsi, peut-être. Basil n'est pas du genre à s'inquiéter beaucoup de ce qu'on pense de lui, ou de quelque première impression qu'il ferait à un camarade. Celle qu'il vient de faire à Nikolaï cependant, lui importe, bien qu'il ne sache pas en déterminer la raison.

 

Un simple haussement d'épaules fait office de réponse, cependant, et Basil se détache du regard incisif du sorcier russe pour braquer ses prunelles contre la pierre derrière lui.

 

- Pour quoi faire ? Il réplique en toute simplicité.

 

L'ignorance, c'est encore ce qui marche le mieux. Plus jeune, Basil avait tenté de se défendre. Ça ne rendait jamais la situation que pire que ce qu'elle était avant. Au moins maintenant on ne faisait que lui donner des surnoms idiots. C'est à peine si on le bousculait dans les couloirs. On ne le voyait pratiquement pas. Il était devenu ce gamin invisible dont on ne se rappelait que pendant les cours, lorsque les professeurs l'interrogeaient directement malgré sa manière de s'enterrer sur son siège.

 

- Ça va ils font que rire. C'est pas si grave.

 

De nouveau ce haussement d'épaules alors qu'il ose de nouveau affronter le regard de Nikolaï.  Anya non plus n'avait pas voulu, pour la photo. Mais il avait pu la convaincre. Est-ce qu'il pourrait convaincre Nikolaï ? Un flash lui passa brutalement devant le regard, et un instant il paru complètement absent. Il avait vu le garçon dans cette même posture militaire. Il était dans un portrait. Un portrait dont le cadre était identique à tous ceux qu'il avait fait jusqu'alors pour les autres élèves expatriés de la zone de guerre. Un sourire se glissa sur son visage, et il sembla être extrêmement soulagé soudainement.

 

- Tu diras oui ! Il annonce sans réfléchir.

Grimace dans la seconde suivante en réalisant que si le garçon n'est pas convaincu dans la seconde, c'est qu'il n'a probablement pas envie d'entendre qu'il le sera dans les jours suivants pour une raison ignorée à ce jour. Personne ne veut savoir ce qui va arriver, Basil. Sa tête s'affaisse, et c'est à peine s'il sent le coup d'épaule qu'il se prend alors qu'un groupe de Serpentard remonte le couloir dans l'autre sens.

- S'tu veux on peut marcher ensemble jusqu'au prochain cours, il offre dans un murmure, les yeux braqués sur le bout de ses chaussures.

Peut-être qu'à côté de Nikolaï Polyanski, on rirait moins de Basil Banks et de ses manières étranges.

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Viviane Valcourt

15 ans Sang-Pur Française Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle commune de Serpentard, Vendredi 22 Septembre 2124

L'incrédulité se lit dans la courbure de mes sourcils parfaitement épilés alors qu'un rire manque de m'échapper devant ta réplique absurde. Le corps sacré des filles ? T'imagines-tu que je sors directement du siècle dernier ? Que, parce que je ne me suis pas offerte au premier venu, je n'ai pas la moindre expérience avec les garçons ? Grossière erreur. La différence entre toi et moi, c'est que mes expériences à moi se terrent dans des corridors luxueux desquelles elles ne s'échapperont jamais. L'on ne me prendrait pas à me laisser sauter par un garçon de Poudlard qui viendrait directement s'en féliciter haut et fort devant le reste de ses camarades. L'on ne me prendrait pas à devenir la source des rumeurs qui s'agitent autour de toi. Une grimace me fait plisser le nez de dégoût alors que tu me nommes par un surnom qui n'appartient jamais qu'à une catégorie de personnes. Celle qui s'enroule bêtement autour de mon petit doigt. J'ai pourtant un sourire de courtoisie qui s'étire pour laisser paraitre des dents immaculés.

 

- Oh. Je vois. Je n'avais pas vu les choses comme ça.

 

J'ai l'air de m'interroger sérieusement sur la question ? Regarde bien mon visage, Alison. Je suis Viviane Valcourt, je ne m'inquiète pas de telles trivialités à mon sujet. Le premier qui parle de moi d'une façon qui ne me plait guère se retrouve enterré sous un talon qui vaut le prix de sa garde-robe toute entière. Tu ne le savais pas ? Ma route est tracée devant moi avec des pavés d'or sur lesquels personne ne viendra porter son ombre. Ce doit être complexe d'évoluer dans les souliers d'une Carter. Ancienne riche. Fille d'une ancienne célébrité. Vouée à se contenter d'esquisser de vagues sentiers boueux dans le parc mal famé d'un Poudlard envahit depuis peu par une racaille de l'est sur laquelle se portent les pires rumeurs. J'ai un reniflement méprisant, que l'on pourrait aisément confondre avec un gloussement si l'on n'y prêtait pas attention. Je me penche un peu. Légèrement. Subtilement. Pour t'accorder quelques dernières secondes de ma précieuse attention.

 

- Je te rassure tout de même. Personne ne parle dans mon dos. Mais si un jour ça devait arriver, je suis sûre que tu aurais la gentillesse de m'en parler comme je viens de le faire.

 

Mon clin d'œil est absolument ravissant, mon sourire tragiquement étiré avec la sollicitude revenue au galop, que je viens d'élever au rang de monnaie d'échange. Sans plus de cérémonie, je claque deux baisers dans l'air, contre une joue puis l'autre, avant de t'abandonner là, mes souliers claquant derrière moi avec la fermeté d'une femme dont le corps serait, en fait, sacré, si on le regarde sous un certain angle. Mes cheveux rejetés vers l'arrière d'un simple geste alors que je passe devant quelques garçons qui semblent occupés à nous jeter des regards curieux, je plante mon regard sur Sarah en faisant mine d'oublier tout ce qui se passe autour de moi, lui intime d'un seul geste du menton de me suivre pour que nous montions dans les dortoirs. Je n'aurais plus un regard pour toi, Alison Carter, mais tu feras bientôt l'objet de rumeurs sans doute plus incisive que tu n'aurais pu l'imaginer. Peut-être aurait-il mieux fallu que ce Sasha te force la main pour que tu passe au moins pour la pauvre victime, tu ne crois pas ?

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

- T'fais quoi en fait ?
- Rien j...
- Tu calcules la distance au sol ? S'tu veux on t'jette ça ira plus vite hein.
- Non c'est juste...

- N... n... non... c'est j... juste...

- ... le livre est sensé être là.

- Le l... livre est s... sensé... être làaaaa.

- P'tain de taré.

- Si on l'brûle t'fais quoi ? Incendio !
- Ça va pas marcher.

- Incendio !

- Parce qu'il est sensé être là en fait et...


Bam. L'impulsion d'une jambe qui vient faire valdinguer le bouquin qu'il vient de lancer à plus de trois étages de distance. Le livre prend le mur, fait s'exclamer un tableau, s'en retourner un autre, un fantôme, et enfin un élève, qui esquive miraculeusement le frisbee à dents de serpent qu'il se serait inévitablement pris sur le crâne. Basil n'a guère le temps de constater les effets de tout cela, car Gideon le tient par le col et l'envoie valser jusqu'au bas des escaliers, qui dans un mouvement abrute s'accolent au pallier du second étage. Basil y échoue lamentablement.

 

- Taré.

- Grave.


Jules lui balance un mollard qui vient s'écraser sur l'avant de son uniforme et Basil reste bête à les regarder s'en aller. Finalement il se relève, et guette le rez-de-chaussée avec espoir. Le livre est contre un mur, et c'est bien tout. Il pousse un soupir avant de se pincer les lèvres et de s'engouffrer dans le couloir, les épaules affaissées. Nikolaï avait sans doute raison. Il fallait qu'il apprenne à se défendre. Le souci c'est qu'il ne se sentait pas en mesure d'imposer la même stature que son camarade, d'arborer son regard sur le monde. Les portes se succédèrent, jusque celle du laboratoire de photographie, et après un regard à gauche et à droite, il s'y enferma complètement. Trempées d'un bain à l'autre, ses photos commençaient à prendre vie - grace, notamment, aux potions de fixation temporelle que fournissait le professeur Brooks. 

Certaines images furent tirées de leur baignade pour être accrochées en hauteur par de grosses épingles grossières, d'autres changèrent de contenant pour être plongées dans des fixateurs éthérés ou autre eau de rinçage purifiante. Basil observa longuement les visages qui lui faisaient face - eux ne le jugeaient ni par sa dégaine, ni par sa façon de leur parler de ce qu'il avait pu voir ou non en les photographiant. Puis, lorsqu'il eut terminé, il quitta la pièce sans hésitation, pour rejoindre le rez-de-chaussée. Il avait pas mal de devoirs à faire, et la salle d'études semblait un meilleur endroit pour compléter ses devoirs qu'une salle commune pleine de gens qui chercheraient à le distraire d'une manière ou d'une autre. Malheureusement pour lui, l'endroit était complètement envahit.

Ses yeux se fixèrent sur la silhouette menue de Charlie Carter, quelque part au fond de la pièce, et il s'avança vers elle avec timidité.

- Ça t'embête pas si j'm'installe à ta table ?

À la table à côté, plusieurs élèves de leur année se tournèrent, et quelques rires vinrent ponctuer le silence, aussitôt éteints par un concierge visiblement de garde ce jour là.

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Viviane Valcourt

15 ans Sang-Pur Française Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ambassade magique de Paris, France, Jeudi 05 Octobre 2124

Ma cape d'obsidienne, maintenue fermée par une broche délicatement travaillée et marquée du sigil emblématique de Valcourt, ne dissimule que partiellement mon chemisier en organdi de soie ivoire, d'une légèreté éthérée - les poignets sont brodés de fils d'or fins. Noué autour de mon cou gracile, le foulard signature de la maison, en crêpe de soie enchantée d'un bleu nuit profond, dans lequel j'enfonce un menton glacé. Mon pantalon, taillée avec une précision parfaite dans une gabardine de laine noire, met en valeur ma silhouette élancée tout en me protégeant d'un automne qui se fait rigoureux. Du bout de mes bottines en cuir verni - réhaussées de délicats motifs gravés à l'aide d'un sortilège d'embossage -, je bute contre la pierre d'un muret dressé là et à demi tombé en ruines. 

Je suis en avance bien sûr. Je le suis toujours. À cette heure matinale, Pré-Au-Lard est complètement désert, et le froid semble avoir pris possession de chaque chose. Mon regard se dresse sur l'horizon, et alors que ma montre indique neuf-heure moins deux, je te vois remontant le sentier d'un pas assuré. Ta ponctualité, impeccable, n'a rien de bien surprenant. Ni en retard, ni en avance, tu arrives précisément à l'heure prévue. J'envie, quelque part, cette faculté que j'estime porutant tout à fait déraisonnable. Les imprévus sont si vite survenus que je préfère pallier à toute éventualité en me rendant à tous mes entretiens avec un minimum d'un quart d'heure d'avance. Tournée vers toi, je lève un menton fier, patiente jusqu'à ce que tu arrive à ma hauteur pour te saluer. Une main tendue, un sourire de courtoisie, un regard incisif sur ta tenue que je juge plutôt peu à la hauteur au vu de l'endroit où nous nous rendons.

 

- Lyle.

 

Je m'écarte pour révéler la pièce de cuivre qui fera œuvre de notre départ vers la France. Un portoloin réclamé des mois plus tôt par Papa, prévu pour neuf heures précise à cet endroit. Heure que nous avons atteint pratiquemment à la seconde où nous nous sommes serrés la main. Immédiatement donc, et d'un mouvement communs, nous touchons les bords de l'objet minuscule avant de nous faire happer par un crochet violent qui nous entraine à des kilomètres d'ici. Bien que j'ai l'habitude de ces méthodes de transport - barbares si on me demande mon avis -, j'en ressens toujours une profonde nausée. De la poche de mon pantalon, je tire une boîte métallique dont je tire une pastille sensée me faire recouvrir un semblant d'équilibre intérieur, et d'un geste je t'en propose une. Tu ne peux que les connaître. La boîte est refermée d'un claquement sec une fois la transaction effectuée, et je claque mes bottines sur un sol bétonné sans doute un peu triste. La météo est aussi grisonnante qu'elle ne l'était en Écosse, et il fait bien plus sombre du fait du décalage horaire. Ici, le soleil n'a pas fini de se lever.

 

- Voici l'ambassade. Nous allons être pris en charge tout de suite, nous rencontrerons mon père après le shooting. Ainsi que Gary, évidemment, j'ajoute en t'observant avec insistance. Les règles sont simples. Porte ce qu'on te demande de porter, obéis au photographe. Ce n'est pas un travail compliqué. En apparence, du moins. Le mannequinat a tendance à dissimuler ses mauvais côtés. L'obligation de bienséance, la nécessité d'être parfait en tout point, à tout instant. L'absurdité de demandes parfois étranges, qui vous font tenir des positions abominables pendant plusieurs minutes bien trop longues, parfois plusieurs heures. Si tu as des questions, je suppose que c'est maintenant qu'il faut les poser, j'ajoute en entamant l'ascension des marches.

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Jimmy Stone

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

Ça fait chier qu'ils disent tous. C'est pas faux hein, ça fait chier, m'enfin. Ça fait du temps libre, on va pas s'mentir. Quoi que le capitaine a visiblement décidé que les entrainements seraient pas facultatifs, coupe ou pas coupe. Jimmy s'en plaint pas, les entrainements c'est encore ce qu'il préfère. Il a jamais été très porté compétition en revanche. L'un dans l'autre, on peut dire ça l'arrange un peu que y ait plus que ça dans le planning. Voler avec les copains sans la pression d'un match sur les épaules ça change un peu tout. Alors depuis la rentrée, il est pas bien malheureux. C'est ce que Jimmy contemple du haut de la tour, ses jambes en pendant passées entre les barreaux, alors que ses yeux trainent paresseusement sur le terrain de Quidditch tout en bas.

 

- Jimmy Boi !
- C'est là qu'tu t'planquais ?!
- T'fous quoi ?

Jimmy se retourne, son crâne couvert d'un bonnet à visière tissé dans une laine verte un peu sordide. Il a des yeux comme deux têtes d'épingles, et un sourire qui se dessine déjà sur la gueule à la vue des équipiers qui viennent s'entasser autour de lui dans un brouhaha bien à eux. La tour est accessible un peu tout le temps, pour un peu qu'on y fasse pas de connerie. L'immense terrasse enchantée pour prémunir les élèves de risquer tomber dans le vide. La barrière magique leur accorde de se pencher suffisamment pour voir le pied du château, mais si un élève venait à perdre l'équilibre, il serait immédiatement rétracté vers l'arrière avec une force monstre. Un passe-temps comme un autre quand on était en quête d'adrénaline. Chose que Jimmy ne recherchait pas, par ailleurs.

 

La conversation se noue et se dénoue avec le naturel qui convient aux groupes qui ont l'habitude de trainer ensemble depuis longtemps. Leur salle commune à beau se trouver dans le cœur du château, il n'est vraiment pas rare de les trouver tous perchés dans les hauteurs ou trainant quelque part dans le parc dès qu'un pauvre rayon de soleil à fait son apparition. Un symptôme persistant au sein de l'équipe de Quidditch, mais aussi chez quelques autres blaireaux peu désireux de resté blottis dans leur terrier. Les rires agitent leurs silhouettes frêles d'adolescents, et bientôt c'est le ventre de Balt qui gronde et qui les emporte tous vers les escaliers. Les mains dans les poches, sa cravate nonchalamment passé d'un côté et d'un autre de son cou sans qu'il ait même fait mine de vouloir la nouer, Jimmy suit le mouvement en continuant d'écouter les anecdotes  qui continuent de fuser.

 

- Z'avez entendu pour Ryder ? L'a r'joint les Catapultes et tout ?

- Naaaaan, c'est pas des conneries ?
- Vrai d'vrai, c'est dans la gazette et tout hein.
- P'tain dinguerie. Il est même pas si bon qu'ça.
- Raconte pas d'connerie Bilbo.
- Jim ?
- Huh ?
- T'viendras réviser avec nous pour l'exam de Brooks après l'dèj ?
- Nah.
- Lâcheur.
- T'seras à l'entrainement après hein ? Mac a réservé l'terrain et tout.

- Ouais ouais t'inquiète !

La troupe s'installe parmi le reste d'une foule de plus en plus opaque. Des poings sont tapés l'un contre l'autre, des sourires échangés, les dernières rumeurs balancés par-dessus la table alors que la nourriture apparait dans les assiettes avec une ponctualité pratiquement religieuse. Pis c'est l'heure du courrier, et Jim est assez surpris de voir débouler un grand duc de l'école juste devant lui. Devant sa gueule ahurie, Glenn lui fout un coup de coude et chope l'enveloppe pour lui donner. C'est de William, ou en tous cas c'est ce qui est inscrit sur la face du bordel. Le sourire qu'il a sur la gueule en début de lecture tarde pourtant pas à s'effacer complètement, et il reste comme un con à juste mater les lignes qu'il a sous les yeux sans plus réagir. Personne remarque, d'abord, jusqu'à ce que Glenn le zieute de nouveau et n'attire l'attention sur lui en l'appelant plusieurs fois.

- Huh ? Nah c'mon frère.
- Mais ça va mec ?
- Ouais ouais. Fin nan. Fin chais pas. Faut j'y aille ok ?
- Quoi genre grave ? Jim !

Il répond pas, la lettre en main, quitte la Grande Salle d'un pas un peu étrange avant d'aller s'assoir dans les marches du hall, la lettre entre les mains. Il part, qu'il dit. À l'étranger, pour quelques mois Jimmy. Il sera pas là pour noël, tout ça. C'est pas si grave en soit, c'est pas jamais arrivé que Jimmy passe noël à Poudlard. Mais c'est jamais arrivé que son frère parte quelques mois. Les sourcils froncés, il relit encore et encore le bout de papier en se disant que doit y avoir une vraie explication qu'il a raté, mais y a rien. Juste l'information qu'il part, et c'est tout. Il est pas bien sûr d'aimer ça. Faut qu'il réponde. Qu'il demande. Mais il a pas l'courage, parce que ça se trouve il va pas aimer la réponse. Alors il reste planté là dans les marches comme un crétin, finit par ranger la lettre à sa poche pour se mettre en route. Vers le parc.

Ses doigts tardent pas à se mettre à rouler le tabac dans un papier à cigarette, agrémenté de quelques miettes de la tête planquée là depuis déjà plusieurs jours, et il se dirige presque par réflexe vers les serres.

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Leslie Harrison

Ollivander’s - Fabriquant de Baguettes Magiques 30 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Quatrième étage de Sainte Mangouste, Dimanche 13 Août 2124

- Hey mais tu triches !
- Comment ? Ça fait Bungle là, tu vois bien ! Deux carreaux et trois trèfles !
- Cette carte était pas un carreau y a pas trois secondes et j...

- Oh, bonjour.

- Miss Asiling ! Elle triche !
- C'est peut-être juste pour vérifier qu'tu suis...

 

D'une main elle plaque les cartes sur la table avant de tout rassembler pour faire de la place, se levant par la même occasion. Un regard d'excuse en direction de la médicomage avant d'adresser un sourire à son père. Ce dernier maugrée toujours dans sa barbe, enfoncé dans son siège les bras croisés comme un enfant.

- Oh.

La demande de la médicomage la surprend. Seul Jack avait été sollicité pour verser des souvenirs en vue d'un traitement pour le cas de son père, et pour cause : ils avaient une vie commune qui s'étendait sur plus de cinquante ans. Les deux hommes s'étaient rencontrés alors qu'il n'était que des écoliers, et ne s'étaient depuis jamais vraiment quitté. Il était d'ailleurs la seule personne que Quinten ne manquait jamais de reconnaitre, quelque soit son état. Leslie vivait très durement le fait que ce ne soit pas son cas.

 

- Je ne suis pas sûre...

 

Aujourd'hui était un bon jour. Le sorcier n'avait glissé qu'une ou deux fois avant de se reprendre, l'appelant par son prénom et agissant avec elle comme il l'avait toujours fait. Peut-être ce genre d'initiative solidifierait cela ? Elle se pince brièvement les lèvres, son regard coulissant vers la série de photographies accrochées sur les murs qui revient finalement vers la guérisseuse.

- Pourquoi pas ? Un sourire énigmatique s'est accroché à ses lèvres, une brillance nouvelle dans le regard.

Parfois, Leslie se demande si elle héritera de cette maladie qui ronge son père à mesure que passent les jours. Jack lui assure que non, mais qu'en sait-il ? Elle a toujours eu bonne mémoire, mais Quinten également. Sa carrière démontre d'une dextérité certaine dans son domaine de prédilection, qui nécessite de cumuler de nombreuses connaissances dans des sujets plus divers que variés. Des sujets qu'il semble toujours maîtriser à ce jour par ailleurs. Ce qui lui échappe est le plus commun. L'ordre des choses. Leurs noms. Leur chronologie. Il semble comme perdu dans une bulle étroite dans laquelle ses souvenirs se pressent les uns contre les autres, éliminant des éléments superficiels ici et là jusque déformer complètement l'ensemble. Ça le rend parfois aigri, d'autres fois plus confus qu'un enfant.

- Je crois que j'ai exactement le souvenir qu'il nous faut, elle annonce en pressant ses doigts contre le dossier de la chaise sur laquelle repose son manteau.

Leslie avait sept ans lorsqu'elle a été autorisée à entrer dans l'atelier de son père pour la première fois. Un jour marquant dont elle se souvient avec une clarté sans précédent. Il avait pris le temps de longuement lui expliquer la manière dont il travaillait, pourquoi il était tant attaché à ce qu'il faisait, tout en manipulant avec ses doigts habile le manche d'une guitare qui trônait aujourd'hui dans son propre salon. Décoration infantile. L'instrument était définitivement trop petit aujourd'hui pour qu'elle puisse encore en jouer, et n'était devenu que la représentation d'une passion qui n'avait depuis fait que grandir pour devenir une vocation. Ne sachant pas comment compte procéder la médicomage, Leslie patiente simplement, habitée d'une anxiété absurde que le souvenir ne fasse guère écho dans l'esprit de son père.

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Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau du professeur de métamorphose, Vendredi 15 Septembre 2124

Anya ne peut s'empêcher de lever la tête alors que le professeur Pope souligne sa force, avec une fierté sans doute absurde aux yeux de ce dernier. C'est pour sa force qu'on la surnomme Nikita, dans son pays. C'est un nom d'homme. Un nom qu'elle ne devrait jamais porter. Si elle acquiesce lorsqu'il annonce avoir des exercices pour elle, son visage se ferme brutalement lorsqu'il fait mention d'une métamorphomagie qu'elle pourrait relâcher pour mieux maîtriser. Son mouvement de tête est pratiquement imperceptible, mais définitivement négatif. Les lèvres serrées en une ligne fine, elle darde un regard noir de charbon sur son professeur. Il bat en retraite en direction de sa bibliothèque, et c'est le soulagement qui s'installe sur les traits de la sorcière.

 

N'insistez pas, professeur, vous n'imaginez pas combien cette malédiction peut pèser.

 

Ses yeux s'affaissent sur la couverture des livres qu'il dépose sur le bureau, et elle hoche la tête avec la même monotonie qu'elle peut le faire en cours lorsqu'un professeur s'adresse à elle - un fait étonnamment rare, à croire que les élèves de Koldostoretv ont un talent pour se faire invisibles dans les salles de classe. Sa main se glisse le premier livre qu'elle récupère en le faisait simplement glisser pour en observer la quatrième de couverture. Bien sûr, son attention est toujours le directeur de Serdaigle, qui continue de parler devant elle. Anya déteste absolument tout de ce qu'il lui rappelle en énonçant que la métamorphomagie fait partie d'elle. C'est bien le problème, n'est-ce pas ? Née avec l'affliction, elle n'a aucun moyen de s'en débarrasser. Ne pourra jamais que se contenter de prétendre être comme tout le monde.

 

- Merci, professeur, elle énonce en récupérant le second livre pour serrer les deux contre sa poitrine.

Ses mèches violacées offrent un contraste saisissant avec sa mine sombre. Après un instant de silence à simplement observer le sorcier, dressée comme un i, elle prononce :

- Dans mon pays, la métamorphomagie c'est невезение. La poisse dans la famille. Une honte que l'on cherche à cacher aux voisins. J'ai habitué à combattre parce que c'est ça je connais. Ici c'est différent. J'ai vu. Spike Ryder se servait de sa métamorphomagie pour s'amuser à l'insu de ses camarades, sans honte aucune. Je comprends c'est différent. Mais je combats quand même, parce qu'un jour je vais rentrer dans mon pays vous savez. Là-bas, elle ne pourra pas se permettre d'arborer des boucles roses juste pour le fun. La seule utilité d'une telle affliction se trouvait dans l'armée, et l'on n'y acceptait que ceux qui savaient correctement canaliser le don.

Avec le même respect qu'elle aurait accordé aux enseignants de Koldostoretv, Anya hoche imperceptiblement la tête avant de prendre enfin congé.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Un sourire intimidé a ponctué la mention de son nom complet. Personne ne l'appelle ainsi, ou alors parfois sa mère lorsqu'elle est très fâchée après lui. Charlie ne semble pas fâchée, elle. Charlie n'a jamais vraiment l'air fâchée. En fait, chaque fois que Basil croise la route de Charlie, elle lui donne l'impression d'être la personne la plus gentille du monde, sans doute incapable de s'énerver après qui que ce soit. C'est peut-être ça qui l'avait mené jusque sa table aujourd'hui. De toutes les options présentes, il était évident que c'était la meilleure. Les gens n'embêtaient pas Charlie Carter comme on pouvait l'embêter lui. Parce qu'elle n'était pas aussi étrange, peut-être, ou plus simplement parce que son père était une célébrité reconnue du monde sorcier.

 

- Merci.

C'est le seul mot qu'il avait prononcé dans les dernières longues minutes. Son manuel d'histoire de la magie avait été grand ouvert devant lui, un large parchemin soigneusement déroulé, une longue plume maladroitement trempée dans l'encre avant de venir goutter sur le papier, et goutter encore. En équilibre précaire dans sa main, il n'y prêtait guère attention, ses yeux sur les lignes étriquées qui s'amoncelaient sur les pages. Parfois il était distrait par quelques gestes de la fille qui lui faisait face. Par la présence de bracelets colorés dans un angle éloigné de son champ de vision. Parfois il glissait un regard timide vers elle qu'il rabattait aussitôt sur son étude d'un paragraphe joyeusement intitulé le gobelin à travers les âges, aussi peu intéressant soit-il.

 

Puis Charlie avait parlé, et Basil avait redressé la tête vivement. Sa plume n'avait toujours pas gratté le moindre mot sur son parchemin qui n'avait pourtant plus rien de vierge tant la mare d'encre commençait à y prendre de la place. Il ne semblait définitivement pas le réaliser, et la manche de sa chemise n'était qu'à quelques centimètres de tragiquement finir bleutée jusqu'au coude. Il secoue la tête, car non, ils n'ont pas eu les résultats, et sans doute qu'il va avoir une sale note car il n'a rien compris à tous ces cours sur la Confédération lui non plus. Basil n'a pas vraiment l'habitude qu'on lui adresse la parole pour autre chose que pour lui rappeler qu'il est taré cela dit, alors il tarde à répondre. Mais finalement c'est un sourire qui se dessine sur ses lèvres à la mention des géants, et il acquiesce :

 

- Han ouais les géants c'était cool.

 

Basil avait été fasciné par les photographies de ces guerres dans le manuel. Ils ne rentraient jamais tout à fait dans le cadre, à moins de se pencher grossièrement, et leurs proportions étaient définitivement incongrues. Comme des hommes dessinés à la va-vite par la main d'un enfant. Un éclat de rire lui échappe devant les images que lui montre Charlie du bout d'un ongle violet, et il place rapidement une main devant sa bouche avant de rencontrer le regard du concierge. Ce dernier se contenta de plisser les yeux en claquant sa langue contre son palais à répétition, un index porté devant ses lèvres comme seul avertissement. Basil hocha la tête avant de se pencher plus avant pour mieux observer la glace géante qui n'allait pas tarder à se faire dévorer.

 

- Huh ? Oh. Quelques doigts viennent lui triturer l'arcade, et il réalise qu'il y a un peu de sang, pratiquement sec. C'est rien. J'suis tombé dans l'escalier, il énonce en essuyant encore et encore du bout de ses doigts avant de chercher dans une poche de son sac de quoi faire ça plus proprement. Ne trouvant rien, il finit par simplement les frotter contre son jean. Tu dessines bien, il énonce à voix basse. Il se met à feuilleter son propre manuel pour trouver la section des géants, et lui montre quelques croquis qui semblent se battre ici et là. L'on peut aisément voir que le livre est pratiquement couvert de ce genre de chose, ainsi que parfois de quelques notes inscrites dans les coins de pages. R'garde j'avais fait Conan et pis Haka le Terrible avec sa hache ensorcelée. On disait à son propos qu'il était tombé amoureux de cette dernière, et l'avait épousé. Basil s'était disputé avec le professeur car il maintenait que la hache avait autrefois été une femme, alors que rien ne l'avait prouvé jusqu'ici. 

L'arrivée éminente de Monsieur Milbourne le fit baisser la tête brutalement, mais ce dernier se contenta de refaire claquer sa langue en leur faisant les gros yeux avant de disparaitre entre deux rayonnages. Il n'était pas bien sévère, mais Basil n'aimait guère attirer l'attention comme ça.

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Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

Si les courriers avaient commencé par un échange on-ne-peut-plus professionnel - il ne fallait pas s'en attendre à moins de la part de Freya Carter -, ils n'avaient pas tardé à retomber dans une certaine familiarité. Elliot n'était simplement pas capable de mettre de véritables formes à ses missives, qui commençaient rarement par ne serait-ce qu'un bonjour, et coupait directement dans le vif du sujet avant de s'arrêter abruptement, et presque absurdement, dans l'attente d'une réponse qu'il devrait attendre plusieurs heures ou plusieurs jours de rang. Il écrivait comme il parlait, et probablement que c'était là ce qui avait fait basculer les réponses de Freya du côté obscur de la force. Il s'en plaignait pas. Il détestait fondamentalement tout ce qui s'assimilait de près ou de loin aux courriers officiels qu'il recevait constamment du bureau lorsqu'il s'agissait de préparer des interviews ou autres évènements liés au pôle communication.

 

Ils s'étaient accordés sur un dimanche. Le dimanche qui suivait donc leur rencontre au centre Caerphilly, et qui présentait l'avantage net d'être un jour non-ouvré. Elliot s'était déplacé avec pour seule précaution quelques sortilèges d'illusions qui avaient permis de travestir son aspect, et ne les avait levé qu'une la porte de l'arrière boutique, par laquelle l'avait fait entrer Freya, verrouillée derrière lui. Sorti d'entrainement, il était vêtu pratiquement de la même façon que la dernière fois qu'ils s'étaient vus. La chaleur ambiante constratait de manière saisissante avec le froid glacial qui balayait les rues de Pré-Au-Lard, et il se secoua avant d'enfin lui adresser un sourire.

 

- Hello !

Les bras levés de part et d'autre de son corps, il fait mine de zieuter autour de lui avant d'ajouter :

- Mâte ça. Aucun fan dans les manches, et j'ai même pas rameuté d'paparazzi. J'fais ça bien hein ? Il avait pris un mal in plaisir à se présenter comme un gars perdu du coin avant d'enfin révéler son identité en lui soufflant à l'oreille que j'suis sous couverture Miss Carter, et vous êtes en état d'arrestation pour consommation illégale de guiness au cassis. Même que oui, il était fier de sa connerie. Bon tu m'fais visiter ?

Le premier shooting était prévu pour dans une semaine, et il avait été décidé qu'Elliot se familiariserait avec le décor en amont. Ou peut-être bien qu'Elliot avait simplement insisté très lourdement pour venir zieuter l'intégralité de l'atelier OCQ en avance, pressé qu'il était d'enfin découvrir ce qui l'attendait avec la nouvelle collection. C'est qu'elle lui avait mis l'eau à la bouche avec le 500, et il avait pas envie d'attendre deux semaines toute entière pour savoir à quoi allait ressembler le bordel.