Harry Potter RPG
Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Aux abords du lac, Samedi 23 Septembre 2124

Sam reste un peu con à regarder Ambrose, à se demander s'il se foutrait pas, à tout hasard, de sa gueule. Il a pas pris sa baguette ? Il a pas pris sa baguette, ce con. Nan mais un jour faudrait qu'elle pense à faire les même. Ne serait-ce que pour éviter de la perdre ici ou là. Bordel, ça craint. La voix de son camarade fait pas grand chose pour l'apaiser, mais la vague de chaleur qui la gagne alors qu'il parvient à les sécher tous les deux d'un sortilège, déployée de ses deux mains sur ses épaules, aide grandement. Un frisson la parcourt, qui a tout à voir avec leur proximité, le contact initié par Ambrose, rompu dans la seconde suivante. Redressée malgré elle, Sam se retourne pour pousser un soupir et croiser le regard de son ami :

- Merci.

Y avait de quoi être impressionné, en vérité. Ils avaient beau suivre des cours de magie sans baguette depuis deux ans, Ambrose restait le meilleur dans le domaine, et dans son état Sam aurait même pas réussi à lancer un lumos. Son attention porté sur le lac, elle se mord les lèvres avant de secouer la tête, secoué d'un rire nerveux.

 

- Putain c'est toujours sur moi qu'ça tombe j'te jure.

C'est-à-dire que c'est presque devenu un running gag dans le groupe. La plupart du temps ça reste des fausses-alertes, et Sam retrouve sa baguette aux endroits les plus absurdes. À plusieurs reprises, elle l'a juste pas retrouvé. Faut espérer que ce cas-ci tombe plutôt dans la première case. Y a pas dix milles endroits où chercher. Juste deux. Mais pas des moindres. Le lac, le parc.

- Ok. On s'sépare ? J'ratisse le parc, et toi t'essaies d'attirer ma baguette du fond du lac avec tes mains magiques là, elle balance en le désignant du menton, bien consciente qu'il a vachement plus de chance qu'elle de s'en tirer dans ce genre de domaine. Esssais juste de pas faire remonter l'calmar ?

À la panique s'est substituée le pragmatisme, merci au sort d'Ambrose, et au calme olympien de ce dernier. Les yeux de Sam se mettent à balayer le sol avec intensité, de la manière la plus méthodique possible. Elle attendra bien trente minutes avant de paniquer pour de bon. Y a moyen elle la retrouve. Pas vrai ? La danse est un peu ridicule, ses chaussures élancées en genre de pas chassée chaque fois qu'elle change de coin, sa silhouette à moitié pliée pour mieux observer les recoins les plus dissimulés par la végétation, ou les quelques rochers plantés sur le rivage.

1 : Sam retrouve sa baguette, étendue dans l'herbe, grésillant son mécontentement. Elle la saisit avec une exclamation, la brandissant au-dessus de sa tête en hélant Ambrose avec un sourire large étalé sur la gueule. 

- J'AI !

2 : Bredouille, Sam se met à pousser des jurons alors que l'agacement recommence à pointer le bout de son nez.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Jimmy Stone

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

- Ha ! Ouais, ouais, nan.

 

C'est sorti comme ça, un peu random, un peu con. Pas bien sûr que ce soit un rire, ou juste une exclamation. Jimmy a refroissé la lettre pour l'enfoncer dans le fond de sa poche, zieuté vite fait la main de Daryl que son épaule avant de lui accorder un regard aussi énigmatique qu'un zébu au milieu de sa savane. C'est-à-dire qu'il est pas bien sûr que le mec se foute pas de sa gueule, dans le fond. Dans la forme non plus d'ailleurs. Certes ils s'entendent bien, mais est-ce que le mec peut pas juste le laisser aller chiller dans les serres ? Genre déjà qu'il vient de désintégrer la fin de son stock inexistant, ce serait presque la moindre des choses. Sauf que pas du tout. Le mec lui demande de venir avec lui, et il a beau dire c'est pas une retenue, ça y ressemble fort. Alors Jimmy y va à reculons. Pas littéralement parce qu'il est pas l'dernier des cons. Mais quand même.

 

- Ah ouais ? Chais pas si c'est nécessaire Daryl, t'sais.

 

Les mains dans les poches, il marche d'un pas à la limite du serein, la gueule qui cherche quelque chose du regard, partout sauf dans l'dos du type qu'il est forcé de suivre. Parce que s'il suit pas ça parait évident que là il va partir en retenue, et pour de vrai, pas vrai ? L'est pas le dernier des cons on a dit. Alors il suit, pis pas à reculons, mais presque, dans un silence qu'à l'air plus mordant qu'le froid de novembre encore. Y a encore du bordel dans la Grande Salle quand il passe devant, pis encore ce silence qui les double alors qu'ils s'enfoncent dans les escaliers qui les mènent au cachot. Sa voix résonne étrangement quand il se met à rire, pis qu'il balance :

 

- T'fais ça bien Daryl. Les cachots ça a toujours été mon rêve pour passer du temps qualitatif avec les gens qu'j'apprécie. L'froid, la pierre, tout ça, ça fait rêver vraiment.

 

Jimmy a toqué ladite pierre d'un poing avant de trotter pour rattraper le professeur, le chercher du regard, le reporter ailleurs encore en continuant de marcher, de sa démarche étrange, le dos courbé, l'air de balancer les jambes d'un côté et d'un autre sans réelle logique. Puis bientôt, le professeur ouvre une porte familière, et Jimmy le suit à l'intérieur sans ajouter un seul mot. Il fait pas cas de faire la visite, se laisse juste tomber dans le premier siège qui vient avant de visser son regard sur les tonnes d'ingrédients sur les étagères, grimaçant en reconnaissant quelques trucs immondes.

 

- Bon et maint'nant ? Il demande en cherchant de nouveau le professeur du regard, un regard lointain et un peu vitreux.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Anya Nikitovna

17 ans Sang-Mêlé·e Russe Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Parc de Poudlard, non loin du terrain de Quidditch, Mercredi 06 Septembre 2124

Les lèvres tendues, Anya ne réagit guère ni à Brooks, ni à Pope. Ce serait bien son dernier recours. Brièvement, elle fronce les sourcils à la réaction de Spike devant le départ de ses camarades, mais ne relève pas. Le comportement social de ses pairs britanniques n'a clairement rien de celui qu'elle connait de Koldostoretv. Le sujet ne l'intéresse que très peu, aussi se focalise t-elle plutôt sur les réponses apportées par le garçon au sujet de sa métamorphomagie. Des réponses qui par ailleurs, la prennent entièrement de court.

 

- Spécial c'est pas au-dessus, elle énonce fermement. C'est juste différent.

Personne a envie d'être différent. Pas là d'où elle vient. C'est le meilleur moyen de devenir une cible. Ici cependant, Anya n'a pas manqué remarquer l'étrange habitude de chacun de vouloir par tous les moyens se faire remarquer. Sortir du lot, pour ne pas faire partie de la masse. Pas d'unité, sur le territoire britannique. Un vaste paysage d'hommes et de femmes plus excentriques les uns que les autres, ne manquant ironiquement pas de lui sembler similaire en tous points. Son pays représentait une puissance unifiée, où celui des Royaumes Unis se montrait morcelé, incapable d'avancer dans une même direction sans qu'une majorité de son peuple ne se révolte pour le simple plaisir de se révolter, et de se faire remarquer.

- Je sais je suis pas normale. Mais d'habitude je maîtrise assez pour qu'on le devine pas. Je veux pas utiliser la métamorphose, et je veux pas qu'elle m'utilise non plus.

Son visage est brièvement agité d'une grimace. L'admission est terrible. Elle perd le contrôle. Le sait pertinemment. Ça la terrifie, au point d'être prête à partager l'information avec un garçon qu'elle ne connait assurément pas, et qui semble se complaire d'être une tare de la société, armé d'un don qui fait de lui quelqu'un de spécial. Que croit-elle ? Il n'aura aucune solution à lui apporter. Il aime sa métamorphomagie. S'en sert ouvertement, comme s'il devait en éprouver de la fierté. En rit. Ne voyait-il pas la malédiction que c'était ? En Russie, certains sorciers nommaient les métamorphomages des sans-visages. Ceux qui sont tout le monde à la fois, ceux qui ne sont personne.

Parfois, devant le miroir, Anya se demandait si ce qu'elle était naturellement n'était pas une tromperie en soit. Un visage qu'elle s'était créé de toute pièce.

- Je demanderai aux professeurs, elle conclut d'elle-même, ne laissant transparaitre aucune émotion malgré ses boucles rougeoyantes. Merci pour tes conseils, elle ajoute avec éducation.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Un instant, Basil reste observer Nikolaï avec des yeux ronds, la bouche un peu entrouverte. Il n'est pas bien certain du lien étiré par le russe entre les autres garçons se moquant ouvertement de lui, et sa mort. Il faut dire cependant qu'extirpé de la guerre, l'on tire souvent une mentalité dure comme celle-ci. Il l'a lu dans diverses archives d'articles de presse, et même dans plusieurs romans. Sa fascination pour ce genre de phénomène est loin de dater d'hier. Pratiquement incollable sur la première guerre mondiale qui a ravagé le monde moldu, ainsi que sur celle qui a suivi, Basil est au fait de nombre de leurs conséquences désastreuses sur les populations. Alors, sa bouche se referme bientôt, et il se contente d'un simple mmh qui n'approuve ni ne désapprouve les dires de son camarade slave.

Il hausse par ailleurs les épaules lorsque l'autre refuse de comprendre que ses visions se produisent systématiquement, que ce soit ou non de la volonté de ses protagonistes. Nikolaï le verrait bien par lui-même, comme tous ceux qui ne l'avaient pas cru auparavant.

- Ok...

Peu certain des conseils prodigués - même la tête haute, il en faisait bien une de moins que l'ensemble de ses camarades -, Basil se contente de froncer les yeux en s'imaginant les suivre : parler fort n'est pas dans sa nature, et il serait probablement tétanisé rien que d'entendre le son de sa propre voix faire écho dans les couloirs en réponse aux provocations. Nikolaï n'avait, qui plus est, pas répondu à sa question. Alors, un instant passe. Pas tant gênant que silencieux. Étrange. Peut-être absurdement long, à moins qu'il ne dure qu'une poignée de secondes. Basil n'est sûr de rien. Simplement qu'il reste observer Nikolaï, puis le couloir, Nikolaï de nouveau, avant d'émettre un genre de raclement de gorge, et d'élaborer un geste flou qui se veut peut-être illustrer un salut.

Quelque chose comme ça.

Mais alors qu'il commence à s'en aller, pensant planter là le russe et sa posture militaire, Nikolaï commence à le suivre. Les yeux ronds de nouveau, Basil se sent étrangement soulagé de le constater, et il se pince brièvement les lèvres en ce qui ressemble peut-être vaguement à un sourire. Pour lui-même, pour le monde. Un garçon marche à ses côtés, un garçon dont personne n'oserait se moquer. Nikolaï Polyanski. Le garçon qui se tient plus droit que la tour Eiffel. Sans vraiment s'en rendre compte, Basil se redresse, les épaules vers l'arrière, le menton haut, les yeux non plus vissés sur la pointe de ses souliers, mais vers le bout du couloir. Son pas s'adapte à celui, plus rapide et plus assuré, de Nikolaï. Le silence se prolonge, et aucun d'eux ne semble vouloir le briser.

Quelques regards les suivent, lui semble t-il. Planqués dans les alcôves, entre deux armures. Sur le palier des escaliers de l'étage suivant. Dans le recoin d'un couloir. Mais la magie opère, car personne ne lui adresse la parole, ni ne tente de lui lancer le moindre croque-jambe, ni ne lui lance de boulette de papier, ni ne l'asperge d'encre, ni rien. Basil se sent comme une confiance terrible qui le pousse vers l'avant avec davantage de vigueur, jusque bifurquer vers l'escalier qui s'enfonce dans les sous-sols, les mènera en salle de potions. C'est-là, dans la semie obscurité d'un couloir sombre, que parait un groupe de serpentards, visiblement décidés à lui barrer la route. Ils n'ont pas l'air de même calculer la présence du russe à ses côtés, peut-être persuadé qu'ils ne font que marcher côte à côte, et non ensemble.

C'est là que le doute survient, dans l'esprit de Basil. Marchaient-ils seulement côte à côté depuis tout ce temps ? Ou simplement dans la même direction...

- Basilic...
- T'as zappé tes manières ou quoi ?
- T'as pas un truc à nous donner ?
- De quoi ? N... Nan.

La seconde qui suit le voit dresser le menton, tâchant de faire face tandis que les trois garçons, de son année, forment une véritable barrière entre lui et le reste du couloir. Déjà-vu. Des dizaines de fois, en réalité. Il sait pertinemment ce qu'ils veulent. Comme chaque lundi : les sous que lui envoie sa mère par courrier pour profiter de Pré-Au-Lard.

- Bah si Basil. On t'apprend rien qu'tu sais pas déjà quand même.
- L'mec voit que ce qu'il veut en fait.
- Laissez-moi passer ! Il s'exclame subitement, d'une voix forte, le menton toujours relevé.

Sauf que ça le surprend plus que les autres, qui se mettent plutôt à rire bêtement, se balançant des coups de coude.

- Laissez-moi passer ! L'imite Foley d'une voix aigüe.

- T'vas faire quoi si on t'laisse pas passer, nous photographier ?
- J... Nan...
- N... Nan...
- P'tain mais quelle grosse victime. Bon file c'que t'as là, on a pas qu'ça à foutre.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Le violet est la couleur préférée de Charlie Carter. Allez savoir pourquoi, l'information se range dans le crâne du jeune Banks, dont le sourire s'étire en creusant une fossette sur sa joue. Il se redresse brusquement lorsqu'elle le prévient qu'il reste de l'encre sur son parchemin, et la laisse œuvrer en silence, guettant les alentours de quelques brèves œillades.

 

- Bien joué ! Il la félicite à voix basse, les oreilles rouges de réaliser que ça fait de lui le seul des deux à avoir échoué.

 

Au moins elle ne s'est pas moqué de lui. Conforté dans sa première impression de Charlie, Basil a bien du mal à se concentrer pour le reste de l'étude, la jeune fille continuant de lui offrir de larges sourires par-dessus leurs deux manuels. Autant dire que les parchemins ne se remplissent guère. À la levée de l'heure de travail, Basil se lève avec l'ensemble de ses camarades, rangeant sans grande méthode ses affaires au fond de sa sacoche de cuir. La question de la sorcière le fait ouvrir des yeux ronds, et il acquiesce avec timidité.

 

- Si tu veux, Charlie Carter.

 

Amusé par sa simple initiative de l'imiter dans sa façon de prononcer son nom au complet, il pouffe bêtement avant de l'entrainer à sa suite dans les couloirs. Oubliés les groupes d'élèves qui pourraient à tout instant briser leur bulle de complicité, et le prendre à partie dans l'un de leurs stupides jeux consistant globalement à Rob a Bank. Sa main s'est liée à celle de Charlie comme par réflexe pour mieux se mettre à courir sans raison aucune. Ils n'étaient pourtant poursuivie d'aucune menace, ni d'aucune obligation scolaire.

 

Le second étage est vite atteint, et avec lui le laboratoire de photo, devant lequel il s'arrête net. Un index posé sur ses lèvres, il pousse la porte avant de se mettre à chuchoter.

 

- Faut pas faire trop de bruit, sinon ça peut altérer les bains ok ? Les photos sortiraient à moitié effacées.

La pièce n'était guère spacieuse. Elle était même plutôt étroite, ses parois envahis de plans de travail sur lesquels s'enfonçaient des bacs larges et peu profonds. Tous étaient emplies de liquides de couleur et d'aspect différents, qui semblaient pour certains mijoter, pour d'autres ne pas bouger du tout. Obscur, l'endroit n'était éclairé que par une simple lanterne rougeâtre suspendue au plafond. Aux murs étaient accrochés de nombreux fils sur lesquels étaient pendues des photographies. Certaines n'avaient pas finies d'être développées. Celles qui l'étaient étaient majoritairement des portraits des élèves expatriés de Russie. Plus occasionnels étaient les paysages pris dans le parc de Poudlard, et pour certains aux alentours de Pré-Au-Lard, et quelques rares clichés représentaient des créatures que Basil y avait rencontré. Un botruc dans le creux d'un énorme chêne. Un écureuil volant qui saute du toit de Zonko pour venir se percher au sommet d'un platane. Toutes les photographies sont en mouvement, ou presque.

- On est que quatre à utiliser l'endroit tu vois. Mais les autres sont tous plus âgés. Ça par exemple c'est une photo d'Amaya. Et ça c'est à Victor.

Les autres sont de lui, Gregory ne laissant jamais aucun cliché trainer dès lors qu'il était développé. Basil envahissait largement l'espace, et pour deux raisons : d'abord il prenait davantage de photographies que les trois autres réunis, mais surtout il avait peur de les emmener dehors et de se les faire détruire par des élèves mal intentionnés. Ça n'aurait rien eu de nouveau, voyez. Agité, Basil passe d'un bac à l'autre pour vérifier l'avancement du développement, s'arrête au devant d'une étagère accrochée au mur pour extirper une photographie parmi toute une pile qui siège là.

- Celle-là c'est ma préférée. C'était l'année dernière.

C'est Poudlard, vu de derrière le lac. Plusieurs chouettes semblent quitter la volière à tire-d'ailes, tandis que dans le parc on voit plusieurs élèves en pleine bataille de boules de neige.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

N'ayant jamais mis les pieds dans les sous-sols de quelque boutique de Pré-Au-Lard, Elliot ne sait guère à quoi s'attendre en s'engouffrant à la suite de Freya à l'intérieur du large mobilier. Cela fait bien longtemps cependant qu'il a appris qu'avec la magie, tout est possible ou presque : il ne serait pas tant surpris de découvrir qu'Owen Carter avait un terrain personnel quelque part sous les fondations du village, empaqueté par enchantement entre de vastes parois de pierre. Ce qu'il découvre n'a pourtant rien d'un terrain, puisqu'il s'agit d'un réseau de tunnels filant dans diverses directions, sur des distances apparemment considérables.

 

Visiblement, ce n'est pas le premier tour de circuit de la jeune femme, puisqu'elle file sans la moindre hésitation. Les yeux vissés sur elle, Elliot se contente de rester dans son sillage. Une pointe d'adrénaline l'accompagne : avec l'ignorance de la topographie des lieux, l'évident risque d'une mauvaise manœuvre qui l'enverrait valser dans le décor. Faut-il espérer que la création du modèle OCQ 500 ne soit bien affublé de sortilèges d'urgence pour un tel cas de figure. Très probablement, en vérité, ou Freya ne l'aurait pas entrainé voltiger sous les fondations du village. Il y a quelque chose de parfaitement galvanisant de se trouver là à l'insu des habitants, comme un goût d'interdit qui n'est pas pour lui déplaire.

 

- D'la dope Carter, rétorque sa voix puissante.

C'est au détour brusque d'une énième coudée dans les tunnels étroits qu'Elliot perçoit la trappe immense qui leur fait face. Il a déjà commencé à ralentir pour parer au choc pratiquement inévitable, mais devant lui Freya lève un bras, actionnant l'ouverture par magie. Secouant la tête en étouffant un rire, il affaisse les talons sur les étriers pour reprendre de la vitesse. Immédiatement, une tractation violente à son mollet le fait glapir de surprise, et dans la seconde suivante, il est désarçonné de son balai avec une force prodigieuse. Son prototype continue de filer droit devant tandis qu'il se retrouve projeté au sol : l'impact n'est pas violent, cependant. Le sol, mouvant, est en réalité un mur, recouvert de lianes épaisses.

Un filet du diable.

Un filet dont Freya l'extirpe sans difficulté l'instant suivant, et c'est un Elliot particulièrement sonné qui se laisse être redressé par la sorcière.

- Woh.

 

C'est à peu près la seule chose qui lui traverse l'esprit avant qu'il ne croise le regard paniqué qui lui fait face.

 

- Quoi ?

 

Le vacarme seul lui répond, juste au-dessus de leurs têtes, et il capte à retardement qu'il s'agit probablement du propriétaire de l'habitation dans laquelle ils viennent de pénétrer parfaitement illégalement. Pourquoi d'autre Freya aurait-elle du user de magie sinon ? Pourquoi même y aurait-il eu un filet du diable prêt à choper n'importe quel personne essayant de s'infiltrer à l'intérieur ? Il n'a guère le temps de réfléchir, chope Freya par la main en cherchant des yeux une issue. Cette dernière se résumant à une porte derrière laquelle ils se planquent tous les deux. Le cœur battant, Elliot tend l'oreille alors que des grommellements parviennent au travers du bois.

 

- Foutus gamins. C'est toujours pareil. Z'auraient du effondrer ces tunnels depuis longtemps.

Elliot se pince les lèvres, glisse un œil vers Freya. Il se sent vraiment comme un môme qui viendrait de faire une connerie, et toute la situation est un peu ridicule. Le truc c'est que maintenant qu'ils sont planqués là, il se voit pas ressortir comme une fleur. Alors il secoue la tête, réprimant un rire en regardant Freya avec de grands yeux, agitant les lèvres pour énoncer une phrase parfaitement silencieuse : c'est ta faute ! Le type a l'air d'incanter des sortilèges, de l'autre côté, et pendant plusieurs longues secondes Elliot s'imagine qu'il va ouvrir la porte en grand. Il n'en est rien cependant. Bientôt, les pas s'éloignent rapidement tandis que les grommellements continuent, résonnent dans les tunnels jusque s'éteindre complètement.

- Il s'est tiré j'crois, il annonce inutilement.

Dans l'espace étroit, difficile de ne pas avoir les mains qui trainent. Pas qu'il se prive. C'est pas sa faute s'il fait sombre et qu'il a pas la place.

- J'en r'viens pas qu'tu m'entraine à commettre des crimes, Carter. Il ouvre la porte d'une main pour jeter un œil dehors. Puis il grimace en réalisant : l'modèle s'est tiré aussi putain.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Edimbourg, Vendredi 25 Août 2124

C'est pas tant le bordel ok ? Ou alors c'est un bordel organisé. Ça va, c'est pas comme si quelqu'un d'autre devait partager l'espace. Partager l'espace. Blague d'astronome. Vous l'avez ? Bref. Quand, même, c'est un peu le bordel. Ça fait un moment qu'Aldebert s'étale dans tous les coins des trois seules pièces de son appartement sans vraiment faire attention, et ça commence à se sentir. Il passe plus de temps à chercher des choses qu'à en accomplir. Alors depuis ce matin, il s'occupe à faire du tri.


Dans les montagnes de parchemins aux notes éparses en patte de mouche, dans les études reçues des divers abonnements aux Observatoires du monde, dans les bouquins empilés qui parfois sont empruntés depuis si longtemps qu'il n'est plus vraiment certain que les bibliothèques dont ils proviennent soit encore en service. Dans les cartes du ciel, dont certaines se font obsolètes, et trouvent une nouvelle place dans des archives qui commencent à devenir ventripotentes dans leur placard dédié. Dans le matériel empilé au hasard également, parce que certaines optiques sont cassées, leurs engrenages distribués à leurs voisines, leurs restes déposées en tas sporadiques sur les fauteuils et canapés.


C'est long et fastidieux, mais une fois dedans, Aldebert ne sait plus vraiment s'arrêter. N'a grignoté qu'un vague sandwich dont les miettes se sont insérées dans quelques entre-pages et autres recoins de ses affaires présentement étalées sur le sol et sur l'intégralité du mobilier. Si c'était pas tant le bordel avant, c'est le bordel maintenant, on va pas se mentir. Pour sûr que c'est pas le moment de recevoir un visiteur. Alors quand ça sonne à la porte, les sourcils se froncent absurdement fort, le regard perçant scrutant l'entrée comme s'il s'agissait d'un ennemi personnel. Dressée, la silhouette s'avance d'un pas ferme, les lèvres scellées en une moue désapprobatrice. Il ouvre la porte sur une paire qu'il ne regarde même pas avant de répondre comme un réflexe qu'ils sont au mauvais endroit, leur claquant la porte au nez.


Ça sonne de nouveau. Les gens sont comme ça. Têtus. Incapable de lire entre des lignes pourtant parfaitement claires. Il rouvre plus sèchement encore que la première fois.

 

- J'ai dit non !
 

Les yeux ronds comme deux billes, tel un dégénéré, Aldebert est pourtant forcé de reconnaitre l'un des deux envahisseurs comme étant l'un de ses élèves à Poudlard, et c'est bien malgré lui qu'il demeure figé dans l'embrasure de sa porte à zieuter l'un et l'autre des visiteurs impromptus. Les explications le laissent interdit. Silencieux. Avant de tout bonnement refermer la porte avec brutalité. Non. C'est non. N'importe quoi. Un enfant illégitime. Hériter d'un enfant illégitime. Lui ? Et de cet enfant illégitime là ? Non. C'est non !

 

- Monsieur Wickerson !

 

Le cirque dure bien trois quart d'heure avant que la réalité ne lui agrippe la gorge avec une force digne de celle de coriolis. Un premier test à été fait, un second est en cours et ne nécessite qu'une partie de lui-même, mais il ne fait aucun doute réel qu'il est le père de cet individu. Diantre. Fichtre. Foutre merde, même. L'assistant social se tire, laissant Balthazar Grimfire au milieu de son salon, avec son allure de punk et sa crête impossiblement verte. Laïka. Il a pas connu de Laïka. Si ? Bordel de merde.

 

- Sans doute, oui.
 

Voilà la seule réponse qui le traverse alors que le silence se prolonge, en laisse passer un autre plus lourd encore. Le garçon reste ahuri au milieu de l'appartement, et Aldebert l'observe d'un coin de la pièce comme s'il s'était agit d'un prédateur subitement surgit par sa fenêtre. À ceci près qu'il s'agirait d'un prédateur se situant au bas de la chaîne alimentaire. De tous les élèves de Poudlard, Balthazar Grimfire était le spécimen le moins enthousiasmant pour un professeur aussi passionné qu'Aldebert. non seulement était-il complètement con, mais en prime il était d'une maladresse telle qu'il créait toujours les pires incidents. Toujours est-il que le spécimen venait de perdre sa mère. Alors.
 

- Thé ?
 

Oui, voilà la réponse, voilà la solution. Un thé. Rien de plus britannique que cela, mais Aldebert n'attendit pas la réponse pour se jeter en cuisine. Tout pour s'évader de la vision de Balthazar Grimfire dans son salon, avec un sac de voyage qui augurait l'emménagement. Les doigts tremblants se mirent à lancer la chauffe d'une casserole d'eau, et à fouiller une boîte fort lourde en bois sombre cerné de gravures qui formaient une constellation.

 

- Qu'est-ce que v... quel thé je vous sers, Monsieur Grimfire ? Et ne foutez pas l'feu au salon.
 

Merde, merde, merde. C'est à peu près le seul mantra qui peut bien lui traverser l'esprit alors que l'index bouscule de multiples verveines en sachet. Agité, il s'imagine déjà le pire. Le type est capable d'avoir déjà bousculé au moins deux téléscopes hors de prix.


 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Deb
Message publié Mardi 25 Février 2025 à 15:54

Plop,

J'ai foutu ça par ici !

Pour le prochain :

 

Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin
Le petit prince

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Salle d'études, Poudlard, Lundi 25 Septembre 2124

Ce message fait l'objet d'un avertissement de contenu pour les sujets suivants

Évocation de violence envers un animal

Où Basil s'était tenu en spectateur, Charlie avait été actrice principale. Rien de bien surprenant. Naturellement avenante, souriante et sûre d'elle, Charlie devait faire partie de ces enfants avec lesquels on a envie de jouer. Pas comme lui, donc, à sortir la mauvaise phrase au mauvais moment. Alors, quand l'adolescente se penche pour l'embrasser sur la joue, une rougeur vive colore sa peau jusque la pointe de ses oreilles, et Basil sent son estomac se nouer. Est-ce que c'est un piège ? Est-ce qu'une bande de Gryffondor va débarquer pour lui hurler que c'est pour de faux et qu'il a été bien bête d'imaginer que tout ça était vrai, ruinant l'intégralité des photos de la pièce dans laquelle il ne faisait normalement entrer personne ?

 

Aussi bien terrifié à cette idée qu'à celle de remettre en cause la présence même de Charlie à ses côtés, Basil inspire profondément et retient son souffle. Une, deux, trois secondes. Expire sans bruit dans l'obscurité. Charlie a l'air sincère. Il ne la connait pas bien, mais il sait que c'est une fille gentille. Pas du genre à faire ce genre de farce avec d'autres juste pour l'ennuyer. N'est-ce pas ? Il secoue la tête de gauche à droite pour indiquer que non, ça ne le dégoûte pas, un crapaud. Ce n'est pas son animal préféré, mais il les trouve amusant, avec leur posture constamment agenouillée, et leurs coassements profonds.

 

Il se permet un sourire avant de répondre, son enthousiasme grignoté par le doute qui continue malgré tout de lui travailler les méninges.

 

- C'est cool comme nom, Lord Ribbit. Moi j'ai une gerbille. Mais je l'ai laissé chez moi. Elle se plait pas au château.

 

Ou plutôt, il avait bien trop peur qu'il lui arrive quelque chose, comme ce qui était arrivé à la première.

- J'l'ai appelé Crevette, il confie dans un souffle. C'est elle là, il annonce en feuilletant les photos pour en extirper une, presque tout en dessous.

Crevette était minuscule, comme une crevette. Ce n'était cependant pas la raison pour laquelle il l'avait appelé ainsi. Le nom faisait écho à un rêve qu'il faisait régulièrement, où il se voyait au bort d'une falaise. C'était celui d'une chouette qui s'agitait sous une pluie battante, et aux yeux étrangement semblables à ceux de sa gerbille. La personne qui était avec lui dans son rêve, appelait la chouette Crevette. Alors Basil n'avait pas hésité un instant lorsqu'il avait rencontré sa seconde gerbille. La première, paix à son âme, n'avait vécu que deux mois avant d'être noyée dans les toilettes du septième étage.

- Si tu veux on peut faire ça maintenant. Il est où Lord Ribbit ?

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Elliot Blackburn

Joueur de Quidditch Professionnel 25 ans Né·e Moldu·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Owen Carter Quidditch, Dimanche 22 Octobre 2124

- Crois moi qu'non, Elliot rétorque du tac au tac en creusant une fossette.

Même qu'il aime bien s'dire que de balancer combien il est pas sage plante des idées bien spécifiques dans la tête de Freya Carter. Ça a toujours été super facile de la faire rougir comme pas permis. À l'époque scolaire, il avait tendance à croire que c'est parce qu'elle était bien trop timide. Aussi prude qu'une vierge dans un bordel. L'truc c'est que maintenant qu'il sait qu'elle l'était plus, vierge, à la fin d'sa dernière année ? Ça a changé sa perspective. Peut-être bien qu'elle rougit parce qu'elle voit précisément d'quoi il parle. Se l'imagine tellement bien qu'elle va réussir à oublier. Ça rend le jeu vachement plus drôle qu'à l'origine.

La zone libre est pas bien complexe à atteindre, le transplanage d'escorte rapide et efficace. Le problème c'est l'atterrissage.

 

- Putain j'te l'fais pas dire, il grommelle en se dépêtrant comme il peu pour suivre Freya vers l'extérieur.

Déployé de toute sa hauteur dans le jardin des Carter, il s'étire et fait craquer quelques os avant de réaliser qu'ils sont pas tout seul. La bouille d'une mini-Freya leur fait face, suspendue par les jambes à la branche d'un arbre. Un simple signe de main dans la direction d'une gamine qu'il peut que reconnaitre comme était Charlie Carter, et qu'il a jamais croisé qu'une demi-douzaine de fois.

- Salut ?

Étrange ? Ouais, la gamine l'est. Mais la ressemblance absurde avec sa sœur aînée rend la scène carrément comique, et Elliot fronce les sourcils avant d'étirer un sourire hilare. Il a pas le temps de faire le moindre commentaire que Freya hurle avant de choper un truc au sol qui ressemble étrangement à une énorme pomme de terre. Un gnome. Il s'attend ni à sa présence, ni au soudain emportement de la môme pour la défense de la créature que s'apprête à balancer Freya par-dessus la haie. Il lève les deux mains en signe de reddition. Honnêtement lui ça l'a jamais choqué que les sorciers fassent un truc pareil. Parce que genre ça s'appelle pas étourdissement pour rien. Le truc part faire sa vie ailleurs sans grande séquelle. Son opinion en faveur de la sœur aînée n'a cependant pas le temps de traverser ses lèvres que la conversation bifurque, et il se décide à juste enfoncer les mains dans ses poches en silence.

Alison Carter. Il l'a vu un peu plus souvent que Charlie Carter, mais pas tant non plus. Alors quand il croise l'expression de Freya, il se contente de hausser les épaules en lui emboitant le pas.

- Hello, il annonce en réponse à l'adolescente qui lui fait face.

Aussi rousse que les deux autres. Visiblement beaucoup plus maquillé surtout. Il s'attend pas franchement à la dispute qu'éclate en deux secondes et demi entre les deux sœurs, et cherche du regard le plus jeune de la famille. Probablement partie en quête du gnome balancé par Freya cela dit, parce qu'elle est portée disparue. Ça lui rappelerait presque l'ambiance de la maison Blackburn, si y avait quatre ou cinq enguelades en plus sur les côtés. Au moins il capte un peu plus le désespoir de Freya quand elle parle de sa sœur. Par chez lui, la tarte serait partie depuis un moment déjà. Genre deux semaines de salaire dans un jeu de runes pour ça ? À cet âge, chez les Blackburn, on fermait sa gueule et on prenait le cadeau en se barrant la queue entre les jambes pour être sûr que l'autre changerait pas d'avis. 

- J'suis sûr il est super sexy comme pyjama, il balance avec une nonchalance extrême, en train d'imaginer Freya Carter dans un tee-shirt avec sa gueule dessus. Obligé Alison invente, pas vrai ? Bon mais elle est comment ? La question a l'air de prendre la cadette de court alors qu'Elliot la mate sans sourciller. Ta culotte, Carter. T'as l'air ultra fière. J'suis grave intriguée. Mal à l'aise la meuf ? Il s'en tape. Lui se marre bien jusque là. Même s'il est pas venu pour ça.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Auberge des Trois-Balais, Vendredi 02 Février 2125

La vérité, incisive, est noyée sous le sarcasme latent, leurs rires impulsifs se joignant devant l'absurdité de leur situation respective.

- Tu es discret, assure finalement Aldebert en reposant son verre. Je suppose qu'en dehors de Harrison et de moi-même, personne ne sait ce qu'il en est.

Tous les sorciers étaient liés, d'une manière ou d'une autre, à la lune. Astre d'importance capitale dans la préparation de plusieurs potions, aussi bien que nombre d'enchantements et sortilèges, elle faisait après tout pièce maîtresse d'un ciel que l'on apprenait à observer dès l'âge de onze ans. Peu pourtant se perdaient à sa contemplation en dehors d'irréductibles comme lui-même. Il fallait au moins une passion virulente pour l'astronomie, voire travailler dans le domaine, pour se perdre en habitudes absurdes du genre. Qui plus est, Aldebert avait toujours eu un don certain pour fourrager son nez où on ne l'attendait pas.

- En fait, ça fait un bail que je cherchais le bon moment pour t'en parler, il admet en jetant son regard alentour, comme perdu dans ses pensées.

Ses longs doigts enroulés autour de son verre, les jambes juchés sur la barre du tabouret tel un oiseau perché, l'on pourrait le trouver brusquement figé, comme pesant le pour et le contre de sa prochaine action. Estimant que Daryl ne souhaitait vraisemblablement pas dévoiler sa nature de loup-garou à tout le monde - auquel cas le personnel aurait depuis longtemps été réuni et briefé à ce sujet -, Aldebert s'était muré dans le silence, ne cherchant aucunement à mettre mal à l'aise le professeur de potions. Le fait qu'il avait récemment mis la main sur un objet certainement très utile.

La mise en branle est soudaine, le regard vif subitement planté sur son interlocuteur alors qu'il commence à s'agiter.

- J'ai longtemps exercé le métier d'astronome avant de venir enseigner, comme tu le sais. J'ai encore de nombreux contacts dans le domaine. L'un d'entre eux travaille sur une thèse depuis des années, une thèse incroyable sur certains des phénomènes les plus irréguliers du cosmos. Je t'épargne tout un charabia, mais il a fait plusieurs découvertes vraiment très intéressantes. Notamment en ce qui concerne les régulations d'Alpotrophe, la constante de Hubble, mais aussi et surtout sur les mesures distrophiques des cratères d'Alpha du Centaure. Aldebert croise le regard de Daryl et comprend brusquement qu'il s'emporte en divergence, se recentre tout en se replaçant correctement sur son tabouret. Bref. Il a fait une découverte récente dans un domaine qu'il ne recherchait pas. C'est toujours comme ça finalement, on a le regard vissé sur quelque chose, et tout se passe dans la périphérie. Il m'a envoyé ceci.

La réplique met fin au monologue infernal tandis qu'Aldebert porte la main à sa poche, pour en tirer une pierre simple et visiblement polie, d'un bleu pâle. Au plus près, on peut constater du mouvement sur sa surface, pratiquement imperceptible mais pourtant bien présent. Cerclée d'un anneau aux écritures fines, mais aux traits durs, elle est rattachée à une cordelette. Un pendentif. L'astronome l'a récupéré plus tôt, avant de rejoindre Daryl, voyant là l'opportunité qu'il attendait depuis un temps certain. Dans la paume de sa main, l'artefact semble plutôt petit, et sans importance aucune.

- C'est trois fois rien, hein. Juste un concentré d'régulation cosmique. Un morceau d'équilibre dans l'immensité chaotique de l'univers. Aldebert dépose la pierre sur le comptoir pour la faire glisser en direction de Daryl. Tout est une question de gravité, tu vois ? Ce moment où la lune est au plus près de la Terre, où elle a le plus d'influence. Trop, parfois. C'est là qu'ça déraille pas vrai ? C'est tout un travail d'ondes, minutieux, vraiment, pire que des fourmis ces machins là. Mais ce truc là ? Il canalise, il lisse, il absorbe. Le genre qui t'évite d'avoir envie d'arracher la tête du concierge trois jours avant la pleine lune, ou de bouffer trois steaks au petit-déjeuner le lendemain. Le genre qui te foutra en paix avec toi même en dehors du jour fatidique de ta repousse de poils.

Aldebert s'écarte un peu pour boire une gorgée de son rhum avant de plaquer le verre dramatiquement sur le comptoir.

- Il l'a trouvé l'caillou. Trouvé, manipulé, enchanté. Un accident académique finalement, parce qu'il pensait avoir complètement autre chose entre les doigts. Alors ça a rien d'officiel d'accord ? Ça bosse encore de partout pour déterminer les limites du bordel. Mais j'ai eu droit à mon échantillon, et j'dois dire que maintenant que j'en ai fait l'tour une bonne demi-douzaine de fois, j'vois pas à qui d'autre il pourrait revenir.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Viviane Valcourt

15 ans Sang-Pur Française Notoriété

Deb
Serpentard
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Ambassade magique de Paris, France, Jeudi 05 Octobre 2124

- Qu'est-ce qu'une journée de travail, Lyle ? Mon ton condescendant devrait suffire à te rappeler ce pourquoi tu es là. Les conditions ont été posées dès le départ, on-ne-peut plus claires. Tu rencontres ton précieux piston dans les hautes sphères, ton corps est à la disposition de la marque. Une transaction vieille comme le monde, tu ne trouves pas ? Mon sourire est presque amusée lorsque je me tourne vers toi gracilement, te surplombant d'une marche. Ce sera terminé quand j'annoncerai que c'est terminé. Ah, oui, je ne te l'ai pas dit ? Ma satisfaction est primordiale aujourd'hui. C'est moi qui ai dessiné plus de la moitié des modèles, alors bien sûr on me lègue certaines responsabilités. Mais ne t'en fais pas, même si on doit faire des prises de vue en extérieure, on sera chouchouté. On est les stars du show ! Enfin. Moi plus que toi. Bref.

Si Gary doit passer pendant que tu t'étends sur un long sofa dans mon fabuleux boxer glamour, c'est la vie mon chéri.

L'intérieur de l'ambassade est prestigieux. Ornée de multiples moulures dorés, de boiseries en chêne foncé, d'un parquel ancien qui craque subtilement sous les pas, elle est immense. Des lustres en cristal ensorcelés sont suspendus au plafond, vertigineusement haut. Plusieurs tapisseries mouvantes parent les murs, représentant là le duel célèbre de Dary Levison contre le géant Ulrich, ou encore ici la rencontre qui aura scellé la première collaboration entre le ministre de la magie britannique, et celui de la France. Bien sûr, nous ne sommes pas laissés à nous-même dans ce décor imposant qui ne me fait finalement ni chaud ni froid.

 

- Poppy, darling ! Je feins l'enthousiasme comme personne. Papa m'a bien appris. La bise que j'offre à la directrice artistique Valcourt, que je sais arrivé là par son talent naturel pour le léchage de pompes, est purement aérienne. Mon regard ne demeure pas bien longtemps sur son visage, et c'est sans attendre mon camarade de tournage que je commence à m'avancer vers la pièce, en véritable propriétaire des lieux. Je suis cependant arrêté par ta main terrifié, et ton regard m'aurait échappé un rire s'il ne m'avait pas tiré une grimace de mépris. La lingerie, Lyle. Ce sont les articles que tu portes sous tes vêtements, au niveau de tes parties intimes ? Mon explication a tout de celle d'un professeur à un élève particulièrement lent, et j'esquisse un fin sourire indulgent avant de rejoindre Penelope. Gary est arrivé ?

 

L'effervescence de l'endroit est effroyable pour quiconque n'a jamais mis les pieds sur un plateau de shooting. Moindre qu'une scène moldue dans laquelle on aurait vu courir des fils d'un bord à l'autre de la pièce, on peut toutefois percevoir la présence de nombre de projecteurs enchantés qui flottent occasionnellement dans l'air, leur luminosité ajutée par quelques techniciens à la pointe de leur domaine. Les appareils, tous cernés de runes complexes qui leur permet de capturer les instants dans une qualité parfaite au visuel léché, sont déjà en place face à ce que l'on peut décemment supposer être le premier endroit dans lequel nous allons devoir nous installer, Lyle et moi.

- D'abord vous filez vous changer, Assia est là pour le maquillage et les enchantements corporels. On va commencer par la pièce maîtresse, évidemment.
- La robe caméléon. Oui, c'est ce que j'avais conseillé. Les sortilèges sont complexes, il faut profiter que les équipes soient au meilleur de leur forme.
- Exactement.
- Miss Valcourt.
- Bonjour, sourire polie, de circonstance. Baya, je suppose ? 
- Oui, Miss Valcourt. Est-ce que ça vous ennuie si je commence par votre collègue ?
- Pourquoi n'a t-on qu'une maquilleuse ? Cordial mais ferme. Mon regard perçant se tourne vers une Penelope soudainement tendue.
- La... Nous en avons deux. L'autre ne devrait pas tarder. Un problème de transport apparem...
- Je vois.
- Elle sera là bientôt, Miss Valcourt.
- J'espère pour elle.

Je m'installe dans le siège qui jouxte celui sur lequel est inscrit le nom de Sørensen en toutes lettres, croise une jambe sur l'autre avant de rencontrer mes yeux dans le miroir.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il allait s'barrer. Jure. Mais c'est Alison qui revient à la charge. Sa question le figeant dans son mouvement aussi sûrement que si elle lui avait balancé un stupefix. Ça sort de nulle part un peu, sa curiosité pour sa vie sentimentale. Une défense un peu bidon pour lui faire oublier la gueule qu'elle se tape, sûrement. Fergus se tourne pour braquer sur un elle un regard intrigué. Un peu sérieux peut-être bien, même si rien pourra jamais lui retirer la lueur d'amusement qui semble lui éclater le fond de la rétine en permanence. C'est presque mignon, les films qu'elle se fait. Comme quoi faudrait être sérieux pour se taper des meufs. Faut dire si son seul point de comparaison c'est Shevchen, ça pose le niveau. L'gars sait même pas ce que c'est qu'un sourire probablement. Comme tous les autres expatriés de l'école avec leur manche à balai dans le cul.
 

Alison sait même pas de quoi elle parle. Mais Fergus dément pas. En fait, il dit franchement rien, reste la regarder avec l’air un peu con parce que celle là faut dire, il l’attendait pas. Ses sourcils se dressent un peu sur le sommet de son crâne alors qu’il attend la chute. La vanne. Parce que c’est une vanne pas vrai ? Alison Carter vient pas de lui proposer un date dans vingt minutes. Absurde le délire. Sauf qu’elle est super sérieuse. Tellement sérieuse qu’il parvient pas à retenir le sourire en coin qui vient lui mordre une joue.
 

- Ah si, si, j’peux, il balance.
 

Nan parce que faudrait pas croire que c’est elle qui donne les ordres ou quoi. Ça carbure sous le crâne de Gus n’empêche, parce que merde : est-ce qu’il peut vraiment refuser ? C’est-à-dire qu’on parle d’Alison Carter, qui en début d’année a bien fait comprendre à tout le monde qu’elle avait pas peur de se foutre avec un mec et d’aller jusqu’au bout avec. C’est ce qui s’est dit. Pis le mec en question traine plus avec dernièrement, et il a su qu’au cours de métamorphose elle était un peu comme cul et chemise avec Ryder, alors peut-être bien que ça a été lui l’suivant. Peut-être bien aussi qu’il rêve un peu. Peut-être bien que ça le ferait presque bander de se dire que ça pourrait être lui le suivant aussi. Il a rien à perdre, c’est ça la vérité. Alors Fergus tend la main avec l’air d’un type sûr de lui pour annoncer :
 

- Deal.
 

Nan parce que faut l’dire. Fergus a jamais eu d’zone de confort. Mais y a une zone qu’a l’air fort confortable sous les jupes trop courtes d’Alison Carter, voyez.


- Rendez-vous dans vingt minutes alors.


Dans les minutes qui suivent, Fergus termine au bas des escaliers pour filer dans la direction opposé des cachots, à savoir vers sa salle commune, avec un air un peu ahuri qui ne manque pas d’attirer l’attention dès lors qu’il pénètre l’antre des blaireaux.


- Bah alors c’était si bien qu’ça ?
- Mh ?
- Ton rendez-vous ?
- De quoi ?
 

Comment elle est au courant aussi vite Sam, hein ? Pis à retardement, il capte.
 

- Ah. Nan bah c’était Sharon en fait.
- Houu ! Ça a du faire mal, Jimmy balance du fond de son fauteuil.
- Bah c’est quoi ta gueule alors ? Insiste Sam.
- Elle a quoi ma gueule ?
- Bah t’as pas l’air d’un mec qui vient d’s’en prendre une quoi. Elle t’en as mis une hein ?
- R’garde le, évidemment qu’elle lui en a mis une !
- J’ai un autre rencard.
 

C’est balancé de but en blanc, pis ça fait froncer les sourcils de tous les autres avant que Jimmy parte à rire.
 

- J’déconne même pas ! L’charme Decker, pouvez pas comprendre.
- J’crois c’est la nana qui t’as invité qu’a pas compris, marmonne Sam.
- Mais ta gueule toi !
- T’as un vrai rencard ?
- J’ai un vrai rencard.
- Bullshit.
- Faut j’le prépare.
- Quoi ?
- Huh ?
 

Debout devant la cheminée, Gus zieute tour à tour Jimmy, Balt, puis Sam.
 

- L’est où Ambrose quand on a b’soin d’lui putain ?
- Nan mais t’es sérieux en fait.
- Bah oui j’suis sérieux putain !
 

Ça dure une plombe. Genre une plombe, vraiment. Mais ils finissent par se bouger jusqu’au dortoir. Sam arrête pas de lui répéter combien c’est complètement con, mais si on veut son avis à Gus, c’est juste parce qu’elle est d’mauvais poil. Sans doute qu’elle a ses règles ou quoi. Bref. Jimmy lui file la chemise qu’il a porté pour l’second mariage de sa mère, pis Balt lui balance son gel sorcier, pis Sam… Sam est là. À lui demander c’est qui la tarée qu’a décidé de sortir avec lui pour la Saint Valentin, et ce qu’il va faire, et à froncer le nez dès qu’il fait une suggestion.
 

- Emmène là au parc et partage ta réserve de bonbecs.
- C’est mort, c’est mes bonbecs.
- Ben justement !
- Vous êtes débiles putain.
- Mais t’as fini d’râler ? Trouve moi une idée. T’es une meuf Sam, tu d’vrais avoir des tonnes d’idées.
- Parce que j’suis une meuf ? Mais va te faire foutre en fait.
 

Le doigt d’honneur qu’elle lui fait avant d’se laisser bruyamment tomber sur le lit occupés jusque là par les deux autres garçons. Serrés les uns contre les autres, ils forment une belle brochette. Manque juste Ambrose.
 

- Bon ça le fait nan ? Il redresse son col. Sam claque sa langue contre son palais. Il rabaisse son col. On a l’droit d’aller au village ce soir. J’vais lui payer un verre. C’est bien ça nan ?
- T’as pas d’tunes Fergus.
- T’as pas des tunes Balt ?


Deux minutes. C’est tout ce qui reste. Sam lui refile quelques gallions en lui rappelant bien qu’il devra les lui rendre, pis elle lui tripote son col et il peut pas s’empêcher d’se marrer.
 

- T’vois bien t’as des mouvs de meuf à me resaper.
- Ta gueule. C’est qui ?
- J’te raconterais si j’l’emballe.
- Tu l’emballeras pas.
- Crois en moi Sam Chadwick.
 

Le demi-sourire qu’elle lui sert lui suffit amplement. Alors il tape son meilleur check avec chacun d’entre eux avant de quitter l’endroit presque dramatiquement.
 

- Ciao les nazes !
 

Fergus a la baguette dans la poche de son jean, le seul qu’est pas déchiré. Une chemise avec laquelle il va se peler, et la même veste que tout à l’heure par-dessus, parce que c’est la plus propre qu’il ait. Ses cheveux sont coiffés. Genre vraiment coiffés, avec des mèches qu’il a placé ici et là volontairement. Il débarque dans le hall sans vraie conviction, à moitié persuadé qu’Alison va pas revenir et qu’elle l’a juste fait marcher. Il a toujours pas décidé d’où ils allaient, en vrai. Elle a pas tort. Il a jamais date de meuf. Merde. Il sait pas si ça va être fun ou si ça va être juste affreux. Mais il peut plus reculer. Pas que Ferguson Decker sache ce que c’est que de reculer. Alors il chope une clope dans le paquet de blondes volées dans le tiroir d’Ambrose pour en accrocher une à son oreille, et s’adosse à un pilier l’air de rien.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Blink. Blink. Les battements de cils de Basil auraient pu être cartoonesques s'ils avaient été accompagnés d'un tel bruit. C'est cependant dans le silence le plus total que le garçon reste observer son camarade.

 

- Tu l'aurais pas fait hein ?

 

Non parce que si Nikolaï prétend qu'il doit croire en ce qu'il dit pour que ce soit crédible, ça veut dire qu'il vient vraiment de menacer un autre garçon de lui crever les yeux. Plusieurs. Avec la conviction qu'il l'aurait fait s'ils n'étaient pas partis. D'abord, pourquoi ils étaient partis hein ? Est-ce qu'ils avaient vraiment eu peur que Nikolaï leur crève les yeux ? Peut-être bien. À dire vrai, si le russe s'était adressé à lui avec ce regard là, et ce ton froid, pour lui annoncer une telle chose, sans doute l'aurait-il cru aussi.

 

Alors très vite, Basil affaisse le regard vers la pointe de ses chaussures, les sourcils froncés. Il ne sera jamais capable de crever les yeux de quelqu'un, lui, c'est sûr.

 

- Ça peut pas marcher parce que j'pourrais pas faire ça, il finit par balancer en redressant la tête et en haussant les épaules.

 

C'est bien à cause de ce simple fait que les autres garçons, et même quelques filles, se moquaient si souvent de lui. Il n'arrivait pas à être méchant. Ça faisait de lui une cible facile, qui ne répondait jamais. Parce qu'être méchant, ce serait faire exactement ce que tout le monde lui faisait. Ce serait leur donner raison. Pourquoi Nikolaï ne comprenait pas ? C'est comme ça qu'on fait la guerre, non ? Sa passion morbide pour ces sujets de l'histoire lui avait appris au moins ça. Ça commence toujours par quelqu'un qui fait quelque chose de terrible, et quelqu'un qui répond par quelque chose de plus terrible. Sauf que si tout le monde se crève les yeux, à la fin tout le monde est aveugle, et personne n'a rien gagné.

 

- T'as pas eu besoin d'le faire et ils t'ont quand même écouté, il annonce finalement en tournant la tête dans la direction qu'ont pris leurs camarades. J'aimerais bien qu'on m'écoute comme toi on t'écoute.

 

Pas juste parce qu'il ferait peur, ou qu'on penserait qu'il peut crever les yeux des gens. Juste parce qu'on s'intéresse à ce qu'il dit. Qu'on pense pas qu'il est bizarre, ou complètement taré, ou complètement débile. Basil pousse une inspiration avant de resserrrer la lanière de son sac sur son épaule et de se remettre à marcher.

 

- T'as déjà crevé les yeux d'quelqu'un Nikolaï ? Il demande avec curiosité. 

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Jimmy Stone

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

L'inventaire. Bah c'est super, mais ça ressemble vraiment trait pour trait à une retenue quoi. Alors Jimmy affiche son meilleur smile de branleur avant de lever deux pouces en l'air et d'acquiescer avec un peu trop d'enthousiasme pour être honnête.

- Trop cool ça ! Pile c'que j'pensais faire de mon aprem, Daryl. T'es vraiment un génie.

 

Leurs sourires faussement enjoués se font écho pendant une brève seconde avant que Jimmy secoue la tête, dépité, et se lève de son siège pour suivre le mouvement de son professeur. Il l'écoute sans vraiment l'écouter, pousse un soupir trop bruyant pour pas que ça ait été intentionnel. Pis un rire l'étrangle alors qu'il se retourne vers Brooks en le matant comme s'il lui était poussé une seconde tête.

 

- Sans déconner ? Tu veux qu'je chourre quoi, c'est un putain d'cabinet des horreurs ton truc tu vois bien.

Même qu'il pointe du doigt un bocal farci aux tentacules immondes pour illustrer son propos en tirant une gueule équivoque. Il continue à faire son mariole un moment, à sortir les trucs les plus dégueulasses qu'il peut trouver pour balancer un commentaire à propos du bordel, et bien appuyer le fait que non, vraiment, insiste pas Brooks, j'ai rien envie d'ramener chez moi là. Même que l'espace d'un instant, on pourrait croire un acteur qui se prétendrait acheteur dans un magasin qui l'aurait vachement déçu. Même pas il se met à faire le taff que Brooks lui a demandé d'ailleurs. Penché devant un lot de ce qui ressemble à deux têtards faisant des rondes dans un mini bocal, Jimmy balance un : woaaaaaah qui pourrait probablement remettre en cause sa sobriété s'il se sentait pas justement si tristement sobre.

 

- Z'ont un nom ? Nan évidemment. Faudrait pas s'attacher. P'tain tu vois Daryl ? Ça j'voudrais bien chez moi. Z'auraient un nom, une maison, seraient heureux comme des bêtes t'vois ?

 

Pas que ce soit pas des bêtes. Mais c'est sûr leur avenir aurait plus d'allure que postés là sur cette étagère. il croise le regard très peu impressionné de Brooks et soupire de nouveau.

 

- Ouais, ouais, les étiquettes, il se réprimande tout seul.

Pis de se mettre à décoller les trucs un peu foutus ici et là sans aucune organisation, incapable du coup de se rappeler de qu'est-ce qu'il a enlevé où.

- Huh. C'est quoi ça d'jà ? Il demande en présentant un récipient dans lequel semble bouillir une mixture pourpre.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Sam Chadwick

15 ans Sang Inconnu Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Aux abords du lac, Samedi 23 Septembre 2124

L’après-midi touche à sa fin, baignant le parc de Poudlard d’une lumière dorée qui s’étiré paresseusement sur les rives du lac. Une brise tiède agite doucement la surface de l’eau, créant de petites ondulations qui viennent mourir sur les rochers éparpillés le long de la berge. Assise sur l’un d’eux, Sam tapote machinalement son balai contre le sol, le regard fixé sur l’étendue miroitante devant elle. Une idée lui trotte dans la tête. Une idée qui commence à devenir une évidence, finalement. Elle pivote légèrement et lance un regard entendu à Ambrose, accoudé non loin, probablement en train de digérer leur dernier entraînement.
 

- T’as déjà entendu parler du surf ? lance-t-elle d’un ton faussement détaché.
 

Une brume légère s’élève au loin, là où le lac plonge dans l'ombre de collines plus larges. Elle ne s’en préoccupe pas. Elle est déjà en train d’imaginer la scène dans sa tête.
 

- Parce que là, j'tiens un truc révolutionnaire. Oublie les matchs classiques, les entraînements... on va surfer sur le lac avec nos balais.
 

Elle fait tournoyer son balai entre ses doigts avant de le caler sous son bras, un sourire plein d’assurance sur les lèvres. Elle se redresse légèrement, déjà prête à mettre son plan à exécution. Derrière elle, le vent s’engouffre dans les hautes herbes du parc, faisant bruisser les tiges comme une vague invisible. Sam désigne le paysage dans un geste de véritable prestidigitateur.
 

- Regarde-moi cette eau. Lisse, fluide, parfaite pour tester un nouveau sport. Imagine : vitesse, équilibre, une vague de pure adrénaline… et nous, là, les premiers à le faire !
 

Elle tourne la tête vers Ambrose, espérant voir dans son regard la même lueur d’excitation qui anime le sien. Elle sait que c’est complètement idiot. Elle sait que ça va probablement se terminer par une chute magistrale et une baignade forcée. Mais est-ce que ça va l’arrêter ? Absolument pas.
 

- Bon, j’ai pas encore trouvé le nom, elle admet en haussant les épaules. Mais j'suis sûre qu’on tient un concept.
 

Elle plante son balai dans le sol, attendant le verdict de son ami.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Parler du pays, parler du pays, Leo est pas bien sûr que ça arrange quoi que ce soit que de raconter à Victor l'histoire de l'Angleterre s'il fait cocu Summer. Bon, il sait pas c'est quoi faire cocu, mais si Papa veut pas que Victor fasse cocu Summer, c'est que ça doit pas être un truc bien. Pourtant le mot est marrant. Si on l'répète plein de fois ça fait comme le tic tac d'une horloge. Cocucocucocucocucocu. D'ailleurs Leo est pratiquement sûr que ça s'écrit pareil que coucou, mais avec moins de lettres, et que du coup ça serait pas surprenant que ce soit depuis l'départ ce que les horloges elles disent aux heures piles - c'est comme les heures faces mais de l'autre côté.

 

Cocu.

 

Cocu.

 

Leo réalise à peu près avec trente secondes de retard qu'il s'est noyé dans son crâne avant de croiser le regard de son père, et d'au moins prétendre avoir écouté ce qu'il dit. Sauf que comme il a pas écouté, ça marche moins bien. Un peu comme un cul-de-jatte. Est-ce qu'on peut être co-cul-de-jatte ? Faut vraiment qu'il demande c'est quoi cocu. Il est sûr il a déjà entendu le mot. L'ancien patron du Tesco où il a appris à faire l'inventaire et tout nan ? Il avait parlé d'un truc comme ça. Ou alors c'était les collègues. Bref. La mite. Pourquoi Papa parle de mite ? Ah, oui, le Mitoman. Victor. Au moins Papa le voit comme un genre de super héros. Enfin il a pas répondu pour Mitoman, alors on va dire c'est un super-héros.

 

- Nan mais t'inquiète elle va pas l'emmener vu qu't'es pas sensé être au courant qu'elle a un p'tit-ami ! Il balance en levant les yeux au ciel comme si son père était particulièrement stupide. Il zieute son téléphone, redresse la tête. Tu lui dis pas j't'ai dit hein ? Il répète avec véhémence avant de viser de nouveau son téléphone et d'annoncer : Elle arrive d'ici une trentaine de minutes. J'ai dit tu faisais des pâtes fantômes et tout.

 

L'appareil est négligemment repoussé dans le fond de la poche, non sans avoir envoyé un émoji de spectre à Summer. Puis, très sérieusement, accoudé au comptoir, Leo demande :

- Papa, c'est quoi cocu ?

Pour la droite et la gauche il sait pas non plus, mais il demande pas. Faut pas trop demander à son père, sinon ça le fatigue, il l'a dit plein de fois. C'est sans doute pour ça qu'il a pas répondu pour le coup du Mitoman. Mais pour cocu Leo il tente le coup, parce que clairement c'est important si faut pas que Victor le fasse. Fin faudra que Leo surveille quoi. Que Victor il le fasse pas. Cocu. Qu'il se barre à droite ou à gauche apparemment il pourra rien faire vu que c'est un militaire. M'enfin en vrai y a pas que les militaires qui se barrent à droite ou à gauche. Tout le monde le fait. Même lui, et il est vraiment pas militaire. Il contrariera pas pour autant parce que c'est obligé il a pas compris. C'est souvent ça, qu'il a pas compris. Au moins il a compris qu'il fallait qu'il demande juste au furet à mesure. Enfin à Papa. Qu'a rien à voir avec un furet quoi, mais bon.

 

Un jour il comprendra cette expression là aussi peut-être bien.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Aldebert Wickerson

Professeur d'Astronomie 55 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Serdaigle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Edimbourg, Vendredi 25 Août 2124

L'eau s'émulsionne rapidement. Trop rapidement, peut-être. Foutue magie. Il aurait pu faire ça à la moldu, histoire de gagner du temps. Le thé s'immerge pleinement, pour une décoction de cing minutes trente pendant lesquelles Aldebert tape furieusement du pied contre le carrelage, une main passant régulièrement dans des mèches hérissées sur le sommet de son crâne grisonnant. Il entend vaguement le môme causer, de l'autre côté, peut encore prétendre ne rien entendre sans paraitre rude. La deuxième fois cependant, il parvient à distinguer nettement tous les mots, et ses oreilles semblent pivoter à la manière d'un chat.

 

- Comment ?

 

Le pas se presse vers le salon, pour l'aperçu d'un Grimfire plus que sur le départ, qui s'en va carrément passer le seuil de sa porte. Aldebert reste figé comme un imbécile, avec la vague envie de ne rien y faire du tout. Bon, peut-être pas si vague, l'envie. Peut-être urgente. Peut-être au point de laisser le garçon se tirer à plusieurs bons mètres de l'appartement, sans faire l'once d'un mouvement pour lui courir après. C'est-à-dire que ça l'arrange bien, voyez. L'anomalie de cette journée lunaire, disparue Merlin-sait-où, pour le laisser vaquer à ses occupations. Son rangement. sa vie. Loin de l'idée d'un enfant surprise. D'un Balthazar Grimfire comme légitime héritier.
 

Sauf que.
 

- Merde.

 

Aldebert ne sait guère quand il se met en branle, au juste, mais il se met en branle. Arqué vers l'avant dans une posture sans doute absurde, le bonhomme file au travers de la pièce pour quitter à son tour l'appartement, poursuivre la crête verte jusque lui mettre une main sur l'épaule. À la fois pressante, à la fois légère comme une plume, aussitôt retirée. Cela suffit à les arrêter tous les deux, pour un nouveau face à face nargué d'un énième silence, de ceux si gênants qu'on les sent peser sur chaque centimètre de peau.
 

- C'est hum...
 

Raclement de gorge, regard qui fuit sur les portes voisines. Certains sont peut-être collés aux fenêtres à observer l'énergumène Wickerson en pleine discussion avec ce qui ressemble fort à un punk, à deux doigts de composer le numéro de la police.
 

- Je suis désolé, pour votre mère, Aldebert prononce enfin en se fixant finalement sur son étudiant.

 

Bien sûr, il ne se souvient guère de Laïka Grimfire. Mais il semble que ce soit clair depuis le départ, en plus de ne pas nécessiter être répété. Alors l'homme pousse un soupir.
 

- Venez.
 

Mais l'autre ne semble pas décidé, au contraire.
 

- Écoutez, visiblement je suis légalement obligé de vous fournir un toit, et vous n'avez aucun endroit où dormir. Pas la peine d'inventer n'importe quoi, il prédit avant même que Grimfire n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche. La situation ne me plait pas plus qu'à vous, mais je crois qu'on va devoir s'y faire. Alors venez boire ce foutu thé.

 

Aldebert s'est écarté d'un pas, désignant sa propre porte d'un bras ouvert invitant Balthazar à lui passer devant. Ça le dépasse complètement, mais ça parait évident que ça dépasse encore plus le gamin. Il a l'air plus paumé encore que d'habitude, si c'était encore possible. Pire, il a l'air vide. L'astronome n'est sûr de rien quant à la manière de gérer toute l'affaire, mais il est hors de question de laisser le gamin errer dans la rue dans cet état. C'est son devoir de professeur, au-delà d'un devoir de père potentiel.


Père. Ça veut toujours pas s'enregistrer sous le crâne, qu'il puisse avoir enfanter un truc pareil. Qu'il puisse avoir enfanter tout court. Alors il compte bien laisser l'information de côté autant que possible.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

- Imagine. Personne l'verra v'nir Jimmy Boi.

 

L'autre le mate avec un air pas franchement impressionné, et d'un geste Gus balance sa clope avant d'approcher le gars pour le saisir par la nuque.

 

- Mec, c'est notre moment d'briller !

- Bramblethorn, c'est tout c'que j'ai à dire.

- Quoi Bramblethorn ?

 

La main relâche brutalement sa prise alors que Gus se recule, écarte les bras des deux côtés de son corps en haussant le ton.

 

- T'crois j'ai peur de c'type ?

- J'ai pas dit ça. J'dit juste il va t'choper c'est tout. T'choper et te démonter, balance Jimmy en levant les mains.

 

La langue claque contre le palais, et un sourire creuse deux fossettes sur la gueule de Decker.

 

- C'est mal me connaitre. On parie c'que tu veux j'ramène un truc dément d'ici deux heures. D'un coup l'autre à l'air intéressé, et Gus a déjà levé la main pour la frapper contre celle - plus lente à la réaction - de Jimmy. Ma réserve de Fiz, Jim. Ma réserve que j'ramène un truc.

- Deal.

 

La frappe finit d'acter l'échange. Les deux ont un air de business man super sérieux pendant quelques secondes avant d'éclater d'un rire un peu con et de se séparer. Gus se tire en arrière pendant plusieurs secondes, une main levée qui s'colle à la tempe avant d'être brandie en dernière salutation, et il a tôt fait de disparaitre à l'intérieur du château. Pas d'hésitation dans la démarche alors qu'il zieute à droite et à gauche, davantage par force d'habitude que par véritable besoin de checker son environnement. Il grimpe les marches en conquérant. Siffle dans les couloirs. Brandit un fuck au tableau de Newton le barde quand ce dernier le réprimande de ne pas porter correctement l'uniforme.

Puis, enfin, il s'arrête devant la porte du bureau de Bramblethorn. Dernière œillade ici et là avant de tenter d'ouvrir négligemment la porte - on sait jamais. Sans grande surprise, le type a verrouillé l'endroit. Faut dire qu'avec ce qu'il a dedans, ça vaut mieux. Gus les a bien entendu les Serdaigle. Y aurait de quoi gagner le tournoi des trois sorciers. Du lourd. Le genre qu'on propose pas à des élèves qui font pas partie du cours de runes apparemment. Hors de question de passer à côté. Baguette sortie, Gus a tôt fait de faire sauter le verrou. Il entre sans plus de cérémonie et referme derrière lui d'un seul geste avant d'observer l'endroit.

Le bureau est à l'image du type. Beaucoup trop propre et trop rangé pour être honnête. Gus pousse un sifflement quand son regard tombe sur les étagères, et il se grouille de se ramener devant pour tout mater avec un sérieux qu'on lui connait pas. L'truc c'est qu'il y connait rien. Certains mécanismes ont l'air de bouger tout seul. D'autres artefacts, complètement inertes, ont juste de la gueule sans que Gus parvienne à se faire la moindre idée de ce à quoi ils peuvent bien servir. Il est plus que conscient qu'il a pas vraiment l'temps de choisir. C'est pas une fucking librairie. Même si y a quelques parchemins qui trainent ici et là. D'un seul geste, Gus ouvre une vitrine pour attraper un genre de sphère minuscule qu'il trouve classe et la fout dans sa poche, pis une clé pas beaucoup plus grosse, qu'après un court instant de réflexion, Gus se décide à faire glisser dans son caleçon.

Fier de sa connerie, il jette un dernier coup d'œil avant de refermer le bordel, et de se diriger vers la sortie. Bim, bam, boum. Easy Peasy. Sauf que voilà. Pas tant. C'est-à-dire que la porte s'ouvre et tout, mais par contre le corps de Gus reste subitement bloqué sans qu'il parvienne à en traverser le seuil. D'ailleurs il arrive plus à bouger tout court. Même pas pour tirer la gueule qu'il veut. Ou pour foutre un poing dans un mur. Ce genre de chose. Il reste juste là, bêtement bloqué dans l'encadrement du bureau de Bramblethorn, avec rien d'autre que Jimmy dans son crâne qui lui balance des j'te l'avais dit frérot. Braaaaamblethorn !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Jimmy Stone

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Cabane Hurlante, Samedi 03 Février 2125

Pendant quelques secondes leurs yeux s'accrochent, plus hagards que jamais. Leurs cils sont presque au ralentit, pis leurs gueules se fendent de sourire jumeaux, pis Jimmy laisse échapper un rire en récupérant le pétard tendu.

 

- Ouais ouais. J't'aime aussi tête de con, il rétorque du tac au tac en se laissant retomber vers l'arrière, manquant se casser la gueule.

Il inspire avec une intensité nouvelle, le regard perdu sur les parois fissurées, laisse le bordel lui imprégner les poumons à l'en faire presque tousser avant d'expirer tranquillement. Il aime bien cet état complètement second, parce que c'est un état où il pense plus à rien. Parfois il se dit qu'il aimerait rester dans cet état toute sa vie. Balt phase autant que lui, et ils se laissent grignoter par le silence et l'obscurité. C'est pas aussi terrible que ça y parait. En fait, c'est tout l'inverse. Par moment ils se regardent et se marrent, comme ça, pour rien, et le pétard continue de tourner. La force de l'habitude les poussent même pas à se parler tant que ça. Puis le vent s'engouffre brusquement dans la baraque, la faisant grincer par tous les pores. L'instant bref, est succédé d'un silence dont le poids s'affaisse sur les épaules des deux garçons avec une brutalité sans précédent. Il parait subitement irréel, comme si d'une manière ou d'une autre, on leur avait coupé les sens.

- C'est trop calme... j'aime pas trop beaucoup ça... J'préfère quand c'est un peu trop plus moins calme...

Jimmy bafouille à moitié, son regard éteint passant de l'embrasure de la porte à Balt, histoire de jauger peut-être ce qu'il en pense. Mais le silence en remplace un autre, plus léger que le précédent, et finalement les deux garçons éclatent encore de rire avant que Jimmy se positionne en tailleur, frottant son cul contre le plancher sale en extirpant de quoi rouler encore. Faudrait pas tomber en manque. Bon. La vérité c'est que s'il continue de rester trop figé, il est un peu persuadé qu'il va se fondre dans le décor et devenir un des meubles poussiéreux de la planque. Un des seuls témoins du meurtre, finalement. Putain. Ce serait presque brillant de se métamorphoser en meuble pour être témoin de truc dont on devrait normalement pas être témoin.  Même qu'il brandit un regard fier vers Balt pour lui partager l'idée, les doigts occupés entre ses jambes, faisant crisser un papier fin et transparent :

- Mec imagine t'es une chaise. Ok c'était plus clair dans sa tête. Nan mais genre tu t'métamorphose et tout, tranquille, tu t'entraine quoi ! Il expose finalement. Pis là d'un coup un type entre en en trainant un autre sur le sol, et tu d'viens l'témoin d'un meurtre à l'insu d'ton plein gré ou quoi !

Même qu'il commence à jeter des regards suspicieux à la tête de lit dans le fond de la pièce, et aussi au bureau branlant qui se tient sur trois pattes et demi. Puis il croise le regard de Balt, encore, et il explose de rire.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Deb
Message publié Vendredi 24 Janvier 2025 à 21:47

Hello

Sur un malentendu demain j'suis plus riche qu'aujourd'hui...

1 - 2 - 4 - 8 - 18

Merci de me couvrir d'or !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Un couloir du château, Mardi 05 Septembre 2124

Pas le droit. Évidemment que pour le russe, c'est la seule question qui se pose. Pas celle de savoir s'il pourrait ou non crever les yeux de quelqu'un, mais s'il en avait le droit. Ça donne à réfléchir. Lâché comme une évidence au milieu du couloir, ça ne participe qu'à rappeler combien Nikolaï est différent. De lui comme de tous les autres élèves de Poudlard. Nikolaï a fait la guerre. Nikolaï a coupé des doigts. Nikolaï a tué. Un frisson remonte l'échine de Basil, bien qu'il ne sache pas si l'information le choque ou l'attriste. Les deux, peut-être bien.

 

Il parait évident que Nikolaï n'a rien d'un enfant, et tout d'un soldat.

Basil n'est pas naïf. Il sait que la guerre fait ce genre de chose aux gens. Il a lu tant de choses sur le sujet qu'il en connait des facettes que même certains professeurs ignorent. Des détails sordides sur lesquels son regard s'est accroché malgré lui, comme s'il lui fallait savoir, comprendre. S'imprégner d'une histoire dont il n'avait pourtant jamais fait partie. Ça reste autre chose d'être au devant d'un garçon qui l'a vécu. Un garçon pas plus âgé que lui. Un garçon bien plus grand et plus fort, cependant. Un garçon capable de crever des yeux s'il le faut, et même de tuer.

- Oh.

C'est tout ce qu'il parvient à sortir. Minuscule et bête. Fragile. À la guerre il n'y a pas de bien ou de mal. Il n'y a que des ordres à suivre, quand il ne s'agit pas de simplement survivre. Basil ne sait plus très bien dans quel document il a lu cette phrase, mais elle lui est restée. L'enchaînement de la proposition de Nikolaï le fait se figer brutalement dans le couloir et ouvrir deux yeux ronds. Il a un mouvement de recul bref, comme si la phrase l'avait frappé.

- Attends quoi ?

Lui, faire du sport ? Son regard s'affaisse sur deux bras frêles qu'il a soudainement l'envie de planquer dans son dos. Une main gênée s'accroche à la lanière de sa sacoche, l'autre s'enfonce dans une poche. Il hausse les épaules.

- J'sais pas j...

Un nœud se forme au creux de son estomac. Il va se ridiculiser c'est certain. Même en s'entrainant très fort, il pourra jamais rester qu'une crevette. Tout le monde le dit. Mais la vision lui revient en tête. La vision de Nikolaï face à l'objectif, pas dans une posture de soldat, simplement figé là en toute confiance. Alors relevant finalement la tête en tâchant de se faire plus droit que d'ordinaire, il inspire avant d'acquiecer.

- Ok. Il se mordille l'intérieur de la joue, quand même, peu assuré. J'veux dire on peut essayer. Pour voir. Mais si j'suis nul tu m'coupes pas les doigts pour en faire un collier ok ?

La tentative d'humour lui fait pousser un sourire bref, nerveux. Ça va tomber à plat c'est sûr. Mais Basil se sent fier malgré tout. Fier de tenter quelque chose de nouveau. Fier de se tenir aux côtés d'un type aussi fort qu'a peur de rien ni personne, et que ce type veuille passer du temps avec lui pour l'aider à le rendre plus fort.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Leo Bloodworth

Stagiaire au Département de la Justice Magique 25 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Appartement d'Alaric Bloodworth, Central London, Vendredi 14 Juillet 2124

Fut un temps, immémorial, Leo aurait complètement paniqué à l'idée que son père soit une tombe. C'est-à-dire que Maman est déjà une tombe, alors il s'agirait pas que Papa la suive dedans. M'enfin il est pas si con. Il sait très bien ce que ça veut dire que d'être une tombe. Ça veut dire on cause pas. La preuve, Maman cause pas, du fond de sa tombe. Malin quoi. Pis ça il l'a compris tout seul, sans dictionnaire. Mais pour cocu pis pour mitoman ? C'est sûr il va pas trouver tout seul. L'a bien compris, son père. Alors Leo chope le bouquin d'un geste, sans discuter, et se laisser nonchalamment tomber dans le fauteuil qui jouxte le canapé.

 

C.

 

Pas bien dur à trouver.

 

Co.

 

Pas bien compliqué non plus. 

Coq... coqu...

Les sourcils froncés, Leo fait tourner les pages d'avant en arrière avec un air si concentré qu'on le croirait en train de tenter de résoudre une équation tridimensionnelle. Heureusement que le match est là pour distraire. Manquerait plus qu'il passe pour un crétin qui sait pas chercher dans le dictionnaire ! Pis finalement ça s'illumine sous le crâne. S'il trouve pas c'est qu'il est pas sur la bonne lettre. Comme Maman a expliqué. C'est évident quoi. Bon.

Coc... Cocu !

Personne dont le conjoint est infidèle.

Nan mais voyez, c'est pour ça qu'il aime pas les dictionnaires. Toujours on cherche un mot, on fini par devoir en trouver deux autres, et encore deux autres, et encore deux autres, et ce serait redondant s'il savait seulement que ce mot là existait. Bref. Leo met perpète à trouver précisément ce dont il retourne. Le conjoint c'est super facile. L'infidèle ? Leo est pas bien sûr de capter le rapport entre la relation d'Summer avec Victor et la religion. D'abord parce que Summer est pas religieuse, pis à sa connaissance Victor non plus. Alors ça doit être l'autre définition qu'importe. Nan parce qu'évidemment que quitte à faire compliquer, les mots ils ont deux définitions. C'est comme la télé.

Conclusion, le cocu n'a rien à voir avec le coucou. Plutôt avec les sentiments. Comme quoi Victor pourrait avoir des sentiments changeants qui font qu'il serait plus amoureux de Summer du jour au lendemain. Un peu comme un métamorphomage de la relation quoi. Enfin il imagine. Sûr ça serait chiant. Summer elle serait super triste si Victor il était plus amoureux d'elle d'un coup. Pis Papa il aime pas voir Summer triste, pas plus que Leo, alors ça fait sens. Sauf l'histoire de parler du pays mais bon. Ça c'est pas dans le dictionnaire. Un peu figé dans le fauteuil, Leo fait plus bien attention à ce qui se passe autour de lui alors qu'il tourne et retourne les pages.

Ça lui prend une plombe de trouver le mitoman. D'abord parce que ça s'écrit pas avec un i comme il le pensait, mais avec un i grec. Y a pas à dire ils ont fait ça simple quoi. Pis bon.

Mythomane : qui est atteint de mythomanie.

Leo abandonnerait presque, sil avait pas une terrible envie de savoir. Alors il continue de chercher. Au moins c'est pas bien loin sur la page.

Mythomanie : tendance à la fabulation, à la simulation par le mensonge.

- Han mais non il ment pas Victor ! Il s'exclame brutalement en regardant son père, visiblement plus fasciné par le match qui se déroule sous ses yeux que par les recherches extraordinaires qui se poursuivent à moins d'un mètre de lui. Fin j'pense pas. Fin s'il ment il le fait bien quoi. Mais j'pense pas il ment.

Leo est déjà ailleurs dans sa tête, en train d'essayer de se remémorer ses rares rencontres avec le militaire, qui lui avait paru très cool vraiment.

- Comment on sait si quelqu'un ment d'abord ? Il demande sérieusement à l'intention de son père.

Pis juste à ce moment précis, la sonnette annonce l'arrivée de sa sœur, et le dictionnaire est claqué d'un geste.

- J'VAIS OUVRIR !

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Jimmy Stone

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Hall d'entrée de Poudlard, Vendredi 10 Novembre 2124

C'est à peine s'il a haussé les épaules à la mention des BUSE. C'est-à-dire que franchement pas, honnêtement. Enfin juste assez pour pas se retaper l'année quoi. Y a des tas d'élèves qu'en font des caisses à dire que ça va être horrible et que faut s'y prendre super tôt pour être sûr de pas foirer les exams. Des tarés si on lui demande. Pas moyen il se stresse pour un truc pareil. 

 

- Ah ouais ?

 

Il en doute, Jimmy, que le bordel puisse vraiment l'intéresser à ce point. Mais on sait jamais quoi. Alors :

 

- Genre quoi ?

 

Il les a déjà vu les gros crapauds de l'école utilisés par les choristes. Il s'est déjà tapé son meilleur trip devant le délire. C'est franchement drôle ok ? Mais c'est là toute l'étendue de sa connaissance sur le sujet. Ah. Ah non. Putain. Il sait en fait. Sa bouche s'ouvre en un o parfait alors qu'il commence à élargir un bête de sourire. Un rire lui pousse joyeusement, pis il hoche la tête comme s'il venait de vivre son meilleur moment de complicité avec Brooks. Même qu'il tape un clin d'œil en hochant la tête comme un gland.

 

- Les capooootes. 

 

Même que c'est le Bro qui leur a raconté ça. Génie des potions lui. Bref. Jimmy secoue la tête parce que non évidemment que y a pas besoin de vérifier tout ce qu'il fait et tout.

 

- J'fais ça bien Daryl ok ? J'fais ça bien. Ça va. 

Même que pour illustrer le propos, il recolle l'étiquette de la potion d'hilarité avec un geste exagéré vachement minutieux, une langue sortie entre les lèvres.

 

- T'vois ? Vrai que tu m'laisses les têtards à la fin ?

C'est un gars bien, Daryl. Jimmy est peut-être une calamité dans sa matière, mais le gars lui en tient jamais vraiment trop rigueur. Fin il est cool, voyez, pas du genre à prendre la tête. Même s'il accepte visiblement pas qu'on fume des joints dans le parc mais bon. C'est pas tout le monde qui proposerait de refiler des bébés capotes en récompense d'une retenue bien faite voyez. Alors Jimmy il veut bien s'appliquer. Il fait ça bien pour de vrai. Passe d'une étagère à l'autre avec un air de foutu bibliothécaire concentré. Un peu comme Barth mais en mieux. Barth a jamais l'air vraiment concentré. Jimmy adore Barth. Même que lui aurait aucun problème sûrement à ce qu'il fume un joint dans l'parc.

 

- Bon ça j'sais pas c'est quoi. Et ça non plus, et pis ça. Il apporte les bocaux un à un pour les mettre sur la table, leurs étiquettes complètement effacées voire absentes.

 

Derrière lui, le reste est agencé avec un soin particulier. Enfin. Un soin particulier selon Jimmy. C'est pas aligné au carré, mais ça a le mérite d'être par ordre alphabétique. Même qu'il a retroussé ses manches et tout.

Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative Ancre décorative
Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Bureau de Lysander Bramblethorn, Mardi 10 Octobre 2124

Ça rend fou. C'est un délire. Y a que ses pensées pour l'occuper. Rien d'autre. Ça parait évident que Bramblethorn va débarquer d'une minute à l'autre, et qu'il peut rien y faire. Pris la main dans le putain d'sac. Aussi frustrant qu'humiliant, en plus de rendre complètement taré. Gus se félicite juste d'avoir pensé à pas foutre ses trophées au même endroit, parce qu'au moins il a encore une chance de s'en tirer avec un truc. Y a moyen. Quand le professeur arrive, de sa démarche tranquille, Gus a véritablement envie de le coller à un mur et de lui foutre un poing dans la gueule. Mais même s'il pouvait il peut pas. Pis quand enfin il est libéré de ses mouvements, il se rappelle combien c'est plus important qu'il fasse profil bas, en fait.

 

- Quoi, z'allez m'foutre des coups d'canne ? Oh non, pas les coups d'canne m'sieur Bramblethorn ! Il balance d'une voix forte avant d'éclater d'un rire débile et d'entrer dans la pièce.

 

Naturellement, ses mains trouvent ses poches, et il reste planté au milieu du large espace sans faire mine de s'assoir, ni de sortir quelque butin qu'ce soit. Mais s'il a eu l'temps de faire une chose pendant le temps où il était figé comme un con au milieu de l'encadrement de la porte, c'est bien de réfléchir. Alors même s'il tarde un peu, il finit par sortir la sphère avec un air dégoûté pour la poser brutalement sur le bureau.

 

- J'sais même pas ça sert à quoi ok ? il admet en haussant les épaules.

 

Sûr c'est pas une explication correcte. M'enfin il doute que le type soit du genre à capter le délire de c'est un défi entre potes. Déjà il a trop la gueule d'un mec qu'a pas de potes. Alors Gus reste le regarder comme pour le jauger, attendant la sentence. Il a déjà l'expérience quand il s'agit d'se faire choper à faire un truc qui fallait pas, et il sait pertinemment que dans ce genre de cas, plus t'en dis, plus tu t'enfonces. Alors lui il s'enfonce juste dans le silence, en matant juste le professeur d'un regard noir qu'a rien d'un regard d'excuse. Y a pas de mal quoi. Il a tenté il a perdu. Si le gars peut juste aller de l'avant et éviter d'en faire des caisses ça l'arrange.